Du changement au conseil municipal

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Jean-François Dumas, maire adjoint chargé de l’environnement et du développement durable démissionne.
Selon plusieurs sources, Jean-François Dumas a démissionné et n’est plus membre du Conseil Municipal de Fontenay.
A-t-il  pris en compte les nombreuses réactions provoquées par son  passage en force pour imposer « le jardins des saveurs »  et « la mare  aux batraciens » sur le terrain du 22 avenue Lombart ?S’est-il senti dépassé par la nouvelle orientation du Conseil Municipal en faveur d’une Démocratie Participative réelle ?Ou est-il simplement désireux de prendre le temps de profiter d’une nature moins instrumentalisée, loin de Fontenay- aux-Roses ?Quelle que soit la raison, nous lui souhaitons une très bonne année 2013 dans son nouvel environnement.

Il serait remplacé au Conseil Municipal par Sylvain Broutin, premier non élu  sur la liste « Fontenay pour tous » lors des élections municipales de Mars 2008. Patricia Le Querré remplacerait Jean François Dumas au bureau municipal.  Qui le remplacera au poste rémunérateur de conseiller délégué à l’environnement au Conseil Communautaire de Sud de Seine ?

Nous souhaitons bon courage à ses remplaçants, et espérons que ce changement permettra que l’avis des citoyens soit mieux pris en compte dans l’évolution de leur environnement. Rappelons que M. Dumas avait promis, en réunion publique du 14 octobre dernier, que les habitants du quartier pourraient participer à la plantation des végétaux du « Jardin des Saveurs ». Nous espérons que ses successeurs tiendront ses promesses.

5 réflexions sur « Du changement au conseil municipal »

  1. Quelles sont les raisons de départ ?
    – Il est maintenant en retraite
    – Il a déménagé en Auvergne
    Il sera normalement remplacé au Conseil Municipal par Sylvain Broutin (EELV), premier non élu sur la liste « Fontenay pour tous » lors des élections municipales de Mars 2008.
    Il semblerait que ce remplacement était prévu de longue date, puisque le suivant sur la liste est un élu vert.
    Le fait que ce départ ait eu lieu donne un autre éclairage sur la décision prise pour le terrain du 22 Avenue Lombart, sans aucune concertation et en bafouant la Charte de Démocratie Participative. Pour ce terrain, d’autres projets alternatifs étaient prévus dont JF Dumas avait largement connaissance.
    Pourquoi le maire a donné son accord à ce projet de JF Dumas, si ce n’est pour le remercier d’avoir bien travaillé à son service et donné une caution « verte » à son équipe.
    JF Dumas avait de nombreuses fonctions à la commune et à l’agglomération : maire adjoint chargé de l’environnement et du développement durable, membre de plusieurs commissions municipales, responsable des élus verts, conseiller délégué à l’environnement au Conseil Communautaire de Sud de Seine .
    Est-ce que son départ remettra en cause le projet du 22 avenue Lombart ?
    Il faudra au moins que soient prises en compte les promesses que JF Dumas a faites en réunion publique du 14 octobre dernier, que les habitants du quartier pourraient participer à la plantation des végétaux du « Jardin des Saveurs ».

  2. Plutôt que de spéculer dans le vide, si Messieurs Drouot et Bresse avaient voulu connaître les raisons de ma démission du Conseil municipal pour en faire part à leurs lecteurs, ils auraient dû essayer de me contacter. Ils ont mon adresse mail et ont déjà correspondu avec moi. Mais ce n’était manifestement pas cette information qui les intéressait. Leurs spéculations fielleuses sur les raisons de cette démission ne sont qu’un prétexte pour tenter de remettre en cause certains aspects de la politique environnementale que j’ai conduite au nom de la majorité municipale et notamment l’aménagement en cours du terrain 22, avenue Lombart.
    Dans leurs spéculations Messieurs Drouot et Bresse donnent beaucoup d’importance aux quelques grincheux dont ils font partie qui, n’ayant rien à reprocher au projet du 22, avenue Lombart sur le fond, s’entêtent à le critiquer au nom de la démocratie participative. Selon eux, je l’aurai bafouée en imposant mon projet. J’ai déjà répondu à ces accusations dans ce journal comme j’y avais répondu lors de la réunion qu’il cite. Je ne reviendrai donc pas sur cette polémique sauf pour souligner deux choses. Tout d’abord, si je suis l’un des instigateurs de ce projet, celui-ci n’est pas mon projet mais celui de la majorité municipale. Ensuite, je pense qu’en me reprochant un soi-disant passage en force, ils confondent allègrement « démocratie participative » et « cogestion ». Dès lors que cette confusion est levée, cela ne me gêne pas du tout de jouer le jeu de la «démocratie participative » et de la « concertation », au contraire. Donc je peux rassurer Monsieur Drouot sur ce point : je ne me suis pas du tout « senti dépassé par la nouvelle orientation du Conseil Municipal en faveur d’une Démocratie Participative réelle » et ce n’est pas les critiques de ces grincheux qui m’ont conduit à démissionner. D’ailleurs la plupart des gens qui participaient à la réunion du 14 Octobre m’ont semblé approuver le projet dans ses grandes lignes, tout en formulant des critiques constructives sur des points particuliers, critiques, suggestions qui devraient être prises en compte. Il ne faudrait pas oublier que c’est aussi l’aménagement et l’ouverture d’un nouvel espace vert qui aura sa singularité par rapport aux autres espaces verts ou naturels de la commune et qui contribue à agrémenter la vie du quartier et la rendre plus agréable à tous certes, mais d’abord aux riverains.
    Que Monsieur Drouot et l’opposition municipale raillent la « mare aux batraciens», batraciens dont les populations ont chuté dramatiquement ces dernières années, cela ne me touche guère. Qu’ils exhibent ainsi leur ignorance et leur inconscience avec autant d’arrogance est certes navrant, mais en tant qu’écolo, je suis habitué à ce genre de réaction. Peu de « politiques » se rendent compte de l’urgence qu’il y a à protéger la biodiversité de la nature ordinaire et donc ce qui en reste en ville, de ménager des refuges au sauvage qui y demeure ou qui y transite. C’est tout à l’honneur de l’équipe municipale de l’avoir compris. Ce qui ne semble pas être le cas de Monsieur Bresse, farouche adversaire des herbes folles dès qu’elles ont le culot de pousser sur son trottoir. Il peut faire cause commune avec l’opposition municipale dans sa croisade contre les herbes sauvages de nos rues.
    Mon départ n’a donc strictement rien à voir avec l’aménagement du 22, avenue Lombart. Cet aménagement ne plaît pas à Monsieur Bresse. Bien… Mais au lieu de donner des arguments pour montrer en quoi cet aménagement est mauvais, il procède par insinuations malveillantes. Ses propos sont inacceptables, mensongers, à la limite de la diffamation. Selon lui, il n’y aurait eu aucune concertation. C’est faux et cela a été démenti par la présidente de l’association RER Lombart Potier, Madame Lecante, lors de la réunion du 14 octobre. J’ajouterai que c’est au cours de ces concertations que l’idée du « verger conservatoire » est née. Le projet aurait accepté par le maire pour « (me) remercier d’avoir bien travaillé à son service et donné une caution « verte » à son équipe » Voilà un propos injurieux pour le maire et pour moi, propos avancé sans aucune preuve, et pour cause… C’est une contre vérité manifeste comme le prouvent les réalisations municipales, la politique de la majorité et le comportement de notre groupe au sein de cette majorité. Monsieur Bresse invoque des projets alternatifs que je n’aurai pas pris en compte. Les seuls projets alternatifs que je connaisse supposaient le bétonnage de la parcelle. Ni moi, ni la majorité municipale n’en voulaient. Monsieur Bresse veut-il un tel bétonnage comme le veut l’opposition UMP et UDI, ou du moins certains de ses membres ?
    A l’inverse de Monsieur Bresse, j’espère bien que mon départ n’aura pas de conséquence sur ce projet d’ailleurs bien avancé. Je fais confiance pour cela à Patricia Le Querré qui doit me remplacer, à Jean-Jacques Fredouille qui s’est toujours impliqué sur ce dossier mais aussi à Pascal Buchet et à la majorité municipale dans son ensemble.

    • Mr JF Dumas, qu’en tant que maire adjoint, vous n’étiez pas sensé ignorer qu’une Charte de la Démocratie Participative avait été votée en Février 2012 par le Conseil Municipal.
      Celle-ci indique que pour tout projet important, la ville doit organiser une forme de démocratie :
      -La consultation : la municipalité présente un projet et recueille les remarques des habitants (cahier de remarques, site Internet, forum … etc.).
      -La concertation : la municipalité propose d’engager un dialogue avec la population sur un projet, afin de mieux prendre en compte les avis exprimés.
      -La co-élaboration : la municipalité invite les habitants à participer à la conception d’un projet.
      Au moins une de ces formes de concertation aurait du être mise en place avant que la décision soit prise. Cela n’a pas été le cas.
      Il y a eu à la demande du comité d’habitants du quartier, une réunion d’information qui a eu lieu le 14 Octobre, alors que la décision était annoncée dans le Fontenay Mag de Juillet.
      La concertation ne devait pas avoir lieu qu’avec l’association RER Lombart Potier.
      Des projets alternatifs existent dans des communes voisines, comme la mise en place de jardins familliaux qui correspondent à une grosse demande de la population, puisque le seul qui existe actuellement est saturé.

  3. 1°) Navré de devoir me répéter encore une fois mais, le projet en question a été élaboré et finalisé en amont de la validation de la charte sur la démocratie participative puisqu’il figurait dans les fiches du diagnostic sur la biodiversité qui a été conduit en 2010-2011, débattu en Juin 2011 à Fontenay dans le cadre du groupe du Conseil de développement durable consacré à l’axe II du PTDD.
    2°) Pourquoi ne pas avoir retenu l’option “jardins familiaux” qui avait été ma première idée?
    Pour trois raisons d’égale importance :
    (a) Cela aurait constitué, quoi qu’on en dise, une sorte d’usage privatif de ce terrain (l’achat a été subventionné pour ouverture au public) .
    (b) Une occupation par des jardins de ville est “légère” Elle peut être très facilement remise en cause. Lorsque l’on connait les pressions pour l’urbanisation de ce terrain, “idéalement placé” qui a le malheur d’être à côté de la gare, ce n’était pas un aménagement suffisant propre à garantir la pérennité de l’espace. Avec l’aménagement en cours, si l’on veut bétonner, il faudra abattre des arbres, des arbres fruitiers d’un verger “conservatoire”, ce qui sera bien plus difficile comme il sera très difficile de construire sur un terrain classé “point chaud de la biodiversité” Je souhaite bien du courage à la municipalité et au promoteur qui tenteraient l’aventure.
    (c) C’est un point chaud de la biodiversité à préserver et renforcer, ce que ne permettait pas son aménagement en jardins de ville.
    Cela dit, je suis conscient comme vous, qu’il faut trouver des terrains pour des jardins de ville. Sur les surfaces recouvertes d’un gazon plus ou moins lépreux et triste, ou dans le cadre des “jardins partagés” cela doit être possible.
    Si j’ai décidé de prendre une retraite selon moi bien méritée, ce n’est pas pour continuer à m’occuper des affaires de la ville. D’autres le feront très bien à ma place, Jean-Jacques Fredouille, Patricia Le Querré et notre nouveau conseiller municipal Sylvain Broutin pour ne parler que des élus du groupe que je présidais.
    Aussi, sur cette question au moins, ces lignes seront les dernières que j’écrirai dans ce journal mais je vous lirai sans doute encore longtemps.

    • Mr Dumas,
      1) Nous sommes entièrement d’accord sur les objectifs de ménager la biodiversité. Quand vous dites que ce projet figurait dans les fiches du diagnostic sur la biodiversité qui a été conduit en 2010-2011, débattu en Juin 2011 à Fontenay dans le cadre du groupe du Conseil de développement durable consacré à l’axe II du PTDD. Les seuls éléments que tout cityoen peut avoir est ce qui est sur le site de Sud de Seine. Il apparait maintenant seulement :
      http://www.suddeseine.fr/show_art.php?id_article=984
      Ce diagnostic est très général et on ne peut être que d’accord avec les propositions qui sont faites, mais il ne parle pas du tout de ce projet. De plus, il est précisé :”La mise en place de ces actions associera les habitants, les élus, les services techniques et les associations. Elle s’accompagnera d’une concertation et d’une communication auprès de la population pour expliquer les changements et leurs objectifs.” Il me semble que cette démarche n’ a pas été suivie.
      2) Pour les jardins familliaux, votre argument de dire que “Une occupation par des jardins de ville est « légère » Elle peut être très facilement remise en cause. Lorsque l’on connait les pressions pour l’urbanisation de ce terrain.” Vous oubliez sans doute que ce terrain, sauf une partie qui est réservée pour un batiment public, est un “Espace Boisé Classé” et pour qu’il y ait urbanisation, il faudrait que cet espace soit déclassé. Ce sera un des enjeux du “Diagnostic Urbain Partagé” qui aura lieu en 2013 et nous nous batterons pour que celui-ci soit maintenu.
      Comme vous dites, il faudra trouver des terrains pour créer des jardins familliaux. En dehors de terrains disponibles près des batiments collectifs, qui dépendent des bailleurs sociaux, un parc qui est sous-utilisé comme le square Jean Jaurès pourrait être une solution.

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