Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 9 ème document) : Intégration ? Assimilation ? Données culturelles par quartier

Monsieur Candide : Pouvez-vous nous parler des données culturelles quantifiables par quartier, je veux dire par structure des couples ou familles, fécondité, niveau de diplômes, statut professionnel ….

Je suis d’accord avec vous et, à ce titre, en désaccord avec le sociologue Pierre Bourdieu : l’étude sociologique n’a de valeur qu’avec quantifications et non sur la base d’exemples qui ne représentent peut-être qu’eux-mêmes.

Structure des familles avec enfants :

Familles couples / familles monoparentales :

Dans le cadre des foyers avec enfants, Il est significatif de noter un très grand parallélisme entre les quartiers.

Les familles mono-parentales représentent en moyenne 33 % des familles, avec deux écarts à noter :

  • Le quartier Paradis-Blagis qui atteint 50%
  • Le quartier des Ormeaux, plutôt aisé, 19.3%

Nous avons déjà souligné l’anomalie sur le manque d’hommes recensés et donc sur le fait que la ville connait environ 740 papas volontairement non déclarés comme vivant au domicile avec les mamans et les enfants. Cette absence permet aux mères de se faire connaître auprès des service sociaux comme mères célibataires (voir document N° 6) :

L’analyse par IRIS (sur une période légèrement différente 25-54 ans au lieu de 15-44 ans, écart fonction des bases de données disponibles) concentre l’écart sur 4 quartiers bien que cette approche d’occultation des papas soit généralisée. Avec un taux de 46.4% aux Blagis.

Cette  discordance hommes-femmes est particulièrement propre à Fontenay et ne se rencontre absolument pas dans les mêmes proportions dans les autres villes, selon les deux exemples ci-dessous de Sceaux et Bagneux, villes aux deux extrèmes du spectre social de Vallée-Sud-Grand-Paris avec respectivement 5.8 et 7.5 de «papas absents ».:

Taille des familles :

Très grande homogénéité entre les quartiers :

  • les familles avec 1 enfant présent représentent 25% de l’ensemble (un cas à part, Le Parc, avec 30%).
  • Les familles avec 2 enfants présents représentent également (quasiment) 25% (23.8%).
  • Les familles avec 3 enfants présents tombent à 7.9%
  • Les familles avec 4 enfants présents ou plus sont marginales (2.92%) avec trois quartiers au dessus : Paradis (4.14), Pierrelais (4.99) et Val Content ( 4.18)

Notons que si un couple qui a 2 enfants au total, né avec 3 ans de décalage, il  a, en moyenne 1.7 enfants présents à la maison.

Le ratio total moyen de 1.4 enfants présents tel que nous le constatons fondamentalement à Fontenay (voir flèche rouge) , correspond à une natalité par famille inférieure à 2, de l’ordre de 1.6 ou 1.7 enfants par famille.  Chiffre en général très différent des grands-mères voire des mères !

En moyenne, ce nombre de 1.4 enfants présents par famille, niveau très faible,  témoigne d’un contrôle des naissances totalement généralisé ; c’est la femme, qui décide, de fait, dans la très grande majorité des cas, pas la nature ni une autre entité …

Le contrôle de la fécondité constitue, rappelons-le, l’un des principaux critères d’intégration des populations et particulièrement des femmes,  aux normes européennes.

Ces données des recensements sont cohérentes avec les données financières déjà présentées sur l’origine des revenus des Fontenaisiens (en % des revenus disponibles)

Les prestations familiales représentent une part restreinte des revenus familiaux bien que plus marquées à Scarron (6.4%) et Paradis (12.3%).

Sauf exceptions plus rencontrées dans les dires de certains que dans les chiffres, les familles Fontenaisiennes ont peu d’enfants (chiffre d’ailleurs en baisse, nous l’avons vu en document N° 8 ) et vivent majoritairement de leur travail (ou retraites) plus que d’autres revenus. La solitude :

Les gens vivant seuls représentent quasiment 4.200 personnes, quasiment 17% de la population  :

Ces chiffres incluent les personnes en Ehpad, environ 200 personnes dont, à moitié, Ehpad public à Scarron, et son équivalent privé rue Boucicaut, les résidences-services,

Cette augmentation a conduit naturellement au projet de  création d’une nouvelle résidence-service rue Blanchard, angle rue du Moulin Blanchard, malgré l’opposition de gens se sentant non concernés par le problème du logement des anciens ne pouvant rester seuls mais n’étant pas encore demandeurs d’un séjour en Ehpad.

Monsieur Candide :  Qu’en est-il de l’autre aspect culturel, le niveau de diplômes ?

Situons d’abord Fontenay dans le cadre de Vallée-Sud-Grand-Paris et constatons que le niveau des diplômes obtenus par les Fontenaisiens  place les hommes en 5ème rang sur 11 et les femmes au 6 ème rang. La ville se situe donc au milieu des onze villes de VSGP, ce qui est honorable en un département adjacent à Paris et le plus riche de France après La Seine 75 / Paris.

Hommes :

Femmes :

L’écart entre hommes et femmes (synthétisée tableau ci-après)  place la ville en cinquième position, ce qui témoigne du fait que, à Fontenay,  les femmes ne sont que légèrement moins instruites que les hommes (notes : hommes : 3.6, femmes 3.4). Il est intéressant de noter que les deux villes connaissant l’écart le plus important entre les notes de monsieur et de madame sont … Sceaux (10ème rang) et Bourg-La Reine 11ème.

La «  bourgeoisie » maintiendrait-elle un écart hommes/femmes supérieur aux villes connaissant un taux de logements sociaux élevé ? Disons, avec humour, que ce constat est surprenant.

Revenons à Fontenay stricto sensu et analysons maintenant le niveau de diplôme des Fontenaisiens par sexe et par quartier. Les tableaux ci-dessous peuvent se résumer comme suit et témoignent d’une relative homogénéité hommes/femmes même si ces dernières sont légèrement moins diplômées.

Détail par IRIS :

Les données Insee ne permettent pas de connaître avec précision le détail des diplômes obtenus mais un taux de diplômes du « supérieur » de  50% (H 52.9%, F 49%) n’est  pas ridicule même si une analyse plus précise serait nécessaire. Quels diplômes ? Variation par âge ? …

Blagis mis à part, l’homogénéité est notable.

Monsieur Candide : Quid des Professions ?

Nous reprenons, ici, l’approche retenue par l’Insee et son vocabulaire de « personne de référence » qui correspond à la fonction  de la personne la plus élevée en « grade »  parmi les adultes d’un même ménage.

  • Le taux d’artisans, commerçants, chef d’entreprises … s’établit à 2.9% avec peu de variations
  • Taux de profession supérieure : 25.3% avec variation limitée entre quartier sauf Ormeaux et Gare-La Roue qui dépassent ce niveau
  • Professions intermédiaires : autour de 18%
  • Employés : 17.7%
  • Ouvriers : 5.8%

Monsieur Candide : quelles conclusions en dégagez-vous ?

Il est notable que, Ormeaux mis à part, les quartiers présentent des structures peu éloignées les unes des autres. Cette situation ne sous-entend pas que tout le monde ressemble à tout le monde mais résulte fortement, entre autres éléments, d’une répartition homogène des logements sociaux entre les différents quartiers de la ville, homogénéité qui  banalise géographiquement tout  critère de différenciation.

Les critères de fécondité, de diplôme, de métier représentent les vrais variables sociologiques et ils sont mesurables. Or, à  Fontenay, ils  ne font pas apparaître d’écarts sensibles ; il n’y a pas un quartier avec des femmes ayant majoritairement six enfants ou des zones où le niveau scolaire serait  nul tandis qu’il serait au zénith ailleurs  …

  • Il n’y a en moyenne dans chaque quartier que 1.4 enfants présents au domicile avec une amplitude limitée de 1.3 à 1.7 ; la baisse de la fécondité, ainsi constatée (moins de 2 enfants par couple) est hautement plus significative que tout autre critère car elle montre la libération de la femme vis-à-vis de toute autorité extérieure. D’où la perte de pouvoir de ceux qui pensaient l’avoir !!!
  • L’écart de formation homme/femme est réduit (plus qu’à Sceaux et Bourg-LR ! même si les niveaux moyens y sont supérieurs).

Cette situation nous a surpris : elle semble laisser apparaître qu’il y a banalisation majoritaire et progressive dans les comportements, tout quartier, tout milieu,  et que telle ou telle personne qui se distingue volontairement dans la rue,  par tel ou tel aspect non totalement en cohérence avec le reste de la population … ne représente peut-être qu’une minorité d’une minorité tout en voulant faire croire qu’elle représente réellement l’ensemble de la sous- communauté faussement concernée. …  .

Dans réalité, la variable objectivement la plus marquée relève de données économiques :

Monsieur Candide : Les personnels de l’Education Nationale semblent cependant ne pas être enclins à demander un poste de professeur des écoles primaires à Fontenay ? Par ailleurs, est-ce que l’approche de l’Insee avec son recensement à 8% par an, addition ou moyenne des cinq dernières années et multiplication par 2.5 pour faire 100% … ne conduit pas à une inertie chronologique qui cacherait aujourd’hui en 2021, au moins partiellement,  les conséquences des décisions dramatiques prises par la  mairie en 2010 avec les ventes Icade et l’augmentation ultra-rapide de 3.000 à 4.400 des logements sociaux ?

Monsieur Candide, je crois que vous avez raison ! Nous avons ici le risque que la méthodologie de l’Insee ne retarde la mesure effective de l’évolution réelle ; Il faut donc  continuer à mesurer, vérifier, analyser et agir pour connaître la situation réelle autrement que par des « on dit » et favoriser l’intégration du vivre-ensemble que peu de gens, dans la réalité,  semblent refuser.

Quelques remarques :

– Je salue avec beaucoup de respect les retraités qui, travaillant en ce sens, affectent une partie de leur temps au soutien scolaire (ASAP et CCJL).

-Un niveau de  reconstruction significatif de certains quartiers, dont Blagis et Scarron sur la rue Marx Dormoy, conduit à augmenter le « vivre-ensemble ». Se limiter à ne pas voir ces aspects en ne se référant qu’au concept de « densification », c’est de l’hypocrisie !

En synthèse, mesurons la réalité et agissons, surtout si nous voulons empêcher la ville de se scinder en une partie riche (8000€/m²), une partie de plus en  plus défavorisée en logements sociaux …. avec aucune classe moyenne entre les deux.

Tout n’ est pas négatif, à Fontenay !

Jean-Michel Durand
Maire-adjoint Finances et Logements Sociaux 2014-2020

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 8 ème document) : Evolution des revenus par quartier de Fontenay-aux-Roses.

Monsieur Candide : Parlons maintenant des revenus par quartier :

Regardons le revenu fiscal médian par quartier (ou Iris) :

Ce tableau :

  • permet de comparer le dernier millésime connu, 2017 (années 2015-2019), avec celui  de 2011 (années 2009-2013) et 2006 (2004-2008), c’est-à-dire la Ville  (1)  aujourd’hui, (2) au moment des ventes Icade et (3) quatre  ans auparavant.
  • regroupons ces quartiers par grandes tendances d’évolution :

Buffets-Fauvettes : baisse très sensiblement de niveau socio-économique (-12.4%) pour des raisons qui ne nous apparaissent pas clairement et qui demanderaient enquête (influence dans les affectations de locataires par le bailleur ? par la préfecture ? ).

Scarron baisse également de manière très sensible (-12.1%) en conséquence de plusieurs facteurs :

  • Transformation d’immeubles privés en logements sociaux lors des ventes Icade
  • Proportion importante de logements PLAI et PLUS (les 2 catégories pour locataires les plus défavorisés, minoration en conséquence des PLS, locataires les plus aisés), en conséquence des ventes Icade ;  aspect spécifique à Scarron.

Cette réservation de logements PLAI et PLUS est d’autant plus importante que Scarron représente la principale résidence vendue par Icade avec 402 appartements, loin devant le deuxième, Les-Sorrières.

Qu’il n’y ait pas d’ambigüité, le problème n’est pas l’existence de ces logements PLAI ou PLUS, il faut pouvoir loger tout le monde, quel que soit le revenu, sinon il y aura des gens dans la rue ;  le problème est que la municipalité de 2010 n’ait pas imposé une juste répartition entre les différentes résidences et les différents bailleurs.

Scarron nous semble aujourd’hui  constituer la zone la plus problématique de la ville (voir ci-après).

Val-Content : baisse de -5.9%. Conséquences des attributions du préfet et du bailleur, lui-même sous pression du préfet.

Blagis : nous avons ici confirmation de ce que le rédacteur savait depuis longtemps, à savoir que les habitants de ce quartier souffrent d’un revenu faible (14.340€/ unité de consommation)  mais en amélioration depuis plusieurs années : impact de la « politique de la ville » menée par l’Etat pendant plusieurs années ? résultat des  actions  de la Ville ?

Dans ces trois zones connaissant une part importante de logements sociaux, l’action centralisatrice de la préfecture visant à gérer, à  sa seule convenance,  les affectations au sein du  « contingent préfectoral » se constate par un appauvrissement quasi-généralisé.

Bipolarisation de Fontenay :

Cette évolution différenciée par quartier conduit la ville à connaître,  malheureusement, une bipolarisation progressive entre zones aisées et quartiers moins favorisés.

Lutte contre la bipolarisation :

La ville a entamé une lutte contre cette bipolarisation :

  • Blagis : démolition, reconstruction, mélange programmé des trois types de logements sociaux (PLS, PLUS, PLAI), accession sociale et classique à la propriété
  • Scarron : construction par Toit & Joie d’un immeuble en accession sociale à la propriété et construction, par promoteurs privés de plusieurs immeubles privés au pourtour  des immeubles sociaux de manière à rééquilibrer le quartier,   constructions rue Marx Dormoy principalement.

Le rédacteur assume totalement l’idée de  constructions venant redéfinir la structure sociale de la population locale. En parallèle, le problème subsiste cependant de modifier les immeubles ex-Icade (Toit & Joie) alors que deux études récentes (2016-2017) n’ont pu apporter aucune proposition adéquate. De plus, comme déjà mentionné, la municipalité de 2010 a accepté de cautionner des financements à 50 ans pour refinancer ces immeubles. Toute opération sérieuse demanderait  ainsi de payer d’abord un solde d’emprunt de 20-25 millions d’€ avant rénovation.

Monsieur Candide : plutôt que de faire référence au revenu fiscal brut,  ne faudrait-il pas mieux parler du revenu disponible après impôts et aides sociales,  deux éléments qui lissent les situations, amoindrissent les écarts et favorisent les comparaisons ?

Vous avez raison.

Revenu disponible : L’Insee raisonne en prenant en compte le revenu disponible par Unité de Consommation  « UC ».

Pour comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes, l’Insee  divise le revenu par le nombre d’unités de consommation (UC). Celles-ci sont calculées de la façon suivante:

  • 1 UC pour le premier adulte du ménage,
  • 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus,
  • 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.

Cette échelle d’équivalence tient compte des économies d’échelle au sein du ménage. En effet, les besoins d’un ménage ne s’accroissent pas en stricte proportion de sa taille. Lorsque plusieurs personnes vivent ensemble, il n’est pas nécessaire de multiplier tous les biens de consommation (en particulier, les biens de consommation durables) par le nombre de personnes pour garder le même niveau de vie. Les frais de chauffage sont communs et quasi-constants.

Précisons que le revenu disponible, inclut tous les revenus, y compris prestations sociales, … et qu’il est minoré du poids des impôts. Pour bien comprendre, regardons, en exemple,  le cas réel d’un quartier sur la base des indices :

L’indice « 100 » concerne le revenu disponible, la résultante, tandis que le revenu total  atteint 118.2 avant impôts.

Monsieur Candide : quel est l’écart quantitatif entre revenu disponible et revenu fiscal ?

Pour les personnes (ou les quartiers) à revenus modestes, l’écart est faible voire nul car il y a paiement d’un impôt limité compensé par la perception d’aides sociales  significatives.

Les gens (ou les quartiers) plus aisés payent plus d’impôts et l’écart revenu fiscal /revenu disponible est évidemment plus important, comme le montre le tableau ci-dessous.

Approche sur la base du revenu disponible :

Regardons les chiffres de revenus par quartier, sur la base de la médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros).

Nous avons donné l’indice 100 de référence au quartier du Parc qui se situe au milieu de l’échelle des revenus.

Sur la base du revenu disponible, entre la situation de la zone la plus pauvre (Paradis  indice 63.8) et la plus riche (Gare-La Roue  136.8), le rapport se situe à environ 1 à 2 ce qui est faible : en clair, après aides sociales, paiement de l’impôt sur le revenu et avec l’impact de la dispersion assez capillaire des immeubles sociaux entre les différents quartiers de  Fontenay, il n’y a pas de zones totalement riches et de zones totalement pauvres. Tous les amortisseurs sociaux (aides, impôts) ont joué leur rôle.

Malgré ce relatif effort de nivellement, les données confirment cependant l’existence de zones :

  • à conditions économiques moins favorables : Scarron, les Buffets, et surtout les Paradis, la situation de ces trois zones s’expliquant par la concentration de logements sociaux et un monopole des PLAI aux Blagis (loyers sociaux les moins chers, Palulos pour les spécialistes).
  • à conditions économiques intermédiaires : Le Parc, Pierrelais, Pervenches, Val Content
  • à conditions favorables : Ormeaux, Renards, RER-Lombart.

Distinguons maintenant les ménages les « moins favorisés » représentés par le 1er décile (les 10% à plus faible revenu par UC) et les « riches » représentés ici par le neuvième décile, l’Insee ne donnant jamais les données sur le 10ème décile.

Les moins favorisés :

Deux éléments apparaissent :

  • aux Blagis, le revenu annuel par UC est inférieur à 10.000€/an (9.550) c’est-à-dire à moins de 1000€/mois, après prestations sociales.
  • Les « pauvres » des quartiers riches ( Ormeaux, Renards, Lombart) sont plus riches que les « pauvres » des zones économiquement plus défavorisées bien que le rapport entre l’indice le plus bas (71.4) et le plus haut (121.8) reste inférieur à 2.

Correction à apporter : Nous avons vu, dans un document précédent, que 740 papas (738 : voir tableau ci-dessous) n’étaient pas déclarés officiellement au domicile de la maman pour permettre une majoration des aides pour familles censées être monoparentales (ou pour majorer le droit à l’obtention d’un logement social).

Dans ce cadre, nous ne disons pas que les salaires ne sont pas déclarés au Service des Impôts (a fortiori avec le prélèvement à la source)  mais nous sommes certains que, dans une proportion significative,  ils ne sont pas mentionnés vis-à-vis des organismes d’aide sociale ni lors des recensements Insee. En ce sens, les chiffres ici présentés devraient être majorés dans des proportions que nous ne pouvons déterminer mais avec un impact parfois  non négligeable. .

Il serait logique de considérer que les redressements à opérer au titre de ces papas oubliés devraient intéresser les zones les moins favorisées en priorité et, plus marginalement, les plus aisées.

En ce sens, l’écart entre quartiers, écart déjà limité, serait, en réalité, encore plus réduit après correction de ces 740 papas occultés, sans que nous ne puissions le déterminer de manière fiable.

Les plus favorisés, le 9ème décile :

La relative homogénéité de la ville saute encore aux yeux : hors Paradis, entre l’indice le plus bas (79.3 à Scarron ) et le plus haut (121.6 aux Ormeaux), le ratio est de l’ordre de 1.50  (121.6 divisé par 79.3 =1.53). En clair, là encore, l’écart social entre les différentes zones est limité.

Homogénéité intra-quartier :

A l’intérieur d’un même quartier, l’écart entre le premier décile et le neuvième (dit sur le tableau ci-dessus « rapport inter décile D9/D1 », aussi appelé coefficient de Gini) est relativement faible.

Le ratio des Blagis (2.8) témoigne d’une homogénéité assez forte dans une situation économique tendue, tandis que ce même ratio s’établit autour de 3.5 pour les autres quartiers avec l’exception des Ormeaux à 4.1 (donc zone plus « inégalitaire »). Rappelons que l’échelle du ratio de Gini varie de 0 à 10 (pour les puristes de 0 à 1 en divisant par 10).

Monsieur Candide : Nous venons de voir les écarts de revenus disponibles entre quartiers mais  pouvez-vous nous parler maintenant de l’origine de ces revenus ?

Les revenus d’activités perçus directement (salaires) ou différés (pensions, retraites) représentent la grande partie des revenus dont nous précisons l’origine :

Rappel : Le total est supérieur à 100 et reviendra à ce niveau après paiement des impôts.

Le travail constitue la grande partie des revenus et personne, statistiquement parlant, ne vit majoritairement d’autre chose.

Le chômage représente une part minime des revenus.

Prestations sociales : Paradis-Blagis mis à part, le pourcentage des prestations sociales dans l’ensemble des revenus est relativement limité :

La part des revenus du patrimoine est surprenante car non nulle aux Blagis et très significative dans les quartiers « bourgeois ». :

La France dépensant 54%  de son PIB en dépenses publiques, il faut bien que tout le monde ou presque  paye des impôts sur le revenu.

Monsieur Candide : votre conclusion ?

L’existence d’un taux de logements sociaux de 43%, la transformation des immeubles Icade en logements sociaux, l’absence de création d’un office municipal de logements sociaux … ont constitué, dans les années 2010, une erreur politique, sociale et économique  grave pour la ville, erreur dont les Fontenaisiens, tous, payent  le prix  aujourd’hui et pour longtemps.

Fontenay, à l’exception de Bagneux, occupe le premier rang du taux de logements sociaux.

La synthèse de ce qui précède permet de constater que, malgré des moyennes par quartier et par décile non dramatiques, il y a, à Fontenay , des  gens dans la difficulté réelle.

Il  y a aussi risque d’une segmentation sociale forte, aspect  qui nous parait constituer le premier problème de la ville : même corrigée par les outils de la redistribution (aides dans un sens, imposition dans l’autre), la séparation sociale menace avec :

  • enrichissement des quartiers « bourgeois » du fait du prix du m² à un extrême,
  • appauvrissement des 43% de logements sociaux du fait des affectations du préfet à l’autre extrême
  • avec disparition progressive de la « classe moyenne ».

Nous soutenons totalement qu’il faut lutter contre cette évolution.

Dans ce cadre, la rénovation ou, pour parler plus clairement, la construction d’immeubles neufs, permettrait de mieux mélanger les populations et de domicilier des personnes à meilleurs revenus dans des quartiers connaissant aujourd’hui appauvrissement.  A l’inverse, il faut mettre des logements sociaux dans les quartiers « bourgeois ». Avec toutes les conséquences positives.

Dans ce cadre, pour reprendre l’approche de certains, résumer la « rénovation »  à ses seuls aspects « densification » ou « écolo » relève d’une réflexion monocorde et largement insuffisante.

Nous verrons, dans une autre étude, que le problème est le même au niveau du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris,  VSGP, où certaines communes considèrent comme fondamental de conserver un taux de logements sociaux inférieur au minimum légal (25%)  pour protéger « leur » environnement.  L’impact des ex-agglomérations de communes est net :

Reprenons le courrier de la Préfecture concernant le taux de logements sociaux à Fontenay :

Toujours selon le Préfet, le parc immobilier s’établit comme suit :

On notera l’aspect limité du nombre de maisons : 1.621.

Dans ce cadre, avec 2000 logements privés nouveaux, le taux de logements sociaux (dit taux « SRU »)  s’établira à 36.3%, taux assez proche de la moyenne de VSGP précisé ci-dessus : 33.1%.

Amicalement à tous les Fontenaisiens.

Jean-Michel Durand
Maire adjoint aux Finances et Logements Sociaux 2014-2020

Visite virtuelle de Fontenay aux Roses : photos 360°

Pendant le confinement et le couvre-feu, beaucoup de Fontenaisiens ont cherché des activités ludiques et amusantes pour s’occuper durant cette période.

Une heure de balade quotidienne autour de mon habitation m’ont permis de faire quelques photos panoramiques à 360°.

J’ai essayé de traduire, par ces images, l’ambiance que nous avons vécue durant ces moments de quarantaine, avec des rues désertes de la région parisienne.

Je vous propose de partager ces images et de vous immerger dans ces panoramiques sphériques.

Vous allez découvrir les rues de Fontenay au crépuscule sans ses habitants, comme rarement vous ne les avez vues.

Par exemple pour la place de Gaulle : Cliquez sur le lien

Avec les icônes situées en bas de l’image, vous pouvez vous déplacer, horizontalement et verticalement, arrêter l’auto-rotation, se mettre en pleine page, et avec la sphère, afficher la carte de l’endroit où la vue a été prise.

En cliquant sur ce lien, vous aurez accès à d’autres vues de la ville dont les endroits précis sont mentionnés

http://cicerone360.com/FontenayRuesConfinees.html

Une fois que vous avez visualisé une vue, faites un retour en arrière pour revenir aux autres vues.

Voici aussi la place de Gaulle, en mode planète :

Stéphane Cicérone 

www.cicerone360.com

Bilan de la mise en œuvre des recommandations du Groupe de travail sur la Démocratie Participative par la municipalité actuelle

La démocratie participative a pour but de faire participer les habitants à la vie de la Cité et d’enrichir la réflexion des élus dans leur processus de prise de décision.

En 2012 Fontenay-aux-Roses a adopté une charte de la démocratie participative.

Cette charte, entérinée par la nouvelle municipalité en avril 2014, est présentée sur le site Internet de la ville à la rubrique Ville active / Votre Quartier : https://www.fontenay-aux-roses.fr/579/charte-de-la-democratie-participative.htm

La mise en œuvre de cette charte repose principalement sur 5 Comités d’Habitants (“CdH”), dont les membres, tous volontaires, souhaitent contribuer à la vie de la Cité en y consacrant une part de leur temps.

En 2017, après 2 années de fonctionnement des CdH, les résultats étaient décevants.

  • La Mairie jugeait que les CdH étaient parfois trop critiques, et qu’ils ne proposaient pas assez.
  • Les CdH s’estimaient trop peu impliqués dans la vie municipale.
  • Les habitants ne connaissaient pas les CdH.

Pour tenter de résoudre ce malaise, Monsieur le Maire a souhaité créer un groupe d’étude pour en chercher les causes et proposer des solutions.

Le groupe a rendu son rapport en mai 2017. M. le Maire a trouvé ses recommandations intéressantes, a demandé qu’elles soient étudiées en détail avec un groupe de conseillers municipaux, et les a finalement toutes acceptées.

Leur mise en œuvre visait un redémarrage de la démocratie participative à Fontenay, en l’intégrant mieux au fonctionnement de la municipalité.

Une réunion de relance de la Démocratie Participative a eu lieu le 7 Avril 1018, où les recommandations du groupe de travail ont été présentées. Il y a eu également le Fontenay Mag de Mai 2018 qui a fait un dossier sur la Démocratie Participative.

Quels sont les points les plus importants de cette réforme et quelle a été leur mise en œuvre ?

  • Créer un service/secrétariat ” démocratie participative ” pour soutenir, développer et organiser les actions en matière de démocratie participative
    => Il n’y a pas une personne à temps plein pour cette action. Le responsable de la « Gestion Urbaine de Proximité » y consacre une part de son temps.
  • Le champ de vision de la démocratie participative s’étend à tous les domaines, et plus seulement aux problèmes de quartier (voirie, stationnement, propreté, incivilités…). Il englobe donc par exemple la question des projets immobiliers.
    => Jusqu’à présent, seuls les problèmes de quartier ont été évoqués et jamais les projets immobiliers.
  • Organisation de « Cafés citoyens ». Ils sont des rendez-vous ouverts à tous, où les riverains peuvent venir partager leurs idées pour le quartier avec les membres du comité d’habitants et les élus.
    => Des cafés citoyens ont été organisés dans 3 quartiers. Ils ont eu beaucoup de succès.
  • Faire une expérience de budget participatif à Fontenay
    => Ce budget a bien été mis en œuvre en 2018, avec un budget de 20 k€, soit moins de 1 € par habitant (dans les villes qui l’ont mis en œuvre, il s’agit plutôt de 5 € / habitant). 28 projets ont été proposés. 13 ont été sélectionnés. Ils ont fait l’objet d’une soutenance devant un jury et d’une vidéo mise sur le site de la ville (https://www.fontenay-aux-roses.fr/1616/budget-participatif.htm). Il y a eu un vote des Fontenaisiens pour le classement en décembre 2018. Une estimation de la faisabilité technique et financière a été faite par les services techniques. Le jury s’est réuni pour choisir les 5 projets mis en œuvre. Actuellement, seuls 3 projets ont été réalisés. Il manque un comité de suivi.
  • Les sujets transversaux peuvent être traités dans des comités thématiques
    => 2 comités thématiques ont été créés sur proposition des CdH :
    Comité sur le Stationnement, la Circulation et les Transports Actifs (CSTA) : Ce comité a été créé en Septembre 2018, se réunit régulièrement et a fait 50 propositions. Ses propositions ont été présentées lors du Forum sur les Mobilités et ont fait l’objet d’un planning de prise en compte par la municipalité actuelle
    Comité pour la végétalisation: ce comité s’est réuni et a élaboré une nouvelle charte d’occupation temporaire du domaine public.
  • Création d’un Conseil Participatif dirigé par le maire. Il permet au maire de piloter la démocratie participative et de faire une gestion prévisionnelle du dialogue avec les habitants. Il doit se réunir 3 fois / an. Ce Conseil se compose :
    • du maire
    • des conseillers municipaux chargés de la démocratie participative
    • de conseillers municipaux invités par le maire en fonction de l’ordre du jour
    • de 2 représentants désignés par chaque CdH

Son rôle est de passer en revue les projets que la municipalité va entreprendre dans les mois à venir.
=> Ce conseil s’est réuni en Juin 2018 et en Mai 2019, mais uniquement pour faire le point des comités thématiques et de la mise en œuvre des recommandations du groupe de travail.

  • Préparer l’ordre du jour des réunions de quartier avec les CdH concernés. Convenir d’une répartition du temps de parole dans ces réunions
    => On donne la parole aux CdH lors des réunions de quartiers. Ces réunions sont précédées par des diagnostics en marchant, dont le trajet est défini par les CdH.
  • Faciliter l’accès à la rubrique “Votre quartier” sur le site internet de la ville, et la compléter par une rubrique ” Démocratie participative” pour les comités thématiques.
    => Le site de la ville a été modifié. Il existe une icône « Démocratie Participative », mais l’accès aux quartiers se fait toujours par la même rubrique qui est peu visible (sous-menu « Ville Active », puis « Votre Quartier »
  • Publier les comptes-rendus des réunions des CdH sur le site de la ville. Chaque compte-rendu inclura un tableau à jour des points suivis par le comité.
    => Ces comptes-rendus ont été publiés à partir de Juin 2018, mais pas pour tous les quartiers et ne sont pas à jour depuis 1 an. Les tableaux de suivi ne sont pas sur le site.

On peut télécharger le détail des recommandations et la mise en œuvre qui en a été faite : Détails de la mise en œuvre des recommandations_DP

Comment les Comités d’Habitants ont fonctionné depuis ?

Chaque CdH a nommé un animateur et un secrétaire et 2 membres pour le Comité Inter-Quartier.

Les sujets évoqués sont toujours les mêmes : la voirie, le stationnement, la propreté, les incivilités. Il n’englobe donc pas par exemple la question des projets immobiliers.

Les CdH ont pu proposer le circuit du diagnostic en marchant, et faire une présentation à la réunion publique.

Les élus référents ont participé au début, mais la plupart ne participent plus depuis 2 ans. Les élus, comme Mme Gagnard, maire adjointe à la Démocratie participative et Mme Mercadier, son adjointe ont participé plus régulièrement.

Beaucoup de membres de CdH ont démissionné sans être remplacés. Par contre, leur nom est resté affiché sur le site de la ville.

Certains CdH n’ont plus qu’un ou deux membres actifs. Certains CdH ne se sont pas réunis depuis plus d’un an, comme Blagis-Gare.

Globalement la réforme n’a pas eu l’effet escompté

On devra à nouveau retravailler la question après les élections municipales.

Cet article a fait l’objet d’une relecture par les signataires qui représentent les 5 quartiers de la ville.

Seuls ceux que ne sont pas officiellement sur une liste candidate, sont signataires.

–        CdH Blagis-Gare : Jean Max Drouot (animateur)
–        CdH Parc Centre-Ville : Michèle Vidal,
–        CdH Scarron-Sorrières : Alain Delahaye
–        CdH Ormeaux – Renards : Jean François Bresse (animateur)
–        CdH Pervenches-Val Content : Charles Monciero

Le point sur les commerces de Fontenay : ceux qui ont fermé, ceux qui ont été créés, ceux qui manquent. Ce qui est prévu par la municipalité actuelle

Place de l’Eglise

La boucherie de l’Eglise avait ouvert en 2015, suite au fait qu’il n’y avait plus qu’une seule boucherie sur Fontenay. Par contre, elle a eu du mal à démarrer, car elle a été beaucoup impactée par les travaux de la place de l’Eglise et de la rue Boucicaut. Des indemnités ont été demandées à la mairie, mais il n’y pas eu d’accord pour l’instant.

Elle était très bien située, en face de l’Eglise, dans une zone commerciale des arcades, dans la partie qui a été refaite, à côté d’une boulangerie et d’un marchand de fruits / légumes. Elle s’était diversifiée, proposait des plats préparés et des volailles cuites.

Elle a fermé pour travaux en juillet 2019, elle n’est toujours pas rouverte actuellement

Apparemment, il y a eu un désaccord avec le bailleur et la mairie.

Sur le centre de Fontenay, il ne reste plus que la Boucherie de la Mairie, 68 rue Boucicaut.

Il reste encore une boucherie au centre commercial Scarron.

Au marché, mais uniquement le samedi, il y a 3 bouchers, 1 charcutier, 2 volaillers, 1 tripier et des vendeurs de poulets rôtis, plats préparés, en particulier couscous et paella.

La chocolaterie Chocolism avait pris la suite de la chocolaterie Léonidas. Elle était très bien placée à gauche de l’Eglise. Elle a fermé depuis plus d’un an.

Par contre, sur la rue Boucicaut, il y a « Jeff de Bruges » implanté depuis plusieurs années.

Mais surtout, c’est la Chocolaterie de « Thiphaine Corvez » qui s’est ouvert 7 rue la Boissière depuis 2017 qui a pris le relai.

Cette chocolaterie a maintenant 6 personnes. Elle organise des ateliers et a aussi un espace de vente en ligne : https://www.tiphainechocolat.com/

Rue et mail Boucicaut

« Le Requin » Ce magasin de vêtements va fermer d’ici 3 mois, car le propriétaire part en retraite. On ne sait pas s’il sera remplacé.

« Fontenay pas cher »

Ce commerce était très utile, car on pouvait y trouver ce que l’on ne pouvait pas trouver depuis la fermeture de la quincaillerie, et d’autres objets pour la maison et la vie courante. Le magasin a fermé en Mars 2017, suite au départ en retraite du propriétaire. Le magasin a été remplacé par un marchand de fromages « L’atelier des fromages »

Il reste l’autre magasin « Savanne » sur le mail Boucicaut, Il fournit des ustensiles de cuisine, appareils ménagers et décorations d’intérieur et de la petite quincaillerie.

Ce restaurant existait depuis plus de 20 ans et était apprécié pour sa cuisine chinoise. Il avait aussi un magasin traiteur, séparé. Le propriétaire vit à Paris, mais estimait que ce n’était plus assez rentable.

Il a fermé en Mars 2017. Il a été remplacé par un restaurant turc « Istanbul Grill »

Le marchand de fruits et légumes et épicerie fine, spécialités italiennes « Au Fin Palais » avait ouvert en Avril 2018, à la place d’un restaurant italien. Il a fermé pendant l’été 2019. Il n’a pas été remplacé.

Il existe par ailleurs, un magasin de primeurs, « Le Verger de Fontenay » situé presque en face rue Boucicaut.

Le magasin « Nicolas », détaillant de vins est fermé sans explications.

Il faut dire que s’est ouvert cette année le commerce « Malt et Vins » situé un peu plus haut et plus visible.

Ce magasin est fermé depuis le départ en retraite du cordonnier, il y 3 ou 4 ans. Il n’a pas été remplacé.

Il existe encore heureusement, un cordonnier pour les petites réparations et les clés simples.

Ce magasin d’assurances « Assura 2000 » fonctionnait en Juillet 2018. Il a fermé depuis.

Ce magasin d’assurances « GAN » a été repris pendant 2 ou 3 ans par l’atelier de reliure « Livrasphère », mais il a fermé depuis, sans être repris. « Livrasphère », est maintenant à Nemours

Ce bijoutier a fermé en mettant une annonce : « fermeture jusqu’à une durée indéterminée ».

Il y avait une bijouterie rue Boucicaut, en face de la place de Gaulle qui est resté fermé 2 ans et qui a été remplacé par « Le Choix Funéraire »

La seule bijouterie qui reste, en particulier, pour faire changer sa pile de montre, est la bijouterie « Bijouterie Art d’Or » qui est située, 2 Avenue Dolivet.

AUDITION BOUCICAUT, 109, rue Boucicaut

Cette nouvelle enseigne spécialisée dans les appareils auditifs s’est installée dans la ville en avril 2018. Elle a repris le local de l’ancienne boutique Amplifon

Quartier de l’avenue Lombart

Voilà ce qui est encore affiché avenue Lombart.

Ce qui existe encore :
–        Le salon de coiffure
–        L’épicerie /alimentation générale
–        La pharmacie
–        La boulangerie
–        La pizzeria Monte Cassino

Ce qui a été supprimé :
–        La boucherie/ charcuterie
–        La fleuriste
–        La fromagerie / Epicerie fine (« Le Festin de Babette », fermé et repris par la pharmacie)
–        Le photographe

Quartier Scarron

La boucherie était fermée, elle a été remplacée

Il y a toujours une épicerie, une boulangerie, un salon de coiffure, une agence postale

Quartier Place Carnot

Le restaurant « Le Colibri » a fermé cet été, suite au départ en retraite du propriétaire.

On ne sait pas s’il sera réouvert. C’est un manque sur la ville, car il y avait une salle qui servait pour des réunions, comme le « café philo » par exemple.

Un restaurant – traiteur d’abord libanais, puis kebab a été repris au début de l’avenue Jean Jaurès. Une épicerie a été ouverte en bas de la rue Ledru-Rollin

Fonctionnement du marché (place de Gaulle)

Il est ouvert le mardi, jeudi et samedi de 8 H à 13 H 30.

Le mardi, il n’y a plus qu’un seul producteur local de primeurs et un marchand de fruits et légumes.

Le Jeudi, il y a 2 producteurs locaux, plusieurs marchands de primeurs, un charcutier, un volailler, 2 poissonniers, 2 fromagers. Il n’y a pas de boucher.

Le samedi, tous les marchands sont présents : 2 producteurs, plusieurs marchands de primeurs, 3 bouchers, 2 volaillers, 3 poissonniers, 3 fromagers, 1 seul charcutier, un tripier (qui est fermé pour l’instant, des traiteurs et marchand de poulet rôtis, des commerces de noix, et fruits secs, de produits italiens, libanais et asiatique. En extérieur, il y a un primeur bio et un producteur bio (une fois /mois), il y a des marchands de vêtements, de chaussures, de petite quincaillerie, d’autres artisans.

Ce marché fonctionne surtout le samedi, les autres jours la clientèle est très réduite.

Il y a la concurrence du marché de Plessis-Robinson qui a lieu le mardi, vendredi et le dimanche matin. Il y a des marchands de primeurs à des prix plus attractifs.

Comment le fonctionnement du marché pourrait-t-il être amélioré ?

Un petit sondage fait auprès de commerçants de bouche du marché pour une ouverture du marché en après-midi et début de soirée leur parait impossible. Ceci à cause des préparations, nettoyage des plats et de l’étal qui prennent une partie importante de leur temps de travail. Le remballage tardif leur imposerait des horaires décalés par rapport aux autres marchés sur lesquels ils sont présents tôt le matin. Terminer tard sur un marché pour commencer tôt le lendemain matin sur un autre est impossible du fait du travail au laboratoire pour ce type de commerce.

Quelle est l’influence des commandes sur Internet ?

Beaucoup de commandes se font par internet, sauf pour les commerces de bouche ou les vêtements/chaussures.

Comme les clients ne sont pas forcément présents lors de la livraison, il faut des point relais pour aller les chercher. Pour cela il faut aussi des parkings de proximité. Il faut aussi que leurs heures d’ouverture correspondent.

Quels sont les point-relais sur Fontenay ?
–        Carrefour Market, 91 rue Boucicaut
–        Cartridge World, mail Boucicaut
–        L’atelier des Fromages, 79 Rue Boucicaut
–        Chez Ling, 104 rue Boucicaut
–        Pressing des Sources, 2 Rue Antoine Petit
–       Boulangerie Akarid, 17 avenue Lombart
–        Atoo Alimentation, 45 rue des Bernards

=> Il faut que ces points-relais qui sont aussi des magasins soient ouverts le soir et qui ne mettent pas une affiche, comme à l’Atelier des Fromages : « pas de livraison de colis après 19 H »

Il y a des boites colis relais Amazon à la station Total avenue Dolivet, ouvert en permanence

Quels sont les commerces qui ont été créés sur Fontenay ?

Un magasin Bio « La Vie Claire » s’est ouvert en Février 2015 à Fontenay, au 56-58 rue Boucicaut, au Rez-de-Chaussée du nouvel immeuble Résidence « Les Terrasses La Boissière » près de la place du Gal de Gaulle.

Ce magasin propose des produits biologiques alimentaires, de bien-être et de beauté, des compléments alimentaires, des fruits et légumes

Horaires d’ouverture : Lundi au Samedi de 9 h 30 à 19 h 30 et le dimanche de 10 H à 13 h.

Site :https://magasins.lavieclaire.com/lavieclaire/fr/boutique/france/ile-de-france/hauts-de-seine/fontenay-aux-roses/fontenay-aux-roses/583


 

La pâtisserie et traiteur « Le Comptoir des pipelettes » s’est ouvert en Octobre 2016 au 83 rue Boucicaut.

Il s’agit d’une Pâtisserie, un salon de Thé et des Ateliers Culinaires, de Loisirs et d’Anniversaire pour adultes et pour enfants. Des ateliers adultes de cuisine et de pâtisserie sont également organisés.

Site : http://www.lecomptoirdespipelettes.fr/

INNOVIZZA, s’est ouvert en Mars 2015, sur la place de Gaulle. Il a d’abord proposé des pizzas à emporter, puis un restaurant italien avec des produits italiens. Le restaurant a 50 couverts à l’intérieur en salle et 20 couverts en terrasse sur la place.

Les pizzas peuvent se commander par téléphone au 09 83 00 97 67 et se retirer au magasin situé 9 place du Gal de Gaulle. Les heures d’ouverture sont mardi au samedi de 11 H30 à 14 H 30 et de 17H 30 à 22 H 30.

Site internet : www.innovizza.fr

Le magasin « L’atelier des Fromages» s’est ouvert, en Mai 2017 au 79 rue Boucicaut.

Ce magasin propose des fromages de toutes sortes, des yaourts, des bières, des vins…

Il n’y avait pas de marchand de fromages sur Fontenay en dehors des supermarchés et du marché.

On peut lui commander un plateau de fromages. Tél : 01 70 68 64 1

Page Facebook : https://www.facebook.com/latelierdesfromages/

Une boutique du Centre Commercial Scarron est utilisée par JDLC (Jeunes Dans La Cité) qui sert de local pour la réparation de vélos.

Horaires :
Mardi : 14h00 – 17h30
Mercredi : 10h00 – 12h30 et 14h00 – 17h30
Vendredi : 14h00 – 19h00
E-mail : jdlcycle@gmail.com
Tél : 06 32 26 33 06

Tous les premiers samedis du mois, il y a un atelier de réparation de vélo qui est organisé, de 9h30 à 12h30, à côté de la médiathèque sur la Coulée Verte, par l’association FAR@vélo.

Au Centre Commercial Scarron, la «Vesti-boutique» de la Croix Rouge a été inauguré le 1er Décembre 2018.

C’est un commerce de vêtements et accessoires issus de dons de particuliers

La Croix-Rouge propose la revente de vêtements neufs et d’occasion en bon état (bébé, enfant, adulte) à petits prix. On y trouve également des chaussures, des sacs, des bijoux et du linge de maison.

Horaires d’ouverture

Mardi de 16h à 18h
Mercredi de 14h à 16h
Samedi de 11h à 13h.

À noter : vous pouvez déposer vos vêtements propres aux horaires d’ouverture.

« The Merry Monk », un magasin de vente de thé s’est ouvert en 2018, sur la place du Général de Gaulle.

La librairie « Les pêcheurs d’étoiles » a ouvert ses portes en Septembre 2019.

Ce magasin était situé près de la gare de Robinson et avait besoin de s’agrandir. Elle a pu venir s’installer à Fontenay avec le soutien financier de la ville.

Ce magasin est très bien situé face à la mairie, à l’angle de la place du Général-de-Gaulle et de la rue Boucicaut, anciennement, espace centre-ville, avant la Poste, et avant l’ilot du Trésor.

Cela a comblé un vrai manque sur la ville depuis que la librairie LIVRIS, située 110 rue Boucicaut, a fermée définitivement ses portes, en septembre 2014.

Cette enseigne de 200 m2, a un fond de 10 000 titres qui correspondent souvent à des auteurs méconnus, des “coups de cœur” de la libraire qui a beaucoup voyagé.

Il y a un rayon enfants, un rayon papeterie et fournitures de bureau. Celui-ci n’est pas plus fourni que celui du Carrefour Market ou du magasin de presse situé place de l’Eglise. Une enseigne plus visible sera mise en place fin Octobre

Elle sera ouverte du mardi au samedi de 10 h à 19 heures.

Sur cette page Facebook, on peut avoir des informations correspondant aux choix de la libraire : https://www.facebook.com/pg/liblespecheursdetoiles/posts/?ref=page_internal

Il existe dans ce magasin, un espace qui pourra être un salon de thé. Il servira aussi de lieu d’évènements, de réunion, comme le café philo, qui avait lieu au restaurant « Le Colibri » qui vient de fermer.

Senior Compagnie Un magasin de services à la personne s’est ouvert Place Carnot

Site : https://fontenayauxroses.senior-compagnie.fr/

Un autre magasin de services à la personne s’est ouvert Rue Boucicaut, « Famille Services » Cette association avait déjà son siège social à Fontenay-aux-Roses depuis plus de 10 ans.

Site : http://www.familles-services92.fr/

Une salle de sport et de fitness s’est ouverte 5 rue d’Estienne d’Orves, en Janvier 2015, à la place de la société WEISZ (portes et fenêtres, stores…)

Les activités sont de la musculation, du « Cardio Training ». On peut faire des exercices d’amincissement, des Body Barres, des vélos d’appartement…

Des cours collectifs sont organisés pour pratiquer : Biking, Abdo Fessiers, de la Gym Douce, du Cross Training, du Body Sculpt, des Steps, des Pilates, de Stretching, des danses (Salsa, Zumba, Bachata…).
Site : http://magicform-fontenayauxroses.fr/
Une épicerie « Votre Marché » va s’ouvrir dans le Quartier des Renards, rue Estienne d’Orves, à la place d’une pharmacie qui a fermé il y a 2 ans.
Ce quartier est très isolé pour les commerces.

Quels sont les commerces qui manquent sur Fontenay ?
Boucherie / Charcuterie : après la fermeture de celle de l’Eglise
Poissonnerie
En dehors du magasin de surgelés « Picard », il faut aller au marché le samedi matin où il y a 3 poissonniers
Magasin de cafés.
Il n’en a jamais existé à Fontenay.
Epicerie Fine
En centre-ville, cela manque et « Le Festin de Babette » a fermé il y a 6 mois
Produits italiens, libanais, fruits secs.
En dehors de quelques magasins de primeurs, il n’y a pas de magasin spécialisé.
Magasin de vêtements :
Avant, il existait des magasins de vêtements homme sur la ville. Avec le magasin « Le Requin » qui va fermer. Il n’y aura plus de magasin pour hommes.
Pour dames, il n’existe qu’un petit magasin rue Boucicaut.
Il existe des marchands le samedi au marché, mais cela n’est pas très facile.
Pour des vêtements, il faut aller à Monoprix à Robinson, à Vélizy ou à la Porte d’Orléans
Magasin de chaussures :
Avant, il y avait un magasin de chaussures, au mail Boucicaut.
Pour des chaussures, il faut aller à Sceaux ou à Vélizy ou à la Porte d’Orléans.
Magasin de lingerie féminine
Il en existe une à Sceaux
Mercerie
Il en existe une à Sceaux
Une parapharmacie qui ait des tarifs non dissuasifs, comme actuellement dans les pharmacies
Magasin de vapotage
Il en existait un rue Boucicaut, mais il a fermé. On peut trouver des recharges de vapotage et des cigarettes chez le Tabac-Presse de la place de l’Eglise. Il ne propose plus de journaux, sauf Le Parisien. Il peut servir de lieu pour jouer aux courses de chevaux.
Un magasin de sports : il faut aller à Vélizy ou à Paris
Magasin de bricolage et quincaillerie
Ce magasin existait dans les années 90, où est maintenant le magasin de surgelés « Picard ».
Il faudrait un magasin de type Bricorama. Il faut aller à Plessis-Robinson ou à Chatillon, près du métro pour en trouver un.
Un magasin d’informatique
Il en existait un avant près du magasin de lunettes « Chris » et un autre au centre commercial Scarron.
Cela manque pour les réparations et pour les personnes âgées.
Une papeterie / magasin de presse
Cela est important pour les scolaires. Pour la presse, il y a au kiosque place de Gaulle, mais il n’a pas une gamme très variée et le Tabac-Presse de la place de l’Eglise n’en a plus.
Un magasin d’électroménager et cuisine.
On en trouve un peu au magasin « Savanne », mais sinon il faut aller à Vélizy ou à Chatillon pour le magasin Darty.
Un magasin de musique et instruments : actuellement, il faut aller à Paris.
Un « Repair Café »
C’est un lieu de réparation d’objets courants et de partage de savoir-faire.
Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. D’autre part sont présents dans le Repair Café des experts bénévoles, qui ont une connaissance et une compétence de la réparation dans toutes sortes de domaines.
Cela peut correspondre aussi à un service.

Qu’est-ce qui est prévu par la municipalité actuelle ?

Voilà ce qui a été annoncé lors de la réunion de suivi du PLU (Plan Local d’Urbanisme) présenté le 13 Septembre par la municipalité : 1700 m2 de commerces supplémentaires dans les surfaces commerciales qui sont envisagées sur la Place de Gaulle et sur la place de la Cavée.

De plus les immeubles qui vont être construits dans le quartier Scarron-Sorrières ont prévu au moins 500 m2 supplémentaires.

Voilà par exemple ce qui est envisagé dans l’immeuble en cours de construction, place de la Cavée, qui fait l’angle entre la rue Blanchard et la rue Boucicaut.

Quels sont les commerces qui seront implantés ?

Pour qu’ils puissent réussir, il faut qu’ils correspondent à un des magasins qui manquent à Fontenay ou en centre-ville.

Par exemple, la ville ne manque pas d’agences immobilières. Il y en a déjà 10 sur la ville.

Il y a 5 banques. Comme assurances, il n’y a plus que AXA et MMA.

Il faut voir aussi que des quartiers, comme celui des Mouilleboeufs, des Renards, Rue Flemming et rue Léon Bloy ont beaucoup d’immeubles et pas de magasin de proximité, comme un supermarché.

Il devait y en avoir un dans l’immeuble des Mouilleboeufs, mais il n’y en a pas de prévu dans l’immeuble en construction.

Conclusions

La politique de la municipalité en matière de commerces ne parait pas très lisible

Il faut distinguer les commerces de proximité (épiceries, boulangeries…) idéalement répartis sur toute la commune, et une zone commerciale dense permettant de faire toutes ses courses avec un minimum de déplacements.

Rien qu’en Centre-ville, plus de 10 commerces ont fermé et cela représente au minimum 500 m2.

Il faudrait déjà que les nouvelles demandes de commerces comblent ce déficit.

C’est d’autant plus souhaitable que la rue Boucicaut est en pente.

Une enquête effectuée en Juin 2019 a montré que le mail Boucicaut manquait de visibilité et d’une offre commerciale diversifiée : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1735/resultats-de-la-concertation-sur-le-mail-boucicaut.htm

Pourquoi les commerces ne tiennent pas à Fontenay ?

– Pour que des commerces puissent tenir :
–        Il faut que leurs horaires correspondent à ceux de leur clientèle
–        il faut qu’ils aient de la clientèle
–        il faut qu’il soient regroupés le long d’une rue marchande, ou autour d’une place
–        il faut des parkings à proximité

Fontenay est peuplé de gens qui travaillent et ne sont pas sur Fontenay pendant la journée. Les horaires d’ouverture ne sont pas suffisants.

Le Carrefour Market, rue Boucicaut ouvre du Lundi au Samedi de 08 h 30 à 21h et le dimanche de 8h 30 à 13 h.

My Auchan, 117 Rue Boucicaut ouvre du Lundi au Samedi de 08 h 30 à 21h 30 et le dimanche de 9 h à 12 h. 45

Franprix, 44 Rue Boucicaut, ouvre du Lundi au Samedi de 08 h 30 à 21h et le dimanche de 9 H à 13 h.

Les commerces des communes avoisinantes (Sceaux, Plessis, Chatillon) sont souvent plus attractifs, avec des « locomotives » qui attirent le chaland (marché de Sceaux, du Plessis-Robinson, 3 points de vente de journaux quotidiens à Sceaux)

A Fontenay, certains commerces de bouche tiennent grâce aux retraités.

Ceux qui ont des problèmes de déplacement, soit se font aider par des accompagnatrices, soit continuent à venir en centre-ville avec le bus Petit Fontenaisien.

Le centre-ville manque de parkings de proximité. Le parking du marché n’a que 70 places disponibles.

A la place de la Cavée, il est prévu de créer 47 places de parking public dans un immeuble de 47 logements. Cela sera aussi au détriment des parkings privés de cet immeuble qui en comporte 70. Il ne restera plus que 23 parkings privés, soit environ 0.5 parking / logement. Les 220 logements prévus à la Cavée et sur la place de Gaulle, amèneront des voitures supplémentaires qui utiliseront les places du centre-ville.

Quel sera le coût des nouveaux commerces ?

Le bail des nouveaux commerces se fera au coût du marché, soit 20 €/m2/mois. Ce coût de location se répercutera sur le prix de vente. Il faudrait un cout intermédiaire inférieur à celui de Vélizy

PS : Merci à ceux qui ont contribué à cet article. Pour ceux qui souhaitent faire un commentaire ou un complément d’information, vous pouvez le faire en envoyant un mail à l’adresse : jeff.bresse@orange.fr. Les commentaires seront regroupés sous forme d’article.

Conseil Municipal du 17 décembre : questions et vœux posés sur l’ancien bâtiment du Conservatoire + projets d’investissement par les élus des groupes Mouvement radical, PS, PCF et EELV

QUESTION ORALE CONCERNANT LE PROJET D’AMENAGEMENT DE LA SALLE DU RDC (salle de danse) DE L’EX CONSERVATOIRE MUNICIPAL

Au regard du coût conséquent de cet aménagement (qui représente l’équivalent de 10 points de taxe d’habitation), l’ensemble des groupes d’opposition demandent solennellement au Maire d’apporter les précisions suivantes au Conseil Municipal :

1/ Ce projet d’aménagement a t-il fait l’objet d’un concours d’architectes et si oui selon quel cadrage préalable ?
2/ Quels ont été les critères de choix du projet retenu ?
3/ Quel est le coût résiduel pour la ville au regard des éventuelles subventions attendues de la part de l’Etat, de la Région, du Département ou du Territoire ? Merci de détailler les demandes de subventions qui ont été faites
4/ De quelles natures précises sont les travaux qui seront engagés ?
5/ Quel est le montant des travaux lot par lot ?
6/ Quel est le montant des études et honoraires ?
7/ Quel sera le coût annuel récurrent lié à l’exploitation de ces locaux ?

Texte complet : 20181203 question orale conservatoire CM 17 dec

VŒU DE L’OPPOSITION MUNICIPALE DEMANDANT UN MORATOIRE JUSQU’AUX PROCHAINES ELECTIONS MUNICIPALES SUR LA VENTE DE L’EX CONSERVATOIRE

Considérant que, s’agissant du devenir des bâtiments de l’ex Conservatoire de la rue du Dr Soubise, la précédente municipalité avait engagé un processus de co-élaboration (décision partagée élus-citoyens) et que l’actuelle municipalité s’était engagée à ne pas les vendre.

Considérant que les besoins des habitants et d’équipements publics doivent être préalablement réévalués, qu’il est indécent de brader le patrimoine communal et d’y dépenser un million d’euros d’argent public pour rénover une salle existante (alors qu’une grande salle accessible peut être rendue publique à peu de frais dès à présent),

VŒU

Le Conseil Municipal de Fontenay-aux-Roses, réuni en séance ordinaire le lundi 17 décembre 2018, demande un moratoire :
–         jusqu’aux prochaines élections municipales sur la vente de l’ex Conservatoire ;
–        Sur les travaux prévus dans l’attente d’une description précise de leur nature et d’une simulation détaillée de leur impact sur la situation financière de la ville.

Texte complet : Voeu moratoire conservatoire definitif

VŒU DEMANDANT UN MORATOIRE SUR TROIS PROJETS D’INVESTISSEMENT DANS L’ATTENTE DES SIMULATIONS SUR LEUR IMPACT FINANCIER PLURIANNUEL

EXPOSE DES MOTIFS

Depuis cet été, le programme d’investissement de la ville s’est fortement accéléré. C’est ainsi que près de 10 M€ sont prévus pour la réalisation de trois projets d’investissement (hors coûts de fonctionnement récurrents) : rénovation et agrandissement du gymnase du Parc, réalisation d’un gymnase provisoire, rénovation d’une salle de l’ex conservatoire municipal.

Utilité de ces projets pour les Fontenaisiens

–        Gymnase du Parc (coût de l’investissement initial 6,9 M€) : la mise aux normes du gymnase du Parc ne prête pas à contestation. En revanche, la réalisation d’un club house et d’une salle de musculation de 100 m2 (en doublon avec l’offre existante sur la ville) ne présente pas d’intérêt majeur pour les Fontenaisiens.

–        Gymnase provisoire au Panorama (coût de l’investissement initial 1,8 M€)  : la réalisation d’une structure provisoire et son installation au Panorama le temps de la rénovation du gymnase du Parc sont pertinents. En revanche, le coût de cette structure provisoire est très excessif et son absence d’isolation thermique en fera une véritable passoire non adaptée à la pratique sportive.

–        Rénovation d’une salle dans l’ex Conservatoire municipal (coût de l’investissement initial 1 M€) : ce coût est passé en dix-huit mois de 120k€ (réponse donnée par le Maire lors du Conseil municipal du 7 juin 2017) à 1M€. Il n’est pas concevable de dépenser 5000 euros au m2 pour une rénovation d’un équipement public.

PRÉSENTATION DU VŒU

Au regard des menaces potentiellement majeures que font peser ces projets sur les finances de la Ville, le Conseil Municipal demande à Monsieur le Maire de présenter dans les trois mois une simulation détaillée de leur impact financier pluriannuel sur les sections investissement et fonctionnement.

Dans l’attente de ces résultats, le Conseil Municipal décide d’un moratoire sur la réalisation de ces projets.

Texte complet : 20181208 Voeu moratoire projet d_investissement

La ruelle des Champarts devient une “zone de rencontre”

Depuis l’été 2018, une nouvelle « zone de rencontre » est créée ruelle des Champarts, petite rue située au nord de la ville entre le haut de la rue Boucicaut et la rue de l’Ile.

Rappelons qu’une zone de rencontre est une voie ouverte à la circulation de tous, où les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée en étant prioritaires sur les véhicules. La vitesse y est limitée à 20 km/h. La ruelle, en sens unique pour les véhicules motorisés, est à double sens pour les cyclistes qui doivent bien sûr respecter la priorité due aux piétons ainsi que la limite de vitesse.

La création de cette zone de rencontre est le résultat d’un dialogue, initié lors du « diagnostic en marchant » du mois de juin, entre les équipes municipales et les habitants du quartier, représentés par l’association Champarts-Ile-Boucicaut (association pour l’amélioration du cadre de vie).

Ce classement régularise une situation de fait, les trottoirs de cette ruelle étant trop étroits pour permettre la circulation notamment des poussettes, poussettes de marché ou trottinettes des enfants. Dans une étape ultérieure, lorsque les projets immobiliers du secteur seront stabilisés, les habitants du quartier espèrent bien que le budget d’investissements permettra la réfection de la ruelle, avec un réaménagement de la voirie pour matérialiser la présence de cette zone de rencontre.

Hélène Chabanas-Maguin

Soyez candidats pour être membre d’un Comité d’Habitants de Quartier (CdH)

Il existe à ce jour Cinq quartiers :

– PARC CENTRE VILLE
– VAL CONTENT PERVENCHES
– SCARRON SORRIERES
– BLAGIS GARE
– ORMEAUX RENARDS

Quel rôle doit avoir un comité d’habitants ?

– Il est un intermédiaire actif entre la municipalité et les habitants
– Il recueille les demandes et les attentes des Fontenaisiens pour identifier et approfondir les sujets majeurs au quartier
– Il en déduit des propositions d’actions et de réflexions qu’il soumet aux élus et aux habitants
– Il informe les habitants des projets, recueille leur avis
– Il participe au bien vivre de son quartier en proposant des actions à mener
– Il est représenté dans les instances communales telles que la Commission Extramunicipale d’Urbanisme et d’Aménagement (CEMUA)

Nouvelles prérogatives de Comités d’Habitants :

  • Officialisation de la création du Comité Inter-quartiers qui comprend 2 représentants de chacun des 5 comités d’habitants
  • Création d’un Conseil Participatif, composé de Monsieur le Maire, des conseillers municipaux chargés de la démocratie participative, du comité inter-quartiers et d’experts invités selon l’ordre du jour. Ce conseil se réunira 3 fois par an.
  • Création de Groupes de Travail Thématiques, composés de représentants des comités d’habitants et de Fontenaisiens intéressés par les sujets abordés. Tous les sujets pourront faire l’objet de groupes de travail thématique hormis les sujets sensibles liés à la sécurité, au domaine privé… Ces groupes de travail pourront être créés à la demande de la mairie ou à celle des comités d’habitants.
  •  Création de cafés citoyens, permettant aux Fontenaisiens de rencontrer dans leur quartier leur comité d’habitants, les conseillers municipaux chargés de la démocratie participative et les élus référents.
  • Présentation d’un bulletin d’information par les élus référents à chaque réunion de comité d’habitants, suivie d’échanges avec les habitants.
  • Interventions des comités d’habitants lors des réunions de quartier 
  • Publication des comptes rendus des comités d’habitants sur le site web de la ville.
  • Première expérience de budget participatif en 2018 : ouvert à tous les habitants (voir article précédent). Les CDH seront le jury des propositions avec un classement.

Vous pouvez aussi poser votre candidature sur le site internet de la ville, à la rubrique « Votre Quartier » dans « Ville Active » soit :  https://www.fontenay-aux-roses.fr/6/votre-quartier.htm

Pour savoir dans quel quartier vous êtes situé, utilisez le plan interactif de la ville : https://fontenay-aux-roses.plan-interactif.com/fr/#!/home/@48.78968941188586,2.284326961970123,15/data=eyJsYXllcnMiOlsiNTAxOCJdfQ==

Installez dans votre quartier des petits jardins partagés

En mai 2017, le Comité d’Habitants « Pervenches Val Content » proposait l’installation dans leur quartier des petits jardins partagés pour planter et entretenir des plantes aromatiques sur la voie publique.

Le but était de favoriser le développement de la biodiversité en ville, mais surtout de créer du lien social et de favoriser les échanges entre voisins.

Pour pouvoir mettre en œuvre cette solution, il fallait l’accord et l’aide de la municipalité.

Comme ces petits jardins utilisent une partie de l’espace public, la ville a défini une convention d’utilisation temporaire de l’espace public et une charte de végétalisation.

Cette charte engage les jardiniers au respect de l’environnement et à l’entretien du dispositif.

Les services techniques de la Ville, ont posé des bacs place Jean Monnet et rue Auguste Ernoult. Une petite parcelle a aussi été aménagée place Jean Monnet.

Les plantes de ces « jardins partagés » :

  • Menthe verte
  • Potimarron
  • Graines de Cerfeuil et de Thym
  • Fraisier Mara des bois
  • Tomates cerises
  • Graines de Moutarde blanche
  • Fraisier
  • Basilic
  • Menthe
  • Persil et Romarin

Christiane Vilain, habitante du quartier a écrit un poème pour présenter ces petits jardins partagés :

Chers voisins et amis ;
Ce nouveau Bac est destiné
à l’usage partagé
de plantes aimables
et consommables,
pour le quartier.
Servez-vous raisonnablement ;
Entretenez-le en enlevant
les mauvaises herbes, mais pas trop ;
En arrosant de temps en temps,
Surtout par temps chaud.

Si vous êtes intéressé, repérer des endroits et contacter votre comité d’habitants à la rubrique “Votre Quartier” du site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/6/votre-quartier.htm

Récit et remarques sur la journée citoyenne de la Propreté le samedi 7 Avril après-midi : nettoyage participatif et ateliers pédagogiques

13h30 – 15 Heures  : grand nettoyage participatif avec les comités d’habitants

Dans chaque quartier, des membres des comités d’habitants, des élus et des Fontenaisiens ont participé à ce ramassage des déchets dans les rues. Le trajet avait été défini par les Comités d’habitants.

Voici par exemple, pour le quartier Ormeaux-Renards.

(Crédits photos : E.Infanti et C.Lannou)

Il y avait surtout des adultes, alors que la publicité avait été faite dans les écoles. Seul, le quartier “Pervenches-Val Content avait 4 enfants et leurs parents. Sans doute l’horaire n’était pas approprié pour les familles, un samedi à 13 H 30.

La récolte a été inégale suivant les quartiers : par exemple, en centre-ville peu de déchets, du fait d’un nettoyage plus fréquent. Par contre dans d’autres quartiers plus périphériques, on a découvert des mines de déchets. Des encombrants ont été repérés, comme un four micro-onde.

Les déchets ont été rassemblé au Parc Sainte Barbe. Ils n’ont pas été pesés et triés. Tous les participants ont été récompensés par les organisateurs (sacs, objets, eau de source).  

(Crédits photos : E.Infanti et C.Lannou)

A partir de 15 h  avaient lieu les ateliers pédagogiques, ludiques et animations de sensibilisation au Parc Sainte-Barbe

– Sensibilisation au tri des déchets, distribution de sacs pour les végétaux et information sur le compostage, par Vallée Sud – Grand Paris

– Atelier sur le compost par CompoStory

(Crédits photos : E.Infanti et C.Lannou)

Ce stand était animé par Mr Jacques Fasquel, pionner du compost, formateur en prévention des déchets et mise en place de dispositifs de compostage. Il est également formé à la permaculture et est apiculteur amateur.

Il vient d’éditer un livre sur “Composter en ville” disponible actuellement chez Rustica.

Pour en savoir plus :  http://compostproximite.blogspot.fr/

– Atelier d’apprentissage des bons gestes pour l’environnement (Que deviennent les déchets ? Brico récup, Buzzer c’est gagner ! et Jeu des 7 erreurs sur les encombrants et autres incivilités) par Pik Pik

– Présentation du concept de jardins partagés par l’association Nos Potagers; Cette association fait aussi de l’échange de graines. E-mail : nospotagers.92260@gmail.com

– Partage d’idées pour créer un “Repair Café” et autres projets (voir article précédent)

18 heures : Projection-débat autour du documentaire “Aux déchets, citoyens !” dans la salle Sainte-Barbe

La projection du film n’a pas attiré la foule. Pourtant, le sujet était intéressant : il montre comment une ville comme Roubaix a accompagné des familles qui veulent réduire leurs déchets. D’autres  ont monté un atelier couture pour créer ou réparer des vêtements. il y a aussi un atelier de réparation, un “Repair Café”. Il existe aussi des jardins partagés et des familles qui ont leurs poules et échangent avec les voisins des oeufs contre de la nourriture. tout cela recrée du lien social et transgénérationnel, de la convivialité et même une raison d’exister pour des personnes isolées.

Ce documentaire est disponible à être visionné en différé sur le site de “Public Sénat”

https://www.publicsenat.fr/article/societe/playlist-replay-revoir-aux-dechets-citoyens-80799