La Résidence Saint-Prix en devenir ???

« Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent» lançait jadis Charles Pasqua.

L’équipe « Fontenay demain » a bien compris la leçon et a donc inscrit au point 18 de son programme du 2ème tour : « Le classement des façades du côté de la boulangerie de la place de Gaulle ». Ca ne mange pas de pain et ça peut rapporter quelques voix…

Cette équipe a aussi compris qu’il ne fallait pas annoncer toutes ses intentions aux électeurs pour ne pas risquer de perdre des voix…

Et donc, 4 mois après le résultat du 2ème tour, le bruit de couloir est confirmé dans l’article sur « les résidences sociales vieillissantes » paru dans le FAR Mag de novembre 2020 : « A l’instar des Blagis, … en novembre, la ville donnera un mandat d’études à la SPLA pour l’étude d’une rénovation complète de la résidence Saint-Prix.». Editorial du Maire.

En clair, puisque les bâtiments de cette résidence ont fait l’objet récemment d’un ravalement avec une isolation thermique rapportée sur ses façades et le remplacement des fenêtres, j’en déduits que cette « rénovation complète » portera sur une opération lourde de démolition-reconstruction de tous les bâtiments, comme celle dont la démolition d’un premier bâtiment vient de s’achever aux Blagis…

A la Résidence Saint-Prix, ce ne sont pas les dalles thermoplastiques amiantées qui justifient cette « rénovation complète », mais la présence de cafards…

Extrait du Fontenay Mag de Novembre 2020, page 16 :

« En 2013, des travaux ont été effectués sur la performance énergétique avec la rénovation de la chaufferie ou encore le ravalement avec isolation thermique par  l’extérieur. Une partie des locataires se trouvent cependant confrontée à des difficultés au niveau des logements (vétusté, réseaux, nuisibles en sous-sol…). »

Quand je pense :

° que lors de la 2ème réunion de présentation d’une pré-étude d’implantation d’un centre multiculturel en fond de la place du Général de Gaulle, le 12/12/18,

–        Cécile Collet, devenue Conseillère municipale en charge de la cause animale, avait apostrophé violemment les présentateurs, en leur reprochant de vouloir démolir la barre basse de la Résidence Saint-Prix et donc de déloger 40 familles,

–        Muriel Gallante-Guilleminot, reconduite en qualité d’Adjointe au maire en charge de l’esthétique urbaine et de la culture, avait trouvé le projet du « groupe des 9 » intéressant mais irréaliste et avait précisé que notre présentation était mensongère sans donner d’explication ni de justification,

° que Dominique Lafon et Christian Bigret, lors d’une réunion assez houleuse en mairie le 16/02/18, avait radicalement rejeté notre proposition en avançant le fait que la municipalité n’avait pas d’argent, que la démolition sans reconstruction de logements sociaux est interdite, que la Résidence Saint-Prix est une affaire privée sur laquelle la municipalité n’a pas de pouvoir pour intervenir.

On croit rêver…

Ceci étant rappelé, cette étude confiée à la SPLA signifierait-elle que l’arrêté municipal accordé à la société immobilière Vinci pour construire un immeuble en fond de place, une « folie » et des places de stationnement sous le parvis du château la Boissière serait annulé ?

Si tel était le cas, ce serait une très bonne nouvelle pour les nombreux fontenaisiens hostiles à ce projet et déterminés à signer une pétition en vue de contrer un démarrage des travaux devenu désormais hypothétique.

Il faut espérer que cette étude permette de corriger les erreurs commises par les anciens locataires de la Mairie ayant autorisé la construction de bâtiments qui ont défigurés le magnifique parc du château La Boissière, en y associant dès le départ les habitants de la Résidence Saint-Prix, les riverains et tous les Fontenaisiens concernés par cette recomposition urbaine du centre ville.

Sinon, cette étude deviendra l’enjeu d’un rapport de force conflictuel avec un rejet du projet par les habitants, comme cela s’est déjà plusieurs fois passé à Fontenay aux roses.

Et pourquoi ne pas profiter de cette étude pour réfléchir sans aucun a priori à l’implantation d’un projet de centre multiculturel en fond de la place du Général de Gaulle, associé à la construction d’un immeuble d’habitation en lieu et place de l’actuel théâtre des sources permettant également de réorganiser l’entrée de l’école maternelle du Parc ?

Puisque cette idée avait enthousiasmé de nombreux Fontenaisiens…

Bernard Welter

Un groupe de Fontenaisiens propose un projet alternatif pour la rénovation de la place du Général de Gaulle

Un groupe de Fontenaisiens (signatures ci-dessous) nous a fait parvenir le projet qu’ils ont proposé au Maire dans le cadre de la réflexion actuelle sur l’évolution de la place du Général de Gaulle.

Cadrage-projet-alternatif

Fabrice Beckers, Alain Delahaye, Hervé Levifve, Sylvie Lours-Gatabin, Daniel Marteau, Francis Rondelez, Antoine Thill, Bernard Welter, Christine Ziegler

Pourquoi n’y a t’il pas eu d’information sur un projet immobilier situé à angle de la rue Blanchard et de la rue Boucicaut ?

L’immeuble situé à l’angle de la rue Blanchard et de la rue Boucicaut est vide de toute occupation à l’exception du café situé au Rez de chaussée depuis de nombreuses années. Ce bâtiment et les appentis et hangar annexes sont depuis longtemps destinés à être démolis afin de réaliser une opération immobilière.

Depuis une dizaine d’années, l’ancien maire, Pascal  Buchet essayait de monter une opération avec le bailleur social OSICA pour réaliser des logements sociaux.

Les démarches étaient manifestement bien engagées puisque le bailleur social :

–        a fait réaliser une étude de reconnaissance du sol qui a révélé que le terrain accessible par la rue Blanchard est pollué, suite à son occupation par une entreprise de serrurerie pendant de très nombreuses années,

–        a lancé en octobre 2013 par voie de presse spécialisée un avis de concours de maitrise d’œuvre pour réaliser une opération de 21 logements, 1 commerce et 21 places de stationnement en sous sol.

Parallèlement à ces démarches, la Société NEXITY était également en relation d’affaires avec les propriétaires du terrain (pollué), des appentis, du hangar et de la bâtisse à démolir.

Depuis le résultat des élections municipales, les choses se sont manifestement précipitées puisque plusieurs riverains immédiats de cette parcelle ont été contactés par lettre recommandée avec AR signée du géomètre mandaté par la société NEXITY pour effectuer des relevés topographiques du terrain.

Inquiets de cette démarche entreprise sans aucune information, un riverain a donc questionné les services techniques de la municipalité pour connaître le bien fondé de la demande de rendez-vous du géomètre.

Il lui a alors été répondu qu’une demande de permis de construire a été déposée par la société NEXITY pour réaliser un immeuble en accession à la propriété de 21 logements.

Ce dossier est en cours d’instruction et  n’est donc pas consultable par le public jusqu’à ce que l’arrêté municipal soit délivré.  Cette demande de permis de construire devrait apparaitre dans le Fontenay Mag de Juillet 2014 (voir article précédent).

D’après les renseignements oraux obtenus auprès du Maire adjoint chargé de l’Urbanisme, Michel FAYE, ce dossier sera instruit dans le cadre des règles définies dans le P.O.S. en application sur la commune. Ce terrain est inclus dans le secteur plan masse du carrefour de la Cavée dont les droits à construire y sont spécifiques.

Même s’il s’agit d’une affaire privée, il est tout à fait regrettable qu’aucune information n’ait été donnée sur ce projet, en particulier sur son impact sur l’urbanisme du quartier.

Certains riverains de la rue Blanchard et l’Association La Boissière avaient au printemps 2013 proposé à l’ancien Maire Pascal Buchet de réfléchir sur l’aménagement du haut de la rue Blanchard, entre le carrefour de la Cavée et la rue des Pierrelais puisqu’il avait été annoncé qu’une étude sur l’enfouissement des réseaux et sur la réfection de la chaussée était programmée pour le 1er semestre 2014 et que les travaux seraient engagés à la suite. Une réponse favorable avait alors été donnée sur ce principe de concertation.

Un groupe de travail s’était donc constitué en décembre 2013 et avait commencé à définir une stratégie de concertation avec la municipalité, au regard de la concertation menée pour le réaménagement de la rue La Boissière.

Les premières idées émises portent :

–        sur la configuration du volume à construire à l’angle de la rue Blanchard et de la rue Boucicaut et sur la friche non bâtie qui lui fait face, afin de mettre au point une proposition d’ensemble cohérente et donc  d’éviter le mitage de projets conçus au coup par coup,

–        sur la sécurisation des piétons nécessitant l’élargissement des trottoirs dans la partie la plus étroite de la rue Blanchard,

–        sur des hypothèses de réduction ou de modification des sens de la circulation automobile, ses répercussions sur le carrefour de la Cavée et celles du centre ville,

–        sur le stationnement  en préservant, augmentant ou diminuant le nombre de places.

Il est sans doute utile de rappeler à la nouvelle municipalité que la charte de la Démocratie Participative précise que tout projet doit faire l’objet d’une information à la population et en particulier celle du quartier, le plus tôt possible…

Faut il également rappeler :

–        à notre nouvel élu en charge de l’urbanisme qu’il a été le chantre de la concertation et le premier à lutter avec systématisme et persévérance contre les programmes densificateurs (du moins dans les quartiers « protégés »),

–        à la nouvelle municipalité que l’absence d’information, de dialogue et de concertation avec les habitants sur les projets imaginés en 1989-1990 par l’équipe en place à cette époque sur le quartier La Boissière a fait naître un climat d’hostilité qui a été à l’origine de la démission d’une partie du Conseil municipal 4 années plus tard…