Chronique d’un Fontenaisien qui est atteint du COVID : 4 (suite) – Pompez Shadocks : vidéo

Cette petite vidéo a été faite avec la complicité de mon étudiant kinésithérapeute Clément. Elle montre l’évolution de la saturation du sang et du rythme cardiaque sur un petit effort. Elle a été faite après deux semaines de rééducation. Elle n’est pas spectaculaire: Clément est un homme prudent!

Michel Bayet

 

Chronique d’un Fontenaisien qui est atteint du COVID : 4 – Pompez Shadocks

À force de discussions avec mes divers médecins, qui ont tous répondu avec gentillesse et patience à mes questions – même si souvent ils ont avoué ne pas avoir la réponse – je me suis fait une certaine idée des mécanismes qui se sont s’appliqués à moi dans cette situation de COVID. En quelque sorte de me créer un modèle comme on dit chez les ingénieurs. Je vais le décrire avec mes mots. Merci aux experts de faire preuve de compréhension.

En ce qui me concerne, il me semble que je n’ai pas eu droit à la flambée du système immunitaire dont on parle dans les médias – puisque je n’ai pas été incubé – mais simplement à la fin de l’inflammation des poumons, et au traitement des dégâts.

Notre système cardio pulmonaire qui alimente en oxygène tout le reste de la machine est en fait une grande boucle d’asservissement : un capteur détecte le niveau de saturation du sang, et réagit quand il descend en dessous de 90 %. Il commence par accélérer le rythme cardiaque et le cas échéant le rythme respiratoire. Le problème du COVID, c’est que l’élément de puissance de la boucle d’asservissement, les poumons, n’ont pas la puissance nécessaire pour répondre à cette demande. Et à ce moment-là on commence à sentir une gêne. Le drame de la situation est que si l’on accélère volontairement le rythme respiratoire (que l’on peut consciemment contrôler, contrairement au rythme cardiaque), on augmente la demande d’oxygène pour alimenter les muscles de la cage thoracique. Et donc on demande à un système qui manque déjà de puissance, d’en fournir encore…

À l’hôpital, on sortait de cette situation de deux façons. 1- l’infirmière en télésurveillance intervient et augmente le débit d’oxygène – et donc la puissance du moteur de boucle d’asservissement ou 2 – on s’impose une cadence de respiration qui est à la limite de stabilité du système. C’est-à-dire les respirations suffisamment posées et profondes pour fournir le supplément d’oxygène qui permet de donner aux muscles des poumons le supplément de carburant. Le tout sans exagérer puisque des respirations trop profondes déclenchent une quinte de toux, ce qui complique encore la manœuvre, voire la bloque (détresse respiratoire ?). D’où l’insistance des kinésithérapeutes à l’hôpital pour apprendre, dès les premières séances, à respirer : respiration pas trop appuyée, pause, expiration libre. En pratique, la récupération peut aller avec une petite sueur froide dans le dos – au sens propre – qui vous laisse à plat. Fatigué… Suivant le débit d’oxygène, le retour à la normale peut prendre quelques dizaines de minutes. Ce mode de respiration demande un peu de self contrôle…

Une anecdote sur le sujet. Un matin, vers J15 ou J20, le kinésithérapeute qui voulait sans doute me tester m’enlève l’oxygène, et m’emmène faire un tour dans les couloirs du service, bien sûr en me tenant de façon souple mais ferme le bras. Le tour était en fait un carré qui devait représenter 30 à 40 pas. Comme le premier tour s’était bien passé il a enchaîné sur un deuxième. Et comme il avait choisi une cadence de marche bien alignée sur mon rythme respiratoire, je me sentais plutôt à l’aise : 1,2 inspiration, 3,4 expiration. Une adaptation de mon rythme de footing, qui à la vitesse à laquelle je le fais, est plutôt ternaire. Bien sûr cette respiration cadencée se faisait bouche pleine ouverte, plutôt bruyante ! Le tour se termine et le kinésithérapeute me rend à ma chambre.

Débarque alors dans ma chambre la médecin anesthésiste, qui devait faire fonction de médecin de garde, furieuse, qui me dit : c’est pas possible. J’ai entendu la « machine à vapeur » dans le couloir. Je vais interdire au kinésithérapeute de faire ça…

Moi qui pensait avoir bien fait ma part du job, me faire traiter de machine à vapeur…

A suivre, au prochain numéro.

À la réflexion, il m’est revenu en mémoire ma première rencontre avec l’oxygène : un fantastique vol en siège arrière d’un Alphajet… Ceci pourrait faire l’objet, disons d’une chronique optionnelle… si cela intéresse quelqu’un…

Michel Bayet

Chronique d’un Fontenaisien qui est atteint du COVID : 3 – la surprise

Découvrir de nos jours que l’on est atteint par le COVID n’est pas d’une grande originalité… sauf que quand c’est vous que ça concerne… Faut-il parler de stupeur ? S’embarquer dans ce genre de galère, avec un facteur de comorbidité qui vous a mis à plat les défenses immunitaires quelques mois plus tôt… voilà un projet!

J’étais resté à Paris dans l’attente de mon vaccin que j’ai finalement reçu le 20 mars à l’excellent vaccinodrome de Clamart (Pfizer). J’ai dans la foulée rejoint mon épouse qui était à côté de Besançon dans notre maison de famille. Après quelques jours pendant lesquels, je n’étais pas très en forme mais sans signe aigu, je me suis retrouvé le 2 avril (J1) devant le médecin généraliste local d’Arc-et-Senans. Une jeune femme énergique qui m’a vivement mis sur un doigt un capteur du taux de saturation de l’oxygène dans le sang et a derechef téléphoné au SAMU le plus proche pour m’envoyer aux urgences de l’hôpital universitaire de Besançon. Il était environ 11 heures. Mon taux n’arrivait pas à atteindre les 90% requis par la faculté.

Après mon admission sans même une brosse à dents en service de réanimation, passage d’un scanner : poumons très atteints….

À la fin du week-end, le service m’a transféré à la Clinique Saint Vincent dans un service de gériatrie ou de pneumologie recyclé en service spécialisé au COVID. Sans doute un partage des rôles plus efficaces entre l’hôpital et la clinique.

Nouveau scanner à J4: bonne nouvelle : pas de caillot, donc peu de risque d’embolie. Mais nouvelle zone du poumon inflammée. Mise immédiatement sous traitement de cortisones. Médicament proscrit au début de l’arrivée du COVID, mais maintenant prescrit à forte dose me dira plus tard un médecin…

Ma vie s’installe doucement, avec l’équipement idoine: faisceau cardiaque, arrivée d’oxygène, sonde de saturation de l’oxygène et musiques diverses et variées quand un paramètre sort du cadre ou qu’un fil se débranche, plus l’inévitable sonnette pour demander de l’aide. Le tout télésurveillé à partir du bureau des infirmières, à dix mètres de ma chambre. Jour et nuit.

A J33 – jour de mon anniversaire – la clinique me transfère dans un centre spécialisé de rééducation à la respiration. Débarrassé du COVID, dont je n’étais même plus porteur, il me restait à réparer le dommage fait à mes poumons. On était ramené à un cas classique, archi-connu…

Sans m’en rendre compte, j’avais perdu entre le 15 mars et J1, 13 kg, puis entre J1 et J33, 11 kg supplémentaires (mesures entrée hôpital)… Retour à mon poids de forme de mes … 15 ans!

A suivre.

Michel Bayet

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 16 ème document) : Le budget 2021 et la situation financière de la Ville

1- La situation en France

Pour étudier les Finances de la Ville, il faut placer ce sujet dans le cadre économique général de la France :

  • La croissance baisse structurellement (avant même le COVID) :

  • Le déficit est continuel depuis 1974 :

  • L’endettement de la France croit :

  • L’inflation devient nulle voire négative

Synthèse : Dans ce cadre national, l’Etat, endetté aujourd’hui à 125% du PIB, va manquer d’argent et il est évident que les ressources à percevoir par les villes ou collectivités locales vont continuer à aller en décroissant, l’évolution de l’enveloppe pour la Dotation Globale de Fonctionnement en témoignant avec une baisse de 11.5 milliards d’Euro :

Pour fixer les ordres de grandeurs, l’impact attendu pour notre Ville de Fontenay s’élèverait (en moyenne théorique mathématique) à 4.6 millions d’euros sur un budget de 37M€.

Cette baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement étant à cumuler avec les diminutions à connaître sur les autres postes liés au fonctionnement des villes et aux aspects sociaux.

2- Les données socio-économiques « clés » de la Ville de Fontenay

La ville se caractérise par plusieurs éléments majeurs historiquement non favorables et déjà mentionnés dans nos articles précédents :

  • 20- Stagnation de la population :

Nous avons montré les régularisations à apporter à cet historique de l’INSEE mais, en considérant que la population actuelle est d’environ 25.500 habitants, la croissance reste, en 50 ans, quasi-nulle. (Voir document N°1).

  • 21- Appauvrissement de la population de Fontenay (seul cas des communes de VSGP) :

Conséquence de la vente des immeubles ICADE (voir document N°2)

  • 22- Une activité économique faible:

Impact du fait d’un désintérêt de plusieurs maires successifs peu intéressés par le développement économique (1945-2014 – voir document N° 13) :

  • 23- Des assiettes fiscales en stagnation :

En sept ans, les bases fiscales de Fontenay augmentent de 1.9% quand cette même donnée pour Vallée-Sud-Grand-Paris (VSGP) augmente de 18.8% :

Sur ce point, nous notons ainsi sur le rapport officiel joint aux « Comptes Administratifs » de la Ville pour 2020 :

« Les recettes de taxe d’Habitation et de Taxe Foncière sont inférieures au niveau estimé en raison notamment de bases définitives inferieures aux notifications prévisionnelles ».

Le tableau ci-dessous justifie cette affirmation mais montre également que la « densification » mesurée par l’évolution des assiettes fiscales en foncier …. se limite à +0.91% ! Faible résultat pour des « densificateurs » !

Différents articles publiés en mentionnant l’insuffisance d’assiettes fiscales à Fontenay nous donnaient, hélas, raison. Cette ville n’a que peu de bases taxables !

Il faut construire ou fermer des services publics ! Investir, c’est d’abord construire !

3- L’évolution récente : L’impact du COVID sur recettes et charges :

  • Baisse des recettes : de l’ordre de 1.1 Million d’Euro du fait de repas scolaires non facturés, des baisses dans l’encaissement des droits sur les mutations immobilières (baisse des ventes du fait du confinement, …), …
  • Hausse des charges entre 1 et 1.5 M€ en frais de nettoyage majorés pour lutter contre la pandémie, achat de masques, de gel, primes au personnel de la mairie, ….

4- Le budget proposé pour 2021 :

Il convient de distinguer entre le budget de fonctionnement et le budget d’investissement :

40- le budget de fonctionnement.

Charges :

Ce budget, pour ce qui concerne les charges, n’appelle pas, de notre part, de remarques particulières. Bien entendu, chacun peut dire ou écrire qu’il mettrait moins d’argent sur tel poste et plus sur tel autre mais le seul élément importantissime à terme est le maintien de la masse salariale (deux tiers du total des charges), masse qui continue à être maintenue et qui ne s’est accrue que de 3.94% en 6 ans.

Il est évident que le COVID, sur 2021 venant après 2020, continuera à créer ou augmenter des coûts spécifiques (gel, masques, … ) et à baisser des recettes. Nous ne contestons pas les chiffres retenus.

Recettes :

  • La Ville, comme toutes les autres, risque de voir la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) baisser en conséquence de décisions nationales sur la diminution des dépenses de l’Etat.
  • La Ville connaîtra une poursuite de la baisse des « facturations » du fait du COVID par exemple sur le restant scolaire avec la baisse des fréquentations et du fait d’un prix moyen facturé en diminution par l’impact du « quotient familial » sur une population dont le niveau économique baisse. Les frais fixes, les salaires du personnel, restent (heureusement) constants.
  • Une revalorisation annuelle « nationale » des bases fiscales limitée (impact inflation).
  • Une absence d’élargissement des bases fiscales par des constructions neuves encore très limitées (à peine deux à trois immeubles achevés avec exonération en premières années, …).

Face à cette baisse des encaissements au niveau du Budget de Fonctionnement et en conséquence de la disparition programmée de la Taxe d’Habitation « TH », il est absolument évident que la seule variable d’ajustement relève de la Taxe Foncière (TF) et je peux jouer aujourd’hui les Cassandre en prévoyant que cette taxe va continuer à augmenter régulièrement tous les deux ou trois ans (comme c’est le cas depuis longtemps). C’est la seule ressource fiscale importante qui reste sous contrôle des villes et la moindre hausse de charge (changement de réglementation, …), la moindre baisse des encaissements ne peuvent se répercuter que sur elle.

La Taxe d’Habitation, en disparition, va progressivement être compensée par une « dotation » reversée à chaque ville mais on peut être certain que, si la compensation s’effectue à l’Euro près la première année (hypothèse), la revalorisation, ensuite, ne sera pas totalement indexée d’une année à l’autre …  Chaque commune, au vu de l’écart négatif croissant, ne pourra répercuter la dérive constatée que sur la Taxe Foncière …

Dit autrement, la dotation venant en remplacement de la Taxe d’Habitation pour les Villes sera financée centralement (entre autres et principalement) par l’impôt sur le Revenu (IRPP), impôt progressif. Ainsi, avec la disparition de la TH et la hausse de l’IRPP, l’aspect démocratique de la progressivité de l’impôt y gagnera.

En synthèse, la hausse de la Taxe Foncière résulte de données objectives et le vrai problème du budget 2021 n’est pas là : certains Fontenaisiens, les plus modestes, payeront moins d’impôts et les plus riches payeront plus. On peut ne pas être d’accord.

Le niveau de Taxe Foncière par habitant reste l’un des plus bas du Département :

Petit détail statistique : 3000 logements sociaux de Fontenay sont peu taxés et 1.400 sont totalement exonérés jusqu’en 2025 (exonération sur les logements résultant des ventes ICADE de 2010).  Le faible niveau moyen constaté ci-dessus demanderait ainsi à être complété par les niveaux connus réellement par les contribuables concernés et payant ladite taxe dans sa plénitude !  (Pour les statisticiens : quel est l’écart-type par rapport à la moyenne ?).

Ce problème existe dans les autres villes mais le phénomène ICADE a particulièrement marqué Fontenay et le taux de logements sociaux y est particulièrement élevé.

Impact de la non-construction : tous ceux qui sont contre la moindre construction neuve à Fontenay devront être cohérents et ne pas contester la hausse du taux de TF ; face au COVID,  il faut choisir : hausse des taux ou hausse des assiettes.

Le vrai problème de ce budget se trouve dans le budget d’investissement.

41- L’endettement

L’endettement est resté constant sur la période 2014-2020 et toutes les lignes d’emprunt ont été renégociées avec les banques et transformées en lignes à taux fixes au moment où ces taux étaient quasiment au plus bas.

L’annuité (« remboursement + intérêts ») est restée quasiment constante en 7 ans, de 2.263k€ en 2014 à 2.381 en 2020 (le budget 2021 n’étant pas de la responsabilité du signataire).

En synthèse, l’endettement a été maintenu et le profil des remboursements a été accéléré par remboursement du capital à amortissement constant dès la première année (régularisation sur les lignes anciennes).

42- Le budget d’investissement pour 2021 et les années à venir.

C’est là, au niveau des investissements, que se situe le problème ! Le montant des investissements prévus pour 2021 s’établit à 11.1 Millions d’Euros avec pour finalités :

Comptablement, ces 11 M€ devraient s’inscrire comme suit :

Le montant de 5.380.000 € représente la quote-part pour 2021 d’investissements s’étalant sur plusieurs années (Le sigle « AP-CP » signifie « Autorisation de Programme / Crédit de Paiement » et les sommes reprises ici correspondent aux annuités (Crédit) de paiement) :

Le montant des 11.1M€ prévu pour 2021appelle deux remarques :

  • Il est particulièrement élevé (par comparaison, il se situe généralement à 7-8 M€/an).
  • Il est à majorer du montant du remboursement de la dette 1.902K€ (montant qui ne s’inscrit pas en « fonctionnement » mais en « investissements » car les dettes ne sont causées que par lesdits investissements).

Le total atteint 13.084.410€ et le financement (recettes d’investissement) qui vient en face s’établit à 6.975.484€.

Il ne manque que 6.1M€ (dépenses de 13.084 moins ressources de 6.975 K€) pour boucler ce budget. Selon les commentaires du rapport du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), la solution est simple :

Le rapport du DOB, public, est mis en ligne sur le site de la Mairie et il est évident que chaque Fontenaisien va facilement comprendre ce que veut dire ce « galimatias ».

Traduisons :

  • La Ville vit avec un « fondS de roulement » de 5 Millions environ, matelas qui lui permet de connaître une trésorerie non nulle permettant de gérer sans problèmes ses variations de trésorerie (saisonnalité, salaires à une date donnée tandis que les recettes sont progressives ou à chronologie non totalement maitrisée, retard éventuel sur la réception des dotations, optimisation dans les tirages de lignes d’emprunt à long et moyen terme, …). Une partie de fonds va ainsi être prélevé. Approche acceptable pour 1 à 2 millions maximum et « bis repetita non placent», citation latine que nous traduirons par « une fois mais pas deux ! ».

Notons que ce fonds de roulement de 5M€ est à comparer à des dépenses moyennes mensuelles elles-mêmes de 4M€.  (Fonctionnement 36.4/an + Investissements 13/an soit 4M€/mois).

  • La Ville, dans la prévision budgétaire pour 2021, va augmenter son endettement, a priori de 5M€.

Notons que la ville financera ses investissements par une cession d’immobilisation (en clair : vente d’un bien immobilier) pour 1.392.000€, procédure qui ne peut, évidemment, se répéter chaque année.

L’année 2022 devrait accentuer cette dérive :

Les 5.380.000€ mentionnés ci-dessus et pointés par une flèche devraient se transformer en 7.226.500 €, cette dérive à la hausse de 1.846.500€ devant majorer les problèmes de financement.

Augmentation des besoins de financement pour 2022 :

  • Hausse des investissement pluriannuels (dits « AP-CP ») de 5.380 à 7.226K€ soit + 1.846k€
  • Arrêt des prélèvements sur le fonds de roulement de la ville (hypothèse 2021 : 1M€)
  • Absence d’immobilier à vendre en 2022 comme en 2021 pour 1.4M€
  • Total de ces trois postes : 4.2M€

En synthèse, le solde restant à financer en 2021, précisé ci-dessus pour 6.1M€ devrait atteindre 10.3M€ pour 2022, toute chose restant égale par ailleurs.

Monsieur Candide : Où est le problème ?  Où est la solution ?

Le tableau ci-dessus des « AP-CP » ne contenait en général, chaque année, que 3 à 4 lignes. Le fait qu’il soit monté à 7 lignes est, en soi, significatif d’une certaine inflation dans le nombre et le montant des investissements. Rendre la ville plus attractive constitue à la fois une nécessité et un objectif mais une certaine chronologie doit être respectée. Hâtons-nous avec lenteur !

La baisse des frais financiers constitue une opportunité mais il convient de prendre en compte que le capital doit être remboursé et que la ville connait aujourd’hui son maximum.

Trois souhaits :

  • Que les dossiers d’investissement soient suivis et pilotés par l’ensemble des élus : pour exemple, les 2M€ pour le vestiaire du rugby sont-ils nécessaires ? urgents ? Pouvait-on se limiter à moindres frais pour moins de 200 adhérents inscrits à cette section du « ballon-ovale » de l’ASF (Association Sportive Fontenay) ? Ces 2 millions représentent le prix d’une très belle maison à Fontenay alors que le terrain où se construit ce château-vestiaire appartient déjà à la sphère publique car situé sur la Coulée Verte.

  • Que les services techniques, sous-traitants et autres intervenants dans les travaux liés aux investissements prennent du retard et minimisent ainsi le montant des investissements par décalage dans le temps et transferts des dépenses de 2021 à 2022. Nous notons ainsi que, sur les 15.6 Millions d’investissements votés pour 2020, seuls 9.5 ont été réalisés, soit 61 % (pour partie en impact du COVID). Espérons, pour les aspects financiers, que 2021 connaîtra les mêmes retards. Un retard de 4 M€ et transfert de 2020 à 2021 remettraient les pendules financières à l’heure. Plagions le poète Lamartine : « Ô temps ! accélère ton vol, et vous, heures propices, hâtez votre cours » que ces 4-5 millions viennent se comptabiliser en 2022 !

  • Que les investissements soient portés …. à la charge des partenaires financiers extérieurs.

43- Développer le financement des investissements par des partenaires extérieurs :

Jusqu’en 2014, la Ville finançait,  en quasi-totalité, ses investissements sur ses propres deniers et sur son propre budget.

Depuis cette date, une approche plus large et plus dynamique a été mise en place :

  • Faire financer par le Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris (VSGP) qui, aujourd’hui, prend directement en charges des investissements qui, auparavant, étaient financés par la Ville. Sur la période 2021-2026, VSGP va ainsi financer 40 M€ d’investissements à Fontenay.
  • Faite financer par le Département, directement, par subventions, …
  • Faire financer « becs-et-ongles », par tous les financeurs possibles et le signataire de la présente rappelle que les 12 Millions investis dans la Maison de Retraite du Parc l’ont été sans que la Ville n’y mettent un Euro (voir document sur ce sujet)
  • Faire financer par des intervenants privés qui, en construisant, restructure l’apparence de la Ville ; exemple : la disparition du café « l’escale routière en haut de la rue Blanchard » et le dépôt en tôles rouillés voisin ….
  • Utiliser au maximum les outils juridiques développés à cet effet, sociétés publiques d’aménagement, ….

Limiter les actions à un niveau raisonnable fonction des capacités réelles de la ville à un moment où des sommes doivent peut-être être réaffectées à des aspects sociaux en cette période de pandémie.

5 – Evolution du résultat et de la dette 

Le signataire de la présente accepte totalement que, en pleine pandémie COVID, l’ « épargne nette » de la Ville devienne négative.

6- Baisse de la capacité d’emprunt :

L’ « épargne brute » (voir premier tableau)  représente la capacité de la Ville à rembourser ses dettes si elle arrêtait totalement d’investir.

En divisant la dette par cette épargne brute, on trouve la durée nécessaire, en hypothèse d’arrêt des investissements, pour rembourser. Dans ce ratio, la limite généralement admise est de 10 ans voire 12.

Ce chiffre est logique : les emprunts sont conclus sur 20 ans, la durée moyenne restant à courir est en moyenne de 10 ans (moyenne entre les dettes dues pour le solde demain matin et les plus récentes dues encore sur 20 ans).

Si la dette doit être remboursée en 10 ans et que la capacité de remboursement représente également 10 ans de dettes, tout est parfait. 12 ans représentent un maximum.

Le rapport joint aux comptes 2020 écrit : « L’utilisation de ce ratio pour les collectivités est aujourd’hui interrogée par de nombreux spécialistes ». (Page 4 du rapport). Surtout par ceux qui veulent absolument emprunter !!!!

Le rédacteur de la présente pense fondamentalement exactement l’inverse :

  • Il faut majorer partiellement les investissements pour aider à la relance de l’économie post-COVID, mais
  • Il faut rester à un niveau raisonnable et les prévisions d’investissements pour 2021 et surtout 2022 (compte tenu des opérations déjà lancées) posent interrogation.

Ces dépassements ne sont pas encore problématiques mais délivrent un message.

En conclusion, l’augmentation des impôts, et donc de la Taxe Foncière, seule taxe restant entre les mains de la Ville, résulte des circonstances liées au COVID. Si tel est le cas, nous approuvons cette hausse mais nous la contestons si son objectif est, après disparition espérée du COVID et des coûts inhérents, de dégager un autofinancement visant à faciliter un niveau d’investissement posant interrogation.  « Chi va piano va sano ! »  (Traduction : qui veut voyager loin ménage sa monture).

Stratégiquement, à côté d’une chronologie raisonnable dans les investissements, la seule solution acceptable et pérenne pour favoriser un décollage des finances de la Ville est de majorer les assiettes fiscales et non d’augmenter les taux. Basta cosi !

Amicalement à tous les Fontenaisiens.

Jean-Michel Durand

Maire adjoint aux Finances 2014-2020

Jean-michel.durand50@orange.fr

Chronique d’un Fontenaisien qui est atteint du COVID : 2- la première bouchée

La première bouchée, c’est celle du matin, la première que vous infligez au petit pain qui ne vous a rien fait, et que vous vous proposez de déguster au petit déjeuner. Cela est d’une grande banalité, et on reproduit ce geste tous les jours sans s’en rendre compte. Mais dans le cas du COVID, où la faiblesse est un élément caractéristique de l’état physique, il devient un acte de quasi souveraineté…

Comme je le décrirai plus en détail, la faiblesse ou grande fatigue, est, en ce qui me concerne, l’état permanent  du COVID. À savoir, le moindre effort consomme en quelques secondes le stock d’oxygène que l’on a dans le sang, et il faut plusieurs minutes de respiration, plus ou moins difficiles, pour récupérer cette dépense. Or il se trouve que l’opération de mordre, de sectionner, de mastiquer et de déglutir une bouchée de tartine, est considérée par la mécanique de notre corps comme une petite opération. Elle est à ce titre exonérée des exigences de respiration compensatoire évoquées ci-dessus. En clair, on la démarrant on est sûr de la terminer. On a donc le contrôle! On est vivant.

Mais cette petite victoire ne se gagnait pas si facilement. Hormis le fait qu’elle se situait après une nuit plus ou moins difficile – on en reparlera – il fallait encore passer l’épreuve de la confiture. Quand j’étais à l’hôpital de Besançon, SODEXHO proposait un petit déjeuner classique : café au lait, pain, beurre, confiture. Sauf que que la confiture, de la méchante marque NOVA, refusait de coopérer. Normalement ce genre de boîtier est recouvert d’une fine membrane plastique, collée sur la périphérie, à l’exception d’un angle que l’on soulève pour retirer le couvercle. Sauf que, pour des raisons industrielles  mystérieuses, il n’y avait pas de coin libre de colle, et le couvercle gardait jalousement son contenu!

Qu’à cela ne tienne ! Cette fine lame de plastique n’allait tout de même pas résister à un bon vieux couteau. Là encore, surprise : pour des raisons liées au COVID, les couverts de l’hôpital sont en… bois! Un bon bois du Jura sans doute, mais même les dents de la  fourchette ne sont pas assez pointues pour percer le plastique. Le premier jour j’ai demandé à une infirmière de venir à mon secours. Mais par la suite je me suis senti obligé de trouver une solution: me présenter comme ingénieur aéronautique, et ne pas arriver à régler un problème d’opercule paraissait incongru… En brisant une des dents de la fourchette, on crée une extrémité suffisamment aiguë capable de venir à bout du plastique… Mon épouse m’a par la suite apporté un pique-olive et le problème était réglé de façon plus technologique.

Voilà toute l’histoire de la première bouchée et de sa fourchette en bois.

Michel Bayet

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 15 ème document) : Les Seniors de Fontenay-aux-Roses

Monsieur Candide : pouvez-vous nous parler des Seniors à Fontenay ?

Les seniors, au sens (ici) des personnes de plus de 60 ans, représentent 22.4% de la population (telle que vue par l’INSEE et avant corrections sur les « papas » non recensés et autres anomalies, …).

Ce pourcentage a augmenté de 3.0 % entre 2007 et 2017.

Le tableau suivant montre que la structure de Fontenay diffère légèrement de celle des Hauts-de-Seine avec moins de population en âge de travailler (57.5%/ 61.0%) et une population senior plus élevée (22.4%/19.9%).

Nous voyons, dans cet écart Fontenay / Hauts-de-Seine, la conséquence de nombreux facteurs, comme la faiblesse du tissu économique en notre ville.

Une analyse non plus en pourcentage mais en valeur absolue fait ressortir d’autres informations : la population des plus de 75 ans diminue, entre 2007 et 2017, tant en nombres (de 2.101 à 1.980) qu’en pourcentage (de 8.7 à 8.1%).

Cette diminution s’explique par plusieurs facteurs dont :

  • Habitat fontenaisien vieux et mal adapté pour une population âgée : faible fréquence d’ascenseurs par exemple, appartements non adaptés, éléments qui semblent conduire les habitants âgés à devoir déménager (aspect non constaté dans l’ensemble des Hauts-de-Seine, élément qui confirme notre analyse d’un bâti fontenaisien aujourd’hui plus adapté …)
  • Peu d’EHPAD ou résidences-services (voir ci-après).

Nous reviendrons sur cet aspect relevant totalement d’une volonté de l’équipe municipale jusqu’à 2014 de ne pas prendre concrètement en main ces problèmes. Une comparaison avec les villes de Vallée-Sud-Grand-Paris (VSGP) ou de l’ensemble des Hauts-de-Seine est significative :

Le nombre de décès croit en conséquence de l’augmentation du nombre des seniors :

Monsieur Candide : voit-on un écart par sexe ?

Absolument !

La répartition hommes/femmes de Fontenay  [millésime INSEE 2017 (2015-2016-2017-2018-2019)]

Entre 20 et 44 ans, on voit que les femmes sont plus nombreuses que les hommes du fait, déjà mentionné dans un document précédent, que beaucoup de papas ne se déclarent pas en vie commune avec les mamans pour que ces dernières aient accès à des aides pour mères élevant seules des enfants.

A compter de 55 ans, c’est l’écart dans le taux de mortalité hommes/femmes qui s’impacte et, globalement, les femmes sont plus nombreuses que les hommes.

Personnes de 15 ans ou plus vivant seules en % des ménages :

L’impact du veuvage (homme ou femme) fait que le pourcentage de personnes seules atteint ainsi 31.3% pour les 65-79 ans et 53.1% ensuite (>80 ans).

Ces aspects liés au veuvage viennent augmenter le taux déjà élevé de personnes vivant seules (environ 18% des 20-60 ans).

Il est évident que l’évolution à Fontenay s’inscrit dans l’allongement de l’espérance de vie que connait la France :

Les spécialistes pensent que nous sommes arrivés à un plafond mais il va falloir que les villes, dont Fontenay, prennent en compte la hausse prévisible de la population des seniors.

Monsieur Candide : avez-vous des chiffres par quartier ?

Regardons :

On voit un parallèle non nul mais limité entre les quartiers connaissant un taux élevé de seniors et les quartiers les plus riches : Gare-La Roue étant à la fois le plus « senior » et le plus riche des quartiers.

Les quartiers des Renards et RER-Lombart (2ème et 3ème en revenus) sont « riches » avec plus de gens au travail, vraisemblablement cadres, que de la présence de retraités (8ème et 9ème).

Les revenus des retraités représentent entre 25 et 30% des revenus bruts par quartier avec un léger dépassement au Parc : en clair, les seniors, par leur retraite, ne représentent pas les premiers flux d’apport d’argent par quartier : le revenu d’activité prime partout :

(le total dépasse 100% et revient à ce niveau après les déductions pour impôts)

Monsieur Candide : quid du taux de pauvreté ? position des seniors par rapport à l’ensemble de la population ?

Les chiffres de l’INSEE relèvent que les seniors de Fontenay, par rapport à l’ensemble des Hauts-de-Seine, connaissent un taux de pauvreté inférieur à la moyenne du Département alors que c’est l’inverse pour les jeunes de moins de trente ans.

L’explication est relativement simple :

  • La population de 30 à 49 ans correspond en grande partie à la population des 43% de logements sociaux connus à Fontenay et relève d’une population qui s’appauvrit du fait des réaffectations de logements par le préfet à chaque départ ou déménagement.
  • La population des seniors correspond, pour une partie significative, aux habitants des maisons (en général propriétaires).

Il est évident que cette double explication est très générale et demanderait un approfondissement.

Nous constatons ici, encore une fois, l’écart entre :

  • Des zones HLM, la plupart « CSP Moins », jeunes, majoritairement à la périphérie de la ville
  • Des zones de maisons ou immeubles modernes (rares) avec une population âgée, relativement « CSP Plus » et logée en centre-ville ou quartiers Ormeaux, Gare, …

« CSP Moins » : ouvriers et les employés

« CSP Plus » : artisans et commerçants, les cadres, les professions intellectuelles supérieures et les professions intermédiaires, chefs d’entreprises.

D’où la rénovation des Blagis, ou autres opérations immobilières qui visent à casser cette ségrégation sociale et géographique.

Concernant la situation économique des seniors, nous avons fait référence aux données globales de l’INSEE, données plutôt favorables aux dits seniors par rapport à l’ensemble de la population sur la base du « taux de pauvreté » ; Ce taux est particulièrement contestable car, mesurant le revenu des gens par rapport à la moyenne des revenus, il mesure les inégalités plus que le chiffre absolu de « pauvres » (c’est plus simple pour les journalistes).

La CAF, Caisse Allocations Familiales, plus précise, confirme les tendances sur la base des revenus réels et de la distribution du RSA (Revenu de Solidarité Active) ou de l’AAH, Allocation Adultes Handicapés, distribution qui, à Fontenay, s’établit comme suit :

Monsieur Candide : la Ville s’est-elle préparée à ce vieillissement de la population et à l’augmentation du nombre des seniors ?

Absolument pas ! Rappelons encore une fois les chiffres :

Il est évident pour tous que le baby-boom de la fin de la guerre de 1939-1945 allait conduire à une augmentation du nombre de seniors. Tout le monde le savait sauf …. La municipalité aux affaires à Fontenay jusqu’en 2014, municipalité qui n’a absolument rien fait pour prendre en charge les nouveaux retraités qui allaient arriver en masse

Monsieur Candide : Quelle était la situation en 2014 ?

Rien n’avait été préparé ; résumons :

  • La résidence service AREPA de l’avenue du Général Leclerc connaissait des problèmes techniques et juridiques …. Et a fini par fermer.
  • Une résidence-service AREPA maintenue rue Georges Bailly
  • Un Ehpad privé connaissant des problèmes d’infrastructure technique (dont ascenseurs)
  • Un Ehpad public archaïque
  • Un nombre d’Ehpad plaçant la ville en cinquième position sur 11 au niveau du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris :

Sceaux, Clamart, Châtillon, respectivement 1er, 2ème et 3ème en nombre d’Ehpad par habitant montrent une politique volontariste.

Fontenay avec les deux Ehpad mentionnés ci-dessus reste en risque en cas de fermeture de l’un ou de l’autre.

L’Ehpad public du Parc :

2014 : Un bâtiment hors d’âge dont les chambres ne disposaient pas de cabinet de toilette individuel : tout était partagé entre deux chambres contiguës, … au moyen de deux portes d’accès ce qui multipliait les problèmes de rupture d’intimité ou de confusion de linge entre des gens n’ayant pas toujours conscience des situations. Honteux !!!!

Le directeur de l’époque, nouvellement nommé et le signataire de la présente ont lancé une opération de rénovation totale alors que la municipalité précédente avait refusé de prendre ce dossier en charge ; 12 millions d’Euro de travaux en site occupé par des résidents âgés et parfois atteints de la maladie d’Alzheimer !

Aujourd’hui, 2021, chaque chambre, refaite à neuf, avec rail de transfert, … dispose maintenant de sa propre salle d’eau personnelle.Cet établissement est resté l’un des moins chers du Département des Hauts-de-Seine.

Dans le dossier de financement des travaux pour cet EHPAD du Parc, les 12 millions nécessaires ont été trouvés par tous les moyens :

  • Recours aux financements classiques en ce domaine (Etat avec l’Agence Régionale de Santé ARS, Département, …)
  • Recours aux caisses de retraire AGIRC-ARRCO avec, en contrepartie, la réservation pour leurs retraités d’un certain nombre de lits (pour des gens qui, de toutes façons, venaient déjà s’inscrire, approche comparable à ce qui relève des « réservataires » pour le logement social où tel secteur professionnel finance en recevant en contrepartie des droits à réservation de logements)
  • Recours aux « Pièces Jaunes » de Bernadette-Chirac
  • ….

Pour l’instant, la Ville, qui n’est pas encore intervenue et reste à disposition pour les derniers besoins (sous réserve acceptation par le Conseil Municipal).

L’Ehpad privé Résidence Arcade

Elle est située 128 Rue Boucicaut. Elle a une capacité totale de 75 places :

  • 59 places en unité ouverte,
  • 16 places en unité protégée dédiées aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies apparentées.

Les prestations sont celles d’une résidence privée. Le tarif peut atteindre 3700 €/ mois suivant le taux de GIR

Monsieur Candide : Quid des résidences services ?

  • Comme indiqué ci-dessus, la résidence AREPA de l’avenue du Général Leclerc a fermé.
  • L’autre résidence AREPA, rue Georges Bailly, existe toujours ; C’est un établissement médico-social, accueillant des personnes âgées valides et autonomes de plus de 60 ans et proposant 70 logements. C’est la seule résidence-service aujourd’hui à Fontenay.

  • Construction d’une nouvelle résidence : Le signataire de la présente note, maire-adjoint à l’époque, a souhaité faire venir un autre intervenant pour construire une deuxième résidence-services pour personnes âgées dans la ville mais le dossier de construction fait, depuis quatre ans, l’objet de multiples recours, certains ayant pensé, comme d’habitude, que leur situation personnelle valait mieux que de reloger des gens ne pouvant plus rester en leur domicile personnel mais se trouvant trop jeunes pour aller en EHPAD. « Halte à la construction ! les seniors, on s’en f… ! » même si 73 seniors peuvent y trouver accueil.

Ce dossier va être débloqué. Merci, sincèrement, à tous ceux qui ont aidé.

Monsieur Candide :  Quid du Centre communal d’action sociale (CCAS) ?

Ce Centre constitue un lieu ressources, d’accueil et d’information pour toutes les personnes en difficulté, âgées ou handicapées.

 

Le CCAS sait aider au maintien à domicile avec :

  • Aide à domicile
  • Portage des repas à domicile
  • Téléassistance

Conclusions

L’augmentation du nombre de seniors va poser problème, à Fontenay comme ailleurs.

Il y a un départ des Fontenaisiens de plus de 75 ans : cela confirme l’inadéquation entre seniors vieillissant et bâti ancien (multiples immeubles 4 étages sans ascenseur … )

Il y a un manque de solutions pour les personnes âgées, malgré ce qui a été réalisé ou en cours.

Amicalement envers tous les Fontenaisiens …. dont les Seniors.

Jean-Michel Durand

Maire-adjoint aux Finances et Logements-Sociaux 2014-2020

Jean-michel.durand50@orange.fr

Chronique d’un Fontenaisien qui est atteint du COVID

Vous le savez peut-être, j’ai été touché par le COVID. Ceci n’a rien d’original par les temps qui courent. Mais, quand j’en parle à certains de mes amis, je saisi combien il leur est difficile de saisir la situation concrètement. En accord avec le très aimable gestionnaire du site, je me propose donc de faire une petite chronique pour vous raconter en toute simplicité mon vécu. Un vécu parmi d’autres, sans plus.

Après un mois en réanimation, je suis maintenant dans une maison de rééducation à la respiration, et ma situation ne me paraît pas trop compromise. Néanmoins je me permettrai de mettre quelques semaines de différé entre la narration et les faits, même si le suspense risque d’en souffrir!

Je vous prie également de m’excuser pour des descriptions qui seront peut-être un peu crues, voire scatologiques… Mais dans une situation comme celle-ci, ces détails du quotidien, que l’on ne partage pas normalement, deviennent le centre de la réalité.

N’hésitez pas à me faire part de vos retours, si tu cela ne vous convient pas.

Michel Bayet.

Drame des Blagis – Soutien des élus de l’opposition

Suite au nouveau drame survenu mardi dernier, nous souhaitons apporter tout notre soutien à la famille, et aux amis de la victime et espérons, comme tous, que la dernière victime se rétablisse pleinement.

 Nous partageons l’émotion des habitant.es du quartier et des fontenaisien.nes. Nous espérons que le maire mette en place une cellule d’écoute médico-psychologique pour celles et ceux qui le souhaitent et des moyens supplémentaires pour des actions de prévention.

Gilles Mergy, Pauline Le Fur, Maxime Messier, Léa-Iris Poggi, Pierre Kathola, Sonia Gouja, Jean-Yves Sommier, Astrid Brobecker

COVID : où en est-on pour la campagne de vaccination à Fontenay ?

Pour avoir des informations pour des possibilités de vaccination autour de chez vous, vous pouvez consulter :

Actuellement, les vaccinations sont possibles pour :

  • Les personnes de plus de 75 ans

  • Les personnes de 50 à 75 ans avec facteurs de risque

Pour les personnes entre 55 et 75 ans sans facteur de risque, la vaccination sera ouverte à partir du 15 Avril

Centre de vaccination – Ville de Bagneux situé 15 Rue Charles Michels 92220 BAGNEUX

RV par Tél : 01 58 07 24 60 ou avec Doctolib 

Centre de vaccination – Ville de Chatillon Malakoff, Espace Maison Blanche 2 Avenue Saint-Exupéry 92320 CHATILLON

RV par Tél : 01 58 07 24 60 ou avec Doctolib 

Centre de vaccination – Ville de Clamart Place Jules Hunebelle 92140 CLAMART

RV par Tél :  01 46 62 35 72 ou avec Doctolib 

Centre de vaccination – Hôpital des armées Percy 2 Rue du Lieutenant Raoul Batany 92140 CLAMART

RV par Tél :  01 41 46 60 00

Centre de vaccination – Ville de Chatenay-Malabry, 160 Avenue de la Division Leclerc 92290 CHATENAY-MALABRY

RV par Tél :  01 43 86 43 86  ou avec Doctolib 

Pour les RV, on peut aussi contacter l’Agence Régionale de Santé au numéro vert gratuit 0 800 009 110

Professionnels de santé

Contacter l’Hôpital Antoine-Béclère à Clamart au :01.45.37.44.15

Le Centre Municipal de Santé sera présent au marché ce samedi 20 Mars pour donner des informations sur la vaccination et les tests COVID

Pour d’autres infos sur les tests à Fontenay, voir notre article précédent.

Commentaire d’une Fontenaisienne, prioritaire sur la vaccination au COVID

Plutôt comiques les infos sur la Vaccination –  COVID !

Depuis l’ ouverture, j’ essaye de m ‘inscrire sans succès (assez âgée pour être prioritaire).

La mairie de Fontenay vous adresse sur Clamart , qui vous conseille Châtenay-Malabry. Je n’ ai plus l’ âge à faire 50 km, en voiture, pour aller me faire ” piquer ”

Je m’inscris à Châtenay ,pour être prévenue des prochaines opportunités:  Gagné … Depuis, je reçois régulièrement des alertes sur mon smartphone ” pensez à vous faire vacciner ! ” et ça s’arrête là, mais c’ est distrayant !

Je pense que ce rappel récurrent m’ est destiné , au cas où j’ aurais perdu la mémoire , ou confinée  dans une île déserte , je ne serais pas au courant de la pandémie (à quoi bon , dans ce cas ? )

Mais, j’ ai sous les yeux un aide – mémoire , envoyé à mon nom , par la poste, du Ministère de la Santé ” pensez à vous faire vacciner”!…

Sauf à être, non – voyante, paralytique,amnésique, en panne de TV ou d’ internet ou ne sachant pas lire ou parler pas le français, ou gâteuse, dernière excuse …Il m’ est difficile d’ oublier que ” JE DOIS ME FAIRE VACCINER CONTRE LE COVID ”

 Mme Marie-Hélène Boulestreau