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Pourquoi ne pas recenser les herbes sauvages, dans les rues de Fontenay aux Roses avant de les supprimer ?

A Fontenay aux Roses, depuis l’ancienne municpalité, les herbes sauvages situées dans les rues sont enlevées avec un déherbant non chimique, utilisant de l’acide pélargonique qui est :

  1. un désherbant de contact non sélectif destiné au désherbage des espaces cultivés ou plantés ainsi que les cours, allées, et terrasses.
  2. Formulation à base d’un principe actif d’origine végétale : l’acide pélargonique présent dans la nature, notamment dans les géraniums.
  3. Polyvalent : utilisable sur des surfaces cultivées et des zones non cultivées : cours, allées, terrasses.
  4. Rapide d’action : premiers effets visibles en seulement 3 heures (par des températures de 15 à 25°C et par temps sec).
  5. Permet de semer et replanter dès 3 jours après l’application même si les mauvaises herbes ne sont pas totalement desséchées.
  6. Agit uniquement sur la plante traitée, sans effet racinaire sur les plantations voisines dans le respect des conditions d’utilisation.
  7. Une fois le produit sec (env 6h), les animaux domestiques peuvent retourner sur la surface traitée.

Comme il est non sélectif, toutes les plantes situées dans les rues, sont traitées, alors que ce traitement pourrait être plus sélectif. 

Certaines de  ces  plantes sauvages sont pourtant :

  • envahissantes,
  • diffuseurs de pollen
  •  allergissantes,
  • ou carrément toxiques, en particulier pour les chiens

Prenons quelques exemples :

Le pissenlit est une plante envahissante et qui va envahir les jardins privés voisins. Il est bien connu que les spores des pissenlits sont facilement emportés par le vent (voir la publicité pour les dictionnaires Larousse : « Je sème à tous vents »).

Les pariètaires que l’on trouve le long des murs des rues, sont envahissantes et diffuseurs de pollen

Certaines sont urticantes, comme les orties

Les orties ont d’autres vertus, car elles sont comme une plante médicinale (reminéralisante, dépurative, diurétique…) et peuvent servir à faire du purin d’ortie, qui est un fertilisant

 

 

 

 

 

 

L’ambroisie est allergisante, Cette plante, là où elle a été introduite, provoque de graves pollinoses. Majoritairement présente dans la vallée du Rhône, son aire de répartition s’élargit d’année en année.

La  Grande siguë est très toxique (en particulier pour les chiens)

Des allergies croisées sont plausibles : par exemple les particules diesel très fines peuvent s’agglomérer avec des pollens, l’ozone et le dioxyde d’azote, peuvent aussi, cette fois directement en tant qu’irritant respiratoires, fragiliser les muqueuses et préparer ou renforcer l’inflammation allergique.

Comment les plantes des rues ont été supprimées ?

Certaines plantes, comme des paritaires ont bien été supprimées.

D’autres plantes qui ne sont pas nuisibles, et participent à la beauté des rues, comme des campanules ont été supprimées.

Qu’est-il fait pour les plantes autour des arbres ?

Le traitement des plantes n’est pas systématique et il reste des plantes qui peuvent être envahissantes

Qu’est-ce qui pourrait être fait autour des arbres ?

Les plantes sauvages pourraient  être éradiquées d’abord à la main et remplacées par des plantes résistantes, comme des iris, des millepertuis, ce qui embellirait également les entourages des arbres.

Dans le boulevard de la République, des riverains avaient proposé de fleurir l’entourage des arbres  qui servent aussi de lieu de déjections canines, puisque le boulevard a cet usage. Le but de cette proposition était en même temps d’embellir le boulevard et de masquer les déjections canines. Cette proposition, faite depuis 2013, n’a pas été reprise pour le moment par la ville,.

Quelle politique pour la ville pour les plantes sauvages des rues ?

La méthode utilisée pourrait être décidée en concertation avec les habitants de chaque rue. Certains habitants se sont dits intéressés par l’entretien des entourages des arbres situés devant chez eux.

Des expériences de ce type existent dans des villes, comme à Rennes, avec «Jardinons nos rues ». Ceci permet d’enjoliver le paysage urbai et de favoriser la biodiversité.

Un plan de désherbage de la ville pourrait être décidé, en concertation avec les habitants, comme cela a été fait, par exemple à Rennes et bien d’autres villes.

Répertoire participatif des plantes sauvages des rues (*)

Le Muséum national d’histoire naturelle et l’association Tela Botanica ont lancé il y a dix ans « Sauvages de ma rue ». Ce programme de sciences participatives invite le grand public à recenser les végétaux citadins. Il s’agit de choisir une rue et d’en lister toutes les espèces visibles sur une fiche de terrain, à envoyer sur le site de l’observatoire (https://www.tela-botanica.org/). Quand un participant ne parvient pas à identifier une plante, il lui suffit de la prendre en photo et l’ensemble du réseau (57 000 passionnés de botanique !) lui vient en aide, via la plateforme Identiplante.

Un guide papier (**) répertorie également, par couleurs et par formes, les 240 espèces les plus communes. « Au fil du temps, notre œil s’aguerrit et notre regard change sur cette flore spontanée dont on découvre la diversité et les vertus, comme la grande mauve, utilisée pendant des siècles comme remède contre la toux, ou le plantain, efficace contre les piqûres de moustiques », énumère Élodie Masseguin, coordinatrice des programmes participatifs chez Tela Botanica.

Jean François BRESSE

  • Source : La Croix du 17 Mai 2022, page 16

** Guide Papier : Sauvages de ma rue, Éd. Le passage, 416 p., 12 €

2 Commentaires

  1. Jean-Yves Sommier Jean-Yves Sommier 23 mai 2022

    Je partage votre proposition. De plus ce desherbage total intervient alors même que la municipalité, avec force communication, nous incite à ne pas couper l’herbe en mai. Quelle cohérence!

  2. boulestreau marie-hélène boulestreau marie-hélène 19 mai 2022

    Votre article sur l éradication des plantes sauvages à Fontenay est intéressant . Je suis contente d ‘ apprendre que le désherbage était ” bio ” . Mais pourquoi désherber? j ‘ avais sur mon seuil des pissenlits, une véronique et du mouron blanc qui ne faisaient du mal à personne .. C’ est joli ces herbes au , pied des murs et des arbres, et bon pour les insectes. L ‘ ambroisie n ‘ est pas encore installée dans notre région , et les chiens ne vont pas manger de cigüe s ‘ ils ont encore un peu d ‘ instinct .Laissons un peu de son charme ancien à notre ville , les gens qui redoutent les plantes sauvages devraient chercher à se loger vers la Défense, pour ne pas faire de mauvaises allergies.

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