Que mangent réellement nos enfants à la cantine ?

La présentation des menus entre les villes de Châtillon (majorité de gauche et écologiste) et de Fontenay-aux-Roses (majorité de droite et LREM) montre deux visions très différentes en matière de transparence et de qualité des repas dans les cantines scolaires.

A Châtillon, la liste des allergènes est consultable sur le site internet de la ville ; les volailles sont labellisées, la viande bovine est produite à partir de races à viande, les poissons sont issus d’une filière pêche responsable, les produits bio sont bien identifiés dans les menus quotidiens..

A Fontenay-aux-Roses, les informations données sur le site internet de la ville sont minimales avec notamment aucune donnée en matière de traçabilité ni de labellisation des produits utilisés pour la préparation des repas de nos enfants.

Malgré ce retard en matière de transparence et leur refus de nous répondre  concernant la qualité et la traçabilité de la viande servie aux enfants à la cantine, plusieurs élues de la majorité municipale se sont une nouvelle auto-glorifiées de la qualité de l’action de la majorité.

Nous renouvellerons notre demande de disposer de la traçabilité de la viande lors du prochain conseil municipal.

Gilles Mergy

Devenir des Blagis : « Paroles, Paroles, encore des mots »

Les habitants des Blagis ont été abreuvés de promesses sur l’embellissement de leur quartier, leur relogement temporaire, et le retour à leur convenance dans des immeubles neufs et de qualité aux Blagis une fois le projet de démolition-reconstruction achevé.

Pendant la campagne municipale, le Maire et ses co-listiers leur ont répété que « Mergy mentait et que s’il était élu ils continueraient à vivre dans des logements amiantés et en très mauvais état ».

8 mois après la réélection de L. Vastel, le projet de devenir urbain du quartier des Blagis est au point mort, et le bailleur social laisse se dégrader les logements en réduisant au maximum l’entretien et la maintenance contrairement aux promesses qui avaient été faites aux habitants.

Tous les élus de l’opposition ont alerté au début de l’année le Préfet des Hauts de Seine pour qu’il rappelle aux signataires de la convention de relogement leurs obligations.

C’est à la suite de cette démarche que la municipalité a enfin décidé d’organiser des permanences une semaine sur deux aux Blagis.  La présence du Maire y est annoncée sur les affiches. Personne ne l’a vu pour le moment. En revanche, le conseiller municipal délégué aux Transports y est présent. Il est difficile de savoir à quel titre puisqu’il n’est ni élu de quartier, ni en charge du logement…

Les locataires qui ont été reçus ont eu droit aux mêmes éléments de langage que pendant la campagne municipale que ce soit sur les « promesses d’un avenir radieux » ou sur « les mensonges de l’opposition. »

Mais, le temps passant, les locataires du quartier des Blagis se rendent progressivement compte du fait que les promesses qui leur ont été faites ne sont malheureusement pas tenues et que ces permanences n’ont pour seul intérêt que de les « endormir» avant les élections départementales de juin auxquelles L. Vastel est candidat.

Cet absence de respect de la parole donnée suscite des inquiétudes légitimes  parmi les habitants des Blagis et entraine parfois quelques tensions voire différends de voisinage.

Il est important que tout le monde se mobilise à court terme pour apaiser ces tensions et permettre à tous les habitants de vivre dans la tranquillité.

Les élus de l’opposition sont quant à eux disposés à participer à toute action de médiation qui sera décidée par la municipalité.

Gilles Mergy

Le département des Hauts de Seine : un département riche mais peu actif dans le domaine social

Depuis les dernières réformes territoriales de 2015, les compétences sociales des départements ont été renforcées alors que certaines compétences leur ont été retirées (développement économique ou transport par exemple). Pour les Hauts de Seine, l’impact de cette réforme a été moindre puisque l’intégralité des compétences transport avaient été déjà confiées à Ile de France mobilités (ex STIF).

Le département des Hauts de Seine est riche et serait bien géré selon notre maire-conseiller départemental . L’importance de ces excédents financiers ne constitue pourtant pas un critère de bonne gestion alors que les besoins des habitants ne sont pas réellement pris en compte.

En effet, le département des Hauts de Seine intervient proportionnellement moins que les autres départements français sur son cœur de métier à savoir l’action sociale.

Alors que le rapport de la banque postale sur les finances départementales de 2019 montre que les départements consacrent 54% de leur budget de fonctionnement à l’action sociale, le département des Hauts de Seine pour arriver à ce chiffre, doit intégrer dans son budget d’action sociale l’ensemble des charges de personnel et l’ensemble des dépenses nécessaires à la réalisation de ces actions (loyers, fluides, charges de structures…).

Autant dire qu’une partie substantielle des 834 M€ théoriquement consacrés à l’action sociale ne bénéficie pas aux habitants du département qui en ont réellement besoin.

Sur les dépenses en faveur des personnes âgées, la dépense moyenne par habitant de l’ensemble des départements français s’élève à 128 euros. Les Hauts de Seine atteignent à peine 87 euros.

Sur les dépenses en faveur des personnes handicapées, la moyenne des départements atteint 128 euros par habitant ; le département des Hauts de Seine est à moins de 105 euros.

Enfin, sur les dépenses en faveur de l’enfance et de la famille au sens large (y compris aide sociale à l’enfance), la dépense moyenne des départements est de 121 euros par habitant alors que les Hauts de Seine sont à 112 euros

Je précise que tous ces chiffres sont issus du rapport de la banque postale sur les finances départementales (octobre 2019) et du budget primitif 2020 du département des Hauts de Seine.

Rappelons-nous que ce budget a été voté en décembre 2019 sans la présence de notre maire-conseiller départemental.

La semaine dernière, le Président du département a annoncé un effort financier en matière d’action sociale. Si cette annonce est positive, elle est malheureusement trop tardive et cet effort minime ne permettra en aucun cas de rattraper le retard accumulé depuis des années.

Si l’ancien président Patrick Devedjian avait veillé à améliorer la qualité de la gestion du département (après le gaspillage des deniers publics par son prédécesseur N. Sarkozy), force est de constater que l’action sociale n’était pas sa priorité. Elle n’est pas non plus celle de successeur. Elle est encore moins celle de notre maire conseiller-départemental qui refuse en outre toutes les propositions de l’opposition sur la mise en place d’un plan de soutien aux plus démunis pour notre commune.

Vivement juin 2021 que nous ayons un ou une nouvelle conseillère départementale à Fontenay aux Roses qui aura à cœur de faire de l’action sociale une véritable priorité de son mandat.

Gilles Mergy

Elections municipales du 28 juin 2020 : Protestation électorale des élus de l’opposition, compte-rendu de l’audience au Tribunal Administratif

Avec Mmes Brobecker et Le Fur, nous nous sommes rendus le 8 février 2021 au Tribunal Administratif de Cergy Pontoise pour l’audience concernant notre protestation électorale.

Vastel et Mme Collet étaient également présents.

Au cours de cette audience, la protestation électorale de Mme Alvaro a été également examinée.

Dans ses conclusions, Madame la Rapporteure publique a proposé le rejet de notre protestation électorale ainsi que le rejet de la demande de L. Vastel de nous déclarer inéligibles.

Mme la Rapporteure publique n’a pour autant pas occulté plusieurs points problématiques dans la campagne conduite par L. Vastel qui constituent autant de manquements au code électoral :

  • Tweets odieux « médisants, médiocres, nauséabonds » et caractère inacceptable des propos diffusés par plusieurs de ses co-listiers ;
  • Instrumentalisation à vocation électorale de sa gestion de la crise sanitaire ;
  • Promesses faites en fin de campagne aux habitants de la rue La Boissière ou les Résidents des Terrasses (dont il aurait fallu quantifier le nombre et l’impact potentiel en terme de voix) totalement déconnectées du calendrier normal des discussions avec eux ;
  • Annonce du lancement de la rénovation du collège des Ormeaux par L. Vastel alors qu’il ne s’agissait que d’une étude de faisabilité et que la paternité de cette décision relevait du conseil départemental et non du maire ;
  • Diffusion massive d’un tract « excessivement caricatural » sur le programme de notre liste concernant la suppression de 30 à 50% du nombre de places de stationnement et la mise en place du stationnement payant ;
  • Factures non datées, mais dont il n’est pas possible de faire le lien avec la non sincérité du scrutin.

Madame la Rapporteure publique a toutefois estimé que si ces manquements sont qualifiés, leur impact sur le scrutin n’est pas suffisamment étayé compte tenu de l’écart de voix entre les deux listes (338 voix soit une nécessite de faire basculer 170 suffrages). Elle a donc considéré qu’ils n’avaient pas altéré la sincérité du scrutin.

Dans ma prise de parole, je n’ai pas repris tous les éléments de nos mémoires mais j’ai surtout mis en exergue la question des dépenses de Noël qui n’avait pas été abordée dans les conclusions de la Rapporteure.

En effet, ce point n’était pas repris dans notre mémoire initial mais seulement dans notre mémoire en réplique puisque L. Vastel avait volontairement camouflé cette hausse vertigineuse de ces dépenses.

Pour mémoire, ces dépenses d’animation de Noël, quelques semaines avant les élections étaient

  • inhabituelles par leur montant (143 k€ soit près de 70 % de plus que l’année précédente) ;
  • dissimulées au conseil municipal : lors du CM du 19 décembre 2019, le Maire avait indiqué leur stabilité entre 2018 et 2019 et il avait imputé ces dépenses sur un compte d’affectation diverses (et non pas sur le budget communication ou fêtes et cérémonies) dont le détail n’a été communiqué que le 10 septembre 2020 après une demande explicite des élus de l’opposition en juillet 2020
  • ostentatoires et couvertes par une large publicité par la municipalité en violation de l’article L52.1 du Code électoral

Comme en témoignent les différentes interventions de Fontenaisiens sur la vidéo You Tube qui figurait sur le site internet de la ville, elles ont influencé les électeurs de manière extrêmement favorable envers L Vastel et ainsi altéré la sincérité du scrutin

J’ai également souligné notamment que le tract évoqué par Madame la Rapporteure et diffusé à plusieurs milliers d’exemplaires en fin de campagne n’était pas seulement caricatural mais clairement mensonger puisque aucune proposition de mise en œuvre du stationnement payant ne figurait dans notre programme.

Mme Collet a ensuite brièvement pris la parole au nom de la liste de L. Vastel pour se plaindre notamment d’un soit-disant faux témoignage pendant la campagne …

Le Président de la 10eme chambre a conclu les débats en indiquant que le jugement serait rendu le 18 février prochain

Gilles Mergy

Gilles Mergy : Pourquoi je ne serai pas candidat aux élections départementales ni aux élections régionales

Lors de la campagne pour les élections municipales, j’avais indiqué à plusieurs reprises que le seul mandat qui m’intéressait était celui de Maire car ma priorité unique était d’agir au service de l’ensemble des habitants de notre commune pour donner enfin « un temps d’avance à Fontenay ».

Notre défaite en juin dernier n’a rien changé : je ne serai pas candidat à d’autres élections que les élections municipales. Je ne serai donc ni candidat aux élections départementales ni candidat aux élections régionales.

Alors que L. Vastel cumule les mandats et les candidatures et que son rêve suprême est de devenir Sénateur en 2023, je crois qu’il est temps de redonner toutes ses lettres de noblesse à l’engagement politique local.

Le mandat de maire est le plus beau mandat de notre République. Si nous avions gagné, j’y aurais consacré toute mon énergie avec l’ensemble des élus de notre liste pour accompagner les Fontenaisiens en difficulté et faire en sorte que notre ville soit plus agréable, plus dynamique et plus écologique.

En tant que conseiller municipal de l’opposition, je veux pendant 6 ans consacrer toute mon énergie à rencontrer les habitants de notre commune, à les écouter, à accompagner celles et ceux qui connaissent des difficultés conjoncturelles ou structurelles et à les aider du mieux que je pourrai.

En tant que conseiller municipal de l’opposition, je veux pendant 6 ans consacrer toute mon énergie pour faire en sorte que les projets de la majorité répondent mieux aux attentes de nos concitoyens et qu’ils permettent de relever le défi de la crise économique, sanitaire, écologique et sociale actuelle.

En tant que conseiller municipal de l’opposition, je veux en temps utile et en lien avec tous ceux qui veulent construire l’alternance au Maire actuel, réfléchir à un nouveau projet pour notre commune. Il sera construit en concertation avec les habitants de Fontenay-aux-Roses. Il  s’inspirera bien entendu de notre projet de l’an dernier mais il intégrera aussi les conséquences de la crise actuelle et les menaces que fait peser sur notre qualité de vie la densification à marche forcée engagée par L. Vastel (avec d’ores et déjà une hausse de la population de 13% depuis 5 ans alors que la plupart de ses projets immobiliers ne sont pas encore réalisés).

A court terme, si je ne suis pas candidat en juin prochain, je n’ai pas pour autant l’intention de rester inactif.

Je soutiendrai donc de toutes mes forces le binôme de rassemblement de la gauche qui sera choisi sur le canton Châtillon-Fontenay-aux-Roses.

Je leur apporterai toute mon aide pour qu’ils mettent fin au mandat fantôme de 6 ans de L. Vastel au Conseil départemental des Hauts de Seine. Car, comme l’ont indiqué ses collègues de gauche comme de droite du Conseil départemental, sa présence y fut plus que discrète et son action inexistante. A titre d’exemple, il n’était même pas présent pour le vote du budget 2020…

Avec le futur ou la future conseiller.e départemental.e de Fontenay-aux-Roses, nous serons encore mieux à même d’empêcher L. Vastel d’abimer notre ville comme il le fait depuis trop longtemps.

Avec le futur ou la future conseiller.e départemental.e de Fontenay-aux-Roses, nous serons présents pour défendre les enfants, en préservant l’aide sociale à l’enfance réduite par la majorité départementale, la PMI, le soutien aux plus démunis et aux plus âgées via le CCAS, l’accompagnement des personnes handicapées y compris sur l’amélioration de l’accessibilité de l’espace public ; nous serons présents pour défendre le collège, ses professeurs, son équipe éducative et ses élèves ; nous serons présents pour promouvoir la culture et le sport pour tous ; nous serons présents pour favoriser les mobilités actives…

Gilles Mergy

Conseil Municipal du 26 novembre : explications de vote des élus de l’opposition

Lors du Conseil Municipal du 26 novembre qui s’est tenu en distanciel, les élus de l’opposition ont tout d’abord salué le professionnalisme des équipes de la Direction informatique de la municipalité pour la qualité technique de l’organisation.

Les élus de l’opposition ont voté en faveur de plusieurs délibérations notamment : 

–        Don d’une œuvre d’art par le grand artiste plasticien Fontenaisien Michel DEROZIER ;

–        Nouveau régime indemnitaire pour le personnel municipal ;

–        Attribution d’une subvention à l’association Jeunes dans la Cité pour son activité de recyclerie de vélos dont l’utilité sociale et environnementale a été vivement saluée

Les élus de l’opposition ont voté contre d’autres délibérations qui n’allaient pas dans le sens de l’intérêt général :

–        Décision budgétaire modificative car :

  • elle prévoit une nouvelle hausse de la dette de la ville sans que le niveau d’investissement ne le justifie et sans que la capacité de effective remboursement de la ville soit réellement démontrée ;
  • elle ne prévoit aucun plan de soutien ou mesures exceptionnelles de soutien aux Fontenaisiens les plus démunis malgré le contexte de crise économique et social

–        Actualisation des autorisations de programme/crédits de paiement : leur principe n’est pas en cause car il permet un financement plus équilibré des opérations d’investissement pluri annuels. En revanche, aussi bien sur les travaux de place de Gaulle que sur le gymanse du Parc, les dérives de coût sont très importantes. Le Maire n’a pas répondu aux questions sur les mesures prévues pour sécuriser le coût des chantiers à l’avenir.

–        Abandon de compétences de proximité au Territoire Vallée Sud Grand Paris ou à des sociétés capitalistiques :

–        Les élus de l’opposition ont ainsi expliqué pourquoi le transfert de la voirie municipale au Territoire (qui n’est que facultatif) allait complexifier le processus de décision (le Territoire assure la maitrise d’ouvrage des gros travaux et la ville de l’entretien courant ou des investissements sur le mobilier urbain, les réseaux concédés et les jardinières). Les explications du Maire adjoint aux Travaux expliquant que ce transfert allait permettre à la ville de bénéficier d’investissements supplémentaires sans contrepartie étaient pour le moins peu convaincantes : comment penser une seule seconde que les autres maires vont laisser notre seule commune bénéficier d’une sorte d’effet d’aubaine…

–        Les élus de l’opposition ont expliqué pourquoi le renforcement des compétences de la Société Publique Locale « Vallée Sud Aménagement) et la création de la SEM Mobilités allaient accroitre l’opacité et le manque de transparence de l’action publique dans notre commune, accroitre les couts d’intermédiation (coût du personnel à recruter, jetons de présence attribués aux élus de la majorité…). Ils ont également regretté que les missions dévolues à la SEM Mobilités portent quasi exclusivement sur la place de la voiture dans la ville (parc de stationnement, bornes de recharges…).

Les élus ont présenté plusieurs vœux : deux sur les actions à mener en matière de solidarité avec les plus démunis et un sur le soutien au commerce local. Seul l’un d’entre eux a été examiné et refusé par la majorité municipale sous prétexte que les besoins à Fontenay en matière de distribution alimentaire notamment étaient bien moindres que dans les villes voisines. Le Maire a néanmoins accepté de constituer un groupe de travail transpartisan sur le sujet.

Les élus de l’opposition ont posé enfin plusieurs questions sur les actions mises en œuvre dans les écoles pour protéger les enfants et leurs enseignants. Aucun élément de réponse précis n’a été donné en retour .

Enfin, les élus de l’opposition ont posé une dernière question sur la mise en œuvre des dispositions de la Loi Sapin 2 en matière éthique. Le Maire a reconnu que rien n’avait été fait et a proposé la création d’un groupe de travail transpartisan.

Gilles Mergy

Conseillers municipaux d’opposition: Demande de convocation d’une réunion exceptionnelle du Conseil Municipal

Monsieur le Maire,
Avec le confinement décidé par le Président de la République pour lutter contre
l’épidémie de la COVID 19, la situation économique et sociale des Fontenaisiens les plus fragiles va s’aggraver ainsi que celle de nos petits commerçants. Nous pensons que la municipalité, en charge des services publics de proximité, doit se mobiliser dans les plus brefs délais pour adopter un plan d’action d’urgence qui devra être présenté à notre assemblée délibérante.
C’est la raison pour laquelle nous vous sollicitons pour que vous convoquiez
cette réunion dans les jours qui viennent et en tout état de cause avant la date
actuellement prévue qui est trop tardive (26 novembre).
Sans préjuger de la teneur de ce plan d’action, nous estimons qu’il doit permettre
d’apporter des réponses concrètes aux difficultés de nos concitoyens en mobilisant
l’ensemble des services municipaux (CMS, CCAS, service commerce, service logement, …).

Nous sommes à votre disposition pour en discuter dès cette semaine car nous pensons
qu’une mobilisation conjointe de l’ensemble des élus de notre commune témoignera de
notre volonté partagée de donner la priorité aux actions de solidarité.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de notre considération
distinguée.

Gilles Mergy, Pauline Le Fur, Maxime Messier, Léa-Iris Poggi, Pierre Kathola,
Sonia Gouja, Jean-Yves Sommier et Astrid Brobecker

PROTESTATION ELECTORALE DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF CONCERNANT LES ELECTIONS MUNICIPALES DE MARS 2020

Classiquement les élections municipales sont souvent l’objet d’un recours (26 recours déposés dans 15 villes des Hauts-de-Seine). Cette procédure, régie par les articles L248 et suivants du code électoral, répond à une procédure particulière qui ne concerne que les candidats, et non pas la commune. Dès lors, les affirmations de L. Vastel annonçant un montant faramineux de frais de procédure sont totalement inexactes comme démontré ci-après.

En matière de contentieux électoral, une fois que la matérialité des faits est établie, les magistrats apprécient si en l’absence de ces faits le résultat des élections aurait été différent. Le tribunal est d’autant plus enclin à annuler un scrutin que le résultat des élections est très serré.

La circonstance qu’une ou plusieurs irrégularités ou manoeuvres aient été commises ne conduit pas automatiquement à l’annulation de l’élection. Le juge apprécie, au cas par cas, si la sincérité du scrutin a pu être affectée. Afin d’apprécier cette incidence, il met en regard la gravité, l’ampleur et les répercussions potentielles de ces irrégularités avec l’écart des voix.

A titre d’illustrations, ont ainsi pu entraîner l’annulation du scrutin, compte tenu de l’écart des voix, la diffusion d’un tract mensonger, diffamatoire ou injurieux excédant les limites de ce qui est admissible dans le cadre de la polémique électorale et auquel il n’a pu être utilement répondu (CE, 13 décembre 1989, Elections municipales d’Aulnat, n° 108662), un climat de violence ayant troublé la sérénité des opérations électorales et conduit à des pressions sur les électeurs (CE, 22 février 2002, Elections municipales de Sainte-Anne, n° 236226), ou encore des interventions officielles de l’autorité municipale en faveur d’un candidat aux élections cantonales (CE, 6 mai 1983, R., n° 43098).

La faculté de contester une élection appartient aux électeurs de la circonscription, aux candidats et au préfet. Les autres personnes, notamment les collectivités territoriales, associations, comités de soutien ou partis politiques, n’ont pas qualité pour agir.

Il n’y a pas d’obligation à recourir à un avocat.

Le délai de recours expire à dix-huit heures le cinquième jour qui suit l’élection.

En ce qui concerne notre commune et d’après les informations du Parisien, 4 protestations électorales auraient été déposées au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise à l’issue du premier puis du deuxième tour des élections municipales dans notre commune. Mme Alvaro et ses co-listiers ont déposé une protestation électorale à l’issue du premier tour du scrutin et une seconde après le deuxième tour. Je ne sais pas qui a déposé la dernière protestation électorale.

En ce qui me concerne, j’ai déposé avec quelques-uns de mes co-listiers un recours le 3 juillet 2020 en faisant valoir plusieurs moyens (diffusion d’un tract mensonger sur la suppression de 30 à 50% des places de stationnement et la mise en place du stationnement payant, surmédiatisation du maire sortant dans les grands médias lui ayant permis de valoriser son action sans droit de réponse pour l’opposition, non-respect des règles de financement de la campagne, instrumentalisation des procurations .).

Malgré cela, le Maire et ses proches ont réagi de manière excessive sur les réseaux sociaux mais surtout de façon tout à fait inexacte.

Ils ont ainsi critiqué le principe même du recours parlant même d’instrumentalisation de la justice. Cela est d’autant plus étonnant que M. Constant actuel maire adjoint avait déposé lui aussi un recours en 2008, ce qui montre bien que cela est habituel.

Les affirmations, non justifiées et pour cause, sont impossibles pour plusieurs raisons :

1/ le recours à un avocat n’est pas obligatoire ;
2/ le recours ne concerne que les candidats ;
3/ si le candidat choisit de recourir aux services d’un avocat, les honoraires sont à sa charge ;
4/ une procédure devant le tribunal administratif coûte entre 2.500 et 5.000 euros en moyenne.

Ces recours ne concernant que les candidats et non la commune de Fontenay aux roses, Il est donc faux d’affirmer qu’ils auront des conséquences sur la ville comme l’écrit M. Vastel dans le blog de Fontenay Demain « A l’heure où j’écris ces lignes nous ne connaissons pas les motifs invoqués pour obtenir l’annulation, mais nous savons déjà que la procédure pourrait durer jusqu’à mars 2021, avec des conséquences possibles sur la mise en route de certains projets utiles à la ville ».

Il est par ailleurs surprenant de laisser entendre, comme le font des proches du Maire  (blog Fontenay demain), que la ville de Fontenay-aux-Roses (c’est-à-dire les contribuables Fontenaisiens) aurait à assumer le coût de cette procédure, cela serait tout simplement un détournement de fonds publics.

Dès lors que c’est l’élection de L. Vastel qui est contesté, c’est à lui et à lui seul qu’il appartient de se défendre s’il le juge utile. Il lui est bien entendu totalement interdit de faire financer ses frais de justice par le contribuable.

Nous serons donc particulièrement vigilants sur le sujet en demandant la transmission intégrale de toutes les conventions d’honoraires passées par la ville avec des cabinets d’avocat et nous allons solliciter dès la rentrée « l’évaluation sérieuse » dont parle M. Vastel dans ses derniers écrits sur l’impact des différents recours déposés depuis 2014 notamment sur les projets immobiliers afin que les Fontenaisiens puissent en être informés.

Gilles Mergy

Mise en place d’un drive à Fontenay-aux-Roses : silence radio du côté de la mairie

Il y a deux jours, nous avons lancé une initiative consistant à organiser à Fontenay-Roses une prestation de type « drive ».

Il s’agit à la fois de donner la possibilité aux commerçants du marché qui le souhaitent de pouvoir écouler leurs produits et de permettre aux Fontenaisiens de disposer d’une offre en produits de bouche complémentaire de celle existante sur la ville.

Cette initiative a rencontré un réel succès auprès de plusieurs commerçants et de nombreux  Fontenaisiens qui attendent avec impatience sa mise en œuvre concrète.

Dès le mardi matin, la Préfecture des Hauts de Seine nous a fait savoir qu’elle n’avait aucune objection dès lors que les mesures sanitaires étaient respectées.

En ce qui concerne la commune de Fontenay-aux-Roses, la seule réponse qui nous a été donnée est la suivante : « les services municipaux travaillent déjà depuis plusieurs jours sur un projet équivalent en lien avec la Préfecture, le concessionnaire du marché et les commerçants ».

S’il ne m’a fallu, en tant que simple conseiller municipal d’opposition, que quelques heures pour obtenir l’accord de la Préfecture, j’ose espérer qu’il ne faut pas plusieurs jours pour la ville pour recueillir un tel accord.

En ce qui concerne les commerçants habituellement présents sur notre marché, aucun d’entre eux n’a été apparement contacté par les élus ou les services de la ville de Fontenay-aux-Roses…

Alors que la situation actuelle nécessite agilité et rapidité, la commune de Fontenay-aux-Roses est aux « abonnés absents » sur ce sujet d’intérêt général.

Pourtant, autour de nous, plusieurs communes de toutes sensibilités politiques prennent des initiatives pour améliorer le confort des vie de leurs habitants déjà touchés par le confinement et pour soutenir le commerce de proximité.

Je ne manquerai pas de vous tenir informés de l’évolution de la situation.

Gilles Mergy

Ensemble, retrouvons nos commerçants du marché (suite)


La Préfecture des Hauts de Seine m’a répondu que la mise en place d’une offre de type « drive » pour les commerçants du marché aux comestibles qui le souhaitent ne posait pas de problème sous réserve de respecter les règles du confinement.

Je viens donc de contacter la mairie pour organiser sa mise en place concrète si possible dès ce samedi.

Gilles Mergy