Deuil national à Fontenay-aux-Roses

A la suite des événements tragiques survenus à la rédaction de Charlie Hebdo mercredi 7 janvier 2015, la Ville de Fontenay-aux-Roses s’associe au deuil national.

En mémoire des victimes de l’attentat de Charlie Hebdo, les élus du conseil municipal et le personnel communal se sont rassemblés sur le parvis de l’Hôtel de Ville ce jeudi 8 janvier 2015 à 12h pour observer une minute de silence dans le cadre du recueillement national.

Voici le discours de Laurent Vastel, Maire de Fontenay-aux-Roses, qui s’est exprimé à cette occasion :

« La barbarie a frappé hier.
Elle n’a pas frappé à des milliers de kilomètres,
Elle n’a pas frappé dans un pays lointain où la démocratie n’existe pas.
Elle a frappé au cœur de notre pays, à Paris, ville des lumières.
Elle a frappé à Paris, ville symbole de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.

La barbarie a frappé hier.
Elle n’a pas frappé au hasard, tuant des passants.
Elle n’a pas frappé un lieu de culte, ou de rassemblement.
Elle a frappé des hommes qui incarnaient la liberté,
la liberté de blâmer, la liberté de critiquer dans sa forme la plus française, la caricature, sous la forme du rire ou du sourire.

Je pense bien sûr aux hommes et aux femmes disparus hier et à leur familles.
Je suis fier d’appartenir à une nation qui place la liberté  en premier rang de ces valeurs fondatrices : Liberté, Egalité, Fraternité.

Nous savons que cette liberté a été payée au prix du sang, génération après génération. C’est l’un des legs les plus précieux de nos parents et grands-parents.
Nous savons aujourd’hui que cette liberté n’est pas un droit acquis, un état de fait pour la vie.
C’est une victoire de tous les jours, face à ceux qui rêvent de l’ôter, la réduire, la soumettre, et qui prennent des visages différents à chaque époque. Nous aurons sans doute encore à payer le prix le plus fort pour la conquérir ou la défendre.

Rendons hommage ce jour à ceux qui ont perdu leur vie pour l’incarner et la pratiquer depuis des décennies.

Soyons fier d’appartenir à la même nation que ceux qui ont péri hier. »

Les drapeaux ont été mis en berne à compter d’aujourd’hui, jeudi 8 janvier.

Source : Site internet de la ville,  le Jeudi 8 Janvier 2015

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *