Dans le cadre du “Grand Paris des écrivains » du pavillon de l’Arsenal, Alice Zeniter a fait un texte et une vidéo sur Fontenay aux Roses

Le Pavillon de l’Arsenal lance avec Libération la collection de films « Le Grand Paris des écrivains » entre vision documentaire et fiction littéraire, diffusés tous les samedis à partir du 3 octobre. Produite par Année Zéro-Stéphane Demoustier, et réalisée par Stefan Cornic, cette première saison explore avec Maylis de Kerangal, Aurelien Bellanger, Alice Zeniter, Thomas Clerc, Joy Sorman, Julia Deck, Nina Léger, Pierre Assouline, Régine Robin et Simon Johannin, leurs lieux intimes, familiers, emblématiques ou méconnus de la métropole parisienne…

Site : https://www.pavillon-arsenal.com/

Alice Zenier a fait un texte et une vidéo sur Fontenay aux Roses

“J’avais dix-sept ans, je venais d’obtenir mon bac et je voulais partir à Paris. Plus précisément, je voulais aller vivre dans le Paris que j’avais découvert avec Boris Vian lors de mes lectures lycéennes, c’est à dire Saint-Germain-des-Prés dans les années 50. Le fait que j’avais plus d’un demi-siècle de retard ne me gênait pas et j’ai pu également oublier très vite, au moment de louer mon studio, que j’étais dix kilomètres trop au sud, à savoir rue Ledru-Rollin, à Fontenay-aux-roses.

La rue Ledru-Rollin descendait à pic entre des maisons qui n’avaient aucun intérêt. Mais elle était reliée, en son point le plus haut, à la rue Boucicaut – laquelle multipliait les commerces qui m’étaient nécessaires, à savoir un supermarché, un restaurant chinois et une pharmacie (le tabac était plus loin et s’appelait « La Fontaine aux roses ») – reliée à la rue Boucicaut, donc, par un petit escalier. Il se trouve que j’habitais là, face au petit escalier.

Dans mes souvenirs, il fait presque toujours nuit à Fontenay-aux-roses. Je partais tôt le matin pour aller en cours (j’étais en hypokhâgne à Lakanal, dans la ville de Sceaux qui paraissait proche sur les cartes, plus proche que Paris, mais qui n’en demeurait pas moins à deux trajets de bus consécutifs de mon studio) et je rentrais tard. Immanquablement, entre novembre et mars, il devait en effet faire nuit chaque fois que je me trouvais chez moi.
Le restaurant chinois était le seul commerce qui restait ouvert tard (même « la Fontaine aux roses » fermait avant). J’avais développé une stratégie pour me pousser à travailler, laquelle consistait – en gros – à m’affamer pendant des heures et à ne m’autoriser à manger qu’en récompense du travail effectué. Pour être sûre de m’en tenir à ce plan, je n’achetais pas de nourriture en amont mais il m’arrivait souvent de terminer trop tard une dissertation et de trouver porte close devant le restaurant chinois. Lorsqu’il se soldait par une déception, le trajet entre mon studio et la vitrine éteinte paraissait bien trop long et j’essayais donc de parvenir à distinguer, depuis le haut du petit escalier qui reliait Boucicaut et Ledru-Rollin, si le restaurant était ouvert, en repérant les taches de lumières sur le trottoir. Ce n’était pas un exercice facile car un concessionnaire automobile, crûment éclairé, éclaboussait cette portion de rue d’une lumière bleue totalement inutile (puisque le concessionnaire, bien sûr, avait fermé depuis longtemps, fermé avant La Fontaine aux roses par exemple). J’étais donc parfois obligée de quitter la dernière marche de l’escalier pour avancer un peu. Quand je parvenais à savoir avec certitude si le restaurant était ouvert ou fermé, j’éprouvais une certaine satisfaction qui me permettait d’oublier mon dîner perdu (si c’était un soir de fermeture).
Je ne crois pas avoir connu l’enchaînement des vitrines d’une rue avec plus de précision que celui de la rue Boucicaut. Lorsque, aux environs de la mairie, je dépassais la plaque qui indiquait que Huysmans avait vécu et écrit « A rebours » ici, je ne cherchais pas à imaginer ce que la ville avait été à son époque, je listais les commerces et services de la rue Boucicaut comme si j’avais partagé ce paysage précis avec Joris-Karl, comme si j’étais certaine qu’il s’était tenu lui aussi dans le petit escalier, forcément dans le petit escalier, entre Boucicaut et Ledru Rollin, entre la Fontaine au roses et le restaurant chinois, le petit escalier dont j’avais décidé qu’il était le point central de la ville et mon mât de misaine, le petit escalier dont j’ai oublié le nombre de marches mais dont Huysmans n’avait pas pu manquer l’importance, je le sentais.”

Cliquez sur le lien pour voir la vidéo : https://www.dailymotion.com/video/x7wv29q

Alice Zeniter

Née en 1986, romancière, traductrice, scénariste et metteuse en  scène de théâtre, autrice de Juste avant l’oubli (Flammarion, 2015) prix Renaudot des lycéens, L’art de  perdre  (Flammarion, 2017) prix Goncourt des Lycéens et Comme un empire dans un empire (Flammarion, 2020). « Fontenay-aux-Roses » se plonge dans ses souvenirs d’étudiante en hypokhâgne et nous fait habiter les lieux autrefois partagés par Joris-Karl Huysmans, en prenant comme point central un petit escalier

Travaux d’assainissement de la rue Boucicaut : Facebook Live avec le Maire, vendredi 20 Novembre à 18 H 30

Le Maire, Laurent Vastel, accompagné de Pierre-Henri Constant, maire adjoint délégué aux Travaux, Espaces publics, Voirie, sera en direct sur Facebook pour présenter les travaux d’assainissement de la rue Boucicaut qui débuteront en janvier 2021 et répondre à vos questions.

Dans le cadre des travaux de rénovation des réseaux d’assainissement, progressivement réalisés dans la ville de Fontenay-aux-Roses par le Département des Hauts-de-Seine, une opération est prévue sur la rue Boucicaut, depuis la place de la Cavée jusqu’à Châtillon à partir de janvier 2021 pour une durée d’un an.

Dans le cadre des travaux, des plots en béton provisoires seront positionnés dans la rue pour permettre l’alimentation électrique du chantier.  Une circulation alternée sera également mise en place et des places de stationnement devront être temporairement neutralisées.

La modernisation des réseaux d’assainissement contribue à la préservation des ressources humides essentielles à notre ville et notre planète, et lutte contre la pollution, notamment des nappes phréatiques.

Rendez-vous vendredi 20 novembre à 18h30 sur la page Facebook de Fontenay-aux-Roses pour poser vos questions au Maire, Laurent Vastel, sur ces travaux !

Extrait du livre d’André Chamson : Le livre des Cévennes: “Les hommes de la route”

Issu d’une ” longue lignée de paysans qui ne savaient parler qu’à voix basse “, André Chamson raconte dans une langue poétique, née de la terre et de la Bible, ce pays des assemblées au Désert. Il célèbre les descendants de galériens et de camisards décimés par les supplices et les dragonnades et nous fait comprendre que ces enfants des massacres et des outrages sont aussi ceux de la justice et de la liberté.

Voici un extrait :

Cela ne vous rappelle rien !

Qu’est-ce qui justifie la présence de la statue d’un “coq aux montres” devant la mairie ?

Cette statue a été réalisée par l’atelier de Thierry Benénati, sculpteur Fontenaisien.

D’après WikiPédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Symbolisme_du_coq

“Le symbolisme du coq est lié au comportement habituel des coqs, à leur panache et à leur caractère. Il remonte à l’Antiquité. Le coq gaulois est un des symboles allégoriques et un des emblèmes de la France.

Symbole chrétien, il surmonte beaucoup de clochers d’église et, du fait de sa vaillance, bon nombre de monuments aux morts érigés aux citoyens morts pour la France lors des guerres mondiales.”

D’après le site de l’Elysée : https://www.elysee.fr/la-presidence/le-coq

“L’association du coq et de la France est née d’un jeu de mot : le mot latin gallus signifie à la fois « gaulois » et « coq ».  C’est pourquoi sa silhouette apparaît dès l’Antiquité sur les monnaies gauloises.

Sa popularité croît à partir de la Révolution française, au point qu’il figure sur le sceau du Directoire, et qu’une commission de conseillers d’État propose à Napoléon Ier de l’adopter comme symbole national. L’Empereur refuse en ces termes : « Le coq n’a point de force, il ne peut être l’image d’un empire tel que la France. »

Le coq retrouve son prestige politique le 30 juillet 1830, lorsqu’une ordonnance stipule qu’il doit figurer sur les boutons d’habit de la garde nationale et surmonter ses drapeaux. Le Seconde République le figure sur son sceau, gravé sur le gouvernail que tient la liberté assise.

Dédaigné par Napoléon III, il connaît ensuite son heure de gloire sous la IIIe République, qui en frappe son sceau et ses pièces d’or, et l’érige, les ailes déployées, la crête fière et l’ergot belliqueux, au sommet de la grille du parc du Palais de l’Élysée.

Le champ politique contemporain lui préfère Marianne

“La première allégorie de la République sous les traits d’une femme coiffée d’un bonnet phrygien remonte à la Révolution française : ce bonnet porté par les esclaves affranchis en Grèce et à Rome, apprécié des marins et des galériens de la Méditerranée, est fièrement repris par les révolutionnaires venus du Midi comme emblème de la liberté.”

Quel a été le coût de la statue ?

Le montant qui a été voté en Conseil Municipal est de 80 000 €. 

Pourquoi ce choix a été voté uniquement en Conseil Municipal ?

Il n’a pas été discuté avec des Fontenaisiens. Pourtant, le parvis de la Mairie concernent tous les Fontenaisiens.

Pourquoi l’art et ce qui est embelli concerne uniquement le centre-ville ?

Par exemple, les fresques de la ville auraient besoin d’être rénovées

Fresque sur La Fontaine place Carnot

La Résidence Saint-Prix en devenir ???

« Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent» lançait jadis Charles Pasqua.

L’équipe « Fontenay demain » a bien compris la leçon et a donc inscrit au point 18 de son programme du 2ème tour : « Le classement des façades du côté de la boulangerie de la place de Gaulle ». Ca ne mange pas de pain et ça peut rapporter quelques voix…

Cette équipe a aussi compris qu’il ne fallait pas annoncer toutes ses intentions aux électeurs pour ne pas risquer de perdre des voix…

Et donc, 4 mois après le résultat du 2ème tour, le bruit de couloir est confirmé dans l’article sur « les résidences sociales vieillissantes » paru dans le FAR Mag de novembre 2020 : « A l’instar des Blagis, … en novembre, la ville donnera un mandat d’études à la SPLA pour l’étude d’une rénovation complète de la résidence Saint-Prix.». Editorial du Maire.

En clair, puisque les bâtiments de cette résidence ont fait l’objet récemment d’un ravalement avec une isolation thermique rapportée sur ses façades et le remplacement des fenêtres, j’en déduits que cette « rénovation complète » portera sur une opération lourde de démolition-reconstruction de tous les bâtiments, comme celle dont la démolition d’un premier bâtiment vient de s’achever aux Blagis…

A la Résidence Saint-Prix, ce ne sont pas les dalles thermoplastiques amiantées qui justifient cette « rénovation complète », mais la présence de cafards…

Extrait du Fontenay Mag de Novembre 2020, page 16 :

« En 2013, des travaux ont été effectués sur la performance énergétique avec la rénovation de la chaufferie ou encore le ravalement avec isolation thermique par  l’extérieur. Une partie des locataires se trouvent cependant confrontée à des difficultés au niveau des logements (vétusté, réseaux, nuisibles en sous-sol…). »

Quand je pense :

° que lors de la 2ème réunion de présentation d’une pré-étude d’implantation d’un centre multiculturel en fond de la place du Général de Gaulle, le 12/12/18,

–        Cécile Collet, devenue Conseillère municipale en charge de la cause animale, avait apostrophé violemment les présentateurs, en leur reprochant de vouloir démolir la barre basse de la Résidence Saint-Prix et donc de déloger 40 familles,

–        Muriel Gallante-Guilleminot, reconduite en qualité d’Adjointe au maire en charge de l’esthétique urbaine et de la culture, avait trouvé le projet du « groupe des 9 » intéressant mais irréaliste et avait précisé que notre présentation était mensongère sans donner d’explication ni de justification,

° que Dominique Lafon et Christian Bigret, lors d’une réunion assez houleuse en mairie le 16/02/18, avait radicalement rejeté notre proposition en avançant le fait que la municipalité n’avait pas d’argent, que la démolition sans reconstruction de logements sociaux est interdite, que la Résidence Saint-Prix est une affaire privée sur laquelle la municipalité n’a pas de pouvoir pour intervenir.

On croit rêver…

Ceci étant rappelé, cette étude confiée à la SPLA signifierait-elle que l’arrêté municipal accordé à la société immobilière Vinci pour construire un immeuble en fond de place, une « folie » et des places de stationnement sous le parvis du château la Boissière serait annulé ?

Si tel était le cas, ce serait une très bonne nouvelle pour les nombreux fontenaisiens hostiles à ce projet et déterminés à signer une pétition en vue de contrer un démarrage des travaux devenu désormais hypothétique.

Il faut espérer que cette étude permette de corriger les erreurs commises par les anciens locataires de la Mairie ayant autorisé la construction de bâtiments qui ont défigurés le magnifique parc du château La Boissière, en y associant dès le départ les habitants de la Résidence Saint-Prix, les riverains et tous les Fontenaisiens concernés par cette recomposition urbaine du centre ville.

Sinon, cette étude deviendra l’enjeu d’un rapport de force conflictuel avec un rejet du projet par les habitants, comme cela s’est déjà plusieurs fois passé à Fontenay aux roses.

Et pourquoi ne pas profiter de cette étude pour réfléchir sans aucun a priori à l’implantation d’un projet de centre multiculturel en fond de la place du Général de Gaulle, associé à la construction d’un immeuble d’habitation en lieu et place de l’actuel théâtre des sources permettant également de réorganiser l’entrée de l’école maternelle du Parc ?

Puisque cette idée avait enthousiasmé de nombreux Fontenaisiens…

Bernard Welter

Point sur les projets immobiliers du quartier Champarts, Île, Boucicaut

Ce quartier situé de part et d’autre du nord de la rue Boucicaut, entre la place de la Cavée et la limite avec la commune de Chatillon, présente aujourd’hui un ensemble équilibré entre maisons avec jardins, et petits immeubles collectifs entourés d’espaces verts.

Le PLU approuvé en 2017, avec une zone UB « d’entrée de ville » qui coupe en deux l’espace pavillonnaire classé en zone UE, permet le long de cette partie de la rue Boucicaut des constructions dont l’emprise au sol peut atteindre 50 % de la superficie et d’une hauteur de 18/21m, ce qui est plus haut que ceux de la place de la Cavée.

Sur les 200 m de cette partie nord de la rue Boucicaut, on dénombre en septembre 2020 au moins 4 projets immobiliers en cours à différents stades.

A-126 rue Boucicaut (surface de 959 m2)

Promoteur Les Nouveaux Constructeurs

Permis accordé en avril 2018 puis Permis modificatif accordé en février 2019.

Immeuble de 27 logements et 41 places de parking.

R+4+Comble d’une hauteur de 18m, plus haut que la maison de retraite située à côté.

Nécessite la démolition d’une maison d’habitation rénovée.

Une bande d’environ 6m pour une surface de 105m2 côté rue est rétrocédée pour l’élargissement du trottoir.

Le futur bâtiment s’aligne sur celui de la maison de retraite et n’intègre aucun aménagement paysagé coté rue.

                       Le projet est en cours de travaux.

La maison a été détruite au cours de la 2ème quinzaine de septembre 2020, la végétation existante a été arrachée, seuls 3 arbres en fond de parcelle semblent conservés suite à la démolition, alors que le dossier de permis de construire prévoyait la conservation de 4 arbres.

B-129-131 rue Boucicaut (regroupement de 3 parcelles – surface de 2098 m2)

Promoteur SCI Résidences Franco-Suisse

Permis accordé en novembre 2017 puis Permis modificatif accordé en avril 2018

Immeuble de 61 logements et 102 places de parking

R+4+Comble d’une hauteur de 18 m

L’immeuble projeté, en forme de T, s’aligne coté rue Boucicaut sur les habitations situées de part et d’autre.

Ce projet se situe pour partie sur une friche artisanale (129 rue Boucicaut, parcelle mixte habitation/activité endommagée par un incendie) mais va entraîner la démolition de maisons sur deux parcelles pavillonnaires jointes au projet (131 rue Boucicaut et 4 Ruelle des Champarts). Aucune plantation existante n’est maintenue dans le cadre de l’opération.

Le permis de construire fait l’objet d’un recours depuis mai 2018 qui est en attente du jugement du Tribunal Administratif.

C-136-136bis rue Boucicaut (regroupement de 2 parcelles surface d’env 1500m2)

Promoteur SCI Résidences Franco-Suisse

Permis en cours d’instruction depuis le 27 juillet 2020

Immeuble de logements dont le nombre devrait tourner autour d’une quarantaine.

Environ 200 m2 de terrain coté rue devrait être rétrocédé pour élargissement du trottoir, selon la carte du PLU repérant les emplacements réservés.

Cette opération nécessitera la destruction de 2 maisons de caractère typique du bâti pavillonnaire à protéger.

Voir aussi l’article du Blog Citoyen – Pour Fontenay

http://www.pourfontenay.fr/blog/demande-de-permis-de-construire-dun-immeuble-de-6-niveaux-aux-136-et-136-bis-rue-boucicaut

D-133ter-135-137-139 rue Boucicaut (regroupement de 4 parcelles  – surface d’env 1220m2)

Promesses de vente en cours, projet probablement à l’étude pour un dépôt de Permis de construire.

Le regroupement de ces parcelles permettrait de construire autour de 30/35 logements après la démolition de 4 maisons dont la maison de caractère en angle du n°139 rue Boucicaut à la limite avec Châtillon.

Les opérations en cours ou potentielles sur ce tronçon de la rue Boucicaut amèneraient la création estimée de 130 à 160 logements collectifs, avec probablement plus de 200 places de parking. Mais cela au prix de la démolition de 10 maisons individuelles, dont certaines à l’architecture remarquable qui aurait mérité d’être préservée, de la diminution de la superficie d’espaces verts et de l’abattage d’un nombre significatif d’arbres de haute tige dont le remplacement plus ou moins partiel dans les projets nécessitera des années avant de reconstituer des espaces verts de même intérêt.

 Association Champarts-Île-Boucicaut (Chilbo) – Régine Ligonie, Anna Malcoëffe, Hélène Chabanas-Maguin

Point sur les projets immobiliers à Fontenay aux Roses (#1)

Cet article fait suite à l’article : Point sur l’urbanisme à Fontenay aux Roses

Que se passe-t-il entre un projet d’un promoteur et sa réalisation ?

Un projet immobilier doit se faire sur un terrain disponible ou sur terrain qui nécessite la destruction d’un ou plusieurs pavillons.

Le terrain doit être vendu ou avoir fait l’objet d’une promesse de vente.

Dans certains cas, la ville peut servir d’intermédiaire. Elle rachète un pavillon, même en bon état pour le revendre ensuite à un promoteur. Par exemple, au N° 14 de l’avenue Lombart, il y a une magnifique maison en pierre meulière qui a été préemptée par la mairie pour un montant de 1.1 M€ (décision du Conseil municipal du 14 Novembre 2019)

Le promoteur fait appel au Service d’Urbanisme de la ville pour connaitre les obligations et recommandations du PLU (Plan Local d’Urbanisme)

Une fois le projet mis au point, le promoteur fait une demande de Permis de Construire.

Cette demande est ensuite en instruction par le Service d’Urbanisme, en particulier pour la faisabilité du projet.

Puis cette demande passe en commission des Permis de Construire.

Cette commission est composée de 3 élus de la majorité et de 2 élus de l’opposition.

Elle est présidée par le Maire qui décide en dernier ressort.

Ensuite, une fois le permis accepté, il doit y avoir l’affichage (extrait de l’acte) en mairie, qui est effectué sur les panneaux de publication dans les 8 jours suivant l’acceptation du permis de construire et ce pendant une durée minimum de 2 mois.

Sur le chantier, l’affichage doit être effectué dès la réception de l’autorisation et ce jusqu’à la fin des travaux.

La liste des permis accordés était aussi accessible sur le site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1056/autorisations-d-urbanisme.htm

Elle n’a pas été mise à jour depuis de 15 Mars 2020

Délai supplémentaire dû à des recours des tiers

En matière d’urbanisme et de droit à construire, il existe une formalité qui permet de porter à la connaissance des services instructeurs une ou plusieurs irrégularités sur un projet de construction par rapport aux réglementations en vigueur.

Il s’agit d’un droit de recours appelé le recours des tiers. Celui-ci peut porter aussi bien sur un permis de construire, un permis d’aménager, un permis de démolir ou une déclaration préalable.

Le recours des tiers peut être déposé par toute personne qui estime que la future construction lui porte préjudice. Le déposant doit donc se trouver en prise directe avec le projet de construction.

En général, le recours des tiers repose sur des cas précis de non-conformité relevés entre un projet de construction et la réglementation d’urbanisme en vigueur dans la commune : PLU ou POS, code de l’urbanisme ou code civil par exemple.

Pour être valide, le recours doit donc comporter des explications précises sur ses motivations et lister les éléments litigieux au regard de la réglementation en s’appuyant sur les articles de loi concernés, cela pour permettre à l’autorité en charge de son analyse de vérifier le bien-fondé de la demande.

Le délai pendant lequel un tiers peut déposer un recours contre un permis de construire est de deux mois.

Ce délai est compté à partir du premier jour de l’affichage sur le terrain de l’autorisation de construire.

Dans un premier temps, le tiers interpelle le maire par un recours gracieux.

Ce recours gracieux aura pour effet d’interrompre le délai de recours des tiers. Le tiers et le titulaire du permis peuvent alors entamer les négociations à l’amiable.

Si une négociation à l’amiable avec le titulaire du permis de construire n’est pas trouvé, le tiers peut poursuivre son recours. Le tribunal administratif peut être saisi via un recours contentieux accompagné des pièces justificatives.

Suite à cela, le juge administratif prendra l’une des trois décisions suivantes :

  • Le permis est annulé
  • Les travaux, s’ils ont commencé, sont suspendus
  • Un délai est fixé dans lequel le titulaire du permis aura la possibilité de demander un permis modificatif

==> Depuis la loi ELAN votée en 2018, les procédures de recours sont beaucoup plus difficiles

Au total, au bout de combien de temps, un projet d’immeuble peut-il être commercialisé ? Continuer la lecture

Pourquoi les jeux du Parc Sainte Barbe qui ont été remplacés ne conviennent plus aux enfants de plus de 6 ans ?

Au parc Ste Barbe, il y a 2 ensembles de jeux qui convenaient aux plus petits et à ceux de plus de 6 ans

Ceux de plus de 6 ans ont été remplacés par des jeux pour des moins de 6 ans.

Fontenay Mag de Septembre, page 19 :

“En août, un nouveau module a été installé en remplacement
de l’existant au parc Sainte-Barbe. Sur cette aire de jeu aux allures
de château fort, différents parcours et deux toboggans présagent de folles aventures pour les plus jeunes. Le sol souple a également été remplacé

Il y a beaucoup de commentaires sur Google Mapshttps://www.google.fr/maps/place/Parc+Sainte+Barbe/@48.7922897,2.2891582,17z/data=!4m5!3m4!1s0x0:0xacc9802b76e218bd!8m2!3d48.7922895!4d2.2913468

Par exemple : celui de  Erwann MAGIS

Parc de la ville très sympathique pour laisser jouer les enfants et voir les habitants de la ville. En ce moment il y a des travaux juste a côté pour reconstruire le gymnase et je regrette que l’air de jeux ait été modifiée pour ne laisser que des jeux pour les tout petit qui ne convient plus aux enfants de 6/7 ans alors qu’avant il y avait deux aires de jeux distinctes.”

Est-ce que les écoles voisines (primaires et maternelles) ont été contactées ?

Appel un soutien pour un recours contentieux contre des projets immobiliers sur la place du Général de Gaule

Monsieur le Maire a accordé un permis de construire à Vinci pour construire au fond de la place de Gaulle :

  • un immeuble de 5 étages avec 47 logements et 2 commerces entre le marché et la château La Boissière,
  • une halle de type Baltard, baptisée « folie »,
  • un parking privé enterré de 67 places sous le parvis du Château.

Pour réaliser ce projet, les 9 arbres du parvis devront être abattus et l’extrémité de la barre basse de la résidence Saint-Prix démolie.

Aucune concertation sur ce projet de construction n’a été entreprise avec les Fontenaisiens.

Nombre d’entre eux, choqués par l’impact d’une telle construction, à 10 mètres du château La Boissière abritant le Conservatoire de la Musique et de la Danse, ont exprimé leur profond désaccord.

Ce projet suscite une vive hostilité chez de nombreux Fontenaisiens, et le permis de construire comporte de nombreuses irrégularités :

  • Incohérence entre plusieurs documents du dossier sur la partie supérieure et la toiture du bâtiment
  • Notice de présentation insuffisante
  • Absence de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France
  • Absence de plan de démolition de l’extrémité de la batte basse de la Résidence Saint-Prix
  • Absence de documents présentant l’insertion du bâtiment à proximité du château La Boissière et du marché couvert
  • Dégradation du cadre de vie des habitants des 4 et 6 avenue de Verdun
  • Aggravation des problèmes de stationnement autour de la place du Général de Gaulle
  • Non remplacement des arbres abattus sur le parvis du château
  • Augmentation des surfaces imperméables et aggravation de la carence en espaces verts

150 Fontenaisiens ont adressé au maire un recours gracieux contre le projet.

Ce recours gracieux a été adressé à Laurent Vastel qui n’a pas jugé utile d’y répondre, signifiant ainsi son refus tacite de donner une suite favorable à la demande des requérants.

La suite de cette procédure qui oppose les 150 Fontenaisiens cosignataires à Monsieur le Maire Laurent Vastel consiste désormais à déposer un recours contentieux à l’encontre de ce permis de construire auprès du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise.

Toute personne habitant Fontenay-aux-Roses et n’ayant pas signé le recours gracieux peut également se joindre à ce recours contentieux au titre de requérant secondaire.

Plus nous serons nombreux à signer ce recours contentieux, :
–        plus le Maire actuel, s’il est réélu, aura du mal à donner ordre à Vinci de commencer les travaux,
–        plus le nouveau Maire élu, aura du poids pour négocier l’abandon du projet avec la Société Vinci qui détient cette autorisation de construire.

Si vous êtes contre ce projet au fond de la place du Général de Gaulle,  nous vous invitons à apposer votre signature sur ce soutien et le déposer dans la boite aux lettres de l’association FARGo : 15 place du Général de Gaulle. Nous vous recontacterons pour la signature du recours contentieux.

NB : être signataire d’un recours contentieux doit amener à participer financièrement. Plus on est nombreux, plus la participation sera moindre.

Ci-joint le texte du recours à signer : Appel à soutien du recours contentieux contre l’immeuble Stalino-versaillais

Plus d’informations, association FARGo : Mail : fargo.92260@orange.fr

Municipales 2020 : Construire autrement pour des quartiers où il fera bon vivre

Lettre ouverte de l’association Champarts-Île-Boucicaut aux candidats au 2ème tour des élections municipales 2020

La campagne pour les municipales 2020, tous courants confondus, nous a promis un urbanisme idéal pour notre ville :

  • «résister à une densification excessive en organisant une protection maximale de nos zones pavillonnaires »,
  • « choisir un urbanisme raisonné et de haute qualité environnementale »,
  • « revoir le Plan Local d’Urbanisme dans le cadre de la transition écologique ».

La crise sanitaire et le confinement que nous venons de vivre ont mis en évidence les limites de la densification urbaine et montré la nécessité d’une ville plus aérée et plus verte.

Habitants du quartier situé au nord de la Cavée en allant vers Châtillon (autour de la ruelle des Champarts, de la rue de l’Île et du nord de la rue Boucicaut), nous proposons quelques pistes pour des constructions mieux intégrées dans leur environnement. Basées sur l’analyse des projets de notre quartier, ces idées peuvent s’appliquer à toutes les constructions de la ville.

Notre quartier présente actuellement un ensemble plutôt équilibré entre maisons avec jardins, qui représentent l’essentiel des espaces verts, immeubles collectifs de taille moyenne ainsi qu’une maison de retraite et un ancien atelier à réhabiliter.

Que constatons-nous à ce jour ?

  • Comme un peu partout dans la ville, des propriétaires de maisons individuelles sans cesse sollicités, voire harcelés, par des promoteurs qui veulent acheter leurs parcelles ;
  • Une maison de belle facture et parfaitement rénovée qui est d’ores et déjà condamnée par l’opération de promotion immobilière en cours de commercialisation au 126 rue Boucicaut ; pour mémoire, c’est là qu’un cèdre remarquable avait été préventivement abattu juste avant l’adoption du PLU.

  • 9 grands arbres formant un alignement qui vont être abattus dans le cadre du permis de construire accordé aux 129 et 131 rue Boucicaut, sans que leur maintien au moins partiel ne soit pris en considération par le promoteur. Tout au plus est-il prévu de planter le minimum réglementaire de nouveaux arbres, dont certains dans à peine 70 cm de hauteur de terre au-dessus du parking souterrain !

  • Au moins 2 autres projets du même promoteur en préparation le long de cette partie de la rue Boucicaut, regroupant à chaque fois plusieurs parcelles aujourd’hui pavillonnaires, dont plusieurs maisons remarquables ; ces projets vont fort probablement se contenter de la même architecture massive, par démolition systématique du patrimoine bâti, et sans autre recherche que celle de l’occupation maximale de l’espace, comme ce qui se fait un peu partout dans les villes voisines.

Face à cette situation, la question pour notre association est de réfléchir à comment faire évoluer un quartier dans le respect de son identité, en prenant en compte les exigences de densification de la Région Ile de France, tout en préparant la ville aux défis climatiques et sanitaires plus que jamais d’actualité. Il faut replacer la qualité de vie au cœur du projet de ville et cesser la course à la construction de m² sans réelle dimension environnementale.

Les idées ne manquent pas :

  • envisager systématiquement la rénovation des maisons anciennes témoins de la richesse de notre patrimoine, et privilégier une architecture de bâti intermédiaire qui facilite l’insertion dans le tissu urbain et la préservation de la végétation existante;
  • éviter les fronts bâtis continus et uniformes comme ce qui est prévu sur la rue Boucicaut, en préservant ici et là des espaces ouverts entre bâtiments. Cela assure une circulation d’air qui sera bienvenue lors des périodes de chaleur, contribue aux continuités écologiques, et permettrait par exemple de conserver certains des arbres du numéro 131 rue Boucicaut ;
  • éviter, comme ce qui a été autorisé pour ce même projet 129/131 rue Boucicaut, l’intrusion de bâtiment collectif de grande hauteur dans le tissu pavillonnaire. Privilégier plutôt une transition de hauteurs avec des constructions à typologie mixte : bâtiment haut du côté de la rue principale et à l’arrière côté pavillonnaire, faible hauteur  et découpage imitant des petites maisons ;
  • Intégrer dans les projets de bâtiments collectifs le besoin d’accès à l’extérieur avec des espaces verts communs de taille généreuse.

Il nous paraît donc nécessaire, comme dans d’autre quartiers de la ville menacés par l’ambition des promoteurs, de revoir le Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour un aménagement urbain mieux équilibré et respectueux de l’identité de chaque quartier.

Nous invitons l’équipe qui sera élue à échanger avec nous dès que possible sur ces sujets.

Association Champarts-Île-Boucicaut (Chilbo) – Anna Malcoeffe-Hélène Chabanas-Maguin, contact : asso.champarts@laposte.net