Actions de l’association CIVIFAR concernant l’urbanisme à Fontenay aux Roses

L’association CIVIFAR agit en faveur de la démocratie participative.

Nous souhaitons que nos élus dialoguent avec les Fontenaisiens dans tous les domaines.

Même s’ils n’y ont pas obligation les élus peuvent ainsi :

  • recueillir l’avis des habitants sur les projets qu’ils mènent,
  • s’assurer que leurs décisions répondent à l’attente de la majorité de leurs électeurs,
  • limiter le recours aux cabinets de conseil extérieurs.

Les avis des Fontenaisiens sont purement consultatifs, et n’empiètent pas sur le pouvoir de décision des élus.

Lors de l’étude de 2018 il a été décidé avec Monsieur le Maire que les Comités d’Habitants pourraient aborder tous les aspects de la vie municipale, pas seulement les problèmes de quartier.

La démocratie participative peut et doit donc s’appliquer à l’urbanisme, qui détermine le cadre de vie des Fontenaisiens.

Une CEMUA (Commission Extra-Municipale d’Urbanisme et d’Aménagement) a été créée à cet effet, mais cette commission s’est rarement réunie, et lors de ses quelques réunions elle a plus été un outil de communication qu’un outil de concertation.

Depuis les élections municipales de 2020, Michel Renaux a été nommé maire adjoint, conseiller municipal délégué à l’urbanisme. CIVIFAR l’a donc rencontré les 15 novembre 2020 et 16 décembre 2020 afin d’échanger avec lui sur l’urbanisme à Fontenay-aux-Roses.

Démocratie participative et Urbanisme

Michel Renaux nous a confirmé son attachement au principe de la démocratie participative, mais sous réserve qu’on ne mette pas en cause les projets de Laurent Vastel définis dans son programme municipal.

Cette position nous parait contestable, car les Fontenaisiens ont certes préféré globalement le programme de Laurent Vastel à ceux de ses opposants, mais certaines de ses propositions peuvent ne pas convenir du tout aux Fontenaisiens.

Rappelons certaines de ces propositions :

  • construire 1500 nouveaux logements d’ici 2030, et pas plus. C’est la contrainte imposée par le SDRIF.
  • utiliser les “dents creuses” et profiter des opportunités foncières pour créer de nouveau logements en “mode projet”
  • résorber les logements jugés insalubres (Blagis, Saint Prix…)
  • étendre progressivement la piétonnisation de la rue de Verdun vers le haut de la rue Boucicaut
  • concentrer les projets dans les zones OAP (Centre-ville, Scarron, Blagis , Panorama…)

Pour Michel Renaux c’est dans le cadre de la CEMUA, et non dans les Comités d’Habitants, que doit se faire le dialogue sur l’urbanisme.

Réflexion sur l’évolution urbanistique de Fontenay à long terme

Depuis des décennies une telle réflexion n’a pas été menée à Fontenay.

On pourrait s’en dispenser si les structures de Fontenay correspondaient bien aux besoins d’une ville moderne, avec des axes de circulation commodes et de vastes avenues. Malheureusement ce n’est pas du tout le cas. Faute de plan d’ensemble on accepte donc peut-être aujourd’hui des permis de construire qui s’avèreront gênants quand on saura ce qu’il aurait fallu faire.

Le point le plus préoccupant est notre centre-ville construit autour de l’étroite rue Boucicaut, ancienne grande rue du village, rue commerçante, rue d’habitation, et principal axe de circulation est-ouest de la ville emprunté par 3 autobus. La rue Boucicaut est une aberration en termes d’urbanisme.

Nous avons proposé qu’on lance une réflexion sur l’évolution globale de Fontenay à long terme. Michel Renaux pense que ce n’est pas concevable aujourd’hui, car cela entraînerait une révision du PLU, que le Territoire ne nous autoriserait pas à faire. Seules sont possibles de petites modifications, comme celles qui ont été faites dernièrement.

Pour lui une telle réflexion pourrait trouver sa place dans le cadre du PLUi (voir ci-dessous), ce dont on ne manquera pas de se souvenir.

Concernant l’idée du périphérique Fontenaisien pour désengorger le centre-ville, Michel Renaux évoque une évolution progressive pour ne pas déstabiliser les commerces. Il craint aussi que le détournement des autobus ne gêne les personnes âgées. Pour M. Renaux ce sujet pourra être réétudié dans le cadre du Conseil de Quartier Centre-Ville.

Concernant le besoin d’un zone piétonnière Michel Renaux a rappelé que la municipalité s’est engagée à rendre le centre-ville progressivement piéton. On s’étonne alors qu’on envisage de construire un gros immeuble entre le 101 et le 105 de la rue Boucicaut.

Publication des Permis de Construire

Michel Renaux a souhaité reprendre la publication des Permis de Construire dans le Fontenay MAG.

On sait qu’il y a de nombreuses controverses sur le nombre des nouveaux logements.

Nous avons donc travaillé avec Michel Renaux sur la définition d’une courbe montrant l’avancement vers la cible de 1500 à partir d’un comptage officiel, et nous avons écrit à Laurent Vastel le 23 février pour lui demander qu’elle soit publiée dans le Fontenay MAG.

Laurent Vastel a répondu positivement à cette demande le 26 mars, indiquant qu’une telle courbe serait publiée périodiquement.

« J’ai également décidé de créer  la commission extra-municipale d’urbanisme et d’aménagement (CEMUA) afin que nous puissions librement échanger sur ce sujet.

Dans ce cadre, la publication d’indicateurs chiffrés pourrait tout à fait trouver sa place. Aussi, je vous informe avoir demandé à mes services d’étudier la forme que pourrait prendre une telle publication. »

Une petite courbe a en effet été publiée dans le Fontenay MAG de mai 2021, mais elle ne donne aucun chiffre et ne peut donc créer de consensus.

Pourquoi ne pas publier le tableau de chiffres dont elle est tirée ?

De plus, dans le numéro de juin 2021, il a été annoncé que cette publication se ferait dorénavant sur le site de la Ville.

Depuis, si on va sur le site internet de la ville, à la rubrique :

« Démarches et services en ligne/ Urbanisme/ Autorisations d’urbanisme », on peut télécharger les permis de construire accordés avec la date de dépôt.

On y trouve une description laconique de chaque permis, avec sa référence. Il n’y a pas le nombre de logements. Pour plus de détails, il faut prendre rendez-vous avec le service de l’urbanisme, avec le N° du permis de construire.

Elaboration du PLUi

C’est le Territoire qui détient maintenant la compétence d’urbanisme, seules les autorisations de permis de construire restant au niveau de la commune.

Un PLUi (i comme intercommunal) va être élaboré au niveau du Territoire. A terme il remplacera notre PLU.

Le travail prendra environ 18 mois, avec diagnostic, révision du PADD, rencontre avec les maires, les conseillers municipaux, les citoyens, enquête publique, etc…

Ce sera l’occasion de corriger les imperfections de notre PLU.

Il importe donc que les Fontenaisiens s’impliquent dans l’opération. CIVIFAR y sera très présent.

Harmonie urbaine

 Selon M. Renaux pour évaluer une demande de permis de construire la Mairie prend en compte :

  • la conformité des projets par rapport au PLU,
  • la cohérence par rapport à la politique d’urbanisme municipale (projet de campagne),
  • l’harmonie urbaine et la qualité esthétique.

Le dernier point n’a pas été explicité dans le PLU. Or ça nous parait tout à fait essentiel.

Il n’y a pas de cas où une harmonie architecturale se soit créée sans qu’on n’en définisse les règles.

Nous avons écrit à Muriel Galante-Guilleminot, maire adjoint à l’esthétique urbaine, pour lui proposer de diriger un groupe de travail sur le sujet.
Laurent Vastel nous a répondu le 26 mai que cela ne lui parait pas nécessaire, compte tenu de l’attention déjà portée à ces questions par lui-même et son équipe.

Pour CIVIFAR – Alain Delahaye

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