Comité Thématique annuel : proposition de l’association CIVIFAR pour un comité sur l’urbanisme à long terme du Centre-Ville

Monsieur le Maire,

Lors de nos entretiens avec Michel Renaux fin 2020, nous avons attiré son attention sur l’absence d’une vision d’urbanisme à long terme clairement exprimée dans notre PLU. Nous lui avions proposé de lancer une étude sur le sujet. Michel Renaux nous avait répondu qu’un tel travail entraînerait trop de modifications du PLU pour que le Territoire nous y autorise, mais qu’on pourrait y penser dans le cadre du PLUi.

L’objet de ce courrier est de vous demander de lancer cette étude aujourd’hui.

L’absence de vision à long terme est particulièrement gênante pour notre Centre-Ville, en particulier pour l’étroite rue Boucicaut, ancienne grand-rue du village de Fontenay, qui est à la fois :

  • le principal axe de circulation est-ouest de la ville,
  • notre principale rue commerçante
  • une rue bordée de grands immeubles d’habitation
  • un axe parcouru par 3 lignes d’autobus
  • la principale composante de notre centre historique

Notre rue Boucicaut est une aberration en termes d’urbanisme.

Vous reconnaissez du reste le problème, puisque vous envisagez une piétonnisation progressive de cette rue, sans qu’on sache encore quand et comment on y parviendra.

Des décisions structurantes sont à prendre non seulement pour la rue Boucicaut, mais pour tout le quartier situé entre les rues Dolivet, des Pierrelais, Blanchard, Ledru-Rollin et Jean-Jaurès.

A trop différer la réflexion dans ce domaine on risque d’autoriser aujourd’hui des permis de construire qui empêcheront d’évoluer progressivement vers la cible souhaitable. Ne regrettera-t-on pas un jour les décisions prises pour la Cavée, et celles qui se préparent pour le mail Boucicaut ?

La réflexion devra prendre en compte tous les aspects de l’urbanisme :

  • transports
  • stationnement et parking
  • conséquences pour le commerce
  • contraintes architecturales,
  • équipement collectifs …

C’est un problème difficile, qui admet certainement plusieurs solutions, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Les Fontenaisiens, confrontés aux difficultés de la situation actuelle, pourront apporter beaucoup d’idées, mais on ne saurait se passer de l’apport de professionnels de l’urbanisme. A l’issue de l’étude il ne paraitrait pas déraisonnable de faire choisir les Fontenaisiens parmi plusieurs schémas possibles.

La municipalité envisage de confier la réflexion au Conseil de Quartier Centre-Ville. CIVIFAR proposons une autre solution :

Dans quelques semaines nous allons choisir le sujet du Comité Thématique Annuel.

Nous proposons que la définition d’une cible d’urbanisme à long terme pour le Centre-Ville soit le thème de travail du Comité Thématique Annuel.

Le centre-ville détermine en effet l’image de la commune, et il concerne tous les Fontenaisiens. Choisir un sujet aussi important comme premier thème du Comité Thématique Annuel serait un signal fort.

Veuillez agréer, Monsieur, le Maire, l’expression de nos sentiments respectueux.

Alain Delahaye

Vice-président de CIVIFAR

Réunion sur la situation du RER B ( ligne de Robinson) en 2021 et plan d’action pour 2022 : Compte-rendu fait par le CARRRO d’une conférence avec SNCF, RATP, IDF.

CARRRO : Collectif des Associations Riveraines du RER B Robinson 

Comme toujours, les associations d’usagers dont le CARRRO ont reçu des promesses d’amélioration à plus ou moins long terme et ont eu droit à des paroles rassurantes de la part de nombreux responsables d’IDFM, RATP et SNCF. Nos doléances ont été écoutées, mais nous avions été prévenus que 2021, 22 et 23 seraient difficiles en raison des travaux.

Conférence du 16 Décembre 2021

Présents : plusieurs responsables SNCF, RATP, IDF, et représentants d’associations de défense des usagers (dont le CARRRO)

Ponctualité :

(Cliquez sur l’image pour l’ouvrir dans un autre onglet)

A part l’été 2021 qui fut reconnu comme « difficile » les objectifs de  ponctualité fixés à 89 % ont été atteints à 87 %, surtout pour le tronçon central dans Paris. Les chiffres ont été inégaux selon les branches en particulier celle de Robinson et dans le nord. Il y aura donc des remboursements de passes Navigo.La situation est de meilleure qualité dans Paris (BLR à GDN)  avec l’omnibusation en HP depuis septembre (passages toutes les 3 minutes).

En situation non dégradée, le trafic a même été amélioré car les offres sur certaines lignes ont augmenté (tiroir d’Orsay)

La branche la plus impactée reste celle de Robinson.

Un accident grave (mortel) à Massy en juillet sur un chantier est à déplorer.

35 % des incidents sont dus aux voyageurs (bagages oubliés, malaises, etc.).

26 % sont dus au matériel, 35 % dus aux travaux, 2 % à la conduite (conducteur absent ou en retard), etc.

Bagages oubliés :

C’est pire qu’avant car ils ont été plus nombreux et les normes de sécurité ont augmenté en raison de la crainte accrue d’attentats.

Rames rénovées :

10 seulement ont été livrées cette année !  Mais  des  rames rénovées sont en attente car elles doivent suivre des procédures de tests plus longues. Voyageurs et RATP s’impatientent.

Information des voyageurs :

Améliorée. Si si, grâce aux nombreux affichages dans les gares et  les trains. (Réponse concernant les tableaux d’affichage électronique sur les quais parfois déficients : ah bon? C’est exceptionnel).

Nouveaux matériels

Beaucoup de remplacements faits, en cours, ou prévus : rails, aiguillages, ballast, pantographes, caténaires, équipements électriques,  portes des trains, etc. Nombreux retours d’expérience. Surveillance des matériels accrue.

Mais la nécessité de faire travailler les gens avec le maximum de sécurité ralentit les travaux. La coordination entre Nord et Sud est difficile. Des interruptions temporaires de circulation sont inévitables, ainsi que des limitations de vitesse.

Insécurité

Augmentation des équipes de protection civile sur les quais en particulier à Chatelet  pour accélérer la circulation des trains. A BLR aussi pour raccourcir l’attente des trains de Robinson.

Numéro de téléphone à contacter en  cas d’insécurité  et d’urgence : 3117. Eviter de tirer le signal d’alarme qui va occasionner de grosses perturbations , sauf urgence extrême.  

 Quai 3 de secours  à Denfert :

Inutilisé pendant 18 mois pendant les perturbations dues au Covid à cause d’un déraillement. Mais réouvert maintenant (seulement en situation perturbée).

Gens sur les voies

Des squatteurs se sont installés dans des tunnels abandonnés surtout à GDN, difficiles à dénicher. La police fait des rondes avec des chiens. Des vigiles surveillent maintenant les accès et des sytèmes sont installés pour empêcher les intrusions.

Projets à venir

– Les futures nouvelles rames  MI20 sont maintenant commandées et vont arriver entre 2025 et 2030. (Remarque perso : les rames dites  rénovées arriveront-elles avant?)

– Lancement de l’appel d’offres pour l’installation du système Nexteo embarqué qui pilotera les rames des RER B et D  de façon plus fine surtout dans le tunnel commun. Facilitera la régularité des rames, réduira les délais entre elles, et améliorera les passages  en cas de léger retard. Il donnera aussi des informations en temps réel aux voyageurs. Ce que ne ferait pas un 2è tunnel qui serait en outre  très  difficile à gérer.

Dominique Daugeras (secrétaire du CARRRO).

TRANSITION ENERGETIQUE : La sobriété s’impose peu à peu et pour longtemps

La sobriété énergétique, une petite musique qu’on entend de plus en plus

Ivresse interdite – sobriété obligatoire

Nous sommes à l’entrée de l’hiver, période où pour nous chauffer nous consommons plus de gaz et d’électricité que le reste de l’année. Nous voyons que l’énergie est de plus en plus chère. Les augmentations de prix se répètent. Cette situation est-elle temporaire ou durable ? A quoi faut-il s’attendre ?

Voici ce qu’en disent différents experts en énergie. Tous semblent du même avis : la situation n’est pas temporaire. L’énergie devient moins abondante qu’avant… Plus chère aussi, l’économiser s’impose.

Site Connaissance des énergies https://www.connaissancedesenergies.org/tribune-actualite-energies/prix-de-lenergie-winter-coming

  • Prix de l’énergie : winter is coming
  • Il ne faut pas imaginer que la situation actuelle est temporaire
  • la réduction de la consommation d’énergie (à la fois sobriété et efficacité), l’électrification des usages, la flexibilisation de la demande électrique (…) sont autant de leviers à actionner

Site Soixante pour cent (site de journalistes s’interrogeant sur leur propre métier) https://soixantepourcent.fr/ecologie/la-hausse-du-prix-des-energies-vue-par-les-medias-le-decryptage-dalicia-bassiere/

  • Qu’il s’agisse de journalistes ou de personnalités politiques, les personnes interrogées n’ont visiblement aucune connaissance du fonctionnement du marché de l’électricité.
  • Expliquer sans détour que cette crise n’est pas juste transitoire et que l’on doit prendre des mesures en matière de décroissance de la consommation d’énergie sur le long terme tout de suite

Site ASPO https://aspofrance.files.wordpress.com/2021/11/peak_oil_warocque2021.pdf

  • Évolution de la disponibilité en pétrole et conséquences dans votre vie
  • Urgent d’envisager des scénarios de croissance nulle ou négative
  • Agir maintenant plutôt que demain sous la contrainte: substitution, efficience, sobriété.
  • télétravail, isolation. voiture 2L/100 km

Site Jancovici.com https://jancovici.com/publications-et-co/interviews/une-interview-dans-le-un-en-novembre-2021/

  • Sobriété faut-il s’y préparer ?
  • On doit se résoudre à la fin progressive des énergies fossiles
  • La sobriété va nous tomber dessus de toute façon

Site RTE https://www.rte-france.com/actualites/futurs-energetiques-neutralite-carbone-2050-principaux-enseignements

  • Atteindre la neutralité carbone implique une transformation de l’économie et des modes de vie
  • Agir sur la consommation grâce à l’efficacité énergétique, voire la sobriété est indispensable (…)
  • La consommation d’énergie va baisser mais celle d’électricité va augmenter pour se substituer aux énergies fossiles ;

Les grands médias disent que la crise est passagère. Il vaudrait mieux qu’ils disent la vérité : nous allons devoir diminuer notre consommation d’énergie, et donc notre consommation tout court, tôt ou tard et pour longtemps. Le prix des énergies fossiles parait cher aux consommateurs, mais il est trop faible aux yeux des producteurs qui  renoncent à investir dans l’exploitation de nouveaux gisements, car au prix actuel ils ne sont pas rentables. Les gisements actuels vont s’épuiser avant que le renouvelable n’ait pris le relais. Arrivera-t-on à construire éoliennes et panneaux photovoltaïques avec comme énergie la seule électricité que ces moyens produisent ?

En attendant, à notre niveau de simple particulier, trois moyens de réduire notre consommation d’énergie s’offrent à nous, efficacité, sobriété, flexibilité.

Solution 1 : l’efficacité énergétique

En utilisant des “machines” (tout ce qui consomme de l’énergie) plus efficaces nous obtenons les mêmes services mais nous consommons moins d’énergie. Notre confort est préservé.

Exemple :

  • utiliser un lave linge, ou un lave vaisselle étiqueté A ou B sur sa fiche signalétique plutôt que E
  • Isoler son logement pour consommer moins, sans y perdre en confort
  • Si on hésite entre deux voitures choisir la plus sobre

La solution est simple dans le cas de l’électroménager. Il suffit de faire le bon choix au moment du renouvellement de nos appareils. La dépense reste raisonnable.

Le cas du chauffage de nos logements est très différent. Changer les fenêtres, isoler les murs, la toiture, représente un investissement considérable même avec les aides de l’État. Le coût fait hésiter les propriétaires.

Je pense que si les politiques disaient clairement ” L’augmentation du prix de l’énergie n’est pas temporaire, elle va durer“, les propriétaires verraient l’intérêt qu’ils ont à investir dans l’isolation thermique de leur bien. Une augmentation de 10% par an de l’énergie correspond à un doublement du prix en 7 ans. Cela fait réfléchir…

Le transport routier est un domaine qui consomme beaucoup d’énergie fossile. Les gains en efficacité des moteurs n’ont pas fait baisser la consommation globale du secteur. Ils ont conduit au contraire à augmenter la puissance des moteurs, à augmenter la taille et le poids des voitures (SUV), ce qui ne les rend pas plus sobres. Le nombre de voitures a lui aussi augmenté. Résultat la consommation d’énergie fossile du transport routier ne diminue pas.

Les scientifiques préconisent la construction de voitures plus petites, plus légères, moins puissantes, donc plus sobres qu’elles soient électriques ou thermiques (moins de 2 litres aux 100 km). Pour l’instant leur message ne passe guère. Le problème est plus sociétal que technique.

Solution 2 : la sobriété

Contrairement à l’efficacité énergétique qui permet de consommer moins sans renoncer à quoi que ce soit, la sobriété consiste à rogner (un peu) sur notre confort afin de réduire notre consommation d’énergie.

La sobriété relève clairement de choix individuels volontaires.

Voici en vrac et sans hiérarchie quelques gestes de sobriété proposés par les experts des sites mentionnés ci-dessus.

  • baisse d’un degré du chauffage de nos logements
  • moindre consommation d’eau chaude (pas de bains ? douche courte ?)
  • télétravail, donc moins de bureaux, moins d’équipements informatiques
  • Covoiturage, transports en commun
  • limitation de vitesse, limitation de la taille des voitures
  • manger moins de viande, moins de produits transformés
  • renouveler meubles et vêtements moins souvent
  • Préférer le train à l’avion, moins de voyages lointains
  • Remplacer sa (grosse) voiture par une plus petite, sa 2ème voiture par un vélo
  • Habitat partagé (?)

Ces choix bien que proposés par des personnalités du monde technique ou scientifique relèvent bel et bien de choix sociétaux. C’est clairement une question politique. Mais ce sujet sera-t-il seulement abordé par les candidats à la présidentielle ?

Mais pourquoi donc deviendrions-nous sobres volontairement ?

 A cause du prix ? Dans une économie capitaliste libérale, on agit sur la consommation d’un bien en jouant sur son prix, le fameux signal-prix des économistes. Un prix qui monte est censé encourager les consommateurs à se tourner vers un autre produit moins cher mais rendant le même service.

Ce procédé ne marche pas avec l’énergie car c’est un bien indispensable et non substituable. De plus à terme, la seule énergie disponible sera l’électricité car décarbonée. Augmenter fortement son prix risque d’être ressenti comme une agression (un racket ?) et provoquer un nouveau mouvement du type gilets jaunes. Notons aussi que quand on est riche, on devient indifférent au prix. Payer cher est même un signe de richesse…

Le prix de l’énergie est un sujet sensible, on ne peut pas condamner les foyers modestes à vivre dans le froid et à manger cru….

Moins de publicité ? la pub a pour but de susciter sans cesse notre désir d’acheter, d’entretenir une sorte de frustration permanente. Diminuer drastiquement la publicité sur les grands médias pourrait contribuer à faire baisser la consommation “inutile”.

 Par éthique personnelle ? Il est possible que les jeunes soient plus sensibles que d’autres, à la protection du climat car ce sont eux qui habiteront la Terre dans les décennies futures. Un peu de sobriété, ce n’est pas cher payé pour garder la Terre habitable !

Si rien de tout ça ne marche, la rareté des ressources naturelles comme le pétrole et le gaz, que l’énergie renouvelable n’arrivera pas à remplacer d’égal à égal, signera la fin de l’abondance de biens de toutes sortes. Cette situation nouvelle, (mais prévisible) nous imposera une sobriété non choisie plus dure à supporter. “La sobriété va nous tomber dessus de toute façon ” (JM Jancovici)

Solution 3 : la flexibilité

 Pour un particulier la flexibilité consiste à moduler sa consommation selon l’horaire, c’est-à-dire selon les heures de pointe. Avec la tarification dynamique prévue dès 2023, nous allons payer nos kWh plus cher aux heures de pointe. La flexibilité est pour nous consommateurs, un moyen de baisser notre consommation en Euros, en clair de notre facture : évitons les lessives à 6 h du soir en hiver. Équipons-nous de radiateurs à forte inertie thermique, on pourra les couper pendant 1 heure ou deux sans trop y perdre en température.

Conclusion

 Nous assistons déjà à toutes sortes de pénuries. Les chaines d’approvisionnement mondiales, plus fragiles qu’on le croit, ont été détraquées par le COVID ! Pour l’instant elles touchent plutôt le monde industriel. La pénurie de processeurs oblige les constructeurs de voitures à arrêter temporairement leurs chaines. Ces arrêts se propagent à leurs sous-traitants. Le transport maritime souffre d’un manque de containers. Les porte-containers doivent attendre parfois des semaines avant de pouvoir entrer au port et être déchargés. Les marchands Internet manquent d’emballages pour expédier leur colis. La Chine, atelier du monde, manque de charbon pour faire tourner ses centrales. Elle procède à des coupures tournantes d’électricité chaque hiver depuis un an ou deux. Les journaux craignent un Noël sans cadeaux…

On nous dit que ces désordres sont dus au rattrapage post Covid mais si je crois les experts cités plus haut, ces problèmes sont structurels, ils vont persister. C’est le manque généralisé d’énergie sous toutes ses formes au niveau mondial, qui est à l’origine de ces problèmes : pic pétrolier, ruée mondiale sur le gaz, charbon qui manque en Chine et surtout très dévastateur, renouvelable encore marginal dans le monde, etc…

Pour l’instant nous ne voyons que les prémisses de pénuries futures, à nous de nous préparer à des pénuries plus contraignantes et plus durables dans quelques années.

Mais jusqu’ici ça va…

 Daniel Beaucourt décembre 2021

FARàVélo — « Cyclistes, brillez »

L’éclairage à vélo : point clé de votre sécurité.

Voir, mais avant tout être vu, notamment, en automne et hiver (les déplacements se font majoritairement en nocturne).

Votre association FARVélo tiendra un stand de sensibilisation :

                           jeudi 9 décembre, 17h – 19h

sur la Coulée Verte, près accés RER (en bas de la rue Robert Marchand).

Venez partager vos expériences et avis, et recevoir réponses à vos questions.

Pour une vie cycliste sécurisée et éclairée.

  FARàVélo  ( renseignements : faravelo@outlook.fr)

FAR Répare votre vélo, Samedi 4 décembre 2021 —  9h30 – 12h30 Près de la médiathèque de Fontenay

Association FARAVELO

FAR-Répare 

Depuis 3 ans (déjà), chaque 1er samedi du mois, notre stand mobile est à vos côtés pour réparer ou dépanner votre vélo.

Ce samedi : dernier atelier de l’année 2021, et on continue en 2022, et …… après.

DATE: Samedi 4 décembre 2021 —  9h30 – 12h30

 LIEU : Près de la médiathèque FAR 

Venez partager ces moments de convivialité.

  FARàVélo  ( renseignements : faravelo@outlook.fr)

Réunion publique : demandez un PLUi qui pense au vélo !

Le plan vélo présenté par le gouvernement le 14 septembre 2018 prévoit de tripler la part modale du vélo à 9% en 2024. Cet objectif, qui inscrit dans la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) de mars 2020, est ambitieux car il implique non seulement un réseau cyclable sécurisé, mais aussi du stationnement vélo, dans l’espace public extérieur comme dans toute construction privée ou publique. La SNBC a établi des objectifs plus ambitieux encore pour 2030 (12%) et 2050 (15%). Le stationnement vélo devient clairement une nécessité de tous les jours appelée à se développer fortement.

Pour fixer les nouvelles règles, c’est maintenant !

Il se trouve que les prescriptions en matière de stationnement vélo sont actuellement en cours d’élaboration par notre territoire Vallée Sud Grand Paris (VSGP) dans le cadre du Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi), qui remplacera d’ici 3 ans les PLU des onze villes de VSGP. C’est donc le moment de vous exprimer pour vous assurer que le PLUi de notre territoire fasse les meilleurs choix.

Onze réunions publiques

VSGP invite les habitants des onze communes à exprimer leurs souhaits sur ce PLUi. Les onze réunions se dérouleront entre le 16 novembre 2021 et le 6 janvier 2021 (voir les dates ici). Pour Fontenay-aux-Roses la réunion se tiendra le jeudi 9 décembre 2021 à 18H30 dans la salle Sainte-Barbe. Inscriptions ici : https://www.nouvellesdefontenay.fr/plan-local-durbanisme-intercommunal-de-vallee-sud-grand-paris-participez-a-latelier-du-9-decembre-18-h-30-a-fontenay-aux-roses/

Que faut-il préconiser ?

FARàVélo propose d’aborder les prescriptions de stationnement suivant deux critères :

  1. Qualitatif : dans quelle configuration, et avec quels moyens, les vélos doivent-ils être rangés et sécurisés ? Quelle facilité d’accès et de mouvement dans le local ? Quel espace pour les vélos-cargos ou PMR ?
  2. Quantitatif : quelle surface minimale de stationnement selon la destination du bâtiment, le nombre de logements ou le nombre d’occupants ?

Les questions sont à approfondir.

Photo : Collectif Vélo Île-de-France

Une première référence intéressante: Strasbourg

Pour avoir une idée des prescriptions pratiquées aujourd’hui vous trouverez un comparatif des PLUs de plusieurs villes ici. Attention: ces références ne sont pas à copier, c’est plutôt le moment de relever l’ambition ! Il y a des exemples de PLU à suivre comme celui de la Ville de Strasbourg qui demande, que dans un dossier permis de construire, le plan du local vélo fasse clairement apparaître les emplacements de stationnement et de circulation (à l’instar d’un parking voitures dont le nombre est parfaitement connu). Ce PLU est aussi très explicite sur l’obligation d’attache par le cadre en préconisant « l’arceau ou tout autre dispositif équivalent » : c’est un rappel utile de la réglementation peu respectée.

Des règles pourtant déjà existantes mais mal respectées !

FARaVelo constate qu’actuellement la plupart des immeubles de logements sont livrés avec des locaux vélos ne respectant même pas la réglementation en vigueur définie dans le Code de la Construction et de l’Habitation, à savoir l’obligation de pouvoir attacher et stabiliser son vélo par le cadre ET au moins une roue : le pince-roue est systématiquement installé par les promoteurs en lieu et place de l’arceau vélo. D’autre part, le local vélo est souvent traité comme un espace résiduel, au RDC coincé entre des locaux techniques, poubelles, ventilation, rampe parking, escaliers, ou au sous-sol dans des espaces impropres au stationnement automobile, avec parfois même une partie de sa surface réglementaire inutilisable (cas à Fontenay d’un futur immeuble dont le tiers de la surface de stationnement est perdue… dans un long couloir intégré au local !)

Des nouveautés méconnues apportées par la Loi LOM

La Loi Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) se traduit dans le Code des transports et prescrit en rapport avec le PLUi :

– L’article L.1214-10 demande à ce que les prescriptions du PLU ou PLUi en lien avec la mobilité (par exemple le stationnement ou les itinéraires cyclables) soient déduites du Plan Local de Mobilité (PLM) de VSGP. Ce PLM prévu pour être applicable en 2021 n’existe pas encore et reste à établir par notre Territoire.

– L’article L.1214-4 indique que le PLM prescrit des minima en matière de stationnement non motorisé (cycles et autres engins de déplacement personnels) dans les bâtiments selon leur destination, donc comme le fait un PLU ou PLUi ;

– L’article L.1214-2-1 oblige le Territoire de VSGP à créer des itinéraires cyclables et piétons continus et sécurisés, du stationnement intermodal (avec les autres moyens de transport), et de la signalisation locale adaptée (distincte du réseau routier).

Auteur: FARàVélo : https://www.faravelo.com/

TRANSITION ENERGETIQUE : La recharge d’une voiture électrique en copropriété : Déploiement poussif, tarifs illisibles et chers : Que faire ?

La recharge d’une voiture électrique en copropriété coûte plus cher que l’énergie électrique consommée

Ma copropriété a mis à l’ordre du jour de l’assemblée 2020, une résolution (refusée !) concernant la pose d’une infrastructure de recharge de voiture électrique (IRVE). Cela m’a permis de voir de plus près la tarification des deux opérateurs consultés. A savoir : Fontenay se situe dans la ZFE du Grand Paris (Zone à Faibles Émissions) ce qui encourager la bascule vers la voiture électrique.

Une simulation rapide montre qu’en copropriété le coût de recharge est plus cher que les kWh consommés. Exemple : petite citadine (15 kWh/100 km, 0,15 €/km) :

Dans tous les cas, le forfait est franchement plus cher que l’électricité consommée (tarif   2020. Une publicité vue dans un garage Citroën annonce 3 € aux 100 km pour une petite voiture électrique. Les forfaits à 300 € ci-dessus donnent 6 € et 8,57 € aux 100 km. Pourquoi une telle différence ? Est-ce seulement dû à un kWh plus cher ?

Raison n° 1 : un deuxième fournisseur, un deuxième abonnement

Une petite voiture électrique servant au trajet domicile-travail peut être rechargée la nuit en quelques heures, au tarif heures creuses, sur une prise renforcée de 3 kW. En maison individuelle la solution est simple, le propriétaire fait installer cette prise et n’a pas besoin d’augmenter la puissance de son abonnement. Il ne paie que les kWh consommés par sa voiture.

En copropriété, la réglementation interdit de tirer un câble du compteur de son appartement jusqu’à son parking en sous-sol. Pour pouvoir recharger sa voiture, il faut installer une IRVE. C’est l’assemblée des copropriétaires qui décide de le faire ou pas. Dans l’affirmative l’opérateur d’IRVE choisi installe cette infrastructure, la raccorde au réseau public et fournit l’électricité. Le copropriétaire intéressé n’a donc d’autre choix que de souscrire un deuxième contrat de fourniture d’électricité, en plus de celui de son appartement. Il va devoir payer deux abonnements...

Quand on regarde les tarifs proposés par les opérateurs (voir ci-dessous), on est surpris de ne voir en première lecture ni abonnement, ni kWh. On voit des km ! On est surpris aussi par la modicité des sommes à payer chaque mois. C’est trompeur. Les km sont annuels mais le prix est mensuel.

L’analyse des tarifs montre qu’on peut les représenter par une droite (cf. ci-dessus), Ils comprennent donc comme chez la plupart des producteurs d’électricité :

  • une partie variable selon la consommation, c’est de l’énergie donc des kWh
  • une partie fixe (non mentionnée dans les offres, l’abonnement)

 Ce qui est perturbant, c’est que les tarifs semblent concerner des km et non pas des kWh. Pourtant c’est bien des kWh qu’on achète. Pour convertir les km en kWh et inversement, les opérateurs utilisent une voiture fictive de référence consommant 20 kWh/100 km (opérateur 1) ou 14 kWh/100 km (opérateur 2).

Pour une borne de 3,7 kW, le tarif se calcule comme suit :

Opérateur 1 : Forfait mensuel  = 15 € + N x 10 €

15 € d’abonnement + N lots de 1000 kWh annuels à 10 € par mois

Opérateur 2 :             Forfait mensuel = 20 € + N x 5 €

20 € de d’abonnement + N lots de 500 kWh annuels à 5 € par mois

1er inconvénient : on paie un coût fixe un peu élevé. Un abonnement existe bel et bien même si on ne le voit pas. Il s’ajoute à celui qu’on paie déjà pour notre appartement. Ce n’est pas le cas pour un habitant en pavillon. Ce coût fixe pénalise les petits kilométrages annuels, qui correspondent justement à l’usage le plus fréquent (trajet domicile-travail).

2ème inconvénient : la tarification au forfait. La distance qu’on parcourt n’est jamais égale au forfait. On risque de payer des kWh qu’on n’a pas consommés, ou de les payer trop cher (si forfait dépassé).

Un calcul simple montre que le kWh est facturé 0,12 €, prix heures creuses (2020) très correct. C’est bien l’abonnement qui plombe la facture. On ne paye pas que de l’énergie .

Raison n° 2 : un modèle économique qui ne joue pas en notre faveur

Je me suis demandé pourquoi les opérateurs d’IRVE, (ceux consultés) ne se présentaient pas comme des fournisseurs d’énergie électrique. La CRE donne un début de réponse. Elle encourage ces opérateurs à se présenter comme fournisseur de service plutôt que comme fournisseur d’électricité. Les raisons de ce choix m’échappent mais personnellement quand j’entends le mot service, je sors ma calculette…

Ne voulant pas vendre seulement des kWh, ils déclarent fournir un service de recharge de VE : tant de km pour tant d’Euros. Ce qui est théorique ! En réalité ils nous vendent un abonnement et des kWh qu’ils facturent au forfait, ce qui les avantage. Abonnement et kWh forfaitaires non consommés nous coûtent cher. Leur intérêt est aussi de s’installer dans les copropriétés, de préférence de façon exclusive, et pour le plus longtemps possible.

Proposition : un changement radical de la réglementation

La réglementation actuelle freine la pose de bornes de recharge dans les copropriétés car elle impose une décision de l’assemblée des copropriétaires, processus lent et incertain.

Pour accélérer la pose d’IRVE dans les copropriétés et en diminuer le coût d’usage, il faut revoir en profondeur la réglementation.

On peut penser, vue la modestie des forfaits mensuels, qu’il n’y a pas grand chose à gagner. C’est quand même 100 à 150 €/an et le gain augmente avec la puissance souscrite. Il est probable qu’une fois en place, l’opérateur augmente régulièrement ses tarifs. On peut aussi revendiquer le droit de choisir son fournisseur pour son parking, comme pour son appartement, plutôt que se résigner à être captif. Nous ne voulons pas non plus que les opérateurs nous confisquent la différence de prix entre électricité et essence.

Voici des mesures qui amélioreraient la situation en copropriété :

  • Considérer que le réseau électrique situé dans les parkings des copropriétés, en amont du compteur, fait partie du réseau public de distribution
  • Donner le droit à ENEDIS d’intervenir librement sur la partie du réseau de distribution située dans les copropriétés, à ses frais (au moins en partie), Cela lui permettrait de l’adapter en vue de la pose de bornes de recharge sans passer par une décision de l’assemblée des copropriétaires
  • Une fois cette adaptation faite, chaque copropriétaire peut choisir son fournisseur d’électricité ; celui-ci fait poser un compteur par ENEDIS (tarif aidé à prévoir), et installe la borne de recharge.
  • Le financement (environ 100 € par place de parking) peut se trouver en diminuant les subventions allouées aux éoliennes, devenues rentables.

Ces propositions sont loin d’être irréalistes.

La partie de n’importe quel réseau, eau, gaz, l’électricité, fibre, située dans notre maison ou immeuble, en amont du compteur, est déjà à la charge du fournisseur. Je constate par ailleurs que la fibre est arrivée dans nos logements, sans que les copropriétaires n’aient eu besoin de se réunir pour donner leur accord. Et sans qu’on paie quoi que ce soit.

Une installation d’IRVE, conforme à l’esprit de ces propositions, a été faite à Ecully près de Lyon. ENEDIS a posé le réseau nécessaire dans les parkings d’une résidence, à ses frais pour les trois quarts. Chaque copropriétaire a ainsi le choix de son fournisseur de recharge. L’installation est prévue pour 250 recharges simultanées. (connaissancedesenergies.org) ENEDIS dit réfléchir à généraliser ce type de service, en visant en priorité les ZFE.

Le choix des immeubles à câbler pourrait se faire en réponse à la demande de copropriétaires, de producteurs d’électricité, ou d’élus. Les mesures proposées permettraient aux élus d’accélérer le remplacement des voitures thermiques par des VE, en adoptant une politique volontariste d’électrification des parkings d’immeubles, et la pose de bornes de recharge dans les rues, pour les habitants sans parking privé.

Selon Nicolas Meilhan de France Stratégie, expert en mobilité, le principal frein au développement de la voiture électrique en ville est qu’il faut avoir un parking équipé pour la recharger. Le problème n’est pas la rareté des bornes sur la voie publique. La VE est bien adaptée au trajet domicile-travail, souvent moins de 100 km par jour. Quelques heures la nuit sur une prise standard renforcée suffisent à la recharger chez soi, à condition qu’il s’agisse d’une petite voiture. C’est ce type d’usage sobre, sans  complexité technique qu’il faut encourager. Les automobilistes feront des économies et l’air des villes sera moins pollué.

Daniel Beaucourt, novembre 2021

Remplissez le questionnaire sur la baromètre des villes cyclables, même si vous ne faites pas de vélo !

La Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) forte de son réseau de plus de 450 associations et antennes, a pour objectif de rendre la Solution Vélo attractive et sûre pour toutes et tous, partout en France. Elle participe activement au débat politique, avec un certain nombre de propositions, issues de la campagne « Parlons vélo ».

Avec son plaidoyer « Parlons vélo », la FUB a veillé à l’adoption d’un plan national vélo et se mobilise pour une traduction ambitieuse de ces engagements dans la loi d’orientation des mobilités.

Les propositions concernent particulièrement les questions de mobilité, mais touchent également à la santé publique ainsi qu’à la sécurité routière.Voir le site “Parlons Vélo

Lien pour remplir le questionnaire (jusqu’au 30 Novembre) : https://barometre.parlons-velo.fr/?_se=d2lsbHdkNTZAZ21haWwuY29t

Réunion publique quartier Ormeaux – Renards, mardi 19 octobre à 20h au lycée Saint-François d’Assise (39 rue Boris Vildé)

Les habitants du quartier Ormeaux – Renards sont conviés à une nouvelle réunion publique le mardi 19 octobre à 20h au lycée Saint-François d’Assise (39 rue Boris Vildé)

Le comité d’habitants du quartier sera présent.

Les points à l’ordre du jour sont en autres :

  • l’avenue Jean Moulin
  • La pose d’une antenne-relai de mobile 5G de 30 m de haut près des terrains de tennis

Cette réunion est ouverte à tous les habitants de la ville.

De 16h à 18h, un diagnostic en marchant est organisé avec les élus et les services techniques afin de relever sur le terrain les problèmes rencontrés.

Le départ a lieu à 16h au Centre Municipal de Santé (6 rue Antoine Petit)

Association FARAVELO FAR-Répare, Samedi 2 octobre 2021 — 9h30 – 12h30

Notre stand mobile de dépannage vélo continue ses RV mensuels, plus que jamais !

Votre vélo a besoin d’un petite réparation ? d’un dépannage ? d’une mini révision ? Nous ferons notre possible pour remettre votre vélo à niveau ou l’entretenir, et ce ensemble, en vous guidant.

DATE: Samedi 2 octobre 2021 —  9h30 – 12h30

 LIEU : Près de la médiathèque FAR 

 Venez, même en passant, partager ces moments.

  FARàVélo  ( renseignements : faravelo@outlook.fr)