Quartier des Blagis : Lettre des quatre Maires des communes de Fontenay-aux-Roses, Sceaux , Bourg-la-Reine et Bagneux au Préfet des Hauts de Seine

Suite aux incidents tragiques survenus dans le quartier des Blagis en mai dernier, la municipalité rencontrait les riverains pour un temps d’échange.
Aujourd’hui, les quatre Maires des communes de Fontenay-aux-Roses, Ville de Sceaux, Ville de Bourg-la-Reine et Ville de Bagneux unissent leurs forces et interpellent le Préfet des Hauts de Seine  pour garantir la sécurité du quartier.
Les 4 maires demandent :
– de remettre la quartier des Blagis dans la politique de la Ville avec ses moyens (sortie en 2014)
– des patrouilles de proximité de la police Nationale
– la réouverture du Commissariat des Blagis
– un accompagnement des services de l’Etat, pour la prévention.
– Les élus sollicitent une rencontre avec le Préfet des Hauts-de-Seine pour un « réexamen géographique » de cette politique, en plus du « renforcement de la présence des forces de police nationale ».

Voir aussi l’article paru sur Actu Hauts de Seine :

Après les violences aux Blagis, les maires demandent des moyens

Réunion à la Maison de Quartier des Paradis : un temps d’échange utile mais pas de décisions concrètes

A la suite des événements dramatiques de ces derniers jours, nous nous sommes rendus, à la réunion organisée par la municipalité à la maison de quartier des Paradis le 5 mai de 17h00 à 19h00 afin d’échanger avec les habitants sur les moyens et dispositifs à déployer pour ce quartier.

Étaient présents à cette réunions le Maire, des élus de la majorité et de l’opposition, un commandant de la police nationale, des agents de la police municipale, le directeur de l’association « Jeunes dans la cité », la responsable du club pré-ados, et quelques habitants impliqués dans le quartier.

Les habitants présents ont mis l’accent sur la richesse et la diversité du quartier des Blagis, le rôle joué par les parents et les « grands » pour guider, aider et accompagner les plus jeunes, sur la nécessité de valoriser les réussites dans le quartier (entrepreneurs notamment dans la fibre optique, sportifs de haut niveau, artistes…) afin de changer l’image du quartier notamment dans le haut de Fontenay.

Ils ont aussi regretté la réduction des activités proposées pour les jeunes à la maison de quartier (soutien scolaire ou activités plus ludiques), la disparition des séjours proposés jadis par le Club pré-ados qui étaient fédérateurs, l’absence d’échanges entre les écoles de la ville pour favoriser la connaissance mutuelle ou le départ de la Mission locale à Bagneux.

Ils ont aussi signalé le manque d’entretien des résidences par le bailleur social.

Ils ont également demandé que la municipalité prenne en charge des actions immédiates de médiation pour favoriser le dialogue et l’écoute.

Ils ont également déploré que la mairie n’embauche pas des gens de leur quartier et espèrent que les entreprises qui interviendront sur l’énorme chantier de rénovation des Blagis donneront effectivement du travail aux habitants.

Laurent Vastel a écouté. Mais il n’a rien annoncé de concret si ce n’est l’installation à terme de caméras de vidéosurveillance quand les rues seront municipalisées. La vidéosurveillance est un levier utile qui peut être dissuasif notamment dans les lieux clos ; elle ne remplacera pourtant jamais la présence humaine et encore moins les actions de prévention.

Le dialogue doit se poursuivre mais il est surtout essentiel d’agir au plus vite pour redonner espoir aux habitants de ce quartier de notre commune.

Astrid Brobecker, Pauline Le Fur & Gilles Mergy

Quartier des Blagis : Association des Locataires des paradis

Source : Page Facebook de l’Association des Locataires des paradis

Le mercredi 5 Mai, à 17H00,M.Le MAIRE a organisé une réunion suite aux événements tragiques qui se sont déroulé sur le site.
L’Association des Locataires étant acteur très présent et très sollicité par les habitants avec une connaissance des demandes, des inquiétudes et des difficultés des Locataires, certains membres se sont rendus à cette rencontre.
Nous avons observé et écouté ce que certains habitants ont revendiqué.
Il n’y a pas eu de propositions concrètes de la Mairie. Aussi, nous avons demandé un RDV auprès du Maire pour connaître l’avancée de leur travail.
Nous rassurons les habitants:
NON, NOUS NE SOMMES PAS CONTRE LE PROJET DE DÉMOLITION/RECONSTRUCTION ! NOTRE SEUL OBJECTIF EST DE DÉFENDRE L’INTÉRÊT DES LOCATAIRES ET DE S’ASSURER QUE LEURS VOLONTÉS SOIENT RESPECTÉS !

Quartier des Blagis : Un jeune tué dans une rixe le 6 avril*, un jeune entre la vie et la mort dans une nouvelle bagarre fin avril.

Nous présentons nos condoléances les plus sincères aux familles, et nous affirmons notre solidarité avec les habitants du quartier.

Certains en tirent argument pour leur « chapelle », pour justifier de casser et construire en neuf. En neuf, donc plus cher, trop cher pour ces jeunes abandonnés depuis longtemps. Un désespoir accru par la pandémie, une absence de perspective, un avenir plombé. Des politiques d’arrière-garde.

Pour ces jeunes écrasés avant d’avoir pu construire un futur, pour leurs familles, pour les plus jeunes comme pour les plus âgés, rénover sans casser les logements, préserver le terrain de basket des Blagis et l’utiliser pour développer le tissu social, proposer des formations ouvrant immédiatement sur un emploi stable, c’est possible, nous en avons souvent parlé dans ce blog.

Et pour un futur apaisé, agir très tôt. Le groupe scolaire de la Roue, enseignants, psychologue scolaire et ses collègues du Rased, médecin scolaire, personnel municipal,  font un travail remarquable, dans des conditions parfois difficiles. Mais après l’école ? Mais le mercredi et les week-ends ? Mais pendant les pauses méridiennes (heures de cantine) ? La Ville (crèches, écoles maternelles, écoles élémentaires), puis le Département quand il s’agit du collège (Collège des Ormeaux) ont un rôle capital, pour assurer la prévention indispensable à certaines familles, en s’appuyant quand c’est nécessaire sur la police municipale et la police nationale. Et en renforçant les équipes éducatives du périscolaire, du Club pré-ados, avec des objectifs de réussite éducative.

Ne pas chasser ni laisser pourrir, ne pas sur-densifier, mais éduquer, dialoguer, construire des avenirs pour ces jeunes.  C’est un engagement  humain, citoyen, solidaire, c’est lent, c’est long, c’est autre chose que les effets de manche ou les déplacements de population, ce sont nos futurs.

Suzanne Bourdet   Michel Faye

http://www.pourfontenay.fr/blog/les-paradis-meritent-mieux

Drame des Blagis – Soutien des élus de l’opposition

Suite au nouveau drame survenu mardi dernier, nous souhaitons apporter tout notre soutien à la famille, et aux amis de la victime et espérons, comme tous, que la dernière victime se rétablisse pleinement.

 Nous partageons l’émotion des habitant.es du quartier et des fontenaisien.nes. Nous espérons que le maire mette en place une cellule d’écoute médico-psychologique pour celles et ceux qui le souhaitent et des moyens supplémentaires pour des actions de prévention.

Gilles Mergy, Pauline Le Fur, Maxime Messier, Léa-Iris Poggi, Pierre Kathola, Sonia Gouja, Jean-Yves Sommier, Astrid Brobecker

Redonner espoir pour les Blagis

Un jeune fontenaisien de 17 ans grièvement blessé aux Blagis est, à l’heure où l’on écrit ces lignes, entre la vie et la mort en réanimation. Il y a moins d’un mois, un autre jeune y décédait suite à un coup de couteau. Nous tenons à apporter notre soutien aux familles frappées par cette violence ainsi qu’aux habitants du quartier.

Nous voulons aussi rappeler que ce quartier et ses habitants méritent mieux que d’être stigmatisés par la violence. C’est le quartier de Fontenay-aux-Roses, le plus populaire et le plus jeune. Il mérite mieux que d’être délaissé mais au contraire doit de nouveau être plus aidé.

Pendant des années en effet, des moyens importants lui étaient apportés par l’Etat, la Région, le Département et bien sûr la Ville. Car, de plus, le bailleur social (Hauts-de-Seine Habitat auparavant Office départemental d’HLM des Hauts-de-Seine), ne répondait pas aux demandes des habitants et des élus de l’époque et s’affranchissait de ses obligations de propriétaire en laissant se dégrader le bâti notamment.

Une maison de quartier (« L’ESCALE »), des espaces extérieurs avec aires de jeux et des terrains de sports, une crèche, un lieu de formation à l’informatique y avaient notamment été créés et financés de façon importante par les acteurs de la politique de la ville. Le désenclavement du quartier était aussi à l’ordre du jour avec la création de bus (le petit Fontenaisien et le 394) et d’un cheminement piétonnier pour rejoindre le RER. Le groupe scolaire de la Roue était une priorité communale. La priorité était aussi donnée au club de prévention « Jeunes dans la Cité » qui était doté alors de 6 éducateurs de rue, c’était un record départemental que nous exigions du Département qui a la compétence de la prévention spécialisée.

Bien sûr, certains problèmes demeuraient au regard des difficultés sociales et économiques des habitants, mais les plus âgées étaient aidés par la ville et le Département, les jeunes bénéficiaient d’une écoute particulière à la Mission locale installée alors à la maison de l’emploi (déménagée à Bagneux depuis peu) face au chômage qui les touchait déjà particulièrement. Nous luttions contre les trafics en tous genres et nous agissions pour donner l’espoir de mieux gagner sa vie en travaillant et en s’éduquant. Le civisme et le respect de l’autre, la sensibilisation de tous, l’éducation parentale, la formation dès l’école, la culture et l’expression artistique, le sport, rien n’était laissé de côté pour ce quartier et ses habitants qui en avaient besoin, la confiance revenait et tous les Fontenaisiens comprenaient cette priorité pour ce quartier.

Mais voilà que depuis quelques années, la politique a changé et ce quartier est de nouveau délaissé. Il faut reconnaître que tout n’est pas de la responsabilité de l’actuelle municipalité car la sortie de la politique de la ville a été imposée par l’Etat même si la nouvelle municipalité ne s’y est pas opposée entrainant la fuite des crédits y compris départementaux mais aussi municipaux… l’argent allait ailleurs et plus dans ce quartier.

La municipalité d’aujourd’hui associée au bailleur n’a plus qu’un seul objectif, démolir la cité et faire partir tous ses habitants (sous prétexte de présence d’amiante cachée par le bailleur aux habitants et aux élus jusqu’en 2014), sans même étudier sa réhabilitation, en fait pour y créer 600 logements supplémentaires, privés donc chers et inaccessibles, logements de standing devenus l’alpha et l’oméga de la municipalité ici comme dans toute la ville et ce au détriment des espaces verts et d’une sur-densification qui ne fera qu’aggraver les choses.

L’actualité aggravée par le contexte sanitaire nous rappelle à tous que ce quartier a besoin d’être de nouveau aidé prioritairement, ses logements réhabilités et ses espaces extérieurs améliorés, ses habitants soutenus, ses jeunes valorisés, la prévention développée. C’est à cette priorité politique que nous avons toujours portée et soutenue, que nous appelons de nos vœux et sommes à la disposition de tous les habitants du quartier pour les soutenir et les aider à convaincre municipalité et bailleur.

Pascal BUCHET

Maire honoraire de Fontenay aux Roses (1994-2014)

Fontenay aux Roses : deuxième meurtre d’un jeune des Blagis pour un règlement de comptes d’un traffic de drogues

Les Faits :

  • Mardi 7 janvier 2020, un jeune homme de 20 ans a reçu un coup de couteau au cours d’une rixe aux Blagis qui a impliqué une dizaine de personnes. Dans le même temps, les forces de l’ordre ont mis la main sur deux jeunes hommes. Ils sont âgés de 19 ans et ont été interpellés à proximité de la rue où s’est déroulée la rixe. Mercredi 8 janvier, ils étaient encore en garde à vue dans le commissariat de Bagneux chargé de l’enquête.
  • Le Mardi 6 Avril 2021, un jeune homme de 20 ans a été tué mardi après-midi. Un garçon du quartier, frappé d’un coup de lame, qui aurait atteint une artère et engendré une hémorragie fatale. Le service départemental de police judiciaire (SDPJ 92) n’a pas encore cerné de suspect. Les premières investigations ne permettent pas de définir dès à présent un mobile. Mais la piste d’un conflit lié au trafic de stupéfiants et à la cité voisine, Les Blagis, à Sceaux, tient la corde. D’autant que la jeune victime était connue des autorités judiciaires, « mais pas particulièrement pour trafic de produits stupéfiants » selon un proche de l’enquête.
  • Le jeudi 29 Avril 202, un jeune homme de 17 ans aurait été tué par des jeunes venus d’autres quartiers, extérieurs à Fontenay, liés à un traffic de stupéfiants. En fait, ce jeune est dans le coma

Réactions

Laurent Vastel, Maire de Fontenay aux Roses 

Source : https://fontenayavenir.wordpress.com/2021/04/30/non-a-la-violence/

J’ai été appelé hier soir en urgence aux Blagis où un jeune Fontenaisien a été sauvagement agressé. Les médecins étaient hier soir très pessimistes sur ses chances de survie. Aucun parent ne devrait vivre un tel drame, et mes pensées vont en premier lieu à sa mère, son frère, sa famille et ses amis. Mourir à 17 ans est un drame intolérable, impensable à Fontenay-aux-Roses. Les premiers éléments communiqués hier par la police semblent indiquer que les responsables de cet assassinat seraient des jeunes venus d’autres quartiers, liés à un trafic de stupéfiants, l’enquête est en cours.

Il y a quelques semaines, un autre jeune Fontenaisien de 20 ans a été assassiné aux Blagis, quelques semaines après sa sortie de prison, et la police privilégie l’hypothèse d’un règlement de compte. Restent ici encore la douleur des familles et des proches, l’émotion de tous ceux, y compris les agents de la ville, qui l’avaient vu grandir dans le quartier et basculer dans la délinquance.

Entre ces deux évènements, à plusieurs reprises, les polices municipale et nationale ont dû essuyer des tirs de mortier de feux d’artifice, là encore par des jeunes n’habitant pas le quartier et qui tentent d’y imposer leur loi.

Cette spirale de violence est consternante, elle n’est pas pour autant surprenante. Dans tous les quartiers de France construits dans l’urgence des années 50 et 60 où on a ainsi concentré la fragilité sociale, parfois la grande pauvreté, dans le cadre d’un urbanisme qui fait de ces quartiers des enclaves coupées de la ville, au statut de propriété privée rendant difficile l’intervention des services de l’Etat, dont les constructions, de qualité médiocre, se dégradent anormalement vite, on voit aujourd’hui les mêmes dérives, l’insécurité, la violence, née de la perte de l’égalité des chances et de l’absence de repères.

Ces dérives ne sont pas inéluctables. C’est pourquoi le projet de reconstruction des Blagis actuellement en cours a aussi pour objectif de lutter contre la ghettoïsation en revalorisant le quartier, en réintégrant ses rues dans le domaine municipal, permettant l’intégration au dispositif de vidéoprotection, en redonnant une vraie qualité de vie à chacun. Cette démarche est seule à même de restaurer durablement la sécurité de tous et de donner toutes les chances à nos jeunes des Blagis. Certains élus de la république qui veulent toujours nous faire croire qu’un simple ravalement de façade et quelques travaux d’isolation suffiraient aux Blagis et qui s’évertuent à ralentir par tous moyens, y compris juridiques, le projet, relèvent au mieux de l’inconscience, au pire de l’irresponsabilité.

J’ai convoqué dès ce matin un conseil local de sécurité en urgence, afin d’évoquer avec les services de l’Etat les mesures qui, à court terme, sont nécessaire pour tenter d’enrayer ce processus dramatique. Je présente, au nom de toute l’équipe municipale, toutes mes condoléances à la famille.”

Gilles Mergy, élu du Groupe Ateliers Fontenaisiens

Source : http://www.ateliersfontenaisiens.fr/les-drames-aux-blagis-doivent-tous-nous-interpeller/

A quelques semaines d’intervalle, deux drames sont survenus aux Blagis. Après l’assassinat d’un jeune de 20 ans, un jeune de 17 ans se trouve à l’heure actuelle dans le coma entre la vie et la mort.

Les enquêtes de police sont en cours pour expliciter les circonstances précises de ces deux drames.

Je voudrais tout d’abord adresser à leurs familles, leurs proches, leurs amis ma plus profonde compassion dans ces moments terribles qu’ils sont en train de vivre.

Nous sommes tous dans la consternation et envahis d’une immense tristesse de voir la jeunesse de notre ville être la cible d’une telle violence.

Nous sommes tous fontenaisiens et tout ce qui touche aux personnes de notre ville nous touche et nous meurtrit. Je suis père et aucun parent ne souhaite vivre cela.

L’heure est au recueillement. L’heure est à la solidarité et à la fraternité au sein de notre ville.

C’est pourquoi, je déplore la tribune de notre Maire actuel profitant de ce drame pour faire la promotion de son programme de rénovation du quartier, assenant au passage des contrevérités.

Je ne veux en aucun cas heurter les familles de ces jeunes et je n’aurais pas été plus loin sans les remarques envers les habitants du quartier et les attaques insidieuses dont les élus que nous sommes avons fait l’objet dans cette tribune du Maire.

Nous contestons vigoureusement avoir œuvré pour empêcher la réhabilitation du quartier des Blagis et avoir déposé des recours. Cela est faux. Nous n’avons fait que contester, dans le cadre de notre mandat et en Conseil Municipal, les choix de la municipalité actuelle dans ce projet de réhabilitation car nous pensons que nos amis, nos voisins, habitant ce quartier depuis de nombreuses années maintenant, ne pourront pas s’y reloger après la reconstruction.

Si les conditions de vie des habitants du quartier n’étaient pas optimales avant 2014, elles se sont fortement dégradées depuis, en raison de l’abandon du quartier par le bailleur social Hauts de Seine Habitat (absence d’entretien des logements et de l’espace public, interventions très tardives pour effectuer les réparations, suppression de postes de gardiens,…). Le Maire et la municipalité ne sont pas intervenus pour rappeler à ce bailleur social ses obligations de propriétaires.

Le Maire ne s’intéresse à ce quartier qu’au travers d’un projet de démolition-reconstruction qui conduira à densifier ce quartier, à supprimer des places de stationnement gratuites et des espaces verts.  Beaucoup de locataires ne pourront plus continuer à y vivre en dépit des liens familiaux et amicaux qu’ils y ont tissés.

Nous défendions un projet alternatif de réhabilitation complète (pas juste la rénovation de quelques façades comme l’écrit le Maire). Cette réhabilitation approfondie de logements sociaux a été conduite par de nombreux bailleurs sociaux comme cet exemple portant sur 530 logements rénovés à Bordeaux (https://www.lacatonvassal.com/index.php?idp=80#)

La réhabilitation complète est plus rapide, moins coûteuse, plus écologique et tout aussi qualitative pour les habitants.

Le Maire l’a repoussée car sa priorité aux Blagis, à Scarron-Sorrières comme en centre-ville est de construire encore et toujours de nouveaux logements à rebours des avis de tous les experts dans le domaine de la santé qui recommandent pourtant de dé-densifier la ville de demain.

Contrairement à certains quartiers de logements sociaux construits dans notre pays, le quartier des Blagis est certes excentré par rapport au centre-ville, mais il n’est pas enclavé et il est plutôt bien desservi par les transports en commun. Il dispose d’installations sportives de qualité et d’une maison de quartier. Celle-ci accueillait de nombreuses activités culturelles ou de loisirs jusqu’en 2014 et y contribuait à favoriser le “vivre ensemble”. Ces activités se sont progressivement réduites depuis 2014.

Bien que l’association “Jeunes dans la Cité” fasse un travail remarquable dans ce quartier, les politiques de prévention ont été aussi réduites comme peau de chagrin par L. Vastel. Alors que la ville de Bagneux par exemple emploie plusieurs médiateurs, ce n’est pas le cas à Fontenay-aux-Roses.

Il apparait, à la lecture de cette tribune elle-même, que les agresseurs sont extérieurs à Fontenay et au quartier.

Aussi, faut-il alors au Maire penser à des moyens pour renforcer la sécurité du quartier et de ces habitants ?

Sa proposition de mettre en place une permanence qui sera ouverte dans une quinzaine de jours n’est pas non plus à la hauteur du besoin immédiat d’écoute et d’accompagnement psychologique exprimé par les habitants du quartier et notamment les plus jeunes. C’est dès maintenant qu’il faut agir

J’adresse aux familles et aux proches de ces jeunes, encore une fois, toutes mes pensées et mon soutien.”

Pascal Buchet, ancien Maire de Fontenay

“Soutien à la famille et pensée au jeune grièvement agressé aux Blagis en réanimation.
Halte à la violence.
Redonner plus de moyens pour ce quartier.

Commentaires sur la page Facebook de Tu Sais Que Tu Viens De Fontenay Aux Roses Quand…

Gueda Diaw Gadio

“Je verse ma colère profonde sur ce groupe car cela fait plus de trente ans que je suis fontenaysienne donc je me permet!!!
ÇA FAIT 2 PETITS JEUNES DÉCÉDÉ AU BLAGIS en quelques semaine d’intervalle 😭😭😭😭😭 ILS ONT ÉTAIENT ASSASSINER 😡😡😡 qu’est-ce LE Maire fait pour ces jeunes ?!!! Apres le premier meurtre qu’il y’a eu je n’ai pas constaté de nouvelle mise en place pour le quartier des Blagis !!! il n’y a pas de médiateur ni d’éducateur spécialisé pour discuter avec eux,les orienter,les conseillers être dans le quartier😡😡comme dans certaine ville, BAGNEUX PAR EXEMPLE ILS ONT DES MÉDIATEURS QUI SE PROMÈNE DANS LA VILLE ,discute avec les jeunes si ils voient des rassemblements vont voir ce qu’il passe essaie de mettre fin aux querelles inutile! ca ce sont des bonnes initiative il en faudrait même DE NUIT 😡😡 ne serait ce qu un lieu d’accueil le soir ouvert pour ces jeunes qui sont malheureusement dehors.ON SE SENT PLUS EN SÉCURITÉ c’est INADMISSIBLE !!! Le JDLC fait de son possible on les remercies pour tout ce qu’il font mais il faut plus d’intervenant au cœur du quartier pour notre beau quartier délaissé !!! On ne voit le maire que quand il y’a les élections ou dès qu’il y a un drame!!!! Ce n’est pas normal C’est malheureux pour notre quartier et notre jeunesse.”
“Les seuls présents sur le quartier c’est le JDLC et c’est bien les seuls qui traitent les jeunes de ce quartier avec dignité !! Quand la mairie défini le jeune Benjamin décédé debut avril de « jeune délinquant fraîchement sortie de prison » le JDLC le défini comme un « jeune motivé a vouloir s’en sortir dans la vie »
Laurent Vastel
“Cher monsieur
Je comprends votre colère mais elle ne doit pas se tromper de cible
Nous tenons une permanence municipale tous les 15 jours à la maison de quartier, JDLC mène en effet une action de qualité avec des éducateurs spécialisés et la mairie ouvre le 15 mai prochain un nouveau lieu d’accueil aux Blagis pour les 11-18 et les 18-25 ans
Quant à la rénovation du quartier elle a commencé”
Gilles Mergy 
Toutes mes condoléances à la famille et aux proches de ce jeune homme. C’est un nouveau drame horrible qui survient aux blagis
Nous devons tous nous mobiliser pour préserver le calme et le sécurité aux blagis et faire en sorte que le bailleur social renforce le nombre de gardiens et améliore l’entretien des résidences.
Gueda Diaw Gadio
“Je présente toute mes excuses à la famille du petit jeune concernant ma publication car On a appris hier soir la confirmation que le petit n’est pas décédé mais dans le coma, je me suis appuyé sur le communiqué du MAIRE qui parle d’assassinat !!!
ÇA NE CHANGE PAS NOS AVIS SUR LES DISPOSITIFS QU’IL FAUT METTRE EN PLACE POUR NOTRE QUARTIER POUR ÉVITER CE GENRE DE DRAME…
Nos prières t’accompagnent .”
Des dou’as pour un de nos jeunes entre le vie et la mort.
Après avoir échangé avec sa mère ce soir, c’est avec beaucoup de tristesse qu’elle nous a annoncé que son état est critique mais stable (contrairement aux fausses rumeurs sur sa mort), et elle demande de redoubler d’invocations.
Nous demandons à ‘Allah ta3ala qu’il guerisse notre petit frère de la meilleure des guérisons et qu’il facilite à sa famille et leur accorde la patience.
Nous appelons cette jeunesse à prendre conscience de la gravité de ses actes.
*Pour rappel, Le Prophète ﷺ a dit : « L’homme fort n’est pas celui qui est fort en lutte, mais c’est celui qui se maitrise sous l’emprise de la colère. » [Bukhari et Muslim, riyad as-salihin n°45]*
*قال النبي ﷺ:‏ « ‏ليس الشديد بالصرعة، إنما الشديد الذى يملك نفسه عند الغضب‏ »‏ ‏متفق عليه، كتاب رياض الصالحين ٤٧*
Mais nous appelons aussi les parents à être responsables , ainsi que tous les acteurs (municipaux, sociaux, associatifs etc.. . ) de cette ville à redoubler d’efforts dans nos divers rôles. C’est en travaillant localement que nous pourrons améliorer le quotidien.
Un mort dernièrement (rahmatoullah 3alayh, qu’Allah lui fasse miséricorde), un dans un état critique aujourd’hui…..des mères en pleurs et des familles meutries… ce sont des images insoutenables. Ce qui arrive n’est pas nouveau, mais ne doit pas sembler normal pour autant.
Ne baissons pas les bras et ne tombons pas dans le fatalisme, mais surtout perséverons chacun à notre échelle pour tenter d’ameliorer le quotidien !
Tout notre soutien à la famille.
Qu’Allah accepte nos dou3as et nos oeuvres en ce mois béni.

Conseil Municipal du 8 avril : les questions des élus de l’opposition

Question de Léa-Iris POGGI
Pour le groupe ATELIERS FONTENAISIENS
Obligation légale de mise en place d’un « référent éthique »

Monsieur le maire,

Cette question fait suite à la question déjà posée par Gilles Mergy lors du conseil municipal du 26 novembre 2020, laquelle n’a reçu aucune suite.

Pour mémoire, l’article 8 de la loi du 9 décembre 2016 dite « loi Sapin 2 » impose que des procédures appropriées de recueil des signalements émis par les membres de leur personnel ou par des collaborateurs extérieurs et occasionnels sont établies notamment par les communes de plus de 10 000 habitants dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat. Le décret du décret du 19 avril 2017 a précisé quelques modalités et indiqué une mise en place de ces dispositions à la date du 1erjanvier 2018.

Le référent éthique intervient en matière de prévention des conflits d’intérêts mais également d’impartialité, de neutralité, d’intégrité et de dignité dans l’exercice des fonctions. Il donne tous conseils utiles en matière de laïcité, de secret et discrétion professionnels, à propos du devoir de réserve et de la liberté d’expression, ainsi que de l’obéissance ou la désobéissance hiérarchique. Il recueille également les signalements éthiques faits par des éventuels « lanceurs d’alerte ».

Aujourd’hui, aucune démarche n’a été mise en œuvre par la commune pour appliquer cette disposition légale. Un groupe de travail ayant à peine été évoqué lors d’un conseil municipal précédent.

Nous rappelons que ces dispositions n’appellent pas la mise en place d’un « groupe de travail » sur le sujet mais la mise en place effective d’un référent éthique. Cela n’est pas fait quasiment 2 ans et demi après l’entrée en vigueur de la loi, ce qui nous interroge.

Pouvez-nous nous indiquer concrètement pourquoi l’article 8 de la loi du 9 décembre 2016 et son décret d’application du 19 avril 2017 ne sont pas encore appliqués dans la commune ?

***

Question de Maxime MESSIER
Sur les coûts et l’efficacité des caméras de vidéo-surveillance à Fontenay-aux-Roses

Monsieur le Maire,

En 2014, vous aviez annoncé l’installation d’un réseau de caméras de vidéo-surveillance de la voie publique à Fontenay-aux-Roses. Vous avez aussi annoncé une augmentation du nombre de caméras début 2021.

Afin de permettre à la commune d’avoir une vue complète sur les coûts et l’efficacité de ce dispositif, pourriez porter à la connaissance du Conseil Municipal les éléments suivants ?

  • Les coûts d’installation du dispositif de vidéo-surveillance engagés depuis 2014 et ceux à venir, incluant les caméras et le centre de visionnage des images
  • Les coûts d’exploitation annuels du dispositif de vidéo-surveillance, notamment la maintenance technique et informatique ainsi que le coût du personnel dédié au centre de visionnage des images
  • L’évolution de la délinquance de voie publique depuis 2014 dans les zones couvertes par les caméras et celle dans les zones non-couvertes, en vue d’en déduire l’efficacité
  • Le nombre et le taux de délits de voie publique élucidés grâce aux caméras de vidéo-surveillance

***

Question de Léa-Iris Poggi
Pour le groupe ATELIERS FONTENAISIENS
Demande de précisions sur la mise en œuvre de mesures concrètes dans la perspective de la fin de la trêve hivernale du 1erjuin 2021

Monsieur le maire,

Face à la crise sanitaire, la trêve hivernale des expulsions locatives est repoussée de deux mois. Elle prendra fin le 1er juin 2021 au lieu du 1er avril 2021. Cette prolongation vise à maintenir dans leur logement les personnes menacées d’expulsion locative. Dans le même temps, les propriétaires concernés seront indemnisés.

Pouvez-nous indiquer quelles sont les mesures concrètes mises en œuvre par la commune afin de limiter au maximum les expulsions des personnes de bonne foi mais confrontées à des accidents de la vie (maladie, perte d’un emploi, handicap, etc) ?

***

Question écrite de Gilles Mergy
Pour le groupe ATELIERS FONTENAISIENS
Demande d’intervention auprès du garde des sceaux

Monsieur le Maire,

J’ai rencontré le Président de l’association Fontenaisienne « 1 enfant 2 parents » qui se mobilise au quotidien pour qu’en cas de divorce les enfants puissent continuer à voir leurs deux parents notamment après une séparation conflictuelle.

Cette séparation est dramatique pour les enfants concernés et aussi pour le parent qui ne peut plus voir ses enfants.

Il conviendrait donc qu’en cas de séparation la justice puisse effectivement donner la priorité à l’intérêt supérieur de l’enfant en se prononçant en faveur de la résidence alternée sauf si les deux parents expriment explicitement un choix contraire.

Je me demandais si vous accepteriez de relayer cette demande en appelant l’attention du Garde des Sceaux ?

De nombreux vols de fleurs au cimetière durant la période du confinement

Il y a quelques mois j’avais fait paraître un article concernant un certain dysfonctionnement au niveau de la municipalité, mais très rapidement la mairie avait censuré l’article en me menaçant de poursuites pénales pour diffamation.

En fait, il m’était reproché d’avoir cité nommément les fonctionnaires municipaux qui refusaient de faire leur travail. Je republie donc mon texte en ayant soin de ne nommer personne. Voici :

Lors du tout premier confinement, le cimetière était fermé à double tour. Malgré cela, de nombreux vols de fleurs y ont été commis, ce qui semble surprenant.

Suspectant que ces larcins n’avaient été possibles que par la négligence (ou la complicité) d’un des employés possédant la clé, j’ai cru utile d’en faire part à certains responsables municipaux. Malheureusement, aucun d’entre eux n’a daigné me répondre, et ce malgré de nombreuses relances.

Découragé, j’ai fini par déposer plainte auprès du commissariat de la Police Nationale de Châtenay, non sans en avoir averti le maire en personne qui, lui aussi, m’a complètement ignoré.

Nous sommes donc dans une municipalité muette et totalement indifférente aux plaintes de ses administrés. Et ceci est d’autant plus inquiétant que sa responsabilité semble engagée. Mais peut-être est-ce cela qui dérange ?

Désireux d’informer les Fontenaysiens de la situation, j’ai alors posté alors un court article sur le présent blog et, comme je vous l’ai déjà dit, il a été immédiatement censuré avec menaces à l’appui. Moi qui me plaignait du manque de réaction de la mairie, j’ai été servi !

Ainsi nous sommes face à une municipalité qui refuse de répondre à ses administrés mais qui sait parfaitement les censurer et les menacer. Avons-nous basculé dans un micro-régime totalitaire ?

J’ai récemment protesté contre ce mutisme qui est contraire à la législation (article 27 et 28 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983) et j’ai enfin reçu une réponse. Mais c’était juste pour m’indiquer de façon autoritaire que je n’avais pas à dénigrer les agents municipaux, point final !

Quelle est donc cette mairie qui ne règle plus ses dysfonctionnements que par la menace, l’autoritarisme et le mépris ? Depuis 60 ans que j’habite Fontenay, c’est la première fois que je vois ça !

Quoi qu’il en soit, j’espère que cet article ne sera pas à nouveau censuré (vu que je n’ai nommé personne) et que les Fontenaysiens auront le droit d’être enfin informés.

G Denamps

COVID : Recrudescence des cambriolages avec le couvre-feu

Avec la mise en place du couvre-feu, les cambrioleurs s’en donnent à coeur joie !

Il y a beaucoup de cambriolage qui sont reportés sur internet :

Il y en a eu à Fontenay aux Roses, à Chatenay et d’autres communes du Territoire.

Les polices municipales peuvent augmenter leurs rotations de patrouille dans les villes.

Il est conseillé de prendre toutes ses précautions en ce moment.