FARàVélo : Le vélo gagne les élections à Châtillon et à Fontenay-aux-Roses

Source : https://www.faravelo.com/actualite/le-velo-gagne-les-elections-chatillon-et-fontenay-aux-roses/

Le 27 juin 2021, le canton Châtillon et Fontenay-aux-Roses a élu le binôme Astrid Brobecker (EELV) et Lounes Adjroud (PS) comme Conseillers Départementaux. Quelles conséquences pour le vélo dans la banlieue sud ?

Les défis du vélo en banlieue sud

Le premier défi à surmonter à Châtillon et à Fontenay-aux-Roses concerne la Coulée Verte, où la cohabitation est devenue trop difficile entre piétons et vélos. Ce conflit est causé par un deuxième défi: l’absence d’un réseau cyclable structurant et protégé sur les routes départementales gérées par le Département. Les usagers à vélo doivent se réfugier sur la Coulée Verte. Les solutions proposées par les candidats sont très différentes.

La vision de Laurent Vastel et de Anne-Christine Bataille

Le binôme Laurent Vastel (UDI) et Anne-Christine Bataille (DVD) proposait de laisser les vélos avec les piétons sur la Coulée Verte et de « protéger les piétons et de sécuriser le parcours cycliste ». En d’autres termes il souhaitait laisser la racine du problème intacte : l’impossibilité pour les usagers à vélo de se déplacer en sécurité sur la route départementale parallèle à la Coulée Verte (D63). Offrir une piste cyclable sécurisante aux cyclistes sur une route départementale revient, écrivent-ils, à créer « une autoroute à vélo en plein centre-ville ». Pour éviter la présence de trop de cyclistes – qu’ils semblent vouloir éviter – il proposaient de continuer à mêler les vélos avec les voitures dans « une zone 20 surélevée et partagée ».

Cette solution du « partage de la chaussée » est cependant inenvisageable selon le Cerema, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement, qui conseille les collectivités en matière de mobilité. Pour cet organisme, la sécurité des vélos interdit de mêler les vélos avec les voitures s’il y a plus de 4.000 véhicules qui passent par jour. Or, sur cet axe passent 11.000 véhicules par jour ! Même si la vitesse maximum sera réduite à 20 km/h, un enfant ne pourra pas circuler à vélo en sécurité s’il doit partager la chaussée avec un débit motorisé équivalent à 11.000 véhicules par jour.

La vision de Astrid Brobecker et Lounes Adjroud

Le binôme Brobecker/Adjroud proposait au contraire d’abandonner le concept actuel du partage de la chaussée en créant « un vrai réseau cyclable départemental protégé, en particulier sur la D63 et la D906 ». Les travaux actuels sur la D63 montrent que l’espace pour une large piste est disponible.

Un réseau routier départemental sécurisé pour le vélo

En élisant le binôme Brobecker/Adjroud, les habitants de Châtillon et de Fontenay-aux-Roses ont exprimé leur souhait d’avoir une solution durable pour le conflit entre piétons et vélos sur la Coulée Verte. En équipant la D63 de pistes cyclables, le département permettra enfin aux vélos de quitter la Coulée Verte en toute sécurité sur la route départementale parallèle. C’est important, car la Coulée Verte représente la ligne B3 du futur RER V, le réseau cyclable régional qui sera mis en place d’ici à 2030. Une aubaine pour nos communes et pour les citoyens qui souhaitent pouvoir prendre le vélo pour certains déplacements !

Ensemble avec les autres associations vélo de notre banlieue sud et le Collectif Vélo Île-de-France, FARàVélo souhaite accompagner les nouveaux conseillers départementaux dans la réalisation de ce réseau cyclable qui rendra le réseau routier départemental enfin accessible à vélo.

Site : https://www.faravelo.com/

RER, Transilien métros : les travaux d’été débutent ce week-end

Source : https://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports/rer-transilien-metros-les-travaux-dete-debutent-ce-week-end-22-06-2021-BK3K5OBDFBFQHKMQBUZTAF2OC4.php?xtor=EREC-1481423605&utm_medium=email&utm_source=internal&utm_campaign=newsletter_92

A partir de ce samedi 26 juin, il faudra organiser ses trajets en fonction des interruptions de trafic, totales ou partielles, sur plusieurs lignes majeures du réseau francilien. Voici les tronçons de ligne concernés en ce début d’été, de fin juin à mi juillet.

RER A : service stoppé après 21 heures et les week-ends à l’Ouest

A compter de samedi, sur le RER A, le renouvellement des rails et du ballast nécessite de stopper les trains, tous les week-ends de l’été, et à partir de 21 heures en semaine, entre Auber et Nanterre Université, Cergy et Poissy. Des bus de substitution sont prévus, mais les temps de parcours sont fortement allongés. A savoir aussi : du 9 au 13 août ainsi que du 16 au 20 août, le RER A fermera toute la journée entre Auber et La Défense et sur la branche Poissy dans les Yvelines.

RER B : la liaison avec l’aéroport Charles-de-Gaulle suspendue

Le calendrier des opérations est très chargé sur la ligne B. Prenez vos précautions si vous avez un vol à prendre à Roissy : des temps de parcours allongés sont à prévoir. Dès ce week-end des 26 et 27 juin, il n’y aura pas de service entre Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis et l’aéroport Charles-de-Gaulle 2. L’aéroport ne sera pas desservi non plus le week-end des 3 et 4 juillet. Des bus de substitution circuleront : compter environ 30 minutes de trajet entre Aulnay et le terminal CDG2. À noter enfin que, chaque soir, à partir de 23 heures, le RER B ne roule pas entre Aulnay et CDG 2.

Au sud, à partir de lundi 28 juin il faudra composer avec la fermeture de la gare de Fontaine Michalon (jusqu’au 23 juillet). A signaler enfin : la fermeture de la gare de Luxembourg, à Paris, à partir du jeudi 1er juillet, et jusqu’à la fin du mois.

Le détail des multiples interruptions de trafic et des fermetures de gares est à consulter sur le site www.rerb-leblog.fr/travaux

RER C : arrêt des trains à 22 h 30 entre Paris et Montigny – Beauchamp

Les perturbations seront très nombreuses aussi sur la tentaculaire ligne C du RER. Pour ne pas être pris au dépourvu, il est conseillé de consulter le site Transilien.com ou de télécharger l’appli « Ma Ligne C ». Les grands travaux de l’été débuteront jeudi 1er juillet, avec la fermeture du long tronçon entre avenue Henri-Martin et Montigny – Beauchamp dans le Val-d’Oise, le soir à partir de 22 h 30. Ce service réduit se poursuivra jusqu’au 14 juillet. Mais les coupures de trafic les plus importantes sont attendues du 15 juillet au 21 août. Le trafic sera alors stoppé entre Musée d’Orsay et Pontoise/Saint-Quentin en Yvelines/Versailles Château Rive Gauche et entre Massy – Palaiseau et Pont de Rungis Aéroport d’Orly.

Ligne 6 du métro : des bus pour relier Montparnasse et le Trocadéro

L’emblématique ligne aérienne avec ses vues à couper le souffle sur Paris poursuit sa cure de jouvence. Comme depuis l’été 2019, les travaux de réfection des voûtes — qui imposent le retrait des voies et du ballast — reprennent samedi 26 juin et entraîneront la fermeture de la ligne entre les stations Montparnasse-Bienvenüe et Trocadéro durant tout l’été jusque fin août. Du 20 au 27 juillet, la circulation sera également interrompue entre Trocadéro et Etoile pour permettre le remplacement d’équipements de voie dans le tunnel. Des bus desservent les stations fermées. Mais les temps de parcours sont forcément plus longs qu’en métro.

Dans le métro toujours, à noter le changement de terminus sur la ligne 11. A partir de samedi, tout le monde descend Porte-des-Lilas. Le tronçon Mairie-des-Lilas – Porte-des-Lilas est fermé jusqu’au 29 août en raison des travaux de prolongement de la ligne vers Rosny-sous-Bois.

Enfin, sur le réseau de tramway, entre Porte de Vincennes et Delphine-Seyrig, le T3 b ne circulera pas du samedi 3 juillet, jusqu’au 19 juillet.

Gares fermées. 

Les arrêts ne seront pas marqués dans plusieurs gares. Aéroport CDG2 : les 3 et 4 juillet. Denfert Rochereau : tous les week-ends, du 24 juillet au 22 août. Luxembourg : du 1er au 31 juillet. Et enfin, Fontaine-Michalon : 28 juin au 23 juillet.

Mise en service fin 2021 de la Station de métro M4 / M15 Lucie Aubrac à Bagneux

Ile de France Mobilités prévoit la mise en service fin 2021 de la Station de métro Lucie Aubrac, à Bagneux, qui deviendra le nouveau Terminus de la ligne 4 du métro (actuellement à Mairie de Montrouge)

En conséquence, des modifications sont prévues pour des lignes de Bus :

  • La ligne 197, (Massy-Opéra –  Porte d’orléans) s’arrêterait désormais à la Station Lucie Aubrac au lieu de continuer jusqu’à la porte d’Orleans. Les voyageurs devraient alors prendre le métro pour aller jusqu’à la porte d’Orléans.
  • La ligne 162 (Meudon – Villejuif) ferait un détour pour desservir la station Lucie Aubrac dans les deux sens.
  • Les lignes 188 et 388 sont maintenues sur leur itinéraire et desserviront la station Lucie Aubrac.

Ci-joint l’avis de l’Association des Usagers des Transports (AUT  Fnaut Ile de France) sur cette restructuration, auquel a contribué le CARRRO (Collectif des Associations Riveraines du RER B Robinson).

Pour le Télécharger : avis_AUT_RRB_M4_Bagneux_v1

Vos commentaires et propositions sont les bienvenus sur ces projets.

Jean Max Drouot

Projet de rénovation du Mail Boucicaut : des bases non maîtrisées et une communication incohérente !

Le projet de rénovation du mail Boucicaut est un projet structurant pour Fontenay-aux-Roses et mérite d’être pris au sérieux. Or, les différentes communications récentes de la mairie me laissent perplexe quant à la maîtrise des éléments de base du mail Boucicaut.

Vous trouverez dans cet article un florilège de quelques tweets du maire ainsi qu’un extrait de la tribune de la majorité sur le projet de rénovation du mail Boucicaut

Les tweets du maire sur le projet de rénovation du mail Boucicaut font suite à un article (http://www.ateliersfontenaisiens.fr/un-nouveau-gratte-ciel-a-fontenay-aux-roses) de Gilles Mergy.

Le 26 mai 2021 à 11h09, le maire  tweète le message suivant :

Message surprenant car les conseillers syndicaux des immeubles du mail Boucicaut ont eu une présentation le 5 janvier 2021 où il est présenté la construction d’un immeuble entre les 101 et 105 rue Boucicaut.

Voici un extrait de cette présentation où il y a présence d’une tour devant contenir une trentaine de logements.

Cette présentation est d’ailleurs disponible sur le site de la ville :

https://www.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/environnement/urbanisme/Mail_Boucicaut/FAR_MAIL_BOUCICAUT_-_presentation_operation_05.01.21.pdf

À noter que sur la présentation, l’immeuble fait la même taille que le 101 rue Boucicaut, c’est-à-dire 7 étages et finalement , nous avons appris entre temps que cette tour devrait faire 10 étages soit à peu près la même hauteur que le 105 rue Boucicaut à 1 étage près.

Mis devant ses contradictions, le maire change d’angle et finalement poste un message quelques minutes plus tard à 11h54 disant que « l’hypothèse d’une construction visant à combler l’espace mort entre deux immeubles est sur la table ».

Une nouvelle fois, un message bien surprenant venant de la part du maire. En effet, deux informations importantes interpellent.

Premièrement, l’hypothèse d’une construction.

Il est étrange de parler d’une « hypothèse » le 26 mai 2021 alors qu’un appel d’offre a été fait pour un « marché de maîtrise d’œuvre relatif à la construction d’un immeuble d’habitation de 10 étages composé de 30 logements avec commerce(s) en rez-de-chaussée et en toiture et parking souterrain. » entre  le 25 mars 2021 et le 26 avril 2021.

Voici la fiche de l’appel d’offre :

Cet appel d’offre est consultable sur le site “achatpublic” via le lien :

https://www.achatpublic.com/sdm/ent/gen/ent_detail.do?selected=0&PCSLID=CSL_2021_4dhkc9J1kH

Nous pouvons nous étonner du lancement de cet appel d’offre alors que la vente du terrain pour la construction du nouvel immeuble n’a toujours pas été actée au sein de l’ASL et qu’il est censé y avoir une concertation publique sur la rénovation du mail Boucicaut.

Pour rappel, l’ASL est une Association Syndicale Libre représentant un groupement de propriétaires fonciers. Elle chapeaute tous les immeubles et locaux commerciaux du mail Boucicaut et gère les espaces commun sur lesquels circulent les piétons.

Cela signifierait-il que, quoiqu’il arrive, la mairie prévoit de faire construire un immeuble ici et donc que la concertation ne servirait pas à orienter vers cette solution plutôt qu’une autre ?

Deuxièmement, la notion d’« espace mort ».

Là encore, cette expression est surprenante et démontre une méconnaissance du mail Boucicaut.

En effet, l’« espace mort » entre le 101 et le 105 rue Boucicaut est composé d’un quai de déchargement/chargement permettant entre autres de stocker les matériaux et autres matériels lors des travaux sur les immeubles du 91, 101 et 105 rue Boucicaut.

Il permet ainsi de sécuriser le stockage, d’éviter d’encombrer la rue Boucicaut et par conséquent de sécuriser le passage des piétons.

Vue du quai de déchargement/chargement

Et enfin, il y a un espace poubelles fermé qui permet de stocker des poubelles du 101 rue Boucicaut du fait du manque de place au sein de l’immeuble pour les stocker.

La suppression de cet espace entraînerait un problème de logistique qui impliquerait de trouver un nouvel espace poubelle. Soit ce nouvel espace devra se trouver sur le mail Boucicaut soit encombrer encore un peu plus les trottoirs de la rue Boucicaut. Dans le cas où cet espace disparaîtrait les poubelles devront se trouver sur l’espace public livrées à elles-mêmes avec tous les problèmes que cela peut engendrer.

Photo de l’espace poubelles jouxtant le pignon nord du 101 rue Boucicaut

Enfin, nous arrivons au dernier message de la majorité qui cette fois-ci n’est pas sur Twitter mais dans la tribune la majorité dans le Fontenay Mag du mois juin 2021.

Voici l’extrait :

Nous pouvons nous étonner que pour un projet dont les premières réunions ont démarré en mars 2017, les études de faisabilité technique et financière soient en cours tout en sachant que le projet aurait déjà coûté 2 millions d’euros à la ville (voir la diapositive « Le projet – la nouvelle construction en début d’article issu de la présentation du 5 janvier 2021).

Dans ce paragraphe, une inexactitude s’est glissée. En effet, il y est dit que le positionnement d’un nouvel immeuble entre les deux « pignons borgnes » des 101 et 105 ferait débat. Or, comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessous, le pignon nord du 101 rue Boucicaut n’est pas « borgne ».

Vous pouvez constater que le pignon nord du 101 rue Boucicaut est composé de plusieurs ouvertures dites de souffrance permettant de faire rentrer la lumière naturelle dans les pièces comportant ces ouvertures. Ce pignon n’est donc pas borgne et la présence d’un immeuble de 10 étages privera ces pièces de lumière et aura un impact négatif sur la valeur de ces appartements.

Les habitants du 101 ne seront pas les seuls impactés concernant la perte de luminosité et par la baisse de valeur de leur appartement. En effet, cette tour privera les logements présents dans le renfoncement du pignon Est du 105 rue Boucicaut d’une très grande partie de luminosité et aura un impact catastrophique sur la valeur de ces appartements.

Photo du pignon Est du 105 rue Boucicaut.

Il serait intéressant de savoir dans quoi ont été dépensé les 2 millions d’euros évoqués lors de la présentation du 5 janvier 2021, montant élevé et surprenant quand nous voyons le manque de connaissances de base sur le mail Boucicaut de la part du maire et de son équipe.

De plus, la phrase : « le positionnement d’un nouvel immeuble […] » montre bien que d’après la majorité, la construction de la tour de 10 étages n’est pas une hypothèse et que, seule, la position de l’immeuble pourrait évoluer via la concertation. La place sur le mail Boucicaut étant déjà très restreinte, il ne faut pas s’attendre à ce que cet immeuble soit à une place différente que celle indiquée lors de la présentation.

Comme je l’avais évoqué dans un article précédent (cf https://www.nouvellesdefontenay.fr/point-et-rappel-sur-le-projet-de-renovation-du-mail-boucicaut/), les habitants du 101 rue Boucicaut sont majoritairement contre et ont des arguments à faire valoir mais la mairie qui clame haut et fort respecter les Fontenaisiennes et les Fontenaisiens prendra-t-elle en compte l’avis des habitants du mail Boucicaut ? Nous le saurons bientôt….

Mikaël Coïc

Les commerces à Fontenay aux Roses … et les parkings ?

Mr Durand, dans votre papier du 8 juin vous soulignez qu’en raison du relief, la pratique du commerce à Fontenay n’est pas aisée ni à pied, ni à vélo. Vous suggérez donc, en creux, que la voiture est souvent nécessaire. Mais vous n’en tirez pas les conséquences au niveau des parkings.

A mon avis, la possibilité de garer sa voiture près des commerces est une condition essentielle de la vitalité du commerce local. A Sceaux, il y a aux deux extrémités de la zone commerciale de la rue Houdan deux parkings, vastes, et qui permettent l’accès à la quasi-totalité des magasins en moins de 10 mn à pied. Il nous faut à Fontenay des parkings, même si la mode bobo-écolo n’est pas à la voiture.

Aujourd’hui, il y a le parking rikiki du marché, et celui également de taille très modeste qui va s’ouvrir à la Cavée. Et puis, il y a le parking privé du magasin Carrefour Market dont l’accès est hélas très sportif, et rebute bon nombre de chalands.

Mr Moizan, dans ses projets qui datent des années 70, avait proposé une solution très astucieuse d’un parking sous la place de Gaulle, qui avait l’avantage énorme de permettre un accès à hauteur (sans rampe à monter ou à descendre) à partir de la rue Jean-Jaurès. Cette idée n’a pas été reprise par P. Buchet lors de la conception du nouveau marché, ni par L. Vastel à l’occasion de la bétonisation de la place.

Aujourd’hui, le maire ouvre le chantier du mail Boucicaut. On a donc une troisième opportunité de réfléchir sérieusement à la transformation du parking Carrefour en un vrai parking public. Ce parking se situe à un endroit central de la vie commerçante actuelle, et présente l’énorme avantage d’avoir un accès sur trois rues: la rue Boucicaut, mais aussi les rues Jean Jaurès et Ledru Rollin… moyennant quelques travaux dans le gruyère du sous-sol du mail, et en particulier dans l’immeuble de la Poste qui est la propriété de la ville.

Nous savons tous que la situation juridique est extrêmement compliquée et que la réalisation d’accès en voiture – et à niveau – depuis les rues Jean Jaurès et/ou Ledru Rollin n’est pas simple. Mais n’est-on pas capable de trouver quelques architectes créatifs qui sauront avec les outils actuels de conception par ordinateurs trouver les voies et les moyens ? On pourrait commencer par interroger les architectes de la ville… ou bien, on repart pour cinquante ans sur de mauvaises solutions ?

Mr Vastel, il vous reste cinq ans pour trouver une solution…

Michel Bayet.

Membre du Modem.

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (19 ème document) : La Ville et le développement de son commerce

Utilisation de l’argent liquide ou numérique

La disparition du bureau de Poste et d’une agence bancaire ou d’un DAB (Distributeur Automatique de Billets) aux Blagis a donné lieu à de multiples larmes de crocodile devant lesquelles nous nous inclinons avec respect devant l’art des comédiens.

L’implantation d’agences bancaires ou postales, de commerces, … résulte de choix rationnels des organismes concernés et non d’une réponse à des voeux pieux.

Avant d’essayer d’analyser la situation du commerce à Fontenay, résumons le problème, aux Blagis, de la poste et de la banque :

  • L’agence postale : vivait auparavant du maniement d’argent liquide avec remise aux habitants de billets de banque venant en conséquence de leur salaire ou retraite et leur permettant d’acheter à leur convenance. Aujourd’hui, la quasi-totalité des gens payent avec un moyen électronique et le solde des flux en « liquide » est devenu marginal ou, pour le moins, insuffisant.
  • L’autre rôle de cette agence postale était le dépôt ou le retrait du courrier : la multiplication des mails et l’économie en timbres dont chacun profite en conséquence, est difficilement compatible avec ce maintien.
  • Le rôle local de l’agence LCL resterait aussi à repenser face à l’évolution déjà mentionnée pour la Poste (monnaie électronique, communication par mail, …).
  • Le COVID n’a fait qu’accélérer cette évolution tant pour la Poste que pour les banques : achat par mail, paiement par carte sans contact.
  • L’appauvrissement constaté de la population fontenaisienne ne peut que compliquer la situation.
  • Il faut prendre en compte l’aspect social et la demande de la partie de la population qui, pour une raison ou une autre, a du mal à suivre l’évolution mais personne ne remontera le courant de l’évolution. Il faut cependant atténuer les problèmes dans l’évolution.

Certains pourraient contester cette approche « économique » ou « moderniste » mais les faits matériels ne peuvent s’occulter : rappelons que LCL est le nouveau nom du Crédit-Lyonnais depuis 1999, banque qui, du temps où l’idéologie de certains primait sur le réel, a conduit à une cessation de paiement de fait et à une revente en urgence de cette banque au Crédit-Agricole pour sauvetage ; Rappelons que le CL se situait dans les premières institutions en France au niveau de BNP, SG, CL, Crédit-Agricole, Banques Populaires, …

Un des responsables de la banque du Crédit-Lyonnais a dit, devant le Tribunal, parlant de l’état-major, qu’il y avait « une forme d’état d’esprit qui consistait à imaginer la réalité telle qu’il se la représentait et un désir de se la présenter sous un jour favorable ».

On voit, en ce dossier, la conséquence de choix totalement irrationnels, relevant du rêve plutôt que de la réalité, plus idéologiques que réfléchis.

En synthèse sur ce premier point, pour étudier le commerce à Fontenay, nous proposerons une approche humaine mais aussi réelle, matérielle et concrète de la situation locale. Prenons en compte, par exemple, que toutes les banques ferment une part importante de leurs agences et que, devant le développement du courrier électronique, la Poste doit repenser son métier.

Pour information, le rédacteur de la présente serait pour la disparition totale de la monnaie, pour paiement que par carte avec ou sans contact … de manière à interdire toute transaction douteuse dont drogues et prostitution…  Avec le COVID, nous nous rapprochons progressivement de cette situation. Fin 2019, la France métropolitaine comptait 50 316 DAB et ce nombre a reculé de 4,1% en 2019 (source : Banque de France).

Assumons les conséquences négatives pour certains foyers modestes de cet éventuel retrait des liquidités :

  • L’utilisation de la carte bancaire n’est pas possible chez certains commerçants, en particulier chez beaucoup de commerçants du marché du fait du cout du lecteur de la carte et même avec le COVID, il faut un minimum d’achat de 10 € ou plus.
  • L’utilisation de la carte bancaire pour prendre de l’argent liquide coute plus cher si on retire son argent dans un distributeur ne relevant pas de sa banque, en particulier pour les clients de la Banque Postale
  • L’utilisation de la carte bancaire pose parfois problème dans les liaisons avec les serveurs des banques, et aussi lors de paiement sans contact
  • L’utilisation du liquide permet (éventuellement) de ne pas faire payer la TVA
  • ….

En clair, ne nous trompons pas de combat ; dans les années 50-60, les salaires et les allocations familiales étaient payés en liquide mais, heureusement, cette approche a disparu et, malgré ce, salaires et allocations sont bien payés et les achats s’effectuent. Les liquidités ne constituent plus une nécessité !

Monsieur Candide : que dire, dans ce cadre, du commerce à Fontenay ?

D’abord, bonjour aux commerçants et à leur association :

Quelques points importants :

  • La Ville connait un dénivelé de plus de 100 mètres, quasiment tout le territoire étant en pente, ce qui complique les problèmes de déplacement, à pied, voiture ou vélo, particulièrement pour les seniors, femmes enceintes et personnes à mobilité réduite.
  • A Fontenay, le développement commercial, comme tout ce qui concerne l’économie, est resté ignoré pendant des décennies, l’équipe municipale aux affaires jusqu’en 2014 ne s’y étant pas intéressée. Aucune politique réellement annoncée et, a fortiori, aucune mise en place.

L’approche, selon l’INSEE, n’a changé qu’en 2014-15 :

  • La « rénovation », en 2011, du marché aux comestibles est, sur ce point, significative : petit, de qualité médiocre, fenêtres vers l’Est laissant le soleil levant arroser de ses dards les étals du charcutier, du poissonnier ou du crémier demandant de la fraicheur, … Chacun pourra comparer avec d’autres …

Un article publié par les Nouvelles de Fontenay est, sur ce point, significatif ( 20 novembre 2012 ).

  • Plus structurellement, d’un point de vue géographique, la Ville ne se situe pas sur des axes de circulation importants permettant le passage d’une population en transit susceptible de s’arrêter pour procéder localement à des achats venant en sus de ceux des Fontenaisiens.
  • Le niveau de vie, à Fontenay, baisse depuis plusieurs années.

Ce tableau (source INSEE) montre clairement que Fontenay décroit d’un indice 100 à 99.3 quand TOUTES les autres villes connaissent un enrichissement de leur population (cette baisse certaine est minorée du fait de l’inflation. La baisse réelle s’établit à 5% environ).

La situation actuelle de la Ville, en ce qui concerne son commerce, peut se résumer ainsi :

  • Une concentration certaine de commerces en centre-ville, sur la rue Boucicaut avec quelques débordements sur la rue Dolivet
  • Cette situation se caractérise par le développement récent d’un certain nombre de commerces de qualité en centre-ville, développement favorisé par l’arrivée de clientèles plus aisées. (Voir notre document N° 10 ).
  • Une disparition de la très grande partie des commerces dans les quartiers et des boutiques dites « en pied d’immeubles » dans les secteurs d’habitation autres que centre-ville.
  • Une arrivée de locataires en logements sociaux choisis par le Préfet, locataires à pouvoir d’achat faible et donc peu présents dans les boutiques (voir plusieurs de nos articles sur la sociologie de la Ville, document  N° 12 et autres montrant que le Préfet affecte 80% des logements, directement ou indirectement par contrainte relative aux DALO)

C’est dans ce cadre général de l’évolution sociale et commerciale de Fontenay qu’il faut analyser la situation de chaque secteur géographique de la Ville et essayer de définir un plan de développement : Nous précisons, ci-après, notre propre analyse et non la position officielle de l’équipe municipale (dont nous ne faisons pas partie).

Quartier Scarron :

Une grande partie des commerces en pied d’immeubles ont disparu, certains depuis des années (fruitiers, librairie-journaux, …). Cette disparition s’explique : lors de la construction, dans les années 1960, beaucoup de couples n’avaient pas de voitures, madame ne travaillait pas, le nombre de supermarchés et autres grandes surfaces était limité … et la famille achetait donc quasi-tout quotidiennement en pied d’immeubles.

Depuis, évolution : la femme travaille, le nombre de voitures s’est largement développé, … et les habitants, majoritairement, effectuent leurs achats le week-end plus loin, en grande partie au supermarché ou au marché … et les boutiques en pied d’immeuble ne servent souvent plus que de « dépannage » pour une part importante de la population (exception : les seniors qui achètent souvent localement et pour qui les boutiques constituent un … parloir et lieu de rencontre).

Coquilles vides : la municipalité a réutilisé une partie des lieux inoccupés en favorisant l’arrivée d’un cabinet médical et d’un dépôt-vente de vêtements (Croix-Rouge).

L’évolution récente des achats par internet et l’impact du COVID sur les processus commerciaux ne font qu’intensifier cette évolution se faisant au détriment de ces commerces en pied d’immeubles.

Le statut des boutiques de Scarron ne facilite pas les problèmes : les murs appartiennent, pour la plupart, au bailleur social Toit-et-Joie dans le cadre d’une copropriété privée où ledit bailleur est minoritaire, les autres membres de ladite copropriété étant les propriétaires des appartements situés au-dessus des boutiques.  Les « fonds de commerce » (entité juridique pour l’exploitation regroupant droit-au-bail, nom, clientèle et stocks) appartiennent aux commerçants qui, généralement, sont donc locataires, pour les murs, de Toit-et-Joie.

La propriété des axes de circulation piétons se partage en trois sous-ensembles distincts mais imbriqués, selon un schéma surprenant, entre (1) la copropriété privée, (2) le bailleur Toit-et-Joie au titre des logements sociaux voisins et (3) la Ville. En clair, disons avec humour, que pour balayer le sol, il faut trois balais différents.

Les règles de circulation automobile ne facilitent pas le commerce car Scarron est, du fait des déclivités, une zone d’accès non aisé ; rien n’y a été organisé pour permettre une venue facile et un arrêt « minute » rapide pour des clients venant spécifiquement d’ailleurs (chez le pharmacien éventuellement de garde, par exemple).

Déménager tous ces commerces rue Marx-Dormoy pourrait constituer une solution à étudier : ces boutiques pourraient alors desservir conjointement les clientèles de Scarron et des Sorrières ainsi que la clientèle de passage (voir ci-après).

La situation deviendrait éventuellement problématique pour les seniors des immeubles car aller faire ses achats sur la rue Marx-Dormoy demande de monter la pente (15 mètres environ de dénivelé ) qui sépare la dalle de Scarron de la rue. Problème pour les gens âgés.

Quartier Blagis :

Même évolution qu’à Scarron et, côté Paradis, à Fontenay, il ne reste plus qu’un salon de coiffure qui va fermer et partir pour Bourg-La-Reine.

L’agence postale, l’agence bancaire s’inscrivent dans ce processus de diminution de l’activité commerciale locale, les commerces restant se situant tous à Sceaux, de l’autre côté de l’avenue jean Perrin.

La reconstruction du quartier et l’arrivée de 600 logements privés, un dessin nouveau des axes de circulation, une ouverture plus grande du quartier à son environnement pourraient faciliter l’implantation et le démarrage de commerces nouveaux, principalement sur l’avenue de manière à profiter du flux de voitures se dirigeant vers Bourg-La-Reine ou Le-Plessis. La solution est là et non dans des vœux pieux !

Quartier Centre-Ville :

Comme nous l’avons indiqué, de nouvelles boutiques dans le domaine alimentaire et une librairie se sont installées mais il subsiste peut-être un nombre (trop) élevé de boutiques d’optique, d’agences immobilières, de coiffeurs ou d’agences bancaires, de garage automobiles ….

Il n’y a plus maintenant de magasin de vêtements, de chaussures, de quincaillerie, de bricolage, de papeterie, …

Pour l’alimentation, le marché joue un rôle essentiel.

Il existe une charte municipale relative au commerce mais ce document est plus un catalogue d’impératifs sur la forme, les couleurs, les matériaux à retenir par les commerces dans leur aménagement et dans l’utilisation éventuelle et contrôlée du domaine public qu’une aide au développement des chiffres d’affaires. N’a pas le sens commercial qui veut !

Zone d’application de la charte :

Notons que, à l’extrémité de cette zone, les boutiques disponibles sous l’immeuble neuf à l’angle Boucicaut/Blanchard ne semblent toujours pas trouver preneurs.

Toujours en centre-ville, le mail Boucicaut qui se caractérise par des commerces de qualité, connait également des locaux commerciaux assez vétustes et certains devraient disparaître :

Monsieur Candide : De manière générale, que faut-il faire pour relancer le commerce à Fontenay ?

Il faut d’abord en avoir la volonté puis prendre en compte le diagnostic et agir en développant une stratégie.

Le regretté Christian Bigret, premier adjoint en charge du commerce de l’élection de 2014 à son décès, s’était fait aider par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP). Les spécialistes mandatés avaient constaté une « fuite d’opportunités », une part importante des Fontenaisiens ne faisant pas leurs achats à Fontenay. D’où perte de chiffre d’affaires pour les commerces locaux.

La Ville a mis en place les outils juridiques nécessaires (achat par une société d’aménagement dépendant du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris VSGP, …) qui lui permettent progressivement de prendre le contrôle des boutiques dont elle pense devoir acquérir les murs pour, ensuite, pouvoir louer à des locataires développant des activités commerciales souhaitées.

Les clients locaux :

Pour que le commerce fonctionne, il faut :

  • Retenir les clients actuels par l’opportunité de l’offre, la facilité d’accès par TOUT moyen de transport (1 kilomètre, voire 500 mètres, constituent, pour certains, un obstacle important).
  • Augmenter le nombre des clients disposant d’un potentiel d’achat.

Le développement de plusieurs immeubles en accession à la propriété devrait (1) augmenter le nombre de clients potentiels et (2) accroitre la capacité moyenne d’achat.

Les clients de passage :

La Ville n’a jamais eu de stratégie pour capter la clientèle de passage, c’est-à-dire la clientèle potentielle qui traverse la Ville et qui pourrait s’y arrêter pour acheter sous la condition que le stationnement ponctuel soit possible, le temps d’acheter. Sur ce point, le développement d’arrêt gratuit pour 20-30 minutes avec bornes de contrôle a eu un aspect très positif.

La construction des immeubles sur le plateau du Panorama, à Clamart, crée une opportunité car leurs habitants, Clamartois, seront plus proches, géographiquement, du centre de Fontenay que de celui de Clamart. Encore faudrait-il adapter les moyens de la Ville à ces potentiels nouveaux clients (aucune interrogation sur ce point lors des « discussions » sur les places de parking de la place de la Cavée ).

Monsieur Candide : Le commerce à Fontenay a-t-il vocation à ne subsister qu’en centre-ville ?

Très bonne question !

Il y a deux aspects à prendre en compte :

  • La présence de boutiques en pied d’immeuble n’est plus à l’ordre du jour
  • Le vieillissement de la population conduit à devoir mettre les seniors en possibilité de faire leurs achats dans un cadre simple et aisé pour des gens connaissant souvent des problèmes de locomotion.

Pour ne prendre qu’un exemple, on pensera au senior qui, de son domicile de la rue de Bellevue, doit descendre à pied la rue Jean-Lavaud puis remonter Ledru-Rollin pour arriver place de la Cavée et y trouver les premiers commerces. Il remontera toujours à pied avec le poids des achats en sus.

Il n’est pas certain que le vélo soit la solution avec un ou plusieurs sacs …

En ce sens, la déclivité de Fontenay accentue fortement les problèmes.

Deux grandes zones d’habitation ne connaissent aucun commerce.

Sur ce point, il est significatif que l’axe « rue-Marx-Dormoy / avenue Lombart » constitue un axe intéressant et complémentaire aux implantations commerciales de centre-ville :

  • Il s’agit d’un axe intercommunal permettant de venir de Montrouge à Sceaux via Bagneux et Fontenay.

  • Il s’agit du seul axe, en dehors du centre-ville, connaissant déjà des commerces avec un certain succès depuis plusieurs années, tant rue Marx-Dormoy entre Scarron et Sorrières que, avenue Lombart, en face de la sortie du RER.

La construction Nexity rue Marx-Dormoy, à l’angle de la rue du Moulin Blanchard, et l’immeuble en accession à la propriété  « Toit et Joie », toujours rue Marx-Dormoy, face à la rue Georges Bailly, devraient augmenter la clientèle locale et favoriser le développement de cet axe commercial restant à intensifier mais la clientèle locale tant actuelle qu’issue des nouvelles constructions devra être augmentée d’une captation de la clientèle de passage ; d’où nécessité de places de stationnement « minute ».

La desserte des lieux isolés ne pose réellement problème que pour les seniors connaissant des problèmes de déplacement.

Sans faire de publicité pour personne, notons qu’il est possible de se faire livrer à domicile par des magasins généralistes :

Il va cependant falloir que les liaisons informatiques commerce-senior restent compréhensibles :

Avec tous mes meilleurs vœux pour les commerçants et l’ensemble des Fontenaisiens.

Jean-Michel Durand

Maire-adjoint Finances et Logements sociaux 2014-2020

La Zone à Faibles émissions (ZFE) est mise en oeuvre par la Métropole du Grand Paris, à l’intérieur de l’autoroute A 86 à partir du 1 er Juin 2021

Qu’est-ce qu’une  Zone à Faibles émissions (ZFE) ?

Une ZFE est destinée à protéger les populations dans les zones denses les plus polluées. Déjà adoptée par 231 villes ou métropoles européennes, elle est reconnue comme particulièrement efficace pour réduire les émissions provenant du trafic routier, l’une des principales sources de pollution en ville.

Le 8 octobre 2018, l’État ainsi que 15 métropoles dont la Métropole du Grand Paris ont signé un engagement pour développer d’ici fin 2020 des Zones à Faibles Émissions. Son principe : encourager la circulation des véhicules les plus propres.

Pour circuler dans une ZFE, la vignette Crit’Air doit être apposée au parebrise. Elle permet de distinguer les véhicules en fonction de leur niveau d’émissions de polluants atmosphériques. Les plus polluants et les « non classés » ne pourront pas rouler dans la ZFE sur certaines plages horaires.

Cette démarche s’inscrit dans un cadre métropolitain : l’ensemble du périmètre délimité par l’autoroute A86 (A86 exclue) est concerné par ces mêmes restrictions de circulation.
A compter du 1er juin 2021, les véhicules catégorisés Non classés, Crit’Air 5 et Crit’Air 4  ne peuvent pas rouler dans l’ensemble du territoire compris à l’intérieur de l’autoroute A86,  à l’exclusion de celle-ci, aux jours et horaires suivants :
  • Pour les bus, les cars et les poids lourds : 7 jours sur 7, entre 8h et 20h.
  • Pour les véhicules particuliers, les véhicules utilitaires légers, les deux roues, les tricycles et les quadricycles à moteur : du lundi au vendredi de 8h à 20h – exceptés les jours fériés.

D’ici 2022 s’ajouteront à la liste tous les véhicules essences immatriculés avant 2006 et Diesel d’avant 2011 (vignette Crit’Air 3).

Puis le 1er janvier 2024, les Crit’Air 2, c’est-à-dire la quasi-totalité des véhicules diesels.

A quoi correspond le classement Crit’Air ?

Non classé : Véhicules immatriculés jusqu’au 31 décembre 1996
Crit’Air 5 : Diesel : Immatriculation entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2000 inclus 
Crit’Air 4 : Diesel :
Immatriculation entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2005 inclus

Crit’Air 3 : Essence : Immatriculation entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2005 inclus. Diesel : Immatriculation entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2010 inclus

Comment obtenir sa vignette Crit’air ?

Demander en ligne une vignette Critair (certificat qualité de l’air)
Préparez votre carte grise. Le prix du certificat est de 3,67 €, frais de port inclus.

Dispositifs d’aides au renouvellement des véhicules de particulier.

La mise en place de la ZFE s’accompagne nécessairement de dispositifs d’aides au renouvellement des véhicules. Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris, a pris à cet effet l’engagement de constituer en lien avec l’Etat, la Ville de Paris et la Région, un guichet unique des aides, déjà attribuées par ces différentes institutions. Cumulées, ces aides peuvent aller jusqu’à 19 000 euros pour l’achat d’un véhicule propre neuf, et jusqu’à 12 000 euros pour l’achat d’un véhicule propre d’occasion.

Puis-je bénéficier de la prime à la conversion ?

Je fais le test : https://www.primealaconversion.gouv.fr/dboneco/accueil/

Vous pouvez télécharger le barème des primes à la conversion : Conversion_Prime_baremes

Que risque t’on en cas d’infraction ?

Pour les véhicules particulier : 68 €, en particulier si on a pas affiché sa vignette Crit’Air.

Y  a t’il des dérogations ?

Pour les ambulances, voitures de secours, de collection et aussi pour les véhicules des associations de bienfaisance ou pour un déménagement.

FARàvélo ce dimanche 30 Mai, à Sceaux

Dans le cadre de la journée du vélo à Sceaux, FARàvélo s’associe à MDB Sceaux et à la ville de Sceaux qui l’accueille depuis son départ de Fontenay, pour animer une bourse aux vélos et un atelier de gravage.

Rendez-vous donc dimanche 30 mai au Jardin de la Ménagerie en centre-ville de Sceaux.

La bourse aux vélos (achat et vente de vélos d’occasion)

Si vous souhaitez vendre un vélo : vous êtes invité(e) à le déposer entre 10h et 12h. Son état sera estimé et son prix fixé par vous.

Si vous souhaitez en acheter un, vous êtes attendu(e) entre 14h et 17h.

FARàvélo et MDB Sceaux vous conseilleront dans le choix de votre futur vélo.

Vous pourrez aussi recevoir tous les conseils nécessaires pour son entretien.

Quant à l’atelier de gravage, il vous permettra de faire marquer le cadre de votre vélo d’un numéro Bicycode, qui l’identifie en cas de perte ou de vol (https://www.bicycode.org/).

Si vous n’avez pas eu la possibilité de faire graver votre vélo par FARàvélo quand nous étions à Fontenay, c’est l’occasion de le faire chez nos voisins scéens.

Par ailleurs, la mairie de Sceaux a invité Stein Van Oosteren, président de FARàvélo à présenter son livre « Pourquoi pas le vélo ? ». Un stand lui sera réservé, venez le rencontrer !

La ville de Sceaux organise aussi un débat public sur le devenir du centre-ville de Sceaux et l’arrivée du RER V (RER Vélo), avec notamment Patrice Pattee, adjoint au maire, Sceaux à vélo et modéré par Stein Van Oosteren, porte-parole du Collectif Vélo Ile-de-France. Il aura lieu à 16h, jardin de la ménagerie.

Comme vous le voyez, vous avez donc beaucoup de bonnes raisons de venir retrouver FARàvélo dimanche à Sceaux !

Odile Jersyk

Ecole Municipale du vélo : ouverture samedi 29 mai

La Ville ouvre son école municipale de vélo pour les cyclistes adultes débutants. Au programme : connaissances théoriques et pratiques pour rouler en confiance et en sécurité avec tous les usagers de la route. Vous voulez vous (re)mettre en selle et adopter ce moyen de transport pratique et écologique ?

Rendez-vous samedi 29 mai de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h au parc Sainte-Barbe pour vous essayer au vélo sur notre parcours adapté ! Un stand d’information vous attend également au marché.

Atelier sécurité routière (place du Général de Gaulle)

Un atelier  « Rond-point » avec 3 vélos pour apprendre à gérer le passage d’un rond-point. Atelier tenu le matin par le service des sports et soutenu l’après-midi par trois policiers municipaux .
Cet Atelier est aussi informatif avec ddes documents, des quiz et un ordinateur qui diffusera des vidéos de la MAIF.

Atelier Initiation Enfants (Parc Sainte-Barbe)

Deux parcours simples pour les 4/8 ans encadrés par deux éducateurs sportifs extérieurs (habituellement sur la pause méridienne sport) et une animatrice du service animation.

Atelier Trial

Un parcours pour les plus de 16 ans avec différents obstacles destinés à mettre en difficulté le cycliste. Encadré par un éducateur sportif et deux animateurs.

Atelier Circulation

Parcours simple de circulation qui pourra, outre les vélos traditionnels, servir de zone d’ essai  à un vélo et trottinettes électriques – encadré par un éducateur sportif et deux animateurs.

Atelier « Technique »

Gérer par « Jeunes dans le cycle » (3 personnes) comprenant un atelier éducatif autour du fonctionnement mécanique  du vélo et un stand personnalisation du vélo.

Le changement climatique la transition énergétique et notre mode de vie. Partie 7 : manger ou conduire ?

SP95, SP95-E5, SP95-E10 : ils ont mis de l’alcool dans le Super

 Sur les trappes à essence de nos voitures on trouve l’indication E5, E10. Même chose sur les pompes à essence, le plus souvent précédé de SP95.

Les sigles E5 et E10 signifient que le super SP95 contient entre 5 et 10% d’éthanol. Le prétexte de cet ajout est qu’il rendrait le super moins nocif pour la planète. Inutile de dire que je n’y crois pas une seule seconde. J’explique pourquoi dans la suite de cet article.

L’agriculture moderne est dopée à l’énergie fossile, elle ne peut pas produire d’énergie renouvelable

 Petros Chatzimpiros chercheur à Paris-Diderot a étudié l’évolution de l’agriculture française, qu’il appelle “ferme France”, depuis la première guerre mondiale jusqu’à nos jours. Il s’est surtout intéressé à sa consommation d’énergie. La ferme France est passée de l‘autosuffisance énergétique jusque vers 1920, à un usage croissant d’énergie fossile ensuite, pour devenir massif de nos jours. Il qualifie même cet usage, de dopage à l’énergie fossile.

Cette analyse n’est pas étonnante. Il suffit de se souvenir que même au début des années 50, il y avait encore en France des chevaux de trait dans de nombreuses fermes. Le fourrage produit par la ferme servait d’énergie primaire, transformée par les animaux en force musculaire, que le fermier utilisait pour tracter ses machines agricoles (charrue, herse, charrette, etc.), alors dépourvues de moteur. Pas besoin de gazole. Pas besoin non plus d’acheter des engrais chimiques, le fumier et la pratique de la jachère suffisaient à maintenir la fertilité du sol.

Les choses ont commencé à changer après la deuxième guerre mondiale. Les tracteurs et autres moissonneuses-batteuses ont remplacé les chevaux et les boeufs. Les engrais chimiques ont fait exploser les rendements agricoles. Mais la contrepartie de ces “progrès” est une consommation massive d’énergie fossile : directe sous la forme de carburant pour les tracteurs et autres engins, l’irrigation, le chauffage des serres, etc, mais aussi indirecte sous la forme notamment des engrais fabriqués dans le monde au prix d’une consommation massive d’énergie pas chère.

En comparant l’énergie consommée (directe et indirecte) par la ferme France, à l’énergie qu’elle produit (la biomasse), Petros Chatzimpiros est arrivé à ce constat : la ferme France abuse d’énergie fossile. Son modèle n’est pas viable.

 Le fermier de 1900 fait mieux que le fermier de 2000.!

Alors prétendre faire produire par cette agriculture, du carburant pour nos voitures, plutôt que de la nourriture pour les gens, n’est pas une solution. Elle dépend trop de la disponibilité d’ énergies fossiles. C’est une “solution” qui n’est qu’un leurre.

Le cheval de trait fait mieux que le moteur thermique

 Le dessin ci-dessous illustre cette affirmation (inspirée des publications de P. Chatzimpiros).

Les végétaux stockent l’énergie solaire qu’ils reçoivent, dans la matière végétale dont ils sont constitués. C’est ce qu’on appelle la biomasse. C’est un stock d’énergie. Comme l’énergie se conserve (1er principe de la thermodynamique) il est possible de la transformer en énergie mécanique :

  • grâce à la force musculaire d’un animal consommant la biomasse comme nourriture,
  • ou en produisant de l’alcool (éthanol), par exemple par fermentation naturelle de végétaux, utilisé comme carburant d’un moteur thermique.

Dans les deux cas le rendement de bout en bout (biomasse – > énergie mécanique) est quasiment le même… Etonnant non ?

La situation est encore plus défavorable au moteur thermique si on prend en compte le coût de production de la biomasse. Le cheval peut se nourrir de l’herbe des prairies qui pousse naturellement. Ce n’est pas le cas du moteur thermique qui a besoin que des agriculteurs produisent des cultures, que des industriels les transforment en carburant, et fabriquent des tracteurs. Tout cela exige du travail humain, de l’énergie (fossile) et des terres fertiles (donc de l’engrais)…

Pas sûr qu’il y ait au final plus d’énergie dans les agrocarburants, qu’on en a dépensé pour les produire. Pas sûr non plus que ce carburant d’origine agricole soit plus “vert” que le super classique…

Le faible gain énergétique de la production d’éthanol agricole et sa grande dépendance à l’énergie fossile montrent l’incongruité de cette production. Mais le pire est la concurrence qu’elle introduit dans l’usage des terres agricoles, entre la production de nourriture, et la production (vraiment ?) de carburant. En raison de la raréfaction inéluctable des sources d’énergie fossile, il y a un risque d’accaparement des terres agricoles par la filière agrocarburant. C’est le cas au Brésil, où les petits fermiers chassés de leurs (bonnes) terres se replient sur l’Amazonie. La France et au delà l’Europe, grosse importatrice d’énergie fossile de plus en plus rare (et condamnée par le besoin de protéger le climat), n’est pas à l’abri de ce risque.

Comment en est-on arrivé là ?

Une réglementation perverse et dangereuse pervertit l’agriculture en pourvoyeuse de carburant

 Le secteur agrocarburant se développe, alors qu’il consomme trop d’énergie pour être durable et rentable. Or il semble être rentable. Comment est-ce possible ?

Cela résulte d’une réglementation volontairement favorable aux agrocarburants ignorant les lois de la physique, comme le montre le dessin ci-dessous.

On voit, en suivant les flèches noires que le carburant E5 ou E10, n’est obtenu qu’en consommant d’abord beaucoup d’énergie fossile :

  • indirectement à travers l’achat d’engrais chimiques (produits à partir de pétrole),
  • sous forme de gazole pour le tracteur, et autres engins
  • dans la transformation de la biomasse en alcool,
  • dans l’acheminement de l’éthanol jusqu’aux unités de production de SP95-E5 ou E10.
  • Enfin je rappelle qu’environ 2/3 de cette énergie est dissipée en chaleur par le moteur thermique de nos voitures…

Comme je l’ai déjà expliqué la production d’agroéthanol est d’un rendement trop faible pour être intéressante sur le plan énergétique. Pourtant les flèches rouges (flux financier) montrent qu’entre les recettes et les dépenses, il y a un gain. Cette affaire est donc rentable.

La rentabilité financière ne s’explique que parce que les gouvernements européens ont créé un marché captif pour ce produit en légalisant son ajout à l’essence de nos voitures. D’où la normalisation des appellations SP95-E5 et SP95-E10 par l’Union Européenne. L’agroéthanol bénéficie ainsi de vastes débouchés. De plus, moins taxé que les produits pétroliers, il se vend à bon prix pour le producteur. On ne peut pas non plus écarter l’efficacité du lobbying des betteraviers et autres producteurs de sucre, pour faire valoir leurs intérêts.

Tout ça sous prétexte que le SP95-E5 ou -E10 serait moins cher, et moins polluant. Ce qui reste à démontrer.

Voilà comment on encourage par intérêt, idéologie et mépris des réalités, déforestation, détournement d’usage des terres agricoles, et maintien de nos modes de vie extravagants. Or c’est la sobriété qui devrait être la priorité des gouvernants comme des citoyens. Il faut croire que la sobriété n’est pas séduisante.

Daniel Beaucourt