Chronique d’un Fontenaisien qui est atteint du COVID : 8 – le personnel

Avant de clore bientôt cette chronique, je tiens absolument à rendre un hommage appuyé à tous les membres du personnel de l’hôpital et du centre de rééducation, qui m’ont pris en charge jour et nuit.

Le plus souvent des femmes – quelque hommes chez les kinés – en général jeunes pour toutes les catégories : personnes chargées de l’entretien et de la distribution des repas, infirmières, ambulanciers, médecins. Avec visiblement beaucoup d’élèves en formation.

Quand les médias parlent d’eux, c’est en général pour dire leur fatigue, leur stress, leur épuisement. Eh bien moi, à Besançon, je n’ai rien perçu de ce stress. Je sais, pour en avoir parlé avec eux, qu’ils ont payé leur tribut : certain ont mal toléré leur vaccination, d’autres ont été contaminées. Je crois surtout, que s’ils sont forcément stressés, ils n’en laissent rien paraître vis à vis des malades. Ils sont toujours aimables, disponibles, souriants et prêts à vous aider dans toutes les situations.

A l’hôpital, et à cause de COVID (la clinique Saint Vincent en est à Besançon l’unité spécialisée) elles portent une étrange tenue : par-dessus le costume bleu foncé veste et pantalon, elles portent une immense cape en voile plastique qui recouvre le corps de haut en bas, plus le masque qui ne laisse voir que les yeux, des lunettes et un bonnet. A chaque fois qu’elles entrent dans la chambre, elles mettent des gants, elles frappent, elles disent un petit mot gentil, puis après avoir fait leur travail, elles enlèvent les gants qu’elles jettent dans la poubelle de la chambre, et se désinfectent les mains au gel alcoolique… Ouf.

Leur costume est assez similaire à celui de ma visiteuse préférée, dont je joins la photo. Je me suis bien amusé avec cette photo : sa première visite se passait dans les jours où notre compatriote Thomas Pesquet rejoignait la station spatiale internationale. Je disais que c’était Thomas qui s’était arrêté sur son chemin pour venir me voir ! Normal pour une jeune camarade de venir visiter un de ses anciens dans la difficulté…

Quelques anecdotes.

Un matin déboulent dans ma chambre deux jeunes femmes vers 7h30. Je dormais ce jour-là, et n’ai pas compris ce que l’une d’entre elle, que j’ai par la suite surnommée la tornade bleue – tornade de la pub pour les produits d’entretien, et bleue pour la couleur de la grande cape – m’avait dit et lui ai fait répéter : «Bonjour, douche aujourd’hui ». De mauvaise humeur, je lui réponds : non la douche c’était hier. Aujourd’hui c’est la selle… je ne l’ai pas revue de la journée !

Je vais vous imposer une dernière fois mes détails un peu prosaïques. Mais quand son existence dépend d’un petit tube en plastique translucide de deux mm de diamètre, il vaut mieux gérer les détails… Pour revenir au sujet, j’ai découvert la technique de la chaise percée, dont je pensais qu’elle avait disparu des hôpitaux, et qui était sans doute due à l’exiguïté de la chambre (pas de salle de bain, seulement un lavabo). Il faut dire que la première fois, alors que la fonction a été suspendue pendant plusieurs jours, avec un changement complet de régime alimentaire, une non-activité physique prolongée, et que l’on ne sait pas si les muscles concernés vont répondre et si on pourra les alimenter en oxygène, on entre dans une terra incognita à plusieurs dimensions… Et puis, il y a le regard d’autrui, même discret, à qui on a dû demander l’ustensile. Je me souviens : même feu ma chatte Kochka n’aimait pas trop quand je restais près d’elle et qu’elle faisait ses besoins dans l’herbe.

Je me souviens aussi des mots de l’interne à mon arrivée aux urgence, à qui je demandais si je pouvais aller seul à la salle de bain: « ne faites pas ça. Un de nos malades l’a fait, et on la retrouvé mort par terre… »

Une autre anecdote en deux temps. J’étais suivi pendant quelques jours par deux infirmières qui intervenaient ensemble : une infirmière senior, la quarantaine, et une autre à peine plus jeune, visiblement en formation, une belle femme, châtain avec de superbes yeux verts – je les vus de près. Elles viennent un matin en disant on va vous poser une perfusion. Et la séniore de dire: « je la pose et tu regardes ». Non je préfère le faire. « Tu es sure ? ». Oui, je l’ai déjà fait. Je me suis alors dit qu’étant dans un hôpital, il ne pouvait rien m’arriver qu’on ne sache réparer ! Elle ne m’a pas fait mal, mais j’ai pu voir en détail couler sur mon bras mon précieux sang bien rouge foncé, à cause d’un petit tuyau qui rechignait à se faire visser sur le trocart déjà profondément enfoncé dans la veine…

Le deuxième temps fut moins drôle. Les deux viennent me voir pour un prélèvement nasal, que me proposait la séniore. Ayant delà subi cet exercice un peu désagréable, et rassuré pour ce qui était de l’opératrice, je pars confiant. Et tout à coup, je reçois un coup violent dans les sinus… Un peu comme quelqu’un qui ferme un tiroir à toute volée. Deux grosses larmes de douleur me coulent de l’œil gauche, et dans un mouvement réflexe je repousse de mon bras gauche le sien… Heureusement, elle n’avait pas lâché le goupillon. Et par chance, le prélèvement a été déclaré négatif, et je n’ai pas eu à répéter cet exercice.

C’est le seul jour où j’ai vraiment eu mal à l’hôpital.

En dépit de cet épisode qui au moins m’a laissé un souvenir aigu, je tiens encore à dire ma gratitude à toutes ces personnes qui m’ont donné de leur humanité, à moi qu’elles ne connaissaient pas, et qu’elles ne reverront jamais. Et à qui je serais incapable de donner le millième de ce que j’ai reçu…

Fasse le ciel qu’elles trouvent elles aussi sur leur chemin, quand le jour viendra, des femmes de la même qualité…

Michel Bayet

CONSEIL MUNICIPAL DU JEUDI 4 MARS (1/3) : LES MOTIONS PRESENTEES PAR LES ELUS DE L’OPPOSITION

L’ordre du jour du Conseil Municipal du 4 mars est minimaliste avec en tout et pour tout trois délibérations.

Une portant sur les conventions financières entre la ville et le SIPPEREC qui ne pose pas de problème particulier

Une portant sur la présentation du rapport sur l’égalité femmes -hommes qui comprend de nombreuses lacunes sur lesquelles les élus de l’opposition interviendront en séance

Une enfin sur le débat d’orientations budgétaires 2021 sur lequel j’aurai l’occasion de revenir ultérieurement.

Comme chaque fois avant les conseils municipaux, ce blog publiera les motions (demandes formulées à la ville elle même), les voeux (demandes formulées à l’Etat, à une autre collectivité ou à une entreprise privée ou publique) et les questions des élus de l’opposition.

Ce premier article présente nos trois motions

Gilles Mergy 

MOTION POUR LA MISE EN PLACE DE MASQUES GRATUITS POUR LES ELEVES

Le 1er février 2021, une mise à jour du protocole sanitaire renforcé applicable dans les établissements a été publiée par le Ministère de l’Education Nationale. Pour faire face à l’épidémie de Covid-19, le nouveau décret rend obligatoire le port du masque de catégorie 1 dans les établissements scolaires et interdit donc les masques faits maison depuis le 8 février 2021.

Cette mesure engendre un coût important pour les familles.

Suite au protocole renforcé dans les écoles, nous demandons que la ville fournisse des masques gratuits aux élèves.

 Astrid Brobecker

MOTION POUR LA MISE EN PLACE D’UN BAROMETRE DES ENGAGEMENTS AU SEIN DE LA MUNICIPALITE DE FONTENAY AUX ROSES

Les élus la majorité et de l’opposition de Fontenay-aux-Roses sont attachés à la transparence de l’action publique et à l’évaluation des politiques publiques.

C’est d’ailleurs sûrement dans cet esprit qu’une délégation à l’évaluation des politiques publiques a été confiée à une élue de la majorité.

Pendant la campagne municipale de l’an dernier, la majorité actuelle s’est engagée sur un programme d’action sur la durée du mandat.

Comme vient de le faire le gouvernement sur le suivi de ces propres engagements, il est important d’assurer un suivi objectif et transparent de la mise en œuvre des engagements de la municipalité.

Dans ce contexte général, il vous est proposé d’adopter la motion suivante :

Dans sa séance du 4 mars 2021, le Conseil Municipal de Fontenay-aux-Roses décide de créer un baromètre des engagements qui présentera chaque année l’avancement du programme présenté par la Majorité municipale en juin 2020.

 A ce titre, il est constitué un comité assurant la représentation à la proportionnelle des sensibilités présentes au sein du Conseil Municipal.

 Ce comité est présidé par le Maire ou par délégation l’élue déléguée à l’évaluation des politiques publiques. 

Ce comité pourra être élargi à des Fontenaisiens volontaires et pourra s’appuyer sur les services municipaux pour réaliser ses travaux.

 Il lui appartiendra d’élaborer son règlement intérieur lors de sa première réunion qui aura lieu dans les mois à venir.

 Gilles Mergy

MOTION POUR ÉTUDIER LA PIÉTONISATION DES RUES DEVANTS LES ÉCOLES AUX HEURES D’ENTRÉE ET SORTIE DES ENFANTS

Il y a quelques mois, M. le Maire prenait un arrêté municipal pour piétoniser la rue des Hautes-Sorrières devant l’école de la Roue aux heures d’entrée et sortie des élèves, soit entre 8h15 et 9h00 et entre 16h15 et 17h00. L’objectif annoncé était de sécuriser les enfants aux abords de l’école, ce qui était une bonne décision. L’arrêté était annoncé valable jusqu’au 31 décembre 2020.

Ce genre d’initiatives se multiplie un peu partout en France, comme à Montpellier ou Lille, mais aussi dans des communes plus petites. Non seulement elle permet de mieux sécuriser les enfants et leurs parents, mais elle incite aussi à se rendre à l’école à pied, en trottinette ou à vélo. En piétonisant provisoirement les rues devant les écoles, on incite à l’usage des déplacements non-polluants et on lutte contre la sédentarité des enfants. On leur donne le goût et l’habitude de la marche, la trottinette ou le vélo pour se rendre à l’école. On améliore même l’attention des enfants en classe d’après une étude danoise.

En vue de pérenniser et d’étendre la piétonisation des rues devant les écoles aux heures d’entrée et de sortie des enfants, le Conseil Municipal demande une étude pour :

  • Identifier les écoles et les rues éligibles
  • Identifier les contraintes et difficultés potentielles
  • Déployer cette mesure devant chaque école où cela aura été jugé possible sans difficulté majeure

Le déploiement de cette mesure sera l’occasion d’associer les parents d’élèves et les enseignant.e.s pour en faire un succès et une opportunité de promouvoir les déplacements doux pour se rendre à l’école. Cela sera ainsi l’occasion de remettre en place les pédibus – faire des trajets à l’école en groupe à pied – et d’envisager son équivalent à vélo : les vélo-bus.

Maxime MESSIER

 

COVID : Est-ce qu’il faudra ne plus utiliser les masques en tissu fabriqués à la maison, et utiliser que les masques chirurgicaux ou FFP2 ?

Le ministère de la Santé Olivier Véran a confirmé qu’il «était recommandé de ne plus utiliser de masques artisanaux». Un décret sera promulgué. La mesure est destinée à faire face à la plus grande contagiosité du variant anglais.

Les masques confectionnés au sein du foyer, c’est terminé. Comme le recommandait le Haut conseil de santé public (HCSP) en début de semaine, les masques maison et les masques en tissu de catégorie 2 sont désormais bannis. Ces protections sont jugées trop perméables face au variant anglais « plus contagieux, voire beaucoup plus contagieux », selon Olivier Véran.

« Le Haut conseil de santé public considère que les masques grand public de catégorie 1 qui filtrent plus de 90 % des particules sont suffisants et qu’il n’est pas nécessaire de migrer vers des modèles chirurgicaux ou FFP2, explique le ministre de la Santé. Le conseil recommande de ne plus utiliser le masque artisanal et je le fais à mon tour. Ses capacités ne sont pas assez filtrantes. »

Source : Le Parisien du 21 Janvier : Covid-19 : FFP2, chirurgicaux, en tissu… 5 minutes pour comprendre le casse-tête des masques

Si les masques de catégorie 1 retiennent au minimum 90 % des particules de 3 microns, ceux de catégorie 2 n’en filtrent que 70 % et toutes les autres protections non homologuées ou cousues à la maison ne disposent d’aucune mesure et sont donc bannie.

FFP1, 2 et 3, chirurgical I, II et IIR, en tissu… Il existe au moins 7 sortes de masques censés protéger ceux qui les portent, de manière plus ou moins efficace, du Covid-19. Si la majeure partie des Français s’est accommodée du réflexe de porter son masque dans la rue ou au contact de personnes vulnérables, y a-t-il des types de masque à bannir de son quotidien ?

Faut-il laisser les masques en tissu au placard ?

C’est toute la question que soulèvent les dernières recommandations du Haut conseil pour la santé publique (HCSP). L’avis complet n’a pas été rendu public, mais parmi les préconisations ayant fuité figure celle de ne pas faire de masques artisanaux.

Au printemps dernier, particuliers, professionnels et associatifs avaient joué de leurs machines à coudre pour fabriquer des masques, mais le temps semble être venu de les laisser au placard. « Ceux qu’on a chez soi ont peut-être été lavés une dizaine de fois… Il est plus prudent, au regard des recommandations qui se dessinent, de ne plus les utiliser, même s’ils suivaient les recommandations de nos normes », explique le groupe Afnor, spécialisé dans la normalisation et la certification des produits.

Au printemps dernier, en concertation avec les services de l’Etat, Afnor avait établi deux catégories de masques en tissu, 1 et 2. En magasin, des masques en tissu de catégorie 1 ou 2 sont ainsi proposés à la vente, parfois sous les dénominations « UNS 1 » ou « UNS 2 », pour « Usage non sanitaire » 1 ou 2. Cela signifie la même chose que « catégorie 1 » ou « 2 ».

Ces normes visant à établir un niveau de protection pour les masques appelés « non sanitaires », « alternatifs » ou encore « grand public » démontrent encore leur intérêt. La catégorie 1 regroupe les masques assurant une protection à plus de 90 % vis-à-vis des particules de 3 microns, les fameuses « gouttelettes » qui véhiculent le virus. Même en tissu, ils assurent une protection validée par les autorités. La catégorie 2, elle, assure une protection à 70 % et s’avère, de fait, moins recommandée.

Ce que disent les autorités

Invité de France Inter mardi, le ministre de la Santé Olivier Véran a énoncé une partie de ces recommandations transmises la veille par le Haut conseil de la santé publique. « Restent valides tous les masques dont le pouvoir filtrant est supérieur à 90 % », a rappelé le ministre. « La quasi-totalité des masques industriels grand public ont des capacités filtrantes supérieures à 90 % », a-t-il poursuivi, en référence aux masques « de catégorie 1 ».

La tolérance est moindre à l’égard des masques issus de l’artisanat. « Le masque artisanal que l’on fabrique chez soi avec toute la meilleure intention du monde, en respectant les normes Afnor, pour le Haut conseil de sécurité publique, n’offre pas nécessairement toutes les garanties nécessaires », a résumé Olivier Véran. Exit les patrons des masques dégotés sur le Net, les tissus assortis à sa garde-robe… Cette dernière catégorie ne convainc plus les autorités.

Le masque FFP2, concrètement, qu’est-ce que c’est ?

« Le FFP2 est le masque en bec de canard, résume Jacques Battistoni, président du syndicat de médecins généralistes MG France. Il est beaucoup plus filtrant, de l’ordre de 97 %. »

Suis-je protégé(e) du Covid-19 en utilisant tel type de masque plutôt que tel autre? Mon interlocuteur l’est-il autant que moi? Avec toute la bonne volonté du monde, se constituer un stock de masques dont la fiabilité est optimale peut sembler relever du casse-tête. L’émergence de variants du coronavirus replace le sujet au cœur du débat au point que le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a livré lundi de nouvelles recommandations à la Direction générale de la santé (DGS).

FFP1, 2 et 3, chirurgical I, II et IIR, en tissu… Il existe au moins 7 sortes de masques censés protéger ceux qui les portent, de manière plus ou moins efficace, du Covid-19. Si la majeure partie des Français s’est accommodée du réflexe de porter son masque dans la rue ou au contact de personnes vulnérables, y a-t-il des types de masque à bannir de son quotidien ?

Toutefois, selon le médecin, il n’est pas nécessaire d’y recourir en permanence. Lors d’une discussion entre deux personnes, la protection individuelle de chacun l’emporte sur la nature des masques. « L’efficacité de deux masques chirurgicaux est importante, car les gouttelettes qui transportent le virus auront plus de mal à passer, poursuit Jacques Battistoni. Un masque chirurgical bien porté par un individu et par son interlocuteur équivalent à un masque FFP2 porté par l’un d’eux. »

Reste que la protection assurée à au moins 90 % permet de se prémunir plus fortement des variants, manifestement plus contagieux, dont les spécialistes redoutent une émergence croissante. « Pour éviter les gouttelettes, beaucoup de masques de catégorie 1, qui assurent le niveau de filtration recommandée, sont vendus à des prix abordables. Certains masques lavables 50 fois sont accessibles à 3 euros l’unité », rappelle-t-on à l’Afnor.

Ce qu’en pensent les médecins

Le masque FFP2, plus filtrant, peut vite s’avérer moins confortable. « Moi je n’en porte pas en consultation, confie le docteur Jacques Battistoni. Tenir avec un FFP2 de 8 heures à 20 heures, ou monter un escalier en téléphonant avec un FFP2, c’est vite handicapant ».

Difficile donc de rendre obligatoire le FFP2 pour la population car « beaucoup de gens vont se sentir étouffés », prévoit le médecin. Ce dernier recommande de réserver l’usage du FFP2 dans des situations particulières, « si des personnes vulnérables doivent faire leurs courses elles-mêmes par exemple » ou dans des lieux où le respect des gestes barrière relève de l’impossible. « Personnellement, je l’utilise dans le métro », explique Jacques Battistoni.

Dans tous les cas, porter le masque correctement permet déjà d’éviter la propagation des gouttelettes. « Les masques chirurgicaux qui boulochent ce n’est pas bon signe… Cela laisse penser qu’ils ont été réutilisés et ce n’est pas leur vocation, rappelle l’Afnor. Il faudrait peut-être déjà se recentrer sur ces points fondamentaux, un bon lavage des mains, avant et après la pose, et un bon positionnement du masque. » Et quand tombe le masque, les gestes barrière prévalent : 2 m de distance entre les interlocuteurs et une prudence renforcée sont de mise.

Coronavirus : on peut laver son masque chirurgical et le réutiliser au moins 10 fois selon une étude d’UFC-Que Choisir

Sources : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/masques-sanitaires/les-masques-chirurgicaux-sont-lavables-et-reutilisables-10-fois-selon-une-etude-d-ufc-que-choisir_4176889.html

et : https://www.francebleu.fr/infos/societe/peut-laver-son-masque-chirurgical-1600443367

“Bonne nouvelle pour le porte-monnaie et la planète”, annonce sur son site l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, les masques chirurgicaux “conservent de très bonnes capacités de filtration après 10 lavages en machine à 60°C”. Philippe Vroman, enseignant-chercheur au laboratoire de recherche textile Gemtex de l’École nationale supérieure des Arts et industries textiles de Roubaix, le soutenait déjà en septembre, l’UFC-Que Choisir l’a vérifié.

Affolé par le nombre de masques chirurgicaux de contrefaçon en circulation, Philippe Vroman explique les raisons pour lesquelles il est possible de laver son masque chirurgical. “Le masque chirurgical est très efficace en terme de filtrage. Comme ce masque a une efficacité globalement supérieure à la moyenne des autres masques, même après avoir été lavé et donc perdu sa charge électrostatique, ce masque reste plus efficace que les autres”, explique le chercheur.

Cette supériorité du masque chirurgical en terme de filtration tient en deux points : une matière appelée le Melt Blown et une charge électrostatique qu’on met sur le masque.

Le Melt Blown, une sorte de voile non tissé, est l’une des trois épaisseurs qui constituent un masque chirurgical.

Il a pouvoir filtrant très élevé: il filtre 95% des particules mesurant 3 microns et aussi des particules plus petites.

On ajoute sur ce masque chirurgical une charge électrostatique qui augmente encore son pouvoir de filtration : le masque peut alors filtrer des particules mesurant 0,1 micron. C’est donc pour cela qu’il est utilisé dans le milieu médical.

Ces masques, normalement destinés à être jetés après quatre heures d’utilisation ou dès qu’ils sont humides, restent en fin de compte, même après plusieurs cycles en machine, “bien au-dessus des exigences minimales des masques en tissus” certifiés Afnor, constate l’association de consommateurs.

Pour parvenir à ces conclusions, des tests ont été réalisés sur “trois modèles, achetés en grandes surfaces et en parapharmacie” et sur deux modèles en tissu “répondant aux exigences Afnor”. Deux des trois lots de masques chirurgicaux correspondent à la norme EN14683 type 1. Chaque masque a été lavé à 60°C puis passé au sèche-linge et repassé au fer à faible température. Sur le critère de la filtration, les trois modèles “se sont maintenus à un niveau suffisant pour un usage grand public”, indique l’association.

Pour faire barrière aux particules et aux virus, les masques chirurgicaux lavés sont “plus performants que les masques en tissu portant la garantie Afnor-DGA”. Pour l’autre critère étudié par ce test, celui de la respirabilité, les masques jetables passés en machine s’approchent suffisamment du confort des modèles en tissus pour “un usage confortable lors d’activités calmes”. Deux modèles sur trois se situent “très au-delà du minimum requis”, indique l’UFC-Que Choisir. “Tous les critères sont réunis pour pouvoir les réutiliser jusqu’à 10 lavages”, assure Anne-Sophie Stamane, interrogée par France Inter.

L’efficacité d’un masque chirurgical, une fois lavé (Meltblown non chargé) est représenté sur la courbe en bleu clair. Elle est moins bonne qu’un filtre chirurgical ou un masque FFP2 qui ont 94 % d’efficacité pour des particules de 0.6 µm, mais meilleure qu’un filtre avec fibres spéciales et surtout meilleure qu’un filtre avec microfibres qui perdent leur efficacité en dessous de 3 µm.

Ci-joint un lien qui donne un rapport sur l’efficacité des masques chirurgicaux qui n’est pas forcément liée au prix des masques.

Cahiers du confinement de Jacqueline CHESTA

Du 19 mars au 10 mai, j’ai tenu un carnet sur un format à l’italienne (21×15 cm). Il comprend 80 pages recto verso en couleurs. La deuxième édition est sortie le 15 septembre. Je  vous le propose au prix de 30€ hors coût de livraison. Aquarelles, dessins et textes saisissent chaque jour le moment phare de la journée. Des petits riens mis en exergue. Des capteurs d’humeur et instantanés d’émotion.  Si vous souhaitez l’acquérir, vous pouvez me laisser un message ;

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ou par Messagerie privée sur Facebook. www.facebook.com/jacqueline.chesta.9

Déconfinement : fausse affiche mise dans un immeuble

L’affiche qui a été posée sur la vitre de la porte  d’entrée 4 allée des glycines.

Elle indique en dernier point : “On ne porte pas de masque si on n’est pas malade” 

Cette  phrase ne correspond pas aux recommandations en vigueur, en particulier donné par la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/coronavirus

Recommandation de port d’une protection nasale et buccale

Compte tenu de l’avis de l’Académie de Médecine qui estime que le port généralisé du masque est une « une addition logique aux mesures barrières actuellement en vigueur » pour limiter la contamination lors des déplacements, un arrêté municipal (PDF, 699 ko) est entré en vigueur prescrivant une haute recommandation de port d’une protection nasale et buccale à chaque sortie du domicile. 

La Mairie et le bailleur de l’immeuble ont été prévenu.

Mme Ferrero Godard 

Masques à l’achat ou à la fabrication à proximité de Fontenay aux Roses

MASQUES GRATUITS

L’association « LES ROBINSONS» des Mouillebœufs (almb92) Vous offre ces masques lavables Avec possibilité d’ajouter un filtre supplémentaire ~

MERCREDI 20 et SAMEDI 23 mai 14h30 à 16h30 ~ l’arrière du 5 allée des mouilleboeufs sur chatenay-malabry au local de l’association Les Robinsons ALMB92.

almb92@orange.fr contact@lesrobinsons.fr

https://frama.link/lesrobinsons Dons et adhésions : www.frama.link/2020adhesion

Masques normes AFNOR 3 épaisseurs de tissu.

MARIE-HÉLÈNE PALLUD:

https://fr.nextdoor.com/for_sale_and_free/47205dc0-b99a-4f7b-a56e-2338f7a78150/?init_source=more_menu

Caroline Rivière

https://fr.nextdoor.com/for_sale_and_free/40907ade-4c25-4448-8095-850d681029af/?init_source=more_menu

ou : https://mesvoisins.fr/feed/1119237

Masque taille adulte ou enfant taille S et M

Titi Paris de Chatillon

https://fr.nextdoor.com/news_feed/?post=17592194282118

Fabriquer des masques aux normes établies par l’AFNOR

https://frblog.nextdoor.com/2020/04/20/%f0%9f%98%b7-comment-fabriquer-des-masques-de-protection-pour-vous-et-vos-voisins/?_ga=2.51389998.662438529.1589965033-1823430621.1583312950

Pour trouver des masques sur le territoire élargi :

Sur Nextdoor : https://fr.nextdoor.com/for_sale_and_free/40907ade-4c25-4448-8095-850d681029af/?init_source=more_menu

ou sur Mes Voisinshttps://mesvoisins.fr/feed/marketplace

Quels masques utiliser en fonction de la situation ?

Source : AFNOR : FAQ « MASQUES BARRIÈRES »

Site : Gouvernement Entreprises  : FAQ Différents types de masques

Qui est concerné par le port de “masque barrière” ou “grand public ?

Le masque barrière est un masque en tissu destiné au public et notamment à toute personne saine ou asymptomatique.

L’usage d’un masque barrière n’exonère aucunement l’utilisateur de l’application systématique des gestes barrières, qui sont essentiels, ainsi que des règles de distanciation sociale visant à lutter contre les infections virales.

C’est ce masque “grand public” qui est obligatoire dans les transports en commun.

Pour plus d’infos, voir notre article précédent.

Quels sont les autres type de masques ?

Les masques chirurgicaux

Un masque chirurgical est un dispositif médical (norme NF EN 14683). Il est destiné à éviter la projection vers l’entourage des gouttelettes émises par celui qui porte le masque.

Il protège également celui qui le porte contre les projections de gouttelettes émises par une personne en vis-à-vis.

En revanche, il ne protège pas contre l’inhalation de très petites particules en suspension dans l’air. On distingue trois types de masques

  • Type I : efficacité de filtration bactérienne > 95 %.
  • Type II : efficacité de filtration bactérienne > 98 %.
  • Type IIR : efficacité de filtration bactérienne > 98 % et résistant aux éclaboussures.
Ces masques sont utilisés par les professionnels de santé et les autres professionnels. Certains sont aussi accessibles pour les autres professionnels et pour le grand public (masques de type chirurgical à usage unique non stériles)
Pourquoi des couleurs sur un masque chirurgical ? 
“Car il est composé de 2 ou 3 couches dont certaines ont une vertu anti humidité et les autres de filtres. Le but étant la diminution maximale des particules arrivant jusqu’à la bouche. Ces filtres sont comme des barrières qui sautent les unes après les autres à cause de l’humidité.”

Les masques FFP

Un masque FFP est un appareil de protection respiratoire (norme NF EN 149). Il est destiné à protéger celui qui le porte à la fois contre l’inhalation de gouttelettes et des particules en suspension dans l’air, qui pourraient contenir des agents infectieux.

Le port de ce type de masque est plus contraignant (inconfort thermique, résistance respiratoire) que celui d’un masque chirurgical.

Il existe trois catégories de masques FFP, selon leur efficacité (estimée en fonction de l’efficacité du filtre et de la fuite au visage). Ainsi, on distingue :

  • Les masques FFP1 filtrant au moins 80 % des aérosols (fuite totale vers l’intérieur < 22 %).
  • Les masques FFP2 filtrant au moins 94 % des aérosols (fuite totale vers l’intérieur< 8 %).
  • Les masques FFP3 filtrant au moins 99 % des aérosols (fuite totale vers l’intérieur < 2 %)

Comment mettre, utiliser, enlever un masque, et que faire des masques usagés ? (ces recommandations s’appliquent à tous les masques) –

  • Avant de mettre un masque, se laver les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique. –
  • Appliquer le masque de façon à recouvrir le nez et la bouche et veillez à l’ajuster au mieux sur votre visage ; vérifier l’absence de jet d’air dans les yeux lors d’une expiration forte. –
  • Pour les masques FFP, un contrôle d’étanchéité doit être effectué : couvrir la surface filtrante du masque en utilisant une feuille plastique maintenue en place avec les deux mains. Inspirer : le masque doit s’écraser légèrement sur le visage. Si le masque ne se plaque pas, c’est qu’il n’est pas étanche et il faut le réajuster.
  • Lorsque l’on porte un masque, éviter de le toucher ; ne pas déplacer le masque ; chaque fois que l’on touche un masque usagé, se laver les mains à l’eau et au savon ou à l’aide d’une solution hydro-alcoolique. –
  • Si besoin de boire ou de manger, changer de masque. –
  •  Lorsqu’il s’humidifie, le remplacer par un nouveau masque et ne pas réutiliser des masques à usage unique.
  • Pour retirer le masque : si port de gants, les retirer et se laver les mains avec de l’eau et au savon ou à l’aide d’une solution hydro-alcoolique. –
  • Puis, enlever le masque par derrière (ne pas toucher le devant du masque); le jeter immédiatement dans une poubelle fermée, ou, s’il s’agit d’un masque grand public réutilisable, isolez-le dans un sac en plastique en attendant de le laver ; se laver les mains avec de l’eau et au savon ou à l’aide d’une solution hydro-alcoolique.

Quelle est la durée maximale de port des masques?

  • Masque de type chirurgical : ne pas dépasser une durée maximale de 4 heures pour le port d’un même masque de type chirurgical selon la notice d’utilisation du fabricant. –
  • Masque FFP : ne pas dépasser une durée maximale de 8 heures sachant que le code du travail prévoit une pause de 20 minutes toutes les 6 heures pour le port d’un même appareil de protection respiratoire de type FFP selon la notice d’utilisation du fabricant. Pour rappel, si un masque est retiré, un nouveau doit être utilisé ensuite même si la durée de port maximale n’est pas atteinte. –
  • Masque grand public : ne pas dépasser une durée maximale de 4 heures pour le port d’un même masque selon la notice d’utilisation du fabricant. –
  • Il est rappelé que lorsque le masque s’humidifie, il faut le changer même si la durée de port maximale n’est pas atteinte.

Est-ce que les masques grand public sont réutilisables ?

Les masques grand public sont pour la plupart lavables et réutilisables plusieurs fois. Sans indication de leur réutilisation, ils sont à usage unique.

Un masque réutilisable doit : –

  • conserver des performances de filtration et respirabilité conformes aux spécifications après au moins 5 lavages ; –
  • comprendre une notice indiquant la méthode de lavage et le nombre de cycles pour lequel le fabricant a démontré la conservation des performances, conformément aux précisions apportées par l’avis de l’ANSM du 25 mars 2020 révisé.

Quelles sont les recommandations de lavage pour les masques « grand public » lorsqu’ils sont réutilisables ?

Le lavage doit être effectué selon les indications du fabricant prévues dans la notice. Le nombre maximal de lavages doit être respecté. Le lavage doit être effectué en machine avec une lessive adaptée au tissu dont le cycle comprendra au minimum un plateau de 30 minutes à 60°C. Le masque doit ensuite être séché dans son intégralité, au sèche-linge, au sèche-cheveux ou à l’air libre sur un support propre et désinfecté, puis repassé à la vapeur à la température indiquée par le fabricant (environ 120° à 130°).

Est-ce que les autres masques sont à usage unique ?

Oui, s’il n’est pas mentionné qu’il est réutilisable;

Comment savoir si le masque respecte les normes AFNOR ?

Il existe une liste des masques qui ont été testés par l’AFNOR qui est mise à jour régulièrement : https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/home/Masques_alternatifs.pdf

Il existe une  liste des matériaux recommandés pour la fabrication des masques “grand public” : https://www.ifth.org/2020/04/29/covid-19-publication-de-la-base-de-donnees-avec-caracterisation-matiere-pour-la-realisation-de-masques-de-protection/

Quel est le prix d’un masque ?

  • Pour les masques à usage médical dit « chirurgicaux » à usage unique: le prix maximum de vente aux consommateurs est fixé à 95 centimes d’euros toutes taxes comprises, l’unité (soit 47,50 euros la boîte de 50 masques). Il s’agit d’un prix plafond. –
  • Pour les masques « grand public » : ces masques étant la plupart du temps lavables et réutilisables, leur prix doit être apprécié à l’usage. Le prix conseillé est de 20 à 30 centimes d’euros à l’usage, soit entre 3 et 10 Euros
Existe-t-il d’autre type de masques réutilisables ?

Masques de Protection Respiratoire Réutilisable avec Filtres à charbon – Lavable

Le masque permet l’insertion de filtre à charbon  contre les particules d’une taille allant jusqu’à 2.5 micromètres

Le filtre à charbon doit être changé à chaque utilisation, mais le masque est en tissu lavable à la main.

 Il existe des masques biodégradables

Il en existe en papier  : https://www.hygprotec.com/catalogue/masques-d-hygiegravene/

ou au charbon de  bambou, réutilisable 3 foishttps://epongekonjac.bio/produit/masque-konjac-au-charbon-de-bambou/

Aussi en nanocellulose, fabriqué à partir de déchets végétauxhttps://www.wedemain.fr/Un-masque-biodegradable-pour-limiter-la-pollution-plastique_a4694.html

En fibres de chanvre, à usage unique, avec un  niveau d’efficacité de filtration de 89 % aux particules de 3 μmhttps://www.geochanvre.fr/masque/

Existe-t-il d’autres solutions ?

Masques FFP2 ou FFP3 anti-poussière avec une valvehttps://www.seton.fr/protection-personne-epi/masques-protection-respiratoire/masques-ffp2-anti-poussieres

Visières de protection 

S’ils peuvent protéger les porteurs des grosses gouttelettes émises immédiatement après une toux par une personne à proximité et face à l’écran, ils ne permettent pas de protéger des particules restant en suspension. Ils n’ont pas l’efficacité des masques de protection respiratoire.