Le traitement des « mauvaises herbes » des espaces verts publics, quelle politique pour la ville ?

Ce que l’on peut observer, en parcourant les rues de Fontenay, c’est qu’il n’y a pas un traitement unique et homogène, pour ces « mauvaises herbes ».

Les mauvaises herbes  sont éradiquées à la main dans les massifs qui ont des fleurs. Elles sont éradiquées le long des trottoirs. Pourquoi celles-ci ne sont pas enlevées autour de certains arbres ?

Il faut d’abord dire que les « mauvaises herbes » sont appelées communément comme cela car elles nous paraissent inesthétiques à l’endroit où elles poussent, ou sont envahissantes. (voir article précédent).

Certaines sont envahissantes, car la composition du sol leur convient bien, qu’elles donnent beaucoup de graines par plante, qu’elles peuvent se diffuser facilement, comme les spores des pissenlits (photo), des chardons, des orties …

Certaines sont toxiques (en particulier pour les chiens) : par exemple : Datura Stramone,  Fausse renoncule, Grande siguë (photo)

Certaines sont urticantes, comme les orties (photo)

Les orties ont d’autres vertus, car elles sont comme une plante médicinale (reminéralisante, dépurative, diurétique…) et peuvent servir à faire du purin d’ortie, qui est un fertilisant.

 

 

 

 

 

Enfin d’autres sont allergisantes comme  l’Ambroisie  à feuilles d’Armoise (photo)

Cette plante, là où elle a été introduite, provoque de graves pollinoses. Majoritairement présente dans la vallée du Rhône, son aire de répartition s’élargit d’année en année.

Des allergies croisées sont plausibles : par exemple les particules diesel très fines peuvent s’agglomérer avec des pollens, l’ozone et le dioxyde d’azote, peuvent aussi, cette fois directement en tant qu’irritant respiratoires, fragiliser les muqueuses et préparer ou renforcer l’inflammation allergique.

Il existe un observatoire national de l’ambroisie :

Quelle politique pour la ville ?

Pour les massifs qui ont des fleurs, les mauvaises herbes sont éradiquées à la main.

Pour les  mauvaises herbes situées, le long des trottoirs, auparavant le traitement était fait en utilisant de la vapeur d’eau, mais cela a été abandonné, car pas suffisamment efficace et finalement assez polluant (chaudière à fuel, grosse consommation d’eau). Le traitement est fait maintenant avec un produit 100% naturel à base d’essence naturelle, mais qui nécessite le port d’un masque (voir article précédent).

Pour celles qui sont situées autour des arbres, elles pourraient être éradiquées d’abord à la main et remplacées par des plantes résistantes, comme des iris, des millepertuis, ce qui embellirait également les entourages des arbres.

La méthode utilisée pourrait être décidée en concertation avec les habitants de chaque rue. Certains habitants se sont dits intéressés par l’entretien des entourages des arbres situés devant chez eux.

Des expériences de ce type existent dans des villes, comme à Rennes, avec «Jardinons nos rues ». Ceci permet d’enjoliver le paysage urbai et de favoriser la biodiversité.

Un plan de désherbage de la ville pourrait être décidé, en concertation avec les habitants, comme cela a été fait, par exemple à Rennes et bien d’autres villes.

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