A quand l’interdiction des trottinettes électriques sur les trottoirs de Fontenay ?

Pourquoi un développement énorme des trottinettes électriques ?

En théorie, les trottinettes semblent représenter la plus simple des solutions de mobilité propre. Lorsqu’elles sont électriques, elles permettent un moyen de transport plus «doux»: les monter est un jeu d’enfant et une trottinette électrique peut vous amener n’importe où et rapidement.

Les trottinettes sont légères et prennent peu d’espace de stationnement (un problème dont se plaignent fréquemment les résidents à propos des vélos en emplacements libres), elles ne nécessitent pas d’infrastructures spécifiques et sont, semble-t-il, plus simples à entretenir que les vélos.

C’est la solution ultime au problème du dernier kilomètre

Elles peuvent être en libre-service, comme à Paris, avec la société LIME. La location coûtera un euro, puis 15 centimes par minute. Une fois arrivé à destination, il suffit de laisser la trottinette sur le trottoir.

Elles peuvent être achetées, on en trouve à partir de 150 €.

Quelle est leur autonomie et leur vitesse ?

L’autonomie peut aller jusqu’à 20 km avec une batterie de 500 W, et une vitesse maximale de 30 km/h.

Quel est le danger, si la trottinette électrique circule sur le trottoir ?

Avec 286 personnes blessées, cinq personnes tuées et une augmentation des accidents de 23% en 2017, ces engins sont rapidement devenus la bête noire des municipalités qui attendent depuis quelques mois une loi encadrant ces engins.

Indésirables sur les trottoirs où ils provoquent des accidents, les utilisateurs de trottinettes sont aussi victimes quand ils descendent sur la chaussée. Voitures et camions qui ne les voient pas les renversent et les moindres nids-de-poule sur la route leur garantissent la chute.

Quand est-ce qu’il y aura une réglementation ?

La ministre des Transports a annoncé le 23 Octobre 2018, l’interdiction de circulation des trottinettes sur les trottoirs, privilégiant ainsi pour ces engins les pistes et bandes cyclables.

En effet, elle a affirmé vouloir «adapter le Code de la route» à ces nouveaux véhicules. Ces engins de déplacement personnels électriques (e-EDP) «ne disposent pas de règles adaptées», précise le cabinet de la Ministre. «L’idée qui sera proposée dans le projet de loi d’orientation des mobilités sera de créer une nouvelle catégorie de véhicule. Ils ne seront pas assimilés aux cycles mais pourront circuler sur les pistes et bandes cyclables et les zones à 30 km/h mais pas sur les trottoirs afin de protéger les piétons. L’accès à la chaussée sera conditionné au respect de certaines règles de sécurité (éclairage, freins, etc.)».

La réglementation actuelle veut que la trottinette électrique soit tolérée à allure de marche sur les trottoirs (6km/h maximum), ou sur les pistes cyclables à 25km/h.

Il est également précisé que les maires auront «la possibilité de réglementer leur usage des voies en fonction des situations locales». Pour cela, il faudra qu’ils prennent un arrêté.

Le problème qui se posera : comment modifier l’infrastructure urbaine pour arriver à permettre à tous les modes de transport de circuler en bonne entente. Cela est vrai pour les camions, motos, vélos électriques ou non, paddle, etc.

Pour cela, il faut que la ville toute entière soit à 30 km/h, mais que cette vitesse soit effective.

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