FARàVélo : Le vélo gagne les élections à Châtillon et à Fontenay-aux-Roses

Source : https://www.faravelo.com/actualite/le-velo-gagne-les-elections-chatillon-et-fontenay-aux-roses/

Le 27 juin 2021, le canton Châtillon et Fontenay-aux-Roses a élu le binôme Astrid Brobecker (EELV) et Lounes Adjroud (PS) comme Conseillers Départementaux. Quelles conséquences pour le vélo dans la banlieue sud ?

Les défis du vélo en banlieue sud

Le premier défi à surmonter à Châtillon et à Fontenay-aux-Roses concerne la Coulée Verte, où la cohabitation est devenue trop difficile entre piétons et vélos. Ce conflit est causé par un deuxième défi: l’absence d’un réseau cyclable structurant et protégé sur les routes départementales gérées par le Département. Les usagers à vélo doivent se réfugier sur la Coulée Verte. Les solutions proposées par les candidats sont très différentes.

La vision de Laurent Vastel et de Anne-Christine Bataille

Le binôme Laurent Vastel (UDI) et Anne-Christine Bataille (DVD) proposait de laisser les vélos avec les piétons sur la Coulée Verte et de « protéger les piétons et de sécuriser le parcours cycliste ». En d’autres termes il souhaitait laisser la racine du problème intacte : l’impossibilité pour les usagers à vélo de se déplacer en sécurité sur la route départementale parallèle à la Coulée Verte (D63). Offrir une piste cyclable sécurisante aux cyclistes sur une route départementale revient, écrivent-ils, à créer « une autoroute à vélo en plein centre-ville ». Pour éviter la présence de trop de cyclistes – qu’ils semblent vouloir éviter – il proposaient de continuer à mêler les vélos avec les voitures dans « une zone 20 surélevée et partagée ».

Cette solution du « partage de la chaussée » est cependant inenvisageable selon le Cerema, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement, qui conseille les collectivités en matière de mobilité. Pour cet organisme, la sécurité des vélos interdit de mêler les vélos avec les voitures s’il y a plus de 4.000 véhicules qui passent par jour. Or, sur cet axe passent 11.000 véhicules par jour ! Même si la vitesse maximum sera réduite à 20 km/h, un enfant ne pourra pas circuler à vélo en sécurité s’il doit partager la chaussée avec un débit motorisé équivalent à 11.000 véhicules par jour.

La vision de Astrid Brobecker et Lounes Adjroud

Le binôme Brobecker/Adjroud proposait au contraire d’abandonner le concept actuel du partage de la chaussée en créant « un vrai réseau cyclable départemental protégé, en particulier sur la D63 et la D906 ». Les travaux actuels sur la D63 montrent que l’espace pour une large piste est disponible.

Un réseau routier départemental sécurisé pour le vélo

En élisant le binôme Brobecker/Adjroud, les habitants de Châtillon et de Fontenay-aux-Roses ont exprimé leur souhait d’avoir une solution durable pour le conflit entre piétons et vélos sur la Coulée Verte. En équipant la D63 de pistes cyclables, le département permettra enfin aux vélos de quitter la Coulée Verte en toute sécurité sur la route départementale parallèle. C’est important, car la Coulée Verte représente la ligne B3 du futur RER V, le réseau cyclable régional qui sera mis en place d’ici à 2030. Une aubaine pour nos communes et pour les citoyens qui souhaitent pouvoir prendre le vélo pour certains déplacements !

Ensemble avec les autres associations vélo de notre banlieue sud et le Collectif Vélo Île-de-France, FARàVélo souhaite accompagner les nouveaux conseillers départementaux dans la réalisation de ce réseau cyclable qui rendra le réseau routier départemental enfin accessible à vélo.

Site : https://www.faravelo.com/

FARàvélo ce dimanche 30 Mai, à Sceaux

Dans le cadre de la journée du vélo à Sceaux, FARàvélo s’associe à MDB Sceaux et à la ville de Sceaux qui l’accueille depuis son départ de Fontenay, pour animer une bourse aux vélos et un atelier de gravage.

Rendez-vous donc dimanche 30 mai au Jardin de la Ménagerie en centre-ville de Sceaux.

La bourse aux vélos (achat et vente de vélos d’occasion)

Si vous souhaitez vendre un vélo : vous êtes invité(e) à le déposer entre 10h et 12h. Son état sera estimé et son prix fixé par vous.

Si vous souhaitez en acheter un, vous êtes attendu(e) entre 14h et 17h.

FARàvélo et MDB Sceaux vous conseilleront dans le choix de votre futur vélo.

Vous pourrez aussi recevoir tous les conseils nécessaires pour son entretien.

Quant à l’atelier de gravage, il vous permettra de faire marquer le cadre de votre vélo d’un numéro Bicycode, qui l’identifie en cas de perte ou de vol (https://www.bicycode.org/).

Si vous n’avez pas eu la possibilité de faire graver votre vélo par FARàvélo quand nous étions à Fontenay, c’est l’occasion de le faire chez nos voisins scéens.

Par ailleurs, la mairie de Sceaux a invité Stein Van Oosteren, président de FARàvélo à présenter son livre « Pourquoi pas le vélo ? ». Un stand lui sera réservé, venez le rencontrer !

La ville de Sceaux organise aussi un débat public sur le devenir du centre-ville de Sceaux et l’arrivée du RER V (RER Vélo), avec notamment Patrice Pattee, adjoint au maire, Sceaux à vélo et modéré par Stein Van Oosteren, porte-parole du Collectif Vélo Ile-de-France. Il aura lieu à 16h, jardin de la ménagerie.

Comme vous le voyez, vous avez donc beaucoup de bonnes raisons de venir retrouver FARàvélo dimanche à Sceaux !

Odile Jersyk

Ecole Municipale du vélo : ouverture samedi 29 mai

La Ville ouvre son école municipale de vélo pour les cyclistes adultes débutants. Au programme : connaissances théoriques et pratiques pour rouler en confiance et en sécurité avec tous les usagers de la route. Vous voulez vous (re)mettre en selle et adopter ce moyen de transport pratique et écologique ?

Rendez-vous samedi 29 mai de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h au parc Sainte-Barbe pour vous essayer au vélo sur notre parcours adapté ! Un stand d’information vous attend également au marché.

Atelier sécurité routière (place du Général de Gaulle)

Un atelier  « Rond-point » avec 3 vélos pour apprendre à gérer le passage d’un rond-point. Atelier tenu le matin par le service des sports et soutenu l’après-midi par trois policiers municipaux .
Cet Atelier est aussi informatif avec ddes documents, des quiz et un ordinateur qui diffusera des vidéos de la MAIF.

Atelier Initiation Enfants (Parc Sainte-Barbe)

Deux parcours simples pour les 4/8 ans encadrés par deux éducateurs sportifs extérieurs (habituellement sur la pause méridienne sport) et une animatrice du service animation.

Atelier Trial

Un parcours pour les plus de 16 ans avec différents obstacles destinés à mettre en difficulté le cycliste. Encadré par un éducateur sportif et deux animateurs.

Atelier Circulation

Parcours simple de circulation qui pourra, outre les vélos traditionnels, servir de zone d’ essai  à un vélo et trottinettes électriques – encadré par un éducateur sportif et deux animateurs.

Atelier « Technique »

Gérer par « Jeunes dans le cycle » (3 personnes) comprenant un atelier éducatif autour du fonctionnement mécanique  du vélo et un stand personnalisation du vélo.

FARàVélo : Nouvelles

Notre vélo-école a déménagé à Sceaux, où nous allons aider nos ami.e.s de MDB Sceaux à monter une vélo-école lors de la fête du vélo à Sceaux le 30 mei prochain. Ensuite, nous déménagerons à Bagneux, où la mairie nous a reçu très favorablement. Un grand merci à Odile et à Jacques pour cette mise en relation!

Demain sortira mon livre “Pourquoi pas le vélo?” que j’ai annoncé aux habitants de notre ville dans cet article: ici. J’ai hâte de vous proposer une séance conviviale de dédicaces dès que possible, sur la place de Gaulle. On ne peut pas encore le faire à l’intérieur de la librairie Pêcheurs d’étoiles, mais ça viendra à l’automne. En attendant vous pouvez acheter le livre chez Michèle dès demain! Pour m’aider à diffuser le message du livre (qui est le message de FARàVélo!), vous pouvez utiliser le mot-clic #PourquoiPasLeVelo et diffuser les pages Twitter @EnvieDeVelo et Facebook @pourquoipaslevelo. J’ai hâte d’avoir vos retours sur ce livre, le fruit d’un travail de trois années!

EXCEPTIONNEL: le lundi 10 mai vous avez la chance de visionner le documentaire Together We Cycle (Tous à vélo) qui montre comment les Pays-Bas sont devenus cyclables! Je modèrerai cet évènement, qui lancera le film en France en présence des acteurs de la révolution du vélo en France: David Belliard (maire adjoint Paris), Olivier Schneider (Président FUB ), Charlotte Guth (Chef Aménagements cyclables de Paris) et  Gertjan Hulster (réalisateur). Inscriptions (gratuit) ici: https://nostfrancefrancais.wordpress.com/2021/05/03/1323/. N’hésitez pas à diffuser largement autour de vous!

Nous avions décidé de ne pas organiser FARRépare samedi dernier pour des raisons de restrictions sanitaires, mais nous le referons dès que possible.

Vélo : Stein van Oosteren sort son premier essai

Chers Fontenaisiennes et chers Fontenaisiens,

Souvent on m’appelle affectueusement – enfin, j’espère 😊 – « Monsieur Vélo », car je suis président de l’association FARàVélo (Fontenay-aux-Roses à Vélo). J’ai le plaisir, chers habitants de ma ville, de vous annoncer que le 6 mai prochain, mon essai « Pourquoi pas le vélo ? » sera en librairie. Ah, vous n’utilisez jamais le vélo ? Ça tombe bien, c’est pour vous que j’ai écrit ce livre !

Le titre pose la question que beaucoup de citoyens et élus se posent en ce moment : pourquoi pas le vélo en effet ? Qu’est-ce qui empêche le pays du Tour de France de devenir aussi le pays du vélo urbain ? Je pense que les raisons se situent « entre les oreilles », notamment entre les oreilles de certains élus qui disent qu’il n’y a pas de place pour le vélo dans leur ville.

Le livre relate un échange avec notre député Jean-Louis Bourlanges que j’ai entendu expliquer, lors d’une réunion publique fin 2018, pourquoi le vélo n’est pas une bonne idée pour notre société. J’étais en colère en l’écoutant, car je ne pouvais pas lui répondre, il y avait beaucoup d’autres questions. J’ai donc écrit ce livre pour lui répondre, et pour ouvrir ce débat dont la société a urgemment besoin. Le titre du chapitre : « Les sept arguments anti-vélo de Jean-Louis Bourlanges ».

« Pourquoi pas le vélo » n’est pas un livre de colère, mais un livre de fierté. Saviez-vous que le nouveau réseau de coronapistes dont nous bénéficions depuis le déconfinement est le résultat d’une coopération entre notre département 92 et notre Collectif Vélo Île-de-France ? Saviez-vous que ce collectif citoyen est parti d’une réunion organisée par FARàVélo au café le Colibri à Fontenay-aux-Roses le 1er mai 2018 ? L’histoire de notre ville est très fortement marquée par le vélo, depuis que le Fontenaisien Louis Pouey-Mounou a initié la Coulée Verte dans les années 1970. Aujourd’hui c’est notre Collectif Vélo Île-de-France, dont je suis le porte-parole, qui initie le réseau RER Vélo (RER V) qui mettra, peut-être, le vélo dans votre quotidien. Que mon livre puisse nourrir le débat sur cette révolution !

C’est un livre d’amitié aussi : l’amitié pour tous les citoyens qui se sont engagés pour faire avancer la sécurité à vélo. Des dizaines d’associations vélo en France m’ont reçu comme un ami cher, et m’ont raconté leurs difficultés et leur rêve d’une société cyclable où leurs enfants pourront aller à l’école à vélo. Les centaines d’échanges avec eux ont été si passionnantes, que j’ai ressenti le besoin d’en compiler les pépites dans un livre pour les partager avec vous toutes et tous. Le résultat est un texte richement illustré, avec entre autres des photos d’Amsterdam du photographe néerlandais Thomas Schlijper et aussi de Fontenay-aux-Roses bien sûr ! L’objectif : nous faire réfléchir, débattre et regarder la rue et la société autrement.

« Pourquoi pas le vélo », au fond, est une déclaration d’amour à la France. Depuis 25 années à Paris et à Fontenay-aux-Roses j’ai appris, avec mon épouse Caroline, à vivre la vie à la française et à l’apprécier profondément. C’était mon rêve : vivre au pays des philosophes, parler leur langue exquise, boire leurs vins divins et tout ça dans la plus belle ville du monde ! L’écriture du livre était une joie, tellement j’avais envie de partager mon appartenance à cette société française si intense et particulière, dont le vélo est devenu finalement le « véhicule ».

L’auteur Olivier Razemon vient de présenter mon livre dans Le Monde : « Son regard de Néerlandais sur les réflexes des urbanistes, les aménagements plus ou moins ratés, les manies ridicules ou les petites fiertés des Français procure autant de plaisir qu’une belle balade à vélo sous un soleil de printemps ». Si ce plaisir vous tente, j’espère que vous le commanderez chez Michèle dans notre belle librairie « Les pêcheurs d’étoiles » – merci pour elle !

Stein van Oosteren

Quelle vision pour une Fontenay-aux-Roses cyclable ?

Le 16 mars 2021, le maire de Fontenay-aux-Roses a informé FARàVélo par écrit qu’il retirait son soutien à l’association et que par conséquent elle doit quitter son local. La raison : il considère l’association politisée (ici). Aucune explication orale n’a pu avoir lieu, le maire n’ayant pas répondu à la proposition de l’association d’avoir un dialogue. La mairie a répondu, de nouveau, par écrit, via le blog de la majorité (ici). Son article a le mérite d’appeler au dialogue et de poser clairement les principes de base de la politique des mobilités de la mairie, résumés ici :

  1. La ville n’a pas assez de place pour des pistes cyclables car le stationnement automobile est prioritaire partout et doit rester gratuit. Par exemple, la mairie a indiqué à plusieurs reprises que selon elle une avenue Dolivet cyclable n’est pas souhaitable, les vélos doivent rester sur la Coulée Verte.
  2. Créer de la place pour le vélo est souvent impossible car cela pénalise soit le commerce, soit les personnes âgées et invalides, qui ont besoin de places de stationnement sur la voirie.
  3. La solution : les cyclistes (y compris les enfants et aînés) et les automobilistes sont invités à partager la chaussée intelligemment. Leur sécurité est surtout une question de pédagogie et du Code de la route, selon lequel nos rues sont déjà cyclables. C’est conformément à cette philosophie que la mairie appelle la Cavée, dans le Fontenay Mag de février 2021, un « espace de vie ». Pas besoin de sécuriser ce carrefour pour les usagers vulnérables selon elle, un enfant à vélo ou un néo-cycliste y est à l’aise malgré les 10.000 véhicules qui passent par jour.

Selon FARàVélo ces principes vont exactement à l’encontre d’une ville apaisée, car ils encouragent la motorisation, la dangerosité et la sédentarité. Si l’on empêche les habitants de se déplacer en sécurité à vélo sur un axe comme l’avenue Dolivet, ce qui est le cas aujourd’hui, les habitants continueront de croire que le vélo n’est pas une option. Pas tout le monde habite et travaille le long de la Coulée Verte ! Pointer le handicap, l’âge ou les familles nombreuses (ici) comme raisons pour ne pas créer des pistes cyclables, est également problématique : ce sont eux au contraire qui ont besoin de rues apaisées avec moins de voitures, de stress et de danger ! Regardez cette vidéo, qui montre qu’absolument TOUT le monde peut se déplacer à vélo, à condition que nos élus veuillent nous offrir cette liberté ! (ici).

FARàVélo considère ce dialogue avec la mairie comme sain et important pour la ville. Elle souhaite le poursuivre et y associer même tous les habitants de la ville. Car toutes les visions de la ville doivent s’exprimer et être entendues, il en va de notre démocratie participative. Pour cela, FARàVélo participe à la campagne « Yes we bike ! » du Collectif Vélo Île-de-France, où chaque citoyen est invité à soutenir leurs propositions pour une région Île-de-France cyclable : https://www.yeswebike.fr. C’est votre opportunité de dire aux candidats pour les élections départementales si vous voulez avoir le choix de vous déplacer à vélo pour certains trajets. Pour aller de Fontenay à Denfert Rochereau : c’est 26 minutes à vélo sans problème pour vous garer !

Lisez ici la réponse complète de FARàVélo à la vision de la mairie sur les mobilités : ici

Pour bénéficier de la vélo-école de FARàVélo : faravelo@outlook.fr

Pour soutenir FARàVélo : ici.  

Loi climat : sur Twitch, des députés organisent 80 heures de « débat sans filtre »

Pour contester «l’immobilisme» du projet de loi climat, débattu à l’Assemblée nationale depuis le 29 mars, une dizaine de députés de sensibilité écologiste ont lancé sur la plateforme Twitch 80 heures de débat «sans filtre» avec des ONG, des membres de la Convention citoyenne et des scientifiques.

Accessible sur la chaîne DebatSansFiltre sur la plateforme de live streaming, leurs 80 heures de débats calquées sur les trois semaines de discussions au Palais Bourbon

Toutes les thèmes et les propositions de la Convention Citoyenne sur le Climat sont abordés.

Chaque vidéo est visible en différé : https://www.twitch.tv/debatsansfiltre/videos?filter=archives&sort=time

Le Maire de Fontenay aux Roses suspend sa collaboration avec l’Association FARàVélo et supprime tout soutien matériel et financier !

Les faits

Le 16 mars 2021, le Maire notifie par simple lettre l’arrêt de sa collaboration avec l’association « FARàVélo » et plus précisément, le maire :

  • Demande à l’association de libérer sous un mois le local municipal mis à disposition, place du Général-de-Gaulle.
  • A déjà demandé au Département de suspendre l’autorisation accordée à l’association pour occuper la Coulée Verte avec ses ateliers mensuels « FARRépare ».
  • Va demander à l’association « JDLC» (Jeunes Dans Le Cycle) d’organiser des ateliers de réparation sur la coulée verte.
  • Annonce que la Ville organisera en mai des séances d’initiation à la pratique du vélo.

Que nous reproche le Maire ?

Le Maire déclare avoir été amené à prendre cette décision du fait de la politisation de l’association, basée selon lui sur :

  • La position partisane de l’association en faveur d’une liste aux municipales 2020 :
  • La diffusion d’un message issu d’un parti politique via leur mailing liste ;
  • Le commentaire violent et insultant du président (à titre personnel) sur Facebook reprenant une photo de la dernière tribune mensuelle de la majorité municipale ;
  • FARàVélo occulte systématiquement le rôle de la mairie dans des réalisations communes ;
  • L’appel à voter – toujours selon l’interprétation du Maire – contre le Maire de Fontenay-aux-Roses aux prochaines élections Départementales dans un courrier aux adhérents de FARàvélo.

 Nous tenons à disposition de chacun.e les éléments de réponse à ces interprétations, que nous récusons fermement.

Qui est et que fait FARàVélo ?

Issue d’un groupe de travail « FARàVélo » créé en Novembre 2016 par des Fontenaisiens, l’association a été fondée en avril 2017. Stein van Oosteren en est le Président.

Elle a actuellement 90 adhérent.e.s.

FARàVélo est une plate-forme citoyenne qui permet :

  • de proposer une ville cyclable aux décideurs (via la proposition de Plan Vélo)
  • de découvrir le département grâce à des balades organisées
  • d’aider les habitants à apprendre à faire du vélo (dans la vélo-école)
  • d’accompagner les habitants à aller au travail à vélo (voir carte covélotaf)
  • d’aider les habitants à réparer leurs vélos (atelier FARRépare)
  • de faire graver votre vélo pour le protéger contre le vol

Quelques réalisations vélo de la Mairie de Fontenay :

  • Mise en place de cédez-le-passage cyclistes sur nombre de carrefours ;
  • Marquages au sol avec des pictogrammes vélos dans les rues rénovées ;
  • Achat par la ville du FAR Bike imaginé par FARàVélo, pour la livraison des courses par Vélo-Cargo, mis à disposition des commerçants ;
  • Installation d’arceaux à vélo.

Nous nous sommes beaucoup impliqués avec les collectivités territoriales (Territoire VSGP, Département, Région) et au sein du Collectif Vélo IDF pour le lancement des coronapistes et la création du Réseau Express Régional Vélo : RER-V. Stein Van Oosteren est le porte-parole du Collectif Vélo Île-de-France.

Suite à l’élaboration de la carte RER-V par le Collectif Vélo Île-de-France, au vu de son sérieux et de l’implication du Collectif, la Région a décidé de financer le RER -V à hauteur de de 300 millions d’euros (budget total : 500M€).

FARàVélo est une association qui se développe et pèse dans le débat public sur la place du vélo dans la région IDF. En 2020, Stein Van Oosteren a notamment été sélectionné par Le Parisien et My Little Paris pour faire partie des 50 personnalités qui font le Grand Paris.

Quels sont les dommages immédiats et à plus long terme pour les pratiquants du vélo ?

  • Interruption du dialogue nécessaire pour faire évoluer la ville, notamment par un Plan Vélo, que FARàVélo a proposé à la mairie en 2019.
  • La vélo-école n’a plus de local pour stocker ses 16 vélos et le matériel annexe. Cette décision compromet le fonctionnement de la vélo-école débutée il y a tout juste un an, avec une vingtaine d’élèves formés et aussi d’une dizaine de cours d’apprentissage individuels, de 2h chacun, sur la place de Gaulle, le dimanche matin.
  • Faute de local, l’atelier de gravage est interrompu. Cela pose un problème financier : les bicycodes achetés ne peuvent être récupérés (les bicycodes sont limités dans le temps).
  • L’arrêt de l’atelier de réparation FARRépare, qui s’installe chaque premier samedi du mois devant la médiathèque de Fontenay-aux-Roses.

Notre réaction :

  • Renouer le dialogue avec la Mairie. FARàVélo souhaite continuer à aider les habitants à la pratique du vélo (école, réparations, gravage) qui est en pleine croissance en Région Parisienne.
    Nous souhaitons aussi continuer à accompagner la mairie dans la rénovation de la voirie afin de sécuriser les déplacements à vélo.
    Nous espérons que la Mairie entendra cet appel à la coopération et elle est prête à entamer le dialogue.
  • FARàVélo reste un interlocuteur pour le Collectif des 11 associations vélo en Vallée Sud Grand Paris, qui travaille avec VSGP sur un schéma directeur cyclable sur notre territoire.
  • FARàVélo participera à la campagne que lanceront les 39 associations du Collectif Vélo Île-de-France début avril, pour porter des propositions pour une région et un département des Hauts-de-Seine cyclables (réseau vélo, stationnement vélo en gare, école à vélo).

Le plus urgent est de trouver un local : FARàVélo lance un appel à l’aide aux Fontenaisiens : qui pourrait nous prêter un garage ou cave ou local pour stocker nos vélos et outils ?

Notre site: https://www.faravelo.com/

Nous écrire : faravelo@outlook.fr

Adhérer et soutenir FARàVélo : ici

Le changement climatique la transition énergétique et notre mode de vie. Partie 4 : la transition énergétique et nos voitures

Pourquoi le pétrole est une énergie “irremplaçable”

 Le pétrole présente des qualités qu’on ne retrouvera peut-être jamais dans d’autres sources d’énergie. Pourtant à cause du changement climatique et du pic pétrolier (voir mes articles antérieurs) il va falloir s’en passer…

Quels sont ses avantages

  • il est abondant (encore aujourd’hui même s’il décroit))
  • facile à extraire, on enfonce un tuyau dans le sol, le pétrole jaillit (en 1950)
  • facile à transporter : le pétrole est liquide
  • facile à stocker : sans fuite même dans la durée (contrairement à l’hydrogène)
  • répond à de multiples besoins : énergétique, chimique, construction (routes)
  • il pollue moins que le charbon (très utilisé avant l’arrivée du pétrole)
  • il est dense en énergie : un kg de pétrole contient environ 10 kWh; densité = 10 kWh/kg. Une batterie a une densité d’environ 0,2 kWh/kg. C’est 50 fois

Ceci explique pourquoi le transport est captif du pétrole. Voitures, camions, bus, avions, cargo, etc. sont tous dépendants des carburants issus du pétrole.

Exemple : Avec 50 l de carburant une voiture thermique dispose de 500 kWh dans son réservoir. Le moteur en transforme 40% (rendement de Carnot) soit 200 kWh en énergie motrice, qui fait avancer la voiture. Le reste est dissipée en chaleur. En consommant 5l/100 km elle peut parcourir 1000 km. En énergie utile cela fait 20 kWh/100 km.

Pour parcourir la même distance avec une voiture électrique de même consommation, il faut : 200 kWh / (0,2 kWh/kg) = 1000 kg de batterie. A comparer aux 50 kg de carburant. L’hypothèse d’une consommation de 20 kWh/100 km est optimiste. A 130 km/h une voiture consomme davantage. Ce qui réduit son autonomie. Il faudra trouver une borne de recharge et patienter. Faire un plein est plus rapide.

NB Une loi devrait exiger que toute quantité d’énergie quelle que soit sa forme, électricité, essence, gazole, gaz, soit systématiquement exprimée dans la seule unité légale qui soit, le Joule (J) et ses multiples : 1kJ = 1000J ; (1 kWh = 3600 kJ). Au moins on pourrait comparer. Rappel l’unité de puissance est le Watt ;1 W = 1 J/s.

Ce que dit la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC)

Les objectifs

Le transport représente 30 % des émissions de gaz a effet de serre en France. La SNBC veut les diminuer de 28% (pourquoi pas 30 ?) d’ici 2030. C’est un objectif ambitieux car aucune baisse significative n’a été constatée ces dernières années, C’est donc une rupture que veut provoquer l’Etat. Rappel de décisions antérieures :

  • 2040 : Vente interdite de voitures thermiques neuves
  • 2050 : décarbonation complète. Plus d’essence, plus de gazole, plus de gaz, plus de voitures ?

Les mesures

La SNBC y consacre 7 pages. C’est la preuve qu’elle n’arrive pas à définir une ou deux mesures choc vraiment efficaces. J’ai quand même cru repérer :

  • Baisse des consommations unitaires : 4 l /100 km pour les voitures thermiques en 2030, 12,5 kWh/100 km pour les voitures électriques en 2050
  • augmenter l’usage des véhicules électriques
  • utiliser d’autres moyens de transport que la voiture : marche, vélo, métro, bus, RER
  • diminuer le besoin de se déplacer
  • mesures fiscales

Une analyse même rapide montre un énorme décalage entre les objectifs ambitieux, en rupture avec la situation passée, et les mesures “molles” proposées.

  • La baisse des consommations. Pourquoi attendre 2030, voire 2050 pour les réduire drastiquement ? Le chiffre de 4l/100 km est-il une limite imposée à toutes les voitures, ou une simple moyenne permettant aux grosses cylindrées de profiter de la faible consommation des autres ? Il faut baisser toutes les consommations maintenant… et aussi le poids des voitures.
  • La voiture électrique (VE). Elle n’est pas adaptée aux longues distances. Elle est intéressante pour les déplacements quotidiens du type domicile travail, à condition de pouvoir la recharger chaque nuit chez soi sur son parking privé. Une simple prise renforcée permet de recharger 100 à 150 km chaque nuit, ce qui suffit à la plupart des besoins. Mais il y a 2 freins à la VE :
    • Difficulté voire impossibilité de disposer d’une prise sur son parking. C’est le premier frein à faire sauter pour promouvoir la VE. L’Etat l’a-t-il compris ? Beaucoup de logements en ville, même en pavillon n’ont pas de parking. Quant aux copropriétés, faire voter l’installation de bornes de recharge restera très incertain, tant que les demandeurs seront minoritaires. Le droit à la prise reste trop compliqué.
    • la VE est chère à l’achat même avec les aides.

     

Mais les aides peuvent être scandaleuses: l’Etat verse 6000 € pour l’achat d’une VE jusqu’au prix maximum de 45 000€. Vous avez bien lu ! (PPE p 250). L’état aide les riches !

En énergie une VE coute environ 3€/100km, une voiture thermique 10 à 12€. Il faut être un gros rouleur pour compenser le surcoût. Les petites voitures thermiques sont moins chères à l’achat, moins polluantes à fabriquer. La VE est plutôt une deuxième voiture, elle s’adresse à un public qui peut se l’offrir.

L’hybride rechargeable consomme plus qu’une thermique ordinaire à cause du surpoids de sa batterie et de son moteur électrique qui servent en réalité très peu. Cette technologie profite d’une réglementation mal pensée.

  • Autres moyens de transport. Le vélo souffre du manque de pistes sécurisées et de stationnements sûrs. Il faut redonner aux vélos et aux piétons une partie de la place quasi monopolistique qu’occupe la voiture en ville, (y compris à Fontenay): Autre remarque : il est cocasse de noter que le Président Sarkosy qui a dit un jour “L’écologie ça commence à bien faire !” a lancé pendant son quinquennat la construction de 4 nouvelles lignes de métro. On se rendra peut-être compte dans le futur que par cette mesure il aura plus protégé notre environnement que bien des écologistes.
  • Diminuer le besoin de se déplacer. A notre niveau ça veut dire accepter le télétravail, les commandes sur Internet (mais à quoi vont ressembler les centre- villes du futur ?) ou encore habiter près de son lieu de travail (si on en a les moyens…). Pour les élus ça veut dire limiter l’étalement urbain. Vaste programme et de longue
  • Législation et mesures fiscales. On lit des perles dans la SNBC : “Permettre l’internalisation des coûts externes de l’usage de la route (climatiques, environnementaux, sanitaires, d’usage) et faire payer le juste prix au mode routier, (…)“. En clair ça veut dire taxes. Lesquelles ?

Ce qui pourrait arriver…

Le gouvernement ne prévoit pas (ou ne veut pas ?) de rupture franche dans l’usage massif que nous faisons à ce jour de la voiture individuelle : il y aura toujours des voitures, (à un prix abordable ?), et de l’énergie pour les faire marcher (à un prix abordable ?). Je crois que c’est un leurre. Nous ne remplacerons pas facilement le carburant “idéal” qu’est le pétrole, par des batteries ou de l’hydrogène.

Les batteries resteront lourdes, peu denses en énergie, chères et polluantes, très consommatrices de ressources naturelles rares. Les bornes de recharge rapide (pas tant que ça) finiront par poser des problèmes au réseau électrique. Leur forte puissance les rend chères à installer, à utiliser.

L’hydrogène est bien plus complexe à produire et utiliser que l’essence : électrolyse (sans carbone), compression (il faut de l’énergie), stockage (y a des pertes), transport (moins facile que pour un liquide), puis transformation (encore des pertes) à bord du véhicule en énergie motrice. Le rendement global est faible, il faut des infrastructures lourdes.

L’hydrogène sera bien plus cher que l’essence. Les voitures aussi seront plus chères : à partir de quelle énergie et quelles matières premières les fabriquera-t-on ?

La question n’est pas de savoir s’il y aura encore des voitures, la question est de savoir qui pourra se les offrir. Après le pic pétrolier (voir partie 2) le “pic voiture”?.

Mon avis :

La fin du pétrole, voire sa simple rareté (2050 ? avant ?), annonce la fin de l’usage massif de la voiture individuelle

 Cette réflexion n’est pas une prévision mais un scénario possible parmi d’autres. En effet, il est très difficile d’imaginer notre monde, sans essence, sans gazole, sans fioul, sans gaz, juste avec de l’électricité et peut-être de l’hydrogène. Les jeunes qui auront 50 ans en 2050 y arrivent peut-être. Il faudrait écrire des fictions sur ce sujet. A vos plumes !

Dans le prochain article je parlerai des énergies renouvelables, surtout de l’éolien et du solaire, et ce qu’en dit l’intéressant rapport de la Cour des Comptes de 2018.

Daniel Beaucourt