Comité Thématique annuel : proposition de l’association CIVIFAR pour un comité sur l’urbanisme à long terme du Centre-Ville

Monsieur le Maire,

Lors de nos entretiens avec Michel Renaux fin 2020, nous avons attiré son attention sur l’absence d’une vision d’urbanisme à long terme clairement exprimée dans notre PLU. Nous lui avions proposé de lancer une étude sur le sujet. Michel Renaux nous avait répondu qu’un tel travail entraînerait trop de modifications du PLU pour que le Territoire nous y autorise, mais qu’on pourrait y penser dans le cadre du PLUi.

L’objet de ce courrier est de vous demander de lancer cette étude aujourd’hui.

L’absence de vision à long terme est particulièrement gênante pour notre Centre-Ville, en particulier pour l’étroite rue Boucicaut, ancienne grand-rue du village de Fontenay, qui est à la fois :

  • le principal axe de circulation est-ouest de la ville,
  • notre principale rue commerçante
  • une rue bordée de grands immeubles d’habitation
  • un axe parcouru par 3 lignes d’autobus
  • la principale composante de notre centre historique

Notre rue Boucicaut est une aberration en termes d’urbanisme.

Vous reconnaissez du reste le problème, puisque vous envisagez une piétonnisation progressive de cette rue, sans qu’on sache encore quand et comment on y parviendra.

Des décisions structurantes sont à prendre non seulement pour la rue Boucicaut, mais pour tout le quartier situé entre les rues Dolivet, des Pierrelais, Blanchard, Ledru-Rollin et Jean-Jaurès.

A trop différer la réflexion dans ce domaine on risque d’autoriser aujourd’hui des permis de construire qui empêcheront d’évoluer progressivement vers la cible souhaitable. Ne regrettera-t-on pas un jour les décisions prises pour la Cavée, et celles qui se préparent pour le mail Boucicaut ?

La réflexion devra prendre en compte tous les aspects de l’urbanisme :

  • transports
  • stationnement et parking
  • conséquences pour le commerce
  • contraintes architecturales,
  • équipement collectifs …

C’est un problème difficile, qui admet certainement plusieurs solutions, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Les Fontenaisiens, confrontés aux difficultés de la situation actuelle, pourront apporter beaucoup d’idées, mais on ne saurait se passer de l’apport de professionnels de l’urbanisme. A l’issue de l’étude il ne paraitrait pas déraisonnable de faire choisir les Fontenaisiens parmi plusieurs schémas possibles.

La municipalité envisage de confier la réflexion au Conseil de Quartier Centre-Ville. CIVIFAR proposons une autre solution :

Dans quelques semaines nous allons choisir le sujet du Comité Thématique Annuel.

Nous proposons que la définition d’une cible d’urbanisme à long terme pour le Centre-Ville soit le thème de travail du Comité Thématique Annuel.

Le centre-ville détermine en effet l’image de la commune, et il concerne tous les Fontenaisiens. Choisir un sujet aussi important comme premier thème du Comité Thématique Annuel serait un signal fort.

Veuillez agréer, Monsieur, le Maire, l’expression de nos sentiments respectueux.

Alain Delahaye

Vice-président de CIVIFAR

Faites des propositions pour le Comité Thématique annuel jusqu’au 6 Février

Les membres des comités d’habitants ainsi que toute personne intéressée par cette démarche participative sont invités à transmettre leurs contributions sur les sujets ou thèmes qu’ils souhaitent aborder.
Ce recueil est ouvert du jeudi 6 janvier au dimanche 6 février 2022 inclus.

Les échanges tenus avec les animateurs des comités d’habitants et des associations de la ville permettent de proposer des axes prioritaires de réflexion qui sont :
•    Cadre de vie
•    Tranquillité publique
•    Citoyenneté
•    Éducation civique
•    Solidarité intergénérationnelle
•    Animation citoyenne
•    Santé
•    Transition écologique
•    Tout autre sujet qui présente un intérêt collectif pour la ville de Fontenay-aux-Roses

Si vous êtes intéressé (e) par cette démarche citoyenne, nous vous invitons à envoyer vos propositions à comite.thematique@fontenay-aux-roses.fr

Vous pouvez également déposer les sujets qui vous intéressent directement en Mairie, à l’accueil administratif situé Square Georges Pompidou.

A l’issue du processus de recueil des contributions, trois thématiques prioritaires seront identifiées courant février 2022 pour faire l’objet d’un travail approfondi en comité thématique avec les habitants.

Une communication sur les thématiques retenues ainsi que le processus de débats mis en place sera faite en conseil municipal.

La réunion du quartier Blagis – Gare qui devait avoir lieu mardi 14 décembre à 20h, est annulée pour des raisons sanitaires

Les habitants du quartier Blagis – gare sont conviés à une nouvelle réunion publique le mardi 14 décembre à 20h à l’école de la Roue B au 50 avenue Gabriel Péri

Le samedi 11 décembre, un diagnostic en marchant est organisé avec les élus et les services techniques afin de relever sur le terrain les problèmes rencontrés.

Point de départ :
Parvis de l’église Saint-Stanislas des Blagis – 104 avenue Gabriel Péri
à 10h

Point d’arrivée : gare du RER

Compte-rendu de la réunion publique sur le projet d’une antenne relai Orange, avenue du Général Leclerc, organisée par la Mairie, mercredi 1 er Décembre

Participants à la réunion publique

Mairie :

-Mr Laurent Vastel (Maire)

-Mme Reigada (1ère adjointe)

-Mme Galante Guilleminot (3ème adjointe), responsable de l’esthétique urbaine

– Mr Alabergère , Directeur des Services Techniques

Orange :

-Anne-Marie Tournaire : directrice départementale d’Orange

– Ludovic Tachon : en charge du développement du réseau mobile en IDF et notamment sur FAR

– Stéphane Gauthier : société TOTEM / Filiale d’Orange qui gère les infrastructures passives.

Les riverains

Habitants près de l’antenne-relais qui n’ont pas tous été prévenus de la réunion, en dehors de ceux qui avaient laissé leurs coordonnées lors de la réunion du quartier Ormeaux Renards du 19 Octobre

Introduction

Le Maire a introduit la séance en expliquant que l’implantation d’une antenne relais est un problème compliqué. Il faut à la fois répondre aux besoins des Fontenaisiens qui font l’expérience d’une la mauvaise qualité de réception du signal radio à l’intérieur (Indoor) et à l’extérieur (Outdoor), d’une demande croissante de capacité, et aux contraintes liées à l’intégration paysagère.

Il a été rappelé qu’une charte a été créée avant 2014 qui stipule notamment qu’une antenne relais ne peut pas être installée à moins de 150 m d’une école ou d’une crèche.

Aujourd’hui, une mairie peut difficilement s’opposer à l’implantation d’une antenne relais. S’il n’y a pas de motif sanitaire justifié.

Dans l’implantation d’une antenne relais, la problématique pour les Fontenaisiens de l’impact visuel et architectural de l’antenne relais vient avant l’exposition aux ondes radios.

Présentation du projet par Orange 

Les représentants d’Orange ont présenté le projet au travers de quelques planches PowerPoint. Dans les grandes lignes :

– 2 sites radio Orange implantés sur FAR et 1 sur Plessis Robinson (sites ANFR N° 451299 / 2519588 /795414)

La couverture 4G montre des zones grises avec une mauvaise réception

[NDRL] : Le site de l’ARCEP permet de connaitre la couverture Internet mobile en 4 G / 5 G et la couverture voix/SMS de chaque opérateur : https://monreseaumobile.arcep.fr/

Pour Fontenay aux Roses :

Couverture Internet mobile en 4 G pour Orange

Il y a une bonne couverture sur l’ensemble de la ville

Couverture voix/SMS en 2 G / 3G, pour Orange

Il y a une couverture limitée sur certaines zones, en particulier en centre-ville.

L’opérateur Orange a étudié 2 nouveaux sites candidats et a choisi comme site d’implantation le parking du terrain de tennis. Cet emplacement répond au mieux à la couverture radio du centre-ville qui n’est pas correctement servi en 4G.

Orange a indiqué que l’emprise au sol serait de 16m² avec une hauteur de mât de 27,5 mètres sans compter la hauteur du paratonnerre.

La nature du mât sera un tube à l’intérieur duquel seront disposés les équipements radio. Sur la partie haute du tube, se trouve le radome derrière lequel sont positionnées les antennes. Orange a indiqué que la hauteur du mât est justifiée par le nécessaire dégagement par rapport aux arbres et pour assurer un rayon de couverture de 300 m à 400 m.

[NDLR] Ce que Orange n’a pas montré, c’est la hauteur de l’implantation 28.65 m, par rapport aux arbres existants et du dôme des cours de tennis, où on arrive à une hauteur de 10 étages. (Extrait du dossier déposé au service d’urbanisme de la Ville)

Orange a seulement montré le mât tubulaire inséré dans des photos-montages pris à divers endroits de la ville. Il y aurait fallu montrer des vues plus proches du site.

  • Echange avec les riverains

Hauteur du mât : pourquoi ne pas aligner la hauteur du mât sur la hauteur des arbres (10 m) ?

Orange : : Pour assurer la bonne couverture du centre-ville, il faut positionner les antennes à une certaine hauteur qui permet de s’affranchir des masques (obstacles à la propagation des ondes radios). La hauteur a été définie pour assurer un rayon de couverture de 300 à 400m.

Quelles technologies seront déployées sur le site ?

Orange : : dans un premier temps, la 3G et la 4G seront activées. La 5G sera déployée en deux temps :

-Premier temps : activation de celle-ci sur les équipements radio existants

-Ajout de nouveaux équipements pour offrir la 5G dans une nouvelle bande.

Est-ce que l’accueil d’autres opérateurs est prévu ?

Orange :  oui, la mutualisation de l’infrastructure entre opérateurs est une obligation du régulateur.

Au lieu d’un site radio avec un mât de 27 mètres, est-il envisageable de déployer plusieurs micro-sites sur la ville ?

Orange :  ce choix prend en considération des impératifs techniques et économiques. Orange est ouvert à discuter avec des Fontenaisiens qui seraient volontaires pour héberger un site radio.

Est-il envisageable de déplacer le site au niveau du CEA ?

Mairie : : nous n’avons pas le droit d’installer un site relais sur l’emprise du CEA qui n’appartient pas à la commune.

Est-il envisageable d’installer le site à proximité du CEA ?

Orange : Emettre à partir du stade n’est pas efficace pour assurer une bonne couverture du centre-ville.

Exposition aux ondes électro-magnétiques

Orange : Orange a expliqué qu’il y a des normes d’exposition en vigueur et que celles-ci seront respectées.

Les Fontenaisiens conscient de l’importance d’améliorer la couverture, souhaitent trouver un compromis.

Mairie : M. le Maire a demandé à Mr Bresse et à Mr Delahaye, ayant des compétences en Télécom, de travailler sur la refonte de la charte de la ville relative à l’implantation des antennes-relais.

Mr Bresse (Animateur du Comité d’Habitants Ormeaux-Renards) : nous acceptons d’animer ce comité dans un contexte pacifié et donc une fois que le projet d’Orange aura été accepté.

Ce Comité Thématique sera ouvert à tous les Fontenaisiens, fera appel à des experts. Le but sera de définir la démarche participative des Fontenaisiens pour l’implantation des futures antennes.

Mairie : (Proposition de Mme Guilleminot) : est-il envisageable de repositionner le mât dans la même zone afin de garantir la couverture tout en minimisant l’impact visuel ? (voir figure ci-dessous)

Orange : pour répondre à cette question, une étude doit être conduite en prenant en compte notamment la nature du terrain en vue d’évaluer les conséquences sur le massif du pylône. Orange est d’accord pour analyser cette nouvelle demande.

  • CONCLUSION

-Le projet sur l’implantation est stoppé à ce jour,

-La mairie pourrait organiser une visite sur place avec les riverains intéressés,

Orange doit mener une étude sur la nouvelle proposition d’implantation. Afin de bien instruire les habitants, les éléments suivants devraient être communiqués :

-Couverture radio dans le centre-ville aujourd’hui,

-Couverture radio avec le nouveau site,

-Prédictions d’expositions aux Ondes Electromagnétiques (OEM) en V/m et normes,

-Photos-montage avec mât tubulaire en vues éloignées et proches.

Sera-il possible d’utiliser des couleurs de mât améliorant l’intégration paysagère ?

Une fois l’étude réalisée, une séance plénière sera proposée.

Il a été rappelé qu’il est important d’associer les habitants au plus tôt dans ce type de projet

Des membres du Comité d’Habitants Ormeaux-Renards

Voir aussi : Compte-rendu par Gilles Mergy 

Compte-rendu par Suzanne Bourdet   Michel Faye

Compte rendu du Conseil de quartier des Blagis du 26 novembre

Le vendredi 26  novembre, se tenait la réunion de quartier des Blagis. Ce fût l’occasion d’échanger sur les situations qui doivent être réglées.

  • Une intervention très pertinente d’une conseillère du conseil de quartier et habitante a permis de constater une fois de plus que Hauts-de-Seine Habitat (HDSH) ne fait pas son travail en terme d’entretien du bâtiment.

Le représentant du bailleur social est arrivé en retard et est parti après 20 minutes de présence sans prises de paroles. Il s’agit d’un manque de respect total vis-à-vis des personnes présentes, habitants comme élus. Cela démontre le désintérêt de ce propriétaire immobilier pour la vie de ce quartier. Il a été évoqué qu’HDSH refuse de procéder à des réparations de portes d’entrée sous prétexte que les pièces n’existeraient plus, les matériels étant trop anciens… Les enlèvements d’encombrants sont toujours un problème, j’espère que la nouvelle fréquence de levée des encombrants (2 fois par semaine au lieu de 1), qui relève de la responsabilité de HDSH seront à la hauteur des enjeux, de salubrité publique. Sur les dépôts sauvages d’ordures, il a été indiqué que les plaques d’immatriculation des contrevenants ont été relevés. J’espère que les amendes dissuaderont ce type d’agissement inacceptable pour les habitants et l’environnement. Sur la réduction du nombre de gardiens, le maire a indiqué qu’il y a 1 gardien pour 200 logements avec HDSH, ce qui est insuffisant. Il a été constaté que HDSH ne traite pas les problèmes remontés par les habitants, sauf si la mairie les saisit également. Cela est inacceptable, la mairie n’a pas à suppléer les manquements de cet organisme privé qui doit être à l’écoute de ses locataires. C’est son travail !

  • A été évoqué l’utilisation du terrain de foot par des adultes extérieurs à la ville qui empêchent les enfants du quartier d’utiliser le terrain.

J’ai demandé à ce que soit mis  un affichage pour indiquer des plages horaires où les enfants sont prioritaires pour l’utilisation.

  • Question également du stationnement de poids lourds, rue Alfred de Musset, qui démarrent à 3 heures du matin.

Pourquoi ces stationnements? Car nous sommes la seule ville où c’est gratuit dans le secteur. Il faudra la mise en place certainement d’un stationnement résidentiel destiné aux seuls fontenaisiens.

Pour les bonnes nouvelles, ont été abordés les sujets suivants :

    • fête de Noël le 15 décembre à compter de 14 heures avec des lumières de Noël
    • Présentation de la maison Joséphine Baker par la directrice du service jeunesse et la directrice de l’espace JB qui a ouvert ses portes le 15 mai dernier (2 pavillons mitoyens composés de deux espaces 11-17 ans et 16-25 ans pour 4/5 ans) avec notamment des bourses pour les BAFA et les permis de conduire.
    • Présentation par son directeur de l’association sous contrat départementale Jeune Dans La Cité (JDLC), présente depuis plus de 50 ans sur le territoire, bien connue des habitants.

Mes regrets : présentation exclusivement descendante, peu d’échanges et de dialogue. L’association des locataires n’a pas pu prendre la parole. De ce fait, nous n’avons pas pu prendre connaissance de toutes les problématiques.

Je reste à l’écoute des fontenaisiens sur ces sujets ou autres.

Léa-Iris Poggi

L’infrastructure d’antennes relais selon une nouvelle perspective

Pour faire suite à ma précédente publication sur le projet d’infrastructure d’antennes relais des tennis de Fontenay-aux-Roses, en complément je vous propose un éclairage selon une nouvelle perspective.

On se pose traditionnellement les questions suivantes :

  • A qui profite l’opération ?
  • Où va l’argent ?

Le communiqué de presse du 18 février 2021 de la société Orange à l’occasion de la création de la « tower company » TOTEM est riche d’enseignements. (cf. ” Orange takes major step forward creation totem its european towerco “ )

On notera entre autres une activité des infrastructures de télécommunication passives financièrement très intéressante, 57% de marge, sur un marché européen en forte croissance.

Le leader européen du secteur la société Cellnex (cellnextelecom) que souhaite concurrencer la société TOTEM affiche une excellente santé financière (53% de croissance du chiffre d’affaire sur les 9 premiers mois de 2021 et de 59% de son EBITDA) ce qui justifie d’avoir comme investisseurs des fonds de pension friands de revenus garantis sur le long terme.

La société Cellnex communique vis à vis des bailleurs en ces termes « … si vous n’avez pas encore d‘infrastructure de télécommunications sur votre propriété, mais que vous possédez une propriété foncière et êtes désireux d‘en retirer un rendement économique, Cellnex peut étudier cette opportunité… ». (cf. bailleurs)

Comme nous pouvons le constater, l’environnement des pylônes d’antennes relais est un milieu économique à la santé très florissante.

Pour faire une analogie, un tel équipement d’infrastructure passive de télécommunication peut être comparé à un sapin auquel on vient accrocher des boules et des guirlandes. Les opérateurs pour installer leurs équipements vont payer une redevance au propriétaire de l’infrastructure. On comprend aisément que plus l’arbre est grand, plus on va pouvoir y accrocher de nombreuses guirlandes et boules. L’intérêt économique du propriétaire de l’infrastructure est de pouvoir y installer un maximum d’équipements pour générer le maximum de redevances.

Une opportunité, voire une aubaine, que de pouvoir s’installer et investir sur un point haut tel celui des tennis de Fontenay-aux-Roses pour y installer une infrastructure de taille très conséquente. Une opération de cette envergure n’a vraisemblablement pas uniquement vocation à satisfaire les simples besoins locaux de quelques habitants clients de l’opérateur, il s’agit de fait d’un investissement d’infrastructure lourde.

Pour l’heure, l’unique justification fournie d’un tel aménagement est l’amélioration de la qualité de service d’un opérateur particulier, rappelons que contrairement à ce qui peut être dit à tort il n’y a pas de zone blanche à Fontenay-aux-Roses. Quels seront les autres cas d’usage d’une telle infrastructure ? Comment assurer le contrôle des équipements installés au fil du temps ?

Par exemple, nous ne savons pas comment l’infrastructure envisagée communiquera à terme avec le cœur réseau (pas les communications entre les mobiles des abonnés et les points d’accès mais celles internes de l’infrastructure de réseau elle-même). S’agira-t-il exclusivement d’une communication via la fibre optique à laquelle serait rattachée l’infrastructure ou bien d’une communication hertzienne (« wireless backhaul ») ce qui nécessiterait des antennes spécifiques supplémentaires.

La question qui se pose est comment la ville de Fontenay-aux-Roses et ses habitants pourront être informés de l’évolution de la nature des équipements hébergés (et pilotés à distance) dans une telle infrastructure ? Du fait des compétences requises, cela semble être quasiment impossible à contrôler pour une municipalité.

Un autre questionnement est la difficulté pour une équipe municipale de se reposer uniquement sur les conseils de l’opérateur demandeur en termes d’infrastructure nécessaire. Ce dernier ne peut-être à la fois juge et partie ; en effet, l’opérateur fait son travail et défend en priorité ses propres intérêts économiques sans souci des conséquences pour la sérénité de la cité.

Dans cette pièce, nous avons donc comme acteurs :

  • Une société privée qui effectue sur un terrain public une opération d’investissement dans une infrastructure immobilière industrielle sur un point haut
  • Une municipalité qui gère un point haut très attractif pour l’industriel
  • Des habitants non partie prenante qui manifestement vont subir des préjudices.

Avec comme décor un cadre réglementaire et une démocratie locale à faire exister.

Ne pouvant parler au nom des deux premiers acteurs, en tant que riverain des tennis, c’est bien le rôle de victimes collatérales qui semble nous avoir été dévolu dans cette pièce.  En effet, outre la dégradation du cadre de vie, aucun revenu à attendre pour les riverains d’une telle infrastructure bien au contraire une dévalorisation nette du patrimoine immobilier.

Les revenus pour la commune associés à cette infrastructure ne sont pour l’heure pas publics. De fait, la municipalité se retrouve au carrefour des divergences d’intérêts entre un industriel privé puissant et ses habitants du quartier des tennis.

En conclusion, il n’est pas inutile de se poser sérieusement les questions de l’éclairage selon la perspective du retour sur investissement pour les uns et les autres (l’opérateur, le gestionnaire / propriétaire du terrain, les riverains).

Outre la réponse à nos deux questions initiales, cela en soulève une troisième :  Quel est le rôle d’une municipalité dans la préservation de l’intérêt général de ses habitants ?

Eric Aubert , Résident du quartier des tennis depuis 30 ans. 

Réunion publique sur le projet d’une antenne relai Orange, avenue du Général Leclerc, organisée par la Mairie, mercredi 1 er Décembre à 19 H, école des Renards

Lors de cette réunion, l’opérateur Orange sera présent.

Cette réunion fait suite à la réunion du quartier Ormeaux-Renards du 19 Octobre.

Lors de cette réunion; le Maire avait proposé d’organiser un Comité Thématique sur ce sujet.

Ceux qui ont été sollicités ont envoyé une lettre au Maire qui demandait d’abord cette réunion publique :

Pour le moment, il n’y aura pas de Comité Thématique sur les antennes-relais

Nous avions demandé qu’il y ait lieu d’abord une réunion publique avec l’opérateur Orange, une réunion d’information sur le projet pour les habitants du quartier et tous ceux qui sont concernés par cette installation.

Cette réunion aura lieu à l’école des Renards, 26 avenue Raymond Croland, mercredi 1 er Décembre à 19 H

Quand les ondes de la démocratie locale se brouillent !

Une réalité et un problème posé

 La simple recherche sur la thématique « contestation antenne relais » produit de l’ordre de 100 000 entrées dans un célèbre moteur de recherche. On va principalement trouver dans ces nombreuses références :  des articles de presse décrivant partout en France l’hostilité des riverains confrontés à ces installations, des cabinets d’avocats spécialistes du sujet, des collectifs / associations de riverains opposés à se voir imposer ce type d’infrastructure à proximité de leur résidence.

Fontenay-aux-Roses n’échappe pas à ce que l’on rencontre partout ailleurs sur le territoire national aussi bien en milieu urbain que rural. Par le passé, notre ville s’est déjà illustrée en la matière sur ce sujet, avec à l’époque (en 2016) l’équipe municipale solidaire de ses habitants, des articles de presse le rappellent. Ce sujet se pose à nouveau aux habitants de Fontenay-aux-Roses confrontés à un projet d’installation d’une infrastructure d’antennes relais sur le parking des terrains de tennis de l’avenue du Général Leclerc.

A l’instar de la presse nationale qui souvent traite les sujets suivant une approche partisane, les différents blogs relatant l’actualité de Fontenay-aux-Roses ont également eu un traitement spécifique du sujet. On peut y retrouver en vrac : de l’information concrète et factuelle, des passes d’armes entre acteurs politiques locaux, parfois de la condescendance et du dénigrement à l’endroit des fontenaisiens qui sont opposés à ce projet.

La pétition électronique initiée par un collectif spontané de riverains totalement apolitique (au sens non partisan) raillée au prétexte qu’elle n’est pas exclusivement signée par des habitants de Fontenay-aux-Roses est doublée d’une version papier déjà signée exclusivement par plusieurs centaines de fontenaisiens. Ces fontenaisiens ayant signé au travers de l’un ou l’autre des supports sont tout simplement des habitant attachés à la préservation de leur cadre de vie. L’existence et le succès de cette pétition à elle seule atteste du problème posé à nombre de fontenaisiens par cette installation de taille démesurée que l’on ne rencontre pas de manière habituelle en milieu urbain.

De toute évidence, penser que les infrastructures d’antennes relais ne posent pas de problème aux citoyens est faire montre d’une grande méconnaissance ou bien d’une mauvaise foi caractérisée.

Les problèmes posés par les infrastructures d’antennes relais sont toujours de même nature. Les habitants vivant à proximité de ces tours métalliques sont particulièrement inquiets pour leur cadre de vie notamment d’un point de vue sanitaire et paysager ainsi que pour l’atteinte portée à leur patrimoine immobilier.

Il est incontestable qu’une installation monotube de près 30 mètres de hauteur et d’1,40 mètre de diamètre à flanc de coteau d’un talus surplombant de plus de 15 mètres le secteur de la rue de Bellevue est particulièrement disgracieuse et va porter atteinte au cadre paysager du coteau du Panorama de Fontenay-aux-Roses. Le regard ne peut que converger vers ce point focal situé en premier plan.

La démocratie participative locale comme solution ? 

Ce qui est acquis, c’est qu’en l’état le projet proposé est et sera contesté par nombre de fontenaisiens.

Au regard du problème posé et afin d’éviter un vif antagonisme, il est important qu’une municipalité en relation avec les opérateurs et les habitants travaillent ensemble afin de trouver une réponse intelligente, équilibrée et acceptable de tous.

Pour ne pas se mettre dans une position inconfortable, il est essentiel de fournir en amont l’ensemble des éléments d’un tel dossier, d’organiser des échanges visant à parfaitement expliquer le projet et ses motivations, de collecter l’avis de tous et d’élaborer une solution raisonnable afin d’éviter de laisser la place à des zones d’ombres et de doutes.

Pour être efficace et sereine, une telle démarche doit être parfaitement éclairée sans aucune omission. Beaucoup d’imprécisions, d’inexactitudes et parfois de fausses informations sont véhiculées.

A titre d’exemple et en premier lieu, on parle d’une antenne relais ce qui est inexact il s’agit d’un pylône d’antennes relais qui est une infrastructure de très grande taille d’hébergement de nombreuses antennes relais, 9 antennes panneaux pour commencer dans les technologies 3G,4G et 5G émettant sous différentes fréquences et sous différents angles d’inclinaison.  Cette infrastructure a vocation à héberger de nombreuses antennes et à diffuser tous azimuts vraisemblablement bien au-delà de Fontenay aux Roses, la question qui est posée est de savoir pourquoi devoir faire supporter la nuisance d’une telle infrastructure à l’unique quartier de Bellevue de Fontenay-aux-Roses ? Une telle infrastructure est-elle nécessaire à l’usage exclusif des habitants de Fontenay-aux-Roses ?

Un second exemple concerne l’utilisation abusive du terme « zone blanche ». Selon la définition de l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) une zone blanche est une zone qui n’est couverte par aucun opérateur. Il est de fait inexact d’invoquer cette notion de zone blanche lorsque l’on parle du coteau de Fontenay-aux-Roses, les zones blanches se trouvent en milieu rural. Les zones grises correspondent à l’existence d’un unique opérateur mobile, ce qui n’est pas non plus le cas de Fontenay-aux-Roses, au moins deux opérateurs si ce n’est trois offrent une couverture totalement satisfaisante sur le secteur du coteau.

La justification d’un tel projet n’est donc pas celle qui est présentée d’une zone blanche (au moins deux si ce n’est trois des quatre opérateurs offrent une couverture satisfaisante) mais celle de permettre à un opérateur particulier d’offrir un meilleur niveau de service à ses clients. La question posée à la collectivité devient alors à quel prix doit-on permettre à un opérateur privé de devenir plus performant ? Peut-on opposer un principe général (droit à un accès mobile) à l’intérêt commercial particulier d’un unique opérateur ? Il existe une solution simple et sans impact pour autrui c’est tout simplement de choisir un autre opérateur offrant d’ores et déjà une couverture satisfaisante sur le secteur.

Il ne s’agissait là que de deux exemples simples, il existe d’autres points qui justifieraient également clarification et questionnement.

Bien qu’elle puisse changer d’opérateur, il n’est pas question de priver « la dame de la rue Boris Vildé » souvent citée en exemple, d’accès à son opérateur favori ; mais il n’est pas non plus question de faire subir une agression disproportionnée du cadre de vie aux habitants à proximité des tennis ni de détériorer le patrimoine de la commune. Trouver un emplacement suffisamment éloigné de toute habitation pour une infrastructure de cette envergure ou bien une solution alternative à base d’équipements plus modestes sont certainement des pistes à creuser.

En espérant que ces quelques éléments permettront d’apporter un éclairage utile et inciteront à la réflexion.

Eric Aubert, Habitant du quartier des tennis depuis 30 ans.

Entre accusation sans preuve et omission volontaire : La communication selon L. Vastel

Lors du comité de quartier Ormeaux Renards du 19 octobre, L. Vastel a projeté la photo suivante:

(Cliquez sur l’image pour l’ouvrir dans un nouvel onglet et l’agrandir avec CTRL+ souris)

On y lit que « le coût des recours contre le projet de vente de l’ancien Conservatoire Soubise est à ce stade 200.000 € pour la ville ».

Le recours devant le Tribunal Administratif ayant été porté par l’Association Conservatoire (appuyée par d’autres associations et de nombreux Fontenaisiens), nous souhaitions intervenir devant cette accusation diffusée publiquement et totalement infondée.

D’où sort ce chiffre ? Quelles données ? Sur quelles bases ? Est-ce un coût ? Est-ce un manque à gagner ?

Ce chiffre est manié depuis longtemps par L. Vastel, surtout dans les réunions publiques, sans jamais avoir apporté aucune justification malgré les nombreuses demandes faites.

Aucune preuve. Ce chiffre n’a aucune réalité.

En revanche ce dont ne parle jamais L. Vastel, c’est du coût des conséquences de sa décision brutale et non concertée de vendre ce bien. Omission volontaire.

Regardons ensemble.

Quand l’association Conservatoire Soubise (association créée sous l’ancienne mandature prouvant sa neutralité politique et dont le but unique est de conserver ce bâtiment dans les actifs de la ville pour servir les Fontenaisiens et leurs associations) l’a rencontré quelques mois après son élection de 2014, nous lui avions proposé de recevoir la très sérieuse société promotrice de pépinière d’entreprise avec qui nous étions en relation depuis 2013, que nous avions vu 2 fois et qui avait déjà rencontré des conseillers municipaux de P. Buchet, aux affaires à l’époque..

Cette entreprise proposait de louer uniquement le bâtiment « Jean Moulin » et 3 parkings pour 4500 €/mois, et ce dès mi 2015.

La ville gardait alors l’usage du bâtiment « Soubise » dont la salle de danse du bas au magnifique parquet de chêne en parfait état (démonté depuis sur ordre de L. Vastel et mis en 48 heures à la benne !) ainsi que la salle du haut à l’acoustique remarquable dont la surface permettait de belles réunions/réceptions (que L. Vastel veut maintenant reconstruire sur l’ancienne surface de la salle de danse du bas puisque celle du haut fait partie de l’éventuelle cession et cela pour un montant de 1,5 M€ !) .

L.Vastel nous avait alors très vite arrêté nous informant qu’il avait l’usage de ce bâtiment pour au moins toute la durée de sa mandature ( le compte rendu de notre réunion validé par lui même en atteste).

Avant de décider quelques mois plus tard de vendre plus de 2/3 de l’ensemble du bâtiment et des terrains sans en informer ni les riverains ni le comité d’habitant ni l’association Conservatoire Soubise. 

On jugera de la vision long terme de L. Vastel tout autant que de sa conception de la démocratie participative.

Au final ce bâtiment est resté inoccupé 6 ans.

Alors, faisons le calcul : 

Mi 2015-mi 2021, 6 ans, 72 mois c’est 324.000 € que n’a pas touché la ville.

324.000 € de manque à gagner pour la ville et la privation d’un lieu qui aurait pu servir à de nombreuses associations Fontenaisiennes qui en avaient et en expriment toujours le besoin.

Il est regrettable que depuis 6 ans L. Vastel se croit obligé de continuer à tenter de justifier une décision brutale, non concertée en répandant dans des instances publiques des informations qu’il est bien incapable de justifier . 

Il semble poursuivre de ce qui apparaît n’être que de la haine à l’encontre de  l’Association Conservatoire Soubise au seul motif qu’elle s’oppose par tous les moyens légaux à une mauvaise décision pour la ville.

Rappelons ici quelques membres ou forts sympathisants de l’Association Conservatoire Soubise depuis sa création jusqu’à la décision de L. Vastel de vendre le Conservatoire Soubise:

Mmes Bekiari, Bullet, Gagnard, Galante-Guilleminot, MM. Chambon (avec ses articles bien sentis dans son blog pour garder le conservatoire), Durand, Lafon (participant à plusieurs reprises aux réunions chez le président de l’association, le signataire de cet article) , Ribatto, tous ces élus dont on salue ici la continuité des convictions !

Daniel Marteau, Président de l’Association Conservatoire Soubise.

Pétition du collectif Antenne-relais Bellevue contre l’implantation d’une tour antenne-relais géante sur le parking des tennis municipaux

Pour s’opposer à l’implantation d’un pylône d’antenne relais géant, de près de 30 mètres de hauteur, celle d’un immeuble de 10 étages, et d’un diamètre de 1,40 mètre, sur le parking des tennis municipaux de l’avenue du Général Leclerc à Fontenay-aux-Roses. Cette tour abritera des dizaines d’antennes (autorisation municipale 092 032 21 00096).

Image extraite du dossier de demande d’implantation (source association UAF)

Ce projet :
– N’a jamais été présenté aux riverains lors d’une réunion publique ou lors d’un conseil de quartier
– N’a jamais été débattu, ni fait l’objet d’une information lors d’un conseil municipal
– N’a jamais fait l’objet d’un article dans le Fontenay-Mag ou sur le site internet de la Ville
Ce qui est en contradiction avec la volonté de démocratie participative souhaitée par la municipalité.

Le Collectif Antenne-relais Bellevue propose la pétition suivante :

Je refuse :
• La dégradation paysagère de la zone naturelle protégée du côteau boisé du Panorama
• La pollution visuelle imposée aux riverains et aux promeneurs
• La proximité immédiate de cette antenne-relais géante avec de nombreuses
habitations (immeubles et pavillons)

Je demande :Que le maire informe les riverains et les habitants sur ce projet

  • Que le maire organise une concertation, avec toutes les parties concernées pour étudier des solutions alternatives à ce projet que ce soit le lieu d’implantation  ou la nécessité d’une telle tour antenne-relais géante
  • Que le maire demande à l’opérateur Orange de ne pas installer cette tour antenne-relais géante pendant le temps de la concertation.

Pour signer la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/contre-tour-antenne-relais-geante-tennis/160403

Voir aussi : Pétition : Non à l’implantation d’une tour antenne-relais géante sur le parking des tennis municipaux