Hausse des tarifs scolaires; la grogne des parents d’élève

Le conseil municipal a décidé le 13 avril dernier une hausse des tarifs de la restauration scolaire et des centres de loisir. Les tarifs sont ramenés à leur niveau de 2012. Vous pouvez voir la vidéo des délibérations relatives à ce point ici.

La FCPE sur le blog du groupe scolaire Jean Macé et école du Parc publie un texte (également publié sur le blog osez-fontenay.fr) :

42 % c’est le pourcentage d’augmentation qui sera appliqué sur toutes nos factures cantine, dès le mois de septembre 2015, la décision vient d’être prise au conseil municipal du lundi 13 avril.
A cela s’ajoutent : 
  • Une seule classe (CLIS)  bénéficie d’un séjour en classe découverte (7 à 11 les années précédentes), 
  • La fin de musique à l école,
  • l’arrêt de la plupart des activités sur la pause méridienne à part le sport,
  • L’ augmentation des tarifs du scolaire et périscolaire… alors que l’école privée bénéficie d’une subvention bien supérieure à celle de la plupart des communes du département. 
Nous déplorons ces choix budgétaires d’austérité qui impactent les enfants et leurs parents.
Les parents FCPE des groupes scolaires de Fontenay-aux-Roses
Dans le Fontenay magazine du mois de mai (page 14), la municipalité explique les raisons de ces choix et donne, en ce qui concerne les tarifs de restauration, un comparatif des tarifs par rapport aux communes voisines. Dans ce comparatif, il semble que Fontenay affiche des tarifs moins élevés que les communes voisines malgré la hausse décidée le 13 Avril.
Dans ce comparatif, le tarif minimum à Fontenay passe à 0.15€, le tarif le plus élevé pour les Fontenaisiens est quant à lui de 5.50€ pour la maternelle et 6.10€ pour l’élémentaire. Pour Bagneux, le comparatif donne un tarifs maximum et hors commune de 6.57€.
Ces tarifs ne semblent pas tenir compte des nouvaux tarifs applicables à Bagneux. En effet, ceux-ci ont fait l’objet d’un vote au conseil municipal de Bagneux qui se tenait le même jour qu’à Fontenay (13 avril). Ils sont donnés dans le compte rendu succinct. Le tarif de 6.57€ correspondrait au forfait occasionnel de la tranche la plus élevée. Le tarif appliqué aux habitants de Bagneux pour la tranche la plus élevée est de 97.87€ et 104.75€ mensuel. Si l’on prend un nombre de jours qui permet d’obtenir le tarif minimum de 0.838€ du comparatif  (20.95€/25=0.838€), on trouve alors 3.91€ et 4.19€.
La comparaison ne semble pas si simple et une confirmation des chiffres serait utile.
En plus de la hausse des tarifs, Mr Durand a annoncé en conseil municipal que:
“Nous modifierons également les encaissements en passant à un système plus précis”.
“Nous modifierons également la manière dont sont traités les impayés en distinguant au niveau d’une commission qui reste à créer entre les gens qui font des impayés de bonne foi et ceux qui le font de mauvaise foi.”

3 réflexions sur « Hausse des tarifs scolaires; la grogne des parents d’élève »

  1. Quelques précisions concernant le cout des repas :
    – la nouvelle municipalité est revenue à l’ancien tarif qui a été applicable à partir du 1er Septembre 2012, suite à la décision en Juillet 2013 de baisser arbitrairement les tarifs de 30 %, ce qui n’était pas du tout justifié et correspondait à une décision purement électoraliste, 6 mois avant les municipales
    – le Compte-rendu du Conseil Municipal du 27 Juin 2012 (page 16) qui fait un certain nombre de modification, amenait, selon G.Mergy, à accroître l’équité de la tarification par une grille plus progressive, en diminuant le tarif des classes moyennes et en augmentant le tarif des classes plus aisés, en prenant en compte les QF allant de 8 à 13, alors qu’avant ils n’étaient pas pris en compte, comme c’est le cas à Bagneux.
    – A cette époque là, G.Mergy estimait le cout d’un repas à 9.5 ou 10 €, en incluant tous les frais : mise en oeuvre de la cuisine centrale, ingrédients, amortissement du matériel, personnel de la cuisine centrale et personnel municipal pour le fonctionnement de la cantine. M.Faye, à l’époque estimait, d’après ses calculs à 11 ou 12 € le repas.
    – La question qui était posée par M.Faye à l’époque et qui est posée par M.Durand maintenant est de dire pourquoi, le déficit de facturation du cout des repas est-il pris en charge par l’impôt des Fontenaisiens, alors qu’il s’agit d’un service public, comme cela serait le cas si on faisait appel à une société privée? En effet le maximum payé, maintenant (5.5 € en maternelle, et 6.10 € en primaire) correspondent en gros à la moitié du cout effectif des repas. Compte-tenu de l’effet du QF, le cout moyen payé pour un repas est encore bien inférieur. C’est comme cela que l’on arrive à un déficit pour ce service public de ordre ou supérieur à 2 M€. Ce déficit est pris en charge par l’impôt des Fontenaisiens, qui représente environ 10 M€. Cela veut dire que 20 % de l’impôt des Fontenaisiens sert à éponger le déficit de la cantine.
    – Pourquoi, par exemple;; le cout d’un repas est au maximum de 8. 64 € à Sceaux qui applique pourtant une politique familiale ?
    – Pourquoi, il n’y a pas un tarif plus élevé pour les non-Fontenaisiens, comme à Sceaux ?

  2. L’analyse de JF BRESSE est extrêmement intéressante.

    Sans revenir sur la pertinence ou pas de la baisse des tarifs en juillet 2013 et de la hausse des tarifs en avril 2015, je voudrai apporter quelques précisions tant sur le principe que sur le cas d’espèce :
    – Le service public (transport public, crèche, présence postale en zone rurale…) est très rarement facturé au prix coûtant en France. Par conséquent, il est toujours subventionné par la collectivité et donc par le contribuable. La seule question qui se pose est la répartition de l’effort financier entre le contribuable et l’usager du service public. Et là, on peut en effet avoir des avis divergents.
    – le coût de 9,50 euros évoqué dans son analyse et que j’avais cité en son temps correspond au coût complet du repas : investissements de la cuisine centrale et des offices, fonctionnement de la cuisine centrale, des offices, salaires chargés du personnel de surveillance de la cantine, indemnité de cantine des directeurs d’école, prorata des charges de personnel (direction générale,direction des écoles…)… Par conséquent, ce prix de repas n’est pas comparable à un prix de repas qui serait facturé par la SODEXO car il faudrait rajouter toutes ces charges hors celles liées au coût de la cuisine centrale.
    – avoir un débat sain sur le coût des services publics dans notre commune a fortiori avec la baisse des dotations de l’Etat a du sens ; assimiler cuisine centrale et 2 millions d’euros de perte relève plus d’une approche idéologique que financière.
    A votre disposition pour poursuivre cet échange
    Cordialement
    Gilles Mergy, ancien Maire adjoint aux finances

  3. Cette augmentation est une mesure qui s’ajoute à tous les changements idéologiques et factuels intervenus depuis la rentrée scolaire 2014 :

    ▪ La suppression de la plupart des activités sur la pause méridienne mis à part le sport,

    ▪ La suppression de la moitié des interventions des éducateurs sportifs sur le temps scolaire et l’arrêt de la piscine pour les classes de CE2 et CM1

    ▪ Le changement des modalités d’inscription et changement de facturation, entrainant une facturation forfaitaire et non présentielle,

    ▪ La fin de musique à l école, qui permettait à tous les élèves, dès la grande section de maternelle, l’apprentissage de la musique par les professeurs du conservatoire,

    ▪ L’annulation des classes découvertes : une seule classe est partie en classe « découverte » cette année alors que les années précédentes, 7 à 11 classes partaient.

    Nous déplorons ces choix budgétaires qui impactent les enfants et leurs parents. La phrase d’Abraham Lincoln : « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance ! » est d’une sinistre justesse !

    Dans le même temps, alors que les mesures d’austérité s’accumulent sur les écoles publiques de Fontenay aux Roses, l’école privée bénéficie d’une subvention bien supérieure à celles accordées de la plupart des communes du département.

    Force est donc de constater que l’idéologie est partout, et évidemment dans les choix de la municipalité actuelle.

    Parents d’élèves fédérés au sein de la FCPE, élus, nous sommes porteurs d’une conception du service public d’Education nationale. Nous revendiquons des politiques publiques fortes afin que l’école assure ses missions et son rôle d’ascenseur social de la maternelle jusqu’à l’obtention des diplômes. L’école est un investissement pour l’avenir.

    Parents d’élèves fédérés au sein de la FCPE, élus, nous engageons à exercer notre vigilance, notre droit d’alerte, et à être toujours force de proposition et de rassemblement pour la réussite de tous les enfants.

    Ce qui unit les parents d’élèves FCPE c’est le bien être des enfants, leur permettre à tous de s’épanouir et de préparer leur avenir en leur donnant à tous toutes les chances.

    Les parents élus de la FCPE de Fontenay-aux-Roses

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