C’était il y a 5 ans, Amedy Coulibaly, vivait à Fontenay aux Roses avec sa compagne avant de participer aux attentats de janvier 2015

Amedy Coulibaly, né le  à Juvisy-sur-Orge dans l’Essonne et mort le  à Paris, est un délinquant multirécidiviste français, passé au terrorisme islamiste. Il est l’un des auteurs des attentats de janvier 2015 en France.

À sa sortie de prison, Amedy Coulibaly se marie religieusement mais pas civilement le , avec la femme qu’il connaît depuis deux ans, Hayat Boumeddiene. À partir de 2010, le couple vit à Bagneux. En 2014, ils résident à Fontenay-aux-Roses.

Nous avons fait plusieurs articles sur ces événements :

La compagne du terroriste Amedy Coulibaly vivait à Fontenay aux Roses

Grand rassemblement des Fontenaisiens pour l’appel au recueillement du samedi 10 janvier

Plan Vigipirate alerte attentat mis en oeuvre à Fontenay-aux-Roses

Détail des faits, Source : Wikipédia :  Amedy Coulibaly

Contrôlé à Paris en décembre 2014

Le 30 décembre 2014, Hayat Boumeddiene loue une Seat Ibiza. Le même jour vers midi, le véhicule est arrêté par deux motards de la direction de l’ordre public et de la circulation, pour un contrôle de routine dans le 19e arrondissement de Paris. Amedy Coulibaly conduit le véhicule avec Hayat Boumeddiene à ses côtés. Il vient d’avoir son permis de conduire le  ; il présente ses papiers aux policiers, dont une attestation de réussite à l’examen. Les papiers du véhicule et du conducteur sont en règle.

Les policiers respectent la procédure à la lettre et consultent le fichier des personnes recherchées (FPR). Ladite fiche d’Amedy Coulibaly est bien signée du service demandeur « AT » pour « Anti-terrorisme » avec la mention « PJ02 ». La mention précise que l’individu est considéré comme dangereux et appartient à la mouvance islamiste. Le policier doit alors récolter le maximum d’informations sans éveiller les soupçons : la marque de la voiture, la plaque d’immatriculation, l’identité des passagers. Les policiers auraient informé leur hiérarchie et les services antiterroristes. Sans réaction de leur part, « la consigne était de ne pas l’interpeller » précise Le Canard enchaîné, selon qui « les motards n’ont donc commis aucune faute ».

Amedy Coulibaly repart de nouveau sans être interrogé, bien que le plan Vigipirate soit déjà renforcé. Après les événements du 7 au , Vigipirate est relevé au niveau « attentat ».

Déplacement à Madrid

Amedy Coulibaly utilise la Seat pour se rendre à Madrid. Il y conduit sa compagne Hayat Boumeddiene. Dans la nuit du 1er au , le couple traverse la frontière espagnole en voiture.

Les frères Belhoucine, Mehdi Sabry et Mohamed, la femme et le fils de ce dernier, regagnent Madrid dans deux bus Eurolines différents le même jour.

Tous à l’exception d’Amedy Coulibaly prennent l’avion de l’aéroport de Madrid Barajas pour la Turquie le lendemain, . Amedy Coulibaly rentre rapidement vers Paris le jour même, à tel point qu’il est flashé à trois reprises sur la route. Il restitue le véhicule le .

De retour en France, rencontre avec Chérif Kouachi

Le , il donne une rapide visite à sa famille à Grigny.

Il se rend en Belgique dans la nuit du 5 au 6 , pour récupérer l’argent de la vente du Mini Cooper d’Hayat Boumeddiene auprès du trafiquant d’armes Metim K44. Puis il revient en région parisienne pour croiser Chérif Kouachi.

Vingt-quatre heures avant le début des tueries, Amedy Coulibaly et les frères Kouachi activent une ligne téléphonique qui leur permet d’échanger discrètement. Au total, ils échangent six SMS sur la ligne.

Dans la soirée du , la veille de l’attentat de Charlie Hebdo, Chérif Kouachi s’éclipse de chez lui à Gennevilliers entre minuit et 1 h du matin. Il rencontre Amedy Coulibaly. Les enquêteurs pensent que c’est pour synchroniser les derniers détails des attaques.

Le  au matin, une des lignes téléphoniques d’Amedy Coulibaly reçoit encore un appel de Chérif Kouachi, depuis son domicile de Gennevilliers. Le SMS est envoyé à peine une heure avant l’attentat de Charlie Hebdo. Les enquêteurs ont la certitude que les attentats des frères Kouachi et de Coulibaly sont concertés

Fusillade à Fontenay-aux-Roses sur la Coulée Verte, le  à 20 h 30

Voir notre article : Un joggeur grièvement blessé sur la Coulée Verte

Il est soupçonné durant quelques jours d’avoir tiré, le  à 20 h 30, sur un joggeur à Fontenay-aux-Roses, Romain D., ville où il réside. L’agressé est grièvement blessé par cinq coups de feu à l’arme automatique, dont deux tirés alors qu’il est au sol, sans aucun motif apparent. Gravement blessé, le joggeur décrit un assaillant de type européen, mais il est flou sur la description de son agresseur.

Rien ne permet d’attribuer formellement les tirs à Amedy Coulibaly. Le joggeur reconnaitra par la suite un autre complice présumé de l’affaire, arrêté en  . En , le joggeur toujours lourdement handicapé répète « Pour moi, ce n’était pas Coulibaly »

Fusillade à Montrouge

Le  à Montrouge, vers 8 h57, il s’approche de deux policiers et de deux agents de voirie qui interviennent sur un banal accident de la circulation entre Montrouge et Malakoff, avec un fusil d’assaut et une arme de poing. Vêtu de noir, d’un gilet pare-balles et d’une cagoule, il tue à la Kalachnikov une agent de police municipale (Clarissa Jean-Philippe) de plusieurs balles dans le dos, et blesse grièvement un agent de voirie qui aurait tenté de s’interposer, d’une balle qui lui traverse la joue.

Amedy Coulibaly abandonne sur place sa moto Suzuki de grosse cylindrée, modèle GSX-R et cherche à s’emparer d’un véhicule sans succès, puis il réussit à s’enfuir à bord d’une Clio blanche qu’il laisse à Arcueil, près d’une station de RER.

Une trace ADN, retrouvée sur la cagoule qui lui a été arrachée sur place et analysée dès minuit ce soir-là – soit un délai extrêmement court –, identifie formellement Amedy Coulibaly. Le conducteur du premier véhicule, que n’a pas réussi à voler le meurtrier, le reconnaît également. Les enquêteurs, connaissant sa relation avec Chérif Kouachi, puisqu’ils s’étaient rencontrés en prison dès 2005, font le lien entre les deux hommes. Dans la nuit, les forces de l’ordre perquisitionnent son domicile de Fontenay-aux-Roses.

Voiture piégée à Villejuif

Le  au soir, il est suspecté d’être l’auteur de l’explosion d’une Renault Kangoo à Villejuif. Une revendication vidéo publiée sur internet au surlendemain de sa mort semble attester des faits, qui au moment de l’enquête, n’avaient pas été rapprochés à un acte terroriste.

Prise d’otages de la porte de Vincennes (supérette Hypercacher)

Le , vers 13 heures, il prend en otage les clients et les employés d’une supérette Hypercacherporte de Vincennes et tue quatre d’entre eux.

Il affirme au téléphone vers 15 heures à BFM TV s’être « synchronisé » avec les tueurs de Charlie Hebdo, et se réclame de l’État islamique.

Il meurt au cours des échanges de tirs avec les policiers du RAID et de la BRI lorsqu’ils lancent l’assaut. Trois policiers et un otage sont blessés.

Le souvenir de Clarissa Jean-Philippe toujours vif entre Montrouge et Malakoff : article Le Parisien du 8 Janvier 2020

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