CE COUP-CI, C’EST BIEN D’UNE “FOLIE” DONT IL S’AGIT !

La SPL Vallée Sud Aménagement lance un appel d’offres de maitrise d’œuvre pour construire un immeuble d’habitation de 10 étages avec commerces au rez de chaussée et au 10ème étage, adossé aux murs pignons des immeubles de 7 étages situé au n°101 et de 11 étages situé au n°105 de la rue Boucicaut.

Cet immeuble s’inscrit fidèlement dans l’ensemble du projet inachevé de rénovation de cette partie du centre ville lancé dans les années 1970 par le Maire de l’époque Jean Fournier.

Sur les panneaux d’exposition que la Municipalité avait installés sur le mail Boucicaut en 2019 pour sensibiliser les fontenaisiens sur le projet de réaménagement de cette zone du centre ville, figurait l’emprise de cet immeuble dont la hauteur était alignée sur celle du n°101.

En presque 2 années, ce projet d’immeuble a augmenté de 3 étages, suite sans doute aux prémices d’une recherche d’un équilibre financier à trouver pour l’ensemble de cette opération de réaménagement du mail.

La vente de ces futurs appartements et commerces a pour finalité celle de compenser l’acquisition des murs et des baux commerciaux installés dans les bâtiments en rez de chaussée qui sont destinés à la démolition pour réaménager le mail et le parvis devant la nouvelle entrée de la piscine dont la rénovation est transférée au Territoire.

La surface commerciale prévue au 10ème étage est également une nouveauté dans l’évolution de ce projet depuis 2019.

Quel intérêt me dis-je d’implanter une nième succursale bancaire, agence immobilière, salon de coiffure ou pizzéria à emporter au 10ème étage afin de redynamiser le commerce local de la rue Boucicaut ?

Les têtes pensantes de la SPLA, de concert avec l’équipe de la majorité municipale, ont sans doute plutôt pensé à implanter un restaurant panoramique, si possible étoilé, comme l’ont fait quasiment toutes les capitales mondiales.

Et donc pourquoi pas à Fontenay-aux-Roses et ce d’autant plus qu’aucune commune du sud des Hauts de seine peut se vanter d’avoir ce type d’équipement ?

Personnellement, je trouve que ce projet d’immeuble implanté au centre du triangle d’or de notre commune, comme aime à le nommer certain(e)s maléfiques élu(e)s de l’opposition, manque un peu de panache et d’ambition.

C’est la raison pour laquelle je me permets de faire les quelques suggestions suivantes :

1 / La SPLA devrait augmenter la hauteur du futur bâtiment de 30 à 49,95 m, c’est à dire juste en dessous de la classification d’un immeuble de grande hauteur (à partir de 50 m, les règles de sécurité fort couteuses des IGH s’imposent…).

Du coup, cet immeuble surplomberait le n°105 et le restaurant deviendrait un véritable  panoramique à 360° !

Encore mieux pour l’avoir vu dans plusieurs capitales, la salle de restaurant pourrait pivoter sur un axe, ce qui permettrait aux clients de contempler par beau temps la Tour Eiffel, les tours de la Défense, les pistes d’Orly, les jardins de Versailles tout en dégustant les succulents petits plats préparés par un jeune chef étoilé talentueux …

Notre Maire n’aurait plus qu’à modifier le PLU de façon à ce que la règle de cette hauteur des constructions s’applique dans cette partie du centre ville et donc rendre ainsi conforme la réglementation à ce projet prestigieux.

C’est une manipulation assez aisée à faire puisqu’elle a déjà été utilisée avec succès pour la Cavée et la Place du Général de Gaulle.

De plus, les quelques riverains qui considèreraient leurs intérêts personnels bafoués par cette nouvelle construction n’auraient aucune chance de voir aboutir en leur faveur le recours contentieux qu’ils déposeraient auprès du Tribunal Administratif puisque ce projet serait en tout point conforme à la réglementation modifiée de la zone UA.

2 / Afin de contrer la contestation systématique des élus EELV de l’opposition sur tout ce que propose la majorité municipale, notre Maire pourrait demander à la SPLA de prolonger le restaurant par une terrasse végétalisée dans laquelle s’enracineraient 4 peupliers.

Ce bâtiment habillé par une couronne de verdure luxuriante deviendrait le symbole de la lutte contre l’étalement urbain de la Région Parisienne.

3 / Le programme du concours de maitrise d’œuvre mis au point par la SPLA devrait stipuler que la toiture sera aménagée en aire d’atterrissage et de décollage d’un hélicoptère.

Ce type de mobilité permettrait aux clients aisés et aux célébrités de tous domaines, y compris les hommes et femmes politiques dont l’agenda est très chargé, d’éviter de perdre leur temps dans les embouteillages récurrents de la rue Boucicaut pour laisser la clef de leur véhicule motorisé hybride et électrique au voiturier chargé par l’administration du restaurant panoramique de les garer sur le petit parking aménagé en lieu et place du commerce promis à la démolition (le restaurant turc et le local de campagne électoral abandonné du candidat Vastel en sont actuellement les locataires).

Ce parking extérieur au centre des très nombreux nouveaux commerces aux enseignes de qualité serait mis à la disposition préférentielle des personnes âgées et handicapés en dehors de l’ouverture du restaurant panoramique afin de remercier par ce petit geste bon nombre d’entre eux pour avoir bien appliqué les consignes électorales.

Cette idée promue par le regretté adjoint en charge du commerce deviendrait enfin réalité.

4 / La mixité pas forcément sociale devrait également être intégrée dans ce beau projet.

Les programmistes  de la SPLA  pourraient réserver plusieurs étages sur les 15 de ce presque pas tout à fait immeuble de grande hauteur à une enseigne hôtelière financièrement solide plutôt que d’empiler uniformément les 2 grands ou les 4 petits appartements par étage.

Cet équipement au centre de la ville remplacerait le seul hôtel excentré de Fontenay aux roses, récemment vendu à une société immobilière pour édifier à sa place 165 studettes, suivant le dossier de demande de permis de construire actuellement en instruction dans les services de l’urbanisme de la Ville.

La capacité hôtelière de Fontenay aux roses répondrait ainsi à la très grande demande des personnes venues de lointaines contrées pour apprécier la vue panoramique depuis le 15ème étage.

5 / Afin de rester dans la logique d’aménagement voulu et décidé par notre Maire nouvellement réélu, une 4ème œuvre aquatique devrait impérativement prendre place devant la poste, en lieu et place de l’autre groupe de commerces voué à la démolition.

Les jets d’eau cette fois-ci pourraient être puissants puisque la dalle sur le parking est parfaitement horizontale.

Le local machinerie pour installer les pompes et le traitement de l’eau recyclée serait très facile à installer dans une toute petite partie du 1er sous-sol.

L’argent des contribuables dépensé pour creuser un grand trou sous la place de la Cavée et le remplir par une boite en béton pour y installer ce matériel ne serait plus nécessaire.

Les jets d’eau pourraient fonctionner suivant les horaires d’ouverture de la piscine dont la rénovation complète a été transférée au Territoire. Ainsi, face à la nouvelle entrée, ce plan d’eau lumineux deviendrait pédiluve.

Grâce à mes belles suggestions, l’Adjointe au Maire en charge de l’esthétique urbaine pourra nous dire cette fois-ci très justement que cette folie est un véritable « projet d’excellence » !

Et l’ensemble de la majorité municipale et les intervenants de la SPLA pourront s’exclamer en cœur et lui dire « Merci Laurent !!!».

Bernard WELTER

Sur ce sujet voir aussi l’article :

La nouvelle « Folie » urbanistique du maire : érection sur le mail Boucicaut d’un immeuble de 10 étages,

La Résidence Saint-Prix en devenir ???

« Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent» lançait jadis Charles Pasqua.

L’équipe « Fontenay demain » a bien compris la leçon et a donc inscrit au point 18 de son programme du 2ème tour : « Le classement des façades du côté de la boulangerie de la place de Gaulle ». Ca ne mange pas de pain et ça peut rapporter quelques voix…

Cette équipe a aussi compris qu’il ne fallait pas annoncer toutes ses intentions aux électeurs pour ne pas risquer de perdre des voix…

Et donc, 4 mois après le résultat du 2ème tour, le bruit de couloir est confirmé dans l’article sur « les résidences sociales vieillissantes » paru dans le FAR Mag de novembre 2020 : « A l’instar des Blagis, … en novembre, la ville donnera un mandat d’études à la SPLA pour l’étude d’une rénovation complète de la résidence Saint-Prix.». Editorial du Maire.

En clair, puisque les bâtiments de cette résidence ont fait l’objet récemment d’un ravalement avec une isolation thermique rapportée sur ses façades et le remplacement des fenêtres, j’en déduits que cette « rénovation complète » portera sur une opération lourde de démolition-reconstruction de tous les bâtiments, comme celle dont la démolition d’un premier bâtiment vient de s’achever aux Blagis…

A la Résidence Saint-Prix, ce ne sont pas les dalles thermoplastiques amiantées qui justifient cette « rénovation complète », mais la présence de cafards…

Extrait du Fontenay Mag de Novembre 2020, page 16 :

« En 2013, des travaux ont été effectués sur la performance énergétique avec la rénovation de la chaufferie ou encore le ravalement avec isolation thermique par  l’extérieur. Une partie des locataires se trouvent cependant confrontée à des difficultés au niveau des logements (vétusté, réseaux, nuisibles en sous-sol…). »

Quand je pense :

° que lors de la 2ème réunion de présentation d’une pré-étude d’implantation d’un centre multiculturel en fond de la place du Général de Gaulle, le 12/12/18,

–        Cécile Collet, devenue Conseillère municipale en charge de la cause animale, avait apostrophé violemment les présentateurs, en leur reprochant de vouloir démolir la barre basse de la Résidence Saint-Prix et donc de déloger 40 familles,

–        Muriel Gallante-Guilleminot, reconduite en qualité d’Adjointe au maire en charge de l’esthétique urbaine et de la culture, avait trouvé le projet du « groupe des 9 » intéressant mais irréaliste et avait précisé que notre présentation était mensongère sans donner d’explication ni de justification,

° que Dominique Lafon et Christian Bigret, lors d’une réunion assez houleuse en mairie le 16/02/18, avait radicalement rejeté notre proposition en avançant le fait que la municipalité n’avait pas d’argent, que la démolition sans reconstruction de logements sociaux est interdite, que la Résidence Saint-Prix est une affaire privée sur laquelle la municipalité n’a pas de pouvoir pour intervenir.

On croit rêver…

Ceci étant rappelé, cette étude confiée à la SPLA signifierait-elle que l’arrêté municipal accordé à la société immobilière Vinci pour construire un immeuble en fond de place, une « folie » et des places de stationnement sous le parvis du château la Boissière serait annulé ?

Si tel était le cas, ce serait une très bonne nouvelle pour les nombreux fontenaisiens hostiles à ce projet et déterminés à signer une pétition en vue de contrer un démarrage des travaux devenu désormais hypothétique.

Il faut espérer que cette étude permette de corriger les erreurs commises par les anciens locataires de la Mairie ayant autorisé la construction de bâtiments qui ont défigurés le magnifique parc du château La Boissière, en y associant dès le départ les habitants de la Résidence Saint-Prix, les riverains et tous les Fontenaisiens concernés par cette recomposition urbaine du centre ville.

Sinon, cette étude deviendra l’enjeu d’un rapport de force conflictuel avec un rejet du projet par les habitants, comme cela s’est déjà plusieurs fois passé à Fontenay aux roses.

Et pourquoi ne pas profiter de cette étude pour réfléchir sans aucun a priori à l’implantation d’un projet de centre multiculturel en fond de la place du Général de Gaulle, associé à la construction d’un immeuble d’habitation en lieu et place de l’actuel théâtre des sources permettant également de réorganiser l’entrée de l’école maternelle du Parc ?

Puisque cette idée avait enthousiasmé de nombreux Fontenaisiens…

Bernard Welter

Un groupe de Fontenaisiens propose un projet alternatif pour la rénovation de la place du Général de Gaulle

Un groupe de Fontenaisiens (signatures ci-dessous) nous a fait parvenir le projet qu’ils ont proposé au Maire dans le cadre de la réflexion actuelle sur l’évolution de la place du Général de Gaulle.

Cadrage-projet-alternatif

Fabrice Beckers, Alain Delahaye, Hervé Levifve, Sylvie Lours-Gatabin, Daniel Marteau, Francis Rondelez, Antoine Thill, Bernard Welter, Christine Ziegler

Pourquoi n’y a t’il pas eu d’information sur un projet immobilier situé à angle de la rue Blanchard et de la rue Boucicaut ?

L’immeuble situé à l’angle de la rue Blanchard et de la rue Boucicaut est vide de toute occupation à l’exception du café situé au Rez de chaussée depuis de nombreuses années. Ce bâtiment et les appentis et hangar annexes sont depuis longtemps destinés à être démolis afin de réaliser une opération immobilière.

Depuis une dizaine d’années, l’ancien maire, Pascal  Buchet essayait de monter une opération avec le bailleur social OSICA pour réaliser des logements sociaux.

Les démarches étaient manifestement bien engagées puisque le bailleur social :

–        a fait réaliser une étude de reconnaissance du sol qui a révélé que le terrain accessible par la rue Blanchard est pollué, suite à son occupation par une entreprise de serrurerie pendant de très nombreuses années,

–        a lancé en octobre 2013 par voie de presse spécialisée un avis de concours de maitrise d’œuvre pour réaliser une opération de 21 logements, 1 commerce et 21 places de stationnement en sous sol.

Parallèlement à ces démarches, la Société NEXITY était également en relation d’affaires avec les propriétaires du terrain (pollué), des appentis, du hangar et de la bâtisse à démolir.

Depuis le résultat des élections municipales, les choses se sont manifestement précipitées puisque plusieurs riverains immédiats de cette parcelle ont été contactés par lettre recommandée avec AR signée du géomètre mandaté par la société NEXITY pour effectuer des relevés topographiques du terrain.

Inquiets de cette démarche entreprise sans aucune information, un riverain a donc questionné les services techniques de la municipalité pour connaître le bien fondé de la demande de rendez-vous du géomètre.

Il lui a alors été répondu qu’une demande de permis de construire a été déposée par la société NEXITY pour réaliser un immeuble en accession à la propriété de 21 logements.

Ce dossier est en cours d’instruction et  n’est donc pas consultable par le public jusqu’à ce que l’arrêté municipal soit délivré.  Cette demande de permis de construire devrait apparaitre dans le Fontenay Mag de Juillet 2014 (voir article précédent).

D’après les renseignements oraux obtenus auprès du Maire adjoint chargé de l’Urbanisme, Michel FAYE, ce dossier sera instruit dans le cadre des règles définies dans le P.O.S. en application sur la commune. Ce terrain est inclus dans le secteur plan masse du carrefour de la Cavée dont les droits à construire y sont spécifiques.

Même s’il s’agit d’une affaire privée, il est tout à fait regrettable qu’aucune information n’ait été donnée sur ce projet, en particulier sur son impact sur l’urbanisme du quartier.

Certains riverains de la rue Blanchard et l’Association La Boissière avaient au printemps 2013 proposé à l’ancien Maire Pascal Buchet de réfléchir sur l’aménagement du haut de la rue Blanchard, entre le carrefour de la Cavée et la rue des Pierrelais puisqu’il avait été annoncé qu’une étude sur l’enfouissement des réseaux et sur la réfection de la chaussée était programmée pour le 1er semestre 2014 et que les travaux seraient engagés à la suite. Une réponse favorable avait alors été donnée sur ce principe de concertation.

Un groupe de travail s’était donc constitué en décembre 2013 et avait commencé à définir une stratégie de concertation avec la municipalité, au regard de la concertation menée pour le réaménagement de la rue La Boissière.

Les premières idées émises portent :

–        sur la configuration du volume à construire à l’angle de la rue Blanchard et de la rue Boucicaut et sur la friche non bâtie qui lui fait face, afin de mettre au point une proposition d’ensemble cohérente et donc  d’éviter le mitage de projets conçus au coup par coup,

–        sur la sécurisation des piétons nécessitant l’élargissement des trottoirs dans la partie la plus étroite de la rue Blanchard,

–        sur des hypothèses de réduction ou de modification des sens de la circulation automobile, ses répercussions sur le carrefour de la Cavée et celles du centre ville,

–        sur le stationnement  en préservant, augmentant ou diminuant le nombre de places.

Il est sans doute utile de rappeler à la nouvelle municipalité que la charte de la Démocratie Participative précise que tout projet doit faire l’objet d’une information à la population et en particulier celle du quartier, le plus tôt possible…

Faut il également rappeler :

–        à notre nouvel élu en charge de l’urbanisme qu’il a été le chantre de la concertation et le premier à lutter avec systématisme et persévérance contre les programmes densificateurs (du moins dans les quartiers « protégés »),

–        à la nouvelle municipalité que l’absence d’information, de dialogue et de concertation avec les habitants sur les projets imaginés en 1989-1990 par l’équipe en place à cette époque sur le quartier La Boissière a fait naître un climat d’hostilité qui a été à l’origine de la démission d’une partie du Conseil municipal 4 années plus tard…