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Article du Parisien : «On est en zone blanche comme si on était en Corrèze» : à Fontenay-aux-Roses, pourquoi les clients d’Orange captent mal

Source : Le Parisien du 2 Aout 2022 : «On est en zone blanche comme si on était en Corrèze» : à Fontenay-aux-Roses, pourquoi les clients d’Orange captent mal 

Cet article a été publié par le Parisien, normalement est réservé aux abonnés

L’opérateur de téléphonie qui reconnaît plusieurs «zones grises» dans la commune étudie avec la mairie trois options pour l’implantation d’une antenne afin d’améliorer la couverture mobile. Les projets présentés jusqu’ici se sont heurtés à la résistance des riverains.

Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), juillet 2022. Jean-François Bresse fait partie du comité thématique créé par la municipalité pour résoudre la problématique d’implantation des antennes relais sur la ville et notamment pour Orange dont les clients ont de grosses difficultés de réception. LP/Marjorie Lenhardt

Par Marjorie Lenhardt

Le 1 août 2022 à 17h40

Passer ou recevoir un appel ou un SMS quand elle est à l’intérieur de chez elle, mission impossible pour cette habitante de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), cliente chez Orange. « On est en zone blanche comme si on était au milieu de la Corrèze alors qu’on est en région parisienne. » Et à l’extérieur, c’est très aléatoire. « C’est un gros inconvénient pour les gens comme moi qui sont en télétravail ou les entrepreneurs mais je ne remets pas en cause Orange, ce sont les riverains qui ne veulent pas d’antennes-relais près de chez eux », dénonce-t-elle.

Il faut dire qu’à Fontenay-aux-Roses, l’implantation d’antennes-relais est une affaire compliquée qui divise la population. De Free à Orange, les opérateurs s’y cassent les dents depuis plusieurs années. En 2016 déjà, les habitants s’étaient opposés via deux pétitions à l’installation d’une antenne Free Mobile à moins de 100 m d’une école s’appuyant sur une charte municipale de 2014. La municipalité les avait également soutenus en signant un arrêté pointant une atteinte paysagère faute de pouvoir soulever un aspect sanitaire.

Levée de boucliers des riverains contre une antenne-relais

 Mais aujourd’hui c’est Orange qui se retrouve en difficulté car il peine à installer un nouveau site radio sur la ville. Là aussi, l’opérateur a fait face à une levée de boucliers des riverains. Près de 1 900 personnes ont signé une pétition craignant une dégradation paysagère de la zone pavillonnaire où Orange prévoyait d’installer un pylône de 30 m de haut afin de couvrir au mieux la commune particulièrement vallonnée.

Le problème, c’est qu’Orange « a une antenne de retard par rapport à ses autres concurrents », explique le maire (UDI), Laurent Vastel. Ce qui explique que les clients Orange captent moins bien que les autres. Lors d’une réunion entre Orange et des riverains en décembre, l’opérateur confirmait en effet des « zones grises avec une mauvaise réception sur toute la ville et particulièrement dans le centre-ville ».

« Mais les opérateurs sont un peu tous dans la même situation car le trafic des données pour la 4G augmente de 30 % par an, donc tous les opérateurs nous expliquent qu’ils vont devoir augmenter le nombre d’antennes sur la ville », poursuit-il. La difficulté étant de contenter tout le monde.

« À la mairie, c’est pareil, la qualité d’appel est désastreuse »

 Pour ce faire, la municipalité a organisé un comité thématique avec des riverains sur les antennes-relais des opérateurs pour définir un modus vivendi avec les opérateurs. « Nous avons étudié différentes solutions que nous avons soumises à Orange mais nous attendons leur réponse depuis mars », s’étonne Jean-François Bresse, l’ancien ingénieur de l’entreprise qui fait partie de ce comité.

La seule antenne Orange qui fonctionne actuellement, selon lui, est celle située sur un immeuble du bailleur Hauts-de-Seine Habitat, rue Paul-Verlaine, au point le plus bas de la ville, à 1,3 km du centre-ville, rue Boucicaut, avec une différence de niveau de 50 m environ. Résultat : l’opérateur a déjà perdu un certain nombre de clients. « Moi par exemple ! » lance le maire (UDI) Laurent Vastel sans détour. « Je suis passé chez Bouygues car je ne pouvais pas appeler de chez moi. Et à la mairie, c’est pareil, la qualité d’appel est désastreuse. Si le problème n’est pas résolu bientôt, il faudra changer aussi. »

« Nous travaillons actuellement avec la mairie pour la recherche d’un emplacement pour un pylône permettant d’offrir une meilleure couverture mobile aux habitants de Fontenay-aux-Roses, veut rassurer l’opérateur. À ce stade nous discutons autour de trois options pour lesquelles des études de sol, simulation de couverture et photomontages sont réalisés pour une présentation à la mairie à l’automne. »

Ces trois options étant le toit d’une résidence du Val Content, « techniquement la plus simple », selon le maire, le toit d’une copropriété, mais elle n’a pas donné son accord et une bulle de tennis, « plus ou moins acceptée par tout le monde ».

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