Petite analyse de l’évolution de la population de Fontenay-aux-Roses à fin 2020

L’Insee vient de publier les chiffres de  population  légale au 1er janvier 2021. Pour la commune de Fontenay-aux-Roses ils s’établissent à :

  • Population municipale           25 342 habitants
  • Population comptée à part*         236 habitants
  • Population totale                     25 578 habitants

* (La « population comptée à part »  comprend certaines personnes dont la résidence habituelle est dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence sur le territoire de la commune : étudiants, résidents d’EHPAD, …).

Par rapport à l’année dernière,  l’accroissement est de 778 habitants.

Le chiffre de population dépasse ainsi les 25 000 habitants ;  c’est la première fois depuis les années 1970  et le chiffre s’approche même du maximum historique de 1975 (25 630 habitants/Insee). 

<<                    baisse                         >>

Monsieur Candide : « je ne comprends pas, on nous dit que la population de Fontenay augmente et vous écrivez qu’elle se situe en 2020 à peine au niveau de 1975, voire même en dessous ! »

C’est exact ! En 45 ans, de 1975 à 2020,  la population de la ville n’a pas évolué !

Expliquons : jusqu’en 2013, les recensements INSEE n’intéressaient personne parmi les élus municipaux et les fichiers correspondants (recensement des logements et des habitants …)  n’étaient pas tenus à jour avec la précision nécessaire.

Certains étaient même ravis, pour des raisons d’alliance électorale, d’annoncer une baisse de la population fontenaisienne.

En 2014, le signataire de la présente, élu, à la fois maire-adjoint aux Finances et aux Logements Sociaux, se rendit progressivement compte d’anomalies dans les recensements car, dans certaines zones uniquement occupées par des logements sociaux bien référencés en bâtiments  et habitants par les Bailleurs, les chiffres INSEE ne correspondaient pas et étaient manifestement erronés (Blagis, Scarron, …).

Avec le Service Etat-Civil de la mairie, en charge des recensements, et l’aide d’un consultant extérieur, toutes les procédures de recensement furent progressivement remises à niveau avec régularisation et incorporation dans les fichiers des immeubles et populations qui n’y étaient pas même enregistrés depuis des années.

Monsieur Candide : Quels étaient vos objectifs ?

L’objectif principal était, outre de connaître plus précisément le niveau de population, de majorer la Dotation Globale de Fonctionnement versée par l’Etat, la DGF, qui s’établit à environ 150€/habitant.  Les 2500-3000 personnes qui sont venues en sus (de 22.000 à 25.000), majoritairement par le fait des régularisations, rapportent ainsi environ 400.000€/an (à coût constant car l’augmentation n’était que statistique et administrative). Le maire-adjoint aux Finances se sentait ainsi totalement concerné.

Le deuxième objectif était de mieux mesurer les besoins sociaux de la population en termes quantitatifs.

Monsieur Candide : « si je comprends bien, cette hausse de la population provient majoritairement du redressement des bases de données par amélioration des recensements? »

Absolument !  A titre d’exemple, cette amélioration de la base de données permit de « remonter » le nombre de logements de  10.992 en 2011 à 11.572 en 2016.

Regardons les recensements 2011 et 2016 : tout Fontenaisien sait que, lors du recensement de  2016, peu de temps après l’arrivée en mairie de la nouvelle équipe (2014), il n’y avait évidemment pas eu de constructions  à hauteur de quasiment 600 logements (écart entre  10.992 à 11.572) :

  • Le nouveau Plan d’Urbanisme (PLU) était trop récent pour avoir un impact
  • les deux premiers immeubles neufs construits à Fontenay (Mouillebœufs et place de La Cavée) ne seront terminés et  habités qu’en 2020.
  • Seule une vingtaine de pavillons (maximum) avaient été construits (avec un impact de moins de  100 habitants).

Cette hausse n’était quasiment que régularisations statistiques par mises à jour des fichiers des logements.

Sans rentrer dans le détail, notons que, pour des villes de la taille de Fontenay,  l’INSEE fait recenser chaque année 8% des logements, cumule les cinq dernières années, obtient ainsi une représentation précise de 40% de l’existant (8% x5)  et multiplie par 2,5 pour déterminer par extrapolation  100% de la population et ses caractéristiques.

Dit autrement, les régularisations pour erreurs ou anomalies demandées par nous à l’INSEE dans les années 2015-2017 (et suivantes) ont mis 5 ans pour produire leur plein effet et il est donc normal que ces corrections  viennent s’impacter jusqu’en fin 2020 (voire encore marginalement sur les millésimes à venir).

En clair, comme pour le parc de logements, l’augmentation apparente de la population récemment annoncée relève quasiment totalement de ces régularisations.

L’attractivité nouvelle de la ville aura un impact sur la population mais progressivement. L’impact est, à ce jour, plus sur les prix au m² que sur les volumes réellement construits qui restent, pour l’instant,  marginaux.

Monsieur Candide : « Certains pourront continuer à prétendre qu’il y a eu construction de nouveaux logements et que cela doit avoir un impact. »

La réponse est simple : il n’y a eu jusqu’à aujourd’hui qu’une quasi-stagnation du nombre de logements qui, avec  régularisation des anciennes erreurs de recensement,  conduit à un parc d’environ 11.640 logements et la très faible augmentation de l’habitat connue à fin 2020 est compensée par la baisse du nombre d’habitants par logement qui s’établit à 2,2personnes/logement  (contre 3,2 en 1968).

La dernière étude que j’ai réalisée sur ce sujet (dernier millésime connu, celui de 2017, période 2015-2019) m’a permis de définir le tableau récapitulatif ci-dessous :

(Population millésime 2017 = analyse de la période 2015-2019, dernières statistiques connues sur les critères concernés).

Tout se résume à ce tableau.

Monsieur Candide : « D’autres bases de données confirment-elles que la population n’a pas augmenté ces dernières années, en clair sous le maire actuel, mais que c’est l’évolution de la qualité des recensements qui a conduit à augmenter les chiffres depuis 2014 ? »

Absolument !  La constance du nombre des enfants en écoles maternelles ou primaires témoigne de la stagnation de la réalité :

Sur la base de ces nombres d’élèves, la croissance de la population entre 2015 et 2020 s’établirait à 4,3% en 4  ans, niveau très limité de 1% par an. Sur le dernier exercice connu (année scolaire 2019-2020), la population scolaire est même en baisse de 61 élèves.

Ce taux de 1% concerne seulement la population des enfants, en croissance avec les naissances, quand la population des séniors suit une autre logique plus marquée par les décès. En clair, ce taux de 1% est très certainement supérieur à la réalité totale de l’ensemble de la population de la ville.

Cette remarque est confirmée par le fait que, selon l’INSEE, le taux accroissement naturel (dit « solde naturel ») est déjà égal à 0.7% sur 10 ans (période 2007-2017).

Une ville plus peuplée de seniors comme Sceaux connait un solde naturel nul : « 0 ».

Revenons à Fontenay : En synthèse, on voit ici que les 12.8% de croissance démographique en 5 ans, croissance annoncée par l’INSEE et reprise par le journal Le Parisien relève :

  • du solde naturel de 0.7%/an
  • d’une hausse par apport extérieur de 0.3%

>> Ces 2 facteurs représentant les 1% (hypothèse majorée) constatés au niveau de la population des enfants scolarisés

  • d’un parc immobilier constant à ce jour (impact < 100 personnes ?)
  • des régularisations statistiques, pour le solde, 8%.

Aucune notion de « sur densification » n’apparait dans ces chiffres du moins si on se donne la peine d’analyser.

Monsieur Candide : « et le futur ? »

On a vu que la variation future de population relèvera :

A la hausse :

  • Du nombre de logements à construire (+1500 à 2000 sur plusieurs années à venir pour un parc existant de 11.640) ; +17% correspondant au minimum imposé par l’Etat
    Michel Renaux, maire-adjoint à l’urbanisme a précisé que ce sont des documents officiels qui imposent ces 1500 logements : SDRIF, SCOT, et PLH.

– A la baisse :

  • Du nombre de logements disparaissant par destruction pour reconstruction
  • Du nombre de logements disparaissant par démolition, … ou « fusion » avec des appartements voisins. Le taux de disparition naturelle du parc existant est de 0.50%/an soit 50 appartements/an environ.
  • Du taux de logements vacants (en hausse)
  • Du nombre de personnes par logement (en baisse), critère lié à la taille des familles (impact des personnes seules en nombre croissant, veuves, veufs, divorcés, …) et de la taille des logements nouvellement construits.

Un parc stagnant et vieillissant  devient incohérent avec l’évolution de la structure de la population.  Personne ne prend en compte cet aspect qui constitue l’un des problèmes majeurs des politiques dites de « réhabilitation ».

On voit ainsi que l’ensemble de ces paramètres joue ; pour ne prendre que le critère « disparition de logements », sans constructions significatives  entre les recensements des « millésimes » 2006 et 2011, le nombre d’appartements a baissé de 11.018 à 10.992.

On peut s’interroger sur la signification d’une telle baisse alors que la population connaissait des problèmes pour se loger. C’était le choix de la municipalité d’alors (avant 2014)  de minorer le parc de logements quand des familles Fontenaisiennes ne trouvaient rien pour se loger quand un bébé s’annonçait ou quand un enfant devenu adulte se mettait en couple !

L’âge moyen des logements pose également problème :

(Statistiques sur le parc au 1er janvier 2015, dernières données connues sur ce critère).

De trop nombreux immeubles limités volontairement à quatre étages (rdc +4) ne comportent pas d’ascenseurs, n’ont pas de cages d’escalier permettant d’en installer et font ainsi souffrir une population âgée qui doit monter à pied. Isolation thermique ou phonique posant problème.

La « réhabilitation » sur des immeubles construits à la « va-vite » dans les années 60 (croissance démographique du baby-boom, …..) ne peut intéresser qu’une part limitée du parc.

Lorsque les chiffres du dernier recensement de 2020 seront disponibles, je complèterai cet article par une analyse de l’évolution de  la structure de la population ; je peux déjà dire que, sur la base des recensements des années précédentes,  Fontenay connait une situation particulière due à son haut taux de logements sociaux (42%), à l’impact continu et encore sensible de la vente des logements Icade de 2010 (changement progressif et encore actuel des locataires des 1.400 appartements concernés), à la quasi-absence de constructions pendant 20 ans, à un bâti ancien et souvent non aux normes, parfois peu attractif, à la centralisation sur la préfecture de la grande majorité des affectations en logements sociaux,  …

La conséquence étant que le revenu moyen des Fontenaisiens est en baisse, seule commune du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris VSGP à connaître cette évolution.

C’est dans ce cadre général, niveau de la population, structure sociale et économique, volume et qualité de l’habitat,  …  qu’il faut analyser ce qu’il convient de construire pour l’avenir. Ne raisonner que sur certains paramètres conduirait à un diagnostic incomplet et erroné.  Sauf à avoir des yeux sélectifs et orientés vers son intérêt politique voire  personnel.

Je terminerai en remerciant très sincèrement le Service Etat-Civil de la Mairie pour l’aide apportée à la remise à niveau des recensements INSEE.

Jean-Michel Durand

Ancien maire-adjoint aux Finances et Logements-Sociaux 2014-2020.

COVID : Fontenay aux Roses n’a finalement pas été retenu comme centre de vaccination pour les plus de 75 ans

« Après les Ehpad, les professionnels de santé et les aides à domicile de plus de 50 vaccinés depuis lundi, les plus de 75 ans pourront se faire vacciner dès le 18 janvier », a assuré le Premier ministre, en précisant que cela se fera « dans des centres de vaccination », déclaration du Premier Ministre le 7 Janvier 2021.

Les maires des communes avaient jusqu’au 8 Janvier pour déposer un dossier pour créer un centre de vaccination avec des critères précis :

  • Avoir un espace d’au moins 150 m2 pour accueillir un public en nombre, de quoi pouvoir aménager une salle de repos attenante, être doté d’un système de prise de rendez-vous en ligne et téléphonique…
  • être en capacité de mobiliser de nombreux soignants pour vacciner chaque jour un nombre important de patients, et absorber un éventuel flux de personnes se présentant au centre sans rendez-vous
  • disposer de ressources humaines dédiées pour assurer les séances de vaccination et permettre une ouverture du centre au moins 6 jours sur 7

A Fontenay aux Roses, le maire, Laurent Vastel avait fait une candidature avec la salle de danse du gymnase Jean Fournier, où il y a actuellement des tests PCR.

Source Le Parisien du 9 Janvierhttps://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-les-villes-en-ordre-de-bataille-pour-ouvrir-des-centres-de-vaccinations-08-01-2021-8418047.php

” Il a critiqué la stratégie de quelques grands centres sur le territoire plutôt qu’un maillage de plus petits centres plus nombreux. « On nous explique que les CMS – qui sont agréés par l’ARS pour la vaccination de la grippe par exemple et qui connaissent tous les protocoles – ne sont pas capables de devenir des centres de vaccination Covid, déplore Laurent Vastel. Mais qu’il faut créer avec des protocoles extrêmement complexes des nouveaux lieux, plus grands, mais surtout plus loin du public à vacciner prioritairement… »

« Il va falloir aller chercher les gens chez eux pour les emmener dans un gymnase dans la ville d’à côté alors qu’ils habitent à côté d’un CMS, reprend l’élu. Imaginez en plus une personne de plus de 75 ans qui doit d’abord s’inscrire sur une plateforme nationale pour savoir où aller se faire vacciner, il faudrait plutôt faire jouer la proximité pour cette première étape et créer ensuite des vaccinodromes quand on aura plus de vaccins et une population plus importante à traiter. »

Des maires de communes voisines se disaient aussi prêts à accueillir de tels centres de vaccinations. Patrick Donath, maire de Bourg-la-Reine et Philippe Laurent, maire de Sceaux, ont par exemple écrit une lettre commune au préfet, mercredi, pour lui proposer la mise à disposition de la salle multimodale des Colonnes, à Bourg-la-Reine. « Cette salle, localisée à proximité de la gare RER, compte environ 700 m² et nous paraît adaptée à l’organisation d’un tel dispositif », soulignent les deux élus.

Dans la ville voisine de Châtillon, la maire  Nadège Azzaz  a proposé l’Espace Maison-Blanche. « Situé aux portes du métro de la ligne 13 et de la ligne de tramway T6, cet espace de 600 m2 présente une configuration tout à fait adaptée », vante l’élue dans un communiqué. A Malakoff, c’est la salle Léo-Ferré que la maire Jacqueline Belhomme souhaite mettre à disposition.

On vaccine déjà dans neuf sites du département

Dans les Hauts-de-Seine, la population de plus de 75 ans, éligible à partir du 18 janvier prochain, est estimée à 100 000 personnes. Pour l’heure, seuls les soignants, les auxiliaires de vie et les pompiers de plus de 50 ans peuvent se faire vacciner.

Dans son point avec les élus, le préfet a justement dévoilé une liste de neuf sites dans lesquels ce public est déjà accueilli. A l’exception du centre de Rueil, tous sont des structures hospitalières et quadrillent le département : le CASH de Nanterre, l’hôpital Antoine Béclère à Clamart, l’hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt, le centre hospitalier Rives de Seine sur ses trois sites de NeuillyCourbevoie et Puteaux, l’hôpital Louis-Mourier à Colombes et enfin, à partir du 11 janvier, le centre hospitalier des Quatre-Villes à de Saint-Cloud et Sèvres.

A noter que l’hôpital Corentin-Celton, à Issy-les-Moulineaux, a également ouvert ses portes aux soignants de la ville pour qu’ils puissent se faire vacciner.

La liste de centres de vaccination sera disponible sur l e site de l’ARS et actualisé en permanence.

Un centre de vaccination proche de Fontenay

  •  Châtenay-Malabry (à partir du 18 janvier)
  • Clamart (l’hôpital Antoine Béclère)
  •  Issy-les-Moulineaux/Vanves (hôpital Corentin-Celton)

Comment faire pour se faire vacciner ?

Les plus de 75 ans  demeurent « libres d’aller consulter un médecin », afin de lui poser des questions sur l’injection, mais peuvent aussi directement s’inscrire par téléphone en composant un numéro qui sera prochainement dévoilé, les mettant en contact avec le centre de vaccination le plus proche ou en prenant rendez-vous sur le site santé.fr, qui dispose d’une carte interactive. Sur place, un soignant leur posera quelques questions médicales, avant de vérifier le consentement du patient et de lui faire l’injection. Après une courte période d’observation, le vacciné pourra rentrer chez lui.

Une campagne de vaccination en 3 phases

D’après l’INSEE, depuis 5 ans, la population de Fontenay a plus augmenté que celle des communes voisines

Toujours plus d’habitants dans les Hauts-de-Seine. D’après les derniers chiffres de l’Insee, qui définissent la population légale au 1er janvier 2019, le département compte 1 622 143 habitants. C’est 1,35 % de plus qu’il y a cinq ans, quand les Hauts-de-Seine abritaient 1 600 568 âmes.

Source : Le Parisien du 28 décembre 2018

Ces chiffres sont ceux de la population totale, qui considère toutes les personnes qui ont une adresse dans la commune, même si elles peuvent résider ailleurs (par exemple des étudiants qui habitent Paris mais sont toujours domiciliés chez leurs parents).

=> Il faut savoir que la méthode du recensement a changé et repose sur un échantillon chaque année ce qui explique des variations en plus et en moins qui ne sont pas exactes à l’échelle de la commune mais une approximation. 

Les anciens chiffres donnaient plutôt une stagnation ou même une baisse de la population et une population qui vieillissait (téléchargez le dossier : La population de Fontenay stagne et vieillit)

Si l’on regarde l’évolution de la population de Fontenay depuis 1968 jusqu’à 2009, d’après ce que donne l’INSEE, nous avons ce type d’évolution.

La population est même tombée au 1 er Janvier 2014 à 23 610 habitants (chiffres INSEE). La population actuelle est de 24 383 habitants, soit une augmentation de population de 773 habitants sur 5 ans.

Comment expliquer que la population de Fontenay ait plus augmentée ( + 3.28 %) que dans les autres communes, comme Plessis Robinson, Chatenay Malabry, où il y a eu beaucoup de construction d’immeubles ?

Il y a environ la construction d’environ 10 nouveaux pavillons par an, ce qui fait au maximum 10 *  = 40 habitants nouveaux, soit sur 5 ans, 200 habitants.

Pour le moment, il n’y a pas eu de nouveaux immeubles habités, depuis cette date.

Les seuls nouveaux habitants correspondent aux étudiants de la résidence universitaire “Olympes de Gouge” de l’ancienne Ecole Normale Supérieure, créée en 2014.

Que demande le Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF) ?

Le SDRIF est un document d’aménagement et d’urbanisme qui donne un cadre à l’organisation de l’espace francilien, à l’horizon 2030.

Ceci se traduit pour 2030 par les actions suivantes :

  • Créer 70.000 logements/an dont 30% sociaux
  • Créer 28.000 emplois/an
  • Priorité transports collectifs versus voiture individuelle
  • Densifier +15% dans un rayon de 1000m autour des gares SNCF, RER, station de métro existantes ou à venir
  • Densifier +15% dans un rayon 500 m autour des gares deTramway existantes ou à venir
  • Densifier + 10 % dans les autres zones

Pour Fontenay, dont 90 % de la superficie est concernée par une augmentation de 15 % de la densité urbaine, du fait de la proximité de la gare du RER et de la station du Tram T6 Chatillon- Vélizy, cela revient à construire 80 logements / an et à faire passer la population de 23 610 habitants en 2014 à 27 000 habitants en 2030 avec toutes les conséquences que cela peut avoir en matière d’urbanisme, de transport, comme le RER B.

Le point de repère est la population au 1 er Janvier 2014, soit 23 610 habitants. En 2030, il faudra arriver à environ 27 000 habitants., soit + 3400 habitants. 

La densité de population au 1 er Janvier 2014 habitants / km2, était de 9400 habitants / km2, elle passerait à 10 750 habitants / km2, ce qui est beaucoup plus important que les communes voisines. 

=> Ce sera un des arguments à utiliser pour s’opposer à la densification demandée par le SDRIF, avec un manque flagrant d’espaces verts publics.

Que demande le Plan  Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement (PMHH) ?

C’est la mise en musique du SDRIF pour la métropole et les territoire, comme Vallée Sud Grand Paris, dont dépend Fontenay. Ce sont des propositions de répartition par commune.

Source : PMHH_ORIENTATIONS_1er-arrêt

– Construction neuve annuelle pour Fontenay :  156 logements

– Logements sociaux / an pour Fontenay : 40  logements

– Places de logement à l’hôtel, par an : pour Fontenay : diminution de 6 places

Ce document fixe aussi des objectifs pour des logements intermédiaires, logements pour étudiants,  places en foyer de jeunes travailleurs, d’accueil des gens du voyage.

Louis Pouey-Mounou, le fondateur Fontenaisien de la Coulée Verte vient de décéder

Monsieur Pouey-Mounou, qui était architecte et conseiller municipal à Fontenay, avait imaginé le projet de la “Coulée Verte” pour éviter le prolongement de l’autoroute A10 (!) à cet endroit.

Parmi les milliers de personnes qui empruntent quotidiennement une
partie des 13 kilomètres de la Coulée Verte, combien sont-elles au courant
de son histoire? Combien pour préciser qu’elle a remplacé un projet
d’autoroute ou que le TGV pourrait aujourd’hui y circuler en tranchée
ouverte? Combien pour savoir que cette réalisation a pour origine un
mouvement associatif déterminé et organisé durant les années 1970-1980?

Voici Monsieur Pouey-Mounou expliquant le projet:

Sa femme, Simone  Pouey Mounou,  professeur au lycée Marie Curie a écrit un livre sur leur aventure commune, dans un livre que l’on peut commander  sur internet : 

http://autobiographie.sitapa.org/nous-avons-lu-nous-avons-vu/article/simonne-pouey-mounou-eclats-de-vert-biographie

Pour M. et Mme Pouey Mounou, l’aventure commence en été 1972 quand le projet de l’A 10, vieux de plus d’une décennie, est réactivé sur l’emprise de la voie ferrée Paris-Chartres par Gallardon. Louis Pouey Mounou se propose à la tête du comité fontenaisien de la Fédération des Usagers des Transports de la région parisienne (présidée par Jean-Claude Delarue). Rapidement, il y défend des idées révolutionnaires pour l’époque: critique de la prolifération des véhicules individuels en ville et demande de développement d’un réseau moderne de transports en commun. Cet engagement va bouleverser la vie de la famille Pouey Mounou et l’auteur en détaille tous les effets : les tracasseries administratives et la raréfaction des chantiers pour Louis l’architecte, le ralliement à la cause écologique et à la candidature de Louis Dumont en 1974, la proposition d’un contre-projet de cheminement planté que Louis Pouey Mounou baptise « Coulée Verte »… Simonne Pouey Mounou décrit aussi les premières victoires : l’abandon du projet de l’A 10 en juin 1977, les 6,94% de son mari aux Législatives de 1978 à la tête du Collectif Écologie 78 ». Puis, en janvier 1979, un autre combat commence : la SNCF, propriétaire des terrains, envisage un nouveau projet, celui d’un train ou d’un TGV vers l’ouest. Officialisé un an plus tard, les associations se mobilisent de nouveau. Louis Pouey Mounou, fidèle à ses convictions premières, défend la compatibilité des 2 projets Coulée Verte-TGV avec un passage en tunnel de celui-ci… ce qui sera effectif en février 1995. A coté de ces succès, beaucoup de difficultés : Louis Pouey Mounou contraint d’arrêter son métier suite à un quasi boycott, les problèmes financiers consécutifs à l’échec des élections régionales de 1986 (2,25% alors que les remboursement des frais de campagne est fixé à 5%), l’opacité de certaines décisions relevant pourtant de l’intérêt général, le pilonnage incompréhensible par son éditeur de son ouvrage Les Transports dans notre vie (publié en 1986)… Pour toute ces raisons, ce livre, qui est aussi une chronique familiale.

Grâce à son travail associatif et politique d’envergure, des milliers de cyclistes peuvent aujourd’hui circuler en sécurité en banlieue dans un décor apaisant. 

Ses obsèques auront lieu le vendredi 6 Avril à 14 H 30 à l’Eglise Saint Pierre Saint Paul.

De nombreux témoignages arrivent pour mentionner le rôle immense qu’il a eu.

Pascal Buchet , Maire honoraire de Fontenay-aux-Roses 

Je viens d’apprendre avec tristesse la disparition de Louis Pouey Mounou à qui nous devons le combat abouti pour que notre commune – Fontenay-aux-Roses – ne soit pas traversée par une autoroute (mais par une coulée verte). Il restera une figure emblématique de l’histoire de notre commune. Je pense à lui et adresse mes plus sincères condoléances à tous ses proches.

Suzanne BOURDET et Michel FAYE, Conseillers municipaux, liste associative et citoyenne

Louis Pouey-Mounou, architecte, a été l’initiateur de la Coulée Verte. Sans son combat acharné de plus de 15 ans, de 1972 à 1988, Fontenay serait coupé en 2 par l’autoroute A 10 qui devait pénétrer dans Paris par la radiale Vercingétorix.

C’est un des Fontenaisiens dont l’action a le plus fortement impacté Fontenay. Il a été conseiller municipal d’opposition en tant qu’écologiste indépendant de 1989 à 1994. Symboliquement il s’était placé en dernière position de la liste Associative lors des élections municipales de 1994. 

Nous espérons que nous serons nombreux à demander qu’un hommage lui soit rendu lors du prochain Conseil Municipal et nous souhaitons que la Ville donne son nom à un des sentiers qui serpente dans la Coulée Verte à Fontenay.”

Marcelle Vernet  (CARRRO)

“Louis Pouey-Mounou n’est plus. Il avait sauvé la banlieue sud d’une autoroute et inventé la coulée verte, corridor écologique. Il se battait aussi pour les transports collectifs, et pour la voie d’eau, moins polluants. Il se battait aussi contre la destruction de la place du général de Gaulle, programméee par un maire densificateur, dans les années 199O,il y a 24 ans. C’était un associatif.

« Aimer Sceaux ensemble » (Michèle Carles) et le CARRRO lui avaient rendu hommage sur la coulée verte, lors de la parution du livre de son épouse, Simone Pouey- Mounou : « Eclats de vert »”

Le CARRRO présente ses condoléances à son épouse Simone, à ses deux filles et à leurs familles. Le CARRRO espère que nos communes honoreront sa mémoire

Fontenay est-il en manque de médecins ?

L’Agence régionale de santé vient de dévoiler la nouvelle carte des zones concernées par les aides à l’installation et au maintien des médecins.

L’Agence régionale de santé Île-de-France publie la nouvelle carte des zones concernées par les aides à l’installation et au maintien des médecins.

Ce sont désormais plus de 9,1 millions de Franciliens (soit 76% de la population et 2,5 fois plus qu’auparavant) qui résident dans des territoires éligibles aux aides à l’installation et au maintien des médecins.

L’Île-de-France fait face, depuis plusieurs années,  à une importante diminution du nombre de médecins généralistes libéraux, conséquence d’une pyramide des âges défavorable et de l’attractivité jugée « moindre » de la région pour cette spécialité médicale. L’Île-de-France est classée dans l’Atlas de la démographie médicale  du Conseil National de l’Ordre des Médecins parmi les régions les plus touchées par ce phénomène.

L’ARS classe les villes, qui ont besoin de plus de médecins en 2 catégories :

  • des « zones d’intervention prioritaire »,
  • des « zones d’action complémentaire »,

Le département des Hauts de Seine compte même onze villes classées en « zones d’intervention prioritaires » :  Villeneuve-la-Garenne, Clichy, Malakoff, Bagneux, Clamart, Le Plessis-Robinson et Châtenay-Malabry.

Fontenay est classé en « zone d’action complémentaire. » 

La zone touchée la plus étendue ? Une bande s’étendant de Malakoff à Châtenay-Malabry, en passant Clamart et Le Plessis-Robinson.

Fontenay est entouré des communes qui sont classés en « zones d’intervention prioritaires » :  Bagneux, Clamart, Le Plessis-Robinson et Châtenay-Malabry.

Au-delà des complications administratives dont se plaignent parfois les jeunes médecins, le coût de l’immobilier en région parisienne représente également un frein important.

Dans les zones classées prioritaires, ils pourront bénéficier de 50 000 €, versés en deux fois. « C’est une aide importante, mais il faut savoir que s’installer dans un 40 m², par exemple, cela peut coûter entre 160 000 € et 200 000 € ».

A Clamart, des regroupements de praticiens à l’étude

Des discussions sont actuellement engagées entre la ville et ses médecins pour construire des locaux permettant des regroupements de praticiens. « L’idée, c’est de créer deux centres de santé privés dans le haut et le bas de la ville », explique le maire (LR) Jean-Didier Berger.

A noter que le département est loin d’être le seul touché en région parisienne, puisque la zone rouge a été multipliée par cinq au niveau régional, et qu’elle concerne désormais plus de 4,4 millions d’habitants.

Et toutes spécialités confondues, les Hauts-de-Seine comptent 188 médecins libéraux pour 100 000 habitants. C’est le deuxième meilleur ratio en Ile-de-France, derrière Paris, qui en compte 351. Et toujours mieux qu’en Seine-et-Marne (128) ou pire, la Seine-Saint-Denis (124).

Sources : Site de l’ARS en IdF : https://www.iledefrance.ars.sante.fr/lars-ile-de-france-etend-significativement-les-territoires-eligibles-aux-aides-linstallation-des

Le Parisien du 19 mars 2018 : http://www.leparisien.fr/yvelines-78/hauts-de-seine-votre-ville-est-elle-en-manque-de-medecins-19-03-2018-7617969.php#xtor=EREC-1481423605-[NL92]—${_id_connect_hash}@1

A Malakoff, la démocratie participative fonctionne avec des rencontres citoyennes

Environ 250 personnes ont assisté au bilan des rencontres citoyennes d’il y a un an. Sara, une habitante, est ravie de l’avancée des propositions.

Après les idées, le bilan. Voilà plus d’un an que la mairie de Malakoff a pris 28 engagements auprès des habitants à la suite des rencontres citoyennes « Malakoff et moi ».Créer une ferme urbaine, établir une charte pour les promoteurs immobiliers, organiser des rencontres avec les entreprises de la ville… Pendant plusieurs semaines, des habitants, répartis sur trois ateliers thématiques,ont jugé l’avancement de ces propositions avec des élus et des employés des services de la mairie. Ils ont rendu leur verdict devant 250 habitants, ce samedi, au théâtre 71.

« On a vraiment l’impression d’être écoutés. Ce n’est pas du blabla, les idées se concrétisent. L’intelligence collective fonctionne », se réjouit Sara, installée à Malakoff depuis près de 15 ans. « Avant, je n’allais pas aux conseils de quartier parce que ça faisait cahier de doléances. Là, ça vise plus large, c’est plus intéressant », observe Marianne, une amie.

« On mesure tout le chemin parcouru »

Sur les 28 propositions auxquelles s’est engagée la mairie, dix ont été réalisées depuis un an, onze sont en cours de réalisation, six n’ont pas avancé et l’intitulé de la dernière manque de clarté, selon les habitants. « Au début, j’étais dubitatif sur certaines propositions. Je ne voyais pas comment la mairie pouvait les tenir. Mais j’ai été très agréablement surpris quand la charte pour la promotion immobilière a été créée », reconnaît Michel.

Viorica, mère de famille, s’enchante de la construction d’une ferme urbaine dans le square Corsico, un autre engagement de la mairie. « Mon fils est très excité », sourit cette habitante. « Tout n’a pas encore abouti. Mais c’est normal ça ne fait qu’un an. Il faut laisser le temps au temps… », veut croire Fariza, qui vit à Malakoff depuis vingt ans.

Un autre point sur l’avancée des projets est d’ores et déjà prévu l’année prochaine. « Il y a un gros travail à poursuivre. Mais on mesure tout le chemin qu’on a parcouru, s’est félicitée Jacqueline Belhomme, la maire (PCF), devant l’assemblée populaire. La démocratie participative fonctionne. »

Source : Article du Parisien du 4 décembre 2017