Chronique d’un Fontenaisien qui est atteint du COVID : 3 – la surprise

Découvrir de nos jours que l’on est atteint par le COVID n’est pas d’une grande originalité… sauf que quand c’est vous que ça concerne… Faut-il parler de stupeur ? S’embarquer dans ce genre de galère, avec un facteur de comorbidité qui vous a mis à plat les défenses immunitaires quelques mois plus tôt… voilà un projet!

J’étais resté à Paris dans l’attente de mon vaccin que j’ai finalement reçu le 20 mars à l’excellent vaccinodrome de Clamart (Pfizer). J’ai dans la foulée rejoint mon épouse qui était à côté de Besançon dans notre maison de famille. Après quelques jours pendant lesquels, je n’étais pas très en forme mais sans signe aigu, je me suis retrouvé le 2 avril (J1) devant le médecin généraliste local d’Arc-et-Senans. Une jeune femme énergique qui m’a vivement mis sur un doigt un capteur du taux de saturation de l’oxygène dans le sang et a derechef téléphoné au SAMU le plus proche pour m’envoyer aux urgences de l’hôpital universitaire de Besançon. Il était environ 11 heures. Mon taux n’arrivait pas à atteindre les 90% requis par la faculté.

Après mon admission sans même une brosse à dents en service de réanimation, passage d’un scanner : poumons très atteints….

À la fin du week-end, le service m’a transféré à la Clinique Saint Vincent dans un service de gériatrie ou de pneumologie recyclé en service spécialisé au COVID. Sans doute un partage des rôles plus efficaces entre l’hôpital et la clinique.

Nouveau scanner à J4: bonne nouvelle : pas de caillot, donc peu de risque d’embolie. Mais nouvelle zone du poumon inflammée. Mise immédiatement sous traitement de cortisones. Médicament proscrit au début de l’arrivée du COVID, mais maintenant prescrit à forte dose me dira plus tard un médecin…

Ma vie s’installe doucement, avec l’équipement idoine: faisceau cardiaque, arrivée d’oxygène, sonde de saturation de l’oxygène et musiques diverses et variées quand un paramètre sort du cadre ou qu’un fil se débranche, plus l’inévitable sonnette pour demander de l’aide. Le tout télésurveillé à partir du bureau des infirmières, à dix mètres de ma chambre. Jour et nuit.

A J33 – jour de mon anniversaire – la clinique me transfère dans un centre spécialisé de rééducation à la respiration. Débarrassé du COVID, dont je n’étais même plus porteur, il me restait à réparer le dommage fait à mes poumons. On était ramené à un cas classique, archi-connu…

Sans m’en rendre compte, j’avais perdu entre le 15 mars et J1, 13 kg, puis entre J1 et J33, 11 kg supplémentaires (mesures entrée hôpital)… Retour à mon poids de forme de mes … 15 ans!

A suivre.

Michel Bayet

Remarques sur l’article : Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 16 ème document) : Le budget 2021 et la situation financière de la Ville

Article  : Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 16 ème document) : Le budget 2021 et la situation financière de la Ville

Cet article de l’ancien adjoint aux finances est très intéressant, puisque l’ancien titulaire de la charge porte un avis sur le travail de son successeur.

Néanmoins une remarque importante. Monsieur Durand disait régulièrement quand c’était lui qui faisait les budgets: les charges de personnel (salaire plus charges) sont sous contrôle. Cette année il dit qu’elles sont stables. Ce commentaire est un peu lapidaire, et ne répond pas à mon avis à la question de fond.

En fait ce n’est pas le budget des salaires chargés qui compte, c’est l’headcount (décompte des têtes dans cet anglicisme, i.e. le dénombre détaillé, service par service, des salariés). En particulier, les éléments budgétaires ne donnent pas d’information sur les services annexes de la ville (théâtre, CCJL, la SPL-SPA …).

Par ailleurs, vu l’imbroglio des échanges avec le Territoire et notamment des tâches confiées – paraît-il gratuitement – et au mécanisme de compensation (CLECT, commission au fonctionnement mystérieux) on a du mal à répondre à la question suivante : fait-t-on avec le même budget les mêmes choses que l’on faisait il y a 2, 3 ou 4ans ?

On comprend que Monsieur Durand n’ait pas souhaité aborder le sujet en ces termes: cela aurait été dévoiler les recettes de cuisine qu’il utilisait lui-même pour habiller – enjoliver ? – ses propres budgets…

Michel BAYET.
Membre du Modem

Chronique d’un Fontenaisien qui est atteint du COVID : 2- la première bouchée

La première bouchée, c’est celle du matin, la première que vous infligez au petit pain qui ne vous a rien fait, et que vous vous proposez de déguster au petit déjeuner. Cela est d’une grande banalité, et on reproduit ce geste tous les jours sans s’en rendre compte. Mais dans le cas du COVID, où la faiblesse est un élément caractéristique de l’état physique, il devient un acte de quasi souveraineté…

Comme je le décrirai plus en détail, la faiblesse ou grande fatigue, est, en ce qui me concerne, l’état permanent  du COVID. À savoir, le moindre effort consomme en quelques secondes le stock d’oxygène que l’on a dans le sang, et il faut plusieurs minutes de respiration, plus ou moins difficiles, pour récupérer cette dépense. Or il se trouve que l’opération de mordre, de sectionner, de mastiquer et de déglutir une bouchée de tartine, est considérée par la mécanique de notre corps comme une petite opération. Elle est à ce titre exonérée des exigences de respiration compensatoire évoquées ci-dessus. En clair, on la démarrant on est sûr de la terminer. On a donc le contrôle! On est vivant.

Mais cette petite victoire ne se gagnait pas si facilement. Hormis le fait qu’elle se situait après une nuit plus ou moins difficile – on en reparlera – il fallait encore passer l’épreuve de la confiture. Quand j’étais à l’hôpital de Besançon, SODEXHO proposait un petit déjeuner classique : café au lait, pain, beurre, confiture. Sauf que que la confiture, de la méchante marque NOVA, refusait de coopérer. Normalement ce genre de boîtier est recouvert d’une fine membrane plastique, collée sur la périphérie, à l’exception d’un angle que l’on soulève pour retirer le couvercle. Sauf que, pour des raisons industrielles  mystérieuses, il n’y avait pas de coin libre de colle, et le couvercle gardait jalousement son contenu!

Qu’à cela ne tienne ! Cette fine lame de plastique n’allait tout de même pas résister à un bon vieux couteau. Là encore, surprise : pour des raisons liées au COVID, les couverts de l’hôpital sont en… bois! Un bon bois du Jura sans doute, mais même les dents de la  fourchette ne sont pas assez pointues pour percer le plastique. Le premier jour j’ai demandé à une infirmière de venir à mon secours. Mais par la suite je me suis senti obligé de trouver une solution: me présenter comme ingénieur aéronautique, et ne pas arriver à régler un problème d’opercule paraissait incongru… En brisant une des dents de la fourchette, on crée une extrémité suffisamment aiguë capable de venir à bout du plastique… Mon épouse m’a par la suite apporté un pique-olive et le problème était réglé de façon plus technologique.

Voilà toute l’histoire de la première bouchée et de sa fourchette en bois.

Michel Bayet

Chronique d’un Fontenaisien qui est atteint du COVID

Vous le savez peut-être, j’ai été touché par le COVID. Ceci n’a rien d’original par les temps qui courent. Mais, quand j’en parle à certains de mes amis, je saisi combien il leur est difficile de saisir la situation concrètement. En accord avec le très aimable gestionnaire du site, je me propose donc de faire une petite chronique pour vous raconter en toute simplicité mon vécu. Un vécu parmi d’autres, sans plus.

Après un mois en réanimation, je suis maintenant dans une maison de rééducation à la respiration, et ma situation ne me paraît pas trop compromise. Néanmoins je me permettrai de mettre quelques semaines de différé entre la narration et les faits, même si le suspense risque d’en souffrir!

Je vous prie également de m’excuser pour des descriptions qui seront peut-être un peu crues, voire scatologiques… Mais dans une situation comme celle-ci, ces détails du quotidien, que l’on ne partage pas normalement, deviennent le centre de la réalité.

N’hésitez pas à me faire part de vos retours, si tu cela ne vous convient pas.

Michel Bayet.

Reconstruire l’ESCALE

Selon certaines sources, l’incident du jeudi 29 avril est le résultat d’une bagarre entre une bande venue de Bagneux et de jeunes des Blagis à laquelle a mis fin la police. Les explosions entendues (quatre) auraient été bien identifiées par un amateur artificier comme des coups de pistolet (deux armes différentes) et non comme le départ de feux d’artifice. Un membre du soutien scolaire qui habite dans le quartier a confirmé le tir d’armes à feu.

Ce genre d’incident n’est visiblement pas le 1er. Mais l’usage d’armes à feu en plein jour (il était environ 19h) paraît plutôt nouveau. En tout cas cela me paraît inadmissible de laisser ce genre de choses se produire dans le périmètre même de Fontenay-aux-Roses.  Hélas, cette situation n’est pas le résultat d’une génération spontanée, mais a des causes anciennes bien connues, que beaucoup veulent oublier…

Petit retour en arrière.

La construction de la maison de quartier a été décidée par le maire MOIZAN et a été terminée début 1991, date à laquelle il a créé l’association l’ESCALE pour assurer le fonctionnement de la maison. Quand BUCHET est devenu maire, en 1994, il en a hérité. Suite à des conflits graves entre le personnel et le conseil d’administration, il a dissout l’ESCALE fin 1999. L’ASAP, association de soutien scolaire actuelle a été créé début 2000.

J’ai été membre de l’association à partir de 1996, comme animateur de soutien scolaire, et me suis progressivement intégré au ÇA, jusqu’à être candidat à la Présidence… ce qui n’a pas vraiment plu au maire, et achevé sa décision de fermeture…

L’ESCALE dans ses années que j’ai connues était une association solide, dotée de 13 personnes équivalent temps plein et d’un budget de 600 000 Euros … et d’un directeur costaud. L’association assurait la coordination des activités sociales et culturelles. Surtout elle connaissait les familles et les réseaux et savait où aller chercher en cas de problème… Ce n’était pas de tout repos. Je me rappelle le directeur me dire: quand je suis arrivé, il nous a fallu trois ans pour reprendre la main aux grands frères…

Cela fait plus de 10 ans que l’association a disparu. La mauvaise herbe a poussé et elle donne ses graines… On a pris des mesures cosmétiques: nommé un gardien, un directeur, un maire adjoint qui ne sortent pas de leur bureau, et font ce qu’ils peuvent dans leur coin,  c’est à dire rien. Il faut une équipe forte, neutre, structurée, soutenue et bien financée.

Les mêmes causes ne pouvant que conduire aux mêmes effets, il est indispensable de recréer une structure socioculturelle pour reprendre le travail.

 Nous connaissons tous au moins deux maires du voisinage qui auraient battu la campagne au département, à la région, à Bruxelles pour obtenir un soutien concret.

Avons-nous ce maire?

Michel Bayet.

Un permis de construire laborieux !

Le permis de construire d’un immeuble de 15 logements rue Boris Vildé (angle de la rue Pasteur) est en train de devenir une nouvelle affaire. Ce permis déposé le 13 novembre a été refusé par la Ville sur l’avis de la Commission des Permis de Construire du 11 janvier. Mais, suite à un problème administratif, ce refus a été déclaré nul. D’où nouvelle instruction du dossier pour statuer début mai.

Le motif donné par le Maire pour ce refus est le suivant : « du fait de l’absence de grands parcs à Fontenay aux Roses, les espaces verts sont majoritairement assurés par les zones pavillonnaires » déclare-t-il aux opposants du projet qu’il recevait le 25 janvier. Slogan à la mode à l’époque de la construction du PLU, mais qui n’a jamais été démontré scientifiquement. De plus comparer les zones pavillonnaires à des parcs, c’est supposer que ces espaces, privés, sont accessibles à tous ! Enfin, il faut noter que cette partie de la zone UE comporte très peu d’immeubles, et de surcroit deux zones boisées (espace boisé Boris Vildé, et coteaux boisés du Panorama).

Le permis demandé respecte, sans doute, toutes les exigences règlementaires, mais un immeuble de 15 appartements, ça n’est pas un pavillon !  Or la zone UE dans laquelle est prévu le projet est décrite dans le PLU (chapitre 4-Règlement, page 96) comme : « une zone d’habitat à dominante résidentielle sous forme majoritairement individuel, de type pavillonnaire ». Le terme majoritairement peut être facilement interprété. 51% ? 80% ? Et qui interprète ? Les rédacteurs du PLU ont probablement voulu se donner des marges de manœuvre, mais leur volonté de souplesse risque de poser problème : le propriétaire aura évidemment un avis différent des opposants.

Les enjeux économiques ne sont en effet pas vraiment les mêmes entre la vente d’un terrain avec un pavillon, et celle du même terrain pour la construction d’un immeuble de 15 appartements. On peut même penser que ces enjeux valent bien un bon procès… On se trouverait alors dans la situation amusante, dans laquelle la Ville après avoir largement bataillé et dépensé nos deniers à combattre les opposants à toute construction, se verrait assignée en justice dans la position inverse ! Et la majorité qui prône sur tous les tons la densification de la Ville se trouverait alors dans le camp de Malthus !

A moins que… Faut-il s’interroger sur la volonté de L. Vastel de vraiment densifier la ville ? Par esprit de classe, pencherait-il du côté des pavillons ?

Sur le fond, où se trouve l’intérêt général ?

  • L’habitat de Fontenay compte 17% de maisons qui occupent environ la moitié de la superficie de la ville. Ce qui veut dire que la densité d’habitants au km2 varie en première approximation dans un ratio de 5 à 1 entre les zones d’immeubles et les zones pavillonnaires.
  • Les immeubles à caractère social sont, à l’exception des Paradis, répartis de façon relativement harmonieuse sur la Ville.
  • La ville doit construire 1 500 logements nouveaux – niveau que certains, dans la majorité municipale, souhaitent porter à 2 000.

La question de l’intérêt général est donc tout simplement la suivante : vaut-il mieux, dans l’intérêt de la ville et pour son équilibre social, densifier encore plus les zones les plus denses ? les Paradis, les Sorrières, le quartier de Scarron ? Où ne serait-il pas plus avisé de répartir une part de ces nouveaux appartements dans les zones pavillonnaires ? Doit-on mettre en priorité les quelques voisins qui pensent que ce nouvel immeuble va les déranger, ou l’intérêt bien compris des Fontenaisiens dans leur ensemble ?

Peut-on imaginer que la sagesse et l’intérêt général primeront ?

Michel BAYET – membre du Modem

Un Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) pour 2021 bien rétrospectif !

La présentation de Jean-Luc Delerin, adjoint au maire aux finances, au Conseil Municipal du 4 mars commençait bien.

Dès la deuxième minute de son intervention, il nous annonçait, qu’après un éclairage général sur le contexte économique et social du pays, puis sa déclinaison à Fontenay, il allait nous donner ses « orientations pour les cinq années à venir ».

Présentation orale de Jean Luc Délerin et Débat d’Orientation Budgétaire

Las… Au bout de 41 minutes d’exposé, l’horizon à cinq ans s’était rétréci à… 2021 ! Et comme l’a commenté Gilles Mergy, sur les 23 pages du documents remis aux élus, 17 étaient consacrées à la rétrospective et à la situation économique de la France.

Gilles Mergy a lu en Conseil des extraits de la loi NOTRE sur les éléments devant être présents dans le DOB. Sous réserve d’analyse par des juristes distingués, le domaine temporel qui doit être couvert par le DOB n’est pas très clair : « Le débat du DOB a pour vocation de présenter les grandes lignes de la politique budgétaire pour l’année à venir ». Mais il est précisé par ailleurs que le DOB doit contenir « la présentation des engagements pluriannuels, notamment les orientations envisagées en matière de programmation d’investissement » (Décret du 24 juin 2016). Sur ces investissements, avec une vague dernière page qui donne des grandes masses sans aucune indication sur le calendrier, le DOB 2021 respecte visiblement très marginalement la loi.

Dans ce flou relatif, Jean-Michel Durand avait, il y a cinq ans, fait un choix beaucoup plus ouvert : homme d’industrie, il avait carrément présenté un plan à 5 ans dans le DOB 2016. Le Modem de l’époque l’avait même félicité pour cet effort de transparence et de pédagogie (tract du Modem d’avril 2016). Le DOB 2016 donnait en particulier des éléments de prospective financière sur la période 2015-2020 (recettes et dépenses de fonctionnement et d’investissement, épargne nette, fond de roulement, trésorerie, encours de dette). Pour les investissements 10 pages (sur les 50 du DOB) donnaient des tableaux très détaillés des 3 PPI (Programmation Pluriannuelle des Investissements) : voirie, bâtiments et informatique. Ces documents n’ont pas été inventés par l’Adjoint aux finances lui-même ; ils sont donc forcément tenus, entretenus et mis à jour en continu par l’administration. Ce serait faire injure au professionnalisme des services de notre Ville, que de laisser penser qu’une entité qui gère plusieurs dizaines de millions par an, aussi bien en fonctionnement qu’en investissements, n’utilise pas ces méthodes !

Pourquoi donc le Maire refuse-t-il de les communiquer aux élus ? Que souhait-il cacher ?

L’ouverture d’esprit jouée par le prédécesseur de Jean-Luc Delerin n’a pas tenu longtemps : on n’en trouve plus trace dans le DOB 2021 ! Pour son second mandat, L. Vastel qui a assuré le passage de relai, a visiblement donné au nouvel adjoint les ‘bonnes’ consignes ; lequel, élu tout neuf, n’a pas eu le cran de contester…

A-t-il oublié que le Maire n’est pas son supérieur hiérarchique, mais simplement un de ses pairs, élu comme lui en direct par les Fontenaisiens ?

Bien qu’à la tête d’une équipe renouvelée, L. Vastel continue d’à appliquer ses vieilles recettes de non transparence et de dissimulation…

Ce DOB 2021 est un bel exercice de pure forme, à la limite du légal, qui a été complètement vidé la substance.

Michel Bayet. Membre du Modem.

Présentation de Jean Luc Délerin 

Rapport d’Orientation Budgétaire

Une Société Anonyme d’Economie Mixte (SAEM) avec Clamart : pour quoi faire ?

Dans le dossier remis aux Conseillers deux jours avant le Conseil municipal du 20 novembre, sur les 248 pages 48 sont consacrées à la création d’une SEAM avec Clamart. Deux pages [a] présentent le sujet et le reste détaille les statuts de la société [b], tout à fait banaux.

La lecture de cette maigre documentation laisse à penser que L. Vastel, Maire de Fontenay-aux-Roses ne sait vraiment pas où M. Berger, Maire de Clamart, veut l’emmener…  En tous cas, tout cela pose un certain nombre de questions.

1-     Pour quoi faire ?

L’objet principal est de « fournir des prestations dans le domaine du stationnement public ou privé… une infrastructure de recharge électrique… ou de production d’énergie verte ». Concrètement pour Fontenay il s’agit de : « réactivation des bornes Autolib » ; « développement de consignes à vélo près des gares de RER et de tramway » ; mutualisation des parkings publics et privés ; offre pour les déplacements du « dernier kilomètre » (autopartage, location de vélos). Le texte ne le dit pas, mais au cours du Conseil a été évoqué la fourniture d’hydrogène…

Dans les statuts, on trouve la précision suivante : « dans le périmètre géographique de la France Métropolitaine ».  On peut donc légitimement anticiper dans un avenir raisonnable l’inauguration par le L. Vastel d’une usine à hydrogène à Nice, construite par ses soins !

Mais sérieusement, pour remettre en état nos 3 ou 4 bornes Autolib, et construire deux hangars à Vélo, est-il besoin de créer une structure dotée d’un capital de 1,6 millions d’Euros ? Alors que quelques centaines de milliers suffisent largement.

La réutilisation des bornes Autolib est sans doute une bonne idée. Mais cette action a-t-elle un sens dans le cadre exigu de Clamart-Fontenay ?  Les inventeurs de ce projet ont-ils pris langue avec la Ville de Paris, qui est en train de confier à la société TOTAL [c] ses 1 489 points de charge ? Ou de la Région qui est forcément concernée par ce sujet ? Ont-ils par ailleurs envisagé la complexité de la gestion de ces bornes ? En particulier va-t-on créer une carte d’abonnement Fontenay-Electricité pour les usagers de ces bornes ? Lesquels usagers seront ravis de se promener en Région parisienne avec une carte d’alimentation électrique par ville, un peu comme on l’a pour le stationnement (à Paris, en tous cas) ?

2-     Avec qui ?

Une Société Anonyme d’Economie Mixte (SAEM) a par définition des actionnaires publics et privés.

  • Côté privé, on note la présence de deux Banques, pour un total de 15.6 % du capital. Certes ce sont des banques qui sont spécialisées dans le financement des structures publiques, mais elles sont avant tout des banques. Leur objet n’est pas de faire de l’aménagement du territoire, mais de percevoir des dividendes afin de rentabiliser leur investissement. La Ville de Fontenay se comporte-t-elle maintenant comme un fond spéculatif et espère-t-elle tirer un revenu substantiel de sa mise de fonds ? Est-ce vraiment son rôle ?
    => A noter que côté privé, on trouve bizarrement l’office HLM de Clamart pour 12.5%.
  • Côté public : Clamart 28,1 %, Fontenay 15.6%, Territoire 28.1%. Ce qui fait que M. Berger, Maire de Clamart, Président du Territoire et tuteur de son office HLM dispose de plus de 66% des actions. Il a donc tous les pouvoirs, y compris celui de changer les statuts… Inutile même pour notre ville de désigner des représentants, puisqu’ils n’auront aucun poids pour changer quoi que ce soit. Sauf si on veut les récompenser avec des jetons de présence, qu’ils pourront du reste toucher même se déplacer. L’article 23.1 des statuts précise en effet que « L’assemblée générale peut allouer aux administrateurs […] à titre de jetons de présence, une somme fixe annuelle que cette assemblée détermine », sans même tenir compte de la présence effective des administrateurs !

On peut aussi s’étonner qu’aucune autre ville du Territoire ne se soit sentie attirée par cette grande aventure capitalistique… On dit que deux autres villes ont failli signer. Il serait intéressant de connaître leurs raisons…

3-     Quelle stratégie ?

Dans quel cerveau a germé cette idée brillante ? Quel est, en dehors de toute tactique et dissimulation, le projet sous-jacent ?

On aura compris au moins deux choses :

  • Cette création entérine un peu plus la soumission de Fontenay à M. Berger : après la SPLA, la concession de l’entretien des rues, la fable de la cuisine commune et l’arnaque du stade du panorama. Ces deux derniers projets présentant l’avantage de donner à Clamart les habitants (et les subventions et taxes associées : DGF, taxes foncière et d’habitation – ou son ersatz), et à Fontenay les sujétions et les outils collectifs… Même si la construction de ces équipements ne nous coûte rien : ça ne nous coûte rien, mais ça nous prive surtout d’un flux de taxes pérenne et substantiel.
  • M. Berger met en place un outil aux missions intentionnellement floues, qui lui permettra d’entreprendre ce qu’il voudra quand il voudra, tout en faisant partager à Fontenay les risques financiers… On a déjà donné à Fontenay pour ce genre d’aventures.

4 –    Pourquoi L. Vastel s’embarque-t-il dans cette aventure ?

Cette présentation est tellement peu claire que l’on se demande si le Conseil municipal qui a voté les résolutions relatives à cette SAEM a bien saisi les enjeux du sujet. Ou bien L. Vastel ne sait pas où il va, ou bien il ne veut pas dire pourquoi il y va. Transparence…

A moins que L. Vastel ne soigne sa relation avec M. Berger, porte-parole de Mme Pécresse, qui, Présidente de la République en 2027, choisira Laurent Vastel parmi ses ministres…

Mais où est l’intérêt de notre Ville et de ses habitants ?

Michel Bayet – Modem

[a] Rapport de présentation au Conseil municipal

[b] Statuts visiblement recopiés à la va-vite, puis que l’on ne connait même pas le nombre d’administrateurs : de 3 à 18 selon l’article 16.1.1 ou 11 selon l’article 16.1.3.

[c] Les Echos du 12 novembre

Municipales 2020 : message de Michel BAYET, co-animateur du MODEM

Il y a six ans les Fontenaisiens, choqués du comportement de Pascal Buchet, ont accueilli à bras ouverts un homme nouveau arrivé dans les jupes d’une sous-branche de la droite locale, visiblement en panne de leaders locaux…

On a vu le résultat ! On attendait le gendre parfait, et on a rapidement compris que cet homme qui avait fait le tour de diverses villes de la région pour se trouver un mandat de Maire, n’avait aucun intérêt pour notre petite ville de banlieue. Il lui fallait un marchepied pour devenir ministre. Il s’est donc mis à cumuler sans vergogne les postes de Maire, Vice-Président de Territoire, et Conseiller Départemental. En cumulant bien sûr les divers émoluments correspondants – jusqu’à être mieux payé que le Député – et sans beaucoup de réalisations : qui à Fontenay a jamais vu un rapport ou une note écrit par L. Vastel sur les affaires du Territoire ou du département ?

Dans notre ville, il s’est contenté de faire du ‘beau’ pour le centre-ville : jets d’eau devant l’Eglise, façade Las Vegas au théâtre, et mare aux canards devant la Mairie. En laissant dans leur état plusieurs quartiers périphériques dont l’état nécessitait une action vigoureuse. Mieux, il a bluffé et menti sans hésiter pendant trois années aux habitants du quartier des Paradis, en leur faisant croire qu’il allait reconstruire à neuf tout leur quartier pour des prix de loyers inchangés… alors que le Maire de Fontenay n’a aucun moyen d’action sur ces bâtiments, dont le propriétaire (office HLM92) a bien d’autres priorités… On peut aussi mentionner l’incapacité à régler le problème pourtant bien simple du devenir de l’ex-conservatoire…

Mais surtout, L. Vastel a montré un dédain indigne vis à vis de ses administrés : non content de d’humilier ses adjoints en public lors des séances du conseil municipal, ou d’éliminer vicieusement des anciens alliés, il a monté pour le projet de la Place de Gaulle une concertation bidon, à laquelle hélas beaucoup de Fontenaisiens ont cru, et qui s’est révélée être un déni de démocratie pur et simple …

Gilles Mergy, lui on le connait. Il est de Fontenay ; il connait la ville ; il connait le fonctionnement municipal pour y avoir été élu à plusieurs reprises. Et les Fontenaisiens le connaissent. En ce qui me concerne, je connais Gilles de longue date pour avoir collé des affiches et distribué des tracts avec lui à l’époque où le PS était encore socialiste… Il a la compétence pour diriger une ville. Il a la force pour s’émanciper de son ex-mentor et pour tenir à leur place ses nouveaux alliés, ces grands prêtres de la religion à la mode qui n’ont – anciens ou nouveaux – aucunement su démontrer ni leur ouverture, ni leur largeur de vue, ni leur sens politique…

Je recommande à mes colistiers de la liste Bourdet de voter Mergy, même s’ils sont un peu amers que personne de leur liste ne représente dans l’alliance les 8% de Fontenaisiens qui ont voté pour Suzanne…

Je suggère vivement à tous les Fontenaisiens d’aller voter et de voter Mergy pour répudier L. Vastel

Lettre au Député : PMA n°6 – et l’enfant

Monsieur notre Député,

On ne choisit pas ses parents, comme on ne décide pas de naître ! Mais pour autant les parents ne sont pas les propriétaires de leurs enfants. Ils sont juste les mieux placés pour les aider à se développer et à se forger leur propre jugement. A les éduquer tout simplement. La PMA pour toutes, qui consiste a sciemment mettre au monde un orphelin, pose toute la question du rôle du Père. Sans s’embarquer dans des raisonnements psychologiques compliqués, chacun de nous est capable d’avoir un point de vue. Ceux qui ont eu la chance d’avoir eu un Père considèrent-ils que celui-ci ne leur a servi à rien dans la construction de leur personnalité ? Ceux qui sont Pères aujourd’hui considèrent-ils qu’ils sont inutiles ?

On connait tous des mauvais Pères bien sûr, comme des mauvaises mères du reste, et personne n’est parfait. Nous connaissons tous des personnes qui ont perdu leur Père, pour diverses raisons, et qui néanmoins ont été capables de vivre. On connait aussi des personnes qui portent un handicap, handicap congénital pour certains, ou handicap suite à une maladie ou un accident, et qui sont capables de surmonter cette situation, avec l’aide de leurs proches et de la société.

Mais de quel droit peut-on froidement et en toute conscience, imposer à un être humain qui n’a rien demandé, un handicap congénital : celui de naître sans Père ? Certes, avec l’aide de son entourage et de la société, cet handicapé de naissance fera comme les autres handicapés. Mais en est-on si sûr ? Les lobbies font état d’études dites scientifiques qui déclarent que ces enfants sont comme les autres, alors que l’on a un tout petit recul sur ce phénomène. Et que certains psychologues pensent qu’il faut deux générations pour que l’on soit capable de juger des conséquences de cette situation.

Et de quel droit impose-t-on à la collectivité d’assumer les coûts inévitablement associés à ce handicap ?

Et le principe de précaution : Principe selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées  visant à prévenir un risque dans les domaines de l’environnement, de la santé ou de l’alimentation. (*)

Monsieur le Député, serez-vous parmi ceux qui attaqueront en justice la loi ?

Respectueusement.

Michel Bayet.
Membre du Modem

(*) L’avenir du père – Jean-Pierre Winter –page 189