Pétition du collectif Antenne-relais Bellevue contre l’implantation d’une tour antenne-relais géante sur le parking des tennis municipaux

Pour s’opposer à l’implantation d’un pylône d’antenne relais géant, de près de 30 mètres de hauteur, celle d’un immeuble de 10 étages, et d’un diamètre de 1,40 mètre, sur le parking des tennis municipaux de l’avenue du Général Leclerc à Fontenay-aux-Roses. Cette tour abritera des dizaines d’antennes (autorisation municipale 092 032 21 00096).

Image extraite du dossier de demande d’implantation (source association UAF)

Ce projet :
– N’a jamais été présenté aux riverains lors d’une réunion publique ou lors d’un conseil de quartier
– N’a jamais été débattu, ni fait l’objet d’une information lors d’un conseil municipal
– N’a jamais fait l’objet d’un article dans le Fontenay-Mag ou sur le site internet de la Ville
Ce qui est en contradiction avec la volonté de démocratie participative souhaitée par la municipalité.

Le Collectif Antenne-relais Bellevue propose la pétition suivante :

Je refuse :
• La dégradation paysagère de la zone naturelle protégée du côteau boisé du Panorama
• La pollution visuelle imposée aux riverains et aux promeneurs
• La proximité immédiate de cette antenne-relais géante avec de nombreuses
habitations (immeubles et pavillons)

Je demande :Que le maire informe les riverains et les habitants sur ce projet

  • Que le maire organise une concertation, avec toutes les parties concernées pour étudier des solutions alternatives à ce projet que ce soit le lieu d’implantation  ou la nécessité d’une telle tour antenne-relais géante
  • Que le maire demande à l’opérateur Orange de ne pas installer cette tour antenne-relais géante pendant le temps de la concertation.

Pour signer la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/contre-tour-antenne-relais-geante-tennis/160403

Voir aussi : Pétition : Non à l’implantation d’une tour antenne-relais géante sur le parking des tennis municipaux

Lettre de Jean Yves Sommier, Conseiller municipal, au Maire, Laurent Vastel, concernant l’installation d’une antenne relais Orange au 27, avenue Gal Leclerc

Jean-Yves SOMMIER , Conseiller municipal

Fontenay-aux-Roses, le 18/10/2021

Objet : antenne relais Orange au 27, av. Gl Leclerc

Monsieur le Maire,

Lors de la commission des permis de construire du 11 octobre dernier, ses membres ont été informés quant à une déclaration préalable pour l’implantation d’un relais téléphonique sur des terrains communaux au 27 avenue du Général Leclerc, déposée le 30/07/2021 et affichée le 31 août. Celle-ci a fait l’objet d’une autorisation tacite en date du 30 août. A noter qu’avant le dépôt de la déclaration préalable, une confirmation de l’implantation avait été donnée au pétitionnaire par un mail du maire adjoint en charge des travaux, espaces publics et voirie, en date du 30 juillet 2021.

Il s’agit d’une tour de près de 30m de hauteur dont le dossier tendrait à démontrer qu’il n’y aurait pas d’impact visuel ce qui est surprenant compte-tenu de la dimension du relais. Les photomontages fournis à l’appui du projet sont peu crédibles aux yeux des habitants du quartier. En effet, comment une tour d’une telle hauteur ne serait-elle pas visible par eux et au-delà. Bien au contraire, cette implantation va défigurer toute une partie de la ville et ne contribuera pas à son attractivité. Les négociations avec le pétitionnaire, avant de décider du choix de ce lieu, n’auraient-elles pas pu permettre d’examiner un meilleur emplacement et une hauteur portant moins atteinte à la dégradation visuelle et à la dévalorisation du bâti situé en proximité.

Concernant leur nocivité, s’il est vrai que les risques sur la santé  liés aux champs émis ne soient pas avérés en l’état actuel des connaissances, des doutes subsistent toujours quant à l’objectivité des données fournies par les promoteurs de telles constructions.

Par ailleurs, les travaux nécessaires à la construction du socle et du local technique vont conduire à réduire le nombre de places de stationnement pour les utilisateurs des terrains de tennis, voire à les supprimer totalement compte-tenu des places déjà occupées du fait d’autres contraintes. Pourtant, ces espaces de stationnement avaient été accordés suite aux récriminations des habitants du quartier éprouvant des difficultés à se garer, l’activité du tennis monopolisant les capacités de parking aux alentours.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Monsieur le maire, d’organiser une réunion d’information à l’attention des habitants du quartier ainsi que des membres de l’ASF tennis afin de leur présenter le choix opéré parmi les alternatives possibles, éventuellement de les rassurer sur les nuisances occasionnées et de les associer pleinement à la recherche d’une solution satisfaisante pour tous.

Je vous remercie de la suite que nous espérons favorable à cette demande et vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes bons sentiments.

Jean-Yves Sommier

NDLR : voir aussi l’article :

Une tour antenne-relais géante de près de 30 m de hauteur implantée sur le terrain des tennis municipaux, au 27 avenue du Général Leclerc

Compte rendu par l’association CIVIFAR de la réunion du Conseil de Quartier centre-ville du 28 septembre 2021

Etaient présents : Mr Vastel, Maire de Fontenay, Mr Le Rouzès (Maire Adjoint de quartier – Centre Ville) , Mme Gagnard (Maire adjoint à la Démocratie Participative), Mr Renaux (Maire adjoint à l’ Urbanisme), Mr Houcini (conseiller municipal Transports, Mobilité), Mme Antonucci (Maire adjoint au logement), Mme Collet (Conseillère municipale), Mr Alabergere (Directeur des Services Techniques), Mr Nury-Torras (Chargé de l’Urbanisme), et Mr El Youbi (Gestion Urbaine de Proximité)

Il y a également :

  • Un représentant du Comité d’Habitant Centre-Ville
  • Un représentant du Comité d’Habitant Pervenches Val Content
  • Le président de l’association des Commerçants
  • Un représentant des Commerçants
  • Un représentant des profession libérales
  • Un représentant d’une association ayant pour objet la défense des intérêts du quartier : association CIVIFAR représenté par Jean Max Drouot
  • Un Représentant du Syndic de copropriété, 2 rue Laboissière
  • Un Représentants des Amicales (2 membres) : Résidence Saint Prix et résidence du Val Content
  • 5 Habitants désignés par le  Maire
  • 10 habitants candidats

Mr Le Rouzès (Maire Adjoint de quartier – Centre Ville) a fait d’abord un tour de table qui permet d’identifier les habitants présents membres de ce Conseil.

1 – Introduction

Mr le Maire commence par rappeler son attachement à la Démocratie Participative et son engagement à mettre en œuvre les 30 propositions du groupe de travail animé par MM. Delahaye et Bresse.
Il indique en particulier qu’une réunion des animateurs des Comités d’habitants s’est tenu samedi 25 septembre pour étudier les thèmes qui pourraient faire l’objet d’un Comité Thématique. Un premier thème est proposé sur les antennes relais pour l’élaboration de règles d’installation de ces équipements.
M. le Maire souhaite aussi faire fonctionner le Conseil Participatif et « inventer » une pratique de la Démocratie Participative adaptée à des communes de la taille de Fontenay.
Mme Gagnard, Maire adjoint en charge de la Démocratie Participative, se dit disponible pour répondre à toutes les questions sur ce sujet et prévoit la mise en place d’un lieu de rencontre en centre-ville (probablement le Fontenay Scope) où les citoyens pourraient venir s’exprimer.
M. le Maire annonce aussi l’acquisition d’un tub Citroën couleur framboise qui permettra d’animer des cafés citoyens dans les quartiers de Fontenay.

2 – Projet d’aménagement du Mail Boucicaut

Le projet et ses variantes est présenté de façon très détaillée par la projection d’une trentaine de diapos qui développent la présentation faite le 5 janvier 2021 par la SPLA Panorama aux usagers du mail. Il ne sera probablement pas possible d’obtenir cette présentation, M. le Maire ayant demandé de ne pas prendre de photos pour éviter la diffusion de simples propositions d’aménagement que certains pourraient prendre pour déjà entérinées.

M. Vastel fait une longue présentation de l’état actuel du Mail Boucicaut et la complexité du projet : C’est un espace privé, avant toute intervention sur cet espace, les copropriétaires devront décider de céder les parties communes par vote à la majorité des deux tiers.
Sur ce mail, les commerces vivotent et se dégradent. Les Fontenaisiens, consultés en 2019, le trouvent moche, peu animé, sale. Ils en ont une mauvaise image.
Un réaménagement serait donc souhaité, à coupler avec la restauration de la piscine (à déconnecter aussi de la copropriété pour permettre son entretien par le territoire), le transfert de son entrée sur le Mail et à coupler aussi, si possible, avec la rénovation de la chaussée de la rue Boucicaut.
Ce mail pause aussi des problèmes de sécurité, la police ne pouvant normalement pas intervenir sur un espace privé. Le Mail est aussi bruyant, goudronné, imperméabilisé alors qu’il y a, sous certaines parties, de la pleine terre que l’on pourrait découvrir.
Un mandat a donc été donné à Vallée Sud Aménagement d’analyser la situation, de faire et de chiffrer différentes propositions d’aménagement permettant de remédier à cette situation en tenant compte de toutes les contraintes. Vallée Sud Aménagement devra aussi accompagner la concertation avec les Fontenaisiens sur ces différents projets, puis assurer la maitrise d’ouvrage de la réalisation et piloter le projet de rénovation de la piscine et de la rue Boucicaut.

Aucun projet n’est pour le moment privilégié mais quelques pistes sont explorées :
Le mail comporte 5 ilots commerciaux plus les commerces en bas d’immeuble.
Première hypothèse: 3 ilots commerciaux seraient supprimés (ilot1- restaurant Istamboul gril, ilot 2- Banque populaire + Nicolas, ilot 3-auto-école + Infoprint services). Les ilots 1 et 2 seraient reconstruits, l’ilot 3 deviendrait un espace public arboré donnant accès à la piscine.
Deuxième hypothèse: Seul les ilots 1 et 2 seraient supprimés et reconstruits. La Mairie procèderait à l’achat au fil de l’eau des cellules commerciales mises en vente et les mettraient en location pour maitriser l’offre commerciale.
Dans les deux cas, les projets de reconstruction des 2 ilots seraient destinés à reconstituer le front de rue et seraient soumis à une concertation avec les Fontenaisiens, comme cela a été fait pour la place du Général de Gaulle.

Un des ilots reconstruits pourraient inclure des logements avec parking souterrains, pour alléger la facture de l’opération. En effet, en cas d’inclusion de logements, la commune récupèrerait les droits à construire payés par le promoteur constructeur.

Mr Vastel présente les chiffrages de 3 variantes :
a) si aucun logement n’est inclus dans l’opération, le reste à charge pour la commune serait de 5,375 M€
b) si 15 logements (soit un immeuble de 4 ou 5 étages) sont inclus dans l’opération, le reste à charge pour la commune serait de 3,843 M€
c) si 30 logements (soit un immeuble de 8 à 12 étages) sont inclus dans l’opération, le reste à charge pour la commune serait de 2,2 M€

Mme Vidal s’inquiète de voir les véhicules des 30 nouveaux logements sortir sur la rue Boucicaut déjà très encombrée et destinée un jour à devenir piétonnière.
M. Vastel répond qu’il serait peut-être possible que ces nouveaux parkings et le parking Carrefour puissent sortir rue Ledru Rolin.

Des participants s’étonnent que la rénovation entraine la construction de nouveaux logements dans un espace déjà très peuplé.
M. Vastel répond qu’il faut des immeubles autour pour définir une place, et que les nouveaux habitants seront des clients qui relanceront les commerces

Mr Alabergère, directeur des Services Techniques avance aussi que des façades d’immeuble étudiées pour cela (balcons, vitrages,..) peuvent faire baisser de 2 degrés la température au niveau de la place.
Pour M. Vastel un planning de réalisation est difficile à définir, les constructions pourraient se faire en 2024. De toute façon, la rénovation de la rue Boucicaut ne pourra pas trop attendre et risquera alors d’être déconnectée des autres travaux.

3 –   Projet de rénovation de la résidence Saint Prix

Présentée aussi par M. Vastel avec la projection de quelques diapos déjà très détaillées, mais sans aucun projet finalisé pour le moment.
Mr Vastel fait l’historique de la résidence, construite de 1959 à 1961, et qui a fait l’objet en 2014 d’une isolation par l’extérieur qui a entrainé des problèmes d’humidité dans les appartements.
C’est le bailleur « 1001 vies Habitat » qui est demandeur d’une reconstruction pour résoudre de nombreux problèmes chroniques, en particulier une désinsectisation inefficace depuis des années.
Comme pour les Blagis, M. Vastel indique la présence d’amiante prisonnière dans les murs et les planchers, qui n’est pas dangereuse tant qu’on ne fait pas de travaux, mais qui interdit en pratique de faire de la réhabilitation des bâtiments actuels. La solution est donc la démolition et la reconstruction des 180 logements HLM actuels. Comme pour les Blagis, tous les locataires seraient relogés à proximité pendant les travaux. Le financement de cette opération nécessiterait la construction de 180 logements supplémentaires, en accession à la propriété, sur les mêmes parcelles ou ailleurs dans Fontenay.
Par ailleurs, la rénovation du Théâtre des Sources va supprimer en partie la possibilité de le transformer en salle sans sièges, M. Vastel souhaiterait en conséquence prévoir la construction d’une vraie salle des fêtes, soit à Saint Prix, soit ailleurs dans Fontenay.

Un diagnostic est en cours par la société d’études et d’aménagement, avec les consignes suivantes :
– Conserver les arbres protégés
– Recréer la perspective du château, en alignant la hauteur de l’immeuble en fond de place du général de Gaulle avec celle du château La Boissière (donc R+2 au maximum). Ce même immeuble devra aussi être en retrait par rapport au bâtiment actuel pour valoriser le château sur la place.
– Prévoir un Mail piétons vers le théâtre des Sources.
– Prévoir un itinéraire vélo par la rue Barthélémy, la rue La Boissière et la rue Boucicaut

Mr Vastel propose de construire 200 logements et leurs parkings souterrains sur les parcelles Saint Prix, ce qui augmenterait un peu le taux d’occupation du sol.
Une proposition d’implantation montrée sur l’écran et commentée par M. Vastel, consiste en une construction en fer à cheval, deux ailes de bâtiments R+ 5, parallèles à l’avenue de Verdun, venant s’accrocher au bâtiment de fond de place R+2. L’implantation sur la partie riveraine de la rue Dolivet n’est pas claire et n’a pas été commentée.

La représentante de l’Amicale des locataires de la Résidence Saint Prix fait remarquer que le projet  suscite une opposition de la part de l’amicale des locataires, qui dénonce l’utilisation de plaintes de certains locataires au sujet d’humidité et d’infestation par des insectes (blattes etc..) dans certains appartements. Ces plaintes sont généralisées à l’ensemble de la résidence pour justifier la démolition de la totalité des bâtiments.

4 – Divers
Mr Vastel indique la volonté de la municipalité de créer de grandes surfaces commerciales nouvelles (100 mètres carrés) pour attirer des commerces qui ont besoin de telles surfaces. Le déclin du commerce à Fontenay vient en partie du fait que les surfaces commerciales disponibles sont trop petites.
Il annonce aussi vouloir expérimenter une ouverture du marché le mercredi après-midi.

5 – Prochaine réunion : début décembre, en partie sur le mail, pour visualiser les propositions

Jean Max Drouot, Association CIVIFAR

Site : https://www.civifar.fr/

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (19 ème document) : La Ville et le développement de son commerce

Utilisation de l’argent liquide ou numérique

La disparition du bureau de Poste et d’une agence bancaire ou d’un DAB (Distributeur Automatique de Billets) aux Blagis a donné lieu à de multiples larmes de crocodile devant lesquelles nous nous inclinons avec respect devant l’art des comédiens.

L’implantation d’agences bancaires ou postales, de commerces, … résulte de choix rationnels des organismes concernés et non d’une réponse à des voeux pieux.

Avant d’essayer d’analyser la situation du commerce à Fontenay, résumons le problème, aux Blagis, de la poste et de la banque :

  • L’agence postale : vivait auparavant du maniement d’argent liquide avec remise aux habitants de billets de banque venant en conséquence de leur salaire ou retraite et leur permettant d’acheter à leur convenance. Aujourd’hui, la quasi-totalité des gens payent avec un moyen électronique et le solde des flux en « liquide » est devenu marginal ou, pour le moins, insuffisant.
  • L’autre rôle de cette agence postale était le dépôt ou le retrait du courrier : la multiplication des mails et l’économie en timbres dont chacun profite en conséquence, est difficilement compatible avec ce maintien.
  • Le rôle local de l’agence LCL resterait aussi à repenser face à l’évolution déjà mentionnée pour la Poste (monnaie électronique, communication par mail, …).
  • Le COVID n’a fait qu’accélérer cette évolution tant pour la Poste que pour les banques : achat par mail, paiement par carte sans contact.
  • L’appauvrissement constaté de la population fontenaisienne ne peut que compliquer la situation.
  • Il faut prendre en compte l’aspect social et la demande de la partie de la population qui, pour une raison ou une autre, a du mal à suivre l’évolution mais personne ne remontera le courant de l’évolution. Il faut cependant atténuer les problèmes dans l’évolution.

Certains pourraient contester cette approche « économique » ou « moderniste » mais les faits matériels ne peuvent s’occulter : rappelons que LCL est le nouveau nom du Crédit-Lyonnais depuis 1999, banque qui, du temps où l’idéologie de certains primait sur le réel, a conduit à une cessation de paiement de fait et à une revente en urgence de cette banque au Crédit-Agricole pour sauvetage ; Rappelons que le CL se situait dans les premières institutions en France au niveau de BNP, SG, CL, Crédit-Agricole, Banques Populaires, …

Un des responsables de la banque du Crédit-Lyonnais a dit, devant le Tribunal, parlant de l’état-major, qu’il y avait « une forme d’état d’esprit qui consistait à imaginer la réalité telle qu’il se la représentait et un désir de se la présenter sous un jour favorable ».

On voit, en ce dossier, la conséquence de choix totalement irrationnels, relevant du rêve plutôt que de la réalité, plus idéologiques que réfléchis.

En synthèse sur ce premier point, pour étudier le commerce à Fontenay, nous proposerons une approche humaine mais aussi réelle, matérielle et concrète de la situation locale. Prenons en compte, par exemple, que toutes les banques ferment une part importante de leurs agences et que, devant le développement du courrier électronique, la Poste doit repenser son métier.

Pour information, le rédacteur de la présente serait pour la disparition totale de la monnaie, pour paiement que par carte avec ou sans contact … de manière à interdire toute transaction douteuse dont drogues et prostitution…  Avec le COVID, nous nous rapprochons progressivement de cette situation. Fin 2019, la France métropolitaine comptait 50 316 DAB et ce nombre a reculé de 4,1% en 2019 (source : Banque de France).

Assumons les conséquences négatives pour certains foyers modestes de cet éventuel retrait des liquidités :

  • L’utilisation de la carte bancaire n’est pas possible chez certains commerçants, en particulier chez beaucoup de commerçants du marché du fait du cout du lecteur de la carte et même avec le COVID, il faut un minimum d’achat de 10 € ou plus.
  • L’utilisation de la carte bancaire pour prendre de l’argent liquide coute plus cher si on retire son argent dans un distributeur ne relevant pas de sa banque, en particulier pour les clients de la Banque Postale
  • L’utilisation de la carte bancaire pose parfois problème dans les liaisons avec les serveurs des banques, et aussi lors de paiement sans contact
  • L’utilisation du liquide permet (éventuellement) de ne pas faire payer la TVA
  • ….

En clair, ne nous trompons pas de combat ; dans les années 50-60, les salaires et les allocations familiales étaient payés en liquide mais, heureusement, cette approche a disparu et, malgré ce, salaires et allocations sont bien payés et les achats s’effectuent. Les liquidités ne constituent plus une nécessité !

Monsieur Candide : que dire, dans ce cadre, du commerce à Fontenay ?

D’abord, bonjour aux commerçants et à leur association :

Quelques points importants :

  • La Ville connait un dénivelé de plus de 100 mètres, quasiment tout le territoire étant en pente, ce qui complique les problèmes de déplacement, à pied, voiture ou vélo, particulièrement pour les seniors, femmes enceintes et personnes à mobilité réduite.
  • A Fontenay, le développement commercial, comme tout ce qui concerne l’économie, est resté ignoré pendant des décennies, l’équipe municipale aux affaires jusqu’en 2014 ne s’y étant pas intéressée. Aucune politique réellement annoncée et, a fortiori, aucune mise en place.

L’approche, selon l’INSEE, n’a changé qu’en 2014-15 :

  • La « rénovation », en 2011, du marché aux comestibles est, sur ce point, significative : petit, de qualité médiocre, fenêtres vers l’Est laissant le soleil levant arroser de ses dards les étals du charcutier, du poissonnier ou du crémier demandant de la fraicheur, … Chacun pourra comparer avec d’autres …

Un article publié par les Nouvelles de Fontenay est, sur ce point, significatif ( 20 novembre 2012 ).

  • Plus structurellement, d’un point de vue géographique, la Ville ne se situe pas sur des axes de circulation importants permettant le passage d’une population en transit susceptible de s’arrêter pour procéder localement à des achats venant en sus de ceux des Fontenaisiens.
  • Le niveau de vie, à Fontenay, baisse depuis plusieurs années.

Ce tableau (source INSEE) montre clairement que Fontenay décroit d’un indice 100 à 99.3 quand TOUTES les autres villes connaissent un enrichissement de leur population (cette baisse certaine est minorée du fait de l’inflation. La baisse réelle s’établit à 5% environ).

La situation actuelle de la Ville, en ce qui concerne son commerce, peut se résumer ainsi :

  • Une concentration certaine de commerces en centre-ville, sur la rue Boucicaut avec quelques débordements sur la rue Dolivet
  • Cette situation se caractérise par le développement récent d’un certain nombre de commerces de qualité en centre-ville, développement favorisé par l’arrivée de clientèles plus aisées. (Voir notre document N° 10 ).
  • Une disparition de la très grande partie des commerces dans les quartiers et des boutiques dites « en pied d’immeubles » dans les secteurs d’habitation autres que centre-ville.
  • Une arrivée de locataires en logements sociaux choisis par le Préfet, locataires à pouvoir d’achat faible et donc peu présents dans les boutiques (voir plusieurs de nos articles sur la sociologie de la Ville, document  N° 12 et autres montrant que le Préfet affecte 80% des logements, directement ou indirectement par contrainte relative aux DALO)

C’est dans ce cadre général de l’évolution sociale et commerciale de Fontenay qu’il faut analyser la situation de chaque secteur géographique de la Ville et essayer de définir un plan de développement : Nous précisons, ci-après, notre propre analyse et non la position officielle de l’équipe municipale (dont nous ne faisons pas partie).

Quartier Scarron :

Une grande partie des commerces en pied d’immeubles ont disparu, certains depuis des années (fruitiers, librairie-journaux, …). Cette disparition s’explique : lors de la construction, dans les années 1960, beaucoup de couples n’avaient pas de voitures, madame ne travaillait pas, le nombre de supermarchés et autres grandes surfaces était limité … et la famille achetait donc quasi-tout quotidiennement en pied d’immeubles.

Depuis, évolution : la femme travaille, le nombre de voitures s’est largement développé, … et les habitants, majoritairement, effectuent leurs achats le week-end plus loin, en grande partie au supermarché ou au marché … et les boutiques en pied d’immeuble ne servent souvent plus que de « dépannage » pour une part importante de la population (exception : les seniors qui achètent souvent localement et pour qui les boutiques constituent un … parloir et lieu de rencontre).

Coquilles vides : la municipalité a réutilisé une partie des lieux inoccupés en favorisant l’arrivée d’un cabinet médical et d’un dépôt-vente de vêtements (Croix-Rouge).

L’évolution récente des achats par internet et l’impact du COVID sur les processus commerciaux ne font qu’intensifier cette évolution se faisant au détriment de ces commerces en pied d’immeubles.

Le statut des boutiques de Scarron ne facilite pas les problèmes : les murs appartiennent, pour la plupart, au bailleur social Toit-et-Joie dans le cadre d’une copropriété privée où ledit bailleur est minoritaire, les autres membres de ladite copropriété étant les propriétaires des appartements situés au-dessus des boutiques.  Les « fonds de commerce » (entité juridique pour l’exploitation regroupant droit-au-bail, nom, clientèle et stocks) appartiennent aux commerçants qui, généralement, sont donc locataires, pour les murs, de Toit-et-Joie.

La propriété des axes de circulation piétons se partage en trois sous-ensembles distincts mais imbriqués, selon un schéma surprenant, entre (1) la copropriété privée, (2) le bailleur Toit-et-Joie au titre des logements sociaux voisins et (3) la Ville. En clair, disons avec humour, que pour balayer le sol, il faut trois balais différents.

Les règles de circulation automobile ne facilitent pas le commerce car Scarron est, du fait des déclivités, une zone d’accès non aisé ; rien n’y a été organisé pour permettre une venue facile et un arrêt « minute » rapide pour des clients venant spécifiquement d’ailleurs (chez le pharmacien éventuellement de garde, par exemple).

Déménager tous ces commerces rue Marx-Dormoy pourrait constituer une solution à étudier : ces boutiques pourraient alors desservir conjointement les clientèles de Scarron et des Sorrières ainsi que la clientèle de passage (voir ci-après).

La situation deviendrait éventuellement problématique pour les seniors des immeubles car aller faire ses achats sur la rue Marx-Dormoy demande de monter la pente (15 mètres environ de dénivelé ) qui sépare la dalle de Scarron de la rue. Problème pour les gens âgés.

Quartier Blagis :

Même évolution qu’à Scarron et, côté Paradis, à Fontenay, il ne reste plus qu’un salon de coiffure qui va fermer et partir pour Bourg-La-Reine.

L’agence postale, l’agence bancaire s’inscrivent dans ce processus de diminution de l’activité commerciale locale, les commerces restant se situant tous à Sceaux, de l’autre côté de l’avenue jean Perrin.

La reconstruction du quartier et l’arrivée de 600 logements privés, un dessin nouveau des axes de circulation, une ouverture plus grande du quartier à son environnement pourraient faciliter l’implantation et le démarrage de commerces nouveaux, principalement sur l’avenue de manière à profiter du flux de voitures se dirigeant vers Bourg-La-Reine ou Le-Plessis. La solution est là et non dans des vœux pieux !

Quartier Centre-Ville :

Comme nous l’avons indiqué, de nouvelles boutiques dans le domaine alimentaire et une librairie se sont installées mais il subsiste peut-être un nombre (trop) élevé de boutiques d’optique, d’agences immobilières, de coiffeurs ou d’agences bancaires, de garage automobiles ….

Il n’y a plus maintenant de magasin de vêtements, de chaussures, de quincaillerie, de bricolage, de papeterie, …

Pour l’alimentation, le marché joue un rôle essentiel.

Il existe une charte municipale relative au commerce mais ce document est plus un catalogue d’impératifs sur la forme, les couleurs, les matériaux à retenir par les commerces dans leur aménagement et dans l’utilisation éventuelle et contrôlée du domaine public qu’une aide au développement des chiffres d’affaires. N’a pas le sens commercial qui veut !

Zone d’application de la charte :

Notons que, à l’extrémité de cette zone, les boutiques disponibles sous l’immeuble neuf à l’angle Boucicaut/Blanchard ne semblent toujours pas trouver preneurs.

Toujours en centre-ville, le mail Boucicaut qui se caractérise par des commerces de qualité, connait également des locaux commerciaux assez vétustes et certains devraient disparaître :

Monsieur Candide : De manière générale, que faut-il faire pour relancer le commerce à Fontenay ?

Il faut d’abord en avoir la volonté puis prendre en compte le diagnostic et agir en développant une stratégie.

Le regretté Christian Bigret, premier adjoint en charge du commerce de l’élection de 2014 à son décès, s’était fait aider par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP). Les spécialistes mandatés avaient constaté une « fuite d’opportunités », une part importante des Fontenaisiens ne faisant pas leurs achats à Fontenay. D’où perte de chiffre d’affaires pour les commerces locaux.

La Ville a mis en place les outils juridiques nécessaires (achat par une société d’aménagement dépendant du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris VSGP, …) qui lui permettent progressivement de prendre le contrôle des boutiques dont elle pense devoir acquérir les murs pour, ensuite, pouvoir louer à des locataires développant des activités commerciales souhaitées.

Les clients locaux :

Pour que le commerce fonctionne, il faut :

  • Retenir les clients actuels par l’opportunité de l’offre, la facilité d’accès par TOUT moyen de transport (1 kilomètre, voire 500 mètres, constituent, pour certains, un obstacle important).
  • Augmenter le nombre des clients disposant d’un potentiel d’achat.

Le développement de plusieurs immeubles en accession à la propriété devrait (1) augmenter le nombre de clients potentiels et (2) accroitre la capacité moyenne d’achat.

Les clients de passage :

La Ville n’a jamais eu de stratégie pour capter la clientèle de passage, c’est-à-dire la clientèle potentielle qui traverse la Ville et qui pourrait s’y arrêter pour acheter sous la condition que le stationnement ponctuel soit possible, le temps d’acheter. Sur ce point, le développement d’arrêt gratuit pour 20-30 minutes avec bornes de contrôle a eu un aspect très positif.

La construction des immeubles sur le plateau du Panorama, à Clamart, crée une opportunité car leurs habitants, Clamartois, seront plus proches, géographiquement, du centre de Fontenay que de celui de Clamart. Encore faudrait-il adapter les moyens de la Ville à ces potentiels nouveaux clients (aucune interrogation sur ce point lors des « discussions » sur les places de parking de la place de la Cavée ).

Monsieur Candide : Le commerce à Fontenay a-t-il vocation à ne subsister qu’en centre-ville ?

Très bonne question !

Il y a deux aspects à prendre en compte :

  • La présence de boutiques en pied d’immeuble n’est plus à l’ordre du jour
  • Le vieillissement de la population conduit à devoir mettre les seniors en possibilité de faire leurs achats dans un cadre simple et aisé pour des gens connaissant souvent des problèmes de locomotion.

Pour ne prendre qu’un exemple, on pensera au senior qui, de son domicile de la rue de Bellevue, doit descendre à pied la rue Jean-Lavaud puis remonter Ledru-Rollin pour arriver place de la Cavée et y trouver les premiers commerces. Il remontera toujours à pied avec le poids des achats en sus.

Il n’est pas certain que le vélo soit la solution avec un ou plusieurs sacs …

En ce sens, la déclivité de Fontenay accentue fortement les problèmes.

Deux grandes zones d’habitation ne connaissent aucun commerce.

Sur ce point, il est significatif que l’axe « rue-Marx-Dormoy / avenue Lombart » constitue un axe intéressant et complémentaire aux implantations commerciales de centre-ville :

  • Il s’agit d’un axe intercommunal permettant de venir de Montrouge à Sceaux via Bagneux et Fontenay.

  • Il s’agit du seul axe, en dehors du centre-ville, connaissant déjà des commerces avec un certain succès depuis plusieurs années, tant rue Marx-Dormoy entre Scarron et Sorrières que, avenue Lombart, en face de la sortie du RER.

La construction Nexity rue Marx-Dormoy, à l’angle de la rue du Moulin Blanchard, et l’immeuble en accession à la propriété  « Toit et Joie », toujours rue Marx-Dormoy, face à la rue Georges Bailly, devraient augmenter la clientèle locale et favoriser le développement de cet axe commercial restant à intensifier mais la clientèle locale tant actuelle qu’issue des nouvelles constructions devra être augmentée d’une captation de la clientèle de passage ; d’où nécessité de places de stationnement « minute ».

La desserte des lieux isolés ne pose réellement problème que pour les seniors connaissant des problèmes de déplacement.

Sans faire de publicité pour personne, notons qu’il est possible de se faire livrer à domicile par des magasins généralistes :

Il va cependant falloir que les liaisons informatiques commerce-senior restent compréhensibles :

Avec tous mes meilleurs vœux pour les commerçants et l’ensemble des Fontenaisiens.

Jean-Michel Durand

Maire-adjoint Finances et Logements sociaux 2014-2020

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 15 ème document) : Les Seniors de Fontenay-aux-Roses

Monsieur Candide : pouvez-vous nous parler des Seniors à Fontenay ?

Les seniors, au sens (ici) des personnes de plus de 60 ans, représentent 22.4% de la population (telle que vue par l’INSEE et avant corrections sur les « papas » non recensés et autres anomalies, …).

Ce pourcentage a augmenté de 3.0 % entre 2007 et 2017.

Le tableau suivant montre que la structure de Fontenay diffère légèrement de celle des Hauts-de-Seine avec moins de population en âge de travailler (57.5%/ 61.0%) et une population senior plus élevée (22.4%/19.9%).

Nous voyons, dans cet écart Fontenay / Hauts-de-Seine, la conséquence de nombreux facteurs, comme la faiblesse du tissu économique en notre ville.

Une analyse non plus en pourcentage mais en valeur absolue fait ressortir d’autres informations : la population des plus de 75 ans diminue, entre 2007 et 2017, tant en nombres (de 2.101 à 1.980) qu’en pourcentage (de 8.7 à 8.1%).

Cette diminution s’explique par plusieurs facteurs dont :

  • Habitat fontenaisien vieux et mal adapté pour une population âgée : faible fréquence d’ascenseurs par exemple, appartements non adaptés, éléments qui semblent conduire les habitants âgés à devoir déménager (aspect non constaté dans l’ensemble des Hauts-de-Seine, élément qui confirme notre analyse d’un bâti fontenaisien aujourd’hui plus adapté …)
  • Peu d’EHPAD ou résidences-services (voir ci-après).

Nous reviendrons sur cet aspect relevant totalement d’une volonté de l’équipe municipale jusqu’à 2014 de ne pas prendre concrètement en main ces problèmes. Une comparaison avec les villes de Vallée-Sud-Grand-Paris (VSGP) ou de l’ensemble des Hauts-de-Seine est significative :

Le nombre de décès croit en conséquence de l’augmentation du nombre des seniors :

Monsieur Candide : voit-on un écart par sexe ?

Absolument !

La répartition hommes/femmes de Fontenay  [millésime INSEE 2017 (2015-2016-2017-2018-2019)]

Entre 20 et 44 ans, on voit que les femmes sont plus nombreuses que les hommes du fait, déjà mentionné dans un document précédent, que beaucoup de papas ne se déclarent pas en vie commune avec les mamans pour que ces dernières aient accès à des aides pour mères élevant seules des enfants.

A compter de 55 ans, c’est l’écart dans le taux de mortalité hommes/femmes qui s’impacte et, globalement, les femmes sont plus nombreuses que les hommes.

Personnes de 15 ans ou plus vivant seules en % des ménages :

L’impact du veuvage (homme ou femme) fait que le pourcentage de personnes seules atteint ainsi 31.3% pour les 65-79 ans et 53.1% ensuite (>80 ans).

Ces aspects liés au veuvage viennent augmenter le taux déjà élevé de personnes vivant seules (environ 18% des 20-60 ans).

Il est évident que l’évolution à Fontenay s’inscrit dans l’allongement de l’espérance de vie que connait la France :

Les spécialistes pensent que nous sommes arrivés à un plafond mais il va falloir que les villes, dont Fontenay, prennent en compte la hausse prévisible de la population des seniors.

Monsieur Candide : avez-vous des chiffres par quartier ?

Regardons :

On voit un parallèle non nul mais limité entre les quartiers connaissant un taux élevé de seniors et les quartiers les plus riches : Gare-La Roue étant à la fois le plus « senior » et le plus riche des quartiers.

Les quartiers des Renards et RER-Lombart (2ème et 3ème en revenus) sont « riches » avec plus de gens au travail, vraisemblablement cadres, que de la présence de retraités (8ème et 9ème).

Les revenus des retraités représentent entre 25 et 30% des revenus bruts par quartier avec un léger dépassement au Parc : en clair, les seniors, par leur retraite, ne représentent pas les premiers flux d’apport d’argent par quartier : le revenu d’activité prime partout :

(le total dépasse 100% et revient à ce niveau après les déductions pour impôts)

Monsieur Candide : quid du taux de pauvreté ? position des seniors par rapport à l’ensemble de la population ?

Les chiffres de l’INSEE relèvent que les seniors de Fontenay, par rapport à l’ensemble des Hauts-de-Seine, connaissent un taux de pauvreté inférieur à la moyenne du Département alors que c’est l’inverse pour les jeunes de moins de trente ans.

L’explication est relativement simple :

  • La population de 30 à 49 ans correspond en grande partie à la population des 43% de logements sociaux connus à Fontenay et relève d’une population qui s’appauvrit du fait des réaffectations de logements par le préfet à chaque départ ou déménagement.
  • La population des seniors correspond, pour une partie significative, aux habitants des maisons (en général propriétaires).

Il est évident que cette double explication est très générale et demanderait un approfondissement.

Nous constatons ici, encore une fois, l’écart entre :

  • Des zones HLM, la plupart « CSP Moins », jeunes, majoritairement à la périphérie de la ville
  • Des zones de maisons ou immeubles modernes (rares) avec une population âgée, relativement « CSP Plus » et logée en centre-ville ou quartiers Ormeaux, Gare, …

« CSP Moins » : ouvriers et les employés

« CSP Plus » : artisans et commerçants, les cadres, les professions intellectuelles supérieures et les professions intermédiaires, chefs d’entreprises.

D’où la rénovation des Blagis, ou autres opérations immobilières qui visent à casser cette ségrégation sociale et géographique.

Concernant la situation économique des seniors, nous avons fait référence aux données globales de l’INSEE, données plutôt favorables aux dits seniors par rapport à l’ensemble de la population sur la base du « taux de pauvreté » ; Ce taux est particulièrement contestable car, mesurant le revenu des gens par rapport à la moyenne des revenus, il mesure les inégalités plus que le chiffre absolu de « pauvres » (c’est plus simple pour les journalistes).

La CAF, Caisse Allocations Familiales, plus précise, confirme les tendances sur la base des revenus réels et de la distribution du RSA (Revenu de Solidarité Active) ou de l’AAH, Allocation Adultes Handicapés, distribution qui, à Fontenay, s’établit comme suit :

Monsieur Candide : la Ville s’est-elle préparée à ce vieillissement de la population et à l’augmentation du nombre des seniors ?

Absolument pas ! Rappelons encore une fois les chiffres :

Il est évident pour tous que le baby-boom de la fin de la guerre de 1939-1945 allait conduire à une augmentation du nombre de seniors. Tout le monde le savait sauf …. La municipalité aux affaires à Fontenay jusqu’en 2014, municipalité qui n’a absolument rien fait pour prendre en charge les nouveaux retraités qui allaient arriver en masse

Monsieur Candide : Quelle était la situation en 2014 ?

Rien n’avait été préparé ; résumons :

  • La résidence service AREPA de l’avenue du Général Leclerc connaissait des problèmes techniques et juridiques …. Et a fini par fermer.
  • Une résidence-service AREPA maintenue rue Georges Bailly
  • Un Ehpad privé connaissant des problèmes d’infrastructure technique (dont ascenseurs)
  • Un Ehpad public archaïque
  • Un nombre d’Ehpad plaçant la ville en cinquième position sur 11 au niveau du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris :

Sceaux, Clamart, Châtillon, respectivement 1er, 2ème et 3ème en nombre d’Ehpad par habitant montrent une politique volontariste.

Fontenay avec les deux Ehpad mentionnés ci-dessus reste en risque en cas de fermeture de l’un ou de l’autre.

L’Ehpad public du Parc :

2014 : Un bâtiment hors d’âge dont les chambres ne disposaient pas de cabinet de toilette individuel : tout était partagé entre deux chambres contiguës, … au moyen de deux portes d’accès ce qui multipliait les problèmes de rupture d’intimité ou de confusion de linge entre des gens n’ayant pas toujours conscience des situations. Honteux !!!!

Le directeur de l’époque, nouvellement nommé et le signataire de la présente ont lancé une opération de rénovation totale alors que la municipalité précédente avait refusé de prendre ce dossier en charge ; 12 millions d’Euro de travaux en site occupé par des résidents âgés et parfois atteints de la maladie d’Alzheimer !

Aujourd’hui, 2021, chaque chambre, refaite à neuf, avec rail de transfert, … dispose maintenant de sa propre salle d’eau personnelle.Cet établissement est resté l’un des moins chers du Département des Hauts-de-Seine.

Dans le dossier de financement des travaux pour cet EHPAD du Parc, les 12 millions nécessaires ont été trouvés par tous les moyens :

  • Recours aux financements classiques en ce domaine (Etat avec l’Agence Régionale de Santé ARS, Département, …)
  • Recours aux caisses de retraire AGIRC-ARRCO avec, en contrepartie, la réservation pour leurs retraités d’un certain nombre de lits (pour des gens qui, de toutes façons, venaient déjà s’inscrire, approche comparable à ce qui relève des « réservataires » pour le logement social où tel secteur professionnel finance en recevant en contrepartie des droits à réservation de logements)
  • Recours aux « Pièces Jaunes » de Bernadette-Chirac
  • ….

Pour l’instant, la Ville, qui n’est pas encore intervenue et reste à disposition pour les derniers besoins (sous réserve acceptation par le Conseil Municipal).

L’Ehpad privé Résidence Arcade

Elle est située 128 Rue Boucicaut. Elle a une capacité totale de 75 places :

  • 59 places en unité ouverte,
  • 16 places en unité protégée dédiées aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies apparentées.

Les prestations sont celles d’une résidence privée. Le tarif peut atteindre 3700 €/ mois suivant le taux de GIR

Monsieur Candide : Quid des résidences services ?

  • Comme indiqué ci-dessus, la résidence AREPA de l’avenue du Général Leclerc a fermé.
  • L’autre résidence AREPA, rue Georges Bailly, existe toujours ; C’est un établissement médico-social, accueillant des personnes âgées valides et autonomes de plus de 60 ans et proposant 70 logements. C’est la seule résidence-service aujourd’hui à Fontenay.

  • Construction d’une nouvelle résidence : Le signataire de la présente note, maire-adjoint à l’époque, a souhaité faire venir un autre intervenant pour construire une deuxième résidence-services pour personnes âgées dans la ville mais le dossier de construction fait, depuis quatre ans, l’objet de multiples recours, certains ayant pensé, comme d’habitude, que leur situation personnelle valait mieux que de reloger des gens ne pouvant plus rester en leur domicile personnel mais se trouvant trop jeunes pour aller en EHPAD. « Halte à la construction ! les seniors, on s’en f… ! » même si 73 seniors peuvent y trouver accueil.

Ce dossier va être débloqué. Merci, sincèrement, à tous ceux qui ont aidé.

Monsieur Candide :  Quid du Centre communal d’action sociale (CCAS) ?

Ce Centre constitue un lieu ressources, d’accueil et d’information pour toutes les personnes en difficulté, âgées ou handicapées.

 

Le CCAS sait aider au maintien à domicile avec :

  • Aide à domicile
  • Portage des repas à domicile
  • Téléassistance

Conclusions

L’augmentation du nombre de seniors va poser problème, à Fontenay comme ailleurs.

Il y a un départ des Fontenaisiens de plus de 75 ans : cela confirme l’inadéquation entre seniors vieillissant et bâti ancien (multiples immeubles 4 étages sans ascenseur … )

Il y a un manque de solutions pour les personnes âgées, malgré ce qui a été réalisé ou en cours.

Amicalement envers tous les Fontenaisiens …. dont les Seniors.

Jean-Michel Durand

Maire-adjoint aux Finances et Logements-Sociaux 2014-2020

Jean-michel.durand50@orange.fr

Soyez candidats pour être membre d’un Comité d’Habitants de Quartier et/ou du Conseil de quartier du centre-ville

Il existe à ce jour Cinq quartiers :

– PARC CENTRE VILLE
– VAL CONTENT PERVENCHES
– SCARRON SORRIERES
– BLAGIS GARE
– ORMEAUX RENARDS

Pour localiser votre rue dans le découpage des quartier, rendez-vous sur le plan interactif de la ville : https://fontenay-aux-roses.plan-interactif.com/fr/#

Quel rôle doit avoir un comité d’habitants ?

– Il est un intermédiaire actif entre la municipalité et les habitants
– Il recueille les demandes et les attentes des Fontenaisiens pour identifier et approfondir les sujets majeurs au quartier
– Il en déduit des propositions d’actions et de réflexions qu’il soumet aux élus et aux habitants
– Il participe au bien vivre de son quartier en proposant des actions à mener
– Il est représenté dans les instances communales telles que la Commission Extramunicipale d’Urbanisme et d’Aménagement (CEMUA)

Vous pouvez poser votre candidature sur le site internet de la ville, à la rubrique « Votre Quartier » dans « Ville Active » soit :  https://www.fontenay-aux-roses.fr/6/votre-quartier.htm . Ensuite on choisit son quartier, et il y a  une rubrique  “Contactez votre comité d’habitants et vos élus référents”

Vous serez convoqué lors de la prochaine réunion de chaque Comité d’Habitant pour valider votre candidature.

Candidature au Conseil de quartier du centre-ville

Quel est le périmètre du quartier associé au Conseil Centre-ville ?

Le périmètre retenu pour le quartier Centre-Ville recouvre les quartiers du Parc (2500 habitants environ) et du Val Content (2000 habitants environ).

Le quartier se situe donc au sein du périmètre délimité par les rues suivantes : rue Jean Lavaud, avenue du général Leclerc, rue Blanchard, rue Georges Bronne, rue la Boissière, avenue de Verdun, rue des Pierrelais, avenue Jeanne et Maurice Dolivet, rue Georges Bailly, rue Marx Dormoy, place du château sainte barbe ; la Coulée verte entre la place Ste Barbe et la rue Robert Marchand, rue des Roses, rue Antoine Petit, boulevard de la République.

 Quelle sera la fonction de ce Conseil Centre-ville ?

  • Le centre-ville fait l’objet de projets structurants de rénovation urbaine (en cours et à venir) visant à améliorer son attractivité et le cadre de vie.
  • La dynamisation commerciale du cœur de Ville, qui comprend la grande majorité des cellules commerciales de la Ville et la halle aux comestibles, fait partie des priorités (création de nouvelles cellules, création d’une SEM, …).
  • Une attention particulière doit être apportée aux questions de circulation et de stationnement, dans un quartier regroupant de nombreux équipements.
  • La qualité de vie en centre-ville est également un enjeu autour duquel on retrouve les questions de propreté, de mobilier urbain, d’esthétique urbaine.

Quelle sera la composition du Conseil du Centre-ville ?

Le Conseil Municipal du 8 Avril 2021 en a défini la composition : 30 membres répartis comme suit :

  • le maire, président de droit
  • l’adjoint de quartier
  • 1 représentant de chaque Comité d’Habitants du quartier (Pervenches et Centre-ville)
  • 15 habitants, dont 5 désignés par le Maire et 10 volontaires
  • le président de l’association des commerçants
  • 3 représentants des commerçants
  • 3 représentants des professions libérales
  • 1 représentant d’une association ayant pour objet la défense des intérêts du quartier
  • 1 représentant de syndic de copropriété
  • 1 représentant de chacune des amicales (Saint-Prix et Val Content)

Fréquence des réunions : au moins une fois par trimestre 

Comment poser sa candidature (au plus tard le 6 Juin) ?

L’ensemble des habitants du quartier de plus de 16 ans peuvent poser leur pour candidature. 10 conseillers seront tirés au sort parmi toutes les candidatures.

Vous pouvez poser votre candidature sur le site internet de la ville, à la rubrique « Votre Quartier » dans « Ville Active » “Quartier “Parc-Centre-ville” “Conseil de quartier du centre-ville” : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1858/conseil-de-quartier-du-centre-ville.htm

Où en est la Démocratie Participative à Fontenay-aux-Roses ? 3ème partie : Pourquoi des Conseils de Quartier en plus des Comités d’Habitants ?

Plan de l’article

  • Qu’est-ce qui justifie la création des Conseils de Quartier en plus des Comités d’Habitants ?
  • Que propose l’association CIVIFAR pour continuer favoriser la participation des habitants  ?

Qu’est-ce qui justifie la création des Conseils de Quartier en plus des Comités d’Habitants ?

Annonce de la création du Conseil de quartier des Blagis (extrait du CR de la 1ère réunion):

« M. le Maire, Laurent Vastel a ouvert la séance du Conseil de Quartier des Paradis en insistant sur l’intérêt de la création d’un tel « espace de dialogue ». En effet, M. le Maire a souligné l’importance de valoriser ce qui est et a été accompli depuis quelques années mais qui n’est pas toujours visible des habitants. Ainsi, un lieu de discussion et d’échange permanent permet à la fois d’être à l’écoute des habitants à travers leurs conseillers mais également de permettre à ces derniers d’être des relais d’information.

 Il a également évoqué le projet de renouvellement urbain comme fil conducteur des réflexions de cette instance.

Mr Durand, adjoint de quartier, a souhaité souligner la nécessité de créer un espace où chacun peut s’exprimer sans être un expert des joutes oratoires. Il est vrai que bien souvent, les lieux de dialogue ont pu favoriser des personnes à l’aise dans cet exercice au détriment d’habitants plus introvertis. Ce conseil doit donc faciliter l’accès à la prise de parole en instaurant un climat d’écoute réciproque et de bienveillance permanente.

Pour sa part, Mme Gagnard, adjointe au Maire, a rappelé la raison principale de la présence de chacun sur cette instance, à savoir « faire de l’urbain en prenant en compte l’humain » car l’inverse ne peut produire que des effets néfastes. »

  • Finalement, si l’intention au départ est bonne, car le sujet est d’importance : le renouvellement urbain, il semble qu’il y ait une certaine défiance vis-à-vis des Comités d’Habitants, qui sont considérés comme un lieu de joutes oratoires par des experts ou des personnes habituées à la prise de parole.
  • C’était pourtant le rôle qui était dévolu au Comité d’Habitants, avec la présence d’habitants tirés au sort et d’un animateur dont le rôle est de faciliter la prise de parole.

Création du Conseil de Quartier des Paradis

(voir site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1584/conseil-de-quartier-des-paradis.htm)

En octobre 2017, le Conseil municipal a voté la création d’un Conseil de Quartier pour les Paradis. Ce Conseil est créé dans le contexte de renouveau des Paradis, avec la démolition-reconstruction de 800 logements et la création de 600 nouveaux logements.

Ce Conseil est un lieu d’échanges privilégié entre les habitants du quartier des Paradis et la municipalité sur des sujets concernant le quartier (projet urbain, cadre de vie, tranquillité, animations.). La possibilité de créer un conseil de quartier pour les villes de plus de 20 000 habitants est offerte par la loi sur la démocratie de proximité du 27 février 2002.

Qui sont les conseillers de quartier ?

Le conseil est composé du Maire, d’un élu du quartier, de membres des Services de la Ville, et d’habitants volontaires du quartier.

Le but est de faire le point de l’aménagement du quartier, du fait de la décision de reconstruire le quartier.

Ce conseil de Quartier s’est réuni une fois par trimestre d’avril 2018 à décembre 2019.

Les comptes-rendus de ses réunions sont sur le site de la ville, à la rubrique « Quartier » « Blagis-Gare » « Conseil de quartier des Paradis »

Comment s’articule ce Conseil avec le CdH Blagis-Gare ?

Il aurait été souhaitable que le CdH Blagis-Gare soit représenté à ce conseil des Paradis, ce qui n’est pas le cas.

Création du Conseil de Quartier du Centre-ville 

Le Conseil Municipal du 3 Juillet 2020 a créé le Conseil de Quartier du Centre-Ville en raison des spécificités de ce quartier :

  • Le centre-ville fait l’objet de projets structurants de rénovation urbaine (en cours et à venir) visant à améliorer son attractivité et le cadre de vie.
  • La dynamisation commerciale du cœur de Ville, qui comprend la grande majorité des cellules commerciales de la Ville et la halle aux comestibles, fait partie des priorités (création de nouvelles cellules, création d’une SEM, …).
  • Une attention particulière doit être apportée aux questions de circulation et de stationnement, dans un quartier regroupant de nombreux équipements.
  • La qualité de vie en centre-ville est également un enjeu autour duquel on retrouve les questions de propreté, de mobilier urbain, d’esthétique urbaine.

Quel est le périmètre du quartier associé au Conseil Centre-ville ?

Le périmètre retenu pour le quartier Centre-Ville recouvre les IRIS pour les quartiers du Parc (2500 habitants environ) et du Val Content (2000 habitants environ).

[lRIS : défini par l’INSEE, désigne les ” Ilots Regroupés pour Information Statistique”]

Le quartier se situe donc au sein du périmètre délimité par les rues suivantes : rue Jean Lavaud, avenue du général Leclerc, rue Blanchard, rue Georges Bronne, rue la Boissière, avenue de Verdun, rue des Pierrelais, avenue Jeanne et Maurice Dolivet, rue Georges Bailly, rue Marx Dormoy, place du château sainte barbe ; la Coulée verte entre la place Ste Barbe et la rue Robert Marchand, rue des Roses, rue Antoine Petit, boulevard de la République.

Quelle est la composition du Conseil du Centre-ville ?

Le Conseil Municipal du 8 Avril 2021 en a défini la composition : 30 membres répartis comme suit :

  • le maire, président de droit
  • l’adjoint de quartier
  • 1 représentant de chaque Comité d’Habitants du quartier (Pervenches et Centre-ville)
  • 15 habitants, dont 5 désignés par le Maire et 10 volontaires
  • le président de l’association des commerçants
  • 3 représentants des commerçants
  • 3 représentants des professions libérales
  • 1 représentant d’une association ayant pour objet la défense des intérêts du quartier
  • 1 représentant de syndic de copropriété
  • 1 représentant de chacune des amicales (Saint-Prix et Val Content)

=> Ce qui parait étonnant, c’est que sur les habitants présents, 5 seront désignés par le Maire et les 10 autres seront des volontaires. Il n’y aura donc aucun habitant tiré au sort.

Comment s’articule ce Conseil avec les CdH concernés : Centre-Ville, Pervenches et Ormeaux-Renards ?

Il y aura un représentant du quartier des Pervenches pour le Val-Content, mais personne du quartier Ormeaux-Renards, pourtant concerné par la rue Robert Marchand, la rue des Roses, la rue Antoine Petit et le boulevard de la République.

Pourquoi la création d’un Conseil, alors qu’il existe déjà 2 Comités d’habitants ?

En fait, en plus des commerces, il y a des projets importants sur cet espace :

  • l’avenir des immeubles Saint Prix
  • la place de Gaulle avec le projet d’un gros immeuble en fond de place et d’une « folie » sur le parvis du Château La Boissière
  • l’avenir du mail Boucicaut, avec le projet récent de suppression de 3 ilots commerciaux, la création d’un immeuble de 12 niveaux, la création d’une place avec un accès à la piscine municipale.

=> Tous ces projets doivent être normalement discutés par la Commission Extra-Municipale sur l’Urbanisme (CEMUA), qui a été créée mais qui n’a pas été renouvelée depuis 2019.

Que propose l’association CIVIFAR pour ces nouvelles structures ?

Toutes les structures qui ont été créées sont bien sûr consultatives, et la structure décisionnaire est le Conseil Municipal.

Ces structures ont du mal à fonctionner. Dans notre article précédent nous constations les difficultés des Comités d’Habitants :

  • Deux des CdH ne se réunissent plus depuis 2019. Dans les autres il y a une rotation continuelle, les nouveaux venus n’assistent qu’à quelques réunions avant de disparaitre.
  • Les CdH s’estiment trop peu impliqués dans la vie municipale.
  • Les élus référents n’assistent pas tous aux comités d’habitants.
  • Les habitants ne connaissent pas assez les CdH.

=> Ce n’est pas en multipliant les structures que l’on arrivera à plus de participation des habitants.

=> Pour le centre-ville, qui concerne l’ensemble des habitants de la ville (cf. la place de Gaulle), il est préférable d’organiser des Comités Thématiques ouverts à tous les Fontenaisiens, ou des ateliers qui se terminent par un forum.

=> Pour le quartier des Blagis, le Conseil a fonctionné mais se limite strictement à la cité des Paradis, sans aborder les perturbations que vont engendrer cet afflux de population et ce très long chantier dans tout le quartier. Ce renouvellement urbain pourrait être traité dans un Comité Thématique Urbanisme.

Association CIVIFAR : site : http://www.civifar.fr/

Mail : asso.civifar@gmail.com

Pour cotiser avec HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/civifar/adhesions/adhesion-civifar/

Où en est la Démocratie Participative à Fontenay-aux-Roses ? 1 ère partie : Les Comités d’Habitants

L’association CIVIFAR a été créée à Fontenay-aux-Roses en 2005 avec pour but de faire participer activement les citoyens à la vie de la ville et de mettre en œuvre de la Démocratie Participative.

Pour cela, l’association CIVIFAR a :

  • organisé des réunions publiques sur des thèmes très variés du cadre de vie : commerce, déplacements, urbanisme, vie culturelle, vie associative, convivialité, etc.
  • réalisé des enquêtes sur ce qui se fait dans d’autres villes de situation comparables,
  • débattu avec les élus, consulté des experts indépendants, élaboré des documents de synthèse,
  • créé des occasions de rencontre autour d’activités festives (apéritifs concerts, promenades urbaines).

Lors du dernier mandat de Pascal Buchet, un groupe de travail a été mis en place pour élaborer une Charte de la Démocratie Participative. Cette Charte a été votée en Conseil Municipal du 16 Février 2012.

Elle est disponible sur le site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/579/charte-de-la-democratie-participative.htm

Il est précisé : « A Fontenay-aux-Roses la Démocratie Participative fait partie intégrante du projet municipal. Elle vient en complément indispensable, et non en substitut de la démocratie représentative du Conseil municipal. Elle répond à la volonté de la municipalité de stimuler l’intervention citoyenne. L’interpellation du conseil municipal et les conseils de quartier constituent le point de départ du processus participatif communal. Au fil du temps, la démocratie participative s’est dotée d’autres instances : l’assemblée des jeunes, les conseils de crèche, des accueils de loisirs… Proximité, innovation, sens de l’intérêt général, esprit constructif, caractérisent ces espaces de débat et de projet, dont la vocation est de tendre vers la plus grande représentativité possible de la population dans toute sa diversité. »

« La Démocratie Participative repose sur l’information et peut s’organiser selon trois formes qui peuvent être utilisées à des moments différents de l’action publique et de sa mise en œuvre :

-La consultation : la municipalité présente un projet et recueille les remarques des habitants (cahier de remarques, site Internet, forum … etc.).

-La concertation : la municipalité propose d’engager un dialogue avec la population sur un projet, afin de mieux prendre en compte les avis exprimés.

-La co-élaboration : la municipalité invite les habitants à participer à la conception d’un projet. »

La Charte a été mise en œuvre par la création des Comités d’Habitants (CdH).

Un CdH a été créé dans chacun des 5 quartiers de la ville. Il était constitué à part égale

  • d’habitants sollicités par tirage au sort,
  • de membres du conseil de quartier se portant volontaires lors de la réunion publique annuelle.

Ce comité d’habitants travaillait avec les élus référents qui habitaient dans le quartier. Il y a 4 élus par quartier en plus de l’élu responsable de la Démocratie Participative.

Avec les élus référents de quartier, ce comité se réunissait pour discuter de la vie du quartier, préparer les réunions du conseil de quartier et se chargeait de :

  • recueillir les questions des habitants
  • préparer l’ordre du jour du conseil de quartier
  • inviter les élus concernés
  • organiser le débat sur les projets et propositions du conseil de quartier
  • rédiger le compte rendu des réunions du conseil de quartier
  • transmettre les propositions d’actions à la municipalité et/ou aux habitants

Ces CdH ont fonctionné de 2012 à juillet 2013, avant les élections de 2014.

Du temps de la nouvelle municipalité, la Charte a été globalement acceptée et remise en route.

Les Conseils de quartier ont été remplacés par des réunions de quartier, qui sont plus de la Démocratie directe, au cours desquelles le maire peut répondre aux questions des habitants.

Des diagnostics en marchant ont été mis en œuvre. Ils servent à faire le point des problèmes de voirie, stationnement, circulation et permettent de discuter avec les habitants. Le trajet est défini par les CdH.

Un tiers des membres des CdH était composé d’habitants tirés au sort. Un tirage au a été effectué en juin 2015, et les CdH ont fonctionné jusqu’en fin 2019 au début de la campagne des municipales. Les membres tirés au sort se sont bien intégrés dans les CdH.

Pour améliorer le fonctionnement de la Démocratie Participative, un groupe de travail a été mis en place. Ce groupe a rendu ses conclusions et ses propositions en 2017.

Les propositions de ce groupe de travail sont téléchargeables et visualisables en cliquant sur le lien : 30_Propositions_DP

Ces propositions ont été globalement acceptées par la municipalité lors d’une réunion de relance le 7 avril 2018.

Pour les comités d’habitants (CdH) :

  • Diversité du recrutement, définition des priorités dans les tirages au sort pour favoriser les catégories ou les rues mal représentées en nombre de membres.
  • Effectif de chaque CdH porté à 24, avec 3 collèges : des habitants candidats, des habitants tirés au sort, des représentants de commerces ou de syndicat de copropriété.
  • Elargissement de leur mission. Possibilité offerte aux CdH de consulter la partie non confidentielle de la lettre de mission des bureaux d’étude.
  • Partage d’informations : à chaque réunion de comité d’habitants, les élus référents doivent faire un point d’information sur des thèmes intéressant le quartier ou la ville.
  • En parallèle, pour une information étendue à la population, les comptes rendus des réunions des comités d’habitants sont mis en ligne sur le site Internet de la Ville.
  • En complément, la ville crée le service de Gestion Urbaine de Proximité pour traiter les demandes des habitant.
  • Chaque CdH a un tableau de suivi des demandes des habitants et des diagnostic en marchant, dont il fait régulièrement le point avec le responsable de la ville pour la Gestion Urbaine de Proximité.

Qu’est-ce qui a été mis en œuvre et qui a fonctionné pour les CdH ?

Dans la nouvelle mandature le renouvellement complet n’a pas été fait. Il y a eu un appel à candidature, ainsi qu’un renouvellement par cooptation lors de départs.

Chaque CdH a mis en œuvre un tableau de suivi des actions en cours, à la suite des demandes des habitants faites sur le site de la ville ou lors des diagnostics en marchant.

Sur le site de la ville les CdH sont visibles dans la rubrique « Ville Active » « Votre Quartier », mais moins visibles qu’avant quand il y avait une icône d’accès direct.

Il n’y a plus de demandes des habitants, du fait de ce manque de visibilité sur le site de la ville

La publication des comptes-rendus de réunions des CdH sur le site de la ville est fait depuis 2018.

Chaque réunion de CdH devait commencer par un bulletin d’information présenté par les élus référents concernant les projets prévus et en cours dans le quartier et dans la ville. Cela n’a pas été mis en œuvre.

D’une part les élus référents n’assistent pas tous aux comités d’habitants, et lorsqu’ils y viennent ils se limitent à exposer ce qui est de leur domaine de compétence.

Même avant leur arrêt, Il y a eu une désaffection évidente pour les comités d’habitants.

  • Deux d’entre eux ne se réunissaient plus en 2019. Dans les autres il y a une rotation continuelle, les nouveaux venus n’assistant qu’à quelques réunions avant de disparaitre.
  • Les membres les plus attachés à la démocratie participative finissent eux-mêmes par se retirer voyant le manque d’intérêt des réunions
  • Les CdH s’estiment trop peu impliqués dans la vie municipale.
  • Les habitants ne connaissent pas assez les CdH.

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Que propose l’association CIVIFAR pour les Comité d’Habitants ?

Il faut reprendre le recrutement des membres de CdH par tirage au sort, seul moyen d’assurer leur bonne représentativité. Comme la mise en œuvre du tirage au sort a été difficile, il faut faire appel à un institut de sondage qui pourra assurer la diversité du recrutement, et définir des priorités dans les tirages au sort pour favoriser les catégories ou les rues mal représentées en nombre de membres.

Il faut rendre la rubrique « Quartier » plus visible sur le site de la ville, en remplaçant l’icône « Démocratie participative » par « Quartier ».

Mais il faut surtout revoir le mode de fonctionnement des CdH pour mieux les intégrer dans la vie municipale. Les élus doivent mettre à l’ordre du jour les points importants de l’actualité municipale, et profiter des réunions des CdH pour recueillir l’avis des habitants. Les réunions de CdH doivent devenir le lieu privilégié du dialogue entre la municipalité et les habitants.

Association CIVIFAR : site : http://www.civifar.fr/

Mail : asso.civifar@gmail.com

Pour cotiser : avec HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/civifar/adhesions/adhesion-civifar/

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 9 ème document) : Intégration ? Assimilation ? Données culturelles par quartier

Monsieur Candide : Pouvez-vous nous parler des données culturelles quantifiables par quartier, je veux dire par structure des couples ou familles, fécondité, niveau de diplômes, statut professionnel ….

Je suis d’accord avec vous et, à ce titre, en désaccord avec le sociologue Pierre Bourdieu : l’étude sociologique n’a de valeur qu’avec quantifications et non sur la base d’exemples qui ne représentent peut-être qu’eux-mêmes.

Structure des familles avec enfants :

Familles couples / familles monoparentales :

Dans le cadre des foyers avec enfants, Il est significatif de noter un très grand parallélisme entre les quartiers.

Les familles mono-parentales représentent en moyenne 33 % des familles, avec deux écarts à noter :

  • Le quartier Paradis-Blagis qui atteint 50%
  • Le quartier des Ormeaux, plutôt aisé, 19.3%

Nous avons déjà souligné l’anomalie sur le manque d’hommes recensés et donc sur le fait que la ville connait environ 740 papas volontairement non déclarés comme vivant au domicile avec les mamans et les enfants. Cette absence permet aux mères de se faire connaître auprès des service sociaux comme mères célibataires (voir document N° 6) :

L’analyse par IRIS (sur une période légèrement différente 25-54 ans au lieu de 15-44 ans, écart fonction des bases de données disponibles) concentre l’écart sur 4 quartiers bien que cette approche d’occultation des papas soit généralisée. Avec un taux de 46.4% aux Blagis.

Cette  discordance hommes-femmes est particulièrement propre à Fontenay et ne se rencontre absolument pas dans les mêmes proportions dans les autres villes, selon les deux exemples ci-dessous de Sceaux et Bagneux, villes aux deux extrèmes du spectre social de Vallée-Sud-Grand-Paris avec respectivement 5.8 et 7.5 de «papas absents ».:

Taille des familles :

Très grande homogénéité entre les quartiers :

  • les familles avec 1 enfant présent représentent 25% de l’ensemble (un cas à part, Le Parc, avec 30%).
  • Les familles avec 2 enfants présents représentent également (quasiment) 25% (23.8%).
  • Les familles avec 3 enfants présents tombent à 7.9%
  • Les familles avec 4 enfants présents ou plus sont marginales (2.92%) avec trois quartiers au dessus : Paradis (4.14), Pierrelais (4.99) et Val Content ( 4.18)

Notons que si un couple qui a 2 enfants au total, né avec 3 ans de décalage, il  a, en moyenne 1.7 enfants présents à la maison.

Le ratio total moyen de 1.4 enfants présents tel que nous le constatons fondamentalement à Fontenay (voir flèche rouge) , correspond à une natalité par famille inférieure à 2, de l’ordre de 1.6 ou 1.7 enfants par famille.  Chiffre en général très différent des grands-mères voire des mères !

En moyenne, ce nombre de 1.4 enfants présents par famille, niveau très faible,  témoigne d’un contrôle des naissances totalement généralisé ; c’est la femme, qui décide, de fait, dans la très grande majorité des cas, pas la nature ni une autre entité …

Le contrôle de la fécondité constitue, rappelons-le, l’un des principaux critères d’intégration des populations et particulièrement des femmes,  aux normes européennes.

Ces données des recensements sont cohérentes avec les données financières déjà présentées sur l’origine des revenus des Fontenaisiens (en % des revenus disponibles)

Les prestations familiales représentent une part restreinte des revenus familiaux bien que plus marquées à Scarron (6.4%) et Paradis (12.3%).

Sauf exceptions plus rencontrées dans les dires de certains que dans les chiffres, les familles Fontenaisiennes ont peu d’enfants (chiffre d’ailleurs en baisse, nous l’avons vu en document N° 8 ) et vivent majoritairement de leur travail (ou retraites) plus que d’autres revenus. La solitude :

Les gens vivant seuls représentent quasiment 4.200 personnes, quasiment 17% de la population  :

Ces chiffres incluent les personnes en Ehpad, environ 200 personnes dont, à moitié, Ehpad public à Scarron, et son équivalent privé rue Boucicaut, les résidences-services,

Cette augmentation a conduit naturellement au projet de  création d’une nouvelle résidence-service rue Blanchard, angle rue du Moulin Blanchard, malgré l’opposition de gens se sentant non concernés par le problème du logement des anciens ne pouvant rester seuls mais n’étant pas encore demandeurs d’un séjour en Ehpad.

Monsieur Candide :  Qu’en est-il de l’autre aspect culturel, le niveau de diplômes ?

Situons d’abord Fontenay dans le cadre de Vallée-Sud-Grand-Paris et constatons que le niveau des diplômes obtenus par les Fontenaisiens  place les hommes en 5ème rang sur 11 et les femmes au 6 ème rang. La ville se situe donc au milieu des onze villes de VSGP, ce qui est honorable en un département adjacent à Paris et le plus riche de France après La Seine 75 / Paris.

Hommes :

Femmes :

L’écart entre hommes et femmes (synthétisée tableau ci-après)  place la ville en cinquième position, ce qui témoigne du fait que, à Fontenay,  les femmes ne sont que légèrement moins instruites que les hommes (notes : hommes : 3.6, femmes 3.4). Il est intéressant de noter que les deux villes connaissant l’écart le plus important entre les notes de monsieur et de madame sont … Sceaux (10ème rang) et Bourg-La Reine 11ème.

La «  bourgeoisie » maintiendrait-elle un écart hommes/femmes supérieur aux villes connaissant un taux de logements sociaux élevé ? Disons, avec humour, que ce constat est surprenant.

Revenons à Fontenay stricto sensu et analysons maintenant le niveau de diplôme des Fontenaisiens par sexe et par quartier. Les tableaux ci-dessous peuvent se résumer comme suit et témoignent d’une relative homogénéité hommes/femmes même si ces dernières sont légèrement moins diplômées.

Détail par IRIS :

Les données Insee ne permettent pas de connaître avec précision le détail des diplômes obtenus mais un taux de diplômes du « supérieur » de  50% (H 52.9%, F 49%) n’est  pas ridicule même si une analyse plus précise serait nécessaire. Quels diplômes ? Variation par âge ? …

Blagis mis à part, l’homogénéité est notable.

Monsieur Candide : Quid des Professions ?

Nous reprenons, ici, l’approche retenue par l’Insee et son vocabulaire de « personne de référence » qui correspond à la fonction  de la personne la plus élevée en « grade »  parmi les adultes d’un même ménage.

  • Le taux d’artisans, commerçants, chef d’entreprises … s’établit à 2.9% avec peu de variations
  • Taux de profession supérieure : 25.3% avec variation limitée entre quartier sauf Ormeaux et Gare-La Roue qui dépassent ce niveau
  • Professions intermédiaires : autour de 18%
  • Employés : 17.7%
  • Ouvriers : 5.8%

Monsieur Candide : quelles conclusions en dégagez-vous ?

Il est notable que, Ormeaux mis à part, les quartiers présentent des structures peu éloignées les unes des autres. Cette situation ne sous-entend pas que tout le monde ressemble à tout le monde mais résulte fortement, entre autres éléments, d’une répartition homogène des logements sociaux entre les différents quartiers de la ville, homogénéité qui  banalise géographiquement tout  critère de différenciation.

Les critères de fécondité, de diplôme, de métier représentent les vrais variables sociologiques et ils sont mesurables. Or, à  Fontenay, ils  ne font pas apparaître d’écarts sensibles ; il n’y a pas un quartier avec des femmes ayant majoritairement six enfants ou des zones où le niveau scolaire serait  nul tandis qu’il serait au zénith ailleurs  …

  • Il n’y a en moyenne dans chaque quartier que 1.4 enfants présents au domicile avec une amplitude limitée de 1.3 à 1.7 ; la baisse de la fécondité, ainsi constatée (moins de 2 enfants par couple) est hautement plus significative que tout autre critère car elle montre la libération de la femme vis-à-vis de toute autorité extérieure. D’où la perte de pouvoir de ceux qui pensaient l’avoir !!!
  • L’écart de formation homme/femme est réduit (plus qu’à Sceaux et Bourg-LR ! même si les niveaux moyens y sont supérieurs).

Cette situation nous a surpris : elle semble laisser apparaître qu’il y a banalisation majoritaire et progressive dans les comportements, tout quartier, tout milieu,  et que telle ou telle personne qui se distingue volontairement dans la rue,  par tel ou tel aspect non totalement en cohérence avec le reste de la population … ne représente peut-être qu’une minorité d’une minorité tout en voulant faire croire qu’elle représente réellement l’ensemble de la sous- communauté faussement concernée. …  .

Dans réalité, la variable objectivement la plus marquée relève de données économiques :

Monsieur Candide : Les personnels de l’Education Nationale semblent cependant ne pas être enclins à demander un poste de professeur des écoles primaires à Fontenay ? Par ailleurs, est-ce que l’approche de l’Insee avec son recensement à 8% par an, addition ou moyenne des cinq dernières années et multiplication par 2.5 pour faire 100% … ne conduit pas à une inertie chronologique qui cacherait aujourd’hui en 2021, au moins partiellement,  les conséquences des décisions dramatiques prises par la  mairie en 2010 avec les ventes Icade et l’augmentation ultra-rapide de 3.000 à 4.400 des logements sociaux ?

Monsieur Candide, je crois que vous avez raison ! Nous avons ici le risque que la méthodologie de l’Insee ne retarde la mesure effective de l’évolution réelle ; Il faut donc  continuer à mesurer, vérifier, analyser et agir pour connaître la situation réelle autrement que par des « on dit » et favoriser l’intégration du vivre-ensemble que peu de gens, dans la réalité,  semblent refuser.

Quelques remarques :

– Je salue avec beaucoup de respect les retraités qui, travaillant en ce sens, affectent une partie de leur temps au soutien scolaire (ASAP et CCJL).

-Un niveau de  reconstruction significatif de certains quartiers, dont Blagis et Scarron sur la rue Marx Dormoy, conduit à augmenter le « vivre-ensemble ». Se limiter à ne pas voir ces aspects en ne se référant qu’au concept de « densification », c’est de l’hypocrisie !

En synthèse, mesurons la réalité et agissons, surtout si nous voulons empêcher la ville de se scinder en une partie riche (8000€/m²), une partie de plus en  plus défavorisée en logements sociaux …. avec aucune classe moyenne entre les deux.

Tout n’ est pas négatif, à Fontenay !

Jean-Michel Durand
Maire-adjoint Finances et Logements Sociaux 2014-2020

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 8 ème document) : Evolution des revenus par quartier de Fontenay-aux-Roses.

Monsieur Candide : Parlons maintenant des revenus par quartier :

Regardons le revenu fiscal médian par quartier (ou Iris) :

Ce tableau :

  • permet de comparer le dernier millésime connu, 2017 (années 2015-2019), avec celui  de 2011 (années 2009-2013) et 2006 (2004-2008), c’est-à-dire la Ville  (1)  aujourd’hui, (2) au moment des ventes Icade et (3) quatre  ans auparavant.
  • regroupons ces quartiers par grandes tendances d’évolution :

Buffets-Fauvettes : baisse très sensiblement de niveau socio-économique (-12.4%) pour des raisons qui ne nous apparaissent pas clairement et qui demanderaient enquête (influence dans les affectations de locataires par le bailleur ? par la préfecture ? ).

Scarron baisse également de manière très sensible (-12.1%) en conséquence de plusieurs facteurs :

  • Transformation d’immeubles privés en logements sociaux lors des ventes Icade
  • Proportion importante de logements PLAI et PLUS (les 2 catégories pour locataires les plus défavorisés, minoration en conséquence des PLS, locataires les plus aisés), en conséquence des ventes Icade ;  aspect spécifique à Scarron.

Cette réservation de logements PLAI et PLUS est d’autant plus importante que Scarron représente la principale résidence vendue par Icade avec 402 appartements, loin devant le deuxième, Les-Sorrières.

Qu’il n’y ait pas d’ambigüité, le problème n’est pas l’existence de ces logements PLAI ou PLUS, il faut pouvoir loger tout le monde, quel que soit le revenu, sinon il y aura des gens dans la rue ;  le problème est que la municipalité de 2010 n’ait pas imposé une juste répartition entre les différentes résidences et les différents bailleurs.

Scarron nous semble aujourd’hui  constituer la zone la plus problématique de la ville (voir ci-après).

Val-Content : baisse de -5.9%. Conséquences des attributions du préfet et du bailleur, lui-même sous pression du préfet.

Blagis : nous avons ici confirmation de ce que le rédacteur savait depuis longtemps, à savoir que les habitants de ce quartier souffrent d’un revenu faible (14.340€/ unité de consommation)  mais en amélioration depuis plusieurs années : impact de la « politique de la ville » menée par l’Etat pendant plusieurs années ? résultat des  actions  de la Ville ?

Dans ces trois zones connaissant une part importante de logements sociaux, l’action centralisatrice de la préfecture visant à gérer, à  sa seule convenance,  les affectations au sein du  « contingent préfectoral » se constate par un appauvrissement quasi-généralisé.

Bipolarisation de Fontenay :

Cette évolution différenciée par quartier conduit la ville à connaître,  malheureusement, une bipolarisation progressive entre zones aisées et quartiers moins favorisés.

Lutte contre la bipolarisation :

La ville a entamé une lutte contre cette bipolarisation :

  • Blagis : démolition, reconstruction, mélange programmé des trois types de logements sociaux (PLS, PLUS, PLAI), accession sociale et classique à la propriété
  • Scarron : construction par Toit & Joie d’un immeuble en accession sociale à la propriété et construction, par promoteurs privés de plusieurs immeubles privés au pourtour  des immeubles sociaux de manière à rééquilibrer le quartier,   constructions rue Marx Dormoy principalement.

Le rédacteur assume totalement l’idée de  constructions venant redéfinir la structure sociale de la population locale. En parallèle, le problème subsiste cependant de modifier les immeubles ex-Icade (Toit & Joie) alors que deux études récentes (2016-2017) n’ont pu apporter aucune proposition adéquate. De plus, comme déjà mentionné, la municipalité de 2010 a accepté de cautionner des financements à 50 ans pour refinancer ces immeubles. Toute opération sérieuse demanderait  ainsi de payer d’abord un solde d’emprunt de 20-25 millions d’€ avant rénovation.

Monsieur Candide : plutôt que de faire référence au revenu fiscal brut,  ne faudrait-il pas mieux parler du revenu disponible après impôts et aides sociales,  deux éléments qui lissent les situations, amoindrissent les écarts et favorisent les comparaisons ?

Vous avez raison.

Revenu disponible : L’Insee raisonne en prenant en compte le revenu disponible par Unité de Consommation  « UC ».

Pour comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes, l’Insee  divise le revenu par le nombre d’unités de consommation (UC). Celles-ci sont calculées de la façon suivante:

  • 1 UC pour le premier adulte du ménage,
  • 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus,
  • 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.

Cette échelle d’équivalence tient compte des économies d’échelle au sein du ménage. En effet, les besoins d’un ménage ne s’accroissent pas en stricte proportion de sa taille. Lorsque plusieurs personnes vivent ensemble, il n’est pas nécessaire de multiplier tous les biens de consommation (en particulier, les biens de consommation durables) par le nombre de personnes pour garder le même niveau de vie. Les frais de chauffage sont communs et quasi-constants.

Précisons que le revenu disponible, inclut tous les revenus, y compris prestations sociales, … et qu’il est minoré du poids des impôts. Pour bien comprendre, regardons, en exemple,  le cas réel d’un quartier sur la base des indices :

L’indice « 100 » concerne le revenu disponible, la résultante, tandis que le revenu total  atteint 118.2 avant impôts.

Monsieur Candide : quel est l’écart quantitatif entre revenu disponible et revenu fiscal ?

Pour les personnes (ou les quartiers) à revenus modestes, l’écart est faible voire nul car il y a paiement d’un impôt limité compensé par la perception d’aides sociales  significatives.

Les gens (ou les quartiers) plus aisés payent plus d’impôts et l’écart revenu fiscal /revenu disponible est évidemment plus important, comme le montre le tableau ci-dessous.

Approche sur la base du revenu disponible :

Regardons les chiffres de revenus par quartier, sur la base de la médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros).

Nous avons donné l’indice 100 de référence au quartier du Parc qui se situe au milieu de l’échelle des revenus.

Sur la base du revenu disponible, entre la situation de la zone la plus pauvre (Paradis  indice 63.8) et la plus riche (Gare-La Roue  136.8), le rapport se situe à environ 1 à 2 ce qui est faible : en clair, après aides sociales, paiement de l’impôt sur le revenu et avec l’impact de la dispersion assez capillaire des immeubles sociaux entre les différents quartiers de  Fontenay, il n’y a pas de zones totalement riches et de zones totalement pauvres. Tous les amortisseurs sociaux (aides, impôts) ont joué leur rôle.

Malgré ce relatif effort de nivellement, les données confirment cependant l’existence de zones :

  • à conditions économiques moins favorables : Scarron, les Buffets, et surtout les Paradis, la situation de ces trois zones s’expliquant par la concentration de logements sociaux et un monopole des PLAI aux Blagis (loyers sociaux les moins chers, Palulos pour les spécialistes).
  • à conditions économiques intermédiaires : Le Parc, Pierrelais, Pervenches, Val Content
  • à conditions favorables : Ormeaux, Renards, RER-Lombart.

Distinguons maintenant les ménages les « moins favorisés » représentés par le 1er décile (les 10% à plus faible revenu par UC) et les « riches » représentés ici par le neuvième décile, l’Insee ne donnant jamais les données sur le 10ème décile.

Les moins favorisés :

Deux éléments apparaissent :

  • aux Blagis, le revenu annuel par UC est inférieur à 10.000€/an (9.550) c’est-à-dire à moins de 1000€/mois, après prestations sociales.
  • Les « pauvres » des quartiers riches ( Ormeaux, Renards, Lombart) sont plus riches que les « pauvres » des zones économiquement plus défavorisées bien que le rapport entre l’indice le plus bas (71.4) et le plus haut (121.8) reste inférieur à 2.

Correction à apporter : Nous avons vu, dans un document précédent, que 740 papas (738 : voir tableau ci-dessous) n’étaient pas déclarés officiellement au domicile de la maman pour permettre une majoration des aides pour familles censées être monoparentales (ou pour majorer le droit à l’obtention d’un logement social).

Dans ce cadre, nous ne disons pas que les salaires ne sont pas déclarés au Service des Impôts (a fortiori avec le prélèvement à la source)  mais nous sommes certains que, dans une proportion significative,  ils ne sont pas mentionnés vis-à-vis des organismes d’aide sociale ni lors des recensements Insee. En ce sens, les chiffres ici présentés devraient être majorés dans des proportions que nous ne pouvons déterminer mais avec un impact parfois  non négligeable. .

Il serait logique de considérer que les redressements à opérer au titre de ces papas oubliés devraient intéresser les zones les moins favorisées en priorité et, plus marginalement, les plus aisées.

En ce sens, l’écart entre quartiers, écart déjà limité, serait, en réalité, encore plus réduit après correction de ces 740 papas occultés, sans que nous ne puissions le déterminer de manière fiable.

Les plus favorisés, le 9ème décile :

La relative homogénéité de la ville saute encore aux yeux : hors Paradis, entre l’indice le plus bas (79.3 à Scarron ) et le plus haut (121.6 aux Ormeaux), le ratio est de l’ordre de 1.50  (121.6 divisé par 79.3 =1.53). En clair, là encore, l’écart social entre les différentes zones est limité.

Homogénéité intra-quartier :

A l’intérieur d’un même quartier, l’écart entre le premier décile et le neuvième (dit sur le tableau ci-dessus « rapport inter décile D9/D1 », aussi appelé coefficient de Gini) est relativement faible.

Le ratio des Blagis (2.8) témoigne d’une homogénéité assez forte dans une situation économique tendue, tandis que ce même ratio s’établit autour de 3.5 pour les autres quartiers avec l’exception des Ormeaux à 4.1 (donc zone plus « inégalitaire »). Rappelons que l’échelle du ratio de Gini varie de 0 à 10 (pour les puristes de 0 à 1 en divisant par 10).

Monsieur Candide : Nous venons de voir les écarts de revenus disponibles entre quartiers mais  pouvez-vous nous parler maintenant de l’origine de ces revenus ?

Les revenus d’activités perçus directement (salaires) ou différés (pensions, retraites) représentent la grande partie des revenus dont nous précisons l’origine :

Rappel : Le total est supérieur à 100 et reviendra à ce niveau après paiement des impôts.

Le travail constitue la grande partie des revenus et personne, statistiquement parlant, ne vit majoritairement d’autre chose.

Le chômage représente une part minime des revenus.

Prestations sociales : Paradis-Blagis mis à part, le pourcentage des prestations sociales dans l’ensemble des revenus est relativement limité :

La part des revenus du patrimoine est surprenante car non nulle aux Blagis et très significative dans les quartiers « bourgeois ». :

La France dépensant 54%  de son PIB en dépenses publiques, il faut bien que tout le monde ou presque  paye des impôts sur le revenu.

Monsieur Candide : votre conclusion ?

L’existence d’un taux de logements sociaux de 43%, la transformation des immeubles Icade en logements sociaux, l’absence de création d’un office municipal de logements sociaux … ont constitué, dans les années 2010, une erreur politique, sociale et économique  grave pour la ville, erreur dont les Fontenaisiens, tous, payent  le prix  aujourd’hui et pour longtemps.

Fontenay, à l’exception de Bagneux, occupe le premier rang du taux de logements sociaux.

La synthèse de ce qui précède permet de constater que, malgré des moyennes par quartier et par décile non dramatiques, il y a, à Fontenay , des  gens dans la difficulté réelle.

Il  y a aussi risque d’une segmentation sociale forte, aspect  qui nous parait constituer le premier problème de la ville : même corrigée par les outils de la redistribution (aides dans un sens, imposition dans l’autre), la séparation sociale menace avec :

  • enrichissement des quartiers « bourgeois » du fait du prix du m² à un extrême,
  • appauvrissement des 43% de logements sociaux du fait des affectations du préfet à l’autre extrême
  • avec disparition progressive de la « classe moyenne ».

Nous soutenons totalement qu’il faut lutter contre cette évolution.

Dans ce cadre, la rénovation ou, pour parler plus clairement, la construction d’immeubles neufs, permettrait de mieux mélanger les populations et de domicilier des personnes à meilleurs revenus dans des quartiers connaissant aujourd’hui appauvrissement.  A l’inverse, il faut mettre des logements sociaux dans les quartiers « bourgeois ». Avec toutes les conséquences positives.

Dans ce cadre, pour reprendre l’approche de certains, résumer la « rénovation »  à ses seuls aspects « densification » ou « écolo » relève d’une réflexion monocorde et largement insuffisante.

Nous verrons, dans une autre étude, que le problème est le même au niveau du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris,  VSGP, où certaines communes considèrent comme fondamental de conserver un taux de logements sociaux inférieur au minimum légal (25%)  pour protéger « leur » environnement.  L’impact des ex-agglomérations de communes est net :

Reprenons le courrier de la Préfecture concernant le taux de logements sociaux à Fontenay :

Toujours selon le Préfet, le parc immobilier s’établit comme suit :

On notera l’aspect limité du nombre de maisons : 1.621.

Dans ce cadre, avec 2000 logements privés nouveaux, le taux de logements sociaux (dit taux « SRU »)  s’établira à 36.3%, taux assez proche de la moyenne de VSGP précisé ci-dessus : 33.1%.

Amicalement à tous les Fontenaisiens.

Jean-Michel Durand
Maire adjoint aux Finances et Logements Sociaux 2014-2020