Lettre au Député : PMA n°6 – et l’enfant

Monsieur notre Député,

On ne choisit pas ses parents, comme on ne décide pas de naître ! Mais pour autant les parents ne sont pas les propriétaires de leurs enfants. Ils sont juste les mieux placés pour les aider à se développer et à se forger leur propre jugement. A les éduquer tout simplement. La PMA pour toutes, qui consiste a sciemment mettre au monde un orphelin, pose toute la question du rôle du Père. Sans s’embarquer dans des raisonnements psychologiques compliqués, chacun de nous est capable d’avoir un point de vue. Ceux qui ont eu la chance d’avoir eu un Père considèrent-ils que celui-ci ne leur a servi à rien dans la construction de leur personnalité ? Ceux qui sont Pères aujourd’hui considèrent-ils qu’ils sont inutiles ?

On connait tous des mauvais Pères bien sûr, comme des mauvaises mères du reste, et personne n’est parfait. Nous connaissons tous des personnes qui ont perdu leur Père, pour diverses raisons, et qui néanmoins ont été capables de vivre. On connait aussi des personnes qui portent un handicap, handicap congénital pour certains, ou handicap suite à une maladie ou un accident, et qui sont capables de surmonter cette situation, avec l’aide de leurs proches et de la société.

Mais de quel droit peut-on froidement et en toute conscience, imposer à un être humain qui n’a rien demandé, un handicap congénital : celui de naître sans Père ? Certes, avec l’aide de son entourage et de la société, cet handicapé de naissance fera comme les autres handicapés. Mais en est-on si sûr ? Les lobbies font état d’études dites scientifiques qui déclarent que ces enfants sont comme les autres, alors que l’on a un tout petit recul sur ce phénomène. Et que certains psychologues pensent qu’il faut deux générations pour que l’on soit capable de juger des conséquences de cette situation.

Et de quel droit impose-t-on à la collectivité d’assumer les coûts inévitablement associés à ce handicap ?

Et le principe de précaution : Principe selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées  visant à prévenir un risque dans les domaines de l’environnement, de la santé ou de l’alimentation. (*)

Monsieur le Député, serez-vous parmi ceux qui attaqueront en justice la loi ?

Respectueusement.

Michel Bayet.
Membre du Modem

(*) L’avenir du père – Jean-Pierre Winter –page 189

Lettre au Député : PMA n°5 – et le marché

Monsieur notre Député,

ARTE terminait son émission ’28 minutes’ du 25 juillet avec un billet sur la situation de la PMA au Danemark, pays où cette technique est légale depuis dix ans. Il existe dans ce pays une banque de sperme – CRYOS, la plus grande banque de sperme du monde prétend-t-elle – qui propose des bébés sur catalogue. On se connecte sur le site, on précise ses critères de sélection (taille, couleur de cheveux, groupe sanguin…) et on vous propose des géniteurs parmi lesquels on fait son choix. Les géniteurs sont anonymes ou pas. Ils sont rémunérés entre 200 et 12 000 €, par ‘don’. Les frais d’emballage et d’expédition sont facturés en plus.

Bien sûr une telle importation en France – illégale à ce jour – est parfaitement possible (site https://dk-fr.cryosintenational.com). Une rapide recherche sur internet donne par ailleurs tous les détails nécessaires pour faire bon usage de la livraison.

La multiplication de ce genre d’entreprise va bientôt nous permettre de faire émerger une concurrence parfaite. Bref un vrai marché va se mettre en place. Le « marché » capitaliste à qui on fait tant de reproches, va être le moyen de pratiquer un eugénisme tranquille. Mme Dupont pourra donc investir ses économies dans une dose d’un footballeur connu, se vanter d’avoir mis au monde un enfant d’un héros du show business, ou d’avoir conçu un héritier (génétique) d’un prix Nobel…

On est loin du principe en vigueur en France du don d’organes anonyme… De deux choses l’une : ou bien on abandonne ce principe, ou bien on met dans la loi en cours de préparation tout un tas de dispositions, de verrous et d’interdits, qui seront allègrement transgressés. Une loi de plus que l’on se gardera d’appliquer…

Monsieur le Député, avez-vous des idées sur les mécanismes qui pourraient être mis en place pour donner bonne conscience au législateur ?

Respectueusement.

Michel Bayet.
Membre du Modem

Lettre au Député : PMA n°4 – la technologie

Monsieur notre Député,

Les recherches scientifiques et médicales nous ont apporté un grand nombre de bénéfices de tous ordres. Pour les femmes en particulier, et pour l’humanité en général, elles ont permis un progrès considérable : le contrôle de la conception.

Pour les hommes, la recherche récente a aussi apporté une avancée majeure : la quasi-certitude de la paternité. Historiquement la place de l’homme a toujours été fragile. Quand un enfant naît, on sait de façon sûre qui est la mère. Pour le père cela a toujours été beaucoup plus compliqué. Les romains faisaient simple : le père était le mari de la femme. Mais depuis toujours la question a taraudé les mâles, au point que ceux-ci ont inventé au cours de l’histoire un certain nombre de dispositifs plutôt horribles pour tenter d’obtenir des garanties sur ce point. On peut citer la place faite aux femmes dans certaines religions, les mutilations sexuelles en Afrique…

Aujourd’hui on sait ! L’analyse du génome apporte une quasi-certitude sur l’identité du concepteur. Bien que cela soit interdit par la loi française, et pour quelques dizaines de dollars, on peut maintenant obtenir cet examen en quelques jours (Les Echos – 2 juillet). On peut aussi connaître des éléments assez substantiels sur son hérédité, puisque des sociétés constituent  – légalement ou pas – des bases de données qui fournissent, moyennant finance, l’identité du ‘donneur’ de sperme. Bientôt, les enfants, dès qu’ils auront atteint l’âge d’utiliser un ordinateur, seront capables d’obtenir l’identité de leur géniteur.

François Bayrou dans son intervention sur LCI le 7 juillet a bien noté ce point. Il parle de « mutation profonde » pour la société, qui met à mal le principe de ‘donneur’ « anonyme » sur lequel repose la PMA.

Mais, tout le monde sait cela, en particulier nos parlementaires. Alors pourquoi s’échinent-ils à inventer tous ces dispositifs bizarres pour permettre peut-être – et sous certaines conditions étranges – d’établir le  lien de filiation entre l’enfant et son ‘donneur’ ?

Toute cette agitation n’est-elle que rideau de fumée pour, encore une fois, distraire le citoyen du fond de l’affaire : PMA pour toutes OUI ou NON ?

Respectueusement.

Michel Bayet.
Membre du Modem

Lettre au Député : PMA n°3 – la GPA automatiquement bien sûr …

Monsieur notre Député,

François Bayrou lors de son interview sur LCI le 7 juillet a donné sa position sur la PMA : il est pour, parce que ça existe depuis des années en Belgique et en Espagne, et que ni la Belgique, ni l’Espagne ne se sont « effondrées »… On pourrait lui faire remarquer respectueusement que la peine de mort existe depuis toujours aux USA, et l’Amérique ne s’est pas effondrée… Au fait, l’opinion qui est en faveur de la PMA parait-il, est aussi et clairement, depuis longtemps, favorable à la peine de mort !

François Bayrou a dit dans la même interview une autre chose : il est résolument contre la GPA.

Ne connait-il donc pas le principe républicain d’égalité : dès lors que la loi autorisera la moitié de la population à se reproduire seule, il est certain que l’autre moitié revendiquera un droit équivalent, sous peine d’accusation de discrimination, et de sexisme. Du reste quelle différence y a-t-il  à faire commerce d’un ovule ou d’une dose de « 300 millions de spermatozoïdes » (*).

La prochaine loi bioéthique, dans cinq ans au plus tard, légalisera donc automatiquement la Gestation Pour Autrui.

Beaucoup de personnes adoptent la position du « PMA oui, GPA non » : certains par méconnaissance du sujet, d’autres parce qu’ils n’y ont pas réfléchi. Mais nos députés, eux ils savent et ils réfléchissent. Alors ? Hypocrisie clairement assumée, ou lâcheté médiocre à la Hollande : on accepte aujourd’hui sous la pression de lobbies, et dans cinq ans, ils se débrouilleront avec le problème qu’on leur aura sciemment laissé…

Respectueusement.

Michel Bayet.

Membre du Modem

(*) Cf chanson des frères Jacques, à qui je laisse la responsabilité du décompte des 300 millions!

Lettre au Député : PMA n°2- Venez nous expliquer M. le Député

Monsieur notre Député,

Au cours du dernier Conseil des ministres, Emmanuel Macron aurait appelé les membres du gouvernement à la « vigilance », à un « souci constant de concertation » ou encore « au respect des différentes parties prenantes » (Les Echos – 22 août) et selon sa porte-parole, « il a souhaité que cette nouvelle méthode soit emblématique de la seconde partie de ce quinquennat ».

Bonne nouvelle ! Nous espérons que tous les acteurs du pouvoir soient sincèrement sur cette longueur d’onde, et qu’ils agissent honnêtement en conséquence.

Nous sommes sûrs qu’en ce qui vous concerne, vous avez accueilli favorablement ce nouveau style, et que vous allez résolument mettre vos pas dans ceux du Président.

Dans cet esprit nous souhaiterions que vous veniez nous expliquer la ‘campagne de la PMA pour toutes’. Vous êtes un membre éminent de nos corps intermédiaires, vous connaissez bien les électeurs de votre circonscription, et vous avez à cœur de leur expliquer vous-même les enjeux des travaux de l’Assemblée.

Je précise qu’au cours de la campagne précédente, votre prédécesseur dans le poste, Jean-Marc Germain, avait accepté de venir en personne à Fontenay présenter le projet de loi sur le mariage pour tous. Il avait crânement transmis le catéchisme officiel, même si son argumentaire n’avait pas beaucoup convaincu… On ne peut qu’attendre beaucoup mieux d’un homme politique aussi expérimenté et renommé que Jean-Louis Bourlanges…

Merci de nous faire connaître vos disponibilités d’ici au 24 septembre – avant le début des séances à l’Assemblée – afin que nous puissions organiser concrètement cette réunion à Fontenay.

Respectueusement.

Michel Bayet.
Membre du Modem

Lettre au Député: PMA n°1 – un nouveau grand débat national?

Monsieur notre Député,

Instruit par le Grand Débat National de cette année, je pensais naïvement qu’un débat de fond allait se mettre en place dans le pays pour éclairer nos concitoyens sur tous les aspects du sujet, afin que nos parlementaires puissent faire les bons choix, en harmonie avec les français.
Des choix éclairés par des discussions contradictoires, aussi honnêtes que possible, et qui donnent la parole à tous les points de vue. Bref tout le contraire du débat sur le Brexit – mais ça c’était chez les anglais, et nous on est  bien meilleurs! –  ou d’un vague sondage avec des questions orientées à des citoyens qui n’ont pas eu ni le loisir de s’informer ni de réfléchir au sujet…
Hélas, les médias n’ont pas donné l’impression cet été de travailler dans cet esprit. Deux exemples m’ont particulièrement interloqué:
– un matin de cette semaine, la célèbre journaliste Léa Salamé interviewe la gentille docteure Agnès Buzyn, ministre de la santé, sur la rentrée parlementaire. Et la célèbre journaliste aborde le sujet de la PMA par le point suivant: allez-vous détruire les stocks de gamètes à la suite de la loi? Bravo. Quel courage! On ose aborder de front sur le service public les sujets sensibles…
Sauf, que Monsieur le Député, vous savez bien que tout le monde s’en fout des ces histoires de cuisine. Alors que l’objet de la loi est de savoir si la République veut étendre la PMA aux femmes seules, on amuse le peuple avec des sujets de troisième ordre, éminemment techniques, et sur lesquels pas un député sur cent n’a la plus vague idée…
– le 25 juillet, Le Monde fait un article sur le sujet, suite à une annonce du gouvernement. Et un journaliste obscur – un stagiaire peut-être – noircit une presque pleine page du quotidien référence du monde francophone, sur des sujets techniques, que je qualifierais de deuxième ordre par rapport à l’objet de la loi: la PMA pour toutes oui ou non? Il faut dire que le journaliste est bien tombé dans le piège tendu par le gouvernement: en proposant au niveau du projet de loi des options (filiation, accès à l’identité du donneur), et de plus en demandant son avis au Conseil d’Etat, il mettait sciemment le projecteur sur des questions secondaires, qu’un bon journaliste se doit bien sûr de porter à la connaissance de ses lecteurs… De l’art de faire comme si la question de fond était acquise, et d’occuper le terrain avec le détail des modalités!
Les journalistes de France Inter sont certes payés par l’Etat – mais seulement au sens propre j’espère – et à ma connaissance, ceux du Monde ne passent pas leur temps à encenser la politique du gouvernement. Mais, tout ce petit monde médiatico-politique baigne tellement dans le même jus, que ses membres me paraissent – même peut-être sans qu’ils en soient conscients – partager les mêmes avis, et trouver souhaitables les mêmes choix. Même lorsqu’il s’agit de choix moraux fondamentaux qui structurent en profondeur notre société.
Aucun lien bien sûr avec le mouvement des Gilets Jaunes…
Monsieur le Député, je me permets de vous faire part de mon sentiment de citoyen, et souhaite qu’il pourra vous éclairer, et en tous cas vous aider à convaincre vos collègues.
Nous attendons de notre Député qu’il fasse connaître le point de vue de ses électeurs, et surtout que, eu égard à votre expérience et à vos valeurs personnelles qui transparaissent dans vos interventions publiques, les français aient droit à un vrai débat, et que ne reprenne pas le cirque parlementaire qui a prévalu lors du mariage pour tous, sous la conduite du bulldozer de Hollande. Aux mêmes causes…
Au plan pratique, je vous ferai parvenir mes petits billets par thème, tout au long de cette campagne pour la PMA pour toutes. Je diffuserai cette correspondance autour de moi, afin que les Fontenaisiens puissent réfléchir avec vous, et vous interpeller s’ils le jugent utile. Je diffuserai bien sûr vos réponses de la même façon.
Respectueusement.
Michel Bayet.
Membre du Modem

Réponse à l’article « Panneaux installés sur le mail Boucicaut : pollution visuelle » du 18 juin (de Cécile Mallet)

Article : http://www.nouvellesdefontenay.fr/panneaux-installes-sur-le-mail-boucicaut-pollution-visuelle/

Mme Mallet, je crois effectivement que les panneaux que vous évoquez, et qui sont solidement boulonnés dans le sol, vont durer. Cette technique de panneaux à longue durée de vie semble être un des moyens d’actions préféré du cabinet marketing qui conseille Laurent Vastel.

La même méthode est en place à la Maison de quartier des Paradis, dans laquelle je passe toutes les semaines pour mes séances de soutien scolaire.

 

 Depuis trois ans, sont présentés dans le hall de la Maison de Quartier les mêmes panneaux qui vantent les bienfaits du programme de renouveau du quartier, la prochaine grande œuvre de Laurent Vastel…Cela tourne à la propagande à la soviétique !Sauf que le grand projet en question donne lieu à de légitimes raisons de douter de sa faisabilité, pour une raison simple : qui paie ?En particulier, le débat qui s’est instauré le 22 juin au cours de la réunion consacrée à la mise en place d’une ZAC – étape juridique indispensable à un tel projet – a montré un grand flou sur le sujet : les autorités présentes ayant été incapables de fournir la moindre réponse sur le financement du projet …Les panneaux du mail Boucicaut vont donc rester jusqu’aux élections. Ils vont servir à nourrir une pseudo-consultation dont on a le secret à Fontenay… On va y ajouter au fur et à mesure quelques éléments tirés de l’étude qui va être menée par la SPLA… Le tout pour donner l’impression aux Fontenaisiens que l’équipe municipale travaille sur le sujet…

Pour déboulonner les panneaux, peut-être faudra-t-il d’abord « déboulonner » le Maire !  

Michel Bayet

Après le Grand Débat National, le GDLV (Grand Débat Laurent Vastel)

Après avoir participé mollement au Grand Débat National, et l’avoir finalement saboté, Laurent Vastel lance son GDLV …

A la fin décembre, les Maires ont été invités par le Président de la République à organiser des débats, pour connaître le sentiment des citoyens dans le contexte des manifestations des Gilets jaunes. Bien sûr, cette demande n’avait aucun caractère obligatoire. Et les élus LR du 92 n’ont pas souhaité y répondre positivement : « oui, aux cahiers de doléances dans toutes les villes LR, non à l’organisation de débats par les municipalités »[1]. A la demande d’un élu qui souhaitait que « des cahiers soient ouverts en mairie », Laurent Vastel répondait : « les personnes qui n’ont pas internet peuvent tout à fait venir à l’hôtel de ville et utiliser les ordinateurs de la mairie »[2]. J’ai moi-même effectué cette démarche, et je me suis trouvé en face d’une personne de l’accueil de la ville, toute gênée de m’inviter à passer dans la pièce voisine pour utiliser un ordinateur de la ville…

Quant au débat, après avoir déclaré qu’il n’en organiserait pas, il s’est senti obligé lors de la conférence de notre député (21 janvier, à Fontenay) de changer d’avis. Mais en précisant bien que ce ne serait pas lui qui animerait la réunion. La réunion a donc eu lieu le samedi 16 février, animée par un professionnel, qui promettait de faire parvenir le compte-rendu aux personnes inscrites. Suite à une relance dans Les nouvelles de Fontenay du 19 mars[3], le compte-rendu a été finalement diffusé. Mais il n’a jamais été transmis aux autorités : « Le compte-rendu de la réunion du Débat National organisé par la Mairie vient d’être publié, mais n’apparaît pas sur le site du Débat National : pourquoi ? » titraient le 25 mars Les Nouvelles de Fontenay. Les cent personnes qui se sont déplacées le 6 février sont-elles ravies que  leur travail soit aussi cavalièrement jeté à la poubelle… Est-ce là la conception de la démocratie participative de Laurent Vastel ?

Depuis la semaine du 1er avril, on nous distribue un tract (Tract Vastel (questionnaire) intitulé Ensemble, continuons à imaginer Fontenay Demain, (dans lequel Laurent Vastel nous invite à une « consultation sur [nos] attentes, [notre] vision et [nos] propositions pour les élections municipales de 2020. Ce tract comporte une liste de question – assez pauvres du reste – et invite à une réunion le 19 juin pour la restitution du Grand Débat Laurent Vastel. Laurent Vastel aurait-il, entre le 16 février et le 1er avril, changé d’avis sur les vertus du débat[4] ? Ou bien s’agit-il d’un pur exercice de comm ? Comme d’habitude ! Venez-donc nombreux le 19 juin pour avoir la réponse !

D’un point de vue civique, on peut s’étonner qu’à la veille des élections européennes – cruciales pour le pays – Laurent Vastel ne s’intéresse qu’à sa – modeste – réélection, qui n’aura lieu – peut-être – que dans un an.

Michel BAYET


[1] Le Parisien du 14 janvier

[2] Le Parisien du 10 janvier

[3] Pourquoi n’y a-t-il pas eu de compte-rendu de la réunion du Débat National organisé par la Mairie le 16 février ?

[4] N’oublions pas le ‘débat’ sur l’aménagement de la Place de Gaulle…

Renouveau du quartier des Paradis : à terme…..

Le dernier Fontenay Mag (Février 2019) consacre une fois de plus beaucoup d’espace à « l’ambitieux projet de renouveau des Paradis ». Ce quartier est décidément l’objet d’une d’attention soutenue de la part de la municipalité : de multiples réunions du quartier depuis 2015 et de très nombreux articles dans le Fontenay Mag. A noter également la création d’un Conseil de quartier, et la désignation d’un Maire Adjoint de quartier ; décisions tout à fait légales, mais qui sont une grande nouveauté à Fontenay.

Pour télécharger le Fontenay Mag de Février 2019 : https://www.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/kiosque/Fontenay_Magazine/Fontenay_Mag_n__443.pdf

Ces articles du Fontenay Mag s’adressent bien sûr à tous les Fontenaisiens. Mais les habitants du quartier seront certainement ravis de relire que « Hauts de Seine Habitat a signé une Charte[1] l’engageant à reloger aux mêmes conditions financières ». Comme le déclarait déjà le Maire en réunion du quartier le 17 mai 2016[2] : « toutes les personnes qui souhaitent être relogées sur le quartier le seront dans les mêmes conditions financières pour un niveau de confort supérieur ». Sauf que dans la Charte évoquée ci-dessus, les choses sont beaucoup moins claires : son article 6-1 stipule que « le logement offert doit être situé sur le territoire de la même commune ou d’une commune limitrophe, sans pouvoir être éloigné de plus de 5km », et son article 6.3 que « le bailleur social s’est engagé à ce que tous les ménages qui le souhaitent puissent être relogés dans des logements neufs sur le quartier à terme ». A terme…


[1] La Charte, signée par le Préfet et le Président du Département des Hauts de Seine, le Président du Territoire, le Maire, l’Office, et le Directeur de la Délégation Régionale d’Ile de France [Action Logement], est un document officiel, juridiquement engageant. Elle a été approuvée par le Conseil Municipal du 2 mai 2018.

[2] Fontenay Mag de juin 2016, page 23.

La page 32 du Fontenay Mag, qui fait de la publicité pour l’Office Hauts de Seine Habitat, pose une question de fond. Puisque l’Office est aussi puissant, pourquoi ne finance-t-il pas la rénovation sur ses fonds ? On comprend bien le souhait de vouloir moderniser des logements relativement anciens, mais l’Office aurait pu tout simplement réinvestir sur le site les loyers qu’il a perçus depuis 60 ans. Le schéma proposé[3] va avoir comme effet de quasiment doubler la densité du quartier. En injectant il est vrai 600 logements privés… pour ‘améliorer’ la mixité sociale ?


[3] Sur 15 ans, destruction et reconstruction des 833 logements sociaux existant à ce jour, plus construction de 600 logements privés.

L’article de la page 27, qui donne une vision de l’histoire du quartier est aussi très intéressant. En particulier, il inclut  une photo du quartier vers 1950, qui montre au fond l’église des Blagis, et quelques pavillons installés sur un vaste terrain. Cette photo a dû fortement influencer le dessinateur qui a réalisé la couverture du Magazine. En effet, il esquisse un quartier très dense, avec les silhouettes des maisons des années 50.

Par exemple, à côté de la Maison de quartier – qui visiblement subsiste dans le projet – on peut deviner un bâtiment qui ressemble étrangement à un des pavillons de la photo de 1950 ! Un lecteur peu attentif peut ainsi de façon subliminale rapprocher la maison des années 50 aux immeubles futurs, dont la hauteur, inconnue puisqu’aucune réponse n’a jamais été donnée à cette question, pourra aller jusqu’à R+7[4].


[4] Le Moniteur du 17 octobre 2017. Le PLU stipule une hauteur maximale de 27 m (zone URUb : secteur taillé sur mesure les Blagis).

Dans la répétition des éléments de conviction déjà connus, une seule chose nouvelle ressort: la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) qui « va permettre de concrétiser la transformation du quartier… » a été mise en place par le Territoire Vallée Sud – Grand Paris le 29 janvier. Dommage que ces huit pages ne décrivent pas le montage qui va être mis en place. En fonction des éléments connus, il va être le suivant : Hauts de Seine Habitat vend à un aménageur, choisi par la ZAC[5], un morceau du terrain sur lequel est construit le quartier existant. L’aménageur découpe le terrain en lots et les vend à des promoteurs. Ceux-ci assurent la destruction de l’existant, la construction des nouveaux bâtiments et leur commercialisation.

L’équilibre économique de « l’ambitieux projet de renouveau des Paradis » sera donc déterminé par la capacité des promoteurs à rentabiliser leurs opérations. Et pour eux, le seul paramètre d’ajustement, une fois le prix du terrain fixé par Hauts de Seine Habitat, et les prix de vente des appartements par le marché, c’est le nombre de logements à  vendre, c’est-à-dire la hauteur des bâtiments.

Ces 8 pages ne parlent pas non plus de la faisabilité de ce grand « renouveau ». En l’état actuel, il n’y a d’engagement des diverses parties prenantes que sur deux points, comme expliqué dans la Chartre :

1-     démolition et reconstruction de l’immeuble sis 26 rue des Potiers (démolition de 14 logements, et construction de 40 logements sociaux). Pas de permis de construire accordé à ce jour.

2-     Lancement de la phase 1 du projet : démolition de 13 + 33 logements, construction de 75 logements sociaux et de 90 logements privés. Pas de permis de construire non plus accordé à ce jour.

Aucun engagement de l’Office Hauts de Seine Habitat sur la suite de l’opération.

   L’équipe du Territoire issue des municipales de 2020, qui héritera de ce projet, devra rapidement le recadrer, et lui inventer une trajectoire à la fois équitable et crédible : un autre choix que doublement de la densité contre amélioration de l’habitat est certainement possible. Un vrai choix politique…


[5] Probablement Citallios, organisme publique avec lequel Fontenay a déjà travaillé (étude pour monter un campus dédié aux biotechs sur le site du Panorama) ; résultat de la fusion en 2016 des SEM de 4 départements (dont l’ex SEM92) ; présidée par Pierre BEDIER, Président du département des Yvelines.

Michel Bayet

Accès au Marché de Fontenay

L’entrée du parking du marché de Fontenay arbore depuis quelques jours une grande banderole, qui annonce la gratuité du parking.

C’est effectivement très commode, quand on est garé au parking de faire ses courses à l’étage au-dessus, et de pouvoir aller et venir avec son cabas, sur seulement quelques mètres : finie la corvée de devoir transporter jusque chez soi un sac lourdement chargé…

C’est encore mieux quand on n’a pas à payer le parking !

Oui mais, comment aller au marché?

Par exemple, aller de la Mairie au marché, à pied, représente une marche de 140 mètres, et un peu plus d’une minute.

En voiture : on remonte la rue Boucicaut, mais on ne peut tourner à droite immédiatement, puisque les deux rues de la place de Gaulle (au sud-est, et au Nord-Ouest) sont toutes deux en sens unique… On continue et on trouve la rue La Boissière barrée… On poursuit jusqu’à la rue Blanchard, elle aussi décorée d’un superbe panneau rond et rouge, barré d’un trait blanc… On insiste, on pénètre sur le territoire de Chatillon, et, à la fin de la rue de Fontenay, on peut tourner à droite sur la rue des Pierrelais, laquelle nous ramène à Fontenay. Un coup à droite vers la rue de Verdun, et on y est. Ouf !

Ce périple nous a coûté 1 700 mètres…

Conclusion : deux solutions :

1-     Se garer gratuitement au marché après 1,7 km en voiture, 6 à 10 minutes suivant la circulation.

2-     Se garer devant la Mairie, et faire à pied les 140 mètres restants, quitte à prendre un PV … voire à se faire un tour de rein !

A votre bon choix Mesdames, Messieurs.

Nota :   

1- L’accès à la rue des Pierrelais depuis l’avenue Dolivet est bloqué par des travaux.

2- Les jours de marché, la rue La Boissière est interdite vers le Sud au niveau du marché

Michel Bayet