Le changement climatique la transition énergétique et notre mode de vie. Partie 10 : Combien faudrait-il d’éoliennes pour le chauffage des Fontenaysiens ?

Pour donner un aspect concret au problème posé par la transition énergétique, je prends comme exemple le souhait (fictif) des Fontenaysiens de se chauffer uniquement au moyen d’énergie renouvelable locale, comme si Fontenay était une ile raccordée à aucun autre réseau. Mais avant de passer au vif du sujet, il importe de bien distinguer kilowatts et kilowatt-heures. La confusion est fréquente. Pardonnable chez le non spécialiste mais pas chez les responsables politiques, qui pourtant font souvent cette confusion.

Nous consommons de l’énergie, des joules, des kilowatt-heures pour nous chauffer

Selon Wikipedia, “l’énergie est une grandeur physique qui mesure la capacité d’un système à  (…) à produire un travail entraînant un mouvement, (…) ou produisant de la chaleur.

Quand je me déplace, je mets en mouvement ma voiture ou mes jambes, pour le faire j’ai besoin d’énergie. Même chose pour me chauffer.

Quand je me déplace, je mets en mouvement ma voiture ou mes jambes, pour le faire j’ai besoin d’énergie. Même chose pour me chauffer.

L’énergie s’exprime en joules (unité sans utilité pratique dans la vie quotidienne) ou ses multiples (des puissances de 1000) mais aussi en kilowatt-heures, unité plus familière au particulier. Le kWh n’est pas réservé à l’énergie électrique.

Il y a par exemple environ 10 kWh dans un litre d’essence. A 1,50 € le litre, ça fait 15 centimes le kWh, soit à peu près le prix du kWh électrique !

  • Une voiture thermique consomme environ 8 litres d’essence (en ville) aux 100 km donc 80 kWh/100 km. soit environ 12 € aux 100 km.
  • Une voiture électrique type Zoé consomme 15 kWh aux 100 km soit environ 2,50 € aux 100 km. Quatre fois moins qu’une voiture thermique. La différence vient du rendement du moteur électrique très supérieur à celui du moteur thermique et de la récupération d’énergie lors du freinage.

La puissance mesure la vitesse à laquelle nous consommons de l’énergie, elle s’exprime en watt et kilowatt

Puissance (en watt) = Energie (en joule) / temps (en seconde)

On pourrait exprimer la puissance en joule par seconde, mais c’est le nom de l’ingénieur écossais James Watt qui a été choisi. La relation ci-dessus est équivalente à : Puissance x temps = Energie

En choisissant une puissance de 1 kW et un temps d’une heure on obtient par définition une énergie de 1 kWh :

1 kW x 1 h = 1 kWh

1 kWh en joule : 1000 W x 3600 s = 3 600 000 J

A retenir : Le kWh est une unité d’énergie ; C’est l’énergie produite par une source d’une puissance de 1 kW pendant 1 heure

Nous consommons de l’énergie (des kWh).

La puissance (en kW) nous dit à quelle vitesse

Combien de kWh consomme un habitant de Fontenay pour se chauffer ?

Remarque

Il y a une incertitude sur la puissance consommée par habitant pour le chauffage. Le chiffre de 1 kW conduit à une estimation un peu haute mais cohérente avec celle de Totalenergie. (110 kWh/m2/an ou 2800 € environ pour une maison de 120 m2)

Combien d’éoliennes pour le chauffage des Fontenaysiens

Première solution : éoliennes + stockage/déstockage inter saisonnier

Remarque

Le stockage inter saisonnier par batteries conduit à des chiffres astronomiques éliminatoires. Chaque habitant consomme déjà en une seule journée d’hiver la quasi -totalité d’une batterie de type Zoé (36 kWh sur 50) !  Autres solutions de stockage :

  • Station de transfert d’énergie par pompage (STEP). Créer deux lacs, l’un en bas du Panorama, l’autre en haut ! ! L’eau d’une réserve de 1 km2 sur 10 m de profondeur, pompée à 100 m de hauteur, stocke 3000 MWh (Énergie en joule = masse en kg x g x hauteur en m). A peine 10 jours de consommation hivernale !
  • Électricité > Hydrogène -> Électricité. Le rendement est de 25 %. On perd les 3/4 de l’énergie produite. Il faut encore plus d’éoliennes. On tombe alors dans la solution présentée ci-après. De plus ce n’est pas une technologie “sur étagère”, cette technologie n’est pas mature.

Deuxième solution : Plus d’éoliennes, stockage minimum

Remarque

15 éoliennes ! Voire 20 avec un facteur de charge de 25% plus réaliste. Et on en a besoin qu’en hiver… Il est clair qu’on n’a pas la place de loger ces éoliennes à Fontenay, ni dans aucune ville voisine d’ailleurs.

Il faut aussi du stockage pour compenser les aléas de la production au cours de la journée, de la semaine, voire du mois (périodes de froid anticyclonique). Le besoin en stockage dépend du régime des vents. Il est estimé ici à 10 jours de production moyenne. Chiffre choisi arbitrairement, faute de données suffisantes. Solution à rejeter :

  • coût total élevé, on voit que l’intermittence coûte cher
  • besoin de trop d’espace, sans compter l’impact visuel et sonore des 15 éoliennes…

Troisième solution : éoliennes adossées au réseau national

On se raccorde au réseau national (finie l’autonomie !) et on se défausse de la gestion de l’intermittence sur les producteurs exploitant des centrales thermiques pilotables (tant qu’il y en a !). L’économie ainsi réalisée est énorme. C’est une solution facile et très économique pour l’exploitant d’éoliennes…

Si au lieu de Fontenay je choisis une ville de province de même taille mais avec beaucoup d’espace vide à sa périphérie, il devient plus facile d’y implanter une quinzaine d’éoliennes et de les raccorder au réseau national. Les habitants pourront ainsi se chauffer grâce à l’énergie du vent quand il y en a, sinon grâce au nucléaire…

Quelles leçons tirer de ces simulations

Elles montrent, chiffres à l’appui, le problème aigu que pose la production d’énergie  renouvelable, ici l’énergie éolienne. Il faut avoir conscience que nous voulons passer d’une énergie concentrée, transportable, stockable, modulable à notre guise, à une énergie diffuse, fluctuante, non stockable, soumise aux aléas météorologiques. En clair on veut abandonner une énergie de grande qualité énergétique mais carbonée, pour une énergie de faible qualité énergétique mais non carbonée.

Il faut s’attendre à ce que cette baisse de qualité se traduise tôt ou tard par un prix plus élevé de l’énergie. Ce que la nature a fait gratuitement, nous devrons le faire à sa place. Forcément ça va nous coûter. On le constate déjà : kWh plus cher, infrastructure omniprésente et peu discrète (éoliennes de 200 m de haut), coûteuse, intermittence au coût pharaonique sauf si on recourt à l’énergie qu’on veut justement abandonner.

Concernant la transition énergétique proprement dit deux éléments viennent la compliquer

  • La nécessité de produire plus d’électricité. Pour sauver le climat, nous devons décarboner l’énergie. C’est à dire privilégier l’usage de l’électricité car on sait la produire sans carbone avec du renouvelable ou du nucléaire. Les autres énergies exigent de bruler des matières carbonées, il faut y renoncer. Dans le cas du chauffage cela veut dire remplacer un chauffage au gaz par un chauffage électrique.
  • L’impossibilité de remplacer 1 MWh thermique (pilotable) installé par 1 MWh renouvelable à raison de 1 pour 1. Cela est dû au facteur de charge des panneaux photovoltaïques et des éoliennes qui plafonnent à 20, 30%. Il faut donc surinvestir dans l’installation des moyens de production renouvelables par rapport aux centrales qu’ils remplacent

Conséquence : deux actions doivent impérativement être coordonnées :

  • Réduire la production thermique carbonée
  • Augmenter la production d’électricité décarbonée (renouvelable ou nucléaire)

Or ce n’est pas ce que l’État a fait ! Fessenheim (qui n’émet pas de CO2) a été fermée pour des raisons politiques, sans être remplacée par un potentiel équivalent de production décarbonée.

Ce n’est pas non plus ce que l’Etat prévoit de faire ! Les objectifs définis sur le site  gouvernement.fr/action/la-transition-énergétique-pour-la-croissance-verte le prouvent.

Un des objectifs est de porter la part des énergies renouvelables (…) en 2030 à 40% de la production d’électricité, un autre est de ramener la part du nucléaire à 50 % de la production d’électricité en 2025. Les années ne sont pas les mêmes ! Comment est censé fonctionner le système électrique entre les deux ? Le site pourtant mis à jour en aout 2021 ne précise pas que l’échéance de 2025 intenable selon RTE, a été reportée. Ce report confirme le manque de sens des réalités de nos politiques.

La définition de ces objectifs semble due à un manque de méthode inquiétant. Un système électrique est un tout bien défini. C’est un système complexe qui obéit aux lois de la physique, sur lequel on ne peut pas agir n’importe comment. Visiblement le Gouvernement ne le voit pas comme tel. L’état visé en 2030 du système électrique n’est pas défini ! Le gouvernement a choisi de faire évoluer les différents moyens de production de façon indépendante, sans cohérence entre eux, ce qui est risqué et complètement déconnecté des réalités physiques.

 RTE a prévu de publier bientôt le résultat de ses études présentant différentes variantes du système électrique en 2050, 100% renouvelable, nucléaire + renouvelable, etc. Ces études permettront d’y voir plus clair sur le système électrique futur, y compris sur le moyen d’y arriver : la transition énergétique : quel point de départ, quel point d’arrivée ? quel chemin ?

Daniel Beaucourt octobre 2021

Pétition du collectif Antenne-relais Bellevue contre l’implantation d’une tour antenne-relais géante sur le parking des tennis municipaux

Pour s’opposer à l’implantation d’un pylône d’antenne relais géant, de près de 30 mètres de hauteur, celle d’un immeuble de 10 étages, et d’un diamètre de 1,40 mètre, sur le parking des tennis municipaux de l’avenue du Général Leclerc à Fontenay-aux-Roses. Cette tour abritera des dizaines d’antennes (autorisation municipale 092 032 21 00096).

Image extraite du dossier de demande d’implantation (source association UAF)

Ce projet :
– N’a jamais été présenté aux riverains lors d’une réunion publique ou lors d’un conseil de quartier
– N’a jamais été débattu, ni fait l’objet d’une information lors d’un conseil municipal
– N’a jamais fait l’objet d’un article dans le Fontenay-Mag ou sur le site internet de la Ville
Ce qui est en contradiction avec la volonté de démocratie participative souhaitée par la municipalité.

Le Collectif Antenne-relais Bellevue propose la pétition suivante :

Je refuse :
• La dégradation paysagère de la zone naturelle protégée du côteau boisé du Panorama
• La pollution visuelle imposée aux riverains et aux promeneurs
• La proximité immédiate de cette antenne-relais géante avec de nombreuses
habitations (immeubles et pavillons)

Je demande :Que le maire informe les riverains et les habitants sur ce projet

  • Que le maire organise une concertation, avec toutes les parties concernées pour étudier des solutions alternatives à ce projet que ce soit le lieu d’implantation  ou la nécessité d’une telle tour antenne-relais géante
  • Que le maire demande à l’opérateur Orange de ne pas installer cette tour antenne-relais géante pendant le temps de la concertation.

Pour signer la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/contre-tour-antenne-relais-geante-tennis/160403

Voir aussi : Pétition : Non à l’implantation d’une tour antenne-relais géante sur le parking des tennis municipaux

Lettre de Jean Yves Sommier, Conseiller municipal, au Maire, Laurent Vastel, concernant l’installation d’une antenne relais Orange au 27, avenue Gal Leclerc

Jean-Yves SOMMIER , Conseiller municipal

Fontenay-aux-Roses, le 18/10/2021

Objet : antenne relais Orange au 27, av. Gl Leclerc

Monsieur le Maire,

Lors de la commission des permis de construire du 11 octobre dernier, ses membres ont été informés quant à une déclaration préalable pour l’implantation d’un relais téléphonique sur des terrains communaux au 27 avenue du Général Leclerc, déposée le 30/07/2021 et affichée le 31 août. Celle-ci a fait l’objet d’une autorisation tacite en date du 30 août. A noter qu’avant le dépôt de la déclaration préalable, une confirmation de l’implantation avait été donnée au pétitionnaire par un mail du maire adjoint en charge des travaux, espaces publics et voirie, en date du 30 juillet 2021.

Il s’agit d’une tour de près de 30m de hauteur dont le dossier tendrait à démontrer qu’il n’y aurait pas d’impact visuel ce qui est surprenant compte-tenu de la dimension du relais. Les photomontages fournis à l’appui du projet sont peu crédibles aux yeux des habitants du quartier. En effet, comment une tour d’une telle hauteur ne serait-elle pas visible par eux et au-delà. Bien au contraire, cette implantation va défigurer toute une partie de la ville et ne contribuera pas à son attractivité. Les négociations avec le pétitionnaire, avant de décider du choix de ce lieu, n’auraient-elles pas pu permettre d’examiner un meilleur emplacement et une hauteur portant moins atteinte à la dégradation visuelle et à la dévalorisation du bâti situé en proximité.

Concernant leur nocivité, s’il est vrai que les risques sur la santé  liés aux champs émis ne soient pas avérés en l’état actuel des connaissances, des doutes subsistent toujours quant à l’objectivité des données fournies par les promoteurs de telles constructions.

Par ailleurs, les travaux nécessaires à la construction du socle et du local technique vont conduire à réduire le nombre de places de stationnement pour les utilisateurs des terrains de tennis, voire à les supprimer totalement compte-tenu des places déjà occupées du fait d’autres contraintes. Pourtant, ces espaces de stationnement avaient été accordés suite aux récriminations des habitants du quartier éprouvant des difficultés à se garer, l’activité du tennis monopolisant les capacités de parking aux alentours.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Monsieur le maire, d’organiser une réunion d’information à l’attention des habitants du quartier ainsi que des membres de l’ASF tennis afin de leur présenter le choix opéré parmi les alternatives possibles, éventuellement de les rassurer sur les nuisances occasionnées et de les associer pleinement à la recherche d’une solution satisfaisante pour tous.

Je vous remercie de la suite que nous espérons favorable à cette demande et vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes bons sentiments.

Jean-Yves Sommier

NDLR : voir aussi l’article :

Une tour antenne-relais géante de près de 30 m de hauteur implantée sur le terrain des tennis municipaux, au 27 avenue du Général Leclerc

Les 9 et 10 octobre, tous les collectifs contre l’artificialisation des terres agricoles en Ile-de-France convergent vers Paris

La région Ile-de-France manque cruellement de terres agricoles : son autonomie alimentaire n’est que de trois jours. Des milliers d’hectares de champs sont pourtant menacés de destruction par des grands projets d’infrastructures (Grand Paris, Jeux Olympiques, entrepôts, data centers…). C’est pour stopper cette bétonisation frénétique que des Marches des terres auront lieu les 9 et 10 octobre prochains. Elles vont réunir des collectifs implantés dans plusieurs départements d’Île de France, qui convergeront vers Paris.

La manifestation se déroulera en deux temps. Samedi 9 octobre, quatre cortèges partiront de quatre points cardinaux de la région : Gonesse au Nord, Val Bréon à l’Est, Saclay au Sud, Thoiry à l’Ouest. Le lendemain, dimanche 10 octobre, les cortèges se regrouperont pour un pique-nique sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris et se dirigeront ensuite vers l’hôtel Matignon, où une délégation devrait être reçue par le Premier ministre, Jean Castex.

Plateau de Saclay (Essonne et Yvelines) : 5 000 hectares de terres agricoles et forestières menacés par la construction de la ligne 18 du Grand Paris Express.
Julie, membre du Collectif citoyen contre la Ligne 18 : « Depuis le mois de mai, le campement ‘Zaclay’ s’est installé : c’est un lieu où les gens peuvent venir, s’informer, se mobiliser. Des personnalités appuient notre lutte. Cédric Villani s’est exprimé récemment contre le tronçon ouest de la ligne 18. Une tribune de 250 universitaires rappelle que non, la ligne ne correspond pas aux besoins de transports des gens qui viennent travailler sur le plateau de Saclay. La tribune de Jean Vivier [ancien chef des services d’études de la RATP, N.D.R.], rappelle qu’il est encore temps de réduire le périmètre du GPE et de réorienter les budgets. De plus en plus de personnes s’opposent à ce projet acté il y a plus de dix ans, alors qu’aujourd’hui on a davantage conscience des enjeux climatiques, des enjeux de protection des sols. »
> Départ à 9 heures au camp de Zaclay (sur la route départementale entre le CEA Paris-Saclay et Villiers-le-Bâcle).

Plus d’infos : https://lejournalminimal.fr/marches-des-terres-des-collectifs-citoyens-sunissent-pour-freiner-la-betonisation-des-sols-agricoles-en-ile-de-france/

Le changement climatique la transition énergétique et notre mode de vie. Partie 8 : Nous vivons dans un monde fini, le renouvelable s’impose, la sobriété aussi

Nous vivons dans un monde fini…

  • Les ressources naturelles que nous exploitons n’existent qu’en quantité finie, un gisement si important soit-il n’est pas infini, à force de prélèvements on l’épuise. Tout ce qui existe sur Terre croit, atteint un pic ou un plateau, décroit puis
  • La croissance éternelle n’existe pas, la croissance verte non plus
  • La Terre n’arrive plus à digérer nos déchets, le climat se dégrade

Nous devons notre niveau de vie actuel à l’abondance d’énergie que nous avons connu avec le charbon au 19éme siècle, et le pétrole au 20éme pendant les trente glorieuses. J’ai expliqué dans mon premier papier que c’est l’énergie qui conditionne la prospérité d’une économie, car toute économie est un système physique qui réagit au flux d’énergie qu’il reçoit. Il faut bien voir que l’énergie a ceci de particulier qu’elle est :

  • Omniprésente : elle intervient dans tous les processus de
  • Non substituable : on peut passer de l’électricité, au fioul, au gaz, c’est toujours de l’énergie, même si toutes ces formes n’ont pas les mêmes avantages. La technologie ne remplace pas l’énergie. “La technologie n’augmente pas les réserves, la technologie vide le puits plus vite” (Jean Laherrere expert pétrolier)

Nous devons avoir en tête, la règle suivante : pas d’énergie, pas de production

Ces deux caractéristiques font qu’une pénurie ou un prix élevé de l’énergie ont rapidement des conséquences lourdes sur la société. Déjà pétrole et gaz se font rares et le climat se détériore. La Commission Européenne pousse à remplacer les anciennes énergies, nucléaire inclus, par des énergies renouvelables (ENR). Mais une question se pose : Substituer le renouvelable aux énergies fossiles, va-t-il ou pas, avoir un impact sur notre niveau de vie ?

Une mesure de l’efficacité d’une source d’énergie, le Taux de Retour Énergétique (TRE)

Prenons l’exemple des abeilles. Certaines abeilles ouvrières ont la charge de nourrir la ruche. Pour cela elles vont butiner les fleurs situées pas trop loin. Si cette distance est trop grande l’abeille risque de mourir d’inanition pendant le vol. En deçà de cette distance le nectar récolté par l’abeille ne lui sert qu’en partie à se nourrir. Elle ne garde pas tout pour elle, mais rapporte le surplus à la ruche. Les apiculteurs ont observé que les abeilles butinent les champs fleuris bien fournis, proches de la ruche, plutôt que d’autres moins “rentables”. Elles maximisent le rapport nectar récolté / nectar autoconsommé. C’est grâce à ce gain, que l’abeille est un insecte social et la ruche une société organisée qui pratique comme nous la division du travail. Il y a des abeilles qui s’occupent à d’autres tâches que la recherche d’énergie, comme la confection de nids ou la défense contre les prédateurs.

Un chercheur américain le Dr Charles A. S. HALL a défini un indicateur similaire mesurant le rendement d’une source d’énergie, le Taux de Retour Energétique (TRE) 

TRE = Quantité totale d’énergie produite par une source donnée / Quantité d’énergie investie pour produire cette énergie

NB : l’énergie doit être mesurée en unités physiques (le Joule) pendant tout le cycle de vie de la source. L’énergie investie comprend l’énergie de fonctionnement et maintenance.

C’est un nombre sans dimension compris en général entre 1 et 100. Plus le TRE est élevé plus la source d’énergie est rentable (généreuse).

  • Le TRE doit être supérieur à 1 pour fournir de l’énergie à la société. Pour survivre, un prédateur ne doit pas dépenser plus d’énergie à capturer une proie qu’elle ne lui en fournira !
  • Un TRE de 100 fournit 100 fois l’énergie (cas du pétrole à son début)

La simplicité de sa définition ne doit pas cacher que c’est un bon indicateur du niveau de développement d’une nation. Les besoins humains demandent tous de l’énergie pour être satisfaits. Certains sont impératifs, se nourrir, se loger, prendre soin de ses enfants, etc. Nous devons les satisfaire avant d’autres, moins vitaux. La figure ci-dessous illustre la hiérarchie des besoins d’une société. Ceux du bas doivent être satisfaits avant ceux du haut. Il faut qu’il reste un surplus suffisant d’énergie (et de ressources), pour passer d’une couche à la couche immédiatement supérieure. Il faut un TRE de plus en plus grand pour satisfaire des besoins de plus en plus sophistiqués. Une énergie abondante ne suffit pas, il faut aussi qu’elle soit d’accès facile (TRE élevé), pour libérer davantage de personnes, des “corvées” alimentaires, ce qui leur permettra de développer d’autres activités..

Fig 1 – Taux de Retour Energétique minimal requis selon activité (d’après Jessica Lambert)

La valeur minimale du TRE permettant le maintien du niveau de vie dans une société comme la nôtre est estimé à 15 contre 1 environ.

La baisse apparemment indolore du TRE et la fable de la grenouille

Du TRE on déduit la part d’énergie nette utilisable par la société, par rapport à l’énergie délivrée par la source. C’est (en %) le surplus d’énergie qui reste, une fois enlevée l’énergie investie. Cette dernière a beau avoir été dépensée longtemps avant, il ne faut pas oublier de la “rendre”.

  • Un TRE de 100 correspond à un pourcentage d’énergie nette de 99%,
  • un TRE de 1, à 0%.
  • L’énergie nette est une sorte de hors taxe, le TTC étant ce que fournit la source, l’énergie investie représentant la “taxe” payée à la Nature

La courbe ci-dessous montre la proportion d’énergie nette récupérée en fonction du TRE de sa source. La partie quasi horizontale montre que la décroissance du TRE ne change guère l’énergie nette disponible, tant qu’il reste supérieur à environ 10. En dessous de 10 on tombe dans la zone rouge…

Exemple.

  • Année n, TRE = En investissant 1 baril, on en récupère 99 nets
  • Année n+1, TRE = Avec 1 baril on en récupère 49 nets. Avec 2, 98 soit presque autant que l’année n. La nature nous demande une “taxe” de 2% au lieu de 1%, ça reste indolore. Même chose avec un TRE de 25, la taxe passe à 4%.

Fig 2 – Énergie nette en fonction du taux de retour énergétique.. Avec le temps on s’approche de la zone rouge

Cette situation est trompeuse, comme l’illustre la fable de la grenouille. Selon cette fable (d’un chercheur américain), pour cuire une grenouille vivante, il ne faut pas la jeter dans une eau trop chaude. Elle s’enfuirait en sautant hors de la casserole. Il faut la placer dans de l’eau froide et chauffer l’eau très lentement. La grenouille reste alors placidement dans la casserole ne se rendant pas compte qu’on est en train de la cuire. Quand elle s’en rend compte, c’est trop tard, elle n’a plus la force de sauter.

Cette fable cruelle (et non réaliste) illustre le danger de ne pas prêter attention aux évolutions lentes de notre environnement. Vient toujours un moment où un seuil est franchi et où la catastrophe arrive. Dès que le TRE s’approche de 10 (zone rouge), voire 12, les choses se gâtent. On ne récupère plus que 90 % de l’énergie brute, puis 80%, puis 50%, puis plus rien du tout.

Or cette situation est en train de se produire. Le TRE des énergies fossiles ne cesse de se dégrader. Le TRE des premiers puits de pétrole s’approchait de 100. Il serait d’environ 20, à ce jour mais le pétrole de schiste américain serait plus proche de 2 ou 3… C’est la loi des rendements décroissants de Ricardo. On exploite d’abord les puits peu profonds et proches des lieux de consommation. Ensuite il faut creuser davantage, s’éloigner, ça coûte de plus en plus cher. Il faut extraire plus de pétrole du puits, pour en fournir autant qu’avant à la société, car l’extraction elle-même en consomme de plus en plus… Ainsi que finances, matériaux, personnel, ce qui dans un monde fini en fait autant de moins pour le reste de la société. Le système économique s’épuise à se nourrir!

Le problème est que les énergies renouvelables ont un TRE encore plus faible que les énergies fossiles qu’elles veulent remplacer… Et si leur TRE a été surévalué on va se retrouver dans la zone rouge où la part d’énergie nette tombe en chute libre. Attention ne nous endormons pas comme la grenouille…

Les énergies renouvelable paraissent rentables car elles bénéficient d’avantages réglementaires exorbitants

Non seulement les ENR ont un faible TRE mais on les présente comme la solution quasi miraculeuse à nos problèmes d’énergie. Il n’y a pas de miracle mais des avantages bien réels donnés par la réglementation française et européenne:

  • La priorité d’accès au réseau. Quelle que soit la quantité de renouvelable produit, le Réseau de Transport de l’Electricité (RTE) l’envoie sur le réseau avant toute énergie électrique venant d’autres Ils doivent céder la place… Leur rentabilité chute, la faillite menace.
  • Un MWh renouvelable généreusement subventionné. Actuellement le prix est garanti pour 20 ans autour de 75€/MWh. Prix très supérieur à celui du marché (environ 40€). Auparavant il était garanti sur 15 ans à un prix encore supérieur. Le total annuel des subventions versé augmente fortement chaque année avec la croissance du parc renouvelable et l’effet cumulatif des années précédentes.
  • la défausse sur les autres producteurs du problème de l’intermittence. quand le vent se calme ou que le soleil se cache, les producteurs de renouvelable attendent des autres producteurs qu’ils fournissent l’énergie manquante grâce à leurs centrales pilotables. Position confortable, qui ne leur coûte pas ..

Autres avantages :

  • La dépendance non avouée du renouvelable aux énergies fossiles qu’il prétend remplacer. Les éoliennes sont fabriquées en brulant des énergies fossiles irremplaçables et moins chères : pour le ciment des fondations, pour l’acier du mât, pour fabriquer les pales, les câbles de cuivre, etc. Le transport sur site de l’éolienne est assuré par des camions qui roulent au diesel sur des routes en bitume. L’installation est faite par des grues et des hélicoptères brulant du kérosène…
  • une information fort discrète sur le prix élevé du kWh renouvelable (cf. Allemagne, Danemark) En France, on subventionne le MWh renouvelable au moyen de taxes prélevées sur la facture d’électricité. Mais pour le consommateur, que ce soit à cause du prix du kWh ou de taxes, la facture augmente. Le grand public sait-il que la CSPE qui augmente d’année en année sur sa facture est allé en grande partie dans la poche des exploitants d’éoliennes ?

Cette situation permet au secteur d’affirmer qu’il coûte moins cher que le nucléaire et qu’il ne pollue pas. En réalité il prospère grâce aux énergies fossiles et au nucléaire, qu’il exploite largement sans en payer le prix, ce que les media comme les politiques semblent ne pas voir. Il suffit de regarder le TRE des éoliennes. Au pied du mât selon les auteurs, il évoluerait entre 40 (à mon avis très surestimé) et 20 (chiffre prévu par les études, non confirmé sur le terrain) et chute aux alentours de 10 à la sortie du compteur, car il faut prendre en compte le coût de l’intermittence. Un TRE de 10 est inférieur au seuil qu’exige une société complexe comme la nôtre…

Dépendante des énergies fossiles et de subventions, la production d’électricité renouvelable n’est pas extensible à grande échelle. Au fur et à mesure qu’elle croît, elle scie la branche sur laquelle elle est assise.

La réglementation doit changer : ne plus subventionner le MWh renouvelable, limiter l’obligation d’achat (priorité d’accès au réseau) à un certain seuil. Mieux protéger les riverains des éoliennes. S’affranchir complètement des énergies fossiles.

Alimenter notre pays en énergie 100% renouvelable fera chuter notre niveau de vie

Pour la clarté de mon exposé, je prends un scénario extrême, l’énergie est à 100% renouvelable. Je passe sous silence le processus qui nous y a conduit… Ce scénario n’est durable que si l’énergie servant à fabriquer et entretenir éoliennes et capteurs solaires est elle aussi renouvelable (on en est loin !). Les centrales nucléaires ont été fermées. Il n’y a plus ni gaz ni gazole que ce soit pour se chauffer ou pour rouler. Tout ce qui a besoin d’énergie a été électrifié. Toute l’énergie est fournie par de l’électricité renouvelable.

La réglementation actuelle est tombée d’elle-même. L’avantage de la priorité d’accès du renouvelable au réseau disparait puisqu’il est seul ! Les subventions disparaissent pour la même raison. S’appuyer sur les autres fournisseurs pour gérer l’intermittence n’est plus possible, il n’y a plus “d’autres”.

Conséquence les producteurs d’électricité renouvelable doivent se doter de moyens de stockage et y stocker leur propre énergie. Je fais l’hypothèse que le stockage se fait sous forme d’hydrogène, solution qu’on présente comme “l’énergie” du futur (un autre moyen de stockage ne change pas le raisonnement). Petit rappel : l’hydrogène n’est qu’un vecteur d’énergie permettant le stockage et le transport de l’électricité qu’il faut bien produire avant…

Notre système électrique du futur comprendrait donc

  • un très grand nombre d’éoliennes et de capteurs photovoltaïques, de barrages, capables de fournir toute l’énergie du pays en électricité, et en hydrogène (pour les engins lourds, camions, tracteurs, engins de chantiers, cargos, ).
  • un réseau RTE renforcé (pour passer les pointes)
  • un réseau de production/stockage/transport d’hydrogène et de piles à combustibles. Le rendement de bout en bout de cette filière n’atteint pas 30% (électrolyse, compression, liquéfaction, transport, gazéification, production d’ électricité)

Tout cela représente des dépenses considérables en Euros et en énergie (surtout fossile), aussi bien en investissement qu’en fonctionnement. Et rien ne dit qu’on aura autant d’énergie qu’actuellement. Quel peut être le TRE de ce système ? 12 ? 10 ? moins ?

Je reprends la hiérarchie de nos besoins représentée par la figure 1. Un TRE inférieur à 14 signifierait un renoncement au moins partiel aux activités culturelles, artistiques, voire de loisir. Un TRE inférieur à 12 signifie un système de soin moins technologique et moins universel. On ne soigne plus tout le monde… Un TRE inférieur à 10 implique moins d’élèves, moins d’étudiants dans les écoles et universités. On observera qu’avec la pandémie de COVID, nous avons un aperçu de cette situation, mais elle n’est que temporaire. Dans une société disposant de moins d’énergie, la situation serait durable sans perspective. Du moins si on ne fait rien.

Un sursaut et un changement de nos comportements paraissent nécessaires pour nous adapter à cette nouvelle donne. Par exemple nous pouvons choisir de moins dépenser en vêtements, en nourriture, en transport, pour investir davantage dans l’Ecole, dans l’Hôpital. Manger moins de viande, posséder une voiture plus petite, moins s’en servir, ne pas coller à la mode, sont des comportements souhaitables et à notre portée. Il faut aussi que les politiques s’attellent à la réduction des inégalités. Quand les ressources se font rares, il n’est pas sain que les uns aient (presque) tout et les autres (presque) rien.

On peut alléger les contraintes du scénario 100% renouvelable, en conservant 50% de nucléaire dans le réseau, et le gaz dans l’industrie et le transport de marchandises mais avec séquestration du CO2. Cela n’améliore guère les choses. Le nucléaire aura un facteur de charge trop faible pour être rentable : ne fonctionner que pendant les creux du renouvelable est une solution de riche. Quant au gaz, de plus en plus cher à extraire, son TRE sera très bas, séquestrer le CO2, technologie non mature et chère, le fera encore baisser. La situation n’est pas vraiment meilleure…

Selon les standards actuels, une énergie 100% renouvelable conduira à une baisse de notre niveau de vie

Conclusion

Remarque préliminaire : faut-il vraiment croire ces mauvaises nouvelles ?

Le raisonnement ci-dessus n’a qu’une valeur théorique. Il s’appuie sur une évaluation de l’efficacité des ENR, peut-être trop pessimiste. Certes, le pire n’est jamais sûr et on peut toujours espérer que les inventions futures nous sauveront… Mais pendant que nous espérons, la grenouille s’endort dans son jus….

 J’ai écrit ce papier pour corriger le discours des politiques qui présentent les énergies renouvelables comme La solution au remplacement des énergies fossiles carbonées, solution qui serait sans conséquences fâcheuses sur notre vie quotidienne. Ce serait comme d’habitude, “Business as usual”.

Sauf que ça ne sera pas le cas. Il y aura un prix à payer : changer notre façon de vivre. Ces énergies ne permettront pas de maintenir notre niveau de consommation actuel, qu’on appelle abusivement niveau de vie. Or ce changement n’est jamais évoqué par les politiques. C’est un mensonge par omission…

Nous sommes peut-être en train de vivre sans le savoir, le début de la fin de la société de consommation. Ce n’est pas dramatique. Être un consommateur effréné, harcelé par la publicité, dans un monde de marchands soumis à une prétendue concurrence libre et non faussée, est-ce vraiment la vie idéale dont nous rêvons ?

A nous de trouver par quoi remplacer la consommation sans fin de “choses” comme source de bien-être. Commençons par relire Les choses de Pérec et écouter la chanson de Boris Vian, la complainte du progrès.

𝗭𝗼𝗻𝗲 𝗮̀ 𝗙𝗮𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗘́𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀 : donnez votre avis jusqu’au 24 Septembre

La Zone à Faibles Émissions métropolitaine (ZFE-m) vous concerne !

Les émissions provenant du trafic routier sont l’une des principales sources de pollution en ville. Fontenay-aux-Roses s’engage avec la Métropole du Grand Paris pour améliorer la qualité de l’air en participant à la mise en place de la deuxième étape de la Zone à Faibles Émissions métropolitaine à l’intérieur du périmètre de l’A86.

Du 1er au 24 septembre, une consultation citoyenne est ainsi lancée sur ce sujet avant une prise d’arrêté en novembre, tenant ainsi compte des avis des habitants. Le dossier de consultation est disponible sur https://zfe-planclimat-metropolegrandparis.jenparle.net/

Bon à savoir : la mise en place de la ZFE-m s’accompagne de dispositifs d’aides au renouvellement des véhicules.

En savoir plus : www.zonefaiblesemissionsmetropolitaine.fr

Médiathèque de Fontenay-aux-Roses : exposition de sensibilisation au Développement Durable du 4 au 19 Juin

Exposition de sensibilisation au Développement Durable organisée par LABYRINTHE avec la MEDIATHEQUEde Fontenay aura lieu à partir du 4 juin sur le thème de” la forêt: une communauté vivante” avec visite des groupes scolaires.

Horaires

Mardi : 14h – 19h (16h – 19h*)

Mercredi : 10h-12h30 / 14h-18h

Jeudi : 14h–19h (16h–19h*)

Vendredi : 14h-18h (16h–18h*)

Samedi : 10h-12h30 / 14h-18h

L’espace Jeunesse ouvre à 16h en période scolaire.

La Zone à Faibles émissions (ZFE) est mise en oeuvre par la Métropole du Grand Paris, à l’intérieur de l’autoroute A 86 à partir du 1 er Juin 2021

Qu’est-ce qu’une  Zone à Faibles émissions (ZFE) ?

Une ZFE est destinée à protéger les populations dans les zones denses les plus polluées. Déjà adoptée par 231 villes ou métropoles européennes, elle est reconnue comme particulièrement efficace pour réduire les émissions provenant du trafic routier, l’une des principales sources de pollution en ville.

Le 8 octobre 2018, l’État ainsi que 15 métropoles dont la Métropole du Grand Paris ont signé un engagement pour développer d’ici fin 2020 des Zones à Faibles Émissions. Son principe : encourager la circulation des véhicules les plus propres.

Pour circuler dans une ZFE, la vignette Crit’Air doit être apposée au parebrise. Elle permet de distinguer les véhicules en fonction de leur niveau d’émissions de polluants atmosphériques. Les plus polluants et les « non classés » ne pourront pas rouler dans la ZFE sur certaines plages horaires.

Cette démarche s’inscrit dans un cadre métropolitain : l’ensemble du périmètre délimité par l’autoroute A86 (A86 exclue) est concerné par ces mêmes restrictions de circulation.
A compter du 1er juin 2021, les véhicules catégorisés Non classés, Crit’Air 5 et Crit’Air 4  ne peuvent pas rouler dans l’ensemble du territoire compris à l’intérieur de l’autoroute A86,  à l’exclusion de celle-ci, aux jours et horaires suivants :
  • Pour les bus, les cars et les poids lourds : 7 jours sur 7, entre 8h et 20h.
  • Pour les véhicules particuliers, les véhicules utilitaires légers, les deux roues, les tricycles et les quadricycles à moteur : du lundi au vendredi de 8h à 20h – exceptés les jours fériés.

D’ici 2022 s’ajouteront à la liste tous les véhicules essences immatriculés avant 2006 et Diesel d’avant 2011 (vignette Crit’Air 3).

Puis le 1er janvier 2024, les Crit’Air 2, c’est-à-dire la quasi-totalité des véhicules diesels.

A quoi correspond le classement Crit’Air ?

Non classé : Véhicules immatriculés jusqu’au 31 décembre 1996
Crit’Air 5 : Diesel : Immatriculation entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2000 inclus 
Crit’Air 4 : Diesel :
Immatriculation entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2005 inclus

Crit’Air 3 : Essence : Immatriculation entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2005 inclus. Diesel : Immatriculation entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2010 inclus

Comment obtenir sa vignette Crit’air ?

Demander en ligne une vignette Critair (certificat qualité de l’air)
Préparez votre carte grise. Le prix du certificat est de 3,67 €, frais de port inclus.

Dispositifs d’aides au renouvellement des véhicules de particulier.

La mise en place de la ZFE s’accompagne nécessairement de dispositifs d’aides au renouvellement des véhicules. Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris, a pris à cet effet l’engagement de constituer en lien avec l’Etat, la Ville de Paris et la Région, un guichet unique des aides, déjà attribuées par ces différentes institutions. Cumulées, ces aides peuvent aller jusqu’à 19 000 euros pour l’achat d’un véhicule propre neuf, et jusqu’à 12 000 euros pour l’achat d’un véhicule propre d’occasion.

Puis-je bénéficier de la prime à la conversion ?

Je fais le test : https://www.primealaconversion.gouv.fr/dboneco/accueil/

Vous pouvez télécharger le barème des primes à la conversion : Conversion_Prime_baremes

Que risque t’on en cas d’infraction ?

Pour les véhicules particulier : 68 €, en particulier si on a pas affiché sa vignette Crit’Air.

Y  a t’il des dérogations ?

Pour les ambulances, voitures de secours, de collection et aussi pour les véhicules des associations de bienfaisance ou pour un déménagement.

21 distributeurs de sacs pour les déjections canines sur la ville : vous n’avez plus de raison de ne pas les ramasser !

16 nouveaux distributeurs de sacs ont été installés, destinés au ramassage des déjections canines, soit un total de 21 distributeurs répartis sur l’ensemble de la ville. Plus d’excuse à présent ! Amis des bêtes, nous comptons sur votre civisme.

NDLR : Si les distributeurs n’ont plus de sacs, faites appel au N° Vert de la ville :

Tél : 0 801 80 00 92

Ce service fonctionne :

Association “Fontenay Environnement et Transition” (FET) : nouvelles et Assemblée Générale le 25 Mai en visio

L’association “Fontenay Environnement et Transition” redémarre nos activités progressivement et positivement !

Facebook-live atelier “Faites-le vous-même” cosmétique
Le mercredi 5 mai nous avons réalisé un facebook-live pour un atelier qui expliquait comment réaliser une crème  hydratante pour nos mains qui n’en peuvent plus du gel hydroalcoolique. Retrouvez Odile qui nous a dévoilé sa recette de cette crème facile à réaliser, en visionnant l’enregistrement de cette vidéo.
C’est sur le Facebook de FET, en cliquant ici :  https://fb.watch/5jPkr0baWe/

Repair café avant l’été
Nous organiserons un repair café à la mi-juin, si les conditions sanitaires le permettent. Plutôt que d’attendre, nous  nous mettons dès maintenant dans la perspective d’une reprise de nos ateliers de réparation participatifs. Date et lieu précisés ultérieurement.

Assemblée Générale de FET
En attendant de pouvoir se retrouver dans une salle avec de vrais gens et un vrai pot en fin de réunion, nous ferons notre AG en ligne. Elle se déroulera le 25 juin à 20 H 30 en visio.

Adhésion ou renouvellement
En ces temps de ralentissement d’activités, on oublie parfois de renouveler son adhésion. Mais les associations en ont besoin ! Alors n’hésitez pas à rempiler pour un an. Et si vous n’êtes pas encore adhérent, c’est le moment de le faire pour soutenir la vie associative. Cliquez ici : adhésion FET en ligne

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