Le comptoir des pipelettes fête des 5 ans !

Brunch d’automne 17 octobre 2021
Brunch individuel à réserver sur www.lecomptoirdespipelettes.fr et à retirer à la boutique entre 10h30 et 12h00 au 83, rue Boucicaut 92260 Fontenay aux roses le dimanche 17 octobre.
Le brunch comprend:
1 Golden Latté, 200 ml
1 Part de cake ultra vanille, ganache vanille
1 Tartelette poire sarrasin
1 Velouté de céleri (à faire réchauffer)
1 Lentilles parfumées aux Epices Shira
1 Raïta au Yaourt
1 Pain Libanais
Contient les allergènes suivant: gluten, lactose, œufs
Les emballages verre sont consignés. Vous bénéficiez, à leur retour d’un avoir de 1.00€ uniquement valable en boutique.
#lecomptoirdespipelettes#fontenayauxroses#villedefar#brunch
Pour d’autres commandes : https://www.lecomptoirdespipelettes.fr/

Ouverture exceptionnelle de la vestiboutique, samedi 16 octobre De 11h à 17h

La vestiboutique vous accueille au centre commercial Scarron

Vêtements, bijoux et accessoires à prix solidaire vendus par l’association La Croix Rouge

Merci de bien vouloir respecter les gestes barrières (masque, gel à l’entrée et nombre de personnes limitée au même moment).

En temps normal la boutique vous accueille les :

Mardi de 16h à 18H
Mercredi de 14H à 16H
Samedi de 11H à13H

Grande Brocante : reportée au dimanche 17 octobre

En raison des prévisions météorologiques, la grande brocante est reportée au dimanche 17 octobre. L’organisateur contactera les participants.Merci de votre compréhension.

Rendez-vous dimanche 17 octobre 2021 pour la grande brocante annuelle.

L’occasion de flâner, chiner et peut-être dénicher la bonne affaire !

La brocante se déroulera à divers endroits de la ville :

  • Rue Boucicaut (de l’ave Marx Dormoy au carrefour de la Cavée)
  • Place du Général de Gaulle (y compris esplanade Laboissière et rue de Verdun)
  • Place de l’Eglise
  • Rue Antoine Petit
  • Rue Laboissière
  • Rue Georges Bronne
  • Avenue Jeanne et Maurice Dolivet (sur 30 mètres)
  • Place de la Cavée

Plus d’infos au 01 60 49 28 29 – Port du masque obligatoire

Le changement climatique la transition énergétique et notre mode de vie. Partie 9 – L’électricité va devenir chère, elle sera rare et encore plus chère aux heures de pointe !

La CRE annonce l’arrivée d’une tarification dynamique de l’électricité
dès 2023

On lit sur les sites institutionnels dédiés à l’électricité comme RTE (Réseau de Transport de l’Électricité) et la CRE (Commission de régulation de l’Énergie), des textes annonçant de fait la fin de l’électricité abondante et bon marché.
RTE ne cache plus que dans certaines situations il faudra procéder à des coupures
tournantes de 2h pour éviter l’écroutement (black out) du système électrique. Il parle bien de coupures franches sauf si on trouve d’ici là des solutions techniques permettant de ne couper à distance, que certaines consommations pas immédiatement indispensables, chauffage, borne de recharge de véhicule électrique, lave linge…. Pour l’instant il ne s’agit que d’hypothèses évoquées dans des études prospectives.
La CRE va plus loin et prévoit une mesure qui nous touchera dès 2023, la tarification
dynamique. Voici ce que dit la CRE :
“Alors que jusque-là, les moyens de production s’adaptaient à la consommation, la
logique inverse est appelée à s’imposer progressivement et la demande (la
consommation) s’adaptera de plus en plus à l’offre (la production).

Commentaire : l’intermittence du renouvelable de plus en plus important dans le système électrique ne permet plus de garantir qu’on sera capable de satisfaire la demande en toutes circonstances, notamment pendant les pointes de 8h et 19h en hiver, par exemple s’il n’y a pas assez de vent (probabilité qu’il serait téméraire de considérer comme nulle).

La CRE impose aux opérateurs de proposer dès 2023 à leurs clients,
“une offre à tarification dynamique obligatoire définie comme suit :
– dont le prix de l’énergie est indexé au moins à 50% sur un ou plusieurs indices
de marché comptant (marché journalier ou infra-journalier) ;
– qui reflète les variations de prix de marché a minima au pas horaire ;
– qui doit être assortie d’un plafond de facture mensuelle HT égal au double de la
facture mensuelle HT que le consommateur concerné aurait payé au tarif
réglementé base correspondant (même puissance souscrite) “
Commentaire : le prix du kWh devient variable. Pendant certaines périodes qui seront
définies et annoncées la veille pour le lendemain, le kWh risque d’augmenter très
fortement. L’objectif est d’inciter le consommateur à réduire volontairement et si possible fortement sa consommation. Sinon sa facture pourrait exploser, jusqu’à doubler compte tenu du bouclier prévue par la loi.

La CRE déconseille aux consommateurs équipés d’un chauffage électrique, de choisir une offre dynamique. Ce qui est paradoxal car en coupant le chauffage on réduit de beaucoup sa consommation. Ce n’est pas en s’abstenant de recharger son téléphone portable qu’on la réduira beaucoup….
Je regrette qu’une fois de plus les Français soient si mal informés des conséquences des décisions du Gouvernement concernant notre production future d’électricité, plafonnement du nucléaire à 50 %, les autres 50% en renouvelable. Une telle répartition rend extrêmement critique la continuité de fourniture à cause de l’intermittence du renouvelable.
Elle provoque aussi une augmentation du prix du KWh.

L’intermittence de l’électricité renouvelable n’est pas un mythe

Bien que le vent soit éminemment variable d’une minute à l’autre et encore plus d’un jour à l’autre, les adeptes de l’énergie éolienne peinent à reconnaitre la grande variabilité au fil du temps de cette énergie, qui pourtant dépend du vent… C’est la même chose pour le solaire. Il ne fait pas beau tous les jours et soleil ne brille pas la nuit même par beau temps.
Cette variabilité de l’énergie électrique produite par le vent et le soleil est désignée sous le nom d’intermittence. C’est une caractéristique de l’électricité renouvelable : on ne
maitrise pas son niveau de puissance. Les centrales thermiques au contraire délivrent une puissance qui peut être modulée à la demande. Ces dernières sont dites pilotables.

Le gestionnaire d’un réseau électrique doit en permanence assurer l’égalité production = consommation. Il ne peut pas laisser la production fluctuer à sa guise. Pour compenser l’intermittence du renouvelable, il doit disposer de moyens de production pilotables augmentant leur puissance dans les creux du renouvelable, la diminuant ou la stockant pendant les pics.
Plus il y a de renouvelable dans un réseau, plus il faut des moyens pilotables de “secours” (back up) pour pallier l’intermittence. Or le renouvelable s’est déjà bien développé et va continuer de le faire, il faut donc en parallèle développer ou conserver de plus en plus de moyens de “back up”. Or ce que fait l’Europe ne me semble pas être à la hauteur des besoins dans ce domaine. Au contraire la plupart des pays européens ont fermé des centrales thermiques, y compris nucléaires en Allemagne et en France, au fur et à mesure que le renouvelable se développait. Je pense qu’ils ont fait preuve d’un grand optimisme en remplaçant ces centrales par du renouvelable.
Le problème de l’intermittence est franchement sous-estimé, voire nié. Il suffit le lire ce
que dit le site France-energie-eolienne, à propos de l’intermittence pour s’en convaincre.
D’après ce site, l’énergie éolienne permettrait “une meilleure stabilité dans notre mix
électrique“. En réalité c’est exactement le contraire. Plus il y aura d’éoliennes, plus le
réseau sera difficile à maintenir dans un état stable. Ce site présente comme solutions à l’intermittence, des “réseaux plus intelligents, le stockage à base d’hydrogène ou dans des barrages d’altitude (STEP), ou encore des batteries”.

Les deux premières solutions n’existent pas à ce jour. Pas sûr qu’elles existent un jour à l’échelle requise. Nous n’avons que deux barrages STEP pouvant servir au stockage. Les batteries sont chères et pas utilisables aux échelles industrielles qu’exige le réseau français (plusieurs semaines de consommation). Curieusement la solution à l’intermittence, en vigueur aujourd’hui, n’est pas mentionnée : compter sur les centrales pilotables, nucléaires ou à combustible fossile carboné…

Le gaz augmente car c’est l’énergie choisie par l’Europe comme, solution (non avouée) pour pallier l’intermittence du renouvelable

Nous avons tous lu dans la presse début octobre, les nombreux articles annonçant la forte augmentation des prix du gaz. C’est sûr qu’à l’entrée de l’hiver une nouvelle augmentation du gaz après toutes celles intervenues cette année n’est pas une bonne nouvelle. Le Monde du 6/10/2021 publie un article de Ph. Escande intitulé :
“«L’énergie reste le carburant de notre économie »
où il s’étonne :
“Le développement des énergies renouvelables aurait dû détendre les prix du gaz et
du charbon, devenus moins utiles, et c’est l’inverse qui se produit
Que veut dire ce titre ? Que l’énergie est un carburant ? C’est faux, c’est le carburant
qui est de l’énergie. Pour que le titre ait un sens il faut intervertir les mots énergie et
carburant : Le carburant (produit carboné qu’on brule) reste l’énergie de notre
économie. Le vent et le soleil ne remplaceraient donc pas le pétrole, le gaz, le
charbon… Pis ils en auraient besoin !

Concernant l’augmentation du gaz je ne suis pas étonné, et ce n’est pas paradoxal :

  • le problème de l’intermittence reste très sous estimé. Avec le développement
    du renouvelable il devient de plus en plus aigu. Il faut disposer d’une puissance
    pilotable de réserve presque égale à la production renouvelable car cette dernière
    peut tomber à zéro.
  • C’est le gaz qui a été choisi pour répondre au problème de l’intermittence. Les batteries au lithium, l’hydrogène vert, font de beaux articles dans les journaux mais ne sont en aucun cas des solutions : pas à l’échelle industrielle du besoin, ou tout simplement inexistantes à ce jour. Le choix de bonnes vieilles centrales thermiques (émettrice de CO2 !) à coté du renouvelable est trop trivial pour qu’on en parle dans les journaux. De plus, la plupart des pays européens ont fermé bon nombre de centrales à charbon ou fioul, (bien plus polluantes que le gaz), voire nucléaires (détestées par la Commission Européenne et les partis écologistes).
  • ce choix effectif ignoré semble-t-il de bon nombre de journalistes et de
    politiques, engendre une forte demande en gaz qui fait monter les prix dans
    un contexte mondial où ce sont les producteurs qui font la loi…
  • L’obstination de Mme Merkel et de M. Poutine à construire un deuxième pipe-line
    (Nordstream2) contre l’avis des Etats-Unis, montre, si c’était nécessaire, l’aspect
    stratégique du gaz en Allemagne (où il y a beaucoup d’éoliennes) et plus
    généralement en Europe. Pourtant la même Europe inflige des sanctions à la
    Russie, ce qui l’encourage à vendre son gaz à d’autres, et lui permet d’augmenter
    le prix du gaz qu’elle veut bien nous vendre, dont nous avons tant besoin…
    Nordstream2 ne sert pas à transporter plus de gaz entre la Russie et l’Europe, il
    sert à contourner l’Ukraine, exigence de M. Poutine désormais satisfaite.
  • Les fournisseurs européens de gaz (Royaume Uni, Norvège) ont passé leur pic, ils sont en déclin, tout comme le gaz algérien. Le gaz liquéfié est convoité par les pays asiatiques. Ils réussissent à détourner les tankers initialement destinés à l’Europe, mais qui vont finalement au plus offrant.

En définitive il a suffi de quelques aléas météorologiques pour faire apparaitre le
problème de l’intermittence du renouvelable au grand jour en cet automne 2021.
Moins de pluies en Norvège, donc moins d’électricité hydraulique, moins de vent au
Royaume Uni, une canicule sans vent en Espagne, etc. Des évènements normaux
dans un contexte de dérèglement climatique… Compter sur une énergie
renouvelable intermittente très dépendante d’un climat qui se dérègle, est une
attitude peut être nécessaire, mais surtout très risquée.
=> Conséquence le KWh électrique devient cher, il sera rare et encore plus cher
aux heures de pointe.
Cette cherté concerne toute l’Europe y compris la France bien qu’elle utilise peu de
gaz pour son électricité car les réseaux sont interconnectés et le marché de
l’électricité est européen. Les variations de prix se propagent du gaz à l’électricité et
d’un pays à l’autre…
Les problèmes de l’énergie vont resurgir pendant la campagne électorale des
présidentielles. Ce sera l’occasion de nouveaux articles…
Daniel Beaucourt, octobre 2021

Les commerces à Fontenay aux Roses … et les parkings ?

Mr Durand, dans votre papier du 8 juin vous soulignez qu’en raison du relief, la pratique du commerce à Fontenay n’est pas aisée ni à pied, ni à vélo. Vous suggérez donc, en creux, que la voiture est souvent nécessaire. Mais vous n’en tirez pas les conséquences au niveau des parkings.

A mon avis, la possibilité de garer sa voiture près des commerces est une condition essentielle de la vitalité du commerce local. A Sceaux, il y a aux deux extrémités de la zone commerciale de la rue Houdan deux parkings, vastes, et qui permettent l’accès à la quasi-totalité des magasins en moins de 10 mn à pied. Il nous faut à Fontenay des parkings, même si la mode bobo-écolo n’est pas à la voiture.

Aujourd’hui, il y a le parking rikiki du marché, et celui également de taille très modeste qui va s’ouvrir à la Cavée. Et puis, il y a le parking privé du magasin Carrefour Market dont l’accès est hélas très sportif, et rebute bon nombre de chalands.

Mr Moizan, dans ses projets qui datent des années 70, avait proposé une solution très astucieuse d’un parking sous la place de Gaulle, qui avait l’avantage énorme de permettre un accès à hauteur (sans rampe à monter ou à descendre) à partir de la rue Jean-Jaurès. Cette idée n’a pas été reprise par P. Buchet lors de la conception du nouveau marché, ni par L. Vastel à l’occasion de la bétonisation de la place.

Aujourd’hui, le maire ouvre le chantier du mail Boucicaut. On a donc une troisième opportunité de réfléchir sérieusement à la transformation du parking Carrefour en un vrai parking public. Ce parking se situe à un endroit central de la vie commerçante actuelle, et présente l’énorme avantage d’avoir un accès sur trois rues: la rue Boucicaut, mais aussi les rues Jean Jaurès et Ledru Rollin… moyennant quelques travaux dans le gruyère du sous-sol du mail, et en particulier dans l’immeuble de la Poste qui est la propriété de la ville.

Nous savons tous que la situation juridique est extrêmement compliquée et que la réalisation d’accès en voiture – et à niveau – depuis les rues Jean Jaurès et/ou Ledru Rollin n’est pas simple. Mais n’est-on pas capable de trouver quelques architectes créatifs qui sauront avec les outils actuels de conception par ordinateurs trouver les voies et les moyens ? On pourrait commencer par interroger les architectes de la ville… ou bien, on repart pour cinquante ans sur de mauvaises solutions ?

Mr Vastel, il vous reste cinq ans pour trouver une solution…

Michel Bayet.

Membre du Modem.

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (19 ème document) : La Ville et le développement de son commerce

Utilisation de l’argent liquide ou numérique

La disparition du bureau de Poste et d’une agence bancaire ou d’un DAB (Distributeur Automatique de Billets) aux Blagis a donné lieu à de multiples larmes de crocodile devant lesquelles nous nous inclinons avec respect devant l’art des comédiens.

L’implantation d’agences bancaires ou postales, de commerces, … résulte de choix rationnels des organismes concernés et non d’une réponse à des voeux pieux.

Avant d’essayer d’analyser la situation du commerce à Fontenay, résumons le problème, aux Blagis, de la poste et de la banque :

  • L’agence postale : vivait auparavant du maniement d’argent liquide avec remise aux habitants de billets de banque venant en conséquence de leur salaire ou retraite et leur permettant d’acheter à leur convenance. Aujourd’hui, la quasi-totalité des gens payent avec un moyen électronique et le solde des flux en « liquide » est devenu marginal ou, pour le moins, insuffisant.
  • L’autre rôle de cette agence postale était le dépôt ou le retrait du courrier : la multiplication des mails et l’économie en timbres dont chacun profite en conséquence, est difficilement compatible avec ce maintien.
  • Le rôle local de l’agence LCL resterait aussi à repenser face à l’évolution déjà mentionnée pour la Poste (monnaie électronique, communication par mail, …).
  • Le COVID n’a fait qu’accélérer cette évolution tant pour la Poste que pour les banques : achat par mail, paiement par carte sans contact.
  • L’appauvrissement constaté de la population fontenaisienne ne peut que compliquer la situation.
  • Il faut prendre en compte l’aspect social et la demande de la partie de la population qui, pour une raison ou une autre, a du mal à suivre l’évolution mais personne ne remontera le courant de l’évolution. Il faut cependant atténuer les problèmes dans l’évolution.

Certains pourraient contester cette approche « économique » ou « moderniste » mais les faits matériels ne peuvent s’occulter : rappelons que LCL est le nouveau nom du Crédit-Lyonnais depuis 1999, banque qui, du temps où l’idéologie de certains primait sur le réel, a conduit à une cessation de paiement de fait et à une revente en urgence de cette banque au Crédit-Agricole pour sauvetage ; Rappelons que le CL se situait dans les premières institutions en France au niveau de BNP, SG, CL, Crédit-Agricole, Banques Populaires, …

Un des responsables de la banque du Crédit-Lyonnais a dit, devant le Tribunal, parlant de l’état-major, qu’il y avait « une forme d’état d’esprit qui consistait à imaginer la réalité telle qu’il se la représentait et un désir de se la présenter sous un jour favorable ».

On voit, en ce dossier, la conséquence de choix totalement irrationnels, relevant du rêve plutôt que de la réalité, plus idéologiques que réfléchis.

En synthèse sur ce premier point, pour étudier le commerce à Fontenay, nous proposerons une approche humaine mais aussi réelle, matérielle et concrète de la situation locale. Prenons en compte, par exemple, que toutes les banques ferment une part importante de leurs agences et que, devant le développement du courrier électronique, la Poste doit repenser son métier.

Pour information, le rédacteur de la présente serait pour la disparition totale de la monnaie, pour paiement que par carte avec ou sans contact … de manière à interdire toute transaction douteuse dont drogues et prostitution…  Avec le COVID, nous nous rapprochons progressivement de cette situation. Fin 2019, la France métropolitaine comptait 50 316 DAB et ce nombre a reculé de 4,1% en 2019 (source : Banque de France).

Assumons les conséquences négatives pour certains foyers modestes de cet éventuel retrait des liquidités :

  • L’utilisation de la carte bancaire n’est pas possible chez certains commerçants, en particulier chez beaucoup de commerçants du marché du fait du cout du lecteur de la carte et même avec le COVID, il faut un minimum d’achat de 10 € ou plus.
  • L’utilisation de la carte bancaire pour prendre de l’argent liquide coute plus cher si on retire son argent dans un distributeur ne relevant pas de sa banque, en particulier pour les clients de la Banque Postale
  • L’utilisation de la carte bancaire pose parfois problème dans les liaisons avec les serveurs des banques, et aussi lors de paiement sans contact
  • L’utilisation du liquide permet (éventuellement) de ne pas faire payer la TVA
  • ….

En clair, ne nous trompons pas de combat ; dans les années 50-60, les salaires et les allocations familiales étaient payés en liquide mais, heureusement, cette approche a disparu et, malgré ce, salaires et allocations sont bien payés et les achats s’effectuent. Les liquidités ne constituent plus une nécessité !

Monsieur Candide : que dire, dans ce cadre, du commerce à Fontenay ?

D’abord, bonjour aux commerçants et à leur association :

Quelques points importants :

  • La Ville connait un dénivelé de plus de 100 mètres, quasiment tout le territoire étant en pente, ce qui complique les problèmes de déplacement, à pied, voiture ou vélo, particulièrement pour les seniors, femmes enceintes et personnes à mobilité réduite.
  • A Fontenay, le développement commercial, comme tout ce qui concerne l’économie, est resté ignoré pendant des décennies, l’équipe municipale aux affaires jusqu’en 2014 ne s’y étant pas intéressée. Aucune politique réellement annoncée et, a fortiori, aucune mise en place.

L’approche, selon l’INSEE, n’a changé qu’en 2014-15 :

  • La « rénovation », en 2011, du marché aux comestibles est, sur ce point, significative : petit, de qualité médiocre, fenêtres vers l’Est laissant le soleil levant arroser de ses dards les étals du charcutier, du poissonnier ou du crémier demandant de la fraicheur, … Chacun pourra comparer avec d’autres …

Un article publié par les Nouvelles de Fontenay est, sur ce point, significatif ( 20 novembre 2012 ).

  • Plus structurellement, d’un point de vue géographique, la Ville ne se situe pas sur des axes de circulation importants permettant le passage d’une population en transit susceptible de s’arrêter pour procéder localement à des achats venant en sus de ceux des Fontenaisiens.
  • Le niveau de vie, à Fontenay, baisse depuis plusieurs années.

Ce tableau (source INSEE) montre clairement que Fontenay décroit d’un indice 100 à 99.3 quand TOUTES les autres villes connaissent un enrichissement de leur population (cette baisse certaine est minorée du fait de l’inflation. La baisse réelle s’établit à 5% environ).

La situation actuelle de la Ville, en ce qui concerne son commerce, peut se résumer ainsi :

  • Une concentration certaine de commerces en centre-ville, sur la rue Boucicaut avec quelques débordements sur la rue Dolivet
  • Cette situation se caractérise par le développement récent d’un certain nombre de commerces de qualité en centre-ville, développement favorisé par l’arrivée de clientèles plus aisées. (Voir notre document N° 10 ).
  • Une disparition de la très grande partie des commerces dans les quartiers et des boutiques dites « en pied d’immeubles » dans les secteurs d’habitation autres que centre-ville.
  • Une arrivée de locataires en logements sociaux choisis par le Préfet, locataires à pouvoir d’achat faible et donc peu présents dans les boutiques (voir plusieurs de nos articles sur la sociologie de la Ville, document  N° 12 et autres montrant que le Préfet affecte 80% des logements, directement ou indirectement par contrainte relative aux DALO)

C’est dans ce cadre général de l’évolution sociale et commerciale de Fontenay qu’il faut analyser la situation de chaque secteur géographique de la Ville et essayer de définir un plan de développement : Nous précisons, ci-après, notre propre analyse et non la position officielle de l’équipe municipale (dont nous ne faisons pas partie).

Quartier Scarron :

Une grande partie des commerces en pied d’immeubles ont disparu, certains depuis des années (fruitiers, librairie-journaux, …). Cette disparition s’explique : lors de la construction, dans les années 1960, beaucoup de couples n’avaient pas de voitures, madame ne travaillait pas, le nombre de supermarchés et autres grandes surfaces était limité … et la famille achetait donc quasi-tout quotidiennement en pied d’immeubles.

Depuis, évolution : la femme travaille, le nombre de voitures s’est largement développé, … et les habitants, majoritairement, effectuent leurs achats le week-end plus loin, en grande partie au supermarché ou au marché … et les boutiques en pied d’immeuble ne servent souvent plus que de « dépannage » pour une part importante de la population (exception : les seniors qui achètent souvent localement et pour qui les boutiques constituent un … parloir et lieu de rencontre).

Coquilles vides : la municipalité a réutilisé une partie des lieux inoccupés en favorisant l’arrivée d’un cabinet médical et d’un dépôt-vente de vêtements (Croix-Rouge).

L’évolution récente des achats par internet et l’impact du COVID sur les processus commerciaux ne font qu’intensifier cette évolution se faisant au détriment de ces commerces en pied d’immeubles.

Le statut des boutiques de Scarron ne facilite pas les problèmes : les murs appartiennent, pour la plupart, au bailleur social Toit-et-Joie dans le cadre d’une copropriété privée où ledit bailleur est minoritaire, les autres membres de ladite copropriété étant les propriétaires des appartements situés au-dessus des boutiques.  Les « fonds de commerce » (entité juridique pour l’exploitation regroupant droit-au-bail, nom, clientèle et stocks) appartiennent aux commerçants qui, généralement, sont donc locataires, pour les murs, de Toit-et-Joie.

La propriété des axes de circulation piétons se partage en trois sous-ensembles distincts mais imbriqués, selon un schéma surprenant, entre (1) la copropriété privée, (2) le bailleur Toit-et-Joie au titre des logements sociaux voisins et (3) la Ville. En clair, disons avec humour, que pour balayer le sol, il faut trois balais différents.

Les règles de circulation automobile ne facilitent pas le commerce car Scarron est, du fait des déclivités, une zone d’accès non aisé ; rien n’y a été organisé pour permettre une venue facile et un arrêt « minute » rapide pour des clients venant spécifiquement d’ailleurs (chez le pharmacien éventuellement de garde, par exemple).

Déménager tous ces commerces rue Marx-Dormoy pourrait constituer une solution à étudier : ces boutiques pourraient alors desservir conjointement les clientèles de Scarron et des Sorrières ainsi que la clientèle de passage (voir ci-après).

La situation deviendrait éventuellement problématique pour les seniors des immeubles car aller faire ses achats sur la rue Marx-Dormoy demande de monter la pente (15 mètres environ de dénivelé ) qui sépare la dalle de Scarron de la rue. Problème pour les gens âgés.

Quartier Blagis :

Même évolution qu’à Scarron et, côté Paradis, à Fontenay, il ne reste plus qu’un salon de coiffure qui va fermer et partir pour Bourg-La-Reine.

L’agence postale, l’agence bancaire s’inscrivent dans ce processus de diminution de l’activité commerciale locale, les commerces restant se situant tous à Sceaux, de l’autre côté de l’avenue jean Perrin.

La reconstruction du quartier et l’arrivée de 600 logements privés, un dessin nouveau des axes de circulation, une ouverture plus grande du quartier à son environnement pourraient faciliter l’implantation et le démarrage de commerces nouveaux, principalement sur l’avenue de manière à profiter du flux de voitures se dirigeant vers Bourg-La-Reine ou Le-Plessis. La solution est là et non dans des vœux pieux !

Quartier Centre-Ville :

Comme nous l’avons indiqué, de nouvelles boutiques dans le domaine alimentaire et une librairie se sont installées mais il subsiste peut-être un nombre (trop) élevé de boutiques d’optique, d’agences immobilières, de coiffeurs ou d’agences bancaires, de garage automobiles ….

Il n’y a plus maintenant de magasin de vêtements, de chaussures, de quincaillerie, de bricolage, de papeterie, …

Pour l’alimentation, le marché joue un rôle essentiel.

Il existe une charte municipale relative au commerce mais ce document est plus un catalogue d’impératifs sur la forme, les couleurs, les matériaux à retenir par les commerces dans leur aménagement et dans l’utilisation éventuelle et contrôlée du domaine public qu’une aide au développement des chiffres d’affaires. N’a pas le sens commercial qui veut !

Zone d’application de la charte :

Notons que, à l’extrémité de cette zone, les boutiques disponibles sous l’immeuble neuf à l’angle Boucicaut/Blanchard ne semblent toujours pas trouver preneurs.

Toujours en centre-ville, le mail Boucicaut qui se caractérise par des commerces de qualité, connait également des locaux commerciaux assez vétustes et certains devraient disparaître :

Monsieur Candide : De manière générale, que faut-il faire pour relancer le commerce à Fontenay ?

Il faut d’abord en avoir la volonté puis prendre en compte le diagnostic et agir en développant une stratégie.

Le regretté Christian Bigret, premier adjoint en charge du commerce de l’élection de 2014 à son décès, s’était fait aider par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP). Les spécialistes mandatés avaient constaté une « fuite d’opportunités », une part importante des Fontenaisiens ne faisant pas leurs achats à Fontenay. D’où perte de chiffre d’affaires pour les commerces locaux.

La Ville a mis en place les outils juridiques nécessaires (achat par une société d’aménagement dépendant du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris VSGP, …) qui lui permettent progressivement de prendre le contrôle des boutiques dont elle pense devoir acquérir les murs pour, ensuite, pouvoir louer à des locataires développant des activités commerciales souhaitées.

Les clients locaux :

Pour que le commerce fonctionne, il faut :

  • Retenir les clients actuels par l’opportunité de l’offre, la facilité d’accès par TOUT moyen de transport (1 kilomètre, voire 500 mètres, constituent, pour certains, un obstacle important).
  • Augmenter le nombre des clients disposant d’un potentiel d’achat.

Le développement de plusieurs immeubles en accession à la propriété devrait (1) augmenter le nombre de clients potentiels et (2) accroitre la capacité moyenne d’achat.

Les clients de passage :

La Ville n’a jamais eu de stratégie pour capter la clientèle de passage, c’est-à-dire la clientèle potentielle qui traverse la Ville et qui pourrait s’y arrêter pour acheter sous la condition que le stationnement ponctuel soit possible, le temps d’acheter. Sur ce point, le développement d’arrêt gratuit pour 20-30 minutes avec bornes de contrôle a eu un aspect très positif.

La construction des immeubles sur le plateau du Panorama, à Clamart, crée une opportunité car leurs habitants, Clamartois, seront plus proches, géographiquement, du centre de Fontenay que de celui de Clamart. Encore faudrait-il adapter les moyens de la Ville à ces potentiels nouveaux clients (aucune interrogation sur ce point lors des « discussions » sur les places de parking de la place de la Cavée ).

Monsieur Candide : Le commerce à Fontenay a-t-il vocation à ne subsister qu’en centre-ville ?

Très bonne question !

Il y a deux aspects à prendre en compte :

  • La présence de boutiques en pied d’immeuble n’est plus à l’ordre du jour
  • Le vieillissement de la population conduit à devoir mettre les seniors en possibilité de faire leurs achats dans un cadre simple et aisé pour des gens connaissant souvent des problèmes de locomotion.

Pour ne prendre qu’un exemple, on pensera au senior qui, de son domicile de la rue de Bellevue, doit descendre à pied la rue Jean-Lavaud puis remonter Ledru-Rollin pour arriver place de la Cavée et y trouver les premiers commerces. Il remontera toujours à pied avec le poids des achats en sus.

Il n’est pas certain que le vélo soit la solution avec un ou plusieurs sacs …

En ce sens, la déclivité de Fontenay accentue fortement les problèmes.

Deux grandes zones d’habitation ne connaissent aucun commerce.

Sur ce point, il est significatif que l’axe « rue-Marx-Dormoy / avenue Lombart » constitue un axe intéressant et complémentaire aux implantations commerciales de centre-ville :

  • Il s’agit d’un axe intercommunal permettant de venir de Montrouge à Sceaux via Bagneux et Fontenay.

  • Il s’agit du seul axe, en dehors du centre-ville, connaissant déjà des commerces avec un certain succès depuis plusieurs années, tant rue Marx-Dormoy entre Scarron et Sorrières que, avenue Lombart, en face de la sortie du RER.

La construction Nexity rue Marx-Dormoy, à l’angle de la rue du Moulin Blanchard, et l’immeuble en accession à la propriété  « Toit et Joie », toujours rue Marx-Dormoy, face à la rue Georges Bailly, devraient augmenter la clientèle locale et favoriser le développement de cet axe commercial restant à intensifier mais la clientèle locale tant actuelle qu’issue des nouvelles constructions devra être augmentée d’une captation de la clientèle de passage ; d’où nécessité de places de stationnement « minute ».

La desserte des lieux isolés ne pose réellement problème que pour les seniors connaissant des problèmes de déplacement.

Sans faire de publicité pour personne, notons qu’il est possible de se faire livrer à domicile par des magasins généralistes :

Il va cependant falloir que les liaisons informatiques commerce-senior restent compréhensibles :

Avec tous mes meilleurs vœux pour les commerçants et l’ensemble des Fontenaisiens.

Jean-Michel Durand

Maire-adjoint Finances et Logements sociaux 2014-2020

Une cuisine savoureuse à la croisée de la gastronomie française et africaine faite par une Fontenaisienne

Fontenaisienne depuis plus de 10 ans et travaillant dans la restauration collective, je me suis lancée il y a quelques années dans la préparation de buffets savoureux à la demande d’amis qui m’avaient demandé de leur organiser une réception pour un événement privé.

La soirée avait été un grand succès et cela avait été pour moi un immense plaisir de faire découvrir ma cuisine aux convives.

Alors que le confinement devrait bientôt se terminer et que nous pourrons de nouveau nous retrouver pour partager des moments conviviaux, je vous propose des solutions sur mesure pour vos réceptions, déjeuners ou diner à votre domicile ou dans une salle municipale.

J’utilise exclusivement des produits frais et de qualité et je peux à votre convenance ne choisir que des produits bio et/ou végétariens.

Voici une photo pour vous présenter la diversité des plats que je peux vous préparer :

Alors si vous ne souhaitez pas un jour faire les courses et la cuisine ou si vous souhaitez organiser une réception privée (anniversaire, départ à la retraite, fiançailles…), je vous invite à me contacter afin que je puisse vous établir un devis complet.

A très bientôt pour de nouvelles aventures culinaires !

Jeannette OSODU

Portable : 06 11 47 25 15

Mel : jeannetteosodu@gmail.com

Point et rappel sur le projet de rénovation du mail Boucicaut

Le 5 janvier 2021, le projet de rénovation du mail Boucicaut  a été présenté aux copropriétaires des immeubles, la construction d’un immeuble semblant faire la même taille que l’immeuble du 101 rue Boucicaut, c’est à dire 7 étages et qui serait collé aux immeubles du 101 et du 105 rue Boucicaut et qui devrait contenir une trentaine de logements.

Cette présentation est disponible sur le site de la ville, à la rubrique « Les projets de la Ville » « Mail Boucicaut »

Ci-joint le lien pour la télécharger : https://www.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/environnement/urbanisme/Mail_Boucicaut/FAR_MAIL_BOUCICAUT_-_presentation_operation_05.01.21.pdf

Suite à cette réunion du 5 janvier 2021, j’avais fait un premier article : https://www.osez-fontenay.fr/point-davancement-sur-le-projet-de-renovation-du-mail-boucicaut/

Depuis cette présentation j’ai eu l’occasion de discuter avec de nombreux habitants de ces deux immeubles et nombreux sont ceux qui sont refroidis par le plan de rénovation présentée par la majorité et la société publique locale (SPL) Vallée Sud Aménagement (anciennement SPLA Panorama) et sont opposés à la construction de cet immeuble.

Le projet d’immeuble s’intercalerait entre le 101 et le 105 rue Boucicaut. Le 101 est l’immeuble dont nous voyons la tranche.

Lors de la réunion du 5 janvier 2021, un membre du conseil syndical du 101 rue Boucicaut avait rappelé la nécessité de conserver le quai de déchargement/chargement dont vous pouvez voir l’entrée et la rampe d’accès sur cette photo hors ce point-là n’apparaît nullement dans le compte-rendu.

Il est juste fait mention du quai de déchargement/chargement lié à Carrefour donnant sur la rue Jean Jaurès. Pourquoi cet oubli alors que c’est un point important dans la rénovation du mail Boucicaut ?

La construction de cet immeuble accolé au 101 et au 105 amène plusieurs problèmes :

– Obstruction des puits de lumière du pignon nord du 101 rue Boucicaut, ainsi que d’une sortie d’aération.

– Perte de luminosité pour les appartements de la façade sud du 105 rue Boucicaut (cf photo ci-dessous)

– Suppression du quai de déchargement/chargement utilisé lors des gros travaux réalisés sur les immeubles du mail Boucicaut. Cela signifie que lors des prochains travaux de rénovation des immeubles, les matériaux seraient stockés directement sur la rue.

– Sur densification d’un quartier déjà très dense

– Augmentation potentielle du trafic routier passant par la rue Boucicaut avec l’apport des voitures des nouveaux riverains

– Fragilisation potentielle de la structure des immeubles déjà présents due aux travaux et aux vibrations qu’ils occasionnent.

– Nuisances sonores et visuelles pendant le chantier et après.

La construction d’un nouvel immeuble entraînerait une perte considérable de luminosité pour les appartements se trouvant dans le renfoncement et par conséquent une forte baisse de la valeur de ces appartements ainsi que des autres appartements.

Ceci va à l’encontre de l’une des intentions du projet de rénovation qui était de valoriser le patrimoine des copropriétaires et cela entraînera indéniablement une dévalorisation de ce patrimoine.

Depuis cette date du 5 janvier 2021, nous n’avons plus eu de nouvelles la SPL Vallée Sud Aménagement et de la mairie concernant ce projet.

Par conséquent, malgré tous ces retours négatifs, quelle ne fut pas ma surprise de lire dans la tribune de la majorité dans le Fontenay Mag de Avril 2021 que “la réhabilitation du mail Boucicaut (zone commerçante) […] a suscité un bon accueil du comité d’habitants”. (page 28 dans la Tribune Libre des élus de la majorité : Rénovation de notre ville). Ci-joint le lien pour visualiser le Magazine d’Avril 2021 : https://fr.calameo.com/read/0026732070b083ef692bb

J’ai interrogé des habitants du 101 rue Boucicaut et personne n’était au courant de ce comité d’habitants. Par conséquent, plusieurs questions me viennent à l’esprit :

– Comment sont organisés ses comités d’habitants et qui les composent?

– Comment les gens sont-ils au courant de la tenue de ces comités d’habitants ?

– Est-ce qu’il y a des compte-rendu public de ces comités d’habitants avec la liste des participants à ces comités d’habitants ? Si oui, où sont-ils disponibles ?

– Est-ce que la présentation du projet de réhabilitation a bien été la même que celle à laquelle j’ai eu droit lors de la réunion du 5 janvier 2021 ?

[NDLR] : sur le site de la ville, il y a une rubrique : « Votre quartier » « Parc-Centre-Ville », mais il n’y a pas la composition du Comité d’Habitants. De plus ce Comité ne s’est pas réuni depuis 2 ans et il n’y a pas de compte-rendu de ce comité, en dehors de celui des comités thématiques »

Le coup de grâce est venu lorsque j’ai appris par l’intermédiaire de M. Welter et son article que la SPL Vallée Sud Aménagement avait lancé un appel d’offres de maitrise d’œuvre pour construire un immeuble d’habitation de 10 étages avec commerces au rez de chaussée et au 10ème étage, adossé aux murs pignons des immeubles de 7 étages situé au n°101 et de 11 étages situés au n°105 de la rue Boucicaut.

L’immeuble gagnerait donc 3 étages par rapport à ce qui nous avait été présenté initialement et ceci sans avoir prévenu préalablement les principaux intéressés, c’est à dire les habitants du mail Boucicaut

Je peux vous dire que le conseil syndical du 101 rue Boucicaut, dont je fais partie, a été très désagréablement surpris d’apprendre cette nouvelle via M. Welter et non directement de la part de la mairie ou de Vallée Sud Aménagement. Cela est fait en toute opacité envers les habitants du mail Boucicaut et nous sommes d’autant plus surpris qu’un appel d’offre ait été lancé alors qu’aucune proposition de rétrocession n’a été présentée à l’ASL et aucun vote effectué par les membres de l’ASL. L’ASL est une Association Syndicale Libre représentant un groupement de propriétaires fonciers. Elle chapeaute tous les immeubles et locaux commerciaux du mail Boucicaut

En effet, cet immeuble ne peut être construit sans l’accord des membres de l’ASL et cela signifie que la SPL Vallée Sud Aménagement et la mairie actuelle mettent la charrue avant bœufs et semblent se croire en terrain conquis.

Je suis surpris que Vallée Sud Aménagement et la mairie persistent dans la voie de la construction de cet immeuble car tous les gens que j’ai interrogé sont contre et voteront contre la construction de cet immeuble.

L’apparente transparence de ce projet cache en fait bien des zones d’ombre pour les habitants du mail Boucicaut.

Pour rappel, les intentions du projet de rénovation étaient :

Acquisition de 3 îlots de commerces dans une logique première d’accord amiable 

  • Approche des commerces concernés à partir de début janvier,
  •  Signature d’accords de transferts ou d’accords d’éviction,
  • Acquisition des espaces communs nécessaires à la réalisation d’espaces publics qualitatifs
  • Réalisation d’une place paysagère,
  • Végétalisation et insonorisation de l’espace,
  • Meilleure organisation de l’espace public qui limite les nuisances en évitant les attroupements et les dépôts sauvages,
  • Des façades commerciales accessibles et lisibles.
  • Valorisation du patrimoine des copropriétaires,

Sortie de la piscine de la copropriété

  • Autonomie dans sa gestion,
  • Améliorer sa visibilité et son accessibilité.

Comme vous pouvez le constater, les intentions sont prometteuses mais, étrangement, la construction de l’immeuble d’une trentaine de logements n’y apparaissaient pas alors que c’est la pierre angulaire du projet présentée par la majorité et la SPL Vallée Sud Aménagement.

A noter que lors de l’exposition de 2019 du projet sur le mail Boucicaut (voir image ci-dessous), il n’y avait pas de construction d’immeuble de prévue et cela ne semblait pas gêner la majorité à l’époque. Les temps changent…

Mikaël Coïc

Voir aussi l’article : La nouvelle « Folie » urbanistique du maire : érection sur le mail Boucicaut d’un immeuble de 10 étages

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 13 ème document) : Histoire des relations économiques entre Fontenay aux Roses et les communes du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris.

Monsieur Candide : pouvez-vous nous parler de l’histoire économique de Fontenay et de sa situation actuelle ?

La géographie de Fontenay résume, en grande partie, la situation économique actuelle.

La Ville :

  • Descend en pente d’une centaine de mètres, de 164 mètres sur le plateau du Panorama à 58 mètres aux Blagis.
  • Connait, dans sa partie haute, sous le Panorama, une couche de sable de 60- 80 mètres (sable dit « de Fontainebleau »), couche qui retient l’eau, la filtre et la répartit de manière continue dans les zones plus basses de la commune.
  • Est orientée vers l’Est, le soleil levant qui vient chasser la rosée du matin et empêche ainsi les plantes de pourrir.

Ces différentes données (sable apportant de l’eau sans stagnation, orientation à l’Est, …) ont longtemps conduit à une situation optimale pour une agriculture de qualité et à des conséquences socio-économiques spécifiques :

  • Les grandes routes de l’Ancien-Régime passent plus à l’Ouest (Paris-Chartres par Chatillon) ou plus à l’Est (Paris-Orléans par Bourg-La-Reine) de manière à éviter le dévers des fortes déclivités fontenaisiennes,
  • La commune, en situation optimale pour la culture des plantes, s’est spécialisée très tôt dans la vigne et l’horticulture. Sous Louis-XIV, Fontenay a contribué à fournir des arbres et diverses plantes pour le parc de Versailles.

Autres conséquences : commerces et industries ne viennent pas (ou peu) à Fontenay qui :

  • N’étant pas un lieu situé sur une grande route, ne constitue pas un lieu de passage favorable au commerce
  • N’offre pas de grands terrains plats propices à l’implantation de sites industriels ou de stockage
  • Se situe trop loin de Paris (contrairement à Montrouge, Malakoff, …) pour connaître l’impact commercial de la capitale.

Cette situation va perdurer jusqu’aux années 1960 avec départ progressif des horticulteurs et implantation de banlieusards. Rappelons l’évolution des chiffres de population :

Monsieur Candide : quid du développement économique après cette longue histoire de l’agriculture ?

De la Libération à 2014, pendant 70 ans, la Ville a connu plusieurs maires :

Aucun de ces maires ne s’est intéressé avec ferveur au développement économique de sa ville ; le développement urbain, l’augmentation du nombre d’habitants leur suffisaient et  le dernier de cette liste a même freiné pour arriver à une stagnation, sujet que nous avons déjà traité.

A partir des années 1995, la stagnation économique s’est greffée (fort logiquement) sur la stagnation du nombre de logements et d’habitants, la création du nombre d’entreprises en témoignant (INSEE):

On voit que, sur la période 2010-2014, dernière année de la précédente mandature, le nombre de créations annuelles d’entreprises à Fontenay a baissé de 209 (en 2010) à 188 (en 2014).

Ce nombre de créations d’entreprises commence à augmenter dès 2015 (+27, de 188 à 215 créations) avec le changement d’équipe municipale et l’arrivée d’élus plus sensibles aux données sociales et économiques et aux besoins de la population en matière de travail. Sur la période 2015-2019, le chiffre passe de 215 à 361. Changement total !

Monsieur Candide : la situation devient-elle idyllique ?

Non ! il sera difficile de rattraper le temps perdu : le tableau ci-dessous indique le nombre d’établissements développant une activité commerciale ou industrielle par ville du Territoire Vallée-Sud-Grand-Paris (VSGP). Fontenay se situe au dernier rang avec seulement 405 établissements.

En termes d’emplois « salariés », Fontenay connait un meilleur score et se situe au 8ème rang du fait que 68.5% de ses emplois salariés sur place relèvent d’établissements supérieurs à un effectif de plus de 100 employés. Il s’agit là de l’impact des établissements publics créés à la Libération par le Général de Gaulle (Commissariat à l’Energie Atomique CEA, INSERM, Laboratoire Central Industries Electriques, …).  En clair, pendant longtemps, et jusqu’en 2014, il n’y a eu aucune volonté de développer la ville économiquement.

Monsieur Candide : l’ancien maire, battu en 2014, explique cette situation par un manque de terrains disponibles pour développer toute activité économique.

Non ! et ce, pour trois raisons :

  • Des terrains, quand il n’y en a pas, cela se fabrique en regroupant trois ou quatre parcelles voisines (encore faut-il prévoir les outils juridiques nécessaires à l’action dont une société d’aménagement, une société d’économie mixte, ….)
  • Les activités tertiaires ne demandent pas beaucoup de place
  • Il y avait au Panorama des terrains disponibles.

Le vrai problème est que, comme indiqué ci-dessus, Fontenay a connu en 1945 l’implantation du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) et que l’une des solutions au développement économique, était (entre autres mais principalement) d’adjoindre des activités scientifiques complémentaires en partenariat avec ledit CEA ;  l’alliance politique du maire avec les Verts dans sa majorité (1995-2014)  interdisait cette approche. Plutôt chômage que renoncement à cette alliance qui maintenait au pouvoir !

L’équipe élue en 2014 a voulu et a su développer ce partenariat (et d’autres) avec pour objectif le développement d’un pôle pour la recherche appliquée en matière médicale, innovation thérapeutique, mise au point et industrialisation de médicaments nouveaux…  Objectifs : bio-santé, recherche et développement, production, entreprenariat, développement de « start-up », …

Cette nouvelle équipe a également su développer, en parallèle, des activités plus capillaires ayant conduit à un redémarrage (modeste) du commerce et de l’entreprenariat.

L’implantation du siège de Vallée-Sud-Grand-Paris à Fontenay a également eu un impact positif très significatif en matière d’emploi à Fontenay.

L’INSEE témoigne des résultats obtenus, 2014/2015 marquant ainsi une rupture nette entre une indifférence à l’emploi et une volonté de développer des postes :

A ce jour, les résultats sont en amélioration mais le taux d’emploi local reste faible :

Les villes du Territoire VSGP adjacentes à Paris connaissent une offre d’emplois supérieure à leur propres populations actives (Montrouge 106.7 et Malakoff 105.9) mais le record relève du Plessis, ville pourtant non située sur le périphérique (impact de deux sociétés après action volontariste de l’équipe municipale dont rapatriement d’une société aéronautique).

Fontenay se situe en huitième position ! 20 ans d’immobilisme en matière de développement économique, cela se paye, comme pour l’immobilier ! Viennent derrière Fontenay, en 9ème position Bourg-LR qui n’a jamais visé à aucun  développement économique et, en 10ème et 11ème positions, Bagneux et Châtenay qui connaissent une population de logements sociaux trop élevée pour connaître un taux d’emploi sympathique.

Monsieur Candide : une analyse ville par ville à l’intérieur de VSGP a-t-il un sens ou faut-il analyser le problème de l’emploi au niveau du Territoire ?

Faisons un peu d’humour ! Si vous êtes un élu de Montrouge ou du Plessis, vous continuez à jouer « solo ».  Dit autrement, les Fontenaisiens qui critiquent fortement VSGP jouent …. Pour Montrouge !

Il est significatif que Montrouge soit au premier rang du prix au m² des logements, au quasi-premier rang en matière économique et emploi. D’où la volonté de son maire de vouloir faire sécession et de se rapprocher de Versailles ! (Voir document N°12 mentionnant la volonté de transfert des logements sociaux de Montrouge à l’office HLM de Versailles).

C’est le rôle de VSGP de fédérer, en une approche globale,  toutes les villes du Territoire en matière économique ; la mission n’est d’ailleurs plutôt bien partie :

Le taux d’emploi (nombre d’emplois offert en rapport de la population active) atteint 82% ce qui ne classe plus ce Territoire dans les zones de communes « dortoirs ».

Les taux supérieurs à 100% ne sont atteints que dans les zones Ouest de la capitale (La Défense ou Seine-ouest) et les zones avec aéroports.

Les domaines d’activités de VSGP concernent à 25.7% les « activités tertiaires supérieures », évidemment derrière La Défense et Paris-Ouest mais à un très bon niveau.

De grandes entreprises internationales, des centres de recherche, des start-ups sont venus s’implanter :

Centres de recherche :

Des start-ups :

Monsieur Candide : j’ai l’impression qu’il y a comme une « dichotomie » profonde  entre le tissu économique et social de Vallée-Sud-Grand-Paris et ce que je vois de Fontenay.

Absolument ! Sous les mandatures en place jusqu’à 2014, l’objectif a été de ne rien faire, de maintenir une sorte de malthusianisme (Doctrine, élaborée par léconomiste Thomas Malthus, qui préconise une restriction de la natalité et de la croissance économique) : Fontenay se caractérisait par :

  • Absence de constructions neuves (hormis quelques logements sociaux)
  • Absence de développement économique, commercial ou (horreur !) industriel ! ça pollue et il faudrait construire !

Pour ne prendre qu’un exemple particulièrement significatif, l’ancienne équipe municipale aux affaires jusqu’en 2014 a toujours refusé de créer un outil juridique pour aider au développement économique, mission actuelle de la SPLA Société Publique Locale d’Aménagement créée par les deux villes de Clamart et Fontenay dès 2015, avant son transfert au niveau global du Territoire VSGP ; l’action de cette SPLA s’intègre aujourd’hui dans Vallée-Sud-Développement.

La conséquence de cet immobilisme économique à Fontenay, dans ces années 1995-2014, est que la population active de la ville a baissé de 3.4% entre 2007 et 2017 quand celle des villes voisines a augmenté.

Ces données sur la baisse de la population active à Fontenay atténuent fortement les satisfécits autodécernés de l’ancien maire sur son action en matière sociale et économique et lorsqu’il conteste la baisse (ou décroissance) qu’il a générée ! « Scripta manent, verba volent »   que nous traduirons (avec erreur volontaire) par « les chiffres sont là ! ».

Ce malthusianisme à Fontenay place la ville en marge du développement économique qui l’entoure.  Comme le montre le tableau ci-dessous, la structure professionnelle va ainsi connaître :

  • Une baisse de 5.8% en population active entre les millésimes 2007 et 2012
  • Une baisse de 0.60% de la part des « cadres et professions intellectuelles supérieures » avec une baisse en valeur absolue (baisse de 3970 à 3946) alors que le Sud des Hauts-de-Seine et VSGP se développent fortement dans le « haut-niveau » économique. Quel échec !

C’est dans le cadre de ce malthusianisme qu’il faut comprendre le refus de certains à voir évoluer la ville tandis que d’autres se modernisent.

En conclusion, l’objectif nous parait être de rattacher Fontenay à l’économie de Vallée-Sud-Grand-Paris et d’inscrire la ville dans un développement social et économique fort, loin de tout conservatisme qui ne sert que certains.

Arbres, nids, développement économique, même combat !

La création d’emplois contribue également à l’équilibre !

Thomas Malthus, pasteur anglican, auteur d’un essai sur la surpopulation.

Jean-Michel Durand

Maire-adjoint aux Finances et Logements Sociaux 2014-2020

Pour toute correspondance constructive : jean-michel.durand50@orange.fr