Réunion à la Maison de Quartier des Paradis : un temps d’échange utile mais pas de décisions concrètes

A la suite des événements dramatiques de ces derniers jours, nous nous sommes rendus, à la réunion organisée par la municipalité à la maison de quartier des Paradis le 5 mai de 17h00 à 19h00 afin d’échanger avec les habitants sur les moyens et dispositifs à déployer pour ce quartier.

Étaient présents à cette réunions le Maire, des élus de la majorité et de l’opposition, un commandant de la police nationale, des agents de la police municipale, le directeur de l’association « Jeunes dans la cité », la responsable du club pré-ados, et quelques habitants impliqués dans le quartier.

Les habitants présents ont mis l’accent sur la richesse et la diversité du quartier des Blagis, le rôle joué par les parents et les « grands » pour guider, aider et accompagner les plus jeunes, sur la nécessité de valoriser les réussites dans le quartier (entrepreneurs notamment dans la fibre optique, sportifs de haut niveau, artistes…) afin de changer l’image du quartier notamment dans le haut de Fontenay.

Ils ont aussi regretté la réduction des activités proposées pour les jeunes à la maison de quartier (soutien scolaire ou activités plus ludiques), la disparition des séjours proposés jadis par le Club pré-ados qui étaient fédérateurs, l’absence d’échanges entre les écoles de la ville pour favoriser la connaissance mutuelle ou le départ de la Mission locale à Bagneux.

Ils ont aussi signalé le manque d’entretien des résidences par le bailleur social.

Ils ont également demandé que la municipalité prenne en charge des actions immédiates de médiation pour favoriser le dialogue et l’écoute.

Ils ont également déploré que la mairie n’embauche pas des gens de leur quartier et espèrent que les entreprises qui interviendront sur l’énorme chantier de rénovation des Blagis donneront effectivement du travail aux habitants.

Laurent Vastel a écouté. Mais il n’a rien annoncé de concret si ce n’est l’installation à terme de caméras de vidéosurveillance quand les rues seront municipalisées. La vidéosurveillance est un levier utile qui peut être dissuasif notamment dans les lieux clos ; elle ne remplacera pourtant jamais la présence humaine et encore moins les actions de prévention.

Le dialogue doit se poursuivre mais il est surtout essentiel d’agir au plus vite pour redonner espoir aux habitants de ce quartier de notre commune.

Astrid Brobecker, Pauline Le Fur & Gilles Mergy

Quartier des Blagis : Association des Locataires des paradis

Source : Page Facebook de l’Association des Locataires des paradis

Le mercredi 5 Mai, à 17H00,M.Le MAIRE a organisé une réunion suite aux événements tragiques qui se sont déroulé sur le site.
L’Association des Locataires étant acteur très présent et très sollicité par les habitants avec une connaissance des demandes, des inquiétudes et des difficultés des Locataires, certains membres se sont rendus à cette rencontre.
Nous avons observé et écouté ce que certains habitants ont revendiqué.
Il n’y a pas eu de propositions concrètes de la Mairie. Aussi, nous avons demandé un RDV auprès du Maire pour connaître l’avancée de leur travail.
Nous rassurons les habitants:
NON, NOUS NE SOMMES PAS CONTRE LE PROJET DE DÉMOLITION/RECONSTRUCTION ! NOTRE SEUL OBJECTIF EST DE DÉFENDRE L’INTÉRÊT DES LOCATAIRES ET DE S’ASSURER QUE LEURS VOLONTÉS SOIENT RESPECTÉS !

Quartier des Blagis : Un jeune tué dans une rixe le 6 avril*, un jeune entre la vie et la mort dans une nouvelle bagarre fin avril.

Nous présentons nos condoléances les plus sincères aux familles, et nous affirmons notre solidarité avec les habitants du quartier.

Certains en tirent argument pour leur « chapelle », pour justifier de casser et construire en neuf. En neuf, donc plus cher, trop cher pour ces jeunes abandonnés depuis longtemps. Un désespoir accru par la pandémie, une absence de perspective, un avenir plombé. Des politiques d’arrière-garde.

Pour ces jeunes écrasés avant d’avoir pu construire un futur, pour leurs familles, pour les plus jeunes comme pour les plus âgés, rénover sans casser les logements, préserver le terrain de basket des Blagis et l’utiliser pour développer le tissu social, proposer des formations ouvrant immédiatement sur un emploi stable, c’est possible, nous en avons souvent parlé dans ce blog.

Et pour un futur apaisé, agir très tôt. Le groupe scolaire de la Roue, enseignants, psychologue scolaire et ses collègues du Rased, médecin scolaire, personnel municipal,  font un travail remarquable, dans des conditions parfois difficiles. Mais après l’école ? Mais le mercredi et les week-ends ? Mais pendant les pauses méridiennes (heures de cantine) ? La Ville (crèches, écoles maternelles, écoles élémentaires), puis le Département quand il s’agit du collège (Collège des Ormeaux) ont un rôle capital, pour assurer la prévention indispensable à certaines familles, en s’appuyant quand c’est nécessaire sur la police municipale et la police nationale. Et en renforçant les équipes éducatives du périscolaire, du Club pré-ados, avec des objectifs de réussite éducative.

Ne pas chasser ni laisser pourrir, ne pas sur-densifier, mais éduquer, dialoguer, construire des avenirs pour ces jeunes.  C’est un engagement  humain, citoyen, solidaire, c’est lent, c’est long, c’est autre chose que les effets de manche ou les déplacements de population, ce sont nos futurs.

Suzanne Bourdet   Michel Faye

http://www.pourfontenay.fr/blog/les-paradis-meritent-mieux

Reconstruire l’ESCALE

Selon certaines sources, l’incident du jeudi 29 avril est le résultat d’une bagarre entre une bande venue de Bagneux et de jeunes des Blagis à laquelle a mis fin la police. Les explosions entendues (quatre) auraient été bien identifiées par un amateur artificier comme des coups de pistolet (deux armes différentes) et non comme le départ de feux d’artifice. Un membre du soutien scolaire qui habite dans le quartier a confirmé le tir d’armes à feu.

Ce genre d’incident n’est visiblement pas le 1er. Mais l’usage d’armes à feu en plein jour (il était environ 19h) paraît plutôt nouveau. En tout cas cela me paraît inadmissible de laisser ce genre de choses se produire dans le périmètre même de Fontenay-aux-Roses.  Hélas, cette situation n’est pas le résultat d’une génération spontanée, mais a des causes anciennes bien connues, que beaucoup veulent oublier…

Petit retour en arrière.

La construction de la maison de quartier a été décidée par le maire MOIZAN et a été terminée début 1991, date à laquelle il a créé l’association l’ESCALE pour assurer le fonctionnement de la maison. Quand BUCHET est devenu maire, en 1994, il en a hérité. Suite à des conflits graves entre le personnel et le conseil d’administration, il a dissout l’ESCALE fin 1999. L’ASAP, association de soutien scolaire actuelle a été créé début 2000.

J’ai été membre de l’association à partir de 1996, comme animateur de soutien scolaire, et me suis progressivement intégré au ÇA, jusqu’à être candidat à la Présidence… ce qui n’a pas vraiment plu au maire, et achevé sa décision de fermeture…

L’ESCALE dans ses années que j’ai connues était une association solide, dotée de 13 personnes équivalent temps plein et d’un budget de 600 000 Euros … et d’un directeur costaud. L’association assurait la coordination des activités sociales et culturelles. Surtout elle connaissait les familles et les réseaux et savait où aller chercher en cas de problème… Ce n’était pas de tout repos. Je me rappelle le directeur me dire: quand je suis arrivé, il nous a fallu trois ans pour reprendre la main aux grands frères…

Cela fait plus de 10 ans que l’association a disparu. La mauvaise herbe a poussé et elle donne ses graines… On a pris des mesures cosmétiques: nommé un gardien, un directeur, un maire adjoint qui ne sortent pas de leur bureau, et font ce qu’ils peuvent dans leur coin,  c’est à dire rien. Il faut une équipe forte, neutre, structurée, soutenue et bien financée.

Les mêmes causes ne pouvant que conduire aux mêmes effets, il est indispensable de recréer une structure socioculturelle pour reprendre le travail.

 Nous connaissons tous au moins deux maires du voisinage qui auraient battu la campagne au département, à la région, à Bruxelles pour obtenir un soutien concret.

Avons-nous ce maire?

Michel Bayet.

Drame des Blagis – Soutien des élus de l’opposition

Suite au nouveau drame survenu mardi dernier, nous souhaitons apporter tout notre soutien à la famille, et aux amis de la victime et espérons, comme tous, que la dernière victime se rétablisse pleinement.

 Nous partageons l’émotion des habitant.es du quartier et des fontenaisien.nes. Nous espérons que le maire mette en place une cellule d’écoute médico-psychologique pour celles et ceux qui le souhaitent et des moyens supplémentaires pour des actions de prévention.

Gilles Mergy, Pauline Le Fur, Maxime Messier, Léa-Iris Poggi, Pierre Kathola, Sonia Gouja, Jean-Yves Sommier, Astrid Brobecker

Redonner espoir pour les Blagis

Un jeune fontenaisien de 17 ans grièvement blessé aux Blagis est, à l’heure où l’on écrit ces lignes, entre la vie et la mort en réanimation. Il y a moins d’un mois, un autre jeune y décédait suite à un coup de couteau. Nous tenons à apporter notre soutien aux familles frappées par cette violence ainsi qu’aux habitants du quartier.

Nous voulons aussi rappeler que ce quartier et ses habitants méritent mieux que d’être stigmatisés par la violence. C’est le quartier de Fontenay-aux-Roses, le plus populaire et le plus jeune. Il mérite mieux que d’être délaissé mais au contraire doit de nouveau être plus aidé.

Pendant des années en effet, des moyens importants lui étaient apportés par l’Etat, la Région, le Département et bien sûr la Ville. Car, de plus, le bailleur social (Hauts-de-Seine Habitat auparavant Office départemental d’HLM des Hauts-de-Seine), ne répondait pas aux demandes des habitants et des élus de l’époque et s’affranchissait de ses obligations de propriétaire en laissant se dégrader le bâti notamment.

Une maison de quartier (« L’ESCALE »), des espaces extérieurs avec aires de jeux et des terrains de sports, une crèche, un lieu de formation à l’informatique y avaient notamment été créés et financés de façon importante par les acteurs de la politique de la ville. Le désenclavement du quartier était aussi à l’ordre du jour avec la création de bus (le petit Fontenaisien et le 394) et d’un cheminement piétonnier pour rejoindre le RER. Le groupe scolaire de la Roue était une priorité communale. La priorité était aussi donnée au club de prévention « Jeunes dans la Cité » qui était doté alors de 6 éducateurs de rue, c’était un record départemental que nous exigions du Département qui a la compétence de la prévention spécialisée.

Bien sûr, certains problèmes demeuraient au regard des difficultés sociales et économiques des habitants, mais les plus âgées étaient aidés par la ville et le Département, les jeunes bénéficiaient d’une écoute particulière à la Mission locale installée alors à la maison de l’emploi (déménagée à Bagneux depuis peu) face au chômage qui les touchait déjà particulièrement. Nous luttions contre les trafics en tous genres et nous agissions pour donner l’espoir de mieux gagner sa vie en travaillant et en s’éduquant. Le civisme et le respect de l’autre, la sensibilisation de tous, l’éducation parentale, la formation dès l’école, la culture et l’expression artistique, le sport, rien n’était laissé de côté pour ce quartier et ses habitants qui en avaient besoin, la confiance revenait et tous les Fontenaisiens comprenaient cette priorité pour ce quartier.

Mais voilà que depuis quelques années, la politique a changé et ce quartier est de nouveau délaissé. Il faut reconnaître que tout n’est pas de la responsabilité de l’actuelle municipalité car la sortie de la politique de la ville a été imposée par l’Etat même si la nouvelle municipalité ne s’y est pas opposée entrainant la fuite des crédits y compris départementaux mais aussi municipaux… l’argent allait ailleurs et plus dans ce quartier.

La municipalité d’aujourd’hui associée au bailleur n’a plus qu’un seul objectif, démolir la cité et faire partir tous ses habitants (sous prétexte de présence d’amiante cachée par le bailleur aux habitants et aux élus jusqu’en 2014), sans même étudier sa réhabilitation, en fait pour y créer 600 logements supplémentaires, privés donc chers et inaccessibles, logements de standing devenus l’alpha et l’oméga de la municipalité ici comme dans toute la ville et ce au détriment des espaces verts et d’une sur-densification qui ne fera qu’aggraver les choses.

L’actualité aggravée par le contexte sanitaire nous rappelle à tous que ce quartier a besoin d’être de nouveau aidé prioritairement, ses logements réhabilités et ses espaces extérieurs améliorés, ses habitants soutenus, ses jeunes valorisés, la prévention développée. C’est à cette priorité politique que nous avons toujours portée et soutenue, que nous appelons de nos vœux et sommes à la disposition de tous les habitants du quartier pour les soutenir et les aider à convaincre municipalité et bailleur.

Pascal BUCHET

Maire honoraire de Fontenay aux Roses (1994-2014)

Fontenay aux Roses : deuxième meurtre d’un jeune des Blagis pour un règlement de comptes d’un traffic de drogues

Les Faits :

  • Mardi 7 janvier 2020, un jeune homme de 20 ans a reçu un coup de couteau au cours d’une rixe aux Blagis qui a impliqué une dizaine de personnes. Dans le même temps, les forces de l’ordre ont mis la main sur deux jeunes hommes. Ils sont âgés de 19 ans et ont été interpellés à proximité de la rue où s’est déroulée la rixe. Mercredi 8 janvier, ils étaient encore en garde à vue dans le commissariat de Bagneux chargé de l’enquête.
  • Le Mardi 6 Avril 2021, un jeune homme de 20 ans a été tué mardi après-midi. Un garçon du quartier, frappé d’un coup de lame, qui aurait atteint une artère et engendré une hémorragie fatale. Le service départemental de police judiciaire (SDPJ 92) n’a pas encore cerné de suspect. Les premières investigations ne permettent pas de définir dès à présent un mobile. Mais la piste d’un conflit lié au trafic de stupéfiants et à la cité voisine, Les Blagis, à Sceaux, tient la corde. D’autant que la jeune victime était connue des autorités judiciaires, « mais pas particulièrement pour trafic de produits stupéfiants » selon un proche de l’enquête.
  • Le jeudi 29 Avril 202, un jeune homme de 17 ans aurait été tué par des jeunes venus d’autres quartiers, extérieurs à Fontenay, liés à un traffic de stupéfiants. En fait, ce jeune est dans le coma

Réactions

Laurent Vastel, Maire de Fontenay aux Roses 

Source : https://fontenayavenir.wordpress.com/2021/04/30/non-a-la-violence/

J’ai été appelé hier soir en urgence aux Blagis où un jeune Fontenaisien a été sauvagement agressé. Les médecins étaient hier soir très pessimistes sur ses chances de survie. Aucun parent ne devrait vivre un tel drame, et mes pensées vont en premier lieu à sa mère, son frère, sa famille et ses amis. Mourir à 17 ans est un drame intolérable, impensable à Fontenay-aux-Roses. Les premiers éléments communiqués hier par la police semblent indiquer que les responsables de cet assassinat seraient des jeunes venus d’autres quartiers, liés à un trafic de stupéfiants, l’enquête est en cours.

Il y a quelques semaines, un autre jeune Fontenaisien de 20 ans a été assassiné aux Blagis, quelques semaines après sa sortie de prison, et la police privilégie l’hypothèse d’un règlement de compte. Restent ici encore la douleur des familles et des proches, l’émotion de tous ceux, y compris les agents de la ville, qui l’avaient vu grandir dans le quartier et basculer dans la délinquance.

Entre ces deux évènements, à plusieurs reprises, les polices municipale et nationale ont dû essuyer des tirs de mortier de feux d’artifice, là encore par des jeunes n’habitant pas le quartier et qui tentent d’y imposer leur loi.

Cette spirale de violence est consternante, elle n’est pas pour autant surprenante. Dans tous les quartiers de France construits dans l’urgence des années 50 et 60 où on a ainsi concentré la fragilité sociale, parfois la grande pauvreté, dans le cadre d’un urbanisme qui fait de ces quartiers des enclaves coupées de la ville, au statut de propriété privée rendant difficile l’intervention des services de l’Etat, dont les constructions, de qualité médiocre, se dégradent anormalement vite, on voit aujourd’hui les mêmes dérives, l’insécurité, la violence, née de la perte de l’égalité des chances et de l’absence de repères.

Ces dérives ne sont pas inéluctables. C’est pourquoi le projet de reconstruction des Blagis actuellement en cours a aussi pour objectif de lutter contre la ghettoïsation en revalorisant le quartier, en réintégrant ses rues dans le domaine municipal, permettant l’intégration au dispositif de vidéoprotection, en redonnant une vraie qualité de vie à chacun. Cette démarche est seule à même de restaurer durablement la sécurité de tous et de donner toutes les chances à nos jeunes des Blagis. Certains élus de la république qui veulent toujours nous faire croire qu’un simple ravalement de façade et quelques travaux d’isolation suffiraient aux Blagis et qui s’évertuent à ralentir par tous moyens, y compris juridiques, le projet, relèvent au mieux de l’inconscience, au pire de l’irresponsabilité.

J’ai convoqué dès ce matin un conseil local de sécurité en urgence, afin d’évoquer avec les services de l’Etat les mesures qui, à court terme, sont nécessaire pour tenter d’enrayer ce processus dramatique. Je présente, au nom de toute l’équipe municipale, toutes mes condoléances à la famille.”

Gilles Mergy, élu du Groupe Ateliers Fontenaisiens

Source : http://www.ateliersfontenaisiens.fr/les-drames-aux-blagis-doivent-tous-nous-interpeller/

A quelques semaines d’intervalle, deux drames sont survenus aux Blagis. Après l’assassinat d’un jeune de 20 ans, un jeune de 17 ans se trouve à l’heure actuelle dans le coma entre la vie et la mort.

Les enquêtes de police sont en cours pour expliciter les circonstances précises de ces deux drames.

Je voudrais tout d’abord adresser à leurs familles, leurs proches, leurs amis ma plus profonde compassion dans ces moments terribles qu’ils sont en train de vivre.

Nous sommes tous dans la consternation et envahis d’une immense tristesse de voir la jeunesse de notre ville être la cible d’une telle violence.

Nous sommes tous fontenaisiens et tout ce qui touche aux personnes de notre ville nous touche et nous meurtrit. Je suis père et aucun parent ne souhaite vivre cela.

L’heure est au recueillement. L’heure est à la solidarité et à la fraternité au sein de notre ville.

C’est pourquoi, je déplore la tribune de notre Maire actuel profitant de ce drame pour faire la promotion de son programme de rénovation du quartier, assenant au passage des contrevérités.

Je ne veux en aucun cas heurter les familles de ces jeunes et je n’aurais pas été plus loin sans les remarques envers les habitants du quartier et les attaques insidieuses dont les élus que nous sommes avons fait l’objet dans cette tribune du Maire.

Nous contestons vigoureusement avoir œuvré pour empêcher la réhabilitation du quartier des Blagis et avoir déposé des recours. Cela est faux. Nous n’avons fait que contester, dans le cadre de notre mandat et en Conseil Municipal, les choix de la municipalité actuelle dans ce projet de réhabilitation car nous pensons que nos amis, nos voisins, habitant ce quartier depuis de nombreuses années maintenant, ne pourront pas s’y reloger après la reconstruction.

Si les conditions de vie des habitants du quartier n’étaient pas optimales avant 2014, elles se sont fortement dégradées depuis, en raison de l’abandon du quartier par le bailleur social Hauts de Seine Habitat (absence d’entretien des logements et de l’espace public, interventions très tardives pour effectuer les réparations, suppression de postes de gardiens,…). Le Maire et la municipalité ne sont pas intervenus pour rappeler à ce bailleur social ses obligations de propriétaires.

Le Maire ne s’intéresse à ce quartier qu’au travers d’un projet de démolition-reconstruction qui conduira à densifier ce quartier, à supprimer des places de stationnement gratuites et des espaces verts.  Beaucoup de locataires ne pourront plus continuer à y vivre en dépit des liens familiaux et amicaux qu’ils y ont tissés.

Nous défendions un projet alternatif de réhabilitation complète (pas juste la rénovation de quelques façades comme l’écrit le Maire). Cette réhabilitation approfondie de logements sociaux a été conduite par de nombreux bailleurs sociaux comme cet exemple portant sur 530 logements rénovés à Bordeaux (https://www.lacatonvassal.com/index.php?idp=80#)

La réhabilitation complète est plus rapide, moins coûteuse, plus écologique et tout aussi qualitative pour les habitants.

Le Maire l’a repoussée car sa priorité aux Blagis, à Scarron-Sorrières comme en centre-ville est de construire encore et toujours de nouveaux logements à rebours des avis de tous les experts dans le domaine de la santé qui recommandent pourtant de dé-densifier la ville de demain.

Contrairement à certains quartiers de logements sociaux construits dans notre pays, le quartier des Blagis est certes excentré par rapport au centre-ville, mais il n’est pas enclavé et il est plutôt bien desservi par les transports en commun. Il dispose d’installations sportives de qualité et d’une maison de quartier. Celle-ci accueillait de nombreuses activités culturelles ou de loisirs jusqu’en 2014 et y contribuait à favoriser le “vivre ensemble”. Ces activités se sont progressivement réduites depuis 2014.

Bien que l’association “Jeunes dans la Cité” fasse un travail remarquable dans ce quartier, les politiques de prévention ont été aussi réduites comme peau de chagrin par L. Vastel. Alors que la ville de Bagneux par exemple emploie plusieurs médiateurs, ce n’est pas le cas à Fontenay-aux-Roses.

Il apparait, à la lecture de cette tribune elle-même, que les agresseurs sont extérieurs à Fontenay et au quartier.

Aussi, faut-il alors au Maire penser à des moyens pour renforcer la sécurité du quartier et de ces habitants ?

Sa proposition de mettre en place une permanence qui sera ouverte dans une quinzaine de jours n’est pas non plus à la hauteur du besoin immédiat d’écoute et d’accompagnement psychologique exprimé par les habitants du quartier et notamment les plus jeunes. C’est dès maintenant qu’il faut agir

J’adresse aux familles et aux proches de ces jeunes, encore une fois, toutes mes pensées et mon soutien.”

Pascal Buchet, ancien Maire de Fontenay

“Soutien à la famille et pensée au jeune grièvement agressé aux Blagis en réanimation.
Halte à la violence.
Redonner plus de moyens pour ce quartier.

Commentaires sur la page Facebook de Tu Sais Que Tu Viens De Fontenay Aux Roses Quand…

Gueda Diaw Gadio

“Je verse ma colère profonde sur ce groupe car cela fait plus de trente ans que je suis fontenaysienne donc je me permet!!!
ÇA FAIT 2 PETITS JEUNES DÉCÉDÉ AU BLAGIS en quelques semaine d’intervalle 😭😭😭😭😭 ILS ONT ÉTAIENT ASSASSINER 😡😡😡 qu’est-ce LE Maire fait pour ces jeunes ?!!! Apres le premier meurtre qu’il y’a eu je n’ai pas constaté de nouvelle mise en place pour le quartier des Blagis !!! il n’y a pas de médiateur ni d’éducateur spécialisé pour discuter avec eux,les orienter,les conseillers être dans le quartier😡😡comme dans certaine ville, BAGNEUX PAR EXEMPLE ILS ONT DES MÉDIATEURS QUI SE PROMÈNE DANS LA VILLE ,discute avec les jeunes si ils voient des rassemblements vont voir ce qu’il passe essaie de mettre fin aux querelles inutile! ca ce sont des bonnes initiative il en faudrait même DE NUIT 😡😡 ne serait ce qu un lieu d’accueil le soir ouvert pour ces jeunes qui sont malheureusement dehors.ON SE SENT PLUS EN SÉCURITÉ c’est INADMISSIBLE !!! Le JDLC fait de son possible on les remercies pour tout ce qu’il font mais il faut plus d’intervenant au cœur du quartier pour notre beau quartier délaissé !!! On ne voit le maire que quand il y’a les élections ou dès qu’il y a un drame!!!! Ce n’est pas normal C’est malheureux pour notre quartier et notre jeunesse.”
“Les seuls présents sur le quartier c’est le JDLC et c’est bien les seuls qui traitent les jeunes de ce quartier avec dignité !! Quand la mairie défini le jeune Benjamin décédé debut avril de « jeune délinquant fraîchement sortie de prison » le JDLC le défini comme un « jeune motivé a vouloir s’en sortir dans la vie »
Laurent Vastel
“Cher monsieur
Je comprends votre colère mais elle ne doit pas se tromper de cible
Nous tenons une permanence municipale tous les 15 jours à la maison de quartier, JDLC mène en effet une action de qualité avec des éducateurs spécialisés et la mairie ouvre le 15 mai prochain un nouveau lieu d’accueil aux Blagis pour les 11-18 et les 18-25 ans
Quant à la rénovation du quartier elle a commencé”
Gilles Mergy 
Toutes mes condoléances à la famille et aux proches de ce jeune homme. C’est un nouveau drame horrible qui survient aux blagis
Nous devons tous nous mobiliser pour préserver le calme et le sécurité aux blagis et faire en sorte que le bailleur social renforce le nombre de gardiens et améliore l’entretien des résidences.
Gueda Diaw Gadio
“Je présente toute mes excuses à la famille du petit jeune concernant ma publication car On a appris hier soir la confirmation que le petit n’est pas décédé mais dans le coma, je me suis appuyé sur le communiqué du MAIRE qui parle d’assassinat !!!
ÇA NE CHANGE PAS NOS AVIS SUR LES DISPOSITIFS QU’IL FAUT METTRE EN PLACE POUR NOTRE QUARTIER POUR ÉVITER CE GENRE DE DRAME…
Nos prières t’accompagnent .”
Des dou’as pour un de nos jeunes entre le vie et la mort.
Après avoir échangé avec sa mère ce soir, c’est avec beaucoup de tristesse qu’elle nous a annoncé que son état est critique mais stable (contrairement aux fausses rumeurs sur sa mort), et elle demande de redoubler d’invocations.
Nous demandons à ‘Allah ta3ala qu’il guerisse notre petit frère de la meilleure des guérisons et qu’il facilite à sa famille et leur accorde la patience.
Nous appelons cette jeunesse à prendre conscience de la gravité de ses actes.
*Pour rappel, Le Prophète ﷺ a dit : « L’homme fort n’est pas celui qui est fort en lutte, mais c’est celui qui se maitrise sous l’emprise de la colère. » [Bukhari et Muslim, riyad as-salihin n°45]*
*قال النبي ﷺ:‏ « ‏ليس الشديد بالصرعة، إنما الشديد الذى يملك نفسه عند الغضب‏ »‏ ‏متفق عليه، كتاب رياض الصالحين ٤٧*
Mais nous appelons aussi les parents à être responsables , ainsi que tous les acteurs (municipaux, sociaux, associatifs etc.. . ) de cette ville à redoubler d’efforts dans nos divers rôles. C’est en travaillant localement que nous pourrons améliorer le quotidien.
Un mort dernièrement (rahmatoullah 3alayh, qu’Allah lui fasse miséricorde), un dans un état critique aujourd’hui…..des mères en pleurs et des familles meutries… ce sont des images insoutenables. Ce qui arrive n’est pas nouveau, mais ne doit pas sembler normal pour autant.
Ne baissons pas les bras et ne tombons pas dans le fatalisme, mais surtout perséverons chacun à notre échelle pour tenter d’ameliorer le quotidien !
Tout notre soutien à la famille.
Qu’Allah accepte nos dou3as et nos oeuvres en ce mois béni.

Réponse d’une Fontenaisienne, riveraine de l’îlot des Potiers, à l’article de Monsieur Durand : “Petite analyse sociologique des besoins de reconstruction des Blagis”

C’est toujours avec beaucoup d’intérêt que je lis les Nouvelles de Fontenay et j’ai pris connaissance de l’article de Monsieur Durand intitulé « petite analyse sociologique des besoins de reconstruction des Blagis ».

Waouh, quelle érudition et quelle verve ! mais après tout rien d’exceptionnel, c’est le « job » qui veut ça !

En ce qui me concerne, je n’ai pas la même prétention, je ne suis qu’une simple riveraine de l’îlot des Potiers, fontenaisienne depuis plus de 40 ans, et certains sous-entendus malsains de cet article, m’interpellent, laissant à penser qu’à cause des riverains « bien logés », dixit Monsieur Durand, on empêche des «gens d’origine beaucoup plus modeste» dixit Monsieur Durand, de se loger!

Outre le fait assez honteux de « monter » les habitants d’un quartier les uns contre les autres, ces allégations ne sont pas exactes.

Revenons un peu à la réalité :

Il est évident que la cité des Blagis doit être rénovée, ses locataires payent des loyers et sont en droit d’attendre un logement décent et correctement entretenu.

Il est d’autre part évident que le propriétaire d’un terrain, quel qu’il soit, soit en mesure de pouvoir construire sur celui-ci.

Ces faits n’ont jamais été contestés, ni davantage la construction de logements sociaux de l’îlot des Potiers, soyons clairs !

Notre souci reste l’intégration au mieux de ce projet de construction dans cette petite rue pavillonnaire pour le bien être de TOUS et je dis bien de TOUS.

Monsieur le Maire nous a reçu 2 fois …

1ère entrevue : présentation générale du projet de l’îlot des Potiers et avec photo d’une publicité d’un ensemble immobilier haut de gamme verdoyant (ce projet préservait au mieux les arbres de l’îlot ainsi que les 4 peupliers du square adjacent)

2ème entrevue : la mairie nous présente les projets d’architectes qu’elle a retenus…

Notons bien qu’à cet instant « T », beaucoup de points structurants sont imprécis, voire complètement occultés, notamment :

  • emplacement du nouvel espace boisé classé (EBC) ?
  • création d’une sente ?
  • arbres impactés ?
  • surplomb des balcons sur le square entraînant l’abattage de 4 peupliers situés sur ce terrain voisin à la construction, etc.

… autant de questions restées sans réponses à l’époque !

Nous vivons au quotidien notre quartier, et dans un esprit de concertation et d’harmonisation, nous avions proposé de positionner l’EBC le long de la rue des Potiers pour maintenir les 4 arbres préexistants (stabilisation des sols argileux) plantés en limite depuis plus de 15 ans, de sorte que le projet soit en retrait de 4 mètres environ de la rue, comme toutes les autres constructions de cette rue, tout en préservant aussi les quelques places de stationnement bien utiles.

Demande restée vaine ! En effet, le projet occupe la totalité du terrain avec une emprise sur plusieurs mètres de la moitié du trottoir et débord des balcons sur le square !

Au final, le permis de construire est donc radicalement différent des esquisses initiales :

  • utilisation de la totalité des surfaces disponibles pour une densification maximale,
  • augmentation du nombre d’étages et suppression du recul périphérique de 4 mètres initialement présenté, etc.
  • abattage de la totalité des arbres et suppression de toute végétation de l’îlot, ainsi que des 4 peupliers du square voisin,

Et pourtant, dans la présentation du 23 mai 2018 du projet des Paradis, la végétation et la préservation des arbres était largement vantée «création d’un mail arboré (préservation du bois de platane) et convivial », ainsi on indiquait à l’auditoire qu’il est tout à fait possible de préserver un maximum d’arbres existants, patrimoine végétal de la ville. Tout architecte, de nos jours, sait parfaitement le faire, encore faut il que son donneur d’ordre en ait la volonté ce qui apparemment n’a pas été le cas pour l’îlot des Potiers.

Naïvement je me pose une question : si le square avait été un terrain privé, la commune aurait-elle accordé au voisin un permis de construire permettant le surplomb de la propriété et impliquant l’abattage des arbres à cet endroit ? Je me permettrais d’avoir quelques doutes !

Naïvement encore, je pensais qu’une concertation (dont Monsieur le Maire vante l’effectivité) avait pour but de satisfaire TOUTES les parties prenantes !

Non seulement il n’en est rien pour les « gens bien logés » mais ce n’est guère mieux pour les « mal logés » que l’on compte entasser dans des habitations très denses.

Oui, Monsieur Durand, ne vous en déplaise, il m’apparaît évident que ce projet vise à bétonner un maximum, parsemé d’arbustes ici et là (joli pour la photo) mais vous ne pouvez le nier, les futurs habitants seront entassés avec pour la majorité d’entre eux d’importants vis à vis (plus facile pour se passer le sel d’une fenêtre à l’autre !) Eh oui ! on pourra trouver des vis à vis de 5 à 8 mètres seulement entre des bâtiments hauts de 9 à 15 mètres !

C’est donc bien la densification… qui prime et non le bien être de ces futurs arrivants et de leurs voisins avec pour conséquence un environnement dégradé définitivement pour TOUS ! (verdure, ensoleillement, vis à vis, stationnement, trottoirs, …).

Ce quartier a toujours respecté ses habitants et vécu en parfaite harmonie ensemble, pour preuve notre demande auprès de l’OPHLM de ravaler, d’embellir l’ancien bâtiment ainsi que le coin poubelles où quelques rats s’étaient installés…

Alors je demande à ce que cessent les insinuations insultantes et infondées, c’est indigne me semble t-il. Le but recherché devrait être plutôt d’apaiser et de concilier.

Un dernier mot pour terminer …

J’étais présente le jour de l’abattage des 4 peupliers, aux abords du square.

J’ai assisté à l’arrivée pour le moins excédée de Monsieur le Maire revêtu de son écharpe tricolore…

A 4 reprises j’ai tenté de m’adresser à lui…

A 4 reprises il s’est détourné, aucun mot ni regard en face, balayant d’un revers de la main toute tentative de ma part de parler calmement, se retranchant derrière son unique leitmotiv : « j’ai décidé, j’en prends toute la responsabilité… vous allez voir quand on va dire aux habitants des Paradis que les travaux prennent du retard à cause de vous ! »  dixit Monsieur le Maire.

 La déclaration préalable pour l’abattage des peupliers indique un projet de réaménagement et d’agrandissement du square, mais, en aucun cas, le besoin de construction de l’îlot voisin. En effet, le classement du square en EBC interdit d’abattre ses arbres pour toute construction : les peupliers étaient protégés du fait de la loi. Ainsi l’architecte aurait du prendre en compte cette contrainte légale pour son projet et il n’y aurait pas eu de problème au square. Les riverains ne sont pour rien dans ces choix malencontreux …

Je vous rassure Monsieur Durand, depuis la mise à terre des peupliers le 30 mars et l’annexion par le chantier de la surface ainsi dégagée, plus rien ne semble presser ! Le chantier a été à l’arrêt total près de 3 semaines. Cela ne pouvait-il donc pas attendre 3 jours pour connaître en toute légalité la décision du référé suspension ?

J’en déduis donc que rien, ni personne ne doit s’opposer aux décisions de la mairie, que les pseudos concertations restent stériles, alors que notre souhait était, et reste toujours, d’harmoniser le mieux vivre ensemble.

A l’inverse du maire, et pour être totalement transparente, je tiens à préciser que ce même jour j’ai pu échanger avec Monsieur Houcini, que je ne connaissais absolument pas.

Bien sûr, il est élu de la majorité municipale, mais très poliment, calmement et surtout très longuement il m’a écouté lui exposer les faits que je viens de relater ici, et j’ose espérer qu’il a peut-être découvert un autre discours que celui distillé par la mairie… en tout cas je l’en remercie !

Pour finir, Monsieur Durand, je dirai que certaines affirmations de votre article sont extrêmement blessantes pour la simple habitante que je suis :

« Hypocrisie et Intérêt personnel !»

« protéger 4 arbres ou développer la capacité de relogement… »

« dichotomie entre : des gens bien logés… »

« pour ces « bobos » … n’ont aucune importance !» 

« les 4 arbres abattus ne constituent pas l’ensemble du problème… »

dixit Monsieur Durand.

Vous avez été un homme politique élu même s’il est vrai que vous n’êtes plus adjoint aujourd’hui, à ce titre on pourrait s’attendre à un minimum d’écoute, du respect, de la politesse, de la mesure, de l’égalité, de la justice et à la considération de tout un chacun.

On en est loin, vraiment très loin !

Parce qu’au final, votre « combien d’arbres hier, combien en fin de travaux ? »  dixit Monsieur Durand reste ironique et méprisant ! on se bat pour un tout, pour tous, et vous le savez bien !

  Yveline EVRARD

Où en est la Démocratie Participative à Fontenay-aux-Roses ? 1 ère partie : Les Comités d’Habitants

L’association CIVIFAR a été créée à Fontenay-aux-Roses en 2005 avec pour but de faire participer activement les citoyens à la vie de la ville et de mettre en œuvre de la Démocratie Participative.

Pour cela, l’association CIVIFAR a :

  • organisé des réunions publiques sur des thèmes très variés du cadre de vie : commerce, déplacements, urbanisme, vie culturelle, vie associative, convivialité, etc.
  • réalisé des enquêtes sur ce qui se fait dans d’autres villes de situation comparables,
  • débattu avec les élus, consulté des experts indépendants, élaboré des documents de synthèse,
  • créé des occasions de rencontre autour d’activités festives (apéritifs concerts, promenades urbaines).

Lors du dernier mandat de Pascal Buchet, un groupe de travail a été mis en place pour élaborer une Charte de la Démocratie Participative. Cette Charte a été votée en Conseil Municipal du 16 Février 2012.

Elle est disponible sur le site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/579/charte-de-la-democratie-participative.htm

Il est précisé : « A Fontenay-aux-Roses la Démocratie Participative fait partie intégrante du projet municipal. Elle vient en complément indispensable, et non en substitut de la démocratie représentative du Conseil municipal. Elle répond à la volonté de la municipalité de stimuler l’intervention citoyenne. L’interpellation du conseil municipal et les conseils de quartier constituent le point de départ du processus participatif communal. Au fil du temps, la démocratie participative s’est dotée d’autres instances : l’assemblée des jeunes, les conseils de crèche, des accueils de loisirs… Proximité, innovation, sens de l’intérêt général, esprit constructif, caractérisent ces espaces de débat et de projet, dont la vocation est de tendre vers la plus grande représentativité possible de la population dans toute sa diversité. »

« La Démocratie Participative repose sur l’information et peut s’organiser selon trois formes qui peuvent être utilisées à des moments différents de l’action publique et de sa mise en œuvre :

-La consultation : la municipalité présente un projet et recueille les remarques des habitants (cahier de remarques, site Internet, forum … etc.).

-La concertation : la municipalité propose d’engager un dialogue avec la population sur un projet, afin de mieux prendre en compte les avis exprimés.

-La co-élaboration : la municipalité invite les habitants à participer à la conception d’un projet. »

La Charte a été mise en œuvre par la création des Comités d’Habitants (CdH).

Un CdH a été créé dans chacun des 5 quartiers de la ville. Il était constitué à part égale

  • d’habitants sollicités par tirage au sort,
  • de membres du conseil de quartier se portant volontaires lors de la réunion publique annuelle.

Ce comité d’habitants travaillait avec les élus référents qui habitaient dans le quartier. Il y a 4 élus par quartier en plus de l’élu responsable de la Démocratie Participative.

Avec les élus référents de quartier, ce comité se réunissait pour discuter de la vie du quartier, préparer les réunions du conseil de quartier et se chargeait de :

  • recueillir les questions des habitants
  • préparer l’ordre du jour du conseil de quartier
  • inviter les élus concernés
  • organiser le débat sur les projets et propositions du conseil de quartier
  • rédiger le compte rendu des réunions du conseil de quartier
  • transmettre les propositions d’actions à la municipalité et/ou aux habitants

Ces CdH ont fonctionné de 2012 à juillet 2013, avant les élections de 2014.

Du temps de la nouvelle municipalité, la Charte a été globalement acceptée et remise en route.

Les Conseils de quartier ont été remplacés par des réunions de quartier, qui sont plus de la Démocratie directe, au cours desquelles le maire peut répondre aux questions des habitants.

Des diagnostics en marchant ont été mis en œuvre. Ils servent à faire le point des problèmes de voirie, stationnement, circulation et permettent de discuter avec les habitants. Le trajet est défini par les CdH.

Un tiers des membres des CdH était composé d’habitants tirés au sort. Un tirage au a été effectué en juin 2015, et les CdH ont fonctionné jusqu’en fin 2019 au début de la campagne des municipales. Les membres tirés au sort se sont bien intégrés dans les CdH.

Pour améliorer le fonctionnement de la Démocratie Participative, un groupe de travail a été mis en place. Ce groupe a rendu ses conclusions et ses propositions en 2017.

Les propositions de ce groupe de travail sont téléchargeables et visualisables en cliquant sur le lien : 30_Propositions_DP

Ces propositions ont été globalement acceptées par la municipalité lors d’une réunion de relance le 7 avril 2018.

Pour les comités d’habitants (CdH) :

  • Diversité du recrutement, définition des priorités dans les tirages au sort pour favoriser les catégories ou les rues mal représentées en nombre de membres.
  • Effectif de chaque CdH porté à 24, avec 3 collèges : des habitants candidats, des habitants tirés au sort, des représentants de commerces ou de syndicat de copropriété.
  • Elargissement de leur mission. Possibilité offerte aux CdH de consulter la partie non confidentielle de la lettre de mission des bureaux d’étude.
  • Partage d’informations : à chaque réunion de comité d’habitants, les élus référents doivent faire un point d’information sur des thèmes intéressant le quartier ou la ville.
  • En parallèle, pour une information étendue à la population, les comptes rendus des réunions des comités d’habitants sont mis en ligne sur le site Internet de la Ville.
  • En complément, la ville crée le service de Gestion Urbaine de Proximité pour traiter les demandes des habitant.
  • Chaque CdH a un tableau de suivi des demandes des habitants et des diagnostic en marchant, dont il fait régulièrement le point avec le responsable de la ville pour la Gestion Urbaine de Proximité.

Qu’est-ce qui a été mis en œuvre et qui a fonctionné pour les CdH ?

Dans la nouvelle mandature le renouvellement complet n’a pas été fait. Il y a eu un appel à candidature, ainsi qu’un renouvellement par cooptation lors de départs.

Chaque CdH a mis en œuvre un tableau de suivi des actions en cours, à la suite des demandes des habitants faites sur le site de la ville ou lors des diagnostics en marchant.

Sur le site de la ville les CdH sont visibles dans la rubrique « Ville Active » « Votre Quartier », mais moins visibles qu’avant quand il y avait une icône d’accès direct.

Il n’y a plus de demandes des habitants, du fait de ce manque de visibilité sur le site de la ville

La publication des comptes-rendus de réunions des CdH sur le site de la ville est fait depuis 2018.

Chaque réunion de CdH devait commencer par un bulletin d’information présenté par les élus référents concernant les projets prévus et en cours dans le quartier et dans la ville. Cela n’a pas été mis en œuvre.

D’une part les élus référents n’assistent pas tous aux comités d’habitants, et lorsqu’ils y viennent ils se limitent à exposer ce qui est de leur domaine de compétence.

Même avant leur arrêt, Il y a eu une désaffection évidente pour les comités d’habitants.

  • Deux d’entre eux ne se réunissaient plus en 2019. Dans les autres il y a une rotation continuelle, les nouveaux venus n’assistant qu’à quelques réunions avant de disparaitre.
  • Les membres les plus attachés à la démocratie participative finissent eux-mêmes par se retirer voyant le manque d’intérêt des réunions
  • Les CdH s’estiment trop peu impliqués dans la vie municipale.
  • Les habitants ne connaissent pas assez les CdH.

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Que propose l’association CIVIFAR pour les Comité d’Habitants ?

Il faut reprendre le recrutement des membres de CdH par tirage au sort, seul moyen d’assurer leur bonne représentativité. Comme la mise en œuvre du tirage au sort a été difficile, il faut faire appel à un institut de sondage qui pourra assurer la diversité du recrutement, et définir des priorités dans les tirages au sort pour favoriser les catégories ou les rues mal représentées en nombre de membres.

Il faut rendre la rubrique « Quartier » plus visible sur le site de la ville, en remplaçant l’icône « Démocratie participative » par « Quartier ».

Mais il faut surtout revoir le mode de fonctionnement des CdH pour mieux les intégrer dans la vie municipale. Les élus doivent mettre à l’ordre du jour les points importants de l’actualité municipale, et profiter des réunions des CdH pour recueillir l’avis des habitants. Les réunions de CdH doivent devenir le lieu privilégié du dialogue entre la municipalité et les habitants.

Association CIVIFAR : site : http://www.civifar.fr/

Mail : asso.civifar@gmail.com

Pour cotiser : avec HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/civifar/adhesions/adhesion-civifar/

Petite analyse sociologique des besoins de reconstruction aux Blagis

Monsieur Candide : Dans la ville, qui doit décider ? Qui porte la responsabilité ?

 Certains disent que, compte tenu d’un taux de participation de 39.4%, l’équipe municipale,  n’ayant obtenu que 52.9% des voix,  n’a été élue, en 2020,  que par 20% des inscrits, avec 3.090 voix et que ces élus ne sont donc pas représentatifs ou, disent-ils que ce conseil municipal est légal mais pas légitime. Légalité versus Légitimité ! En revenir là, c’est déjà remettre la loi en question ! Les Fontenaisiens, par la médiation de la représentation, sont simultanément, sujets et souverains d’eux-mêmes. C’est sur cette approche que le contrat social s’opère.

Le seul problème est que, généralement, celui qui dit contester la légalité au nom d’une légitimité supposée  est, au mieux,  président auto-désigné d’une association ayant réussi à faire signer, au maximum, 150 personnes sur une pétition.

Dit autrement, le problème, dans la démocratie, est de savoir qui peut représenter les habitants, hormis les élus qui, eux, ont, pour le moins, la qualité certaine d’avoir été élus. Les autres citoyens doivent être écoutés, consultés, entendus …  mais ils ne portent pas la responsabilité de la décision d’autant que, derrière une approche « participative »  sincère peut se cacher, éventuellement,  un intérêt autre, politico-politicien ou plus personnel. Sur les 150 signataires d’une pétition,  la moitié peut éventuellement signer par intérêt personnel sur le sujet abordé !

Dans le cas des Blagis, soyons concrets et regardons quelles sont les personnes qui sont venues « combattre » l’abattage des quatre arbres ? Des gens qui n’y habitent pas mais voulant jouer un rôle municipal et des gens habitant sur place mais pas dans lesdits logements sociaux.

Hypocrisie et Intérêt personnel !

Monsieur Candide : Que pensez-vous du recours à la justice ?

A Fontenay, certains portent l’affaire en justice et voudraient que des juges décident de l’opportunité ou non à abattre ces arbres alors que le problème se trouve à l’intersection de deux approches juridiques possibles :

  • Défendons les arbres au nom de l’écologie …*
  • Défendons le droit à construire au nom du mal-logement et du D.A.L.O. : Droit Au Logement Opposable.

*Je trouve le chantage aux nids absolument insupportable car les logements sont également des « nids » mais des nids pour des personnes humaines. Je proposerai d’avoir, sur le relogement des personnes concernées, le ton ce Churchill en 1940 et de distinguer l’objectif : reloger des gens dans des conditions acceptables !  Sachons classer les priorités !

Au fil des années, la justice a développé progressivement une approche à l’anglo-saxonne par laquelle les juges en viennent à empiéter sur l’action politique quotidienne. Pour ne prendre qu’un exemple, le Conseil Constitutionnel a ainsi aujourd’hui un rôle qu’il n’avait pas au début de la Vème République.

De Gaulle, faisant rédiger la constitution actuelle, avait bien vu que le pouvoir judiciaire pouvait s’approprier une grande partie du  pouvoir politique et exécutif en définissant ainsi ce qui serait « légal » ou pas. Il en avait déduit que la Justice ne devait être qu’une « Autorité » mais pas un « Pouvoir » comme le sont le Législatif et l’Exécutif.

Ce même problème se pose à Fontenay : la Ville doit choisir et les Fontenaisiens sont divisés sur ce sujet : protéger 4 arbres ou développer la capacité de relogement des gens actuellement mal logés ; les deux approches, moralement et légalement, sont opposables et il serait totalement inopportun que ce choix éminemment politique soit laissé à des juges qui n’ont pas à choisir. Ce n’est pas leur fonction !

En dernier point, il y a dichotomie entre :

  • des gens bien logés, bien formés et disposant des fonds nécessaires pour mobilier la justice à leur avantage ; le problème, pour eux, étant théorique et lointain,
  • et des locataires sociaux, gens d’origine beaucoup plus modeste qui n’ont pas le même accès culturel et matériel à ladite justice ; le problème, pour eux, relavant du concret et de l’urgence.

Monsieur Candide : faut-il une Réhabilitation ou une Rénovation ?

Des élus des années antérieures à 2014 n’ont absolument rien fait pendant vingt ans aux Blagis mais viennent nous expliquer, aujourd’hui, qu’il ne faut pas démolir-et-reconstruire (« rénover »)  mais réhabiliter en adaptant l’existant  … et de citer toujours le même exemple de Bordeaux .

Réhabiliter pose, aux Blagis,  au moins deux problèmes :

  • Les bâtiments sont-ils réhabilitables ? tous les architectes interrogés ont répondu négativement : problèmes de structure, de plan, pas de place pour mettre des cages d’ascenseur, …. Sans parler de l’amiante ; Sur trois candidats retenus au concours d’architecte correspondant, un seul conservait quelques rares bâtiments.
  • Réhabiliter les bâtiments signifie garder la structure du quartier et, en conséquence, ne pas créer de voies nouvelles pour accrocher ce quartier au reste de la ville, sans parler des autres problèmes.
  • ….

L’architecte Castro, connu pour une orientation politique non totalement de « droite » et même franchement de « gauche »,  a été chargé du dossier, après concours :

Castro a lui-même conseillé la démolition-reconstruction et on peut donc être surpris quand des non-spécialistes n’ayant pas réellement travaillé le dossier …. viennent nous expliquer comment il faudrait faire …. Ce qu’ils n’avaient pas même envisagé de faire quand ils étaient aux affaires.

Monsieur Candide : Qui sont ces gens qui souhaiteraient donner leurs instructions sur la stratégie à suivre ? 

En partie, ce sont les élus aux manettes en  2010 quand la Ville a laissé procéder à la vente des immeubles ICADE à des bailleurs sociaux sans la moindre intervention technique pour améliorer les bâtiments ou les logements au bénéfice des locataires : opération uniquement financière avec  garantie en caution à 100% par la Ville et perte de quasiment 10 millions d’€ pour les finances municipales !

Sur ce point, le plaidoyer pro domo publié récemment par le maire de l’époque est un peu léger … et oublie de répondre à de nombreuses questions … ; le tout  sans donner les moindres justificatifs ou chiffres. A titre d’exemple, ses propos sur une promesse de dédommagement de perte de taxes foncières sont hallucinants ! C’est la base même du droit fiscal : la ville qui construit des logements sociaux voit ses recettes fiscales diminuer et, si l’Etat compensait une fois, il devrait généraliser ! Aucun écrit sur cette soi-disant promesse, évidemment !

Comme nous l’avons déjà montré, ces grands spécialistes ont cautionné, en 2010, des lignes de financement pour les rachats ICADE par les bailleurs sociaux, sur des durées d’emprunt de 50 ans, portant l’âge des immeubles à 110 ans en fin de financement.

Pendant encore les 40 ans prochaines années, les loyers des locataires iront d’abord au remboursement des emprunts des bailleurs avant de venir fondamentalement en amélioration des logements.  Ce choix n’aurait pas été le mien !

Soyons indulgents ! On peut penser que ces personnes ont appris depuis leurs premières erreurs !

On notera que la durée de financement, comme d’autres points, n’a pas fait partie de leur argumentaire de défense … car ils n’ont peut-être pas même vu le problème. Pour le moins ils n’en parlent pas ; un oubli, sans doute !

Monsieur Candide : La réhabilitation permet-elle la modification de la structure des logements ?

Nos grands néo-spécialistes ont oublié que le dessin des appartements des années 60 correspondait à la structure sociale de l’époque et que la sociologie des locataires et la typologie des appartements aujourd’hui n’ont plus rien à voir, comme le montre la comparaison entre un bâti ancien (celui de Fontenay) et celui plus récent des 10 autres villes de Vallée-Sud-Grand-Paris :

La structure entre types de logements  T1, T2, T3 ou T4 varie et la part des T2 et T3 augmente au détriment des studios ou des grands appartements.

Le nombre d’habitants par logement, dans les années 60 était de 3.2 personnes alors qu’il est aujourd’hui de 2.2.

Si les immeubles actuels des Blagis étaient maintenus, comment, dans ce cadre, considérer que la population actuelle et celle à connaître dans les 100 ans à venir pourraient  se loger dans des appartements structurellement construits à la va-vite des années 60 avec la sociologie de l’époque ?

Ces modifications dans les structures humaines passées,  actuelles et futures demandent une évolution parallèle de la structure des logements, ce que permet seule la rénovation avec constructions neuves.

Monsieur Candide : comment voyez –vous la prise en compte de la mixité sociale ?

Beaucoup de gens oublient également un sujet qui ne les intéresse pas : la structure sociale des quartiers.

La finalité est de contribuer à transformer Les Paradis, ce quartier 100% Palulos (financement de type quasi-PLAI pour catégories sociales les plus pauvres), en un quartier ouvert à toutes catégories sociales avec :

  • les 3 types de logements sociaux (PLAI, PLUS, PLS),
  • accession sociale à la propriété,
  • accession classique à la propriété,

L’objectif étant de compenser la stagnation économique du quartier.

Monsieur Candide : quid de l’intégration et des  liens avec la ville ?

Une photo montre que les Paradis sont entourés d’immeubles formant frontières d’où l’on ne sort qu’en passant sous des porches. La structure de la ville fortifiée n’est pas loin, il ne reste qu’à mettre des pont-levis. Vauban, l’architecte militaire de Louis XIV a du inspirer les architectes des années 1960 !

Demain :

On notera les deux axes traversant nord-sud et est-ouest pour permettre un accès et une traversée de ce quartier qui, contrairement à aujourd’hui, n’a pas à rester replié sur lui-même.

Certains ont écrit :

Résumons : pour ces « bobos »,  les problèmes de mixité sociale, la structure des appartements, leur âge, la présence d’amiante, … n’ont aucune importance ! Ces habitants des Blagis,   « Ces gens là » comme aurait dit Jacques Brel, ne méritent pas mieux ! Comme à Scarron en 2010, le minimum !

Rêvons : l’objectif est ce qui suit :

Conclusion :

Les 4 arbres abattus ne constituent pas l’essentiel du problème ; les objectifs sont beaucoup plus vastes :

  • Construire des logements durables
  • Rénover en construisant de manière qualitative
  • Diversifier les types de logements, sociaux et privés
  • Diversifier les apparences, les façades, les hauteurs pour améliorer les paysages
  • Augmenter les espaces verts
  • Développer les équipements existants
  • Aménager les voies de circulation pour relier le quartier à la ville
  • Améliorer l’intégration et diversifier les populations
  • Compenser financièrement le retrait de l’Etat par des ventes de logements privés, ces derniers permettant d’abord de développer la mixité sociale.

Résumer le projet à une « densification » et focaliser les problèmes sur 4 arbres sans prendre en compte l’ensemble de l’opération et ses aspects essentiels  relèvent totalement de la mauvaise-foi ou de la primauté de l’intérêt personnel sur l’intérêt général !

Rénover les Blagis, Les paradis, c’est un tout petit peu plus compliqué que cautionner financièrement un changement de propriétaires comme cela a été fait en 2010 avec les ventes  ICADE de sinistre mémoire, à Scarron ou Saint-Prix  !

Le vrai problème, le problème majeur rencontré en cette affaire, relève du mille-feuille administratif et de la multiplicité des intervenants : Etat, DRIHL (Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement), Département des Hauts-de-Seine, Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris VSGP, Ville, Bailleur Hauts-de-Seine-Habitat, lourdeur des procédures … D’où ces délais scandaleux !

Une soixantaine de locataires étaient déjà  relogés fin 2019 et il est significatif que, durant la campagne pour les dernières élections municipales de 2020, aucun cas n’ait été monté en exergue pour montrer que ces relogements n’auraient pas été réalisés dans les meilleures conditions possibles.

Lors des évènements liés aux abattages des 4 arbres, les locataires toujours présents et  attendant pour être relogés,  ont su choisir entre les 4 arbres et leur relogement. L’intervenant extérieur venant du centre-ville a pu découvrir que la réalité du terrain social ne le suivait pas. Comme le montre une vidéo en ligne, une dame, locataire aux Blagis,  l’a invité à venir visiter son appartement ; notre bobo a refusé ; il gère le théorique, pas le concret !

Revenons à l’aspect écologique, il n’y a qu’une seule vraie question : combien d’arbres hier, combien en fin des travaux.

Jean-Michel Durand
Maire-adjoint Finances et Logements Sociaux 2014-2020