Projet de rénovation du Mail Boucicaut : des bases non maîtrisées et une communication incohérente !

Le projet de rénovation du mail Boucicaut est un projet structurant pour Fontenay-aux-Roses et mérite d’être pris au sérieux. Or, les différentes communications récentes de la mairie me laissent perplexe quant à la maîtrise des éléments de base du mail Boucicaut.

Vous trouverez dans cet article un florilège de quelques tweets du maire ainsi qu’un extrait de la tribune de la majorité sur le projet de rénovation du mail Boucicaut

Les tweets du maire sur le projet de rénovation du mail Boucicaut font suite à un article (http://www.ateliersfontenaisiens.fr/un-nouveau-gratte-ciel-a-fontenay-aux-roses) de Gilles Mergy.

Le 26 mai 2021 à 11h09, le maire  tweète le message suivant :

Message surprenant car les conseillers syndicaux des immeubles du mail Boucicaut ont eu une présentation le 5 janvier 2021 où il est présenté la construction d’un immeuble entre les 101 et 105 rue Boucicaut.

Voici un extrait de cette présentation où il y a présence d’une tour devant contenir une trentaine de logements.

Cette présentation est d’ailleurs disponible sur le site de la ville :

https://www.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/environnement/urbanisme/Mail_Boucicaut/FAR_MAIL_BOUCICAUT_-_presentation_operation_05.01.21.pdf

À noter que sur la présentation, l’immeuble fait la même taille que le 101 rue Boucicaut, c’est-à-dire 7 étages et finalement , nous avons appris entre temps que cette tour devrait faire 10 étages soit à peu près la même hauteur que le 105 rue Boucicaut à 1 étage près.

Mis devant ses contradictions, le maire change d’angle et finalement poste un message quelques minutes plus tard à 11h54 disant que « l’hypothèse d’une construction visant à combler l’espace mort entre deux immeubles est sur la table ».

Une nouvelle fois, un message bien surprenant venant de la part du maire. En effet, deux informations importantes interpellent.

Premièrement, l’hypothèse d’une construction.

Il est étrange de parler d’une « hypothèse » le 26 mai 2021 alors qu’un appel d’offre a été fait pour un « marché de maîtrise d’œuvre relatif à la construction d’un immeuble d’habitation de 10 étages composé de 30 logements avec commerce(s) en rez-de-chaussée et en toiture et parking souterrain. » entre  le 25 mars 2021 et le 26 avril 2021.

Voici la fiche de l’appel d’offre :

Cet appel d’offre est consultable sur le site “achatpublic” via le lien :

https://www.achatpublic.com/sdm/ent/gen/ent_detail.do?selected=0&PCSLID=CSL_2021_4dhkc9J1kH

Nous pouvons nous étonner du lancement de cet appel d’offre alors que la vente du terrain pour la construction du nouvel immeuble n’a toujours pas été actée au sein de l’ASL et qu’il est censé y avoir une concertation publique sur la rénovation du mail Boucicaut.

Pour rappel, l’ASL est une Association Syndicale Libre représentant un groupement de propriétaires fonciers. Elle chapeaute tous les immeubles et locaux commerciaux du mail Boucicaut et gère les espaces commun sur lesquels circulent les piétons.

Cela signifierait-il que, quoiqu’il arrive, la mairie prévoit de faire construire un immeuble ici et donc que la concertation ne servirait pas à orienter vers cette solution plutôt qu’une autre ?

Deuxièmement, la notion d’« espace mort ».

Là encore, cette expression est surprenante et démontre une méconnaissance du mail Boucicaut.

En effet, l’« espace mort » entre le 101 et le 105 rue Boucicaut est composé d’un quai de déchargement/chargement permettant entre autres de stocker les matériaux et autres matériels lors des travaux sur les immeubles du 91, 101 et 105 rue Boucicaut.

Il permet ainsi de sécuriser le stockage, d’éviter d’encombrer la rue Boucicaut et par conséquent de sécuriser le passage des piétons.

Vue du quai de déchargement/chargement

Et enfin, il y a un espace poubelles fermé qui permet de stocker des poubelles du 101 rue Boucicaut du fait du manque de place au sein de l’immeuble pour les stocker.

La suppression de cet espace entraînerait un problème de logistique qui impliquerait de trouver un nouvel espace poubelle. Soit ce nouvel espace devra se trouver sur le mail Boucicaut soit encombrer encore un peu plus les trottoirs de la rue Boucicaut. Dans le cas où cet espace disparaîtrait les poubelles devront se trouver sur l’espace public livrées à elles-mêmes avec tous les problèmes que cela peut engendrer.

Photo de l’espace poubelles jouxtant le pignon nord du 101 rue Boucicaut

Enfin, nous arrivons au dernier message de la majorité qui cette fois-ci n’est pas sur Twitter mais dans la tribune la majorité dans le Fontenay Mag du mois juin 2021.

Voici l’extrait :

Nous pouvons nous étonner que pour un projet dont les premières réunions ont démarré en mars 2017, les études de faisabilité technique et financière soient en cours tout en sachant que le projet aurait déjà coûté 2 millions d’euros à la ville (voir la diapositive « Le projet – la nouvelle construction en début d’article issu de la présentation du 5 janvier 2021).

Dans ce paragraphe, une inexactitude s’est glissée. En effet, il y est dit que le positionnement d’un nouvel immeuble entre les deux « pignons borgnes » des 101 et 105 ferait débat. Or, comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessous, le pignon nord du 101 rue Boucicaut n’est pas « borgne ».

Vous pouvez constater que le pignon nord du 101 rue Boucicaut est composé de plusieurs ouvertures dites de souffrance permettant de faire rentrer la lumière naturelle dans les pièces comportant ces ouvertures. Ce pignon n’est donc pas borgne et la présence d’un immeuble de 10 étages privera ces pièces de lumière et aura un impact négatif sur la valeur de ces appartements.

Les habitants du 101 ne seront pas les seuls impactés concernant la perte de luminosité et par la baisse de valeur de leur appartement. En effet, cette tour privera les logements présents dans le renfoncement du pignon Est du 105 rue Boucicaut d’une très grande partie de luminosité et aura un impact catastrophique sur la valeur de ces appartements.

Photo du pignon Est du 105 rue Boucicaut.

Il serait intéressant de savoir dans quoi ont été dépensé les 2 millions d’euros évoqués lors de la présentation du 5 janvier 2021, montant élevé et surprenant quand nous voyons le manque de connaissances de base sur le mail Boucicaut de la part du maire et de son équipe.

De plus, la phrase : « le positionnement d’un nouvel immeuble […] » montre bien que d’après la majorité, la construction de la tour de 10 étages n’est pas une hypothèse et que, seule, la position de l’immeuble pourrait évoluer via la concertation. La place sur le mail Boucicaut étant déjà très restreinte, il ne faut pas s’attendre à ce que cet immeuble soit à une place différente que celle indiquée lors de la présentation.

Comme je l’avais évoqué dans un article précédent (cf https://www.nouvellesdefontenay.fr/point-et-rappel-sur-le-projet-de-renovation-du-mail-boucicaut/), les habitants du 101 rue Boucicaut sont majoritairement contre et ont des arguments à faire valoir mais la mairie qui clame haut et fort respecter les Fontenaisiennes et les Fontenaisiens prendra-t-elle en compte l’avis des habitants du mail Boucicaut ? Nous le saurons bientôt….

Mikaël Coïc

Les commerces à Fontenay aux Roses … et les parkings ?

Mr Durand, dans votre papier du 8 juin vous soulignez qu’en raison du relief, la pratique du commerce à Fontenay n’est pas aisée ni à pied, ni à vélo. Vous suggérez donc, en creux, que la voiture est souvent nécessaire. Mais vous n’en tirez pas les conséquences au niveau des parkings.

A mon avis, la possibilité de garer sa voiture près des commerces est une condition essentielle de la vitalité du commerce local. A Sceaux, il y a aux deux extrémités de la zone commerciale de la rue Houdan deux parkings, vastes, et qui permettent l’accès à la quasi-totalité des magasins en moins de 10 mn à pied. Il nous faut à Fontenay des parkings, même si la mode bobo-écolo n’est pas à la voiture.

Aujourd’hui, il y a le parking rikiki du marché, et celui également de taille très modeste qui va s’ouvrir à la Cavée. Et puis, il y a le parking privé du magasin Carrefour Market dont l’accès est hélas très sportif, et rebute bon nombre de chalands.

Mr Moizan, dans ses projets qui datent des années 70, avait proposé une solution très astucieuse d’un parking sous la place de Gaulle, qui avait l’avantage énorme de permettre un accès à hauteur (sans rampe à monter ou à descendre) à partir de la rue Jean-Jaurès. Cette idée n’a pas été reprise par P. Buchet lors de la conception du nouveau marché, ni par L. Vastel à l’occasion de la bétonisation de la place.

Aujourd’hui, le maire ouvre le chantier du mail Boucicaut. On a donc une troisième opportunité de réfléchir sérieusement à la transformation du parking Carrefour en un vrai parking public. Ce parking se situe à un endroit central de la vie commerçante actuelle, et présente l’énorme avantage d’avoir un accès sur trois rues: la rue Boucicaut, mais aussi les rues Jean Jaurès et Ledru Rollin… moyennant quelques travaux dans le gruyère du sous-sol du mail, et en particulier dans l’immeuble de la Poste qui est la propriété de la ville.

Nous savons tous que la situation juridique est extrêmement compliquée et que la réalisation d’accès en voiture – et à niveau – depuis les rues Jean Jaurès et/ou Ledru Rollin n’est pas simple. Mais n’est-on pas capable de trouver quelques architectes créatifs qui sauront avec les outils actuels de conception par ordinateurs trouver les voies et les moyens ? On pourrait commencer par interroger les architectes de la ville… ou bien, on repart pour cinquante ans sur de mauvaises solutions ?

Mr Vastel, il vous reste cinq ans pour trouver une solution…

Michel Bayet.

Membre du Modem.

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (19 ème document) : La Ville et le développement de son commerce

Utilisation de l’argent liquide ou numérique

La disparition du bureau de Poste et d’une agence bancaire ou d’un DAB (Distributeur Automatique de Billets) aux Blagis a donné lieu à de multiples larmes de crocodile devant lesquelles nous nous inclinons avec respect devant l’art des comédiens.

L’implantation d’agences bancaires ou postales, de commerces, … résulte de choix rationnels des organismes concernés et non d’une réponse à des voeux pieux.

Avant d’essayer d’analyser la situation du commerce à Fontenay, résumons le problème, aux Blagis, de la poste et de la banque :

  • L’agence postale : vivait auparavant du maniement d’argent liquide avec remise aux habitants de billets de banque venant en conséquence de leur salaire ou retraite et leur permettant d’acheter à leur convenance. Aujourd’hui, la quasi-totalité des gens payent avec un moyen électronique et le solde des flux en « liquide » est devenu marginal ou, pour le moins, insuffisant.
  • L’autre rôle de cette agence postale était le dépôt ou le retrait du courrier : la multiplication des mails et l’économie en timbres dont chacun profite en conséquence, est difficilement compatible avec ce maintien.
  • Le rôle local de l’agence LCL resterait aussi à repenser face à l’évolution déjà mentionnée pour la Poste (monnaie électronique, communication par mail, …).
  • Le COVID n’a fait qu’accélérer cette évolution tant pour la Poste que pour les banques : achat par mail, paiement par carte sans contact.
  • L’appauvrissement constaté de la population fontenaisienne ne peut que compliquer la situation.
  • Il faut prendre en compte l’aspect social et la demande de la partie de la population qui, pour une raison ou une autre, a du mal à suivre l’évolution mais personne ne remontera le courant de l’évolution. Il faut cependant atténuer les problèmes dans l’évolution.

Certains pourraient contester cette approche « économique » ou « moderniste » mais les faits matériels ne peuvent s’occulter : rappelons que LCL est le nouveau nom du Crédit-Lyonnais depuis 1999, banque qui, du temps où l’idéologie de certains primait sur le réel, a conduit à une cessation de paiement de fait et à une revente en urgence de cette banque au Crédit-Agricole pour sauvetage ; Rappelons que le CL se situait dans les premières institutions en France au niveau de BNP, SG, CL, Crédit-Agricole, Banques Populaires, …

Un des responsables de la banque du Crédit-Lyonnais a dit, devant le Tribunal, parlant de l’état-major, qu’il y avait « une forme d’état d’esprit qui consistait à imaginer la réalité telle qu’il se la représentait et un désir de se la présenter sous un jour favorable ».

On voit, en ce dossier, la conséquence de choix totalement irrationnels, relevant du rêve plutôt que de la réalité, plus idéologiques que réfléchis.

En synthèse sur ce premier point, pour étudier le commerce à Fontenay, nous proposerons une approche humaine mais aussi réelle, matérielle et concrète de la situation locale. Prenons en compte, par exemple, que toutes les banques ferment une part importante de leurs agences et que, devant le développement du courrier électronique, la Poste doit repenser son métier.

Pour information, le rédacteur de la présente serait pour la disparition totale de la monnaie, pour paiement que par carte avec ou sans contact … de manière à interdire toute transaction douteuse dont drogues et prostitution…  Avec le COVID, nous nous rapprochons progressivement de cette situation. Fin 2019, la France métropolitaine comptait 50 316 DAB et ce nombre a reculé de 4,1% en 2019 (source : Banque de France).

Assumons les conséquences négatives pour certains foyers modestes de cet éventuel retrait des liquidités :

  • L’utilisation de la carte bancaire n’est pas possible chez certains commerçants, en particulier chez beaucoup de commerçants du marché du fait du cout du lecteur de la carte et même avec le COVID, il faut un minimum d’achat de 10 € ou plus.
  • L’utilisation de la carte bancaire pour prendre de l’argent liquide coute plus cher si on retire son argent dans un distributeur ne relevant pas de sa banque, en particulier pour les clients de la Banque Postale
  • L’utilisation de la carte bancaire pose parfois problème dans les liaisons avec les serveurs des banques, et aussi lors de paiement sans contact
  • L’utilisation du liquide permet (éventuellement) de ne pas faire payer la TVA
  • ….

En clair, ne nous trompons pas de combat ; dans les années 50-60, les salaires et les allocations familiales étaient payés en liquide mais, heureusement, cette approche a disparu et, malgré ce, salaires et allocations sont bien payés et les achats s’effectuent. Les liquidités ne constituent plus une nécessité !

Monsieur Candide : que dire, dans ce cadre, du commerce à Fontenay ?

D’abord, bonjour aux commerçants et à leur association :

Quelques points importants :

  • La Ville connait un dénivelé de plus de 100 mètres, quasiment tout le territoire étant en pente, ce qui complique les problèmes de déplacement, à pied, voiture ou vélo, particulièrement pour les seniors, femmes enceintes et personnes à mobilité réduite.
  • A Fontenay, le développement commercial, comme tout ce qui concerne l’économie, est resté ignoré pendant des décennies, l’équipe municipale aux affaires jusqu’en 2014 ne s’y étant pas intéressée. Aucune politique réellement annoncée et, a fortiori, aucune mise en place.

L’approche, selon l’INSEE, n’a changé qu’en 2014-15 :

  • La « rénovation », en 2011, du marché aux comestibles est, sur ce point, significative : petit, de qualité médiocre, fenêtres vers l’Est laissant le soleil levant arroser de ses dards les étals du charcutier, du poissonnier ou du crémier demandant de la fraicheur, … Chacun pourra comparer avec d’autres …

Un article publié par les Nouvelles de Fontenay est, sur ce point, significatif ( 20 novembre 2012 ).

  • Plus structurellement, d’un point de vue géographique, la Ville ne se situe pas sur des axes de circulation importants permettant le passage d’une population en transit susceptible de s’arrêter pour procéder localement à des achats venant en sus de ceux des Fontenaisiens.
  • Le niveau de vie, à Fontenay, baisse depuis plusieurs années.

Ce tableau (source INSEE) montre clairement que Fontenay décroit d’un indice 100 à 99.3 quand TOUTES les autres villes connaissent un enrichissement de leur population (cette baisse certaine est minorée du fait de l’inflation. La baisse réelle s’établit à 5% environ).

La situation actuelle de la Ville, en ce qui concerne son commerce, peut se résumer ainsi :

  • Une concentration certaine de commerces en centre-ville, sur la rue Boucicaut avec quelques débordements sur la rue Dolivet
  • Cette situation se caractérise par le développement récent d’un certain nombre de commerces de qualité en centre-ville, développement favorisé par l’arrivée de clientèles plus aisées. (Voir notre document N° 10 ).
  • Une disparition de la très grande partie des commerces dans les quartiers et des boutiques dites « en pied d’immeubles » dans les secteurs d’habitation autres que centre-ville.
  • Une arrivée de locataires en logements sociaux choisis par le Préfet, locataires à pouvoir d’achat faible et donc peu présents dans les boutiques (voir plusieurs de nos articles sur la sociologie de la Ville, document  N° 12 et autres montrant que le Préfet affecte 80% des logements, directement ou indirectement par contrainte relative aux DALO)

C’est dans ce cadre général de l’évolution sociale et commerciale de Fontenay qu’il faut analyser la situation de chaque secteur géographique de la Ville et essayer de définir un plan de développement : Nous précisons, ci-après, notre propre analyse et non la position officielle de l’équipe municipale (dont nous ne faisons pas partie).

Quartier Scarron :

Une grande partie des commerces en pied d’immeubles ont disparu, certains depuis des années (fruitiers, librairie-journaux, …). Cette disparition s’explique : lors de la construction, dans les années 1960, beaucoup de couples n’avaient pas de voitures, madame ne travaillait pas, le nombre de supermarchés et autres grandes surfaces était limité … et la famille achetait donc quasi-tout quotidiennement en pied d’immeubles.

Depuis, évolution : la femme travaille, le nombre de voitures s’est largement développé, … et les habitants, majoritairement, effectuent leurs achats le week-end plus loin, en grande partie au supermarché ou au marché … et les boutiques en pied d’immeuble ne servent souvent plus que de « dépannage » pour une part importante de la population (exception : les seniors qui achètent souvent localement et pour qui les boutiques constituent un … parloir et lieu de rencontre).

Coquilles vides : la municipalité a réutilisé une partie des lieux inoccupés en favorisant l’arrivée d’un cabinet médical et d’un dépôt-vente de vêtements (Croix-Rouge).

L’évolution récente des achats par internet et l’impact du COVID sur les processus commerciaux ne font qu’intensifier cette évolution se faisant au détriment de ces commerces en pied d’immeubles.

Le statut des boutiques de Scarron ne facilite pas les problèmes : les murs appartiennent, pour la plupart, au bailleur social Toit-et-Joie dans le cadre d’une copropriété privée où ledit bailleur est minoritaire, les autres membres de ladite copropriété étant les propriétaires des appartements situés au-dessus des boutiques.  Les « fonds de commerce » (entité juridique pour l’exploitation regroupant droit-au-bail, nom, clientèle et stocks) appartiennent aux commerçants qui, généralement, sont donc locataires, pour les murs, de Toit-et-Joie.

La propriété des axes de circulation piétons se partage en trois sous-ensembles distincts mais imbriqués, selon un schéma surprenant, entre (1) la copropriété privée, (2) le bailleur Toit-et-Joie au titre des logements sociaux voisins et (3) la Ville. En clair, disons avec humour, que pour balayer le sol, il faut trois balais différents.

Les règles de circulation automobile ne facilitent pas le commerce car Scarron est, du fait des déclivités, une zone d’accès non aisé ; rien n’y a été organisé pour permettre une venue facile et un arrêt « minute » rapide pour des clients venant spécifiquement d’ailleurs (chez le pharmacien éventuellement de garde, par exemple).

Déménager tous ces commerces rue Marx-Dormoy pourrait constituer une solution à étudier : ces boutiques pourraient alors desservir conjointement les clientèles de Scarron et des Sorrières ainsi que la clientèle de passage (voir ci-après).

La situation deviendrait éventuellement problématique pour les seniors des immeubles car aller faire ses achats sur la rue Marx-Dormoy demande de monter la pente (15 mètres environ de dénivelé ) qui sépare la dalle de Scarron de la rue. Problème pour les gens âgés.

Quartier Blagis :

Même évolution qu’à Scarron et, côté Paradis, à Fontenay, il ne reste plus qu’un salon de coiffure qui va fermer et partir pour Bourg-La-Reine.

L’agence postale, l’agence bancaire s’inscrivent dans ce processus de diminution de l’activité commerciale locale, les commerces restant se situant tous à Sceaux, de l’autre côté de l’avenue jean Perrin.

La reconstruction du quartier et l’arrivée de 600 logements privés, un dessin nouveau des axes de circulation, une ouverture plus grande du quartier à son environnement pourraient faciliter l’implantation et le démarrage de commerces nouveaux, principalement sur l’avenue de manière à profiter du flux de voitures se dirigeant vers Bourg-La-Reine ou Le-Plessis. La solution est là et non dans des vœux pieux !

Quartier Centre-Ville :

Comme nous l’avons indiqué, de nouvelles boutiques dans le domaine alimentaire et une librairie se sont installées mais il subsiste peut-être un nombre (trop) élevé de boutiques d’optique, d’agences immobilières, de coiffeurs ou d’agences bancaires, de garage automobiles ….

Il n’y a plus maintenant de magasin de vêtements, de chaussures, de quincaillerie, de bricolage, de papeterie, …

Pour l’alimentation, le marché joue un rôle essentiel.

Il existe une charte municipale relative au commerce mais ce document est plus un catalogue d’impératifs sur la forme, les couleurs, les matériaux à retenir par les commerces dans leur aménagement et dans l’utilisation éventuelle et contrôlée du domaine public qu’une aide au développement des chiffres d’affaires. N’a pas le sens commercial qui veut !

Zone d’application de la charte :

Notons que, à l’extrémité de cette zone, les boutiques disponibles sous l’immeuble neuf à l’angle Boucicaut/Blanchard ne semblent toujours pas trouver preneurs.

Toujours en centre-ville, le mail Boucicaut qui se caractérise par des commerces de qualité, connait également des locaux commerciaux assez vétustes et certains devraient disparaître :

Monsieur Candide : De manière générale, que faut-il faire pour relancer le commerce à Fontenay ?

Il faut d’abord en avoir la volonté puis prendre en compte le diagnostic et agir en développant une stratégie.

Le regretté Christian Bigret, premier adjoint en charge du commerce de l’élection de 2014 à son décès, s’était fait aider par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP). Les spécialistes mandatés avaient constaté une « fuite d’opportunités », une part importante des Fontenaisiens ne faisant pas leurs achats à Fontenay. D’où perte de chiffre d’affaires pour les commerces locaux.

La Ville a mis en place les outils juridiques nécessaires (achat par une société d’aménagement dépendant du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris VSGP, …) qui lui permettent progressivement de prendre le contrôle des boutiques dont elle pense devoir acquérir les murs pour, ensuite, pouvoir louer à des locataires développant des activités commerciales souhaitées.

Les clients locaux :

Pour que le commerce fonctionne, il faut :

  • Retenir les clients actuels par l’opportunité de l’offre, la facilité d’accès par TOUT moyen de transport (1 kilomètre, voire 500 mètres, constituent, pour certains, un obstacle important).
  • Augmenter le nombre des clients disposant d’un potentiel d’achat.

Le développement de plusieurs immeubles en accession à la propriété devrait (1) augmenter le nombre de clients potentiels et (2) accroitre la capacité moyenne d’achat.

Les clients de passage :

La Ville n’a jamais eu de stratégie pour capter la clientèle de passage, c’est-à-dire la clientèle potentielle qui traverse la Ville et qui pourrait s’y arrêter pour acheter sous la condition que le stationnement ponctuel soit possible, le temps d’acheter. Sur ce point, le développement d’arrêt gratuit pour 20-30 minutes avec bornes de contrôle a eu un aspect très positif.

La construction des immeubles sur le plateau du Panorama, à Clamart, crée une opportunité car leurs habitants, Clamartois, seront plus proches, géographiquement, du centre de Fontenay que de celui de Clamart. Encore faudrait-il adapter les moyens de la Ville à ces potentiels nouveaux clients (aucune interrogation sur ce point lors des « discussions » sur les places de parking de la place de la Cavée ).

Monsieur Candide : Le commerce à Fontenay a-t-il vocation à ne subsister qu’en centre-ville ?

Très bonne question !

Il y a deux aspects à prendre en compte :

  • La présence de boutiques en pied d’immeuble n’est plus à l’ordre du jour
  • Le vieillissement de la population conduit à devoir mettre les seniors en possibilité de faire leurs achats dans un cadre simple et aisé pour des gens connaissant souvent des problèmes de locomotion.

Pour ne prendre qu’un exemple, on pensera au senior qui, de son domicile de la rue de Bellevue, doit descendre à pied la rue Jean-Lavaud puis remonter Ledru-Rollin pour arriver place de la Cavée et y trouver les premiers commerces. Il remontera toujours à pied avec le poids des achats en sus.

Il n’est pas certain que le vélo soit la solution avec un ou plusieurs sacs …

En ce sens, la déclivité de Fontenay accentue fortement les problèmes.

Deux grandes zones d’habitation ne connaissent aucun commerce.

Sur ce point, il est significatif que l’axe « rue-Marx-Dormoy / avenue Lombart » constitue un axe intéressant et complémentaire aux implantations commerciales de centre-ville :

  • Il s’agit d’un axe intercommunal permettant de venir de Montrouge à Sceaux via Bagneux et Fontenay.

  • Il s’agit du seul axe, en dehors du centre-ville, connaissant déjà des commerces avec un certain succès depuis plusieurs années, tant rue Marx-Dormoy entre Scarron et Sorrières que, avenue Lombart, en face de la sortie du RER.

La construction Nexity rue Marx-Dormoy, à l’angle de la rue du Moulin Blanchard, et l’immeuble en accession à la propriété  « Toit et Joie », toujours rue Marx-Dormoy, face à la rue Georges Bailly, devraient augmenter la clientèle locale et favoriser le développement de cet axe commercial restant à intensifier mais la clientèle locale tant actuelle qu’issue des nouvelles constructions devra être augmentée d’une captation de la clientèle de passage ; d’où nécessité de places de stationnement « minute ».

La desserte des lieux isolés ne pose réellement problème que pour les seniors connaissant des problèmes de déplacement.

Sans faire de publicité pour personne, notons qu’il est possible de se faire livrer à domicile par des magasins généralistes :

Il va cependant falloir que les liaisons informatiques commerce-senior restent compréhensibles :

Avec tous mes meilleurs vœux pour les commerçants et l’ensemble des Fontenaisiens.

Jean-Michel Durand

Maire-adjoint Finances et Logements sociaux 2014-2020

Quartier des Blagis : Le projet ZAC Paradis de Laurent Vastel

Alors que le Projet Paradis entre dans sa sixième année, il paraît opportun de faire le point sur son avancement, et sur sa pérennité.

Le présent papier n’aborde pas, volontairement, la question de son opportunité, ni des solutions alternatives qui ont été évoquées par beaucoup. Il essaie simplement de répondre à la question: ce projet est-il viable?

Il est établi à partir des rares éléments publics existant, accessibles à un modeste citoyen de la ville.

1.Petit rappel historique

Les fontenaisiens découvrent le projet dans le Fontenay MAG, qui évoque dans son édition de juin 2016 la réunion tenue le 17 mai à la maison de quartier avec les habitants. Dès cette première réunion, le  maire précise: « toutes les personnes qui souhaitent être relogées sur le quartier le seront dans les mêmes conditions financières pour un niveau de confort supérieur ».

L’idée centrale du projet est la suivante : sur la période 2018-2030 l’Office HLM 92 détruit par étapes tous les 833 logements sociaux du quartier, et les remplace par 833 logements sociaux neufs. Simultanément, il cède une partie des terrains à des promoteurs qui construisent 600 logements nouveaux – non sociaux –  destinés à être vendus à de nouveaux habitants. Opération qui se déroule sans bourse déliée, ni pour la ville, ni pour l’Office puisque la vente des terrains finance complètement le coût de la destruction-reconstruction des 833 logements préexistant, et la construction des 600 nouveaux logements. Une bonne affaire pour tout le monde donc !

Ce schéma aurait été élaboré au moment de la conception du PLU. Apres que l’exigence légale de densification de la ville eut été enfin admise, le maire s’est interrogé sur l’art et la manière d’appliquer à minima cette exigence (construire 1500 logements à Fontenay entre 2012 et 2030). En particulier en sauvegardant les quartiers pavillonnaires de Fontenay : quartiers officiellement présentés comme les réserves de verdure d’une ville qui dispose de peu d’espaces verts, alors qu’en réalité ces quartiers sont supposés abriter la base électorale de la majorité actuelle… Il fut donc décidé d’affecter généreusement aux Paradis 600 logements sur les 1500 exigés par les diverses lois sur le Grand Paris, et donc de porter la densité du quartier de 19 000 habitants/km² (DUP 2013*) à environ 39 000 habitants/km² **. Pour mémoire, le centre ville a, en 2011 une densité de 19 500 habitants/km² *

Densité de population des quartiers de Fontenay (DUP 2013) en habitants / hectare

2. La charte de relogement

Le Conseil Municipal du 2 mai 2018 a approuvé « la charte partenariale de relogement dans le cadre du projet de renouvellement urbain du quartier des Paradis ». Cette charte « a pour objet de fixer le cadre dans lequel le relogement des ménages résidant dans les immeubles voués à la démolitions sera effectué ». Les principaux signataires de la Charte sont le Préfet, la ville de Fontenay et l’Office HLM 92.

Remarque: en l’absence d’autre délibération du Conseil Municipal sur le projet, on est fondé à penser que cette Charte est le seul document officiel qui engage les parties, et en particulier l’Office, propriétaire des lieux et décideur ultime. On n’imagine pas en effet que le Maire ait pu signer un document engageant la Ville sur l’intégralité du projet sans l’approbation de son conseil…

La Charte donne dans son article 2 un planning:

Phase préliminaire :

  • démolition/reconstruction de l’immeuble du 26, rue des Potiers
  • démolition de 14 logements sociaux
  • reconstruction de 40 logements sociaux.

Phase 1 :

  • démolitions des immeubles du 18 rue Alfred de Musset, et 15-17-19-21 rue des Paradis
  • démolition de 13 + 33 logements sociaux
  • construction de 75 logements sociaux
  • construction de 90 logements privés.

Aucune information dans ce document sur la suite des opérations. L’Office garde donc légalement, au-delà de la phase 1, toute liberté pour continuer ou arrêter le projet à sa guise.

3. Le financement du projet

Le calcul sur l’économie du projet est relativement simple: le coût de démolition des 833 logements et de reconstruction – construction des 833 + 600 logements peut-il être financé par la vente des 600 logements privés?

  • les coûts de construction font l’objet de statistiques établies par la CDC (caisse des dépôts) par département. Pour les Hauts de Seine, ce coût est compris entre 1 934 et 2 323 € du mètre carré, soit une moyenne (demi somme) de 2 128 retenue,
  • le prix de vente du m2 prévisible est donné dans le PLU (fascicule Présentation), soit 4 272 €. À noter que ce chiffre est bien recoupé par la vente actuellement en cours du programme du promoteur des Nouveaux Constructeurs (rue Gabriel Péri) qui se fait à 4 565 € le m2.

Le calcul effectué (voir document***) donne un résultat édifiant:  le projet est déficitaire d’une cinquantaine de millions d’euros. Ce calcul est certes grossier, mais l’ordre de grandeur est indubitable.

On comprend mieux que l’Office 92 ne se soit engagé à minima… Quel intérêt a-t-il à mobiliser autant d’argent dans un programme qui fonctionne en l’état?

On s’étonne tout autant que ni les géniteurs du projet, ni les services de la Ville n’aient fait ce petit calcul…. Avant que le maire ne se lance dans ses promesses qu’il ne sait ne pouvoir honorer.

4. État actuel du du projet

Phase préliminaire: l’immeuble du 26, rue de Potiers a été détruit en 2018. Fin mars des arbres protégés ont été abattus *** . En mai 2021 les pelleteuses sont arrivées et creusent le sous-sol. En dépit d’un recours sur le permis de construire. Livraison prévue en 2022 ou 2023 au lieu de 2020.

Phase 1: le promoteur retenu vient d’ouvrir son bureau de vente, début juin 2021, le permis de construire n’est pas encore accordé. La livraison des immeubles ** ( 154 logements),  de cette phase est annoncée pour 2024 (contre 2022 initialement prévu).

5. Conclusion

Il se peut que l’idée de départ soit apparue comme la solution géniale pour résoudre simultanément deux problèmes bien distincts:

  • à court terme ‘vendre’ le PLU au préfet,
  • et à long temps stabiliser socialement le quartier laissé à l’abandon depuis la dissolution de l’ESCALE en 2009 (mon papier du 6 mai sur le site Osez Fontenay): rehausser le niveau social du quartier, afin de le pacifier (cf incidents récurrents dont celui de mai 2021, avec mort d’homme).

Encore que courir deux lièvres à la fois est en général une entreprise incertaine…

Certains membres de l’équipe municipale y ont cru, et ont donné de leur personne, notamment pour le reclassement des premiers habitants. Quant aux habitants, comment peuvent-ils supporter depuis six ans une aussi intense campagne de ‘persuasion’ en face de si peu de garanties – puisque l’Office n’a jamais voulu établir d’avenant à leur bail confirmant les promesses du maire, alors que le bail est le document légal qui lie un locataire à son bailleur… et de si peu de résultats?

L’idée a peut-être été proposée de bonne foi par un maire tout neuf, inexpérimenté, dans sa deuxième année de mandat, sans réseau ni soutien, et à qui personne n’allait rien refuser à son génie…. Mais, elle n’a pas résisté aux intérêts divergents de la Ville, l’Office, le Territoire, et le Département. Plusieurs adjoints m’ont dit: « le département paiera avec ses énormes excédents », mais le département a visiblement d’autre priorités, et d’autres favoris… Et le projet est aujourd’hui clairement dans l’impasse: non verrouillé, non financé, déjà très en retard. La bonne idée est devenue au fil de ces revers un bluff, et à force d’obstination, un vrai mensonge d’un cynisme impardonnable.

N’est-il pas temps, M. Vastel d’en prendre acte, et de tenir – enfin – un discours de vérité ?

Dans l’intérêt des habitants du quartier et des Fontenaisiens dans leur ensemble.

Michel Bayet

Membre du Modem

 * DUP 2013 : Dossier Urbain Partagé

** La  surdensification programmée du quartier des Blagis 

*** Abattage de 4 grands arbres protégés au square des Potiers

Quartier des Blagis : Suite de la lettre des 4 maires au préfet : Allô Maman… bobo…!!

Les maires de Fontenay et des trois villes adjacentes, ont envoyé une lettre au Préfet à propos de la situation du quartier de Paradis (Les nouvelles de Fontenay du 2 juin). Une lettre ouverte puisque diffusée en quasi temps réel sur le même site. On comprendra mieux, ci-dessous, pourquoi elle est ouverte…

Cette démarche est pitoyable.

C’est évident, le préfet va recevoir ces honorables maires. Il va leur tenir le discours de circonstances : les contraintes budgétaires, la politique du gouvernement… et toute la langue de bois habituelle. Que pourrait-il leur dire, si il leur parlait « cash » comme dirait le Président.

  • MM. les corps intermédiaires qui vous plaignez que le pouvoir vous délaisse, pourquoi ne vous prenez vous pas en charge vous-mêmes ? Arrêtez de tout faire remonter et de laisser croire que c’est lui qui est responsables de tous les maux, et que vous, vous vous chargez d’annoncer les bonnes nouvelles… Que faites-vous donc à votre niveau dans vos quartiers ?
  • MM. les maires de Sceaux et de Bourg la Reine, vous n’avez aucune honte à venir soutenir Fontenay. Alors que la cause profonde de cette situation est votre refus persistant d’appliquer la loi sur le taux de logements sociaux. Si vous vous conformiez aux exigences de la loi SRU (25%), et qu’en conséquence 798 logements sociaux seraient transférés de Fontenay dans vos villes, le taux de logements sociaux à Fontenay, actuellement à 43% serait encore de 35% (bases de calcul : Jean-Michel Durand – 20 avril – Les Nouvelles de Fontenay).
    M.Vastel pourrait alors proposer à l’Office HLM 92 de transformer la totalité du quartier des Paradis (833 logements sociaux) en logements de très haut standing…

Solidarité ou hypocrisie assumée…

  • Certes, certaines fonctions, comme la police, ne sont pas de votre ressort, Mais qu’en est-il de l’animation sociale et culturelle qui a existé jadis et qui a été abandonnées. (Article du 6 mai sur le site Osez Fontenay: ‘Reconstruire l’ESCALE’). Bien sûr, à Fontenay, c’est P. Buchet qui a dissous cette association, mais depuis six ans qu’à fait L. Vastel pour rétablir un service équivalent ?

M.Vastel, ne prenez pas les Fontenaisiens pour des demeurés : bientôt votre belle lettre sera dans le magazine municipal, et les bonnes gens seront élogieuses de l’énergie que vous déployez à… rejeter la faute sur le voisin. « C’est pas moi c’est lui » disait-on quand j’étais à l’école primaire…

On l’a compris, votre belle lettre consensuelle à l’autorité n’est, comme d’habitude avec vous, que Comm…

Michel Bayet

Membre du Modem

Quartier des Blagis : Vidéo du projet

https://www.valleesud-amenagement.fr/wp-content/uploads/2021/05/video-quartier-des-paradis-19-05-21-1.mp4?fbclid=IwAR3TmD–2urdP356wbc3-MESXcBAE8dWt7yRXElFYM2E6Hd8nnrEpDfKxnU

NDLR : vous pouvez aussi voir la maquette du projet en cours dans la maison du projet.

Et lire d’autre articles : https://www.nouvellesdefontenay.fr/la-surdensification-programmee-du-quartier-des-blagis-une-zac-pour-atteindre-plus-de-39-000-habitants-km%c2%b2-en-fin-de-realisation-au-benefice-de-qui-habitants-ou-promoteurs/

Quartier des Blagis : Lettre des quatre Maires des communes de Fontenay-aux-Roses, Sceaux , Bourg-la-Reine et Bagneux au Préfet des Hauts de Seine

Suite aux incidents tragiques survenus dans le quartier des Blagis en mai dernier, la municipalité rencontrait les riverains pour un temps d’échange.
Aujourd’hui, les quatre Maires des communes de Fontenay-aux-Roses, Ville de Sceaux, Ville de Bourg-la-Reine et Ville de Bagneux unissent leurs forces et interpellent le Préfet des Hauts de Seine  pour garantir la sécurité du quartier.
Les 4 maires demandent :
– de remettre la quartier des Blagis dans la politique de la Ville avec ses moyens (sortie en 2014)
– des patrouilles de proximité de la police Nationale
– la réouverture du Commissariat des Blagis
– un accompagnement des services de l’Etat, pour la prévention.
– Les élus sollicitent une rencontre avec le Préfet des Hauts-de-Seine pour un « réexamen géographique » de cette politique, en plus du « renforcement de la présence des forces de police nationale ».

Voir aussi l’article paru sur Actu Hauts de Seine :

Après les violences aux Blagis, les maires demandent des moyens

La surdensification programmée du quartier des Blagis : une ZAC pour atteindre plus de 39 000 habitants/km² en fin de réalisation. Au bénéfice de qui, habitants ou promoteurs ?

Source : http://www.pourfontenay.fr/blog/la-surdensification-programmee-du-quartier-des-blagis-une-zac-pour-atteindre-plus-de-39-000

Le quartier des Blagis et la nécessaire rénovation des immeubles sociaux.

Le quartier des Blagis d’une surface de 8 hectares (0,08 km²) est un quartier comportant 833 logements sociaux, la plupart étant dans des immeubles de 4 étages, un seul en comportant 8. Avec ses 1800 habitants*, soit une densité de plus de 22 000 habitants/ km², c’est un quartier très dense. Il a cependant de grands espaces verts, qui, quand ils sont bien entretenus, offrent un cadre de vie agréable et permettent aux habitants de pouvoir sortir aisément.

Construits, comme les autres cités de la Ville, entre la fin des années 50 et jusqu’au début des années 90, ces immeubles avaient besoin d’une grande rénovation pour les mettre aux normes de confort actuelles, en particulier l’isolation phonique et thermique et l’installation d’ascenseurs.

Peut-on rénover sans détruire ?

Pour une rénovation de ce type à Bordeaux, le Prix d’architecture Pritzker 2021, considéré comme le Nobel de l’architecture, a été attribué à Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, deux architectes français spécialistes du logement urbainCe prix international, créé en 1979 et décerné chaque année à des architectes vivants pour une réalisation significative, est la plus haute distinction de la profession. **

« Non seulement Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal ont défini une approche architecturale qui renouvelle l’héritage du modernisme, mais ils ont également proposé une nouvelle définition de la profession même de l’architecte ». C’est en ces termes que le jury du prix Pritzker motive son choix, avant de préciser que « leur travail répond aux urgences climatiques et écologiques de notre temps, ainsi qu’aux urgences sociales, en particulier dans le domaine du logement urbain ».

Oui, on peut rénover sans démolir.

Cette approche de la rénovation permet de garder le cadre de vie des habitants, leurs liens entre eux, et n’entraine pas de sur-densification.

Ce type de rénovation est de plus en phase avec les enjeux de la transition énergétique : elle consomme beaucoup moins d’énergie et de matériaux. C’est le type de rénovation à privilégier dans le monde d’aujourd’hui, pour préparer le monde de demain.

Pourquoi Le Maire, le Territoire et le Département ont-ils décidé de raser tous les immeubles sociaux ?

Pour rénover ce quartier, les élus locaux, très « ancien monde », ont décidé de raser un par un tous les immeubles sociaux, en créant une ZAC (Zone d’Aménagement Concerté).

Ils utilisent la nécessaire rénovation des logements sociaux, pour réaliser une opération de sur-densification. Ils rajoutent aux 833 logements sociaux qui doivent être reconstruits, 600 logements concédés à la promotion immobilière privée. En tout 1433 logements.

Ainsi quand la ZAC sera terminée il y aura, plus de 3150* habitants aux Blagis soit une densité de plus de 39 000 habitants/km² !! Près de 4 fois plus que la densité moyenne de Fontenay qui est de 10 200 habitants/km².

Des conséquences de cette surdensification

Le béton arrive en force, les espaces verts publics sont fortement réduits, l’opération de préfiguration aux Potiers donne un avant-goût de ce qui va se passer : même des arbres protégés d’un Espace Boisé Classé ont été abattus et le terrain entièrement rasé avant le début des travaux, sans attendre les décisions de justice prévues moins d’une semaine après***.

Le permis de construire**** pour la première tranche de travaux a été déposé : ce sont des immeubles de 30 m de haut ( Rez de Chaussée + 9 étages) « des immeubles de taille moyenne » indique la plaquette de présentation en papier glacé de la ZAC…

La livraison de cette première tranche est annoncée pour 2024. Il y a 7 tranches…

La durée prévue de réalisation de cette ZAC est passée de 10 à 16 ans, soit fin des travaux en 2037. Un quartier qui va vivre pendant 16 ans, voire plus dans un chantier permanent avec bruits, pollutions et norias de camions sera-t-il attractif ?​

Pratiquement pour ce quartier de plus de 3000 habitants aucun équipement public nouveau n’est prévu, à part une salle de boxe. Ni école, ni bureau de poste : on ferme même celui des Blagis situé à 100 m à Sceaux.

Les terrains de sports actuels, terrain de basket et terrain de football vont disparaitre dès que la 1ère tranche sera lancée. Les nouveaux terrains de sports ne sont pas prévus avant 2025. Où vont aller tous ceux qui les utilisent quotidiennement ?

La ZAC des Blagis ira-t-elle jusqu’au bout de sa réalisation ?  

Cette opération immobilière de longue durée, 16 à 20 ans, va avoir de lourdes conséquences sur la vie du quartier. Elle va entrainer probablement un fort renouvellement des habitants. Est-ce un des buts de cette opération ?

Cette opération immobilière ira–t-elle au bout ? Des 2 grandes opérations immobilières qui ont été lancées à Fontenay, l’une en 1935 s’est arrêtée après la réalisation d’un immeuble (celui de la librairie, place de Gaulle); l’autre dans les années 1960 s’est arrêtée après 5 immeubles autour du mail Boucicaut , les derniers immeubles et la tour de 22 étages prévue à l’emplacement de la mairie n’ont  jamais été réalisés.

La ZAC paradis pour les promoteurs ?

Cette opération immobilière est une ZAC paradis pour les promoteurs : celui de la première tranche a appelé son ensemble immobilier à 9 étages « Le jardin d’Eden »

Un pavillon «  la maison du projet » a été inauguré samedi 22 mai par le maire, vice –président du Territoire, Conseiller Départemental sortant. Jeudi 27 après-midi, aux heures d’ouverture ce pavillon était apparemment fermé. En fait, ce n’est ni un agent de la ville, ni un agent du territoire, ni un agent du département, mais un promoteur qui a son bureau de vente à côté qui s’occupe de ce pavillon

Suzanne Bourdet   Michel Faye

* A Fontenay, le nombre moyen d’habitants par logement est de 2,2. Donc 833 logements correspondent à 833×2,2 soit 1832 habitants.

De même 1433 logements correspondent à 1433x 2,2 soit 3152 habitants

** http://www.pourfontenay.fr/blog/renover-plutot-que-casser-cest-possible-pourquoi-comment

*** http://www.pourfontenay.fr/blog/30-mars-2021-abattage-de-4-grands-arbres-proteges-au-square-des-potiers-sur-un-ordre-dun-maire

*** http://www.pourfontenay.fr/blog/abattage-darbres-proteges-square-des-pot…

**** http://www.pourfontenay.fr/blog/surdensification-aux-blagis-demande-de-permis-de-construire-des-immeubles-pour-154-logements-au

Blagis : La maison du projet des Paradis a ouvert ses portes

Crédits photo  : PIC 92 Conception & Réalisation

La maison du projet futur quartier des Paradis sera implantée le long de l’avenue Jean Perrin, dans le bois de platanes.

Les habitants, riverains et futurs résidents pourront y découvrir la maquette du projet, des plans et des visuels proposés par la société publique locale Vallée Sud Aménagement en charge de la coordination du projet.

Elle sera accessible au public :

– Lundi, jeudi et vendredi de 13h à 19h,

– Samedi de 10h à 13h et de 14h à 19h,

– Dimanche de 14h à 19h.

21 distributeurs de sacs pour les déjections canines sur la ville : vous n’avez plus de raison de ne pas les ramasser !

16 nouveaux distributeurs de sacs ont été installés, destinés au ramassage des déjections canines, soit un total de 21 distributeurs répartis sur l’ensemble de la ville. Plus d’excuse à présent ! Amis des bêtes, nous comptons sur votre civisme.

NDLR : Si les distributeurs n’ont plus de sacs, faites appel au N° Vert de la ville :

Tél : 0 801 80 00 92

Ce service fonctionne :