Le changement climatique la transition énergétique et notre mode de vie. Partie 6 : Les limites du renouvelable

Des panneaux solaires, des éoliennes : pour quoi faire ?

Ce titre provocateur pose la question de pourquoi installer des éoliennes et des capteurs solaires en France, où nous ne manquons pas d’électricité et où celle-ci est décarbonée à 93%.

De plus l’électricité ne représente que 30 à 40 % de l’énergie primaire consommée
en France. Pétrole et gaz sont largement majoritaires. Je rappelle que le transport est un gros émetteur de CO2. Pour réduire nos émissions de CO2, des choix autres que
s’attaquer à la production d’électricité seraient plus efficaces.

Les panneaux solaires peuvent servir à produire de l’eau chaude sanitaire. Il est plus
efficace de transformer l’énergie solaire en chaleur qu’en électricité. Tout se passe en
local, le stockage d’énergie se fait sans batterie de façon naturelle dans le ballon d’eau
chaude. Je m’étonne qu’on encourage pas plus les chauffe-eaux solaires en France.
Quelques m2 suffisent pour produire l’eau chaude de toute une famille. L’installation est à la portée de tout artisan sérieux.

Les éoliennes servent à produire de l’électricité. La question qui se pose est donc la
suivante : déploie-t-on des éoliennes car pour combler un manque, ou pour remplacer des moyens de production indésirables (polluants, vétustes, chers, dangereux, etc.), ou pour d’autres raisons ?

B. Durand et JP Riou experts en énergie (aspofrance.org) estiment que l’éolien ne sert à rien du tout (sic) en France, pays qui produit déjà son électricité en quantités suffisantes sans avoir recours ou presque aux combustibles fossiles grâce à l’hydroélectricité et/ou au nucléaire. A vérifier…

J’ai rappelé dans mon article précédent que la Commission Européenne (CE) imposait
aux pays de l’Union une part minimale (20% en 2020) de renouvelable (éolien et solaire) dans leur mix électrique. La France obéirait donc simplement aux injonctions de la CE. Ce qui n’est pas glorieux. Elle aurait dû mieux négocier pour conserver sa souveraineté.

Déployer du renouvelable électrique dans notre pays ne réduira pas nos émissions de
CO2. Avec la fermeture de Fessenheim, on remplace une énergie non carbonée par une autre… On devine des raisons politiques derrière les éoliennes. Il est plus facile de “vendre” du renouvelable aux écologistes anti nucléaires que de s’attaquer au secteur automobile et à ses SUV, très émetteur de CO2.

Remplacer le nucléaire par des éoliennes ?

Il semble que le Gouvernement français soit de plus en plus réticent à conserver son
énergie nucléaire (Flamanville ne peut que faire douter) et soit plutôt enclin à augmenter massivement la part du renouvelable électrique en France. RTE et l’AIE ont lancé des études de faisabilité technique de différents scénarios allant jusqu’à 100% de renouvelable vers 2050. Le vieillissement du nucléaire en France, pose le problème inéluctable à terme (2030 et au delà) de son renouvellement ou de son remplacement.

Les moyens de production décarbonés d’électricité sont peu nombreux : nucléaire, renouvelable, ou les deux. A ce jour on prévoit 50% maximum de nucléaire en 2035, donc au moins 50% de renouvelable. Comme je l’explique plus loin, cet objectif de 50% ne sera pas facile à tenir.

Le renouvelable exige des investissement financiers massifs

Les arguments avancés en faveur du renouvelable sont le faible coût du MWh produit et l’absence d’émission de CO2. Mais “on” oublie de dire que ce coût est mesuré au pied du mât. Or ce n’est pas là qu’on a besoin d’électricité, c’est au point de livraison (PDL) là où est notre compteur.

Il y a en effet une longue chaine logistique entre le point de production d’électricité et le
point de consommation de celle-ci. Les coûts de cette chaine sont loin d’être imputés à
l’éolien ou au solaire, comme ils devraient l’être. La plus grosse partie est supportée par le reste du système électrique, réseau, autres producteurs. Voyons en quoi consiste cette chaine.

Il faut construire (en fait importer) les éoliennes, les transporter sur site, les installer

Le coût d’une éolienne installée est d’environ 1,5 M€/MW. Les 18 000 MW actuels
représentent un investissement financier déjà consenti d’environ 30 Milliards €. A cette
somme il faut ajouter les investissements dans le solaire, ce qui double la somme. C’est
considérable et ce n’est pas fini. L’Allemagne très volontariste a déjà dépensé 500 Md €
en renouvelable pour un gain décevant en terme de CO2 évité et prix du kWh. Ne l’imitons pas. L’Allemagne est un pays industriel qui exporte, bien plus riche que la France…

Il faut raccorder les éoliennes au réseau électrique
Comme les éoliennes se trouvent réparties sur tout le territoire, elles se situent loin du
réseau THT. C’est beaucoup de tranchées à creuser, de câbles de cuivre à poser, de
transformateurs à ajouter au réseau. Avec le renouvelable le “premier kilomètre” coûte
très cher. Et il y en a beaucoup !

Il faut renforcer le réseau
La puissance électrique éolienne est très importante quand le vent souffle fort. Le réseau doit être capable de transporter ce nouvel afflux d’énergie. Les tronçons se trouvant entre les régions à forte concentration d’éoliennes et les grandes villes, doivent donc être renforcés. Ces renforcements coûtent très cher (très haute tension).

Il faut compenser l’intermittence du renouvelable : encore des investissements
Le qualificatif d’intermittence, est consacré par l’usage mais ne reflète pas correctement la réalité. Il laisse entendre qu’une éolienne est soit à l’arrêt, soit en marche, délivrant une puissance électrique constante dès qu’elle tourne. Ce n’est pas exact. La puissance d’une éolienne varie comme le cube (puissance 3) de la vitesse du vent. Quand la vitesse du vent est divisée par 2, l’éolienne produit 8 fois moins d’énergie. Et nous n’avons aucun moyen d’agir sur la vitesse du vent… Il est plus correct de dire que l’éolien est une énergie variable ou fluctuante et surtout non pilotable. C’est Dame Nature qui commande.
Je recense plus loin les solutions tentant de répondre au problème de l’intermittence. Toutes exigent de lourds investissements.

Plus il y a de renouvelable, plus il faut le subventionner
C’est le résultat du fonctionnement du marché de gros de l’électricité. Éolien et solaire
produisent indépendamment de la demande. Quand il y a trop d’offre le prix du MWh
s’effondre et devient inférieur au coût de production. Le prix peut même devenir négatif. La rentabilité du renouvelable s’effondre inéluctablement dès qu’il atteint 30 à 40% du mix électrique (il inonde le marché d’une électricité inutile). C’est pourquoi les états le
subventionnent. Et généreusement en France (voir mon article précédent)… Ces
subventions ne profitent jamais au citoyen-consommateur car la chute des prix de gros ne se répercute pas sur les prix de détail.

Le CO2 condamne le pétrole, l’intermittence renchérit le renouvelable
Dans un réseau électrique il faut assurer à tout instant l’égalité production = consommation. Sinon le réseau s’écroule, comme c’est arrivé en France en décembre
1979. Comment assurer cet équilibre avec des moyens non pilotables comme l’éolien ?

Le foisonnement : installer plus d’éoliennes sur un territoire plus grand
Guy Béart chantait “Il fait toujours beau quelque part”. Le producteur éolien affirme qu’il y a toujours du vent quelque part : sur un grand territoire, s’il n’y a pas de vent ici, il y en a là-bas. Il y aurait donc toujours un nombre suffisant d’éoliennes pour répondre à la
demande. Le hic c’est que ça ne marche pas, l’Europe est trop petite ! Le foisonnement
conduit à des dépenses somptuaires pour un gain dérisoire : tout ça pour ça !

Compter sur les pays voisins
Cela marcherait si la France était seule à disposer d’une électricité renouvelable
intermittente, entourée de pays équipés de centrales pilotables (carbonées ?). Et encore à condition de disposer d’interconnexions aux frontières, de capacité suffisante, qu’il faudrait probablement renforcer. Encore des capitaux à engager… Dans la réalité, poussés par la CE, tous les pays européens s’équipent d’éoliennes et auront tous en même temps les mêmes besoins. Compter sur son voisin sera comparable, quand son bateau coule, au naufragé qui s’accroche à un autre naufragé car il n’y a pas de canot de sauvetage !

Stocker
L’électricité se stocke mal. C’est connu depuis longtemps. Cela n’empêche pas les
journaux grand public de publier régulièrement que ça y est, on a trouvé La solution :
batteries (forcément de nouvelle génération), hydrogène (une énergie inépuisable selon
l’Obs), barrage d’altitude, etc. (pour en savoir plus voir connaissancedesenergies.org). La vérité c’est que ces systèmes sont loin de l’échelle industrielle du stockage dont on a
besoin. Avec un fort taux de renouvelable, le besoin en stockage d’électricité se compte en semaines de consommation nationale, et aussi en Méga-Euros ! On est loin du compte et dans les 10 ans qui viennent les experts ne voient venir aucune rupture technologique.

Passer le relais à des centrales pilotables en attente
Tant que le taux de renouvelable est faible (<20%) les autres centrales (pilotables) sont
suffisamment nombreuses et modulables pour compenser la variabilité du renouvelable. Au delà, il faut disposer d’une réserve de puissance sous la forme de centrales pilotables en attente. Si on élimine le nucléaire dont ne veulent ni l’Allemagne, ni la CE, alors ce sera nécessairement des centrales à combustible fossile carboné…

De fait, cela revient à plus que doubler la puissance installée : d’un côté des éoliennes et du solaire, de l’autre des turbines à gaz (temps de réponse rapide, combustible moins catastrophique que le charbon…). Encore des investissements pharaoniques ! Encore du CO2 émis.
Et ce n’est pas tout, il faut subventionner ces centrales car ne pouvant, la plupart du
temps, écouler leur production, la priorité d’accès au réseau étant donné au renouvelable, leur rentabilité s’effondre. Comme le système ne peut se passer d’elles dès que le vent faiblit, on assure leur survie en les subventionnant. En France ces subventions sont pudiquement désignées sous le nom de marché de capacités, plus présentable.

Piloter la demande !
Le principe est simple quand la demande continue de croitre sans que l’offre n’arrive à
suivre alors il faut réduire la demande… On parle de flexibilité de la demande, en clair de coupures... Elles peuvent être consenties, en échange d’une contrepartie (ristourne sur la facture), ou imposées autoritairement (délestage). Des dispositifs existent déjà :
effacement, heures creuses (HC). Dans l’effacement un industriel s’engage à baisser
fortement sa consommation sur demande de son fournisseur. Nos chauffe-eaux sont
automatiquement coupés quand on sort de la période HC.
Ces dispositifs peuvent être enrichis. Le compteur Linky permet aux opérateurs de couper à distance de façon sélective (et quelle que soit l’heure) jusqu’à 8 circuits, par exemple, chauffe-eau, chauffage, borne de recharge, prises électriques banalisées, etc. On peut aussi imaginer un prix du kWh variable augmentant fortement avec la demande. Reste à voir comment avertir le client, et comment il pourrait répondre à ce signal.
Le risque d’être coupé souvent et longtemps dépend du taux de pénétration du
renouvelable dans le bouquet électrique. Un fort taux expose à un fort risque…

Conclusion
Produire de l’électricité avec du vent et du soleil est une idée séduisante. Ce n’est pas
polluant (vraiment ?), on comprend comment ça marche (sûr ?). Vent et soleil sont
gratuits. Mais le diable est dans les détails. Des détails qui grossissent vite quand on veut injecter beaucoup de renouvelable dans le réseau. Si on reste raisonnable on peut tirer les meilleurs avantages du renouvelable. Au delà d’un certain seuil (20 à 25%), l’aventure coûte cher, prix du kWh élevé, coupures, nuisances visuelles et sonores. Mieux vaut être prévenu. Mais le sommes-nous vraiment ?

LE PRINTEMPS DES POÈTES À FONTENAY-AUX-ROSES : Poème proposé par Paule : Illusions

Traversant le désert sous un soleil de plomb, l’explorateur comme un chanteur célèbre souhaite désespérément des perles de pluie venant d’un pays où il ne pleut pas.

L’enfant dénutri rêve de montagnes de crème, de gâteaux, de miel arrivant dans sa région où la famine sévit et tue des milliers d’enfants comme lui.

Se promener dans la forêt, respirer les arbres, admirer les fleurs, illusion de l’être condamné à l’isolement et à l’obscurité de sa cellule.

Pour celle qui vit sans arrêt dans la crainte, vivre comme l’oiseau qui vole haut, très haut, sans peur, sans appréhension en étant elle-même, à part entière.

Et la petite fille ayant grandi avec le sentiment d’être moins qu’un objet sans valeur, donc sans importance, si cette femme qui n’a jamais su être maman te demandais maintenant, que désires-tu ?

Pourrais-tu lui répondre simplement « TOI » ?

Quelle vision pour une Fontenay-aux-Roses cyclable ?

Le 16 mars 2021, le maire de Fontenay-aux-Roses a informé FARàVélo par écrit qu’il retirait son soutien à l’association et que par conséquent elle doit quitter son local. La raison : il considère l’association politisée (ici). Aucune explication orale n’a pu avoir lieu, le maire n’ayant pas répondu à la proposition de l’association d’avoir un dialogue. La mairie a répondu, de nouveau, par écrit, via le blog de la majorité (ici). Son article a le mérite d’appeler au dialogue et de poser clairement les principes de base de la politique des mobilités de la mairie, résumés ici :

  1. La ville n’a pas assez de place pour des pistes cyclables car le stationnement automobile est prioritaire partout et doit rester gratuit. Par exemple, la mairie a indiqué à plusieurs reprises que selon elle une avenue Dolivet cyclable n’est pas souhaitable, les vélos doivent rester sur la Coulée Verte.
  2. Créer de la place pour le vélo est souvent impossible car cela pénalise soit le commerce, soit les personnes âgées et invalides, qui ont besoin de places de stationnement sur la voirie.
  3. La solution : les cyclistes (y compris les enfants et aînés) et les automobilistes sont invités à partager la chaussée intelligemment. Leur sécurité est surtout une question de pédagogie et du Code de la route, selon lequel nos rues sont déjà cyclables. C’est conformément à cette philosophie que la mairie appelle la Cavée, dans le Fontenay Mag de février 2021, un « espace de vie ». Pas besoin de sécuriser ce carrefour pour les usagers vulnérables selon elle, un enfant à vélo ou un néo-cycliste y est à l’aise malgré les 10.000 véhicules qui passent par jour.

Selon FARàVélo ces principes vont exactement à l’encontre d’une ville apaisée, car ils encouragent la motorisation, la dangerosité et la sédentarité. Si l’on empêche les habitants de se déplacer en sécurité à vélo sur un axe comme l’avenue Dolivet, ce qui est le cas aujourd’hui, les habitants continueront de croire que le vélo n’est pas une option. Pas tout le monde habite et travaille le long de la Coulée Verte ! Pointer le handicap, l’âge ou les familles nombreuses (ici) comme raisons pour ne pas créer des pistes cyclables, est également problématique : ce sont eux au contraire qui ont besoin de rues apaisées avec moins de voitures, de stress et de danger ! Regardez cette vidéo, qui montre qu’absolument TOUT le monde peut se déplacer à vélo, à condition que nos élus veuillent nous offrir cette liberté ! (ici).

FARàVélo considère ce dialogue avec la mairie comme sain et important pour la ville. Elle souhaite le poursuivre et y associer même tous les habitants de la ville. Car toutes les visions de la ville doivent s’exprimer et être entendues, il en va de notre démocratie participative. Pour cela, FARàVélo participe à la campagne « Yes we bike ! » du Collectif Vélo Île-de-France, où chaque citoyen est invité à soutenir leurs propositions pour une région Île-de-France cyclable : https://www.yeswebike.fr. C’est votre opportunité de dire aux candidats pour les élections départementales si vous voulez avoir le choix de vous déplacer à vélo pour certains trajets. Pour aller de Fontenay à Denfert Rochereau : c’est 26 minutes à vélo sans problème pour vous garer !

Lisez ici la réponse complète de FARàVélo à la vision de la mairie sur les mobilités : ici

Pour bénéficier de la vélo-école de FARàVélo : faravelo@outlook.fr

Pour soutenir FARàVélo : ici.  

Loi climat : sur Twitch, des députés organisent 80 heures de « débat sans filtre »

Pour contester «l’immobilisme» du projet de loi climat, débattu à l’Assemblée nationale depuis le 29 mars, une dizaine de députés de sensibilité écologiste ont lancé sur la plateforme Twitch 80 heures de débat «sans filtre» avec des ONG, des membres de la Convention citoyenne et des scientifiques.

Accessible sur la chaîne DebatSansFiltre sur la plateforme de live streaming, leurs 80 heures de débats calquées sur les trois semaines de discussions au Palais Bourbon

Toutes les thèmes et les propositions de la Convention Citoyenne sur le Climat sont abordés.

Chaque vidéo est visible en différé : https://www.twitch.tv/debatsansfiltre/videos?filter=archives&sort=time

Il est encore possible de participer à la votation citoyenne sur l’eau jusqu’au 13 Avril !

Votation citoyenne du 22 mars au 13 avril

Ouverte à tous, dès 16 ans

« Êtes-vous favorable à l’inscription dans la constitution française du droit à l’eau et l’assainissement, à protéger l’eau et à interdire son accaparement par les multinationales ? »

Pour participer : https://eau.vote/

 

LE PRINTEMPS DES POÈTES À FONTENAY-AUX-ROSES : Poème proposé par Jean-Louis

Elle m’écrira
Elle m’écrira les odes de ses désirs,
Et je caresserai les contours de ses écritures.
Elle m’adressera ses recueils pour me les décrire,
Et je me laisserai glisser sous ses couvertures.
Elle m’ouvrira les guillemets de ses livres intimes,
Et je m’engouffrerai dans cette accolade.
Elle dénudera ses versets sublimes,
Et je m’éblouirai de ses tirades.
Excité par le nu intégral de ses jolies rimes,
Je m’enivrerai des parfums de sa virgule.
Agrippé aux courbes de ses parenthèses intimes,
Je vibrerai aux cris de ses majuscules.
Je devrais parcourir toute la pléiade de ses inédits,
Pour goûter à la vertu de ses entres lignes.
A l’endroit et à l’envers de ses mots interdits,
Je trouverai le code de ses petits signes.
Elle rougira quand sur le point d’exclamation,
Elle gémira quand dans la langueur de ses strophes.
J’assisterai à l’impudeur de ses ponctuations,
J’assisterai à la hauteur de ses apostrophes.
Dans son ardeur, ma tête a joui sur le papier,
Les profondeurs intimes de mes pensées secrètes.
Elle sera l’attribut de mes sujets,
Et je serai son complément d’objet direct.

COMITE DE LIGNE RER B 2 AVRIL 2021 : Compte-rendu qui concerne la branche de Robinson

Un comité de ligne du RER B s’est réuni le 2 avril dernier.

Une représentante du CARRRO (Collectif des associations des Riverains du RER  Robinson y était présente et son compte rendu détaillé est à télécharger ici  Comite ligne rer b avril 2021 JMD

Les principaux points concernant la branche Robinson sont les suivants :

  • La création d’une quatrième voie de garage au terminus Robinson (dont une partie sur la commune de Fontenay aux Roses) n’est plus à l’ordre du jour par manque de financement.
  • La mise en place d’une nouvelle ligne « Orsay » le 30 aout 2021 entrainera le changement de tous les horaires.
  • La reprise des travaux du « Charles de Gaulle Express » (recours rejeté au tribunal administratif) risque d’entrainer des perturbations du RER B, bien que le ministre des Transports ait exigé qu’elles soient évitées. Pour cela, vous pouvez regarder les informations dans les gares et sur le blog RATP, (rerb-leblog.fr),
  • Prochaine ouverture de la nouvelle gare de Robinson, côté ouest, avec une future « Eco-station » pour les bus sur ce côté Ouest (à tester).
  • Pas de nouvelles pour le moment sur les discussions entre Alstom et IDFM sur le constat de fourniture des nouvelles rames à deux étages.

L’association CIVIFAR fait maintenant partie du CARRRO, n’hésitez pas à contacter l’association ou les Nouvelles de Fontenay pour toute suggestion ou toute réclamation d’intérêt général que vous souhaiteriez soumettre à Ile De France Mobilités ou à la RATP.

Mail : asso.civifar@gmail.com

Le site de la médiathèque de Fontenay-aux-Roses refonctionne !

Le site et les logiciels internes sont hébergés en France chez OVH dont une partie des serveurs a été endommagée dans l’incendie de leurs locaux strasbourgeois le 10 mars 2021.

Maintenant le site de la médiathèque refonctionne : https://www.mediatheque-fontenay.fr/

On peut maintenant réserver un prêt et renouveler celui-ci .

Pour les prêts, aucune amende de sera donnée pour les retards entre le 10 mars et le 1er mai 2021

On peut aussi accéder à nouveau au site de NOSCO pour les ressources en ligne, dont des films du catalogue de la Cinéteck ( 8 films gratuits par mois)

Conseil Municipal du 8 avril : les questions des élus de l’opposition

Question de Léa-Iris POGGI
Pour le groupe ATELIERS FONTENAISIENS
Obligation légale de mise en place d’un « référent éthique »

Monsieur le maire,

Cette question fait suite à la question déjà posée par Gilles Mergy lors du conseil municipal du 26 novembre 2020, laquelle n’a reçu aucune suite.

Pour mémoire, l’article 8 de la loi du 9 décembre 2016 dite « loi Sapin 2 » impose que des procédures appropriées de recueil des signalements émis par les membres de leur personnel ou par des collaborateurs extérieurs et occasionnels sont établies notamment par les communes de plus de 10 000 habitants dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat. Le décret du décret du 19 avril 2017 a précisé quelques modalités et indiqué une mise en place de ces dispositions à la date du 1erjanvier 2018.

Le référent éthique intervient en matière de prévention des conflits d’intérêts mais également d’impartialité, de neutralité, d’intégrité et de dignité dans l’exercice des fonctions. Il donne tous conseils utiles en matière de laïcité, de secret et discrétion professionnels, à propos du devoir de réserve et de la liberté d’expression, ainsi que de l’obéissance ou la désobéissance hiérarchique. Il recueille également les signalements éthiques faits par des éventuels « lanceurs d’alerte ».

Aujourd’hui, aucune démarche n’a été mise en œuvre par la commune pour appliquer cette disposition légale. Un groupe de travail ayant à peine été évoqué lors d’un conseil municipal précédent.

Nous rappelons que ces dispositions n’appellent pas la mise en place d’un « groupe de travail » sur le sujet mais la mise en place effective d’un référent éthique. Cela n’est pas fait quasiment 2 ans et demi après l’entrée en vigueur de la loi, ce qui nous interroge.

Pouvez-nous nous indiquer concrètement pourquoi l’article 8 de la loi du 9 décembre 2016 et son décret d’application du 19 avril 2017 ne sont pas encore appliqués dans la commune ?

***

Question de Maxime MESSIER
Sur les coûts et l’efficacité des caméras de vidéo-surveillance à Fontenay-aux-Roses

Monsieur le Maire,

En 2014, vous aviez annoncé l’installation d’un réseau de caméras de vidéo-surveillance de la voie publique à Fontenay-aux-Roses. Vous avez aussi annoncé une augmentation du nombre de caméras début 2021.

Afin de permettre à la commune d’avoir une vue complète sur les coûts et l’efficacité de ce dispositif, pourriez porter à la connaissance du Conseil Municipal les éléments suivants ?

  • Les coûts d’installation du dispositif de vidéo-surveillance engagés depuis 2014 et ceux à venir, incluant les caméras et le centre de visionnage des images
  • Les coûts d’exploitation annuels du dispositif de vidéo-surveillance, notamment la maintenance technique et informatique ainsi que le coût du personnel dédié au centre de visionnage des images
  • L’évolution de la délinquance de voie publique depuis 2014 dans les zones couvertes par les caméras et celle dans les zones non-couvertes, en vue d’en déduire l’efficacité
  • Le nombre et le taux de délits de voie publique élucidés grâce aux caméras de vidéo-surveillance

***

Question de Léa-Iris Poggi
Pour le groupe ATELIERS FONTENAISIENS
Demande de précisions sur la mise en œuvre de mesures concrètes dans la perspective de la fin de la trêve hivernale du 1erjuin 2021

Monsieur le maire,

Face à la crise sanitaire, la trêve hivernale des expulsions locatives est repoussée de deux mois. Elle prendra fin le 1er juin 2021 au lieu du 1er avril 2021. Cette prolongation vise à maintenir dans leur logement les personnes menacées d’expulsion locative. Dans le même temps, les propriétaires concernés seront indemnisés.

Pouvez-nous indiquer quelles sont les mesures concrètes mises en œuvre par la commune afin de limiter au maximum les expulsions des personnes de bonne foi mais confrontées à des accidents de la vie (maladie, perte d’un emploi, handicap, etc) ?

***

Question écrite de Gilles Mergy
Pour le groupe ATELIERS FONTENAISIENS
Demande d’intervention auprès du garde des sceaux

Monsieur le Maire,

J’ai rencontré le Président de l’association Fontenaisienne « 1 enfant 2 parents » qui se mobilise au quotidien pour qu’en cas de divorce les enfants puissent continuer à voir leurs deux parents notamment après une séparation conflictuelle.

Cette séparation est dramatique pour les enfants concernés et aussi pour le parent qui ne peut plus voir ses enfants.

Il conviendrait donc qu’en cas de séparation la justice puisse effectivement donner la priorité à l’intérêt supérieur de l’enfant en se prononçant en faveur de la résidence alternée sauf si les deux parents expriment explicitement un choix contraire.

Je me demandais si vous accepteriez de relayer cette demande en appelant l’attention du Garde des Sceaux ?