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Comment redonner un second souffle au devoir de mémoire ?

Le 8 mai dernier, nous étions trop peu nombreux autour du monument aux morts pour commémorer la capitulation sans conditions de l’Allemagne nazie le 8 mai 1945.

Une dizaine d’élus majorité et opposition confondues (Mme Poggi, M. Messier et moi-même pour l’opposition), plusieurs représentants du Parti Communiste Français dont le rôle fut majeur au sein de la Résistance, les Présidentes et Présidents de l’UNC, du Souvenir Français et de la FNACA et quelques dizaines de Fontenaisiens ont assisté à cette cérémonie.

Certes, le 8 mai tombait cette année au début d’un viaduc de 5 jours et les conditions climatiques ont sans doute incité de nombreux Fontenaisiens à en profiter pour partir quelques jours.

Néanmoins, force est de constater que la fréquentation aux cérémonies officielles se réduit comme peau de chagrin depuis quelques temps.

La communication assez minimaliste de la municipalité est sans doute une première explication.

L’organisation très dépouillée des commémorations aussi.

Pendant les mandats de P. Buchet et les premières années qui ont suivi l’élection de L. Vastel, des représentants de l’Allemagne et des pays alliés étaient régulièrement invités aux commémorations pour apporter un témoignage précieux, des représentants des forces armées de notre pays ou des sapeurs-pompiers de Paris y participaient régulièrement, les enfants des écoles et du collège étaient conviés aux cérémonies  pour prendre la parole ou pour chanter (et pas uniquement à celle du 11 novembre comme c’est désormais le cas), les représentants des associations patriotiques étaient associés étroitement à l’action de la municipalité au travers du comité d’entente et les projets proposés par les associations étaient soutenus (plaques de rues, banquet annuel, organisation de conférences, acquisition de drapeaux, participation aux cérémonies de rallumage de la flamme sur la tombe du soldat inconnu à l’Arc de Triomphe, organisation des AG départementales ou régionales…).

Il y a quelques semaines, Mme Poggi, Présidente de l’UNC (Union nationale des combattants) et l’ensemble du bureau de cette association dont je fais partie, ont présenté un projet pédagogique autour de la Guerre franco-prussienne de 1870. Ce projet avait été élaboré en lien étroit avec le Collège des Ormeaux et avait obtenu l’accord de Madame Dorde, Principale du Collège.

Et pourtant, le projet a été refusé par la municipalité sans aucune justification.

Les morts pour la France étaient de toutes origines sociales. Ils étaient de toutes les couleurs de peau. Ils étaient de toutes les religions. Dans une société trop souvent déchirée, le devoir de mémoire renforce le lien social de manière naturelle et non artificielle. C’est aussi un levier pour apaiser les tensions et redonner confiance à nos jeunes.

C’est la raison pour laquelle j’invite la municipalité actuelle à renouer avec le travail accompli depuis 1994 et à redonner un second souffle à cette action d’intérêt général dont l’importance s’accroit au fur et à mesure de la disparition des derniers témoins directs.

Gilles Mergy

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