Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 15 ème document) : Les Seniors de Fontenay-aux-Roses

Monsieur Candide : pouvez-vous nous parler des Seniors à Fontenay ?

Les seniors, au sens (ici) des personnes de plus de 60 ans, représentent 22.4% de la population (telle que vue par l’INSEE et avant corrections sur les « papas » non recensés et autres anomalies, …).

Ce pourcentage a augmenté de 3.0 % entre 2007 et 2017.

Le tableau suivant montre que la structure de Fontenay diffère légèrement de celle des Hauts-de-Seine avec moins de population en âge de travailler (57.5%/ 61.0%) et une population senior plus élevée (22.4%/19.9%).

Nous voyons, dans cet écart Fontenay / Hauts-de-Seine, la conséquence de nombreux facteurs, comme la faiblesse du tissu économique en notre ville.

Une analyse non plus en pourcentage mais en valeur absolue fait ressortir d’autres informations : la population des plus de 75 ans diminue, entre 2007 et 2017, tant en nombres (de 2.101 à 1.980) qu’en pourcentage (de 8.7 à 8.1%).

Cette diminution s’explique par plusieurs facteurs dont :

  • Habitat fontenaisien vieux et mal adapté pour une population âgée : faible fréquence d’ascenseurs par exemple, appartements non adaptés, éléments qui semblent conduire les habitants âgés à devoir déménager (aspect non constaté dans l’ensemble des Hauts-de-Seine, élément qui confirme notre analyse d’un bâti fontenaisien aujourd’hui plus adapté …)
  • Peu d’EHPAD ou résidences-services (voir ci-après).

Nous reviendrons sur cet aspect relevant totalement d’une volonté de l’équipe municipale jusqu’à 2014 de ne pas prendre concrètement en main ces problèmes. Une comparaison avec les villes de Vallée-Sud-Grand-Paris (VSGP) ou de l’ensemble des Hauts-de-Seine est significative :

Le nombre de décès croit en conséquence de l’augmentation du nombre des seniors :

Monsieur Candide : voit-on un écart par sexe ?

Absolument !

La répartition hommes/femmes de Fontenay  [millésime INSEE 2017 (2015-2016-2017-2018-2019)]

Entre 20 et 44 ans, on voit que les femmes sont plus nombreuses que les hommes du fait, déjà mentionné dans un document précédent, que beaucoup de papas ne se déclarent pas en vie commune avec les mamans pour que ces dernières aient accès à des aides pour mères élevant seules des enfants.

A compter de 55 ans, c’est l’écart dans le taux de mortalité hommes/femmes qui s’impacte et, globalement, les femmes sont plus nombreuses que les hommes.

Personnes de 15 ans ou plus vivant seules en % des ménages :

L’impact du veuvage (homme ou femme) fait que le pourcentage de personnes seules atteint ainsi 31.3% pour les 65-79 ans et 53.1% ensuite (>80 ans).

Ces aspects liés au veuvage viennent augmenter le taux déjà élevé de personnes vivant seules (environ 18% des 20-60 ans).

Il est évident que l’évolution à Fontenay s’inscrit dans l’allongement de l’espérance de vie que connait la France :

Les spécialistes pensent que nous sommes arrivés à un plafond mais il va falloir que les villes, dont Fontenay, prennent en compte la hausse prévisible de la population des seniors.

Monsieur Candide : avez-vous des chiffres par quartier ?

Regardons :

On voit un parallèle non nul mais limité entre les quartiers connaissant un taux élevé de seniors et les quartiers les plus riches : Gare-La Roue étant à la fois le plus « senior » et le plus riche des quartiers.

Les quartiers des Renards et RER-Lombart (2ème et 3ème en revenus) sont « riches » avec plus de gens au travail, vraisemblablement cadres, que de la présence de retraités (8ème et 9ème).

Les revenus des retraités représentent entre 25 et 30% des revenus bruts par quartier avec un léger dépassement au Parc : en clair, les seniors, par leur retraite, ne représentent pas les premiers flux d’apport d’argent par quartier : le revenu d’activité prime partout :

(le total dépasse 100% et revient à ce niveau après les déductions pour impôts)

Monsieur Candide : quid du taux de pauvreté ? position des seniors par rapport à l’ensemble de la population ?

Les chiffres de l’INSEE relèvent que les seniors de Fontenay, par rapport à l’ensemble des Hauts-de-Seine, connaissent un taux de pauvreté inférieur à la moyenne du Département alors que c’est l’inverse pour les jeunes de moins de trente ans.

L’explication est relativement simple :

  • La population de 30 à 49 ans correspond en grande partie à la population des 43% de logements sociaux connus à Fontenay et relève d’une population qui s’appauvrit du fait des réaffectations de logements par le préfet à chaque départ ou déménagement.
  • La population des seniors correspond, pour une partie significative, aux habitants des maisons (en général propriétaires).

Il est évident que cette double explication est très générale et demanderait un approfondissement.

Nous constatons ici, encore une fois, l’écart entre :

  • Des zones HLM, la plupart « CSP Moins », jeunes, majoritairement à la périphérie de la ville
  • Des zones de maisons ou immeubles modernes (rares) avec une population âgée, relativement « CSP Plus » et logée en centre-ville ou quartiers Ormeaux, Gare, …

« CSP Moins » : ouvriers et les employés

« CSP Plus » : artisans et commerçants, les cadres, les professions intellectuelles supérieures et les professions intermédiaires, chefs d’entreprises.

D’où la rénovation des Blagis, ou autres opérations immobilières qui visent à casser cette ségrégation sociale et géographique.

Concernant la situation économique des seniors, nous avons fait référence aux données globales de l’INSEE, données plutôt favorables aux dits seniors par rapport à l’ensemble de la population sur la base du « taux de pauvreté » ; Ce taux est particulièrement contestable car, mesurant le revenu des gens par rapport à la moyenne des revenus, il mesure les inégalités plus que le chiffre absolu de « pauvres » (c’est plus simple pour les journalistes).

La CAF, Caisse Allocations Familiales, plus précise, confirme les tendances sur la base des revenus réels et de la distribution du RSA (Revenu de Solidarité Active) ou de l’AAH, Allocation Adultes Handicapés, distribution qui, à Fontenay, s’établit comme suit :

Monsieur Candide : la Ville s’est-elle préparée à ce vieillissement de la population et à l’augmentation du nombre des seniors ?

Absolument pas ! Rappelons encore une fois les chiffres :

Il est évident pour tous que le baby-boom de la fin de la guerre de 1939-1945 allait conduire à une augmentation du nombre de seniors. Tout le monde le savait sauf …. La municipalité aux affaires à Fontenay jusqu’en 2014, municipalité qui n’a absolument rien fait pour prendre en charge les nouveaux retraités qui allaient arriver en masse

Monsieur Candide : Quelle était la situation en 2014 ?

Rien n’avait été préparé ; résumons :

  • La résidence service AREPA de l’avenue du Général Leclerc connaissait des problèmes techniques et juridiques …. Et a fini par fermer.
  • Une résidence-service AREPA maintenue rue Georges Bailly
  • Un Ehpad privé connaissant des problèmes d’infrastructure technique (dont ascenseurs)
  • Un Ehpad public archaïque
  • Un nombre d’Ehpad plaçant la ville en cinquième position sur 11 au niveau du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris :

Sceaux, Clamart, Châtillon, respectivement 1er, 2ème et 3ème en nombre d’Ehpad par habitant montrent une politique volontariste.

Fontenay avec les deux Ehpad mentionnés ci-dessus reste en risque en cas de fermeture de l’un ou de l’autre.

L’Ehpad public du Parc :

2014 : Un bâtiment hors d’âge dont les chambres ne disposaient pas de cabinet de toilette individuel : tout était partagé entre deux chambres contiguës, … au moyen de deux portes d’accès ce qui multipliait les problèmes de rupture d’intimité ou de confusion de linge entre des gens n’ayant pas toujours conscience des situations. Honteux !!!!

Le directeur de l’époque, nouvellement nommé et le signataire de la présente ont lancé une opération de rénovation totale alors que la municipalité précédente avait refusé de prendre ce dossier en charge ; 12 millions d’Euro de travaux en site occupé par des résidents âgés et parfois atteints de la maladie d’Alzheimer !

Aujourd’hui, 2021, chaque chambre, refaite à neuf, avec rail de transfert, … dispose maintenant de sa propre salle d’eau personnelle.Cet établissement est resté l’un des moins chers du Département des Hauts-de-Seine.

Dans le dossier de financement des travaux pour cet EHPAD du Parc, les 12 millions nécessaires ont été trouvés par tous les moyens :

  • Recours aux financements classiques en ce domaine (Etat avec l’Agence Régionale de Santé ARS, Département, …)
  • Recours aux caisses de retraire AGIRC-ARRCO avec, en contrepartie, la réservation pour leurs retraités d’un certain nombre de lits (pour des gens qui, de toutes façons, venaient déjà s’inscrire, approche comparable à ce qui relève des « réservataires » pour le logement social où tel secteur professionnel finance en recevant en contrepartie des droits à réservation de logements)
  • Recours aux « Pièces Jaunes » de Bernadette-Chirac
  • ….

Pour l’instant, la Ville, qui n’est pas encore intervenue et reste à disposition pour les derniers besoins (sous réserve acceptation par le Conseil Municipal).

L’Ehpad privé Résidence Arcade

Elle est située 128 Rue Boucicaut. Elle a une capacité totale de 75 places :

  • 59 places en unité ouverte,
  • 16 places en unité protégée dédiées aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies apparentées.

Les prestations sont celles d’une résidence privée. Le tarif peut atteindre 3700 €/ mois suivant le taux de GIR

Monsieur Candide : Quid des résidences services ?

  • Comme indiqué ci-dessus, la résidence AREPA de l’avenue du Général Leclerc a fermé.
  • L’autre résidence AREPA, rue Georges Bailly, existe toujours ; C’est un établissement médico-social, accueillant des personnes âgées valides et autonomes de plus de 60 ans et proposant 70 logements. C’est la seule résidence-service aujourd’hui à Fontenay.

  • Construction d’une nouvelle résidence : Le signataire de la présente note, maire-adjoint à l’époque, a souhaité faire venir un autre intervenant pour construire une deuxième résidence-services pour personnes âgées dans la ville mais le dossier de construction fait, depuis quatre ans, l’objet de multiples recours, certains ayant pensé, comme d’habitude, que leur situation personnelle valait mieux que de reloger des gens ne pouvant plus rester en leur domicile personnel mais se trouvant trop jeunes pour aller en EHPAD. « Halte à la construction ! les seniors, on s’en f… ! » même si 73 seniors peuvent y trouver accueil.

Ce dossier va être débloqué. Merci, sincèrement, à tous ceux qui ont aidé.

Monsieur Candide :  Quid du Centre communal d’action sociale (CCAS) ?

Ce Centre constitue un lieu ressources, d’accueil et d’information pour toutes les personnes en difficulté, âgées ou handicapées.

 

Le CCAS sait aider au maintien à domicile avec :

  • Aide à domicile
  • Portage des repas à domicile
  • Téléassistance

Conclusions

L’augmentation du nombre de seniors va poser problème, à Fontenay comme ailleurs.

Il y a un départ des Fontenaisiens de plus de 75 ans : cela confirme l’inadéquation entre seniors vieillissant et bâti ancien (multiples immeubles 4 étages sans ascenseur … )

Il y a un manque de solutions pour les personnes âgées, malgré ce qui a été réalisé ou en cours.

Amicalement envers tous les Fontenaisiens …. dont les Seniors.

Jean-Michel Durand

Maire-adjoint aux Finances et Logements-Sociaux 2014-2020

Jean-michel.durand50@orange.fr

Soyez candidats pour être membre d’un Comité d’Habitants de Quartier et/ou du Conseil de quartier du centre-ville

Il existe à ce jour Cinq quartiers :

– PARC CENTRE VILLE
– VAL CONTENT PERVENCHES
– SCARRON SORRIERES
– BLAGIS GARE
– ORMEAUX RENARDS

Pour localiser votre rue dans le découpage des quartier, rendez-vous sur le plan interactif de la ville : https://fontenay-aux-roses.plan-interactif.com/fr/#

Quel rôle doit avoir un comité d’habitants ?

– Il est un intermédiaire actif entre la municipalité et les habitants
– Il recueille les demandes et les attentes des Fontenaisiens pour identifier et approfondir les sujets majeurs au quartier
– Il en déduit des propositions d’actions et de réflexions qu’il soumet aux élus et aux habitants
– Il participe au bien vivre de son quartier en proposant des actions à mener
– Il est représenté dans les instances communales telles que la Commission Extramunicipale d’Urbanisme et d’Aménagement (CEMUA)

Vous pouvez poser votre candidature sur le site internet de la ville, à la rubrique « Votre Quartier » dans « Ville Active » soit :  https://www.fontenay-aux-roses.fr/6/votre-quartier.htm . Ensuite on choisit son quartier, et il y a  une rubrique  “Contactez votre comité d’habitants et vos élus référents”

Vous serez convoqué lors de la prochaine réunion de chaque Comité d’Habitant pour valider votre candidature.

Candidature au Conseil de quartier du centre-ville

Quel est le périmètre du quartier associé au Conseil Centre-ville ?

Le périmètre retenu pour le quartier Centre-Ville recouvre les quartiers du Parc (2500 habitants environ) et du Val Content (2000 habitants environ).

Le quartier se situe donc au sein du périmètre délimité par les rues suivantes : rue Jean Lavaud, avenue du général Leclerc, rue Blanchard, rue Georges Bronne, rue la Boissière, avenue de Verdun, rue des Pierrelais, avenue Jeanne et Maurice Dolivet, rue Georges Bailly, rue Marx Dormoy, place du château sainte barbe ; la Coulée verte entre la place Ste Barbe et la rue Robert Marchand, rue des Roses, rue Antoine Petit, boulevard de la République.

 Quelle sera la fonction de ce Conseil Centre-ville ?

  • Le centre-ville fait l’objet de projets structurants de rénovation urbaine (en cours et à venir) visant à améliorer son attractivité et le cadre de vie.
  • La dynamisation commerciale du cœur de Ville, qui comprend la grande majorité des cellules commerciales de la Ville et la halle aux comestibles, fait partie des priorités (création de nouvelles cellules, création d’une SEM, …).
  • Une attention particulière doit être apportée aux questions de circulation et de stationnement, dans un quartier regroupant de nombreux équipements.
  • La qualité de vie en centre-ville est également un enjeu autour duquel on retrouve les questions de propreté, de mobilier urbain, d’esthétique urbaine.

Quelle sera la composition du Conseil du Centre-ville ?

Le Conseil Municipal du 8 Avril 2021 en a défini la composition : 30 membres répartis comme suit :

  • le maire, président de droit
  • l’adjoint de quartier
  • 1 représentant de chaque Comité d’Habitants du quartier (Pervenches et Centre-ville)
  • 15 habitants, dont 5 désignés par le Maire et 10 volontaires
  • le président de l’association des commerçants
  • 3 représentants des commerçants
  • 3 représentants des professions libérales
  • 1 représentant d’une association ayant pour objet la défense des intérêts du quartier
  • 1 représentant de syndic de copropriété
  • 1 représentant de chacune des amicales (Saint-Prix et Val Content)

Fréquence des réunions : au moins une fois par trimestre 

Comment poser sa candidature (au plus tard le 6 Juin) ?

L’ensemble des habitants du quartier de plus de 16 ans peuvent poser leur pour candidature. 10 conseillers seront tirés au sort parmi toutes les candidatures.

Vous pouvez poser votre candidature sur le site internet de la ville, à la rubrique « Votre Quartier » dans « Ville Active » “Quartier “Parc-Centre-ville” “Conseil de quartier du centre-ville” : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1858/conseil-de-quartier-du-centre-ville.htm

Où en est la Démocratie Participative à Fontenay-aux-Roses ? 3ème partie : Pourquoi des Conseils de Quartier en plus des Comités d’Habitants ?

Plan de l’article

  • Qu’est-ce qui justifie la création des Conseils de Quartier en plus des Comités d’Habitants ?
  • Que propose l’association CIVIFAR pour continuer favoriser la participation des habitants  ?

Qu’est-ce qui justifie la création des Conseils de Quartier en plus des Comités d’Habitants ?

Annonce de la création du Conseil de quartier des Blagis (extrait du CR de la 1ère réunion):

« M. le Maire, Laurent Vastel a ouvert la séance du Conseil de Quartier des Paradis en insistant sur l’intérêt de la création d’un tel « espace de dialogue ». En effet, M. le Maire a souligné l’importance de valoriser ce qui est et a été accompli depuis quelques années mais qui n’est pas toujours visible des habitants. Ainsi, un lieu de discussion et d’échange permanent permet à la fois d’être à l’écoute des habitants à travers leurs conseillers mais également de permettre à ces derniers d’être des relais d’information.

 Il a également évoqué le projet de renouvellement urbain comme fil conducteur des réflexions de cette instance.

Mr Durand, adjoint de quartier, a souhaité souligner la nécessité de créer un espace où chacun peut s’exprimer sans être un expert des joutes oratoires. Il est vrai que bien souvent, les lieux de dialogue ont pu favoriser des personnes à l’aise dans cet exercice au détriment d’habitants plus introvertis. Ce conseil doit donc faciliter l’accès à la prise de parole en instaurant un climat d’écoute réciproque et de bienveillance permanente.

Pour sa part, Mme Gagnard, adjointe au Maire, a rappelé la raison principale de la présence de chacun sur cette instance, à savoir « faire de l’urbain en prenant en compte l’humain » car l’inverse ne peut produire que des effets néfastes. »

  • Finalement, si l’intention au départ est bonne, car le sujet est d’importance : le renouvellement urbain, il semble qu’il y ait une certaine défiance vis-à-vis des Comités d’Habitants, qui sont considérés comme un lieu de joutes oratoires par des experts ou des personnes habituées à la prise de parole.
  • C’était pourtant le rôle qui était dévolu au Comité d’Habitants, avec la présence d’habitants tirés au sort et d’un animateur dont le rôle est de faciliter la prise de parole.

Création du Conseil de Quartier des Paradis

(voir site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1584/conseil-de-quartier-des-paradis.htm)

En octobre 2017, le Conseil municipal a voté la création d’un Conseil de Quartier pour les Paradis. Ce Conseil est créé dans le contexte de renouveau des Paradis, avec la démolition-reconstruction de 800 logements et la création de 600 nouveaux logements.

Ce Conseil est un lieu d’échanges privilégié entre les habitants du quartier des Paradis et la municipalité sur des sujets concernant le quartier (projet urbain, cadre de vie, tranquillité, animations.). La possibilité de créer un conseil de quartier pour les villes de plus de 20 000 habitants est offerte par la loi sur la démocratie de proximité du 27 février 2002.

Qui sont les conseillers de quartier ?

Le conseil est composé du Maire, d’un élu du quartier, de membres des Services de la Ville, et d’habitants volontaires du quartier.

Le but est de faire le point de l’aménagement du quartier, du fait de la décision de reconstruire le quartier.

Ce conseil de Quartier s’est réuni une fois par trimestre d’avril 2018 à décembre 2019.

Les comptes-rendus de ses réunions sont sur le site de la ville, à la rubrique « Quartier » « Blagis-Gare » « Conseil de quartier des Paradis »

Comment s’articule ce Conseil avec le CdH Blagis-Gare ?

Il aurait été souhaitable que le CdH Blagis-Gare soit représenté à ce conseil des Paradis, ce qui n’est pas le cas.

Création du Conseil de Quartier du Centre-ville 

Le Conseil Municipal du 3 Juillet 2020 a créé le Conseil de Quartier du Centre-Ville en raison des spécificités de ce quartier :

  • Le centre-ville fait l’objet de projets structurants de rénovation urbaine (en cours et à venir) visant à améliorer son attractivité et le cadre de vie.
  • La dynamisation commerciale du cœur de Ville, qui comprend la grande majorité des cellules commerciales de la Ville et la halle aux comestibles, fait partie des priorités (création de nouvelles cellules, création d’une SEM, …).
  • Une attention particulière doit être apportée aux questions de circulation et de stationnement, dans un quartier regroupant de nombreux équipements.
  • La qualité de vie en centre-ville est également un enjeu autour duquel on retrouve les questions de propreté, de mobilier urbain, d’esthétique urbaine.

Quel est le périmètre du quartier associé au Conseil Centre-ville ?

Le périmètre retenu pour le quartier Centre-Ville recouvre les IRIS pour les quartiers du Parc (2500 habitants environ) et du Val Content (2000 habitants environ).

[lRIS : défini par l’INSEE, désigne les ” Ilots Regroupés pour Information Statistique”]

Le quartier se situe donc au sein du périmètre délimité par les rues suivantes : rue Jean Lavaud, avenue du général Leclerc, rue Blanchard, rue Georges Bronne, rue la Boissière, avenue de Verdun, rue des Pierrelais, avenue Jeanne et Maurice Dolivet, rue Georges Bailly, rue Marx Dormoy, place du château sainte barbe ; la Coulée verte entre la place Ste Barbe et la rue Robert Marchand, rue des Roses, rue Antoine Petit, boulevard de la République.

Quelle est la composition du Conseil du Centre-ville ?

Le Conseil Municipal du 8 Avril 2021 en a défini la composition : 30 membres répartis comme suit :

  • le maire, président de droit
  • l’adjoint de quartier
  • 1 représentant de chaque Comité d’Habitants du quartier (Pervenches et Centre-ville)
  • 15 habitants, dont 5 désignés par le Maire et 10 volontaires
  • le président de l’association des commerçants
  • 3 représentants des commerçants
  • 3 représentants des professions libérales
  • 1 représentant d’une association ayant pour objet la défense des intérêts du quartier
  • 1 représentant de syndic de copropriété
  • 1 représentant de chacune des amicales (Saint-Prix et Val Content)

=> Ce qui parait étonnant, c’est que sur les habitants présents, 5 seront désignés par le Maire et les 10 autres seront des volontaires. Il n’y aura donc aucun habitant tiré au sort.

Comment s’articule ce Conseil avec les CdH concernés : Centre-Ville, Pervenches et Ormeaux-Renards ?

Il y aura un représentant du quartier des Pervenches pour le Val-Content, mais personne du quartier Ormeaux-Renards, pourtant concerné par la rue Robert Marchand, la rue des Roses, la rue Antoine Petit et le boulevard de la République.

Pourquoi la création d’un Conseil, alors qu’il existe déjà 2 Comités d’habitants ?

En fait, en plus des commerces, il y a des projets importants sur cet espace :

  • l’avenir des immeubles Saint Prix
  • la place de Gaulle avec le projet d’un gros immeuble en fond de place et d’une « folie » sur le parvis du Château La Boissière
  • l’avenir du mail Boucicaut, avec le projet récent de suppression de 3 ilots commerciaux, la création d’un immeuble de 12 niveaux, la création d’une place avec un accès à la piscine municipale.

=> Tous ces projets doivent être normalement discutés par la Commission Extra-Municipale sur l’Urbanisme (CEMUA), qui a été créée mais qui n’a pas été renouvelée depuis 2019.

Que propose l’association CIVIFAR pour ces nouvelles structures ?

Toutes les structures qui ont été créées sont bien sûr consultatives, et la structure décisionnaire est le Conseil Municipal.

Ces structures ont du mal à fonctionner. Dans notre article précédent nous constations les difficultés des Comités d’Habitants :

  • Deux des CdH ne se réunissent plus depuis 2019. Dans les autres il y a une rotation continuelle, les nouveaux venus n’assistent qu’à quelques réunions avant de disparaitre.
  • Les CdH s’estiment trop peu impliqués dans la vie municipale.
  • Les élus référents n’assistent pas tous aux comités d’habitants.
  • Les habitants ne connaissent pas assez les CdH.

=> Ce n’est pas en multipliant les structures que l’on arrivera à plus de participation des habitants.

=> Pour le centre-ville, qui concerne l’ensemble des habitants de la ville (cf. la place de Gaulle), il est préférable d’organiser des Comités Thématiques ouverts à tous les Fontenaisiens, ou des ateliers qui se terminent par un forum.

=> Pour le quartier des Blagis, le Conseil a fonctionné mais se limite strictement à la cité des Paradis, sans aborder les perturbations que vont engendrer cet afflux de population et ce très long chantier dans tout le quartier. Ce renouvellement urbain pourrait être traité dans un Comité Thématique Urbanisme.

Association CIVIFAR : site : http://www.civifar.fr/

Mail : asso.civifar@gmail.com

Pour cotiser avec HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/civifar/adhesions/adhesion-civifar/

Réunion à la Maison de Quartier des Paradis : un temps d’échange utile mais pas de décisions concrètes

A la suite des événements dramatiques de ces derniers jours, nous nous sommes rendus, à la réunion organisée par la municipalité à la maison de quartier des Paradis le 5 mai de 17h00 à 19h00 afin d’échanger avec les habitants sur les moyens et dispositifs à déployer pour ce quartier.

Étaient présents à cette réunions le Maire, des élus de la majorité et de l’opposition, un commandant de la police nationale, des agents de la police municipale, le directeur de l’association « Jeunes dans la cité », la responsable du club pré-ados, et quelques habitants impliqués dans le quartier.

Les habitants présents ont mis l’accent sur la richesse et la diversité du quartier des Blagis, le rôle joué par les parents et les « grands » pour guider, aider et accompagner les plus jeunes, sur la nécessité de valoriser les réussites dans le quartier (entrepreneurs notamment dans la fibre optique, sportifs de haut niveau, artistes…) afin de changer l’image du quartier notamment dans le haut de Fontenay.

Ils ont aussi regretté la réduction des activités proposées pour les jeunes à la maison de quartier (soutien scolaire ou activités plus ludiques), la disparition des séjours proposés jadis par le Club pré-ados qui étaient fédérateurs, l’absence d’échanges entre les écoles de la ville pour favoriser la connaissance mutuelle ou le départ de la Mission locale à Bagneux.

Ils ont aussi signalé le manque d’entretien des résidences par le bailleur social.

Ils ont également demandé que la municipalité prenne en charge des actions immédiates de médiation pour favoriser le dialogue et l’écoute.

Ils ont également déploré que la mairie n’embauche pas des gens de leur quartier et espèrent que les entreprises qui interviendront sur l’énorme chantier de rénovation des Blagis donneront effectivement du travail aux habitants.

Laurent Vastel a écouté. Mais il n’a rien annoncé de concret si ce n’est l’installation à terme de caméras de vidéosurveillance quand les rues seront municipalisées. La vidéosurveillance est un levier utile qui peut être dissuasif notamment dans les lieux clos ; elle ne remplacera pourtant jamais la présence humaine et encore moins les actions de prévention.

Le dialogue doit se poursuivre mais il est surtout essentiel d’agir au plus vite pour redonner espoir aux habitants de ce quartier de notre commune.

Astrid Brobecker, Pauline Le Fur & Gilles Mergy

Quartier des Blagis : Association des Locataires des paradis

Source : Page Facebook de l’Association des Locataires des paradis

Le mercredi 5 Mai, à 17H00,M.Le MAIRE a organisé une réunion suite aux événements tragiques qui se sont déroulé sur le site.
L’Association des Locataires étant acteur très présent et très sollicité par les habitants avec une connaissance des demandes, des inquiétudes et des difficultés des Locataires, certains membres se sont rendus à cette rencontre.
Nous avons observé et écouté ce que certains habitants ont revendiqué.
Il n’y a pas eu de propositions concrètes de la Mairie. Aussi, nous avons demandé un RDV auprès du Maire pour connaître l’avancée de leur travail.
Nous rassurons les habitants:
NON, NOUS NE SOMMES PAS CONTRE LE PROJET DE DÉMOLITION/RECONSTRUCTION ! NOTRE SEUL OBJECTIF EST DE DÉFENDRE L’INTÉRÊT DES LOCATAIRES ET DE S’ASSURER QUE LEURS VOLONTÉS SOIENT RESPECTÉS !

Quartier des Blagis : Un jeune tué dans une rixe le 6 avril*, un jeune entre la vie et la mort dans une nouvelle bagarre fin avril.

Nous présentons nos condoléances les plus sincères aux familles, et nous affirmons notre solidarité avec les habitants du quartier.

Certains en tirent argument pour leur « chapelle », pour justifier de casser et construire en neuf. En neuf, donc plus cher, trop cher pour ces jeunes abandonnés depuis longtemps. Un désespoir accru par la pandémie, une absence de perspective, un avenir plombé. Des politiques d’arrière-garde.

Pour ces jeunes écrasés avant d’avoir pu construire un futur, pour leurs familles, pour les plus jeunes comme pour les plus âgés, rénover sans casser les logements, préserver le terrain de basket des Blagis et l’utiliser pour développer le tissu social, proposer des formations ouvrant immédiatement sur un emploi stable, c’est possible, nous en avons souvent parlé dans ce blog.

Et pour un futur apaisé, agir très tôt. Le groupe scolaire de la Roue, enseignants, psychologue scolaire et ses collègues du Rased, médecin scolaire, personnel municipal,  font un travail remarquable, dans des conditions parfois difficiles. Mais après l’école ? Mais le mercredi et les week-ends ? Mais pendant les pauses méridiennes (heures de cantine) ? La Ville (crèches, écoles maternelles, écoles élémentaires), puis le Département quand il s’agit du collège (Collège des Ormeaux) ont un rôle capital, pour assurer la prévention indispensable à certaines familles, en s’appuyant quand c’est nécessaire sur la police municipale et la police nationale. Et en renforçant les équipes éducatives du périscolaire, du Club pré-ados, avec des objectifs de réussite éducative.

Ne pas chasser ni laisser pourrir, ne pas sur-densifier, mais éduquer, dialoguer, construire des avenirs pour ces jeunes.  C’est un engagement  humain, citoyen, solidaire, c’est lent, c’est long, c’est autre chose que les effets de manche ou les déplacements de population, ce sont nos futurs.

Suzanne Bourdet   Michel Faye

http://www.pourfontenay.fr/blog/les-paradis-meritent-mieux

Reconstruire l’ESCALE

Selon certaines sources, l’incident du jeudi 29 avril est le résultat d’une bagarre entre une bande venue de Bagneux et de jeunes des Blagis à laquelle a mis fin la police. Les explosions entendues (quatre) auraient été bien identifiées par un amateur artificier comme des coups de pistolet (deux armes différentes) et non comme le départ de feux d’artifice. Un membre du soutien scolaire qui habite dans le quartier a confirmé le tir d’armes à feu.

Ce genre d’incident n’est visiblement pas le 1er. Mais l’usage d’armes à feu en plein jour (il était environ 19h) paraît plutôt nouveau. En tout cas cela me paraît inadmissible de laisser ce genre de choses se produire dans le périmètre même de Fontenay-aux-Roses.  Hélas, cette situation n’est pas le résultat d’une génération spontanée, mais a des causes anciennes bien connues, que beaucoup veulent oublier…

Petit retour en arrière.

La construction de la maison de quartier a été décidée par le maire MOIZAN et a été terminée début 1991, date à laquelle il a créé l’association l’ESCALE pour assurer le fonctionnement de la maison. Quand BUCHET est devenu maire, en 1994, il en a hérité. Suite à des conflits graves entre le personnel et le conseil d’administration, il a dissout l’ESCALE fin 1999. L’ASAP, association de soutien scolaire actuelle a été créé début 2000.

J’ai été membre de l’association à partir de 1996, comme animateur de soutien scolaire, et me suis progressivement intégré au ÇA, jusqu’à être candidat à la Présidence… ce qui n’a pas vraiment plu au maire, et achevé sa décision de fermeture…

L’ESCALE dans ses années que j’ai connues était une association solide, dotée de 13 personnes équivalent temps plein et d’un budget de 600 000 Euros … et d’un directeur costaud. L’association assurait la coordination des activités sociales et culturelles. Surtout elle connaissait les familles et les réseaux et savait où aller chercher en cas de problème… Ce n’était pas de tout repos. Je me rappelle le directeur me dire: quand je suis arrivé, il nous a fallu trois ans pour reprendre la main aux grands frères…

Cela fait plus de 10 ans que l’association a disparu. La mauvaise herbe a poussé et elle donne ses graines… On a pris des mesures cosmétiques: nommé un gardien, un directeur, un maire adjoint qui ne sortent pas de leur bureau, et font ce qu’ils peuvent dans leur coin,  c’est à dire rien. Il faut une équipe forte, neutre, structurée, soutenue et bien financée.

Les mêmes causes ne pouvant que conduire aux mêmes effets, il est indispensable de recréer une structure socioculturelle pour reprendre le travail.

 Nous connaissons tous au moins deux maires du voisinage qui auraient battu la campagne au département, à la région, à Bruxelles pour obtenir un soutien concret.

Avons-nous ce maire?

Michel Bayet.

Drame des Blagis – Soutien des élus de l’opposition

Suite au nouveau drame survenu mardi dernier, nous souhaitons apporter tout notre soutien à la famille, et aux amis de la victime et espérons, comme tous, que la dernière victime se rétablisse pleinement.

 Nous partageons l’émotion des habitant.es du quartier et des fontenaisien.nes. Nous espérons que le maire mette en place une cellule d’écoute médico-psychologique pour celles et ceux qui le souhaitent et des moyens supplémentaires pour des actions de prévention.

Gilles Mergy, Pauline Le Fur, Maxime Messier, Léa-Iris Poggi, Pierre Kathola, Sonia Gouja, Jean-Yves Sommier, Astrid Brobecker

Redonner espoir pour les Blagis

Un jeune fontenaisien de 17 ans grièvement blessé aux Blagis est, à l’heure où l’on écrit ces lignes, entre la vie et la mort en réanimation. Il y a moins d’un mois, un autre jeune y décédait suite à un coup de couteau. Nous tenons à apporter notre soutien aux familles frappées par cette violence ainsi qu’aux habitants du quartier.

Nous voulons aussi rappeler que ce quartier et ses habitants méritent mieux que d’être stigmatisés par la violence. C’est le quartier de Fontenay-aux-Roses, le plus populaire et le plus jeune. Il mérite mieux que d’être délaissé mais au contraire doit de nouveau être plus aidé.

Pendant des années en effet, des moyens importants lui étaient apportés par l’Etat, la Région, le Département et bien sûr la Ville. Car, de plus, le bailleur social (Hauts-de-Seine Habitat auparavant Office départemental d’HLM des Hauts-de-Seine), ne répondait pas aux demandes des habitants et des élus de l’époque et s’affranchissait de ses obligations de propriétaire en laissant se dégrader le bâti notamment.

Une maison de quartier (« L’ESCALE »), des espaces extérieurs avec aires de jeux et des terrains de sports, une crèche, un lieu de formation à l’informatique y avaient notamment été créés et financés de façon importante par les acteurs de la politique de la ville. Le désenclavement du quartier était aussi à l’ordre du jour avec la création de bus (le petit Fontenaisien et le 394) et d’un cheminement piétonnier pour rejoindre le RER. Le groupe scolaire de la Roue était une priorité communale. La priorité était aussi donnée au club de prévention « Jeunes dans la Cité » qui était doté alors de 6 éducateurs de rue, c’était un record départemental que nous exigions du Département qui a la compétence de la prévention spécialisée.

Bien sûr, certains problèmes demeuraient au regard des difficultés sociales et économiques des habitants, mais les plus âgées étaient aidés par la ville et le Département, les jeunes bénéficiaient d’une écoute particulière à la Mission locale installée alors à la maison de l’emploi (déménagée à Bagneux depuis peu) face au chômage qui les touchait déjà particulièrement. Nous luttions contre les trafics en tous genres et nous agissions pour donner l’espoir de mieux gagner sa vie en travaillant et en s’éduquant. Le civisme et le respect de l’autre, la sensibilisation de tous, l’éducation parentale, la formation dès l’école, la culture et l’expression artistique, le sport, rien n’était laissé de côté pour ce quartier et ses habitants qui en avaient besoin, la confiance revenait et tous les Fontenaisiens comprenaient cette priorité pour ce quartier.

Mais voilà que depuis quelques années, la politique a changé et ce quartier est de nouveau délaissé. Il faut reconnaître que tout n’est pas de la responsabilité de l’actuelle municipalité car la sortie de la politique de la ville a été imposée par l’Etat même si la nouvelle municipalité ne s’y est pas opposée entrainant la fuite des crédits y compris départementaux mais aussi municipaux… l’argent allait ailleurs et plus dans ce quartier.

La municipalité d’aujourd’hui associée au bailleur n’a plus qu’un seul objectif, démolir la cité et faire partir tous ses habitants (sous prétexte de présence d’amiante cachée par le bailleur aux habitants et aux élus jusqu’en 2014), sans même étudier sa réhabilitation, en fait pour y créer 600 logements supplémentaires, privés donc chers et inaccessibles, logements de standing devenus l’alpha et l’oméga de la municipalité ici comme dans toute la ville et ce au détriment des espaces verts et d’une sur-densification qui ne fera qu’aggraver les choses.

L’actualité aggravée par le contexte sanitaire nous rappelle à tous que ce quartier a besoin d’être de nouveau aidé prioritairement, ses logements réhabilités et ses espaces extérieurs améliorés, ses habitants soutenus, ses jeunes valorisés, la prévention développée. C’est à cette priorité politique que nous avons toujours portée et soutenue, que nous appelons de nos vœux et sommes à la disposition de tous les habitants du quartier pour les soutenir et les aider à convaincre municipalité et bailleur.

Pascal BUCHET

Maire honoraire de Fontenay aux Roses (1994-2014)

Fontenay aux Roses : deuxième meurtre d’un jeune des Blagis pour un règlement de comptes d’un traffic de drogues

Les Faits :

  • Mardi 7 janvier 2020, un jeune homme de 20 ans a reçu un coup de couteau au cours d’une rixe aux Blagis qui a impliqué une dizaine de personnes. Dans le même temps, les forces de l’ordre ont mis la main sur deux jeunes hommes. Ils sont âgés de 19 ans et ont été interpellés à proximité de la rue où s’est déroulée la rixe. Mercredi 8 janvier, ils étaient encore en garde à vue dans le commissariat de Bagneux chargé de l’enquête.
  • Le Mardi 6 Avril 2021, un jeune homme de 20 ans a été tué mardi après-midi. Un garçon du quartier, frappé d’un coup de lame, qui aurait atteint une artère et engendré une hémorragie fatale. Le service départemental de police judiciaire (SDPJ 92) n’a pas encore cerné de suspect. Les premières investigations ne permettent pas de définir dès à présent un mobile. Mais la piste d’un conflit lié au trafic de stupéfiants et à la cité voisine, Les Blagis, à Sceaux, tient la corde. D’autant que la jeune victime était connue des autorités judiciaires, « mais pas particulièrement pour trafic de produits stupéfiants » selon un proche de l’enquête.
  • Le jeudi 29 Avril 202, un jeune homme de 17 ans aurait été tué par des jeunes venus d’autres quartiers, extérieurs à Fontenay, liés à un traffic de stupéfiants. En fait, ce jeune est dans le coma

Réactions

Laurent Vastel, Maire de Fontenay aux Roses 

Source : https://fontenayavenir.wordpress.com/2021/04/30/non-a-la-violence/

J’ai été appelé hier soir en urgence aux Blagis où un jeune Fontenaisien a été sauvagement agressé. Les médecins étaient hier soir très pessimistes sur ses chances de survie. Aucun parent ne devrait vivre un tel drame, et mes pensées vont en premier lieu à sa mère, son frère, sa famille et ses amis. Mourir à 17 ans est un drame intolérable, impensable à Fontenay-aux-Roses. Les premiers éléments communiqués hier par la police semblent indiquer que les responsables de cet assassinat seraient des jeunes venus d’autres quartiers, liés à un trafic de stupéfiants, l’enquête est en cours.

Il y a quelques semaines, un autre jeune Fontenaisien de 20 ans a été assassiné aux Blagis, quelques semaines après sa sortie de prison, et la police privilégie l’hypothèse d’un règlement de compte. Restent ici encore la douleur des familles et des proches, l’émotion de tous ceux, y compris les agents de la ville, qui l’avaient vu grandir dans le quartier et basculer dans la délinquance.

Entre ces deux évènements, à plusieurs reprises, les polices municipale et nationale ont dû essuyer des tirs de mortier de feux d’artifice, là encore par des jeunes n’habitant pas le quartier et qui tentent d’y imposer leur loi.

Cette spirale de violence est consternante, elle n’est pas pour autant surprenante. Dans tous les quartiers de France construits dans l’urgence des années 50 et 60 où on a ainsi concentré la fragilité sociale, parfois la grande pauvreté, dans le cadre d’un urbanisme qui fait de ces quartiers des enclaves coupées de la ville, au statut de propriété privée rendant difficile l’intervention des services de l’Etat, dont les constructions, de qualité médiocre, se dégradent anormalement vite, on voit aujourd’hui les mêmes dérives, l’insécurité, la violence, née de la perte de l’égalité des chances et de l’absence de repères.

Ces dérives ne sont pas inéluctables. C’est pourquoi le projet de reconstruction des Blagis actuellement en cours a aussi pour objectif de lutter contre la ghettoïsation en revalorisant le quartier, en réintégrant ses rues dans le domaine municipal, permettant l’intégration au dispositif de vidéoprotection, en redonnant une vraie qualité de vie à chacun. Cette démarche est seule à même de restaurer durablement la sécurité de tous et de donner toutes les chances à nos jeunes des Blagis. Certains élus de la république qui veulent toujours nous faire croire qu’un simple ravalement de façade et quelques travaux d’isolation suffiraient aux Blagis et qui s’évertuent à ralentir par tous moyens, y compris juridiques, le projet, relèvent au mieux de l’inconscience, au pire de l’irresponsabilité.

J’ai convoqué dès ce matin un conseil local de sécurité en urgence, afin d’évoquer avec les services de l’Etat les mesures qui, à court terme, sont nécessaire pour tenter d’enrayer ce processus dramatique. Je présente, au nom de toute l’équipe municipale, toutes mes condoléances à la famille.”

Gilles Mergy, élu du Groupe Ateliers Fontenaisiens

Source : http://www.ateliersfontenaisiens.fr/les-drames-aux-blagis-doivent-tous-nous-interpeller/

A quelques semaines d’intervalle, deux drames sont survenus aux Blagis. Après l’assassinat d’un jeune de 20 ans, un jeune de 17 ans se trouve à l’heure actuelle dans le coma entre la vie et la mort.

Les enquêtes de police sont en cours pour expliciter les circonstances précises de ces deux drames.

Je voudrais tout d’abord adresser à leurs familles, leurs proches, leurs amis ma plus profonde compassion dans ces moments terribles qu’ils sont en train de vivre.

Nous sommes tous dans la consternation et envahis d’une immense tristesse de voir la jeunesse de notre ville être la cible d’une telle violence.

Nous sommes tous fontenaisiens et tout ce qui touche aux personnes de notre ville nous touche et nous meurtrit. Je suis père et aucun parent ne souhaite vivre cela.

L’heure est au recueillement. L’heure est à la solidarité et à la fraternité au sein de notre ville.

C’est pourquoi, je déplore la tribune de notre Maire actuel profitant de ce drame pour faire la promotion de son programme de rénovation du quartier, assenant au passage des contrevérités.

Je ne veux en aucun cas heurter les familles de ces jeunes et je n’aurais pas été plus loin sans les remarques envers les habitants du quartier et les attaques insidieuses dont les élus que nous sommes avons fait l’objet dans cette tribune du Maire.

Nous contestons vigoureusement avoir œuvré pour empêcher la réhabilitation du quartier des Blagis et avoir déposé des recours. Cela est faux. Nous n’avons fait que contester, dans le cadre de notre mandat et en Conseil Municipal, les choix de la municipalité actuelle dans ce projet de réhabilitation car nous pensons que nos amis, nos voisins, habitant ce quartier depuis de nombreuses années maintenant, ne pourront pas s’y reloger après la reconstruction.

Si les conditions de vie des habitants du quartier n’étaient pas optimales avant 2014, elles se sont fortement dégradées depuis, en raison de l’abandon du quartier par le bailleur social Hauts de Seine Habitat (absence d’entretien des logements et de l’espace public, interventions très tardives pour effectuer les réparations, suppression de postes de gardiens,…). Le Maire et la municipalité ne sont pas intervenus pour rappeler à ce bailleur social ses obligations de propriétaires.

Le Maire ne s’intéresse à ce quartier qu’au travers d’un projet de démolition-reconstruction qui conduira à densifier ce quartier, à supprimer des places de stationnement gratuites et des espaces verts.  Beaucoup de locataires ne pourront plus continuer à y vivre en dépit des liens familiaux et amicaux qu’ils y ont tissés.

Nous défendions un projet alternatif de réhabilitation complète (pas juste la rénovation de quelques façades comme l’écrit le Maire). Cette réhabilitation approfondie de logements sociaux a été conduite par de nombreux bailleurs sociaux comme cet exemple portant sur 530 logements rénovés à Bordeaux (https://www.lacatonvassal.com/index.php?idp=80#)

La réhabilitation complète est plus rapide, moins coûteuse, plus écologique et tout aussi qualitative pour les habitants.

Le Maire l’a repoussée car sa priorité aux Blagis, à Scarron-Sorrières comme en centre-ville est de construire encore et toujours de nouveaux logements à rebours des avis de tous les experts dans le domaine de la santé qui recommandent pourtant de dé-densifier la ville de demain.

Contrairement à certains quartiers de logements sociaux construits dans notre pays, le quartier des Blagis est certes excentré par rapport au centre-ville, mais il n’est pas enclavé et il est plutôt bien desservi par les transports en commun. Il dispose d’installations sportives de qualité et d’une maison de quartier. Celle-ci accueillait de nombreuses activités culturelles ou de loisirs jusqu’en 2014 et y contribuait à favoriser le “vivre ensemble”. Ces activités se sont progressivement réduites depuis 2014.

Bien que l’association “Jeunes dans la Cité” fasse un travail remarquable dans ce quartier, les politiques de prévention ont été aussi réduites comme peau de chagrin par L. Vastel. Alors que la ville de Bagneux par exemple emploie plusieurs médiateurs, ce n’est pas le cas à Fontenay-aux-Roses.

Il apparait, à la lecture de cette tribune elle-même, que les agresseurs sont extérieurs à Fontenay et au quartier.

Aussi, faut-il alors au Maire penser à des moyens pour renforcer la sécurité du quartier et de ces habitants ?

Sa proposition de mettre en place une permanence qui sera ouverte dans une quinzaine de jours n’est pas non plus à la hauteur du besoin immédiat d’écoute et d’accompagnement psychologique exprimé par les habitants du quartier et notamment les plus jeunes. C’est dès maintenant qu’il faut agir

J’adresse aux familles et aux proches de ces jeunes, encore une fois, toutes mes pensées et mon soutien.”

Pascal Buchet, ancien Maire de Fontenay

“Soutien à la famille et pensée au jeune grièvement agressé aux Blagis en réanimation.
Halte à la violence.
Redonner plus de moyens pour ce quartier.

Commentaires sur la page Facebook de Tu Sais Que Tu Viens De Fontenay Aux Roses Quand…

Gueda Diaw Gadio

“Je verse ma colère profonde sur ce groupe car cela fait plus de trente ans que je suis fontenaysienne donc je me permet!!!
ÇA FAIT 2 PETITS JEUNES DÉCÉDÉ AU BLAGIS en quelques semaine d’intervalle 😭😭😭😭😭 ILS ONT ÉTAIENT ASSASSINER 😡😡😡 qu’est-ce LE Maire fait pour ces jeunes ?!!! Apres le premier meurtre qu’il y’a eu je n’ai pas constaté de nouvelle mise en place pour le quartier des Blagis !!! il n’y a pas de médiateur ni d’éducateur spécialisé pour discuter avec eux,les orienter,les conseillers être dans le quartier😡😡comme dans certaine ville, BAGNEUX PAR EXEMPLE ILS ONT DES MÉDIATEURS QUI SE PROMÈNE DANS LA VILLE ,discute avec les jeunes si ils voient des rassemblements vont voir ce qu’il passe essaie de mettre fin aux querelles inutile! ca ce sont des bonnes initiative il en faudrait même DE NUIT 😡😡 ne serait ce qu un lieu d’accueil le soir ouvert pour ces jeunes qui sont malheureusement dehors.ON SE SENT PLUS EN SÉCURITÉ c’est INADMISSIBLE !!! Le JDLC fait de son possible on les remercies pour tout ce qu’il font mais il faut plus d’intervenant au cœur du quartier pour notre beau quartier délaissé !!! On ne voit le maire que quand il y’a les élections ou dès qu’il y a un drame!!!! Ce n’est pas normal C’est malheureux pour notre quartier et notre jeunesse.”
“Les seuls présents sur le quartier c’est le JDLC et c’est bien les seuls qui traitent les jeunes de ce quartier avec dignité !! Quand la mairie défini le jeune Benjamin décédé debut avril de « jeune délinquant fraîchement sortie de prison » le JDLC le défini comme un « jeune motivé a vouloir s’en sortir dans la vie »
Laurent Vastel
“Cher monsieur
Je comprends votre colère mais elle ne doit pas se tromper de cible
Nous tenons une permanence municipale tous les 15 jours à la maison de quartier, JDLC mène en effet une action de qualité avec des éducateurs spécialisés et la mairie ouvre le 15 mai prochain un nouveau lieu d’accueil aux Blagis pour les 11-18 et les 18-25 ans
Quant à la rénovation du quartier elle a commencé”
Gilles Mergy 
Toutes mes condoléances à la famille et aux proches de ce jeune homme. C’est un nouveau drame horrible qui survient aux blagis
Nous devons tous nous mobiliser pour préserver le calme et le sécurité aux blagis et faire en sorte que le bailleur social renforce le nombre de gardiens et améliore l’entretien des résidences.
Gueda Diaw Gadio
“Je présente toute mes excuses à la famille du petit jeune concernant ma publication car On a appris hier soir la confirmation que le petit n’est pas décédé mais dans le coma, je me suis appuyé sur le communiqué du MAIRE qui parle d’assassinat !!!
ÇA NE CHANGE PAS NOS AVIS SUR LES DISPOSITIFS QU’IL FAUT METTRE EN PLACE POUR NOTRE QUARTIER POUR ÉVITER CE GENRE DE DRAME…
Nos prières t’accompagnent .”
Des dou’as pour un de nos jeunes entre le vie et la mort.
Après avoir échangé avec sa mère ce soir, c’est avec beaucoup de tristesse qu’elle nous a annoncé que son état est critique mais stable (contrairement aux fausses rumeurs sur sa mort), et elle demande de redoubler d’invocations.
Nous demandons à ‘Allah ta3ala qu’il guerisse notre petit frère de la meilleure des guérisons et qu’il facilite à sa famille et leur accorde la patience.
Nous appelons cette jeunesse à prendre conscience de la gravité de ses actes.
*Pour rappel, Le Prophète ﷺ a dit : « L’homme fort n’est pas celui qui est fort en lutte, mais c’est celui qui se maitrise sous l’emprise de la colère. » [Bukhari et Muslim, riyad as-salihin n°45]*
*قال النبي ﷺ:‏ « ‏ليس الشديد بالصرعة، إنما الشديد الذى يملك نفسه عند الغضب‏ »‏ ‏متفق عليه، كتاب رياض الصالحين ٤٧*
Mais nous appelons aussi les parents à être responsables , ainsi que tous les acteurs (municipaux, sociaux, associatifs etc.. . ) de cette ville à redoubler d’efforts dans nos divers rôles. C’est en travaillant localement que nous pourrons améliorer le quotidien.
Un mort dernièrement (rahmatoullah 3alayh, qu’Allah lui fasse miséricorde), un dans un état critique aujourd’hui…..des mères en pleurs et des familles meutries… ce sont des images insoutenables. Ce qui arrive n’est pas nouveau, mais ne doit pas sembler normal pour autant.
Ne baissons pas les bras et ne tombons pas dans le fatalisme, mais surtout perséverons chacun à notre échelle pour tenter d’ameliorer le quotidien !
Tout notre soutien à la famille.
Qu’Allah accepte nos dou3as et nos oeuvres en ce mois béni.