Mail Boucicaut : Les inexactitudes de Laurent Vastel sur le devenir du centre-ville

Pendant la campagne municipale, L. Vastel faisait miroiter un projet de rénovation du mail Boucicaut très cohérent avec celui que nous défendions pour dynamiser le centre-ville.

Une fois sa réélection obtenue, la SPLA Panorama dont la commune est actionnaire présente début janvier 2021 un tout autre projet intégrant la construction d’une nouvelle tour de 7 voire 10 étages.

Le 5 janvier 2021, le projet de rénovation du mail Boucicaut  a été présenté aux copropriétaires des immeubles, la construction d’un immeuble faisant la même taille que l’immeuble du 101 rue Boucicaut.

Cette présentation est disponible sur le site de la ville, à la rubrique « Les projets de la Ville » « Mail Boucicaut »

Ci-joint le lien pour la télécharger : https://www.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/environnement/urbanisme/Mail_Boucicaut/FAR_MAIL_BOUCICAUT_-_presentation_operation_05.01.21.pdf

Pour plus d’explications voir l’article de Mikael Coic, copropriétaire : https://www.nouvellesdefontenay.fr/point-et-rappel-sur-le-projet-de-renovation-du-mail-boucicaut/

J’ai dénoncé cette nouvelle hyperdensification dans un article paru sur mon blog le 26 mai. (http://www.ateliersfontenaisiens.fr/un-nouveau-gratte-ciel-a-fontenay-aux-roses/).

Immédiatement après, Laurent Vastel a publié deux tweets pour affirmer que l’annonce de cette construction est une fakenews.

J’en perds mon latin :

Soit, la SPLA Panorama qui travaille pour le compte ville de Fontenay-aux-Roses a induit en erreur les riverains…

Soit, L. Vastel n’assume pas cette nouvelle étape dans l’hyperdensification de notre ville qui va à l’encontre de toutes les analyses des experts en santé publique…

Gilles Mergy

Réunion à la Maison de Quartier des Paradis : un temps d’échange utile mais pas de décisions concrètes

A la suite des événements dramatiques de ces derniers jours, nous nous sommes rendus, à la réunion organisée par la municipalité à la maison de quartier des Paradis le 5 mai de 17h00 à 19h00 afin d’échanger avec les habitants sur les moyens et dispositifs à déployer pour ce quartier.

Étaient présents à cette réunions le Maire, des élus de la majorité et de l’opposition, un commandant de la police nationale, des agents de la police municipale, le directeur de l’association « Jeunes dans la cité », la responsable du club pré-ados, et quelques habitants impliqués dans le quartier.

Les habitants présents ont mis l’accent sur la richesse et la diversité du quartier des Blagis, le rôle joué par les parents et les « grands » pour guider, aider et accompagner les plus jeunes, sur la nécessité de valoriser les réussites dans le quartier (entrepreneurs notamment dans la fibre optique, sportifs de haut niveau, artistes…) afin de changer l’image du quartier notamment dans le haut de Fontenay.

Ils ont aussi regretté la réduction des activités proposées pour les jeunes à la maison de quartier (soutien scolaire ou activités plus ludiques), la disparition des séjours proposés jadis par le Club pré-ados qui étaient fédérateurs, l’absence d’échanges entre les écoles de la ville pour favoriser la connaissance mutuelle ou le départ de la Mission locale à Bagneux.

Ils ont aussi signalé le manque d’entretien des résidences par le bailleur social.

Ils ont également demandé que la municipalité prenne en charge des actions immédiates de médiation pour favoriser le dialogue et l’écoute.

Ils ont également déploré que la mairie n’embauche pas des gens de leur quartier et espèrent que les entreprises qui interviendront sur l’énorme chantier de rénovation des Blagis donneront effectivement du travail aux habitants.

Laurent Vastel a écouté. Mais il n’a rien annoncé de concret si ce n’est l’installation à terme de caméras de vidéosurveillance quand les rues seront municipalisées. La vidéosurveillance est un levier utile qui peut être dissuasif notamment dans les lieux clos ; elle ne remplacera pourtant jamais la présence humaine et encore moins les actions de prévention.

Le dialogue doit se poursuivre mais il est surtout essentiel d’agir au plus vite pour redonner espoir aux habitants de ce quartier de notre commune.

Astrid Brobecker, Pauline Le Fur & Gilles Mergy

Drame des Blagis – Soutien des élus de l’opposition

Suite au nouveau drame survenu mardi dernier, nous souhaitons apporter tout notre soutien à la famille, et aux amis de la victime et espérons, comme tous, que la dernière victime se rétablisse pleinement.

 Nous partageons l’émotion des habitant.es du quartier et des fontenaisien.nes. Nous espérons que le maire mette en place une cellule d’écoute médico-psychologique pour celles et ceux qui le souhaitent et des moyens supplémentaires pour des actions de prévention.

Gilles Mergy, Pauline Le Fur, Maxime Messier, Léa-Iris Poggi, Pierre Kathola, Sonia Gouja, Jean-Yves Sommier, Astrid Brobecker

Conseil Municipal du 8 avril : les questions des élus de l’opposition

Question de Léa-Iris POGGI
Pour le groupe ATELIERS FONTENAISIENS
Obligation légale de mise en place d’un « référent éthique »

Monsieur le maire,

Cette question fait suite à la question déjà posée par Gilles Mergy lors du conseil municipal du 26 novembre 2020, laquelle n’a reçu aucune suite.

Pour mémoire, l’article 8 de la loi du 9 décembre 2016 dite « loi Sapin 2 » impose que des procédures appropriées de recueil des signalements émis par les membres de leur personnel ou par des collaborateurs extérieurs et occasionnels sont établies notamment par les communes de plus de 10 000 habitants dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat. Le décret du décret du 19 avril 2017 a précisé quelques modalités et indiqué une mise en place de ces dispositions à la date du 1erjanvier 2018.

Le référent éthique intervient en matière de prévention des conflits d’intérêts mais également d’impartialité, de neutralité, d’intégrité et de dignité dans l’exercice des fonctions. Il donne tous conseils utiles en matière de laïcité, de secret et discrétion professionnels, à propos du devoir de réserve et de la liberté d’expression, ainsi que de l’obéissance ou la désobéissance hiérarchique. Il recueille également les signalements éthiques faits par des éventuels « lanceurs d’alerte ».

Aujourd’hui, aucune démarche n’a été mise en œuvre par la commune pour appliquer cette disposition légale. Un groupe de travail ayant à peine été évoqué lors d’un conseil municipal précédent.

Nous rappelons que ces dispositions n’appellent pas la mise en place d’un « groupe de travail » sur le sujet mais la mise en place effective d’un référent éthique. Cela n’est pas fait quasiment 2 ans et demi après l’entrée en vigueur de la loi, ce qui nous interroge.

Pouvez-nous nous indiquer concrètement pourquoi l’article 8 de la loi du 9 décembre 2016 et son décret d’application du 19 avril 2017 ne sont pas encore appliqués dans la commune ?

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Question de Maxime MESSIER
Sur les coûts et l’efficacité des caméras de vidéo-surveillance à Fontenay-aux-Roses

Monsieur le Maire,

En 2014, vous aviez annoncé l’installation d’un réseau de caméras de vidéo-surveillance de la voie publique à Fontenay-aux-Roses. Vous avez aussi annoncé une augmentation du nombre de caméras début 2021.

Afin de permettre à la commune d’avoir une vue complète sur les coûts et l’efficacité de ce dispositif, pourriez porter à la connaissance du Conseil Municipal les éléments suivants ?

  • Les coûts d’installation du dispositif de vidéo-surveillance engagés depuis 2014 et ceux à venir, incluant les caméras et le centre de visionnage des images
  • Les coûts d’exploitation annuels du dispositif de vidéo-surveillance, notamment la maintenance technique et informatique ainsi que le coût du personnel dédié au centre de visionnage des images
  • L’évolution de la délinquance de voie publique depuis 2014 dans les zones couvertes par les caméras et celle dans les zones non-couvertes, en vue d’en déduire l’efficacité
  • Le nombre et le taux de délits de voie publique élucidés grâce aux caméras de vidéo-surveillance

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Question de Léa-Iris Poggi
Pour le groupe ATELIERS FONTENAISIENS
Demande de précisions sur la mise en œuvre de mesures concrètes dans la perspective de la fin de la trêve hivernale du 1erjuin 2021

Monsieur le maire,

Face à la crise sanitaire, la trêve hivernale des expulsions locatives est repoussée de deux mois. Elle prendra fin le 1er juin 2021 au lieu du 1er avril 2021. Cette prolongation vise à maintenir dans leur logement les personnes menacées d’expulsion locative. Dans le même temps, les propriétaires concernés seront indemnisés.

Pouvez-nous indiquer quelles sont les mesures concrètes mises en œuvre par la commune afin de limiter au maximum les expulsions des personnes de bonne foi mais confrontées à des accidents de la vie (maladie, perte d’un emploi, handicap, etc) ?

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Question écrite de Gilles Mergy
Pour le groupe ATELIERS FONTENAISIENS
Demande d’intervention auprès du garde des sceaux

Monsieur le Maire,

J’ai rencontré le Président de l’association Fontenaisienne « 1 enfant 2 parents » qui se mobilise au quotidien pour qu’en cas de divorce les enfants puissent continuer à voir leurs deux parents notamment après une séparation conflictuelle.

Cette séparation est dramatique pour les enfants concernés et aussi pour le parent qui ne peut plus voir ses enfants.

Il conviendrait donc qu’en cas de séparation la justice puisse effectivement donner la priorité à l’intérêt supérieur de l’enfant en se prononçant en faveur de la résidence alternée sauf si les deux parents expriment explicitement un choix contraire.

Je me demandais si vous accepteriez de relayer cette demande en appelant l’attention du Garde des Sceaux ?

Conseil Municipal du 8 avril : Projets d’amendement déposés par les élus du Groupe Socialiste, Citoyen et Ecologiste

Amendement portant sur la délibération “Expérimentation sur la mise en place d’un comité thématique participatif annuel”
déposé par Sonia Gouja, Pauline Le Fur et Pierre Kathola

Préambule :

La démocratie participative a pour but de permettre à la population de participer plus activement aux décisions.

La délibération rappelle que la charte de la démocratie participative adoptée en 2012, la ville a pour ambition de développer une pratique de participation constructive des habitants à la vie de la Cité et prévoit donc de se doter d’un nouvel outil pour y parvenir par la création d’un comité thématique chargé de mener une réflexion sur 5 thèmes qui seront classés de manière préférentiel après sondage d’un échantillon représentatif des habitants de la ville.

Afin de permettre à cet outil d’être le plus représentatif possible des intérêts et préoccupations de la population de la ville et également de constituer un réel outil de démocratie, et répondre à l’exigence de participation constructive, nous souhaitons que l’avenant à la Charte de la démocratie soit amendé comme suit :

Proposition d’amendements :

4ème paragraphe

Ajouter, après la phrase « Ces 5 thèmes sont soumis à un classement préférentiel par un échantillon représentatif des habitants la ville, par sondage. », la phrase suivante :

L’ensemble des quartiers de la ville seront sondés anonymement, dans l’ensemble des quartiers de la ville. Le nombre d’habitants représentatifs devra être d’un minimum de 800 habitants.

5ème paragraphe

Insérer et ajouter, après les mots « le comité thématique, présidé par un élu désigné par le maire, est composé » les mots : « d’un élu de l’opposition » avant  « des représentants des comités d’habitants (…) »

6ème paragraphe

Ajouter après la phrase « Ce comité se réunit autant que de besoin sur invitation de son président », les mots : « et au minimum une fois par trimestre soit quatre fois par an »

8ème paragraphe

Ajouter après la phrase « Les propositions retenues font l’objet d’une planification et d’une information au Conseil Municipal », la phrase : « La ville s’engage à ne pas passer outre un avis défavorable contre un projet ou un thème émis par le Comité thématique »

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Amendement portant sur la délibération “Modification de la charte des conseils de quartier” déposé par Sonia Gouja, Pauline Le Fur et Pierre Kathola

Préambule :

La démocratie participative a pour but de permettre à la population de participer plus activement aux décisions.

C’est dans ce sens que les conseils de quartier ont été créés.

S’il apparait que les textes sont taisants quant aux règles de fonctionnement, le périmètre et les modalités de désignation des conseils de quartier sont fixés par le Conseil Municipal.

Dans un souci de garantir la neutralité, la représentativité nécessaire des Conseils de quartier et garantir de manière effective la démocratie représentative, nous proposons les amendements suivants :

Proposition d’amendements :

Modifier la composition du Comité de quartier comme suit:

Ainsi, il est proposé que le Conseil de quartier du centre-ville comprenne 30 membres répartis comme suit :

  • Le maire président de droit
  • L’adjoint de quartier
  • 1 élu de l’opposition
  • 1 représentant de chaque comité d’habitants composant le quartier (Pervenches et Centre-ville)
  • 15 habitants désignés par tirage au sort parmi les volontaires qui se seront manifestés après appel à candidature, pour adhérer au conseil de quartier,
  • Le président de l’association des commerçants et 2 représentants des commerçants
  • 3 représentants des professions libérales,

La CADA impose la transparence en matière de transmission d’informations à JD Berger et L. Vastel

Depuis sa création par JD Berger et L. Vastel, la SPLA Vallée Sud devenue SPL Vallée Sud Aménagement fonctionne dans une opacité totale.

Alors qu’elle est en charge de la quasi-totalité des projets d’aménagement sur Clamart et sur notre ville (centre-ville, panorama, St Prix…), aucun représentant des oppositions municipales de nos deux villes n’y siège. Toutes nos propositions alternatives (désignation d’un observateur de l’opposition sans droit de vote, accès sécurisé aux documents dans une data room) ont été repoussées par JD Berger et L. Vastel.

Ils nous ont rétorqué que la présentation annuelle de son rapport d’activité au Conseil Municipal était suffisante (étant donné que cette présentation intervient en fait 8 à 10 mois après la clôture de l’exercice annuel).

Face à ce mur d’incompréhension, les élus de l’opposition de Fontenay aux Roses ont saisi la CADA (commission d’accès aux documents administratifs).

Elle vient de rendre son avis (consultable en cliquant sur le lien à la fin de l’article) qui est un triple camouflet pour la présidence et la direction générale de cette société publique.

En effet, la CADA confirme que la SPL VALLEE SUD AMENAGEMENT doit communiquer aux habitants du territoire sur lequel elle agit les documents établis par ses soins dès lors que la décision administrative qu’ils préparent est intervenue.

Elle a donc donné un avis favorable à la communication des documents suivants :

1° l’étude urbaine sur le site du Panorama et ses annexes ;

2° l’étude urbaine sur le mail Boucicaut et ses annexes ;

3° l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la création de la ZAC PARADIS et ses annexes.

Elle nous a indiqué qu’elle ne pouvait pas en revanche nous transmettre le document 4° que nous avions également demandé à savoir l’étude préalable à la définition du projet urbain autour du site du Fahrenheit et ses annexes car la décision n’est pas encore intervenue. Ce refus est intéressant car il permet de savoir que le projet est toujours en cours, alors qu’il nous a été soutenu par la majorité municipale de Fontenay-aux-Roses que ce projet était aux oubliettes.

Cet avis de la CADA est très positif pour les élus d’opposition de Fontenay-aux-Roses et Clamart qui partagent le même objectif de transparence dans le but d’informer la population et d’associer les citoyens à la prise de décision de la SPL. 

Rappelons que les décisions de la SPL sont prises en conseil d’administration et non pas en conseil municipal. On rappellera également que les élus de la majorité qui assistent à ces conseils d’administration perçoivent des jetons de présence (100 euros par réunion). Pourtant, ils ne font aucun retour aux habitants alors même que les projets les concernent en premier lieu.

Gilles Mergy, Pauline Le Fur, Maxime Messier, Léa-Iris Poggi, Pierre Kathola, Sonia Gouja, Jean-Yves Sommier, Astrid Brobecker 

Téléchargez l’avis de la CADA, cliquez sur le lien  : Avis-CADA-saisine-SPLA

Interruption de l’abattage illégal des peupliers au Square des Potiers !

Grâce à la mobilisation des riverains, l’abattage illégal des peupliers par le promoteur immobilier a été interrompu par l’intervention des polices municipale et nationale. Les agents concernés  ont en effet constaté que l’arrêté du maire affiché sur les portillons ne mentionnait pas d’abattage des arbres mais uniquement des restrictions de circulation dans le quartier.

Nous saluons également leur intervention sur site pour empêcher cet abattage illégal, ce qui a permis aux agents de police de prendre les mesures nécessaires afin :

  • De fermer de nouveau la clôture du square alors qu’elle avait déjà été démontée en partie par le promoteur immobilier de manière illégale ;
  • D’interdire l’abattage des arbres jusqu’à nouvel ordre.

Le Maire ayant signé un arrêté inapproprié , les services municipaux vont devoir en rédiger un nouveau.

La précipitation du Maire à vouloir favoriser les projets de densification immobilière s’est une nouvelle fois traduite par une intervention d’un promoteur immobilier sans fondement juridique.

Nous demandons un moratoire sur ce projet immobilier qui conduit à la dégradation  importante d’un des rares espaces verts de notre commune.

Léa-Iris Poggi et Gilles Mergy

[NDLR] : voir aussi l’article :

Un sursis pour les 4 grands peupliers du square des potiers, Espace Boisé Classé( EBC) !

Que mangent réellement nos enfants à la cantine ?

La présentation des menus entre les villes de Châtillon (majorité de gauche et écologiste) et de Fontenay-aux-Roses (majorité de droite et LREM) montre deux visions très différentes en matière de transparence et de qualité des repas dans les cantines scolaires.

A Châtillon, la liste des allergènes est consultable sur le site internet de la ville ; les volailles sont labellisées, la viande bovine est produite à partir de races à viande, les poissons sont issus d’une filière pêche responsable, les produits bio sont bien identifiés dans les menus quotidiens..

A Fontenay-aux-Roses, les informations données sur le site internet de la ville sont minimales avec notamment aucune donnée en matière de traçabilité ni de labellisation des produits utilisés pour la préparation des repas de nos enfants.

Malgré ce retard en matière de transparence et leur refus de nous répondre  concernant la qualité et la traçabilité de la viande servie aux enfants à la cantine, plusieurs élues de la majorité municipale se sont une nouvelle auto-glorifiées de la qualité de l’action de la majorité.

Nous renouvellerons notre demande de disposer de la traçabilité de la viande lors du prochain conseil municipal.

Gilles Mergy

Devenir des Blagis : « Paroles, Paroles, encore des mots »

Les habitants des Blagis ont été abreuvés de promesses sur l’embellissement de leur quartier, leur relogement temporaire, et le retour à leur convenance dans des immeubles neufs et de qualité aux Blagis une fois le projet de démolition-reconstruction achevé.

Pendant la campagne municipale, le Maire et ses co-listiers leur ont répété que « Mergy mentait et que s’il était élu ils continueraient à vivre dans des logements amiantés et en très mauvais état ».

8 mois après la réélection de L. Vastel, le projet de devenir urbain du quartier des Blagis est au point mort, et le bailleur social laisse se dégrader les logements en réduisant au maximum l’entretien et la maintenance contrairement aux promesses qui avaient été faites aux habitants.

Tous les élus de l’opposition ont alerté au début de l’année le Préfet des Hauts de Seine pour qu’il rappelle aux signataires de la convention de relogement leurs obligations.

C’est à la suite de cette démarche que la municipalité a enfin décidé d’organiser des permanences une semaine sur deux aux Blagis.  La présence du Maire y est annoncée sur les affiches. Personne ne l’a vu pour le moment. En revanche, le conseiller municipal délégué aux Transports y est présent. Il est difficile de savoir à quel titre puisqu’il n’est ni élu de quartier, ni en charge du logement…

Les locataires qui ont été reçus ont eu droit aux mêmes éléments de langage que pendant la campagne municipale que ce soit sur les « promesses d’un avenir radieux » ou sur « les mensonges de l’opposition. »

Mais, le temps passant, les locataires du quartier des Blagis se rendent progressivement compte du fait que les promesses qui leur ont été faites ne sont malheureusement pas tenues et que ces permanences n’ont pour seul intérêt que de les « endormir» avant les élections départementales de juin auxquelles L. Vastel est candidat.

Cet absence de respect de la parole donnée suscite des inquiétudes légitimes  parmi les habitants des Blagis et entraine parfois quelques tensions voire différends de voisinage.

Il est important que tout le monde se mobilise à court terme pour apaiser ces tensions et permettre à tous les habitants de vivre dans la tranquillité.

Les élus de l’opposition sont quant à eux disposés à participer à toute action de médiation qui sera décidée par la municipalité.

Gilles Mergy

Le département des Hauts de Seine : un département riche mais peu actif dans le domaine social

Depuis les dernières réformes territoriales de 2015, les compétences sociales des départements ont été renforcées alors que certaines compétences leur ont été retirées (développement économique ou transport par exemple). Pour les Hauts de Seine, l’impact de cette réforme a été moindre puisque l’intégralité des compétences transport avaient été déjà confiées à Ile de France mobilités (ex STIF).

Le département des Hauts de Seine est riche et serait bien géré selon notre maire-conseiller départemental . L’importance de ces excédents financiers ne constitue pourtant pas un critère de bonne gestion alors que les besoins des habitants ne sont pas réellement pris en compte.

En effet, le département des Hauts de Seine intervient proportionnellement moins que les autres départements français sur son cœur de métier à savoir l’action sociale.

Alors que le rapport de la banque postale sur les finances départementales de 2019 montre que les départements consacrent 54% de leur budget de fonctionnement à l’action sociale, le département des Hauts de Seine pour arriver à ce chiffre, doit intégrer dans son budget d’action sociale l’ensemble des charges de personnel et l’ensemble des dépenses nécessaires à la réalisation de ces actions (loyers, fluides, charges de structures…).

Autant dire qu’une partie substantielle des 834 M€ théoriquement consacrés à l’action sociale ne bénéficie pas aux habitants du département qui en ont réellement besoin.

Sur les dépenses en faveur des personnes âgées, la dépense moyenne par habitant de l’ensemble des départements français s’élève à 128 euros. Les Hauts de Seine atteignent à peine 87 euros.

Sur les dépenses en faveur des personnes handicapées, la moyenne des départements atteint 128 euros par habitant ; le département des Hauts de Seine est à moins de 105 euros.

Enfin, sur les dépenses en faveur de l’enfance et de la famille au sens large (y compris aide sociale à l’enfance), la dépense moyenne des départements est de 121 euros par habitant alors que les Hauts de Seine sont à 112 euros

Je précise que tous ces chiffres sont issus du rapport de la banque postale sur les finances départementales (octobre 2019) et du budget primitif 2020 du département des Hauts de Seine.

Rappelons-nous que ce budget a été voté en décembre 2019 sans la présence de notre maire-conseiller départemental.

La semaine dernière, le Président du département a annoncé un effort financier en matière d’action sociale. Si cette annonce est positive, elle est malheureusement trop tardive et cet effort minime ne permettra en aucun cas de rattraper le retard accumulé depuis des années.

Si l’ancien président Patrick Devedjian avait veillé à améliorer la qualité de la gestion du département (après le gaspillage des deniers publics par son prédécesseur N. Sarkozy), force est de constater que l’action sociale n’était pas sa priorité. Elle n’est pas non plus celle de successeur. Elle est encore moins celle de notre maire conseiller-départemental qui refuse en outre toutes les propositions de l’opposition sur la mise en place d’un plan de soutien aux plus démunis pour notre commune.

Vivement juin 2021 que nous ayons un ou une nouvelle conseillère départementale à Fontenay aux Roses qui aura à cœur de faire de l’action sociale une véritable priorité de son mandat.

Gilles Mergy