FARàVélo : Le vélo gagne les élections à Châtillon et à Fontenay-aux-Roses

Source : https://www.faravelo.com/actualite/le-velo-gagne-les-elections-chatillon-et-fontenay-aux-roses/

Le 27 juin 2021, le canton Châtillon et Fontenay-aux-Roses a élu le binôme Astrid Brobecker (EELV) et Lounes Adjroud (PS) comme Conseillers Départementaux. Quelles conséquences pour le vélo dans la banlieue sud ?

Les défis du vélo en banlieue sud

Le premier défi à surmonter à Châtillon et à Fontenay-aux-Roses concerne la Coulée Verte, où la cohabitation est devenue trop difficile entre piétons et vélos. Ce conflit est causé par un deuxième défi: l’absence d’un réseau cyclable structurant et protégé sur les routes départementales gérées par le Département. Les usagers à vélo doivent se réfugier sur la Coulée Verte. Les solutions proposées par les candidats sont très différentes.

La vision de Laurent Vastel et de Anne-Christine Bataille

Le binôme Laurent Vastel (UDI) et Anne-Christine Bataille (DVD) proposait de laisser les vélos avec les piétons sur la Coulée Verte et de « protéger les piétons et de sécuriser le parcours cycliste ». En d’autres termes il souhaitait laisser la racine du problème intacte : l’impossibilité pour les usagers à vélo de se déplacer en sécurité sur la route départementale parallèle à la Coulée Verte (D63). Offrir une piste cyclable sécurisante aux cyclistes sur une route départementale revient, écrivent-ils, à créer « une autoroute à vélo en plein centre-ville ». Pour éviter la présence de trop de cyclistes – qu’ils semblent vouloir éviter – il proposaient de continuer à mêler les vélos avec les voitures dans « une zone 20 surélevée et partagée ».

Cette solution du « partage de la chaussée » est cependant inenvisageable selon le Cerema, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement, qui conseille les collectivités en matière de mobilité. Pour cet organisme, la sécurité des vélos interdit de mêler les vélos avec les voitures s’il y a plus de 4.000 véhicules qui passent par jour. Or, sur cet axe passent 11.000 véhicules par jour ! Même si la vitesse maximum sera réduite à 20 km/h, un enfant ne pourra pas circuler à vélo en sécurité s’il doit partager la chaussée avec un débit motorisé équivalent à 11.000 véhicules par jour.

La vision de Astrid Brobecker et Lounes Adjroud

Le binôme Brobecker/Adjroud proposait au contraire d’abandonner le concept actuel du partage de la chaussée en créant « un vrai réseau cyclable départemental protégé, en particulier sur la D63 et la D906 ». Les travaux actuels sur la D63 montrent que l’espace pour une large piste est disponible.

Un réseau routier départemental sécurisé pour le vélo

En élisant le binôme Brobecker/Adjroud, les habitants de Châtillon et de Fontenay-aux-Roses ont exprimé leur souhait d’avoir une solution durable pour le conflit entre piétons et vélos sur la Coulée Verte. En équipant la D63 de pistes cyclables, le département permettra enfin aux vélos de quitter la Coulée Verte en toute sécurité sur la route départementale parallèle. C’est important, car la Coulée Verte représente la ligne B3 du futur RER V, le réseau cyclable régional qui sera mis en place d’ici à 2030. Une aubaine pour nos communes et pour les citoyens qui souhaitent pouvoir prendre le vélo pour certains déplacements !

Ensemble avec les autres associations vélo de notre banlieue sud et le Collectif Vélo Île-de-France, FARàVélo souhaite accompagner les nouveaux conseillers départementaux dans la réalisation de ce réseau cyclable qui rendra le réseau routier départemental enfin accessible à vélo.

Site : https://www.faravelo.com/

Association Fontenay Environnement & Transition (FET) : Le retour des activités

Avec les beaux jours, le retour des terrasses, l’assouplissement des restrictions de circulation, c’est comme un petit vent de liberté qui souffle… C’est surtout l’occasion de redémarrer nos activités, à mesure que les contraintes sanitaires diminuent.

Repair Café (samedi 12 juin)
Puisque les café et les restaurants rouvrent, le Repair café aussi ! Samedi 12 juin, venez apporter votre objet à réparer de 14 à 18h, à la maison de quartier des Paradis. Cette fois-ci nous ne pourrons pas prendre en charges les vêtements car notre couturière préférée n’est pas disponible. Mais comme d’habitude nous réparons à peu près tout, sauf les smartphones, les vélos (voir FARàVélo) ni le gros électroménager. Nous maintiendrons les espaces entre les réparateurs et le café sera à emporter.
Plus d’informations en écrivant à : contact.fet@yahoo.com

Jardin en permaculture (dimanche 13 juin)
Les saints de glace sont passés et la nature se réveille ! C’est le temps de s’occuper du jardin. Venez participer à une séance de jardinage collectif à Fontenay-aux-roses. C’est dimanche 13 juin de 14h à 17h.
Prévenez de votre venue en écrivant à : contact.fet@yahoo.com

Atelier Faites-le vous-même “cosmétiques” (mercredi 23 juin)
Après un atelier en vidéo pour réaliser une crème hydratante, revenons à la réalité avec un atelier en présentiel. Retrouvez Odile mercredi 23 juin à la maison de quartier des Paradis de 18h à 19h30.
Inscription indispensable en écrivant à odile.jersyk@orange.fr (nombre de places limité)

Atelier Faites-le vous-même “produits ménagers” (mercredi 30 juin)
Fini les lessives qui grattent ou les détergents qui polluent la planètes, réalisez vous-même vos liquides d’entretien avec des produits sains et écolo. Retrouvez Morgan mercredi 30 juin à la maison de quartier des Paradis de 18h à 19h30.
Inscription indispensable en écrivant à : contact.fet@yahoo.com  (nombre de places limité)

Retrouvez notre actualité sur notre page : Facebook de FET (Fontenay Environnement et Transition)

A bientôt,
Christophe pour le CA de FET

FARàvélo ce dimanche 30 Mai, à Sceaux

Dans le cadre de la journée du vélo à Sceaux, FARàvélo s’associe à MDB Sceaux et à la ville de Sceaux qui l’accueille depuis son départ de Fontenay, pour animer une bourse aux vélos et un atelier de gravage.

Rendez-vous donc dimanche 30 mai au Jardin de la Ménagerie en centre-ville de Sceaux.

La bourse aux vélos (achat et vente de vélos d’occasion)

Si vous souhaitez vendre un vélo : vous êtes invité(e) à le déposer entre 10h et 12h. Son état sera estimé et son prix fixé par vous.

Si vous souhaitez en acheter un, vous êtes attendu(e) entre 14h et 17h.

FARàvélo et MDB Sceaux vous conseilleront dans le choix de votre futur vélo.

Vous pourrez aussi recevoir tous les conseils nécessaires pour son entretien.

Quant à l’atelier de gravage, il vous permettra de faire marquer le cadre de votre vélo d’un numéro Bicycode, qui l’identifie en cas de perte ou de vol (https://www.bicycode.org/).

Si vous n’avez pas eu la possibilité de faire graver votre vélo par FARàvélo quand nous étions à Fontenay, c’est l’occasion de le faire chez nos voisins scéens.

Par ailleurs, la mairie de Sceaux a invité Stein Van Oosteren, président de FARàvélo à présenter son livre « Pourquoi pas le vélo ? ». Un stand lui sera réservé, venez le rencontrer !

La ville de Sceaux organise aussi un débat public sur le devenir du centre-ville de Sceaux et l’arrivée du RER V (RER Vélo), avec notamment Patrice Pattee, adjoint au maire, Sceaux à vélo et modéré par Stein Van Oosteren, porte-parole du Collectif Vélo Ile-de-France. Il aura lieu à 16h, jardin de la ménagerie.

Comme vous le voyez, vous avez donc beaucoup de bonnes raisons de venir retrouver FARàvélo dimanche à Sceaux !

Odile Jersyk

Association “Fontenay Environnement et Transition” (FET) : nouvelles et Assemblée Générale le 25 Mai en visio

L’association “Fontenay Environnement et Transition” redémarre nos activités progressivement et positivement !

Facebook-live atelier “Faites-le vous-même” cosmétique
Le mercredi 5 mai nous avons réalisé un facebook-live pour un atelier qui expliquait comment réaliser une crème  hydratante pour nos mains qui n’en peuvent plus du gel hydroalcoolique. Retrouvez Odile qui nous a dévoilé sa recette de cette crème facile à réaliser, en visionnant l’enregistrement de cette vidéo.
C’est sur le Facebook de FET, en cliquant ici :  https://fb.watch/5jPkr0baWe/

Repair café avant l’été
Nous organiserons un repair café à la mi-juin, si les conditions sanitaires le permettent. Plutôt que d’attendre, nous  nous mettons dès maintenant dans la perspective d’une reprise de nos ateliers de réparation participatifs. Date et lieu précisés ultérieurement.

Assemblée Générale de FET
En attendant de pouvoir se retrouver dans une salle avec de vrais gens et un vrai pot en fin de réunion, nous ferons notre AG en ligne. Elle se déroulera le 25 juin à 20 H 30 en visio.

Adhésion ou renouvellement
En ces temps de ralentissement d’activités, on oublie parfois de renouveler son adhésion. Mais les associations en ont besoin ! Alors n’hésitez pas à rempiler pour un an. Et si vous n’êtes pas encore adhérent, c’est le moment de le faire pour soutenir la vie associative. Cliquez ici : adhésion FET en ligne

Page Facebook de FET : Facebook de FET

Petite analyse de la population de Fontenay-aux-Roses (suite 17 ème document) : Les Associations et la Mairie ? Chacun chez soi ou inceste ?

Monsieur Candide : quelles doivent être les relations entre la Ville et les Associations ?

Très grave question.

Comme souvent, le problème vient des aspects financiers : l’Etat, par manque de moyens financiers, confie, aux collectivités publiques locales, des missions quasi-régaliennes sans que ces dernières n’aient les moyens humains ou financiers pour les assumer.

Ainsi, les villes, face à ce problème, sous-traitent elles-mêmes, à des associations, des missions qu’elles n’ont pas les moyens de développer en direct dans le cadre de l’action municipale.

Les chiffres correspondants vont croissant et représenteraient, aujourd’hui en France, de l’ordre de 2 milliards de subventions par an.  Ces activités associatives croissent d’autant plus que, avec l’allongement de la durée de vie, il y a une part importante de jeunes retraités qui viennent bénévolement servir leurs concitoyens au travers desdites associations tandis que les besoins sont croissants.

Cette approche pose cependant des problèmes juridiques significatifs de confusion entre municipalités (ou collectivités locales) et associations.

Lorsqu’une subvention est versée à une association, la somme transmise sort du régime de la comptabilité publique puisse qu’une association relève totalement du droit privé ; ainsi, si un juge croit devoir constater l’absence d’autonomie de l’association à l’égard de la collectivité versante, il peut décréter l’aspect fictif de ladite association, requalifier la nature des fonds versés pour exiger l’application des  règles de la comptabilité publique et assujettir les bénéficiaires à l’ intervention d’un trésorier-payeur public. En cet exemple, il y aurait eu utilisation de fonds publics sans respect des règles de la comptabilité publique.

Il en va de même si l’on peut considérer que l’association ne dispose pas vraiment d’autonomie à l’égard de la collectivité qui se croit “de tutelle” (concept juridique totalement faux : la notion d’ « association municipale » n’existe absolument pas).

Monsieur Candide : vous avez des exemples du non-respect de cette approche ?

En 2000, dans le cadre de la « Politique de la Ville », les quatre communes de Fontenay, Bagneux, Bourg-La-Reine et Sceaux ont créé en commun deux associations ADIB (Association de Développement Intercommunal des Blagis) et AIB (Association Intercommunal des Blagis).

Contre toute logique juridique, les quatre Villes ont nommé aux instances dirigeantes des élus de leurs propres conseils municipaux comme le soulignait l’article 7.3 des statuts :

La Commission Locale inter-partenaire (CLIP) mentionnée ci-dessus a été considérée, par les quatre villes, comme l’organe directeur des deux associations, une sorte de « Conseil d’Administration ».

Première alerte en Mai 2006 : Le Tribunal de Nanterre condamna des élus dans des opérations de vote de subventions à diverses associations dont l’ADIB.

Insistons sur un point : les élus de Bagneux n’étaient pas plus « coupables » que ceux des trois autres villes co-fondatrices de ces deux associations.

Nous n’avons pas cherché à connaître la suite de ce procès (appel, …).

Monsieur Candide : vous avez des exemples du non-respect de cette approche à Fontenay ?

En Conseil Municipal pendant de longues années, des « représentants » officiels de la mairie furent choisis parmi les élus pour siéger comme administrateurs au Conseil d’Administration de divers organismes ou associations dont les deux susmentionnées. Exemple lors du conseil du 21 Mars 2008 :

Lors des Conseils Municipaux suivants, les élus correspondants votèrent, sans sourciller, les subventions aux associations dont ils étaient administrateurs et la confusion associations/ville était totale.

Disons que le concept de « conflit d’intérêt » n’est apparu que tardivement en France et ne constitue pas la base des réflexions (contrairement aux pays anglo-saxons).  A titre d’exemple, le vice-président d’un département peut voter des subventions en Conseil Départemental pour une ville dont il est maire. Les exemples similaires sont sans limites.

Monsieur Candide : revenons à nos deux associations ; comment cela s’est-il fini ?

Le signataire de la présente a été nommé administrateur de l’ADIB par le Conseil Municipal en 2014 mais, au vu de la situation juridique et financière, il a agi pour que les deux associations soient dissoutes par jugement du Tribunal de Grande Instance de Nanterre en date du 9 Janvier 2015 (voir Fontenay-Mag de Février 2015 page 10).

Des actions étaient menées en dehors de l’objet des associations, la comptabilité n’était pas tenue correctement, la perte totale cumulée au bilan représentait, en final, de l’ordre de 1.5Millions d’Euros.  Ces différents aspects montrent aussi le risque à nommer uniquement des élus « politiques » dont la compétence en contrôle n’est pas suffisante (cette critique pourrait encore s’appliquer aujourd’hui). Il faut que les « politiques » sachent donner des ordres à l’Administration mais qu’ils sachent également contrôler (D’autres secteurs sont concernés).

Dans le jugement concernant nos deux associations, le fait surprenant est que le Tribunal n’ait poursuivi personne au pénal et que les quatre villes n’aient pas été appelées à combler le passif (en clair, à payer les pertes et dettes restantes).

Si le signataire de la présente avait été juge, il aurait condamné tout le monde.

Monsieur Candide : avez-vous d’autres exemples ?

A Fontenay, l’Association CCJL (Centre Culturel et Loisirs de Fontenay) fut dissoute le 24 Septembre 2015 car elle présentait des caractéristiques non totalement conformes à l’orthodoxie. En Novembre 2015, cette association était dissoute par action de la mairie (pourtant juridiquement non directement concernée) et un ETA (Etablissement Territorial à caractère Administratif), dépendant juridiquement de la Ville, était créé après une curieuse approbation des adhérents de l’association CCJL:

Ce qui conduisit le Conseil Municipal à enregistrer cette délibération :

Ce qui n’empêcha pas le Conseil de Mars 2016 de verser une dernière subvention à l’Association CCJL pour régulariser ce qui devait l’être (dont la situation de salariés) :

Monsieur Candide : pouvez-vous nous résumer l’approche en 2020 ?

La Ville a ainsi connu trois dissolutions à chaud d’associations en déconfiture en deux ans, 2014-2015, et, évidemment, pas les plus petites et toutes trois avec des salariés.

En 2015 et, a fortiori, après ces trois sinistres, la Ville s’est engagée sur la bonne voie en coupant les liens officiels qui la reliait à (presque) toutes les associations : plus de représentants officiels de la Ville dans le Conseil de celle-ci ou de celle-là, restructuration ou dissolution des associations à problème.

La Ville a retenu la bonne approche : les associations constituent un « tiers secteur » à l’extérieur de la sphère publique ou de l’univers juridique du marché et des activités économiques. Le monde associatif constitue un monde à part ayant son propre rôle de coproduction des politiques publiques et il ne dépend pas des élus. L’objectif peut se résumer ainsi :

  • L’association ne doit pas être pas fictive (et de fait une « filiale » de la Ville).
  • L’association doit fonctionner conformément à ses statuts et dans le cadre de son objet statutaire.
  • L’association doit disposer d’une autonomie totale par rapport à ses financeurs (autres qu’adhérents). Seule la mission générale peut être débattue avec la Ville pour l’obtention de subventions.
  • L’association ne doit pas porter atteinte au jeu des marchés publics (et n’est donc pas un « fournisseur » ou « sous-traitant » de la Ville).

Monsieur Candide : quel est le montant des subventions données par la Ville en 2020 et pour combien d’associations ?

Pour 2020, Fontenay connait 114 associations référencées sur le site de la Ville, chiffre élevé et très sympathique.

Les comptes de la Ville font apparaître une dotation globale de 475.650€ pour 37 associations, avec pour principaux bénéficiaires :

  • L’Association Sportive Fontenaisienne : 290.000€ (plus locaux gratuits).
  • Le Manège aux Jouets : 85.700€ dont une subvention de fonctionnement de 35.0000€, la prise en charge direct du salaire de la directrice (agent communal) pour 49.000 € et des frais de communication pour 17.000€. … (plus locaux gratuits).
  • Le Comité des œuvres sociales des Agents de Fontenay : 30.000€ (plus locaux gratuits).

Monsieur Candide : Malgré les progrès constatés, des questions subsistent : Ces trois associations recevant le plus de subventions sont-elles totalement indépendantes de la mairie ?

Bonne question !

  • Le Manège aux Jouets travaille avec un salarié de la Mairie …
  • Le Comté des Œuvres Sociales relève de la responsabilité commune des salariés …

La gestion de l’ASF pose question même si ses dirigeants bénévoles sont remarquables :

  • Répartition de la dotation entre les sections sportives ou « la Mairie vue par l’ASF » :

La subvention de l’ordre de 290.000€, versée en globalité à l’ASF, est répartie via des mouvements bancaires par la Direction de l’Association   entre les différentes sections sportives qui la composent sans que les élus ne soient même informés de cette répartition. En clair, la politique sportive venant en aval de la subvention n’est pas connue au moment du vote, ni a posteriori.

Cette approche de l’ASF va assez loin puisque chaque section possède son propre compte bancaire (une quinzaine au total) dans la banque de son choix comme en témoigne la rédaction de l’article 21 des statuts (mise à jour 3 avril 2021) :

A la différence d’une entreprise, une association ne peut se contenter d’être à jour vis-à-vis de ses créanciers en payant bien ses factures et dettes ; elle doit expliquer de manière claire et intelligible la manière dont elle utilise les fonds qu’elle a à disposition, particulièrement lorsqu’il s’agit de subventions publiques.

Selon les statuts, la Direction de l’ASF et son Assemblée Générale considèrent chaque « section » comme une association distincte, l’article 22 ci-dessous étant significatif sur ce point : « …l’Assemblée Générale qui, si elle prononce la suppression, statue sur leurs éventuels transferts à une nouvelle association ».

En clair, l’ASF serait, a priori, une sorte de holding recevant des fonds et les redistribuant à des sortes de filiales relativement autonomes sans que la Ville qui octroie ces fonds dans le cadre d’objectifs généraux s’inscrivant dans une politique sportive générale, n’en soit même informée.

  • L’ASF vu par la Mairie :

Cette répartition des fonds tendrait à témoigner d’une indépendance plus que totale de l’ASF vis-à-vis de la Ville mais le site officiel de la mairie développe une approche inverse indiquant une autonomie non totale :

Lisons : « Le Comité Directeur coordonne l’ensemble des activités des sections et définit les objectifs de développement en lien avec la Municipalité. »

Ce développement en lien avec la Municipalité, s’inscrit dans un cadre contractuel prorogé régulièrement : exemple, Conseil Municipal du 11 Janvier 2016 :

  • La politique tarifaire :

L’ASF, association privée comme toute association, développe la politique de tarif qu’elle entend opportune.

Le seul problème qui a longtemps perturbé le maire-adjoint aux Finances et aux Logements-Sociaux (2014-2020) est que l’Association n’a jamais proposé une politique de tarification reprenant la notion de quotient-familial permettant aux enfants les moins favorisés d’avoir accès aux activités de l’ASF.

Dit autrement, on pourrait avoir tendance à penser que la situation géographique de beaucoup des activités sportives développées sur le plateau du Panorama, et la politique tarifaire sans réductions sociales ad-hoc pourraient poser problème aux gens de Scarron ou des Blagis (ou autres logements sociaux) pour eux-mêmes ou leurs enfants.

Les seules réductions de tarif possibles relèvent du Département, de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) … ou de la Ville de Sceaux !

Source : site de la Ville :

Source : site de l’ASF :

Un exemple de tarif (ou cotisation) : le Football : entre 265 et 275€.

U6 à U8 correspond à un âge entre 6 et 8 ans (2015 à 2013)

Pour comparaison, Châtenay-Malabry parait moins chère :

  • Le contrôle des comptes et de la situation administrative :

On notera que le rapport complet du CCJL est disponible en ligne sur internet.

Nous n’avons pas trouvé celui de l’ASF.

  • Contrôle des investissements par la mairie au profit de l’ASF:

Reprenons ici nos propos relatifs à l’analyse du budget 2021 :

Les 2M€ d’investissements pour le vestiaire du rugby sont-ils nécessaires ? urgents ? Pouvait-on se limiter à moindres frais pour moins de 200 adhérents inscrits à cette section du « ballon-ovale » de l’ASF (Association Sportive Fontenay) ? Ces 2 millions représentent le prix d’une très belle maison à Fontenay alors que le terrain où se construit ce château-vestiaire appartient déjà à la sphère publique car situé sur la Coulée Verte.

Cohérence dans la gestion de la Ville :

On notera l’écart de gestion entre la Ville et l’ASF :

  • Par respect des règles publiques en matière de Finances, la Ville n’émet jamais de règlements (chèques, virements, …) : elle demande à la Trésorerie de l’Etat de les émettre pour elle
  • L’ASF possède un compte bancaire propre par section.

La Ville alimentant financièrement l’Association, il y quelque chose d’illogique quelque part.

Si le rédacteur de la présente note était resté maire-adjoint aux Finances, il aurait pris ce problème en mains.

Monsieur Candide : pourquoi n’avoir rien fait entre 2014 et 2020 ?

Parce que le problème n’a pas été perçu dès 2014 et que le temps a été occupé à autre chose.

L’objectif de ces remarques relatives aux relations entre l’ASF et les élus, n’est pas de critiquer les deux équipes (l’associative et la municipale) mais de montrer que la situation actuelle, surtout compte tenu de l’importance des 4.000 adhérents associatifs, ne saurait être maintenue telle qu’elle est, sauf à accepter de connaître, un jour, un problème avec ses conséquences … : cessation de paiement, accident mortel, détournement important, plainte, ….

Ou simplement l’arrivée sur le tapis d’un paiement exceptionnel pour un événement tout aussi exceptionnel ; exemple : requalification d’un contrat d’honoraires avec un « vieil » entraineur, avec requalification en CDI (contrat de travail à durée indéterminée) par un tribunal avec effet rétroactif important portant sur les indemnités ou charges sociales de dizaines d’années … et une impossibilité pour l’ASF de payer.

Un exemple à Antony, section football :

Il est vraisemblable que le Club a cru licencier des vacataires … requalifiés par les prud’hommes en salariés en CDI.

Monsieur Candide : quelles conclusions sur ce sujet des associations à Fontenay ?

Je reprendrai d’abord nos propos initiaux ; l’Etat et les collectivités locales sous-traitent à des associations ce qu’ils ne peuvent ou ne veulent traiter en direct ; il y a, dans cette approche, un certain jésuitisme :  Les associations sont corsetées dans un cadre juridisme ambiguë se caractérisant, entre autres, par des obligations fortes accouplées à des moyens limités.

Dans ce cadre, pour ce qui concerne Fontenay, la Ville connait une politique très dynamique dans le domaine associatif et y consacre des ressources très significatives.

Des progrès conséquents dans la maîtrise des relations et dans la gestion ont été développés depuis 2014 avec abandon des vieilles liaisons quasi-incestueuses entre mairie et associations (« administrateurs municipaux, membres de droit, …).

Il faut poursuivre en ce sens et, revenir en arrière en recréant des liens qui n’ont pas à exister constituerait une erreur : si la Ville veut « politiquement » contrôler la totalité d’une activité relevant aujourd’hui d’une association, elle doit s’en donner les moyens et transformer l’association en un organisme nouveau avec autre statut juridique comme cela a été fait pour le CCJL passé du statut d’association à EPA, Etablissement public à caractère Administratif (2015-2016). Le processus est lourd et l’esprit change alors car on passe d’une bande de copains à une quasi-administration.

Amicalement à tous les Fontenaisiens et, particulièrement, aux membres des Associations.

Jean-Michel Durand

Maire adjoint aux Finances et Logements-Sociaux 2014-2020

Jean-michel.durand50@orange.fr

FARàVélo : Nouvelles

Notre vélo-école a déménagé à Sceaux, où nous allons aider nos ami.e.s de MDB Sceaux à monter une vélo-école lors de la fête du vélo à Sceaux le 30 mei prochain. Ensuite, nous déménagerons à Bagneux, où la mairie nous a reçu très favorablement. Un grand merci à Odile et à Jacques pour cette mise en relation!

Demain sortira mon livre “Pourquoi pas le vélo?” que j’ai annoncé aux habitants de notre ville dans cet article: ici. J’ai hâte de vous proposer une séance conviviale de dédicaces dès que possible, sur la place de Gaulle. On ne peut pas encore le faire à l’intérieur de la librairie Pêcheurs d’étoiles, mais ça viendra à l’automne. En attendant vous pouvez acheter le livre chez Michèle dès demain! Pour m’aider à diffuser le message du livre (qui est le message de FARàVélo!), vous pouvez utiliser le mot-clic #PourquoiPasLeVelo et diffuser les pages Twitter @EnvieDeVelo et Facebook @pourquoipaslevelo. J’ai hâte d’avoir vos retours sur ce livre, le fruit d’un travail de trois années!

EXCEPTIONNEL: le lundi 10 mai vous avez la chance de visionner le documentaire Together We Cycle (Tous à vélo) qui montre comment les Pays-Bas sont devenus cyclables! Je modèrerai cet évènement, qui lancera le film en France en présence des acteurs de la révolution du vélo en France: David Belliard (maire adjoint Paris), Olivier Schneider (Président FUB ), Charlotte Guth (Chef Aménagements cyclables de Paris) et  Gertjan Hulster (réalisateur). Inscriptions (gratuit) ici: https://nostfrancefrancais.wordpress.com/2021/05/03/1323/. N’hésitez pas à diffuser largement autour de vous!

Nous avions décidé de ne pas organiser FARRépare samedi dernier pour des raisons de restrictions sanitaires, mais nous le referons dès que possible.

Point et rappel sur le projet de rénovation du mail Boucicaut

Le 5 janvier 2021, le projet de rénovation du mail Boucicaut  a été présenté aux copropriétaires des immeubles, la construction d’un immeuble semblant faire la même taille que l’immeuble du 101 rue Boucicaut, c’est à dire 7 étages et qui serait collé aux immeubles du 101 et du 105 rue Boucicaut et qui devrait contenir une trentaine de logements.

Cette présentation est disponible sur le site de la ville, à la rubrique « Les projets de la Ville » « Mail Boucicaut »

Ci-joint le lien pour la télécharger : https://www.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/environnement/urbanisme/Mail_Boucicaut/FAR_MAIL_BOUCICAUT_-_presentation_operation_05.01.21.pdf

Suite à cette réunion du 5 janvier 2021, j’avais fait un premier article : https://www.osez-fontenay.fr/point-davancement-sur-le-projet-de-renovation-du-mail-boucicaut/

Depuis cette présentation j’ai eu l’occasion de discuter avec de nombreux habitants de ces deux immeubles et nombreux sont ceux qui sont refroidis par le plan de rénovation présentée par la majorité et la société publique locale (SPL) Vallée Sud Aménagement (anciennement SPLA Panorama) et sont opposés à la construction de cet immeuble.

Le projet d’immeuble s’intercalerait entre le 101 et le 105 rue Boucicaut. Le 101 est l’immeuble dont nous voyons la tranche.

Lors de la réunion du 5 janvier 2021, un membre du conseil syndical du 101 rue Boucicaut avait rappelé la nécessité de conserver le quai de déchargement/chargement dont vous pouvez voir l’entrée et la rampe d’accès sur cette photo hors ce point-là n’apparaît nullement dans le compte-rendu.

Il est juste fait mention du quai de déchargement/chargement lié à Carrefour donnant sur la rue Jean Jaurès. Pourquoi cet oubli alors que c’est un point important dans la rénovation du mail Boucicaut ?

La construction de cet immeuble accolé au 101 et au 105 amène plusieurs problèmes :

– Obstruction des puits de lumière du pignon nord du 101 rue Boucicaut, ainsi que d’une sortie d’aération.

– Perte de luminosité pour les appartements de la façade sud du 105 rue Boucicaut (cf photo ci-dessous)

– Suppression du quai de déchargement/chargement utilisé lors des gros travaux réalisés sur les immeubles du mail Boucicaut. Cela signifie que lors des prochains travaux de rénovation des immeubles, les matériaux seraient stockés directement sur la rue.

– Sur densification d’un quartier déjà très dense

– Augmentation potentielle du trafic routier passant par la rue Boucicaut avec l’apport des voitures des nouveaux riverains

– Fragilisation potentielle de la structure des immeubles déjà présents due aux travaux et aux vibrations qu’ils occasionnent.

– Nuisances sonores et visuelles pendant le chantier et après.

La construction d’un nouvel immeuble entraînerait une perte considérable de luminosité pour les appartements se trouvant dans le renfoncement et par conséquent une forte baisse de la valeur de ces appartements ainsi que des autres appartements.

Ceci va à l’encontre de l’une des intentions du projet de rénovation qui était de valoriser le patrimoine des copropriétaires et cela entraînera indéniablement une dévalorisation de ce patrimoine.

Depuis cette date du 5 janvier 2021, nous n’avons plus eu de nouvelles la SPL Vallée Sud Aménagement et de la mairie concernant ce projet.

Par conséquent, malgré tous ces retours négatifs, quelle ne fut pas ma surprise de lire dans la tribune de la majorité dans le Fontenay Mag de Avril 2021 que “la réhabilitation du mail Boucicaut (zone commerçante) […] a suscité un bon accueil du comité d’habitants”. (page 28 dans la Tribune Libre des élus de la majorité : Rénovation de notre ville). Ci-joint le lien pour visualiser le Magazine d’Avril 2021 : https://fr.calameo.com/read/0026732070b083ef692bb

J’ai interrogé des habitants du 101 rue Boucicaut et personne n’était au courant de ce comité d’habitants. Par conséquent, plusieurs questions me viennent à l’esprit :

– Comment sont organisés ses comités d’habitants et qui les composent?

– Comment les gens sont-ils au courant de la tenue de ces comités d’habitants ?

– Est-ce qu’il y a des compte-rendu public de ces comités d’habitants avec la liste des participants à ces comités d’habitants ? Si oui, où sont-ils disponibles ?

– Est-ce que la présentation du projet de réhabilitation a bien été la même que celle à laquelle j’ai eu droit lors de la réunion du 5 janvier 2021 ?

[NDLR] : sur le site de la ville, il y a une rubrique : « Votre quartier » « Parc-Centre-Ville », mais il n’y a pas la composition du Comité d’Habitants. De plus ce Comité ne s’est pas réuni depuis 2 ans et il n’y a pas de compte-rendu de ce comité, en dehors de celui des comités thématiques »

Le coup de grâce est venu lorsque j’ai appris par l’intermédiaire de M. Welter et son article que la SPL Vallée Sud Aménagement avait lancé un appel d’offres de maitrise d’œuvre pour construire un immeuble d’habitation de 10 étages avec commerces au rez de chaussée et au 10ème étage, adossé aux murs pignons des immeubles de 7 étages situé au n°101 et de 11 étages situés au n°105 de la rue Boucicaut.

L’immeuble gagnerait donc 3 étages par rapport à ce qui nous avait été présenté initialement et ceci sans avoir prévenu préalablement les principaux intéressés, c’est à dire les habitants du mail Boucicaut

Je peux vous dire que le conseil syndical du 101 rue Boucicaut, dont je fais partie, a été très désagréablement surpris d’apprendre cette nouvelle via M. Welter et non directement de la part de la mairie ou de Vallée Sud Aménagement. Cela est fait en toute opacité envers les habitants du mail Boucicaut et nous sommes d’autant plus surpris qu’un appel d’offre ait été lancé alors qu’aucune proposition de rétrocession n’a été présentée à l’ASL et aucun vote effectué par les membres de l’ASL. L’ASL est une Association Syndicale Libre représentant un groupement de propriétaires fonciers. Elle chapeaute tous les immeubles et locaux commerciaux du mail Boucicaut

En effet, cet immeuble ne peut être construit sans l’accord des membres de l’ASL et cela signifie que la SPL Vallée Sud Aménagement et la mairie actuelle mettent la charrue avant bœufs et semblent se croire en terrain conquis.

Je suis surpris que Vallée Sud Aménagement et la mairie persistent dans la voie de la construction de cet immeuble car tous les gens que j’ai interrogé sont contre et voteront contre la construction de cet immeuble.

L’apparente transparence de ce projet cache en fait bien des zones d’ombre pour les habitants du mail Boucicaut.

Pour rappel, les intentions du projet de rénovation étaient :

Acquisition de 3 îlots de commerces dans une logique première d’accord amiable 

  • Approche des commerces concernés à partir de début janvier,
  •  Signature d’accords de transferts ou d’accords d’éviction,
  • Acquisition des espaces communs nécessaires à la réalisation d’espaces publics qualitatifs
  • Réalisation d’une place paysagère,
  • Végétalisation et insonorisation de l’espace,
  • Meilleure organisation de l’espace public qui limite les nuisances en évitant les attroupements et les dépôts sauvages,
  • Des façades commerciales accessibles et lisibles.
  • Valorisation du patrimoine des copropriétaires,

Sortie de la piscine de la copropriété

  • Autonomie dans sa gestion,
  • Améliorer sa visibilité et son accessibilité.

Comme vous pouvez le constater, les intentions sont prometteuses mais, étrangement, la construction de l’immeuble d’une trentaine de logements n’y apparaissaient pas alors que c’est la pierre angulaire du projet présentée par la majorité et la SPL Vallée Sud Aménagement.

A noter que lors de l’exposition de 2019 du projet sur le mail Boucicaut (voir image ci-dessous), il n’y avait pas de construction d’immeuble de prévue et cela ne semblait pas gêner la majorité à l’époque. Les temps changent…

Mikaël Coïc

Voir aussi l’article : La nouvelle « Folie » urbanistique du maire : érection sur le mail Boucicaut d’un immeuble de 10 étages

Vélo : Stein van Oosteren sort son premier essai

Chers Fontenaisiennes et chers Fontenaisiens,

Souvent on m’appelle affectueusement – enfin, j’espère 😊 – « Monsieur Vélo », car je suis président de l’association FARàVélo (Fontenay-aux-Roses à Vélo). J’ai le plaisir, chers habitants de ma ville, de vous annoncer que le 6 mai prochain, mon essai « Pourquoi pas le vélo ? » sera en librairie. Ah, vous n’utilisez jamais le vélo ? Ça tombe bien, c’est pour vous que j’ai écrit ce livre !

Le titre pose la question que beaucoup de citoyens et élus se posent en ce moment : pourquoi pas le vélo en effet ? Qu’est-ce qui empêche le pays du Tour de France de devenir aussi le pays du vélo urbain ? Je pense que les raisons se situent « entre les oreilles », notamment entre les oreilles de certains élus qui disent qu’il n’y a pas de place pour le vélo dans leur ville.

Le livre relate un échange avec notre député Jean-Louis Bourlanges que j’ai entendu expliquer, lors d’une réunion publique fin 2018, pourquoi le vélo n’est pas une bonne idée pour notre société. J’étais en colère en l’écoutant, car je ne pouvais pas lui répondre, il y avait beaucoup d’autres questions. J’ai donc écrit ce livre pour lui répondre, et pour ouvrir ce débat dont la société a urgemment besoin. Le titre du chapitre : « Les sept arguments anti-vélo de Jean-Louis Bourlanges ».

« Pourquoi pas le vélo » n’est pas un livre de colère, mais un livre de fierté. Saviez-vous que le nouveau réseau de coronapistes dont nous bénéficions depuis le déconfinement est le résultat d’une coopération entre notre département 92 et notre Collectif Vélo Île-de-France ? Saviez-vous que ce collectif citoyen est parti d’une réunion organisée par FARàVélo au café le Colibri à Fontenay-aux-Roses le 1er mai 2018 ? L’histoire de notre ville est très fortement marquée par le vélo, depuis que le Fontenaisien Louis Pouey-Mounou a initié la Coulée Verte dans les années 1970. Aujourd’hui c’est notre Collectif Vélo Île-de-France, dont je suis le porte-parole, qui initie le réseau RER Vélo (RER V) qui mettra, peut-être, le vélo dans votre quotidien. Que mon livre puisse nourrir le débat sur cette révolution !

C’est un livre d’amitié aussi : l’amitié pour tous les citoyens qui se sont engagés pour faire avancer la sécurité à vélo. Des dizaines d’associations vélo en France m’ont reçu comme un ami cher, et m’ont raconté leurs difficultés et leur rêve d’une société cyclable où leurs enfants pourront aller à l’école à vélo. Les centaines d’échanges avec eux ont été si passionnantes, que j’ai ressenti le besoin d’en compiler les pépites dans un livre pour les partager avec vous toutes et tous. Le résultat est un texte richement illustré, avec entre autres des photos d’Amsterdam du photographe néerlandais Thomas Schlijper et aussi de Fontenay-aux-Roses bien sûr ! L’objectif : nous faire réfléchir, débattre et regarder la rue et la société autrement.

« Pourquoi pas le vélo », au fond, est une déclaration d’amour à la France. Depuis 25 années à Paris et à Fontenay-aux-Roses j’ai appris, avec mon épouse Caroline, à vivre la vie à la française et à l’apprécier profondément. C’était mon rêve : vivre au pays des philosophes, parler leur langue exquise, boire leurs vins divins et tout ça dans la plus belle ville du monde ! L’écriture du livre était une joie, tellement j’avais envie de partager mon appartenance à cette société française si intense et particulière, dont le vélo est devenu finalement le « véhicule ».

L’auteur Olivier Razemon vient de présenter mon livre dans Le Monde : « Son regard de Néerlandais sur les réflexes des urbanistes, les aménagements plus ou moins ratés, les manies ridicules ou les petites fiertés des Français procure autant de plaisir qu’une belle balade à vélo sous un soleil de printemps ». Si ce plaisir vous tente, j’espère que vous le commanderez chez Michèle dans notre belle librairie « Les pêcheurs d’étoiles » – merci pour elle !

Stein van Oosteren

Où en est la Démocratie Participative à Fontenay-aux-Roses ? 2ème partie : Qu’est-ce qui a été mis en œuvre depuis la relance de 2018 ?

Plan de l’article

  • Travaux du groupe sur la Démocratie Participative et la relance de 2018
  • Qu’est-ce qui a été effectivement mis en œuvre pour la Démocratie Participative à partir de 2018 ?
  • Que propose l’association CIVIFAR pour continuer la Démocratie Participative ?

Travaux du groupe sur la Démocratie Participative et la relance de 2018

Comme nous l’avons expliqué dans l’article précédent, la Charte la Démocratie Participative de 2012 a été globalement acceptée par la nouvelle municipalité de 2014.

Mais, les Conseils de quartier ont été remplacés par des réunions de quartier, qui sont plus de la Démocratie directe, au cours desquelles le maire peut répondre aux questions des habitants.

Des diagnostics en marchant ont été mis en œuvre. Ils servent à faire le point des problèmes de voirie, stationnement, circulation et permettent de discuter avec les habitants. Le trajet est défini par les Comité d’Habitants (CdH).

Un tiers des membres des CdH était composé d’habitants tirés au sort. Un tirage au sort a été effectué en juin 2015, et les CdH ont fonctionné jusqu’en fin 2019 au début de la campagne des municipales. Les membres tirés au sort se sont bien intégrés dans les CdH.

Pour améliorer le fonctionnement de la Démocratie Participative, un groupe de travail a été créé en 2017.

Ses propositions ont été globalement acceptées par la municipalité lors d’une réunion de relance le 7 avril 2018. Elles ont fait l’objet d’un dossier complet dans le Fontenay MAG de mai 2018, que l’on peut télécharger ici :

https://www.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/kiosque/Fontenay_Magazine/Fontenay_Mag_n__436.pdf

Voilà ce qui est dit par le Maire dans son éditorial :

« Depuis quatre ans, nous avons d’ailleurs développé systématiquement des concertations structurées et approfondies, ouvertes au plus grand nombre, sur tous les sujets significatifs de la Ville: rénovation du quartier des Blagis, de l’espace public, du gymnase du Parc, Projet éducatif territorial de nos écoles ou PLU, etc.

Ce modèle de gestion participative ne se conçoit pas sans une démocratie participative active, dont les avis sont neutres vis-à-vis de l’équipe municipale mais engagés sur les projets concernés. La création d’un conseil participatif et de groupes de travail thématiques issus pour l’essentiel des comités d’habitants est, je pense, une innovation majeure que nous devons au groupe de travail conduit par Monsieur Delahaye dont je remercie l’engagement constructif.

Cette évolution nous permet de construire peu à peu un modèle de démocratie spécifique à notre ville, alliant projets de quartier et soutien logistique de la municipalité aux comités d’habitants, à une participation plus large sur des projets qui impactent toute la ville.

Le travail thématique de grande qualité sur le stationnement, présenté il y a quelques semaines, a démontré la pertinence de la démarche.

Bien sûr, rien ne sera jamais idéal ou parfait, et la méthode ne parvient jamais au consensus, qui n’existe que sur des sujets technico-techniques. Et encore certains parlent alors, de dictature technocratique…

L’autre limite de cette méthode de gouvernance est le temps. Temps de concertation, qui ne doit être ni trop court, ni trop long, contraintes de calendrier ou règles administratives complexes qui imposent si l’on veut avancer vers des réalisations concrètes, qu’à un moment, l’équipe municipale prenne ses responsabilités et décide. C’est le moment que choisit généralement l’opposition, pour se prononcer pour l’option contraire…

Mais de toutes ces méthodes, comme disait Churchill de la démocratie, c’est la plus mauvaise… à l’exception de toutes les autres. Et sur tous les sujets où nous l’avons expérimentée, elle a permis une amélioration sensible des projets. D’autres sujets suivront, qui seront déterminés lors de la première réunion avant l’été du conseil participatif. »

Le dossier décrit les différents outils de La Démocratie Participative :

  • Les comités d’habitants (CdH) : Diversité du recrutement. Définition de priorités dans les tirages au sort pour favoriser les catégories ou les rues mal représentées en nombre de membres. Effectif porté à 24 par CdH, avec 3 collèges : habitants candidats, habitants tirés au sort, représentants de commerces ou de syndicats de copropriété. Elargissement de leur mission. Possibilité de consulter la partie non confidentielle de la lettre de mission des bureaux d’étude chargés de préparer des propositions.
  • Le Comité Inter-quartier: Il est constitué de dix membres : deux représentants de chacun des cinq quartiers et leurs suppléants. Il coordonne les actions des comités d’habitants et les représente au Conseil participatif
  • Le Conseil Participatif: Cette nouvelle instance, composée du Maire, des conseillers municipaux chargés de la démocratie participative, du comité inter-quartiers et d’experts invités selon l’ordre du jour, doit se réunir chaque trimestre pour évoquer les projets municipaux à venir et convenir des modalités d’implication des habitants. C’est lors de ce Conseil qu’on décide la création des Comités Thématiques.
  • Les Réunions publiques de quartier:  Ces réunions ouvertes à la population, complétées par une phase préalable de diagnostic en marchant avec les services techniques de la Ville. Cette formule s’enrichit désormais d’interventions des comités d’habitants qui présentent leurs travaux et leurs réflexions.
  • Partage d’informations:  A chaque réunion de comité d’habitants, les élus référents doivent faire un point d’information sur des thèmes intéressant le quartier ou la ville. En parallèle, pour une information étendue à la population, les comptes rendus des réunions des comités d’habitants sont mis en ligne sur le site Internet de la Ville.
  • Comités thématiques: La création de comités pour traiter de sujets transversaux est l’un des points forts de cette nouvelle dynamique participative. Composé de membres des comités d’habitants, chaque comité thématique travaille avec le conseiller municipal en charge du sujet. Les thèmes sont proposés par la municipalité ou par les comités d’habitants.
  • Budget participatif : Une des recommandations majeures proposées par le groupe de travail et entérinées par la Ville est la mise en place d’un budget participatif pour financer des projets initiés par les habitants.
  • Cafés-citoyens : Se rencontrer est essentiel pour partager des idées ! Pour faciliter la communication des cafés-citoyens permettent aux Fontenaisiens de faire connaître leurs besoins en échangeant directement avec leur comité d’habitants et leurs élus dans une ambiance conviviale.
  • Création d’un service/secrétariat ” démocratie participative ” pour soutenir, développer et organiser les actions en matière de démocratie participative.
  • En complément des CdH, la ville a créé le service de Gestion Urbaine de Proximité pour traiter les demandes des habitants.

Fontenay Mag de mai 2018

Qu’est-ce qui a été effectivement mis en œuvre pour la Démocratie Participative à partir de 2018 ?

Dans l’article précédent, nous avons traité des Comité d’Habitants.

  • Comité Inter-quartier

Il s’est réuni à l’initiative des CdH en juillet 2019 pour faire le point sur la mise en œuvre des recommandations du groupe de travail.

  • Conseil Participatif

Ce conseil s’est réuni en juin 2018 et en mai 2019, mais uniquement pour faire le point sur les comités thématiques et la mise en œuvre des recommandations du groupe de travail. Il devait se réunir une fois par trimestre.

  • Partage d’informations

On devait commencer chaque réunion de CdH par un bulletin d’information présenté par les élus référents concernant les projets prévus et en cours dans le quartier et dans la ville. Cela n’a pas été fait. D’une part les élus référents n’assistent pas tous aux comités d’habitants, et lorsqu’ils y viennent ils se limitent à exposer ce qui est de leur domaine de compétence.

  • Comités thématiques

Seuls 2 comités thématiques ont fonctionné :

  • Circulation-Stationnement et Transport Actif (vélo, piétons) CSTA
  • Végétalisation des rues
  • Comité thématique CSTA

Le CSTA s’est réuni de nombreuses fois. Ses objectifs  étaient :

  1. une ville apaisée (grâce à des aménagements réduisant la vitesse au lieu de se contenter de la pose de panneaux 30)
  2. une ville où l’on se déplace facilement à pied et à vélo (grâce à des mesures favorisant et sécurisant les mobilités actives)
  3. une ville où le stationnement ne pose problème pour personne (grâce à une offre de stationnement équitable et lisible)
  4. une ville où le citoyen s’implique activement (grâce à une consultation citoyenne continue).

Pour réaliser ces objectifs le comité a produit 53 propositions concrètes.

Ces propositions ont été présentées lors du Forum sur les Mobilités du 14 décembre 2019.

La mairie a indiqué les propositions qu’elle a acceptées et celles qui restaient à étudier.

Les travaux et les présentations du Forum sur les Mobilités sont tous disponibles sur le site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1742/reflexion-sur-les-mobilites.htm

Certaines propositions, comme le maintien du stationnement gratuit par exemple, ont été mises en œuvre.

D’autres sont en attente, comme le plan-vélo et le plan piéton.

  • Comité thématique Végétalisation des rues

Le groupe Végétalisation a proposé une charte et une procédure pour demander un permis de végétaliser dans un espace public. Celle-ci n’est pas disponible sur le site de la ville.

Le budget alloué pour 2018 était de 20 000 €.

Il y a eu 28 projets proposés par les Fontenaisiens.

Un jury de pré-sélection, constitué des membres du Comité Inter-quartier s’est réuni pour faire un premier tri et en a retenu 15 qui ont été soumis au vote des Fontenaisiens.

Un jury composé d’élus, de Fontenaisiens, membres de comités d’habitants, s’est réuni le 21 janvier 2019, et entériné le résultat des votes et a défini les projets pris en charge par le budget participatif ou par d’autres lignes budgétaires de la ville.

Les comités d’habitants n’ont pas été associés à la mise en œuvre de ces projets.

Les demandeurs de projets n’ont pratiquement pas été recontactés, pas même au moment de la réalisation de leur projet.

Sur les 5 projets retenus, seuls 3 ont été réalisés. De plus, le jardin de pluie a été réalisé, mais ne correspond pas à ce qui était demandé. La porteuse de projet n’a pas été recontacté. (Voir notre article précédent)

Les projets qui étaient affectés à un autre budget n’ont pas été réalisés.

Des cafés-citoyens ont été organisés dans 3 quartiers. Ils ont eu beaucoup de succès.

Ce sont des rendez-vous ouverts à tous, où les riverains peuvent venir partager leurs idées pour le quartier avec les membres du comité d’habitants et les élus.

Ce peut être un lieu de recrutement pour les CdH.

  • Création d’un service/secrétariat « démocratie participative »

Il n’y a pas une personne à temps plein pour cette mission. Le responsable de la « Gestion Urbaine de Proximité » y consacre une partie de son temps.

  • Qu’est-ce qui a été voté en plus lors du Conseil Municipal du 8 Avril 2021 ?

Une expérimentation sur trois ans pour la mise en place d’un comité thématique annuel.

Ainsi, chaque année, l’élue en charge de la démocratie participative, en collaboration avec les comités d’habitants, les conseils de quartier, les associations et les acteurs locaux, proposera cinq thèmes de réflexion d’intérêt local. La thématique annuelle sera arrêtée par une consultation des habitants dans le cadre d’un sondage. Un comité thématique sera créé, composé d’habitants volontaires, chargé de mener la réflexion et de faire des propositions.  Ces dernières seront étudiées en termes de faisabilité et de coût par la Ville. Les propositions retenues pourront être soumises à une consultation auprès des Fontenaisiens permettant de prendre l’avis d’un échantillon représentatif des habitants.

Pour constituer cet échantillon représentatif des habitants, il sera fait appel à un institut de sondage. L’échantillon représentatif interviendra à 2 occasions : pour le choix du Comité Thématique et pour définir une classification des propositions du Comité Thématique. Ensuite, après une information au Conseil Municipal, c’est la ville qui décidera la planification des propositions.

Cette expérimentation est présentée comme un avenant à la Charte de la Démocratie Participative, votée le 12 février 2012. Notons que les propositions du groupe de travail de 2017 n’ont pas fait l’objet d’un avenant.

Que propose l’association CIVIFAR pour continuer la Démocratie Participative ?

Ce qui a été voté le 8 avril est un avenant à la Charte de 2012. Or cette Charte avait été largement modifiée par l’étude du groupe de travail de 2017, dont beaucoup de propositions ont été mises en œuvre.

L’association CIVIFAR a proposé de travailler avec l’élue responsable de la Démocratie Participative pour produire une version révisée de la Charte afin d’y intégrer tous ces points.

Pour que les CDH et la Démocratie Participative soit mieux connus des Fontenaisiens, il faut à nouveau organiser des Cafés-citoyens dans chaque quartier.

Association CIVIFAR : site : http://www.civifar.fr/

Mail : asso.civifar@gmail.com

Pour cotiser avec HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/civifar/adhesions/adhesion-civifar/

L’association “Les Simones” à Bagneux: Shiatsu, massages, Yoga, Repair Café, Coworking

Les Simones soutiennent l’alimentation locale, la réduction des
déchets, pensent santé au naturel et invitent une communauté de
professionnel.le.s à les rejoindre, répondent aux besoins de travailler
autrement avec un working café, proposent d’enrichir nos talents et
rêvent d’occasions pour mieux vivre ensemble, veulent une cuisine où les
plats sont imaginés au jour le jour avec des produits frais de saison,
elles proposeront une tisanerie, un bar à jus et une épicerie solidaire et
coopérative , montent des ateliers makers, et favorisent le partage de savoir…

Chez Les Simones l’économie circulaire et la co-construction c’est du concret

Objectifs : meubler le Tiers-Lieu avec un maximum de récup, mettre en place des chantiers participatifs pour co-construire le mobilier et des apéros thématiques pour inventer la vie chez Les Simones.

Soins de Shiatsu, de Qi Nei Zang, énergétiques, ainsi que des ateliers d’apprentissage, des soins parents-enfants

Séances le vendredi après-midi

Site : https://www.theraneo.com/naturalise-shiatsu-prestation-3823-formats-decouverte-etudiants-famille-et-ateliers.html

Lise Aupert Activatrice de bien-être Tél : 06.50.75.49.83

Cours de Yoga, le samedi 11h30, 

Site : https://www.lessimonescoop.fr/yoga

Ferdie ; Tél : 06 64 82 23 90

Repair Café

Prochain le samedi 8 mai à 14:30 – 17:30

Pour s’inscrire : https://www.lessimonescoop.fr/events/repair-cafe-6

La Ruche : vente des producteurs :

Actuellement, aucune vente en cours

Site : https://laruchequiditoui.fr/fr-FR/assemblies/4949

Espace de Coworking

Pour louer : https://www.lessimonescoop.fr/coworking-locationdesalles

Les Simones – Site  : https://www.lessimonescoop.fr/

17 bis rue Blanchard 92220 BAGNEUX

Mail : lessimones92@gmail.com

Tél : 07 61 91 04 45