COVID : Est-ce qu’il faudra ne plus utiliser les masques en tissu fabriqués à la maison, et utiliser que les masques chirurgicaux ou FFP2 ?

Le ministère de la Santé Olivier Véran a confirmé qu’il «était recommandé de ne plus utiliser de masques artisanaux». Un décret sera promulgué. La mesure est destinée à faire face à la plus grande contagiosité du variant anglais.

Les masques confectionnés au sein du foyer, c’est terminé. Comme le recommandait le Haut conseil de santé public (HCSP) en début de semaine, les masques maison et les masques en tissu de catégorie 2 sont désormais bannis. Ces protections sont jugées trop perméables face au variant anglais « plus contagieux, voire beaucoup plus contagieux », selon Olivier Véran.

« Le Haut conseil de santé public considère que les masques grand public de catégorie 1 qui filtrent plus de 90 % des particules sont suffisants et qu’il n’est pas nécessaire de migrer vers des modèles chirurgicaux ou FFP2, explique le ministre de la Santé. Le conseil recommande de ne plus utiliser le masque artisanal et je le fais à mon tour. Ses capacités ne sont pas assez filtrantes. »

Source : Le Parisien du 21 Janvier : Covid-19 : FFP2, chirurgicaux, en tissu… 5 minutes pour comprendre le casse-tête des masques

Si les masques de catégorie 1 retiennent au minimum 90 % des particules de 3 microns, ceux de catégorie 2 n’en filtrent que 70 % et toutes les autres protections non homologuées ou cousues à la maison ne disposent d’aucune mesure et sont donc bannie.

FFP1, 2 et 3, chirurgical I, II et IIR, en tissu… Il existe au moins 7 sortes de masques censés protéger ceux qui les portent, de manière plus ou moins efficace, du Covid-19. Si la majeure partie des Français s’est accommodée du réflexe de porter son masque dans la rue ou au contact de personnes vulnérables, y a-t-il des types de masque à bannir de son quotidien ?

Faut-il laisser les masques en tissu au placard ?

C’est toute la question que soulèvent les dernières recommandations du Haut conseil pour la santé publique (HCSP). L’avis complet n’a pas été rendu public, mais parmi les préconisations ayant fuité figure celle de ne pas faire de masques artisanaux.

Au printemps dernier, particuliers, professionnels et associatifs avaient joué de leurs machines à coudre pour fabriquer des masques, mais le temps semble être venu de les laisser au placard. « Ceux qu’on a chez soi ont peut-être été lavés une dizaine de fois… Il est plus prudent, au regard des recommandations qui se dessinent, de ne plus les utiliser, même s’ils suivaient les recommandations de nos normes », explique le groupe Afnor, spécialisé dans la normalisation et la certification des produits.

Au printemps dernier, en concertation avec les services de l’Etat, Afnor avait établi deux catégories de masques en tissu, 1 et 2. En magasin, des masques en tissu de catégorie 1 ou 2 sont ainsi proposés à la vente, parfois sous les dénominations « UNS 1 » ou « UNS 2 », pour « Usage non sanitaire » 1 ou 2. Cela signifie la même chose que « catégorie 1 » ou « 2 ».

Ces normes visant à établir un niveau de protection pour les masques appelés « non sanitaires », « alternatifs » ou encore « grand public » démontrent encore leur intérêt. La catégorie 1 regroupe les masques assurant une protection à plus de 90 % vis-à-vis des particules de 3 microns, les fameuses « gouttelettes » qui véhiculent le virus. Même en tissu, ils assurent une protection validée par les autorités. La catégorie 2, elle, assure une protection à 70 % et s’avère, de fait, moins recommandée.

Ce que disent les autorités

Invité de France Inter mardi, le ministre de la Santé Olivier Véran a énoncé une partie de ces recommandations transmises la veille par le Haut conseil de la santé publique. « Restent valides tous les masques dont le pouvoir filtrant est supérieur à 90 % », a rappelé le ministre. « La quasi-totalité des masques industriels grand public ont des capacités filtrantes supérieures à 90 % », a-t-il poursuivi, en référence aux masques « de catégorie 1 ».

La tolérance est moindre à l’égard des masques issus de l’artisanat. « Le masque artisanal que l’on fabrique chez soi avec toute la meilleure intention du monde, en respectant les normes Afnor, pour le Haut conseil de sécurité publique, n’offre pas nécessairement toutes les garanties nécessaires », a résumé Olivier Véran. Exit les patrons des masques dégotés sur le Net, les tissus assortis à sa garde-robe… Cette dernière catégorie ne convainc plus les autorités.

Le masque FFP2, concrètement, qu’est-ce que c’est ?

« Le FFP2 est le masque en bec de canard, résume Jacques Battistoni, président du syndicat de médecins généralistes MG France. Il est beaucoup plus filtrant, de l’ordre de 97 %. »

Suis-je protégé(e) du Covid-19 en utilisant tel type de masque plutôt que tel autre? Mon interlocuteur l’est-il autant que moi? Avec toute la bonne volonté du monde, se constituer un stock de masques dont la fiabilité est optimale peut sembler relever du casse-tête. L’émergence de variants du coronavirus replace le sujet au cœur du débat au point que le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a livré lundi de nouvelles recommandations à la Direction générale de la santé (DGS).

FFP1, 2 et 3, chirurgical I, II et IIR, en tissu… Il existe au moins 7 sortes de masques censés protéger ceux qui les portent, de manière plus ou moins efficace, du Covid-19. Si la majeure partie des Français s’est accommodée du réflexe de porter son masque dans la rue ou au contact de personnes vulnérables, y a-t-il des types de masque à bannir de son quotidien ?

Toutefois, selon le médecin, il n’est pas nécessaire d’y recourir en permanence. Lors d’une discussion entre deux personnes, la protection individuelle de chacun l’emporte sur la nature des masques. « L’efficacité de deux masques chirurgicaux est importante, car les gouttelettes qui transportent le virus auront plus de mal à passer, poursuit Jacques Battistoni. Un masque chirurgical bien porté par un individu et par son interlocuteur équivalent à un masque FFP2 porté par l’un d’eux. »

Reste que la protection assurée à au moins 90 % permet de se prémunir plus fortement des variants, manifestement plus contagieux, dont les spécialistes redoutent une émergence croissante. « Pour éviter les gouttelettes, beaucoup de masques de catégorie 1, qui assurent le niveau de filtration recommandée, sont vendus à des prix abordables. Certains masques lavables 50 fois sont accessibles à 3 euros l’unité », rappelle-t-on à l’Afnor.

Ce qu’en pensent les médecins

Le masque FFP2, plus filtrant, peut vite s’avérer moins confortable. « Moi je n’en porte pas en consultation, confie le docteur Jacques Battistoni. Tenir avec un FFP2 de 8 heures à 20 heures, ou monter un escalier en téléphonant avec un FFP2, c’est vite handicapant ».

Difficile donc de rendre obligatoire le FFP2 pour la population car « beaucoup de gens vont se sentir étouffés », prévoit le médecin. Ce dernier recommande de réserver l’usage du FFP2 dans des situations particulières, « si des personnes vulnérables doivent faire leurs courses elles-mêmes par exemple » ou dans des lieux où le respect des gestes barrière relève de l’impossible. « Personnellement, je l’utilise dans le métro », explique Jacques Battistoni.

Dans tous les cas, porter le masque correctement permet déjà d’éviter la propagation des gouttelettes. « Les masques chirurgicaux qui boulochent ce n’est pas bon signe… Cela laisse penser qu’ils ont été réutilisés et ce n’est pas leur vocation, rappelle l’Afnor. Il faudrait peut-être déjà se recentrer sur ces points fondamentaux, un bon lavage des mains, avant et après la pose, et un bon positionnement du masque. » Et quand tombe le masque, les gestes barrière prévalent : 2 m de distance entre les interlocuteurs et une prudence renforcée sont de mise.

Chatenay-Malabry : la Cité-Jardin de la Butte Rouge: qu’en est-il ?

Sources : La Croix du 20 Janvier : 90 ans d’histoire 

La Croix du 20 Janvier : Cité-jardin de la Butte-Rouge, la destruction évitable

La Croix du 21 Janvier : Cité-jardin de la Butte-Rouge, l’enjeu du logement social

Le Parisien du 13 Mars 2019 : Butte-Rouge à Châtenay: l’historien de renom défend une cité «exceptionnelle»

Le Parisien du 10 Janvier 2021 : A Châtenay-Malabry, les habitants de la Butte-Rouge divisés sur l’avenir d’un quartier historique

Association Chatenay Patrimoine Environnement 

Une quinzaine de cités-jardins, dont celle de Châtenay-Malabry, ont été construites en banlieue parisienne sous l’impulsion du président de l’office HBM (habitation à bon marché) de la Seine, Henri Sellier, dans l’entre-deux-guerres. Elles devaient répondre à la crise du logement et à l’insalubrité des habitations ouvrières.

La cité-jardin de la Butte-Rouge, 3 800 logements aujourd’hui, a été construite à partir des années 1930 par les architectes Joseph Bassompierre, Paul de Rutté, André Arfvidson puis Paul Sirvin et le paysagiste André Riousse. Sept tranches de construction se succèdent à travers le temps. Chacune a ses spécificités, mais une unité de couleur – le rose – perdure.

Le modèle repose sur les « garden cities » anglaises pensées par l’urbaniste Ebenezer Howard : une faible densité du bâti, des espaces verts, des services publics. L’objectif est d’offrir une grande qualité de vie en alliant les avantages de la campagne et de la ville.

Une association : Chatenay Patrimoine Environnement s’est créée il y a 15 ans. 

Elle a son site internet et parle de ses actions : https://chatenay-patrimoine-environnement.org/

Plan du patrimoine bâti

Plan d’ensemble du projet de modification N°4 du PLU de Châtenay-Malabry.
Les bâtiments identifiés en rouge seront conservés.
Tous les autres seront soit démolis, soit agrandis en hauteur ou en emprise au sol.

Carte des démolitions programmées

Nous avons projeté sur la carte de la Butte Rouge les données du projet soumis à l’enquête publique. On voit ainsi clairement ce à quoi aboutirait la modification N°4 du PLU de Châtenay-Malabry.
Voici ce à quoi aboutira la modification N°4 du PLU à Châtenay.

Modification du PLU

Credit Photo : Le Parisien du 20 Janvier

En rouge, les 17 bâtiments préservés. En orange et gris foncé, ceux qui seront démolis puis reconstruits.

L’enquête publique qui se tiendra s’est déroulée du 12 décembre au 11 janvier 2021. le commissaire enquêteur doit rendre son avis sous 30 jours.

1565 avis déposés sur le registre numérique dont 568 les dernières 24 heures et environ une trentaine sur le registre papier (disponible à la mairie)

Sur le registre numérique : 1477 avis favorable ou défavorables avec une répartition 87% défavorables et 13% favorables.

Beaucoup de remarques pertinentes et intéressantes parmi les 1477 avis.

Un très bel article déposé sur le site de l’enquête mais aussi accessible depuis ce lien : http://www.sppef.fr/2021/01/08/modification-du-plu-de-chatenay-malabry-letat-abandonne-la-butte-rouge-aux-promoteurs/, Il est rédigé par Julien Lacaze président de Sites & Monuments.

Cité-jardin de la Butte-Rouge, la destruction évitable

Source : La Croix du 20 Janvier : https://www.la-croix.com/JournalV2/Cite-jardin-Butte-Rouge-destruction-evitable-2021-01-20-1101135870

Extrait :

Une modification du plan local d’urbanisme a été soumise à enquête publique jusqu’au 11 janvier. Si elle était adoptée, elle permettrait la démolition et reconstruction d’une très large partie de la cité – environ 80 %, selon les opposants au projet. D’après les plans, seuls une quinzaine de bâtiments bénéficieront d’une « protection patrimoniale stricte ». Le reste sera ouvert aux démolitions et fortes transformations. « Cela donne aux promoteurs le droit de faire ce qu’ils veulent », réagit l’architecte Louis Sirvin, petit-fils de Paul Sirvin, l’un des créateurs de la Butte-Rouge.

Un tout autre schéma avait été préconisé par des urbanistes et architectes ayant travaillé sur le projet. Claire Schorter avait été sélectionnée sur concours en 2016 par l’office HLM alors propriétaire, Hauts-de-Seine Habitat, pour présenter un « plan-guide » censé déterminer la conduite de la rénovation. Une étude qui a coûté 89 832 €, selon le directeur général de l’office, Damien Vanoverschelde.

Sa conclusion : il est nécessaire de réhabiliter (respecter le caractère architectural des bâtiments, NDLR) sans passer par des démolitions et reconstructions, qui signeraient la fin de l’esprit issu des « garden cities » à l’anglaise. Seules « quelques démolitions » étaient préconisées par le cabinet de Claire Schorter, qui estimait par ailleurs possible de « construire de manière localisée une nouvelle pièce générant des recettes pour participer aux rénovations »« Sur la superficie des logements, l’accessibilité et le financement, nous avons retourné les arguments du maire en montrant que l’on parvenait à respecter les contraintes en rénovant sans détruire », ajoute l’urbaniste.

Mais la suite ne s’est pas déroulée comme prévu : « Un comité d’experts avait été mis en place par l’office pour suivre nos études, raconte Claire Schorter. Nous avions insisté sur l’importance de sa présence pour valider les décisions sur la construction et la rénovation. » Problème, « il a complètement disparu de la circulation après l’étape diagnostic »« Le maire n’a a priori pas souhaité qu’il soit maintenu », poursuit l’urbaniste, qui a « décidé d’arrêter » : « Travailler sans eux sur une telle pièce urbaine, c’était donner un blanc-seing à l’élu et à la spéculation immobilière. »

À cette période, fin 2017, le patrimoine de la cité allait être transféré à un office intercommunal, Hauts-de-Bièvre Habitat, dont Carl Segaud est administrateur. « Hauts-de-Seine Habitat nous a demandé de signer un avenant à notre contrat avec le nouveau propriétaire, poursuit l’urbaniste. Nous avons conditionné la signature à la présence du collège d’experts. Nous n’avons jamais eu de réponse, donc nous n’avons jamais signé. » Hauts-de-Seine Habitat, par la voix de Damien Vanoverschelde, indique que la mission de Claire Schorter « était achevée ». Hauts-de-Bièvre Habitat n’a pas répondu à nos questions.

Le plan-guide s’appuyait sur d’autres études, aussi engagées par l’office HLM. Architectes et paysagistes ont travaillé pendant des mois en 2015, à l’aide des archives, puis sur le terrain. « Nous avons analysé chaque bâtiment un à un, classé les éléments selon leur caractère patrimonial et selon leur état », se remémore Dominique Blanchon, architecte de l’agence BDAP. Ce travail plaide pour une « préservation de l’ensemble » de la cité, « une réhabilitation et non une démolition de ce livre ouvert de l’histoire du logement social et de l’urbanisme ».

Les problèmes d’isolation et d’humidité ont une solution, disent les spécialistes : il faut « supprimer l’isolation par l’extérieur des années 1980-1990, la remplacer par une isolation intérieure et intégrer une ventilation mécanique », estime Dominique Blanchon. Et pour les petites surfaces des appartements ? « On peut facilement rassembler deux logements pour en faire un plus grand », répond-elle.

L’étude déterminait donc « trois ou quatre bâtiments de moindre qualité architecturale qui pourraient être démolis ». Mais « il était possible de faire sans démolition », assure l’architecte. « Le message n’est pas passé. Je crois que le maire veut faire du neuf », se désole quant à lui Thomas Baltzer, architecte à l’époque stagiaire chez BDAP.

« Nos conclusions n’avaient rien à voir avec le projet de la municipalité », confirme la paysagiste Patricia Perrier de l’agence In-folio, qui a étudié les rues, jardins et autres espaces non construits des 70 hectares de la cité. « La composition associe très finement le relief, le tracé des rues, les bâtiments et la végétation…, explique-t-elle. C’était un écoquartier avant l’heure ! Le détruire ou le transformer radicalement serait un immense gâchis. »

« Tous les diagnostics ont été réalisés. Énormément d’argent public a été dépensé en études, et le maire n’en fait rien », dénonce la présidente de l’Ordre des architectes d’Île-de-France, Christine Leconte. Pour elle, c’est un exemple de « la pression foncière qui peut s’exercer à travers des enjeux de promotion immobilière ».

« Ces études ne sont pas publiques, balaie le maire Carl Segaud. Elles permettaient de nourrir la réflexion, et n’ont pas été inutiles. Certaines idées étaient intéressantes, d’autres nettement moins. » Selon l’édile, le projet de Claire Schorter « touchait au plan d’urbanisme, construisait sur des espaces verts, ce qui n’était pas la commande publique ».

Cité-jardin de la Butte-Rouge, l’enjeu du logement social

Source : La Croix du 21 Janvier: https://www.la-croix.com/France/Cite-jardin-Butte-Rouge-lenjeu-logement-social-2021-01-21-1201136263

Le projet porté par la mairie pour créer « l’écoquartier du XXIe siècle » et « améliorer les conditions de vie des locataires » passe à la vitesse supérieure en ce début 2021 : une modification de Plan local d’urbanisme permettant la démolition d’une large partie de la cité-jardin – 80 % selon les opposants au projet – a été soumise à enquête publique jusqu’au 11 janvier. Le conseil territorial devra ensuite délibérer.

À l’issue de la rénovation, il n’y aura plus que 40 % de logements sociaux dans la cité, contre 98 % aujourd’hui. Le reste sera de l’accession libre à la propriété (40 %) et du logement intermédiaire (20 %). Le projet va entraîner une perte d’environ 1 500 logements sociaux sur le site. Le maire LR Carl Segaud affirme que « l’objectif est de reconstituer ces logements sociaux dans la cité, dans la ville, dans les communes du territoire, voire au-delà si nécessaire ». Tout en assurant que « les habitants qui le souhaitent pourront bien évidemment rester dans la cité-jardin ».

« Rendre la cité bon chic bon genre »

Comment résoudre cette équation ? « L’opération va durer dans le temps, répond Carl Segaud. Il y a une rotation annuelle, 300 logements se libèrent de façon naturelle par an. Et on a passé une convention afin de pouvoir bénéficier des attributions des nouveaux logements. » Une démonstration qui ne convainc pas Louis Sirvin, architecte et petit-fils de Paul Sirvin, l’un des créateurs de la cité : « La volonté, c’est de raser pour mettre d’autres habitants à la place et rendre la cité bon chic bon genre. »

Depuis 2019, les relogements ont commencé sur trois « îlots tests », qui concernent 241 familles. Le maire indique que « la moitié des logements sont vacants, les familles ont été relogées après enquête sociale ». « Les habitants concernés par le projet sont relogés au même prix au m2, sous réserve que ce soit avec le même bailleur sur la ville, qui possède plus de 82 % de logements sociaux », assure l’édile.

Bientôt les premiers permis de démolir

Marine a le sentiment « d’habiter dans un endroit exceptionnel, bien plus agréable que les grandes barres d’immeubles ». « Je sais bien que, dans certains foyers, les papiers peints se décollent tellement l’humidité est présente. Mais ce n’est pas le cas dans mon appartement », décrit-elle. Pourquoi n’a-t-elle pas reçu de proposition ? « Ils essaient de satisfaire les desiderata de chacun, mais je pense qu’ils ont surestimé leur capacité de relogement. »

Contacté, Hauts-de-Bièvre Habitat n’a pas répondu à nos questions. Si l’opération prend du temps, répond Carl Segaud, c’est que « la première phase est la plus complexe. On ne dispose pas de nouveaux logements pour faire des opérations tiroirs. Il y a très peu de T4 et T5 pour les familles. Ce sera plus facile de procéder aux relogements quand on aura rénové» Une fois les bâtiments vides, la mairie déposera les premiers permis de démolir.

La transformation du quartier, qui sera desservi par le tramway, servira à attirer des ménages plus aisés : « L’image négative aujourd’hui renvoyée par le quartier doit conduire à envisager une stratégie de requalification qui progressivement lui redonne une attractivité dans le marché immobilier », dit le protocole de préfiguration de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), signé en 2017.

Mixité ou gentrification ?

La municipalité dit vouloir « recréer de la mixité ». Pour Jean-Marc Feuillade, ancien conseiller municipal d’opposition à Antony, la ville voisine, et ancien membre du conseil d’administration de l’office HLM Antony Habitat, « l’objectif, c’est de chasser la population extrêmement pauvre qui vit dans la Butte-Rouge et de changer la sociologie de la ville ». « Pour le budget d’une commune, mieux vaut avoir une taxe foncière plus importante que des immeubles HLM qui en paient peu », explique-t-il.

« C’est de la gentrification », dénonce Geneviève Colomer, présidente de l’association Sauvons la Butte-Rouge, qui s’inquiète de la nature des logements sociaux qui seront reconstruits : « On peut appeler logements sociaux des loyers trois fois supérieurs à ceux d’aujourd’hui. »

Les logements actuels de la cité-jardin sont au prix du Plai (prêt locatif aidé d’intégration), la catégorie destinée aux foyers les plus modestes. « J’ai un trois-pièces de 50 m2, un jardin, un garage, une cave, et je paie 400 € par mois », détaille une habitante. Et ce à 8 kilomètres de Paris. Carl Segaud affirme que les « 40 % de logements sociaux » resteront « des loyers bas ». Mais le prix « sera probablement un peu supérieur » pour les personnes venant de l’extérieur.

Châtenay-Malabry dépasse largement l’obligation de 25 % de logements sociaux imposée par la loi SRU. Mais ce pourcentage baisse dans la commune depuis 2012, passant de 52 % à 45 % en 2019. Diminuera-t-il à nouveau dans les années à venir ? « Le taux peut varier en fonction du nombre de constructions », évacue Carl Segaud.

La transformation de la cité-jardin intervient dans un contexte de forte tension pour le marché social. Dans les Hauts-de-Seine, « la demande continue à augmenter et les attributions diminuent », résume Jean-Luc Vidon, président de l’Aorif, association des bailleurs sociaux en Île-de-France. Et de dresser un inquiétant constat : « Les perspectives sont assez sombres. On va avoir à gérer à la fois les demandeurs de logement social et les personnes qu’il faut reloger du fait de la rénovation urbaine. Cela produit une incapacité à tout traiter. »

Dans la cité, une zone classée « quartier prioritaire »

Une partie de la Butte-Rouge est classée Quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) du fait de sa concentration en pauvreté. Le taux de chômage est d’environ 15 % dans la cité et de 18 % dans la zone QPV, contre 12 % dans la commune.

La zone QPV est éligible aux financements de l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), qui regroupe des fonds de l’État, d’Action logement et des bailleurs sociaux.

Le projet de rénovation sur cette zone n’est pas encore validé par l’Anru, selon la mairie. Il s’inscrit dans le cadre du Nouveau programme national de rénovation urbaine, qui vise à « transformer 450 quartiers » entre 2014 et 2030.

Les projets sont financés à hauteur de millions, voire dizaines de millions d’euros. « Il n’y a pas de quotas de démolitions à atteindre pour avoir des subventions. Mais à partir du moment où un quartier est éligible en raison de dysfonctionnements urbains et d’un enclavement, la réponse passe souvent par de la démolition », explique Damien Ranger, directeur de la communication de l’Anru.

Roselyne Bachelot prête à demander un classement

Source : Le Parisien du 20 Janvier : https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/butte-rouge-a-chatenay-malabry-roselyne-bachelot-prete-a-demander-un-classement-20-01-2021-8420209.php

En commission des affaires culturelles mardi, la ministre de la Culture a garanti qu’elle engagerait une procédure de placement de la cité-jardin en site patrimonial remarquable si la mairie ne le faisait pas.

La ministre s’est engagée à « garantir le respect du site » et souhaite « un placement en site patrimonial remarquable » (SPR).

La mairie a assuré, en automne dernier, qu’elle lancerait cette démarche devant le préfet et la Direction régionale des affaires culturelles.

Chatenay-Malabry: La Butte-Rouge : Participez à la cérémonie des arbres le samedi 30 Janvier à 10 H 30

Le samedi 30 janvier, l’Association A.R.B.R.E.S, représentée par son président Georges FETERMAN, apportera officiellement son soutien à l’Association Châtenay Patrimoine Environnement (ACPE) lors d’une cérémonie qui se déroulera à la Cité jardin de la Butte Rouge.

Si le PLU modifié s’applique de nombreux arbres seront touchés et détruits surtout par les parkings en sous-sol.

Nous espérons être nombreux. Ce sont au total 40 ha d’espaces verts d’une riche biodiversité qui sont menacés.

Nous vous invitons à nous y rejoindre.
Nous irons ensuite reconnaître les plus beaux sujets du parc arboré de la cité-jardin :
robinier âgé de + 300 ans, châtaigniers de +200 ans, de nombreux chênes vénérables.

Rendez-vous à 10 h30 précises à la cité-jardin de la Butte Rouge, près de l’Eglise Copte, à la hauteur du numéro 379 de l’avenue de la Division Leclerc (en face de l’Intermarché).
Depuis le RER B Croix-de-Berny, prendre le bus 379, arrêt «Cyrano de Bergerac ». On peut aussi se garer sur l’avenue.
Pour le bon déroulement de l’évènement, les gestes barrières seront bien évidemment respectés.
Le port du masque est obligatoire (munissez-vous de votre masque), ainsi que la désinfection des mains et la distanciation physique.
Contact: Elisabeth Couvé 06 37 54 03 63
assocpe@wanadoo.fr
https://chatenay-patrimoine-environnement.org/

COVID : à Bagneux : Variant anglais : Dépistage massif du 9 au 13 Janvier – Résultats des tests

Source : site de Bagneux.fr

Suite au cas du variant britannique du coronavirus détecté à Bagneux, l‘Agence Régionale de Santé a mis en place une importante investigation pour casser la chaîne de transmission et un dépistage covid s’est déroulé vendredi 8 janvier dans 2 établissements scolaires à destination des personnels, puis les 9, 11, 12 et 13 janvier à la salle des fêtes à destination de l’ensemble de la population.

Sur les plus de 2200 tests réalisés : 11 cas positifs à la Covid 19 ont été identifiés, dont 2 cas possibles de variant anglais non confirmés à ce jour. Leur séquençage est en cours de finalisation. 

Toutes les informations dans le communiqué de presse ci-dessous

RÉSULTATS DES TESTS DES PERSONNELS DU 8 JANVIER

Vendredi 8 janvier, 172 personnels de la ville et de l’Education Nationale ont été testés.

Les résultats de ces premiers tests sont :

  • Un agent municipal travaillant à l’école Paul-Vaillant-Couturier
    Suite à l’enquête de l’ARS, il n’y a pas de personne considéré comme contact à risque.
  • Un agent parmi le personnel de l’Education nationale travaillant au collège Henri-Barbusse
    L’ensemble des cas contacts ont été identifiés et contactés par l’ARS

 

La maire a demandé à la Préfecture des Hauts-de-Seine, au vu de la situation, d’accueillir un centre de vaccination. “Il est légitime que les Balnéolais puissent se faire rapidement vacciner afin d’être rassurés et aussi de participer à la lutte contre la propagation du virus“.

La Ville de Bagneux appelle les habitants à maintenir l’ensemble des gestes barrières avec la plus grande vigilance.

 

Janvier à la médiathèque de Fontenay-aux-Roses : Nouveau service en ligne : Livres numériques

Considérant le contexte sanitaire, Vallée-Sud Grand-Paris annule l’ensemble des animations en janvier 2021.

Le programme de janvier qui vous a précédemment été communiqué est annulé. Seules les animations suivantes sont maintenues dans un format en ligne :

Nuit d’encre (Série en ligne, nouvelle création de la compagnie Téatralala)

La Médiathèque vous propose de suivre « l’Odyssée rocambolesque de deux résistants voués à la cause du livre dans un futur où la lecture publique et les livres sont en danger d’extinction ». Cette aventure nocturne, littéraire et burlesque est à découvrir sous la forme d’un feuilleton cinématographique hebdomadaire à visionner en ligne.

Le premier épisode est en accès libre. Pour visionner les épisodes suivants vous devrez entrer un code d’accès… des nouveaux épisodes chaque semaine !

Le dernier épisode de la série sera accessible  le 23 janvier prochain au soir, à l’occasion de la Nuit de la lecture 2021.

Retrouvez la liste des épisodes ici

Exoplanètes

Conférence de David Fossé, astrophysicien et journaliste à Ciel & Espace
samedi 23 janvier 2021 à 16h00
Facebook Live ici
Concours participatif de photographies

La médiathèque organise en 2021 une exposition participative de photographies ouverte aux photographes novices ou confirmés, en résonance avec le Mois de la photographie.
Dès maintenant, vous pouvez demander votre participation via cette page.
Thèmatique : « Transportez-vous ! »
L’occasion est donnée aux amateurs et aux spécialistes de la photographie de travailler l’idée du transport, du mouvement et de la danse, à l’appui, par exemple, de procédés comme le flou, le lightpainting ou le montage. Tous les procédés et les interprétations du sujet sont bienvenus !
Le Festival des Danses ouvertes, prévu à Fontenay-aux-Roses les 10 et 11 avril 2021 peut être une occasion de prendre des photographies utiles à la participation au concours.
Date limite de dépôt des photos : lundi 19 avril 2021.

Nouveau service en ligne
Livres numériques

Dès maintenant, via le catalogue de la médiathèque, vous pouvez télécharger des romans et des essais à lire sur ordinateur, tablette ou téléphone.
Comme pour un livre papier, vous empruntez 2 exemplaires pour une durée de 4 semaines.
Retrouvez ici la liste complète des livres numériques proposés par la médiathèque.
Une page d’aide technique ici vous accompagne dans l’installation initiale des logiciels indispensables au téléchargement des livres.
=> Pour emprunter un livre numérique, il faut être inscrit à la médiathèque

Pour plus d’informations : : https://www.mediatheque-fontenay.fr/

COVID : où se faire vacciner pour les plus de 75 ans ?

Endroits pour se faire vacciner pour les plus de 75 ans

  • Châtenay-Malabry :  Espace omnisports Pierre Bérégovoy
  • Clamart : Salle des Fetes Hunebelle

La vaccination est possible sur rendez-vous en réservant votre créneau sur le site officiel  santé.fr, par téléphone en appelant le numéro vert  0800 009 110 ou sur l’une des trois plateformes de prise de rendez-vous médical en ligne sélectionnés par l’Etat pour cette phrase “grand public ” de la campagne de vaccination contre le COVID-19. Il s’agit de :

Comment faire sa réservation ?

En utilisant le site santé.fr, pour le département du 92 , on accède à une liste de centres de vaccinations :

  • Centre de vaccination – Ville de Clamart, Place Jules Hunebelle92140 Clamart – 01 45 37 44 15 – Prendre rendez-vous en ligne,
    On peut téléphoner, ils enregistrent vos coordonnées et vous appelerons quand il y aura une possibilité.
    Pour la réservation en ligne, on accède à Doctolib et on a le message :
    Tous les rendez-vous de vaccination ont déjà été réservés. De nouvelles disponibilités seront accessibles dans les prochains jours.
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COVID : comment se sont passés les tests PCR à Bagneux ?

Source Le Parisien du 12 Janvier : https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/variant-anglais-du-covid-en-ile-de-france-les-cas-suspects-se-multiplient-12-01-2021-8418693.php?xtor=EREC-361-&utm_medium=email&utm_source=internal&utm_campaign=newsletter_covid19

En quatre jours depuis vendredi, près de 2000 personnes ont été dépistées dans cette ville de près de 40 000 habitants. Il faudra attendre la fin de semaine pour connaître le nombre précis de personnes possiblement contaminées par le variant anglais.

Ce dépistage, qui vise à limiter la propagation d’un virus hautement contagieux, a aussi pour but de comprendre comment l’animatrice périscolaire a été contaminée alors qu’elle n’a pas mis un pied outre-Manche.

Mais la situation préoccupe au delà de Bagneux. Fontenay-aux-Roses, ville voisine de 25 000 habitants, propose un dépistage dès ce mercredi, avec une analyse complémentaire pour le variant anglais. Et à Montrouge, 49 000 habitants, l’opposition réclame un dépistage similaire.

« Aujourd’hui on a très précisément onze cas confirmés en Ile-de-France », annonce le patron de l’agence régionale de santé (ARS) Aurélien Rousseau ce mercredi matin sur BFM. Pour neuf d’entre eux, « l’épisode est clos, on a compris qui avait contaminé, on a limité les chaînes de contamination ». Deux cas font encore l’objet d’une enquête, notamment « la première personne contaminée à Bagneux », poursuit le directeur, qui dénombre aussi une « quarantaine » de suspicions dans la région.

Comment se font les tests pour être sur que l’on affaire au mutant anglais ?

Pour être sûr que ces personnes ont été contaminées par la variante britannique, il faut recourir à des machines comme Thermo-Fischer, capable de détecter la mutation d’une protéine. La confirmation se fait ensuite par un procédé de «séquençage », que réalisent les centre nationaux de référence (CNR), à l’Institut Pasteur à Paris et à Lyon. Un procédé qui prend plusieurs jours.

«Les cas possibles ou probables sont désormais d’emblée considérés comme des cas confirmés jusqu’à la levée de doute par le séquençage », nous révèle l’ARS ce mardi soir. Concrètement, cela signifie que c’est l’ARS, et non plus l’assurance maladie, qui pilotera les opérations de contact tracing, comme c’était le cas pour les clusters, même s’il n’y a qu’une seule personne concernée.

Des asymptomatiques suspects

Les laboratoires franciliens sont aussi sur le pied de guerre. «Nous recensons ceux qui sont en capacité de détecter le variant », garantit le docteur Jean-Claude Azoulay, président de l’union régionale de santé (URPS) des biologistes d’Ile-de-France. Biogroup est de ceux-là. «Sur 826 tests PCR positifs réalisés jeudi et vendredi dans nos laboratoires d’Ile-de-France, nous avons relevé 74 cas suspects de mutant anglais », annonce Laurent Kbaier biologiste chez Biogroup, dont le plateau technique à Thiais (Val-de-Marne) avait détecté le variant de Bagneux.

« Parmi ces cas suspects, 41 n’ont pas voyagé, 48 étaient asymptomatiques, 4 reviennent de Dubaï et cinq du Liban», détaille le biologiste. Et sur ces 74 personnes, 29 ont moins de 30 ans : «Vu les résultats précédents, on estime que la proportion de cas confirmés par séquençage pourrait être entre 50 et 75%. »

Même proportion de cas suspects chez Cerballiance en Ile-de-France, dont le plateau technique à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) est équipé d’un automate ThermoFischer. «10 à 15% de nos cas positifs en Ile-de-France sont identifiés comme des cas suspects de variant anglais », détaille le docteur Patrice Hérisson, le directeur régional.

COVID : Fontenay aux Roses n’a finalement pas été retenu comme centre de vaccination pour les plus de 75 ans

« Après les Ehpad, les professionnels de santé et les aides à domicile de plus de 50 vaccinés depuis lundi, les plus de 75 ans pourront se faire vacciner dès le 18 janvier », a assuré le Premier ministre, en précisant que cela se fera « dans des centres de vaccination », déclaration du Premier Ministre le 7 Janvier 2021.

Les maires des communes avaient jusqu’au 8 Janvier pour déposer un dossier pour créer un centre de vaccination avec des critères précis :

  • Avoir un espace d’au moins 150 m2 pour accueillir un public en nombre, de quoi pouvoir aménager une salle de repos attenante, être doté d’un système de prise de rendez-vous en ligne et téléphonique…
  • être en capacité de mobiliser de nombreux soignants pour vacciner chaque jour un nombre important de patients, et absorber un éventuel flux de personnes se présentant au centre sans rendez-vous
  • disposer de ressources humaines dédiées pour assurer les séances de vaccination et permettre une ouverture du centre au moins 6 jours sur 7

A Fontenay aux Roses, le maire, Laurent Vastel avait fait une candidature avec la salle de danse du gymnase Jean Fournier, où il y a actuellement des tests PCR.

Source Le Parisien du 9 Janvierhttps://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-les-villes-en-ordre-de-bataille-pour-ouvrir-des-centres-de-vaccinations-08-01-2021-8418047.php

” Il a critiqué la stratégie de quelques grands centres sur le territoire plutôt qu’un maillage de plus petits centres plus nombreux. « On nous explique que les CMS – qui sont agréés par l’ARS pour la vaccination de la grippe par exemple et qui connaissent tous les protocoles – ne sont pas capables de devenir des centres de vaccination Covid, déplore Laurent Vastel. Mais qu’il faut créer avec des protocoles extrêmement complexes des nouveaux lieux, plus grands, mais surtout plus loin du public à vacciner prioritairement… »

« Il va falloir aller chercher les gens chez eux pour les emmener dans un gymnase dans la ville d’à côté alors qu’ils habitent à côté d’un CMS, reprend l’élu. Imaginez en plus une personne de plus de 75 ans qui doit d’abord s’inscrire sur une plateforme nationale pour savoir où aller se faire vacciner, il faudrait plutôt faire jouer la proximité pour cette première étape et créer ensuite des vaccinodromes quand on aura plus de vaccins et une population plus importante à traiter. »

Des maires de communes voisines se disaient aussi prêts à accueillir de tels centres de vaccinations. Patrick Donath, maire de Bourg-la-Reine et Philippe Laurent, maire de Sceaux, ont par exemple écrit une lettre commune au préfet, mercredi, pour lui proposer la mise à disposition de la salle multimodale des Colonnes, à Bourg-la-Reine. « Cette salle, localisée à proximité de la gare RER, compte environ 700 m² et nous paraît adaptée à l’organisation d’un tel dispositif », soulignent les deux élus.

Dans la ville voisine de Châtillon, la maire  Nadège Azzaz  a proposé l’Espace Maison-Blanche. « Situé aux portes du métro de la ligne 13 et de la ligne de tramway T6, cet espace de 600 m2 présente une configuration tout à fait adaptée », vante l’élue dans un communiqué. A Malakoff, c’est la salle Léo-Ferré que la maire Jacqueline Belhomme souhaite mettre à disposition.

On vaccine déjà dans neuf sites du département

Dans les Hauts-de-Seine, la population de plus de 75 ans, éligible à partir du 18 janvier prochain, est estimée à 100 000 personnes. Pour l’heure, seuls les soignants, les auxiliaires de vie et les pompiers de plus de 50 ans peuvent se faire vacciner.

Dans son point avec les élus, le préfet a justement dévoilé une liste de neuf sites dans lesquels ce public est déjà accueilli. A l’exception du centre de Rueil, tous sont des structures hospitalières et quadrillent le département : le CASH de Nanterre, l’hôpital Antoine Béclère à Clamart, l’hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt, le centre hospitalier Rives de Seine sur ses trois sites de NeuillyCourbevoie et Puteaux, l’hôpital Louis-Mourier à Colombes et enfin, à partir du 11 janvier, le centre hospitalier des Quatre-Villes à de Saint-Cloud et Sèvres.

A noter que l’hôpital Corentin-Celton, à Issy-les-Moulineaux, a également ouvert ses portes aux soignants de la ville pour qu’ils puissent se faire vacciner.

La liste de centres de vaccination sera disponible sur l e site de l’ARS et actualisé en permanence.

Un centre de vaccination proche de Fontenay

  •  Châtenay-Malabry (à partir du 18 janvier)
  • Clamart (l’hôpital Antoine Béclère)
  •  Issy-les-Moulineaux/Vanves (hôpital Corentin-Celton)

Comment faire pour se faire vacciner ?

Les plus de 75 ans  demeurent « libres d’aller consulter un médecin », afin de lui poser des questions sur l’injection, mais peuvent aussi directement s’inscrire par téléphone en composant un numéro qui sera prochainement dévoilé, les mettant en contact avec le centre de vaccination le plus proche ou en prenant rendez-vous sur le site santé.fr, qui dispose d’une carte interactive. Sur place, un soignant leur posera quelques questions médicales, avant de vérifier le consentement du patient et de lui faire l’injection. Après une courte période d’observation, le vacciné pourra rentrer chez lui.

Une campagne de vaccination en 3 phases

Participez au dernier atelier de synthèse du Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) proposé par Vallée Sud – Grand Paris

Le 14 janvier les élus du territoire nous invitent à un dernier atelier dit de synthèse.
Sur cette page, qui permet d’accéder au formulaire d’inscription il est précisé : “Cette synthèse sera l’occasion de faire le point sur les quatre ateliers qui ont eu lieu en novembre et décembre, de revenir sur les projets principaux du PCAET et d’exposer la manière dont les questions environnementales sont prises en compte dans la politique globale du territoire.”

Ces ateliers sont proposés sous forme d’émission télé, sans interaction avec les participants. Il est toutefois possible de poser des questions en écrivant à planclimat@valleesud.fr
De nombreuses questions ont été posées à l’occasion des ateliers précédents dont nous attendons les réponses.
Ces émissions seront vraisemblablement la seule concertation que le Territoire accordera aux habitants en amont de la construction du plan climat.
La prochaine étape sera l’enquête publique.