Faites des propositions pour le Comité Thématique annuel jusqu’au 6 Février

Les membres des comités d’habitants ainsi que toute personne intéressée par cette démarche participative sont invités à transmettre leurs contributions sur les sujets ou thèmes qu’ils souhaitent aborder.
Ce recueil est ouvert du jeudi 6 janvier au dimanche 6 février 2022 inclus.

Les échanges tenus avec les animateurs des comités d’habitants et des associations de la ville permettent de proposer des axes prioritaires de réflexion qui sont :
•    Cadre de vie
•    Tranquillité publique
•    Citoyenneté
•    Éducation civique
•    Solidarité intergénérationnelle
•    Animation citoyenne
•    Santé
•    Transition écologique
•    Tout autre sujet qui présente un intérêt collectif pour la ville de Fontenay-aux-Roses

Si vous êtes intéressé (e) par cette démarche citoyenne, nous vous invitons à envoyer vos propositions à comite.thematique@fontenay-aux-roses.fr

Vous pouvez également déposer les sujets qui vous intéressent directement en Mairie, à l’accueil administratif situé Square Georges Pompidou.

A l’issue du processus de recueil des contributions, trois thématiques prioritaires seront identifiées courant février 2022 pour faire l’objet d’un travail approfondi en comité thématique avec les habitants.

Une communication sur les thématiques retenues ainsi que le processus de débats mis en place sera faite en conseil municipal.

La réunion du quartier Blagis – Gare qui devait avoir lieu mardi 14 décembre à 20h, est annulée pour des raisons sanitaires

Les habitants du quartier Blagis – gare sont conviés à une nouvelle réunion publique le mardi 14 décembre à 20h à l’école de la Roue B au 50 avenue Gabriel Péri

Le samedi 11 décembre, un diagnostic en marchant est organisé avec les élus et les services techniques afin de relever sur le terrain les problèmes rencontrés.

Point de départ :
Parvis de l’église Saint-Stanislas des Blagis – 104 avenue Gabriel Péri
à 10h

Point d’arrivée : gare du RER

Compte-rendu de la réunion publique sur le projet d’une antenne relai Orange, avenue du Général Leclerc, organisée par la Mairie, mercredi 1 er Décembre

Participants à la réunion publique

Mairie :

-Mr Laurent Vastel (Maire)

-Mme Reigada (1ère adjointe)

-Mme Galante Guilleminot (3ème adjointe), responsable de l’esthétique urbaine

– Mr Alabergère , Directeur des Services Techniques

Orange :

-Anne-Marie Tournaire : directrice départementale d’Orange

– Ludovic Tachon : en charge du développement du réseau mobile en IDF et notamment sur FAR

– Stéphane Gauthier : société TOTEM / Filiale d’Orange qui gère les infrastructures passives.

Les riverains

Habitants près de l’antenne-relais qui n’ont pas tous été prévenus de la réunion, en dehors de ceux qui avaient laissé leurs coordonnées lors de la réunion du quartier Ormeaux Renards du 19 Octobre

Introduction

Le Maire a introduit la séance en expliquant que l’implantation d’une antenne relais est un problème compliqué. Il faut à la fois répondre aux besoins des Fontenaisiens qui font l’expérience d’une la mauvaise qualité de réception du signal radio à l’intérieur (Indoor) et à l’extérieur (Outdoor), d’une demande croissante de capacité, et aux contraintes liées à l’intégration paysagère.

Il a été rappelé qu’une charte a été créée avant 2014 qui stipule notamment qu’une antenne relais ne peut pas être installée à moins de 150 m d’une école ou d’une crèche.

Aujourd’hui, une mairie peut difficilement s’opposer à l’implantation d’une antenne relais. S’il n’y a pas de motif sanitaire justifié.

Dans l’implantation d’une antenne relais, la problématique pour les Fontenaisiens de l’impact visuel et architectural de l’antenne relais vient avant l’exposition aux ondes radios.

Présentation du projet par Orange 

Les représentants d’Orange ont présenté le projet au travers de quelques planches PowerPoint. Dans les grandes lignes :

– 2 sites radio Orange implantés sur FAR et 1 sur Plessis Robinson (sites ANFR N° 451299 / 2519588 /795414)

La couverture 4G montre des zones grises avec une mauvaise réception

[NDRL] : Le site de l’ARCEP permet de connaitre la couverture Internet mobile en 4 G / 5 G et la couverture voix/SMS de chaque opérateur : https://monreseaumobile.arcep.fr/

Pour Fontenay aux Roses :

Couverture Internet mobile en 4 G pour Orange

Il y a une bonne couverture sur l’ensemble de la ville

Couverture voix/SMS en 2 G / 3G, pour Orange

Il y a une couverture limitée sur certaines zones, en particulier en centre-ville.

L’opérateur Orange a étudié 2 nouveaux sites candidats et a choisi comme site d’implantation le parking du terrain de tennis. Cet emplacement répond au mieux à la couverture radio du centre-ville qui n’est pas correctement servi en 4G.

Orange a indiqué que l’emprise au sol serait de 16m² avec une hauteur de mât de 27,5 mètres sans compter la hauteur du paratonnerre.

La nature du mât sera un tube à l’intérieur duquel seront disposés les équipements radio. Sur la partie haute du tube, se trouve le radome derrière lequel sont positionnées les antennes. Orange a indiqué que la hauteur du mât est justifiée par le nécessaire dégagement par rapport aux arbres et pour assurer un rayon de couverture de 300 m à 400 m.

[NDLR] Ce que Orange n’a pas montré, c’est la hauteur de l’implantation 28.65 m, par rapport aux arbres existants et du dôme des cours de tennis, où on arrive à une hauteur de 10 étages. (Extrait du dossier déposé au service d’urbanisme de la Ville)

Orange a seulement montré le mât tubulaire inséré dans des photos-montages pris à divers endroits de la ville. Il y aurait fallu montrer des vues plus proches du site.

  • Echange avec les riverains

Hauteur du mât : pourquoi ne pas aligner la hauteur du mât sur la hauteur des arbres (10 m) ?

Orange : : Pour assurer la bonne couverture du centre-ville, il faut positionner les antennes à une certaine hauteur qui permet de s’affranchir des masques (obstacles à la propagation des ondes radios). La hauteur a été définie pour assurer un rayon de couverture de 300 à 400m.

Quelles technologies seront déployées sur le site ?

Orange : : dans un premier temps, la 3G et la 4G seront activées. La 5G sera déployée en deux temps :

-Premier temps : activation de celle-ci sur les équipements radio existants

-Ajout de nouveaux équipements pour offrir la 5G dans une nouvelle bande.

Est-ce que l’accueil d’autres opérateurs est prévu ?

Orange :  oui, la mutualisation de l’infrastructure entre opérateurs est une obligation du régulateur.

Au lieu d’un site radio avec un mât de 27 mètres, est-il envisageable de déployer plusieurs micro-sites sur la ville ?

Orange :  ce choix prend en considération des impératifs techniques et économiques. Orange est ouvert à discuter avec des Fontenaisiens qui seraient volontaires pour héberger un site radio.

Est-il envisageable de déplacer le site au niveau du CEA ?

Mairie : : nous n’avons pas le droit d’installer un site relais sur l’emprise du CEA qui n’appartient pas à la commune.

Est-il envisageable d’installer le site à proximité du CEA ?

Orange : Emettre à partir du stade n’est pas efficace pour assurer une bonne couverture du centre-ville.

Exposition aux ondes électro-magnétiques

Orange : Orange a expliqué qu’il y a des normes d’exposition en vigueur et que celles-ci seront respectées.

Les Fontenaisiens conscient de l’importance d’améliorer la couverture, souhaitent trouver un compromis.

Mairie : M. le Maire a demandé à Mr Bresse et à Mr Delahaye, ayant des compétences en Télécom, de travailler sur la refonte de la charte de la ville relative à l’implantation des antennes-relais.

Mr Bresse (Animateur du Comité d’Habitants Ormeaux-Renards) : nous acceptons d’animer ce comité dans un contexte pacifié et donc une fois que le projet d’Orange aura été accepté.

Ce Comité Thématique sera ouvert à tous les Fontenaisiens, fera appel à des experts. Le but sera de définir la démarche participative des Fontenaisiens pour l’implantation des futures antennes.

Mairie : (Proposition de Mme Guilleminot) : est-il envisageable de repositionner le mât dans la même zone afin de garantir la couverture tout en minimisant l’impact visuel ? (voir figure ci-dessous)

Orange : pour répondre à cette question, une étude doit être conduite en prenant en compte notamment la nature du terrain en vue d’évaluer les conséquences sur le massif du pylône. Orange est d’accord pour analyser cette nouvelle demande.

  • CONCLUSION

-Le projet sur l’implantation est stoppé à ce jour,

-La mairie pourrait organiser une visite sur place avec les riverains intéressés,

Orange doit mener une étude sur la nouvelle proposition d’implantation. Afin de bien instruire les habitants, les éléments suivants devraient être communiqués :

-Couverture radio dans le centre-ville aujourd’hui,

-Couverture radio avec le nouveau site,

-Prédictions d’expositions aux Ondes Electromagnétiques (OEM) en V/m et normes,

-Photos-montage avec mât tubulaire en vues éloignées et proches.

Sera-il possible d’utiliser des couleurs de mât améliorant l’intégration paysagère ?

Une fois l’étude réalisée, une séance plénière sera proposée.

Il a été rappelé qu’il est important d’associer les habitants au plus tôt dans ce type de projet

Des membres du Comité d’Habitants Ormeaux-Renards

Voir aussi : Compte-rendu par Gilles Mergy 

Compte-rendu par Suzanne Bourdet   Michel Faye

Compte rendu du Conseil de quartier des Blagis du 26 novembre

Le vendredi 26  novembre, se tenait la réunion de quartier des Blagis. Ce fût l’occasion d’échanger sur les situations qui doivent être réglées.

  • Une intervention très pertinente d’une conseillère du conseil de quartier et habitante a permis de constater une fois de plus que Hauts-de-Seine Habitat (HDSH) ne fait pas son travail en terme d’entretien du bâtiment.

Le représentant du bailleur social est arrivé en retard et est parti après 20 minutes de présence sans prises de paroles. Il s’agit d’un manque de respect total vis-à-vis des personnes présentes, habitants comme élus. Cela démontre le désintérêt de ce propriétaire immobilier pour la vie de ce quartier. Il a été évoqué qu’HDSH refuse de procéder à des réparations de portes d’entrée sous prétexte que les pièces n’existeraient plus, les matériels étant trop anciens… Les enlèvements d’encombrants sont toujours un problème, j’espère que la nouvelle fréquence de levée des encombrants (2 fois par semaine au lieu de 1), qui relève de la responsabilité de HDSH seront à la hauteur des enjeux, de salubrité publique. Sur les dépôts sauvages d’ordures, il a été indiqué que les plaques d’immatriculation des contrevenants ont été relevés. J’espère que les amendes dissuaderont ce type d’agissement inacceptable pour les habitants et l’environnement. Sur la réduction du nombre de gardiens, le maire a indiqué qu’il y a 1 gardien pour 200 logements avec HDSH, ce qui est insuffisant. Il a été constaté que HDSH ne traite pas les problèmes remontés par les habitants, sauf si la mairie les saisit également. Cela est inacceptable, la mairie n’a pas à suppléer les manquements de cet organisme privé qui doit être à l’écoute de ses locataires. C’est son travail !

  • A été évoqué l’utilisation du terrain de foot par des adultes extérieurs à la ville qui empêchent les enfants du quartier d’utiliser le terrain.

J’ai demandé à ce que soit mis  un affichage pour indiquer des plages horaires où les enfants sont prioritaires pour l’utilisation.

  • Question également du stationnement de poids lourds, rue Alfred de Musset, qui démarrent à 3 heures du matin.

Pourquoi ces stationnements? Car nous sommes la seule ville où c’est gratuit dans le secteur. Il faudra la mise en place certainement d’un stationnement résidentiel destiné aux seuls fontenaisiens.

Pour les bonnes nouvelles, ont été abordés les sujets suivants :

    • fête de Noël le 15 décembre à compter de 14 heures avec des lumières de Noël
    • Présentation de la maison Joséphine Baker par la directrice du service jeunesse et la directrice de l’espace JB qui a ouvert ses portes le 15 mai dernier (2 pavillons mitoyens composés de deux espaces 11-17 ans et 16-25 ans pour 4/5 ans) avec notamment des bourses pour les BAFA et les permis de conduire.
    • Présentation par son directeur de l’association sous contrat départementale Jeune Dans La Cité (JDLC), présente depuis plus de 50 ans sur le territoire, bien connue des habitants.

Mes regrets : présentation exclusivement descendante, peu d’échanges et de dialogue. L’association des locataires n’a pas pu prendre la parole. De ce fait, nous n’avons pas pu prendre connaissance de toutes les problématiques.

Je reste à l’écoute des fontenaisiens sur ces sujets ou autres.

Léa-Iris Poggi

Lettre de Jean Yves Sommier, Conseiller municipal, au Maire, Laurent Vastel, concernant l’installation d’une antenne relais Orange au 27, avenue Gal Leclerc

Jean-Yves SOMMIER , Conseiller municipal

Fontenay-aux-Roses, le 18/10/2021

Objet : antenne relais Orange au 27, av. Gl Leclerc

Monsieur le Maire,

Lors de la commission des permis de construire du 11 octobre dernier, ses membres ont été informés quant à une déclaration préalable pour l’implantation d’un relais téléphonique sur des terrains communaux au 27 avenue du Général Leclerc, déposée le 30/07/2021 et affichée le 31 août. Celle-ci a fait l’objet d’une autorisation tacite en date du 30 août. A noter qu’avant le dépôt de la déclaration préalable, une confirmation de l’implantation avait été donnée au pétitionnaire par un mail du maire adjoint en charge des travaux, espaces publics et voirie, en date du 30 juillet 2021.

Il s’agit d’une tour de près de 30m de hauteur dont le dossier tendrait à démontrer qu’il n’y aurait pas d’impact visuel ce qui est surprenant compte-tenu de la dimension du relais. Les photomontages fournis à l’appui du projet sont peu crédibles aux yeux des habitants du quartier. En effet, comment une tour d’une telle hauteur ne serait-elle pas visible par eux et au-delà. Bien au contraire, cette implantation va défigurer toute une partie de la ville et ne contribuera pas à son attractivité. Les négociations avec le pétitionnaire, avant de décider du choix de ce lieu, n’auraient-elles pas pu permettre d’examiner un meilleur emplacement et une hauteur portant moins atteinte à la dégradation visuelle et à la dévalorisation du bâti situé en proximité.

Concernant leur nocivité, s’il est vrai que les risques sur la santé  liés aux champs émis ne soient pas avérés en l’état actuel des connaissances, des doutes subsistent toujours quant à l’objectivité des données fournies par les promoteurs de telles constructions.

Par ailleurs, les travaux nécessaires à la construction du socle et du local technique vont conduire à réduire le nombre de places de stationnement pour les utilisateurs des terrains de tennis, voire à les supprimer totalement compte-tenu des places déjà occupées du fait d’autres contraintes. Pourtant, ces espaces de stationnement avaient été accordés suite aux récriminations des habitants du quartier éprouvant des difficultés à se garer, l’activité du tennis monopolisant les capacités de parking aux alentours.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Monsieur le maire, d’organiser une réunion d’information à l’attention des habitants du quartier ainsi que des membres de l’ASF tennis afin de leur présenter le choix opéré parmi les alternatives possibles, éventuellement de les rassurer sur les nuisances occasionnées et de les associer pleinement à la recherche d’une solution satisfaisante pour tous.

Je vous remercie de la suite que nous espérons favorable à cette demande et vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes bons sentiments.

Jean-Yves Sommier

NDLR : voir aussi l’article :

Une tour antenne-relais géante de près de 30 m de hauteur implantée sur le terrain des tennis municipaux, au 27 avenue du Général Leclerc

Entretien du vendredi 27 aout 2021 entre Astrid Brobecker (Conseillère du département des Hauts de Seine) & Laurent Vastel (Maire de Fontenay aux Roses)

Objectifs de l’entretien

  • Échanges sur la ville de Fontenay-aux-Roses et le département, dans l’objectif d’œuvrer en commun à condition d’être d’accord sur les objectifs poursuivis
  • Visibilité du mandat de conseillère départementale : permanences et diffusion des coordonnées

Les sujet abordés :

  • Collège des Ormeaux
  • Rénovation des quartiers Blagis et Sorrières-Scarron
  • Centre-ville, Mail Boucicaut
  • Coulée Verte, Aménagement de pistes cyclables
  • Renforcement des moyens de pôle solidarité de Fontenay-aux-Roses
  • Moyens pour exercer fonctions de conseillère départementale

Astrid Brobecker, a fait un Compte-rendu de l’entretien avec pour chaque sujet abordé,  ses engagements de campagne, les réponses de Laurent Vastel par courrier du 30 Juillet 2021 , et lors de l’entretien du 27 aout 2021 et sa feuille de route.

Pour télécharger le Compte-rendu d’Astrid Brobecker, cliquez sur le lien : FAR – LV – 2021-08-27 – Vdef

Laurent Vastel a fait aussi un compte rendu avec les mêmes sujets abordés que l’on peut télécharger sur le lien : https://fontenayavenir.wordpress.com/2021/09/08/madame-la-conseillere-departementale/

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (19 ème document) : La Ville et le développement de son commerce

Utilisation de l’argent liquide ou numérique

La disparition du bureau de Poste et d’une agence bancaire ou d’un DAB (Distributeur Automatique de Billets) aux Blagis a donné lieu à de multiples larmes de crocodile devant lesquelles nous nous inclinons avec respect devant l’art des comédiens.

L’implantation d’agences bancaires ou postales, de commerces, … résulte de choix rationnels des organismes concernés et non d’une réponse à des voeux pieux.

Avant d’essayer d’analyser la situation du commerce à Fontenay, résumons le problème, aux Blagis, de la poste et de la banque :

  • L’agence postale : vivait auparavant du maniement d’argent liquide avec remise aux habitants de billets de banque venant en conséquence de leur salaire ou retraite et leur permettant d’acheter à leur convenance. Aujourd’hui, la quasi-totalité des gens payent avec un moyen électronique et le solde des flux en « liquide » est devenu marginal ou, pour le moins, insuffisant.
  • L’autre rôle de cette agence postale était le dépôt ou le retrait du courrier : la multiplication des mails et l’économie en timbres dont chacun profite en conséquence, est difficilement compatible avec ce maintien.
  • Le rôle local de l’agence LCL resterait aussi à repenser face à l’évolution déjà mentionnée pour la Poste (monnaie électronique, communication par mail, …).
  • Le COVID n’a fait qu’accélérer cette évolution tant pour la Poste que pour les banques : achat par mail, paiement par carte sans contact.
  • L’appauvrissement constaté de la population fontenaisienne ne peut que compliquer la situation.
  • Il faut prendre en compte l’aspect social et la demande de la partie de la population qui, pour une raison ou une autre, a du mal à suivre l’évolution mais personne ne remontera le courant de l’évolution. Il faut cependant atténuer les problèmes dans l’évolution.

Certains pourraient contester cette approche « économique » ou « moderniste » mais les faits matériels ne peuvent s’occulter : rappelons que LCL est le nouveau nom du Crédit-Lyonnais depuis 1999, banque qui, du temps où l’idéologie de certains primait sur le réel, a conduit à une cessation de paiement de fait et à une revente en urgence de cette banque au Crédit-Agricole pour sauvetage ; Rappelons que le CL se situait dans les premières institutions en France au niveau de BNP, SG, CL, Crédit-Agricole, Banques Populaires, …

Un des responsables de la banque du Crédit-Lyonnais a dit, devant le Tribunal, parlant de l’état-major, qu’il y avait « une forme d’état d’esprit qui consistait à imaginer la réalité telle qu’il se la représentait et un désir de se la présenter sous un jour favorable ».

On voit, en ce dossier, la conséquence de choix totalement irrationnels, relevant du rêve plutôt que de la réalité, plus idéologiques que réfléchis.

En synthèse sur ce premier point, pour étudier le commerce à Fontenay, nous proposerons une approche humaine mais aussi réelle, matérielle et concrète de la situation locale. Prenons en compte, par exemple, que toutes les banques ferment une part importante de leurs agences et que, devant le développement du courrier électronique, la Poste doit repenser son métier.

Pour information, le rédacteur de la présente serait pour la disparition totale de la monnaie, pour paiement que par carte avec ou sans contact … de manière à interdire toute transaction douteuse dont drogues et prostitution…  Avec le COVID, nous nous rapprochons progressivement de cette situation. Fin 2019, la France métropolitaine comptait 50 316 DAB et ce nombre a reculé de 4,1% en 2019 (source : Banque de France).

Assumons les conséquences négatives pour certains foyers modestes de cet éventuel retrait des liquidités :

  • L’utilisation de la carte bancaire n’est pas possible chez certains commerçants, en particulier chez beaucoup de commerçants du marché du fait du cout du lecteur de la carte et même avec le COVID, il faut un minimum d’achat de 10 € ou plus.
  • L’utilisation de la carte bancaire pour prendre de l’argent liquide coute plus cher si on retire son argent dans un distributeur ne relevant pas de sa banque, en particulier pour les clients de la Banque Postale
  • L’utilisation de la carte bancaire pose parfois problème dans les liaisons avec les serveurs des banques, et aussi lors de paiement sans contact
  • L’utilisation du liquide permet (éventuellement) de ne pas faire payer la TVA
  • ….

En clair, ne nous trompons pas de combat ; dans les années 50-60, les salaires et les allocations familiales étaient payés en liquide mais, heureusement, cette approche a disparu et, malgré ce, salaires et allocations sont bien payés et les achats s’effectuent. Les liquidités ne constituent plus une nécessité !

Monsieur Candide : que dire, dans ce cadre, du commerce à Fontenay ?

D’abord, bonjour aux commerçants et à leur association :

Quelques points importants :

  • La Ville connait un dénivelé de plus de 100 mètres, quasiment tout le territoire étant en pente, ce qui complique les problèmes de déplacement, à pied, voiture ou vélo, particulièrement pour les seniors, femmes enceintes et personnes à mobilité réduite.
  • A Fontenay, le développement commercial, comme tout ce qui concerne l’économie, est resté ignoré pendant des décennies, l’équipe municipale aux affaires jusqu’en 2014 ne s’y étant pas intéressée. Aucune politique réellement annoncée et, a fortiori, aucune mise en place.

L’approche, selon l’INSEE, n’a changé qu’en 2014-15 :

  • La « rénovation », en 2011, du marché aux comestibles est, sur ce point, significative : petit, de qualité médiocre, fenêtres vers l’Est laissant le soleil levant arroser de ses dards les étals du charcutier, du poissonnier ou du crémier demandant de la fraicheur, … Chacun pourra comparer avec d’autres …

Un article publié par les Nouvelles de Fontenay est, sur ce point, significatif ( 20 novembre 2012 ).

  • Plus structurellement, d’un point de vue géographique, la Ville ne se situe pas sur des axes de circulation importants permettant le passage d’une population en transit susceptible de s’arrêter pour procéder localement à des achats venant en sus de ceux des Fontenaisiens.
  • Le niveau de vie, à Fontenay, baisse depuis plusieurs années.

Ce tableau (source INSEE) montre clairement que Fontenay décroit d’un indice 100 à 99.3 quand TOUTES les autres villes connaissent un enrichissement de leur population (cette baisse certaine est minorée du fait de l’inflation. La baisse réelle s’établit à 5% environ).

La situation actuelle de la Ville, en ce qui concerne son commerce, peut se résumer ainsi :

  • Une concentration certaine de commerces en centre-ville, sur la rue Boucicaut avec quelques débordements sur la rue Dolivet
  • Cette situation se caractérise par le développement récent d’un certain nombre de commerces de qualité en centre-ville, développement favorisé par l’arrivée de clientèles plus aisées. (Voir notre document N° 10 ).
  • Une disparition de la très grande partie des commerces dans les quartiers et des boutiques dites « en pied d’immeubles » dans les secteurs d’habitation autres que centre-ville.
  • Une arrivée de locataires en logements sociaux choisis par le Préfet, locataires à pouvoir d’achat faible et donc peu présents dans les boutiques (voir plusieurs de nos articles sur la sociologie de la Ville, document  N° 12 et autres montrant que le Préfet affecte 80% des logements, directement ou indirectement par contrainte relative aux DALO)

C’est dans ce cadre général de l’évolution sociale et commerciale de Fontenay qu’il faut analyser la situation de chaque secteur géographique de la Ville et essayer de définir un plan de développement : Nous précisons, ci-après, notre propre analyse et non la position officielle de l’équipe municipale (dont nous ne faisons pas partie).

Quartier Scarron :

Une grande partie des commerces en pied d’immeubles ont disparu, certains depuis des années (fruitiers, librairie-journaux, …). Cette disparition s’explique : lors de la construction, dans les années 1960, beaucoup de couples n’avaient pas de voitures, madame ne travaillait pas, le nombre de supermarchés et autres grandes surfaces était limité … et la famille achetait donc quasi-tout quotidiennement en pied d’immeubles.

Depuis, évolution : la femme travaille, le nombre de voitures s’est largement développé, … et les habitants, majoritairement, effectuent leurs achats le week-end plus loin, en grande partie au supermarché ou au marché … et les boutiques en pied d’immeuble ne servent souvent plus que de « dépannage » pour une part importante de la population (exception : les seniors qui achètent souvent localement et pour qui les boutiques constituent un … parloir et lieu de rencontre).

Coquilles vides : la municipalité a réutilisé une partie des lieux inoccupés en favorisant l’arrivée d’un cabinet médical et d’un dépôt-vente de vêtements (Croix-Rouge).

L’évolution récente des achats par internet et l’impact du COVID sur les processus commerciaux ne font qu’intensifier cette évolution se faisant au détriment de ces commerces en pied d’immeubles.

Le statut des boutiques de Scarron ne facilite pas les problèmes : les murs appartiennent, pour la plupart, au bailleur social Toit-et-Joie dans le cadre d’une copropriété privée où ledit bailleur est minoritaire, les autres membres de ladite copropriété étant les propriétaires des appartements situés au-dessus des boutiques.  Les « fonds de commerce » (entité juridique pour l’exploitation regroupant droit-au-bail, nom, clientèle et stocks) appartiennent aux commerçants qui, généralement, sont donc locataires, pour les murs, de Toit-et-Joie.

La propriété des axes de circulation piétons se partage en trois sous-ensembles distincts mais imbriqués, selon un schéma surprenant, entre (1) la copropriété privée, (2) le bailleur Toit-et-Joie au titre des logements sociaux voisins et (3) la Ville. En clair, disons avec humour, que pour balayer le sol, il faut trois balais différents.

Les règles de circulation automobile ne facilitent pas le commerce car Scarron est, du fait des déclivités, une zone d’accès non aisé ; rien n’y a été organisé pour permettre une venue facile et un arrêt « minute » rapide pour des clients venant spécifiquement d’ailleurs (chez le pharmacien éventuellement de garde, par exemple).

Déménager tous ces commerces rue Marx-Dormoy pourrait constituer une solution à étudier : ces boutiques pourraient alors desservir conjointement les clientèles de Scarron et des Sorrières ainsi que la clientèle de passage (voir ci-après).

La situation deviendrait éventuellement problématique pour les seniors des immeubles car aller faire ses achats sur la rue Marx-Dormoy demande de monter la pente (15 mètres environ de dénivelé ) qui sépare la dalle de Scarron de la rue. Problème pour les gens âgés.

Quartier Blagis :

Même évolution qu’à Scarron et, côté Paradis, à Fontenay, il ne reste plus qu’un salon de coiffure qui va fermer et partir pour Bourg-La-Reine.

L’agence postale, l’agence bancaire s’inscrivent dans ce processus de diminution de l’activité commerciale locale, les commerces restant se situant tous à Sceaux, de l’autre côté de l’avenue jean Perrin.

La reconstruction du quartier et l’arrivée de 600 logements privés, un dessin nouveau des axes de circulation, une ouverture plus grande du quartier à son environnement pourraient faciliter l’implantation et le démarrage de commerces nouveaux, principalement sur l’avenue de manière à profiter du flux de voitures se dirigeant vers Bourg-La-Reine ou Le-Plessis. La solution est là et non dans des vœux pieux !

Quartier Centre-Ville :

Comme nous l’avons indiqué, de nouvelles boutiques dans le domaine alimentaire et une librairie se sont installées mais il subsiste peut-être un nombre (trop) élevé de boutiques d’optique, d’agences immobilières, de coiffeurs ou d’agences bancaires, de garage automobiles ….

Il n’y a plus maintenant de magasin de vêtements, de chaussures, de quincaillerie, de bricolage, de papeterie, …

Pour l’alimentation, le marché joue un rôle essentiel.

Il existe une charte municipale relative au commerce mais ce document est plus un catalogue d’impératifs sur la forme, les couleurs, les matériaux à retenir par les commerces dans leur aménagement et dans l’utilisation éventuelle et contrôlée du domaine public qu’une aide au développement des chiffres d’affaires. N’a pas le sens commercial qui veut !

Zone d’application de la charte :

Notons que, à l’extrémité de cette zone, les boutiques disponibles sous l’immeuble neuf à l’angle Boucicaut/Blanchard ne semblent toujours pas trouver preneurs.

Toujours en centre-ville, le mail Boucicaut qui se caractérise par des commerces de qualité, connait également des locaux commerciaux assez vétustes et certains devraient disparaître :

Monsieur Candide : De manière générale, que faut-il faire pour relancer le commerce à Fontenay ?

Il faut d’abord en avoir la volonté puis prendre en compte le diagnostic et agir en développant une stratégie.

Le regretté Christian Bigret, premier adjoint en charge du commerce de l’élection de 2014 à son décès, s’était fait aider par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP). Les spécialistes mandatés avaient constaté une « fuite d’opportunités », une part importante des Fontenaisiens ne faisant pas leurs achats à Fontenay. D’où perte de chiffre d’affaires pour les commerces locaux.

La Ville a mis en place les outils juridiques nécessaires (achat par une société d’aménagement dépendant du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris VSGP, …) qui lui permettent progressivement de prendre le contrôle des boutiques dont elle pense devoir acquérir les murs pour, ensuite, pouvoir louer à des locataires développant des activités commerciales souhaitées.

Les clients locaux :

Pour que le commerce fonctionne, il faut :

  • Retenir les clients actuels par l’opportunité de l’offre, la facilité d’accès par TOUT moyen de transport (1 kilomètre, voire 500 mètres, constituent, pour certains, un obstacle important).
  • Augmenter le nombre des clients disposant d’un potentiel d’achat.

Le développement de plusieurs immeubles en accession à la propriété devrait (1) augmenter le nombre de clients potentiels et (2) accroitre la capacité moyenne d’achat.

Les clients de passage :

La Ville n’a jamais eu de stratégie pour capter la clientèle de passage, c’est-à-dire la clientèle potentielle qui traverse la Ville et qui pourrait s’y arrêter pour acheter sous la condition que le stationnement ponctuel soit possible, le temps d’acheter. Sur ce point, le développement d’arrêt gratuit pour 20-30 minutes avec bornes de contrôle a eu un aspect très positif.

La construction des immeubles sur le plateau du Panorama, à Clamart, crée une opportunité car leurs habitants, Clamartois, seront plus proches, géographiquement, du centre de Fontenay que de celui de Clamart. Encore faudrait-il adapter les moyens de la Ville à ces potentiels nouveaux clients (aucune interrogation sur ce point lors des « discussions » sur les places de parking de la place de la Cavée ).

Monsieur Candide : Le commerce à Fontenay a-t-il vocation à ne subsister qu’en centre-ville ?

Très bonne question !

Il y a deux aspects à prendre en compte :

  • La présence de boutiques en pied d’immeuble n’est plus à l’ordre du jour
  • Le vieillissement de la population conduit à devoir mettre les seniors en possibilité de faire leurs achats dans un cadre simple et aisé pour des gens connaissant souvent des problèmes de locomotion.

Pour ne prendre qu’un exemple, on pensera au senior qui, de son domicile de la rue de Bellevue, doit descendre à pied la rue Jean-Lavaud puis remonter Ledru-Rollin pour arriver place de la Cavée et y trouver les premiers commerces. Il remontera toujours à pied avec le poids des achats en sus.

Il n’est pas certain que le vélo soit la solution avec un ou plusieurs sacs …

En ce sens, la déclivité de Fontenay accentue fortement les problèmes.

Deux grandes zones d’habitation ne connaissent aucun commerce.

Sur ce point, il est significatif que l’axe « rue-Marx-Dormoy / avenue Lombart » constitue un axe intéressant et complémentaire aux implantations commerciales de centre-ville :

  • Il s’agit d’un axe intercommunal permettant de venir de Montrouge à Sceaux via Bagneux et Fontenay.

  • Il s’agit du seul axe, en dehors du centre-ville, connaissant déjà des commerces avec un certain succès depuis plusieurs années, tant rue Marx-Dormoy entre Scarron et Sorrières que, avenue Lombart, en face de la sortie du RER.

La construction Nexity rue Marx-Dormoy, à l’angle de la rue du Moulin Blanchard, et l’immeuble en accession à la propriété  « Toit et Joie », toujours rue Marx-Dormoy, face à la rue Georges Bailly, devraient augmenter la clientèle locale et favoriser le développement de cet axe commercial restant à intensifier mais la clientèle locale tant actuelle qu’issue des nouvelles constructions devra être augmentée d’une captation de la clientèle de passage ; d’où nécessité de places de stationnement « minute ».

La desserte des lieux isolés ne pose réellement problème que pour les seniors connaissant des problèmes de déplacement.

Sans faire de publicité pour personne, notons qu’il est possible de se faire livrer à domicile par des magasins généralistes :

Il va cependant falloir que les liaisons informatiques commerce-senior restent compréhensibles :

Avec tous mes meilleurs vœux pour les commerçants et l’ensemble des Fontenaisiens.

Jean-Michel Durand

Maire-adjoint Finances et Logements sociaux 2014-2020

Quartier des Blagis : Le projet ZAC Paradis de Laurent Vastel

Alors que le Projet Paradis entre dans sa sixième année, il paraît opportun de faire le point sur son avancement, et sur sa pérennité.

Le présent papier n’aborde pas, volontairement, la question de son opportunité, ni des solutions alternatives qui ont été évoquées par beaucoup. Il essaie simplement de répondre à la question: ce projet est-il viable?

Il est établi à partir des rares éléments publics existant, accessibles à un modeste citoyen de la ville.

1.Petit rappel historique

Les fontenaisiens découvrent le projet dans le Fontenay MAG, qui évoque dans son édition de juin 2016 la réunion tenue le 17 mai à la maison de quartier avec les habitants. Dès cette première réunion, le  maire précise: « toutes les personnes qui souhaitent être relogées sur le quartier le seront dans les mêmes conditions financières pour un niveau de confort supérieur ».

L’idée centrale du projet est la suivante : sur la période 2018-2030 l’Office HLM 92 détruit par étapes tous les 833 logements sociaux du quartier, et les remplace par 833 logements sociaux neufs. Simultanément, il cède une partie des terrains à des promoteurs qui construisent 600 logements nouveaux – non sociaux –  destinés à être vendus à de nouveaux habitants. Opération qui se déroule sans bourse déliée, ni pour la ville, ni pour l’Office puisque la vente des terrains finance complètement le coût de la destruction-reconstruction des 833 logements préexistant, et la construction des 600 nouveaux logements. Une bonne affaire pour tout le monde donc !

Ce schéma aurait été élaboré au moment de la conception du PLU. Apres que l’exigence légale de densification de la ville eut été enfin admise, le maire s’est interrogé sur l’art et la manière d’appliquer à minima cette exigence (construire 1500 logements à Fontenay entre 2012 et 2030). En particulier en sauvegardant les quartiers pavillonnaires de Fontenay : quartiers officiellement présentés comme les réserves de verdure d’une ville qui dispose de peu d’espaces verts, alors qu’en réalité ces quartiers sont supposés abriter la base électorale de la majorité actuelle… Il fut donc décidé d’affecter généreusement aux Paradis 600 logements sur les 1500 exigés par les diverses lois sur le Grand Paris, et donc de porter la densité du quartier de 19 000 habitants/km² (DUP 2013*) à environ 39 000 habitants/km² **. Pour mémoire, le centre ville a, en 2011 une densité de 19 500 habitants/km² *

Densité de population des quartiers de Fontenay (DUP 2013) en habitants / hectare

2. La charte de relogement

Le Conseil Municipal du 2 mai 2018 a approuvé « la charte partenariale de relogement dans le cadre du projet de renouvellement urbain du quartier des Paradis ». Cette charte « a pour objet de fixer le cadre dans lequel le relogement des ménages résidant dans les immeubles voués à la démolitions sera effectué ». Les principaux signataires de la Charte sont le Préfet, la ville de Fontenay et l’Office HLM 92.

Remarque: en l’absence d’autre délibération du Conseil Municipal sur le projet, on est fondé à penser que cette Charte est le seul document officiel qui engage les parties, et en particulier l’Office, propriétaire des lieux et décideur ultime. On n’imagine pas en effet que le Maire ait pu signer un document engageant la Ville sur l’intégralité du projet sans l’approbation de son conseil…

La Charte donne dans son article 2 un planning:

Phase préliminaire :

  • démolition/reconstruction de l’immeuble du 26, rue des Potiers
  • démolition de 14 logements sociaux
  • reconstruction de 40 logements sociaux.

Phase 1 :

  • démolitions des immeubles du 18 rue Alfred de Musset, et 15-17-19-21 rue des Paradis
  • démolition de 13 + 33 logements sociaux
  • construction de 75 logements sociaux
  • construction de 90 logements privés.

Aucune information dans ce document sur la suite des opérations. L’Office garde donc légalement, au-delà de la phase 1, toute liberté pour continuer ou arrêter le projet à sa guise.

3. Le financement du projet

Le calcul sur l’économie du projet est relativement simple: le coût de démolition des 833 logements et de reconstruction – construction des 833 + 600 logements peut-il être financé par la vente des 600 logements privés?

  • les coûts de construction font l’objet de statistiques établies par la CDC (caisse des dépôts) par département. Pour les Hauts de Seine, ce coût est compris entre 1 934 et 2 323 € du mètre carré, soit une moyenne (demi somme) de 2 128 retenue,
  • le prix de vente du m2 prévisible est donné dans le PLU (fascicule Présentation), soit 4 272 €. À noter que ce chiffre est bien recoupé par la vente actuellement en cours du programme du promoteur des Nouveaux Constructeurs (rue Gabriel Péri) qui se fait à 4 565 € le m2.

Le calcul effectué (voir document***) donne un résultat édifiant:  le projet est déficitaire d’une cinquantaine de millions d’euros. Ce calcul est certes grossier, mais l’ordre de grandeur est indubitable.

On comprend mieux que l’Office 92 ne se soit engagé à minima… Quel intérêt a-t-il à mobiliser autant d’argent dans un programme qui fonctionne en l’état?

On s’étonne tout autant que ni les géniteurs du projet, ni les services de la Ville n’aient fait ce petit calcul…. Avant que le maire ne se lance dans ses promesses qu’il ne sait ne pouvoir honorer.

4. État actuel du du projet

Phase préliminaire: l’immeuble du 26, rue de Potiers a été détruit en 2018. Fin mars des arbres protégés ont été abattus *** . En mai 2021 les pelleteuses sont arrivées et creusent le sous-sol. En dépit d’un recours sur le permis de construire. Livraison prévue en 2022 ou 2023 au lieu de 2020.

Phase 1: le promoteur retenu vient d’ouvrir son bureau de vente, début juin 2021, le permis de construire n’est pas encore accordé. La livraison des immeubles ** ( 154 logements),  de cette phase est annoncée pour 2024 (contre 2022 initialement prévu).

5. Conclusion

Il se peut que l’idée de départ soit apparue comme la solution géniale pour résoudre simultanément deux problèmes bien distincts:

  • à court terme ‘vendre’ le PLU au préfet,
  • et à long temps stabiliser socialement le quartier laissé à l’abandon depuis la dissolution de l’ESCALE en 2009 (mon papier du 6 mai sur le site Osez Fontenay): rehausser le niveau social du quartier, afin de le pacifier (cf incidents récurrents dont celui de mai 2021, avec mort d’homme).

Encore que courir deux lièvres à la fois est en général une entreprise incertaine…

Certains membres de l’équipe municipale y ont cru, et ont donné de leur personne, notamment pour le reclassement des premiers habitants. Quant aux habitants, comment peuvent-ils supporter depuis six ans une aussi intense campagne de ‘persuasion’ en face de si peu de garanties – puisque l’Office n’a jamais voulu établir d’avenant à leur bail confirmant les promesses du maire, alors que le bail est le document légal qui lie un locataire à son bailleur… et de si peu de résultats?

L’idée a peut-être été proposée de bonne foi par un maire tout neuf, inexpérimenté, dans sa deuxième année de mandat, sans réseau ni soutien, et à qui personne n’allait rien refuser à son génie…. Mais, elle n’a pas résisté aux intérêts divergents de la Ville, l’Office, le Territoire, et le Département. Plusieurs adjoints m’ont dit: « le département paiera avec ses énormes excédents », mais le département a visiblement d’autre priorités, et d’autres favoris… Et le projet est aujourd’hui clairement dans l’impasse: non verrouillé, non financé, déjà très en retard. La bonne idée est devenue au fil de ces revers un bluff, et à force d’obstination, un vrai mensonge d’un cynisme impardonnable.

N’est-il pas temps, M. Vastel d’en prendre acte, et de tenir – enfin – un discours de vérité ?

Dans l’intérêt des habitants du quartier et des Fontenaisiens dans leur ensemble.

Michel Bayet

Membre du Modem

 * DUP 2013 : Dossier Urbain Partagé

** La  surdensification programmée du quartier des Blagis 

*** Abattage de 4 grands arbres protégés au square des Potiers

Quartier des Blagis : Suite de la lettre des 4 maires au préfet : Allô Maman… bobo…!!

Les maires de Fontenay et des trois villes adjacentes, ont envoyé une lettre au Préfet à propos de la situation du quartier de Paradis (Les nouvelles de Fontenay du 2 juin). Une lettre ouverte puisque diffusée en quasi temps réel sur le même site. On comprendra mieux, ci-dessous, pourquoi elle est ouverte…

Cette démarche est pitoyable.

C’est évident, le préfet va recevoir ces honorables maires. Il va leur tenir le discours de circonstances : les contraintes budgétaires, la politique du gouvernement… et toute la langue de bois habituelle. Que pourrait-il leur dire, si il leur parlait « cash » comme dirait le Président.

  • MM. les corps intermédiaires qui vous plaignez que le pouvoir vous délaisse, pourquoi ne vous prenez vous pas en charge vous-mêmes ? Arrêtez de tout faire remonter et de laisser croire que c’est lui qui est responsables de tous les maux, et que vous, vous vous chargez d’annoncer les bonnes nouvelles… Que faites-vous donc à votre niveau dans vos quartiers ?
  • MM. les maires de Sceaux et de Bourg la Reine, vous n’avez aucune honte à venir soutenir Fontenay. Alors que la cause profonde de cette situation est votre refus persistant d’appliquer la loi sur le taux de logements sociaux. Si vous vous conformiez aux exigences de la loi SRU (25%), et qu’en conséquence 798 logements sociaux seraient transférés de Fontenay dans vos villes, le taux de logements sociaux à Fontenay, actuellement à 43% serait encore de 35% (bases de calcul : Jean-Michel Durand – 20 avril – Les Nouvelles de Fontenay).
    M.Vastel pourrait alors proposer à l’Office HLM 92 de transformer la totalité du quartier des Paradis (833 logements sociaux) en logements de très haut standing…

Solidarité ou hypocrisie assumée…

  • Certes, certaines fonctions, comme la police, ne sont pas de votre ressort, Mais qu’en est-il de l’animation sociale et culturelle qui a existé jadis et qui a été abandonnées. (Article du 6 mai sur le site Osez Fontenay: ‘Reconstruire l’ESCALE’). Bien sûr, à Fontenay, c’est P. Buchet qui a dissous cette association, mais depuis six ans qu’à fait L. Vastel pour rétablir un service équivalent ?

M.Vastel, ne prenez pas les Fontenaisiens pour des demeurés : bientôt votre belle lettre sera dans le magazine municipal, et les bonnes gens seront élogieuses de l’énergie que vous déployez à… rejeter la faute sur le voisin. « C’est pas moi c’est lui » disait-on quand j’étais à l’école primaire…

On l’a compris, votre belle lettre consensuelle à l’autorité n’est, comme d’habitude avec vous, que Comm…

Michel Bayet

Membre du Modem

Quartier des Blagis : Vidéo du projet

https://www.valleesud-amenagement.fr/wp-content/uploads/2021/05/video-quartier-des-paradis-19-05-21-1.mp4?fbclid=IwAR3TmD–2urdP356wbc3-MESXcBAE8dWt7yRXElFYM2E6Hd8nnrEpDfKxnU

NDLR : vous pouvez aussi voir la maquette du projet en cours dans la maison du projet.

Et lire d’autre articles : https://www.nouvellesdefontenay.fr/la-surdensification-programmee-du-quartier-des-blagis-une-zac-pour-atteindre-plus-de-39-000-habitants-km%c2%b2-en-fin-de-realisation-au-benefice-de-qui-habitants-ou-promoteurs/