Table ronde sur la transition alimentaire du Territoire Vallée Sud Grand Paris (VSGP)

La Coordination des Associations du Territoire pour la Transition Écologique (CATTE) organise une table ronde et un débat intitulé : « Amorcer la transition vers une alimentation soutenable et saine dans notre territoire »

 Lundi 22 mars de 18 heures à 20 heures en visioconférence

L’alimentation est un sujet majeur dans la transition écologique pour faire face aux crises du climat et de la biodiversité :

  • Comment réduire l’empreinte climatique et environnementale de notre alimentation tout en la rendant plus saine et savoureuse ?
  • Quels changements sont nécessaires dans nos régimes alimentaires et le système de distribution ?
  • Quel lien avec les territoires nourriciers ?
  • Quels leviers pouvons-nous actionner sur notre territoire ?

Ces questions seront abordées lors de la table ronde afin de s’inscrire dans la réflexion autour du plan climat air énergie dans le territoire Vallée Sud Grand Paris.

Pour débattre de ces sujets, la table ronde rassemblera des représentants d’associations et des acteurs locaux :

  • Elyne Etienne, responsable du pôle Végécantines à l’association végétarienne de France
  • Lelio Lemoine, directeur de la Butinerie, Maison des alternatives alimentaires à Pantin
  • Romain Miller, administrateur du Réseau des AMAP Ile de France
  • Jean-Paul Mordefroid, administrateur de l’association Terre & Cité
  • Un représentant des Amis de la Terre du Val de Bièvre

Inscription nécessaire avec le lien suivant :

https://framaforms.org/inscription-table-ronde-sur-la-transition-alimentaire-1615228076

Le lien pour la visioconférence vous sera adressé par email la veille de la table ronde.

Dominique Dupuis, co-présidente de Fontenay Environnement et Transition, une des associations membres de la CATTE

Le Groupe de Travail Bâtiments de la CATTE propose, le mardi 9 février 2021 à 18 heures, une table ronde intitulée « Pour la Rénovation des logements, comment changer d’échelle ? »

De la Coordination des Associations du Territoire pour la Transition Ecologique (CATTE)

Le Groupe de Travail Bâtiments de la CATTE propose, le mardi 9 février 2021 à 18 heures, en visio conférence, une table ronde intitulée « Pour la Rénovation des logements, comment changer d’échelle ? »

Pour contribuer à l’élaboration du Plan Climat, Air, Energie (PCAET) du Territoire Vallée Sud Grand Paris (VSGP), une Coordination des Associations du Territoire pour la Transition Ecologique (CATTE) s’est organisée.

Un groupe de travail Bâtiments a été mis en route. Après avoir auditionné des responsables et des opérateurs de la rénovation des bâtiments, il a facilement mis en évidence le fossé qu’il y a pour les logements entre les rénovations en cours et les objectifs affichés (5000 à 6000 logements par an), pour arriver en 2050 à avoir restauré 95% du parc actuel, qui n’est actuellement pas aux normes de qualité énergétique (et de confort)…

En réponse, le GT Bâtiment organise une table ronde le mardi 9 février 2021 à 18 heures sur « Pour la rénovation des logements, comment changer d’échelle ? » avec :

  • Olivier Sidler, un des créateurs de l’Association NegaWatt (à l’origine des modes d’action Doremi), Fondateur et ancien directeur du bureau d’études ENERTECH
  • Florence Presson, Adjointe au maire de Sceaux, en charge d’une opération pilote concernant 55 communes de la Métropole Grand Paris, le Parcours de Rénovation Énergétique Performante (PREP).
  • Des entrepreneurs, engagés dans diverses opérations de rénovation énergétiques sur le territoire.

On pourra à cette occasion mieux cerner les obstacles à un véritable changement d’échelle, les solutions, et la place que peut jouer une mobilisation des acteurs du territoire.

Pour y participer merci de renseigner ce formulaire : https://framaforms.org/inscription-table-ronde-sur-le-logement-1612446970

Un lien Zoom vous sera envoyé
(les personnes qui ont déjà reçu le lien n’ont pas besoin de renseigner le formulaire)

Atelier PCAET sur l’économie circulaire : un enjeu qui nous concerne tous

Dans le cadre des ateliers PCAET (Plan Climat-Air-Energie Territorial) proposés par Vallée Sud – Grand Paris, l’économie circulaire sera le dernier sujet. Il sera abordé mardi prochain 1e décembre de 18h30 à 20h. L’économie circulaire est une alternative à notre économie linéaire actuelle dont les externalités négatives mettent désormais en péril nos conditions de vie.  Elle suppose de requestionner les étapes de fabrication, de consommation et d’utilisation des produits alimentaires et des biens de consommation et enfin de recyclage des produits en fin de vie. Il s’agit d’une part de créer de nouvelles activités économiques ou de transformer des activités existantes pour mettre à disposition des habitants une offre de produits écoresponsables et d’autre part de faire évoluer nos modes de consommation. C’est un enjeu qui nous concerne tous, les dirigeants et les entrepreneurs, les associations, les habitants et les collectivités territoriales au travers notamment de leurs compétences de développement économique, de soutien à la vie associative et de gestion de déchets. Le défi du plan d’actions à construire dans le cadre du Plan Climat-Air-Energie du Territoire (PCAET) est de déterminer comment amorcer ce virage, cette transformation essentielle de notre économie. Pour le relever et faire du PCAET une formidable opportunité pour notre territoire, la mobilisation de tous les acteurs concernés est indispensable.

L’économie circulaire

L’économie circulaire est une réponse pour sortir d’une économie aujourd’hui linéaire qui utilise des ressources pour les transformer en biens que nous consommons avant de les jeter, détruisant irrémédiablement les ressources qui, pour beaucoup ne sont pas renouvelables. Cette animation américaine sous-titrée explique ce qu’est notre économie linéaire mondiale et ses externalités négatives : https://www.storyofstuff.org/movies/story-of-stuff/

L’économie circulaire peut être représentée par différents schémas, en voici un premier qui permet de voir la boucle globale et ces différentes phases :

La fabrication

L’extraction des ressources et la fabrication d’un grand nombre de produits alimentaires et de biens de consommation sont généralement réalisées sur d’autres territoires que le nôtre et même souvent dans d’autres pays. Les émissions de gaz à effet de serre, les pollutions de l’air, de l’eau et des sols et la destruction des ressources qui caractérisent ces fabrications nous concernent tout de même puisque nous acceptons de consommer ces produits. L’économie circulaire nous proposent des leviers d’action pour réduire ces externalités liées à notre consommation.

En effet si les fabricants ne sont pas ici, les produits sont approvisionnés et donc choisis par des entreprises qui, elles, sont a minima en France et pour les commerçants, dans nos villes. Par ailleurs, beaucoup sous-traitent la fabrication qui est réalisée selon leurs exigences.

Dans le cadre du développement économique, une compétence du Territoire, des leviers se présentent donc via le soutien à la création ou à la transformation, d’entreprises industrielles, de distribution ou de commerçants, dans l’objectif de rendre accessible, aux habitants du territoire, une consommation responsable.

Les entreprises pour cela peuvent :

–        faire évoluer leurs achats pour sélectionner des produits durables,

–        éco-concevoir les produits qu’elles fabriquent ou dont elles sous-traitent la fabrication, c’est-à-dire, selon l’ADEME, des produits recourant « aussi peu que possible aux ressources non renouvelables en leur préférant l’utilisation de ressources renouvelables, exploitées en respectant leur taux de renouvellement et associées à une valorisation des déchets qui favorise le réemploi, la réparation et le recyclage »,

–        mutualiser des ressources avec d’autres acteurs économiques du Territoire, en vue de les économiser ou d’en améliorer la productivité : partage d’infrastructures, d’équipements, de services, de matières… (c’est l’Ecologie Industrielle Territoriale),

–        faire évoluer leur modèle économique pour évoluer vers une activité servicielle (économie de la fonctionnalité) ou plus largement pour sortir de la logique de volume qui caractérise notre économie aujourd’hui et génère une pression croissante sur les ressources.

Les modalités de soutien peuvent prendre différentes formes : financière pour soutenir l’amorçage, l’expérimentation ou l’accompagnement méthodologique ; la mise à disposition de locaux gratuits ou à des prix préférentiels voire le soutien à la création d’un dispositif d’incubation et d’accompagnement des entreprises, en s’appuyant sur des outils et méthodologies pertinentes pour soutenir l’ambition d’une économie plus circulaire.

La consommation et l’utilisation

Pour permettre une consommation responsable, il faut une rencontre entre une offre (voire le point ci-dessus) et une demande. Celle-ci suppose des actions de sensibilisation auprès du plus grand nombre pour permettre à chacun de comprendre les enjeux et de changer son comportement de consommation mais d’autres leviers peuvent être également activés.

Comme on le voit sur le schéma ci-dessous, trois familles de produits sont particulièrement concernées : les viandes et les poissons, l’habillement, et enfin le numérique et les produits technologiques (TV, BOX, Ordinateurs, Montres connectées, enceintes, etc.).

Plusieurs leviers existent pour réduire notre empreinte carbone :

–        augmenter la durée d’utilisation des produits que nous possédons. Dans le domaine de l’habillement, le nombre d’utilisations d’un vêtement a baissé de 36% en 15 ans, entrainant une augmentation sensible du nombre de vêtement acheté chaque année. Cette « fast fashion » coûte très cher à l’environnement. Inverser cette tendance et renouveler nos garde robes deux fois moins souvent permettrait de réduire notre empreinte habillement de 44%,

–        privilégier les produits de seconde main, remis en état, éventuellement transformés (ce que certains appellent l’up-cycling),

–        faire réparer nos produits plutôt que de les remplacer,

–        mieux utiliser les produits. Ainsi, à nouveau dans le domaine de l’habillement, réduire la température de lavage, mieux remplir le lave-linge et réduire l’utilisation du sèche-linge permettrait de réduire l’impact de 5 à 10%,

–        changer de régime alimentaire et augmenter le nombre de repas végétariens qui émettent 4 à 5 fois moins qu’un repas moyen.

Pour progresser sur ces différentes dimensions, on voit que des actions sont nécessaires pour que chacun dispose des bonnes informations concernant notamment les bonnes pratiques de lavage ou la composition d’un régime plus végétarien. Des savoirs et savoir-faire dont nous avons besoin sur d’autres sujets pour, par exemple, réduire sa consommation d’énergie chez soi, un autre sujet particulièrement important.

La communication est un outil pour sensibiliser et transmettre les informations nécessaires au changement de notre mode de consommation mais seule, elle est insuffisante. Des actions comme le défi zéro déchet et pourquoi pas demain un défi « alimentation durable » ont un rôle important à jouer pour créer une dynamique que les associations peuvent soutenir et prolonger en organisant des ateliers ouverts à tous, des animations thématiques, etc.

Par ailleurs, il est là aussi nécessaire qu’une offre soit disponible : des magasins de produits de seconde vie, des réparateurs, des entreprises de reconditionnement de produits numériques, des fabricants de pièces détachées, etc. Autant d’activités économiques dont il est possible de soutenir la création.

Recyclage

Le recyclage est la dernière étape pour les produits en fin de vie qui ne peuvent plus être réparés ni remis en état.

L’enjeu principal concerne la collecte de ces produits en fin de vie et leur intégration réelle dans un processus de recyclage.

Ainsi, on estime que 20% des produits numériques sont collectés et seulement 2% sont recyclés compte tenu des contraintes techniques mais aussi de l’export, illégal, vers l’Afrique ou ailleurs.

Pour le textile, la collecte est un peu plus importante : 38% du tonnage mis sur le marché au niveau français mais moins de 20% dans le département des Hauts-de-Seine !

Quant au recyclage des emballages, canettes et autres bouteilles d’eau, c’est un sujet à part entière avec des enjeux de collecte mais aussi et surtout de développement de solutions qui permettent de s’en passer : le vrac, la consigne, etc. Des contraintes qui doivent être prises en compte dans l’éco-conception évoquée plus haut.

Projets phares du Territoire : ressourcerie et réduction des déchets

Parmi les projets phares proposés par le Territoire, il y a une ressourcerie. Cela manque cruellement en effet. La réduction et la valorisation de l’ensemble des déchets sont également mises en avant.

La ressourcerie peut constituer une source très riche de produits de seconde vie pour alimenter d’autres entités, commerciales ou de transformation dans une perspective d’économie circulaire.

Pour initier cette nouvelle filière, une idée pourrait être de soutenir la création de boutiques dans toutes les villes du Territoire avec pour chacune un porteur de projet qui pourrait choisir l’orientation de sa boutique : revente de produits de seconde main, mobilier, produits pour enfants, jeux, etc. ou bien monter une boutique de remise en état et de réparation avec un atelier de fabrication de pièces détachées ou bien une maison zéro déchet, etc. Ces boutiques devraient avoir une surface suffisante pour pouvoir y accueillir des particuliers mais aussi des écoles, des associations… permettre des ateliers, des conférences ou autres actions de sensibilisation ou de formation, qui auront un impact, notamment, sur la réduction des déchets.

L’économie circulaire permet de rapprocher la consommation et la production. Pour se développer, elle a besoin de l’action coordonnée des collectivités pour impulser et soutenir son démarrage, des dirigeants d’entreprises et de porteurs de projet pour transformer les activités économiques existantes et en créer de nouvelles, des écoles et des associations de citoyens pour accompagner les changements de comportement de consommation.

Atelier du 1e décembre

L’atelier du 1e décembre ne sera pas suffisant pour épuiser le sujet, loin s’en faut. D’autres ateliers seront nécessaires, avec une réelle participation des associations et des habitants qui souhaitent s’investir sur ces sujets, avec aussi des dirigeants d’entreprises et des porteurs de projets, pour imaginer et dessiner les contours des actions à mener pour relever les défis de l’économie circulaire.

Pour assister à l’atelier du 1e décembre, chacun peut s’inscrire ou se rendre sur Youtube pour visualiser l’émission en temps réel (sans doute n’est-il pas possible de poser des questions via Youtube). Il est également possible de participer en écrivant à planclimat@valleesud.fr pour poser des questions ou faire des propositions d’actions.

Association FET : Défi « Nettoie ton Km » et On récupère des objets cassés

Défi  «Nettoie ton Km»

Dans le cadre la semaine européenne de la réduction des déchets

Nous vous proposons d’agir en famille en participant à l’opération “Nettoie ton kilomètre”, qui émerge en France. Le principe est simple : dans la limite d’1h et d’1 km, profitez de vos balades autour de votre domicile pour ramasser les déchets qui jonchent le sol. C’est l’occasion de sensibiliser les enfants à l’importance de ne pas générer des déchets inutiles, de ne pas les jeter n’importe où et de les trier.

L’idée du défi est de ramasser le plus grand nombre de déchets jusqu’à la fin des vacances de Noël, soit du 23 novembre au 3 janvier 2021.

Comment participer?

  • Munissez-vous de gants et de votre attestation de déplacement
  • C’est parti pour 1h de ramassage
  • Prenez-vous en photo avec votre sac, ou votre sac uniquement
  • Si vous le souhaitez, vous pouvez peser ou compter les déchets que vous avez ramassés
  • Envoyez-nous votre photo préférée et vos informations à l’adresse contact.fet@yahoo.com
  • Partagez également ce défi avec vos amis sur les réseaux sociaux

Toutes les photos proposées, seront publiées sur le blog et la page Facebook de l’association. A la fin de l’opération, un jury d’enfants d’école primaire de Fontenay récompensera la photo la plus drôle et la photo la plus originale.

Ne pas produire de déchets, c’est mieux !

Nous aurons l’occasion de vous proposer d’autres initiatives quand les conditions sanitaires le permettront, notamment des ateliers à destination des familles et des enfants.

Pour la sécurité de tous, ce défi se relève en respectant les gestes barrières (prenez bien vos masques et gants et lavez-vous les mains après avoir mis vos déchets à la poubelle).

On récupère des objets cassés

Pour les réparateurs en culottes courtes

Pendant le confinement, on fait le tri dans les placards ou les greniers, et on fait de la récup…

Pour les ateliers « Repair kids », nous recherchons des jouets ou des objets cassés. Une partie d’entre eux servira d’expérimentation pour les ateliers démontage/remontage du Repair kids, car il faut bien se faire la main pour devenir un virtuose du tournevis, ou de la pince ! Quant aux objets qui ont un bon pronostic vital (sic !) ils seront réparés en duo avec un enfant et un réparateur parrain. Les jouets ainsi requinqués seront offerts à une association d’action sociale de Fontenay.

Pour déposer un objet, signalez-vous par mail : contact.fet@yahoo.fr

Le CA de FET (Fontenay Environnement & Transition)
Lætitia, Dominique, Christophe

A propos de la construction du Plan Climat-Air -Energie de Vallée Sud – Grand Paris (VGSP)

Le PCAET de Vallée Sud-Grand Paris (VGSP) est en cours de construction. La phase actuelle de préparation du plan d’actions fait suite à un diagnostic et à l’élaboration d’une stratégie réalisée sans implication réelle des acteurs du Territoire. Par ailleurs, le diagnostic est de qualité médiocre et ne prend pas en compte le périmètre complet de notre empreinte carbone. Il est toutefois important de répondre à l’enquête en ligne et de participer aux ateliers thématiques pour exprimer notre demande d’une démarche ambitieuse, à la hauteur des défis que nous devons relever.

Qu’est qu’un plan climat-air-énergie territorial (PCAET) ?

Voici ce qu’en disent les textes officiels.

Les PCAET sont des outils d’animation du territoire qui définissent les objectifs stratégiques et opérationnels afin d’atténuer le changement climatique, s’y adapter, développer les énergies renouvelables et maîtriser la consommation d’énergie et réduire la pollution atmosphérique.

Le PCAET s’insère dans un ensemble d’outils pour relever le défi de la transition énergétique : la stratégie nationale bas-carbone (SNBC), le schéma régional existant (selon le cas, SRADDET, SRCAE, SAR) et, dans le cas des métropoles le plan climat-air-énergie de la métropole (PCAEM). Il s’articule avec une évaluation environnementale stratégique.

Autrement dit, c’est l’outil, à l’échelle du Territoire, Vallée Sud – Grand Paris pour nous, qui doit nous permettre de répondre aux enjeux environnementaux majeurs de notre temps. Cela mérite notre attention !

Où en sommes-nous ?

Un diagnostic a été réalisé en 2017-2018. Il n’est pas encore publié mais la Coordination des Associations du Territoire pour la Transition Ecologique (la CATTE[i]) en a eu connaissance et a transmis son analyse au Territoire.

La stratégie a été présentée en bureau du territoire en janvier 2020 donc aux seuls maires en responsabilité à cette date. Les éléments que nous en connaissons sont très légers, limités à une page (présentée lors du conseil municipal de Fontenay-aux-Roses) :

Le plan d’actions est en cours de construction. VSGP a d’ores et déjà annoncé 50 actions dont ni la liste ni le détail n’ont été transmis à la CATTE. Parmi elles les projets phares dont le nombre varie selon les sources et dont on sait peu de chose, notamment concernant les coûts ou les gains espérés en termes de réduction des émissions de CO2, de consommation d’énergie ou de réduction de la pollution.

Le dispositif de suivi et d’évaluation ne semble pas encore avoir été élaboré.

Par ailleurs, un dispositif de concertation est prévu jusque mi-décembre avec :

– une enquête en ligne en cours jusqu’au 19 décembre

– des ateliers thématiques auxquels chacun peut s’inscrire ou participer en écrivant à planclimat@valleesud.fr  pour poser des questions ou faire des propositions d’actions.

Quelle est l’analyse de CATTE concernant le diagnostic ?

L’élément le plus surprenant en première lecture est le résultat présenté comme le total des émissions du territoire, établi à 5,6 tCO2/hab/an, c’est-à-dire 2 fois moins que le résultat observé pour la France.

Ce décalage vient d’un périmètre de calcul qui n’est pas celui qui est habituellement pris en compte pour cette mesure. En effet, les élus de Vallée Sud – Grand Paris ont choisi de limiter le diagnostic et donc aussi le PCAET dans son ambition aux seules compétences administratives du Territoire.

Les thématiques pas ou incomplètement prises en compte dans le PCAET tel qu’il est envisagé par VSGP aujourd’hui sont principalement :

  • L’alimentation qui est absente des ateliers thématiques
  • La consommation des biens qui n’est envisagée qu’au travers de la compétences déchets du Territoire
  • La nature en ville qui n’est envisagée qu’au travers du PLUi (dont la construction est prévue à partir de 2021). Le sujet est ainsi restreint à sa dimension règlementaire, éliminant les dimensions stratégiques et les interactions avec les autres thématiques, particulièrement l’adaptation au changement climatique

D’autres reproches peuvent être faits au diagnostic et notamment des données anciennes (souvent 2014), des tableaux et graphiques qui ne sont pas cohérents entre eux, des imprécisions voire des erreurs sur les chiffres, des mesures présentées dans le corps du rapport qui ne sont pas reprises dans le bilan, l’absence d’analyse des potentiels d’amélioration (hors énergies renouvelables), etc.

Ces éléments ont été transmis au service du Territoire qui est en charge de ce projet et des corrections ou des explications méthodologiques devraient être ajoutées pour expliquer les choix faits par le Territoire.

Est-ce que la médiocre qualité du diagnostic aura des conséquences sur la qualité du PCAET ?

Le PCAET peut être envisagé de différentes façons. L’esprit de ce projet, tel qu’on le découvre dans les textes, est d’en faire un outil d’animation du territoire pour relever les défis climatiques, énergétiques et de pollution de l’air. A ce titre, le choix de réduire le périmètre aux seules compétences administratives du Territoire réduit l’ambition du PCAET de façon très importante.

Ainsi, l’objectif de la France est de viser la neutralité carbone en 2050, ce qui suppose de diviser par 6 nos émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, soit une réduction de 83%. Le PCAET de VSGP prévoit quant à lui une réduction qui n’est que de 34% si on rapporte les objectifs annoncés à la globalité de nos émissions.  On est très loin du compte!

Aucun autre plan n’est prévu au niveau des communes ni pour les autres acteurs qui sont pourtant également concernés et dont les actions doivent être coordonnées pour être efficaces. C’est pourquoi le PCAET, dans les textes, ne se limite pas aux compétentes administratives du Territoire et que ce dernier doit assumer une responsabilité d’animation territoriale et de coordination de la transition énergétique.

Ainsi, préparer un plan ambitieux de rénovation énergétique suppose de s’intéresser à tous types de bâtiments, publics comme privés, maisons comme immeubles de logements et de bureaux… Comment construire un plan pour la rénovation de milliers de logements ou équivalent chaque année sans mobiliser au moins un représentant de tous les maillons de la chaîne, de la fourniture de matériaux biosourcés aux propriétaires voire aux occupants, en passant par les artisans, les syndics, les bailleurs, etc. ? 

On le voit, le PCAET met en jeu la capacité des communes et des autres acteurs du territoires à coopérer. Le refuser et laisser chacun maître de son pré-carré ne permettra pas de répondre à cette responsabilité qui nous est donnée d’agir collectivement pour lutter contre le changement climatique.

Est-ce utile de participer à l’enquête en ligne et aux ateliers thématiques ?

Répondre à l’enquête et participer aux ateliers est important pour montrer notre intérêt et exprimer nos attentes sur ces sujets.

Les premières étapes de diagnostic et de construction de la stratégie ont été réalisées sans implication réelle des acteurs ce qui ne permet pas d’avoir une base partagée sur laquelle travailler à la construction d’un plan d’actions. Les ateliers prévus ces prochaines semaines pour la construction du plan d’actions ne permettront ni d’impliquer réellement le public ni de mobiliser les acteurs :

  • Il y a trop peu d’ateliers
  • L’information du public est insuffisante
  • Les ateliers ne sont pas dans un format qui convient pour des réunions participatives avec le public
  • Il n’y a pas d’ateliers pour réunir les différents types d’acteurs concernés par une thématique

Le processus actuellement en cours pour construire le PCAET ne permettra pas de disposer d’un véritable outil pour répondre aux enjeux qui se posent à nous mais ce travail de co-construction devra être mené et nous devons le dire.

Pourquoi la concertation, voire la co-construction est si importante ?

Voici ce que l’ADEME en dit :

La concertation associant citoyens, acteurs du territoire et experts est un élément clé pour la réussite du PCAET. Tout au long de l’élaboration du document, elle vise à :

  • Informer et sensibiliser le grand public et les acteurs du territoire des problématiques climat-air-énergie ;
  • Ouvrir un espace d’échange à l’échelle du territoire en recueillant les retours d’expérience de l’ensemble des acteurs pour enrichir les éléments préparant les décisions ;
  • Faire participer le public à l’élaboration du document, au moment où sont discutées les grandes orientations et où les choix sont encore ouverts ;
  • S’assurer d’une bonne appropriation par tous des enjeux et développer le consensus autour des actions pour faciliter leur mise en œuvre ;
  • Faire adhérer au projet pour mobiliser les acteurs et les citoyens dans le développement d’actions concourant à l’atteinte des objectifs stratégiques du territoire.

Je suis, à titre personnel, très sensible au besoin d’engagement de tous les acteurs
sur ces sujets.
Comme j’ai déjà été amenée à l’écrire ici, il s’agit de faire évoluer notre mode actuel de développement. La mondialisation qui caractérise notre civilisation depuis plusieurs décennies a permis de faire des progrès phénoménaux en termes de santé, de réduction de la famine et de la pauvreté sur la terre. Elle s’est faite toutefois au détriment des classes moyennes des pays développés (cf. cet article à ce sujet sur les Echos) et ses externalités environnementales sont délétères, qu’il s’agisse du dérèglement climatique, de l’effondrement de la biodiversité et des pollutions multiples.

Ainsi si la France a réduit ses émissions sur son sol de 16% depuis 1990, la situation est très différente si on réintègre les émissions liées à la fabrication des produits que nous consommons et importons pour une grande part; aucune diminution n’est alors mesurée sur la même période de 30 ans (voir graphique ci-dessous). Et nous devons, au cours des 30 prochaines années, diviser nos émissions par 6 !

Nous sommes tous concernés, en tant que élus, citoyens, salariés du privé et du public, commerçants, dirigeants d’entreprises, enseignants, parents … et le processus de construction du PCAET devrait avoir pour objectif l’engagement progressif de tous.

Il est vraiment important que tous les élus et tous les citoyens expriment la demande d’une démarche ambitieuse sur des sujets qui conditionnent notre avenir et celui de nos enfants !

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter ce fichier

Dominique Dupuis, co-présidente FET, membre du CATTE


[i] La CATTE regroupe 37 associations des 11 villes de Vallée Sud -Grand Paris. Plus d’info ici

Municipales 2020 : Des « Verts extrémistes » parmi les candidats [1] ?

A dire vrai j’aimerais bien. Enfin peut-être pas extrémistes avec ce que cela charrie de nauséabond mais des candidats qui vont au bout de la réflexion sur les enjeux écologiques que nous allons devoir relever dans les prochaines années.

Les têtes de liste qui se présentent à Fontenay sont du XXe siècle, tout comme moi d’ailleurs, biberonnés à la croissance comme seul horizon, à la technologie comme définition de la modernité et à la consommation comme synonyme de progrès.

Nous devons aujourd’hui penser une transition pour sortir de ces dogmes et construire un mode de développement socio-économique qui ralentisse puis stoppe le réchauffement climatique, la réduction de la biodiversité, la pollution de l’air, de l’eau et des sols ; un mode de développement qui préserve des conditions de vie soutenables pour les générations futures.

Et ces générations futures sont en grande partie les générations actuelles qui vivront un futur potentiellement apocalyptique si on ne fait rien. On ne parle pas du XXIIe siècle mais des prochaines décennies. Je ne vous apprends rien, n’est-ce pas ? Personnellement ça me fait beaucoup plus peur que la réduction des places de stationnement, vous aussi je suppose.

La peur ne résout rien évidement et la difficulté est grande de penser cette transition, d’accepter d’avancer sans savoir exactement où l’on va. On a toutefois une boussole qui nous permet de nous orienter dans le bon sens : réduire les émissions de CO2, la pollution, etc.

Certains sujets peuvent faire l’objet d’actions à court terme comme la gestion des biodéchets. D’autres vont prendre plus de temps comme la réduction (drastique) de l’usage des voitures ou le développement d’une consommation d’habillement plus sobre[2]. Dans ces deux cas, il faut en effet rendre accessibles et satisfaisants de nouveaux modes de mobilité ou d’achat, d’échange, de réparation des vêtements. Et il y a de nombreux chantiers à ouvrir[3].

Ces évolutions vont nous coûter, de l’argent public ou privé pour rénover nos habitations, des efforts de changement pour adopter de nouveaux usages, du temps sans doute aussi… C’est le prix à payer les années qui viennent pour ne pas trop payer plus tard.

Un jour, il n’y aura que très peu de voitures dans nos villes et donc également très peu de places de stationnement. Pas demain ni dans quelques mois mais dans quelques années. La question qui me parait essentiel est alors de savoir comment les femmes et les hommes que nous allons élire dimanche vont nous engager dans cette transformation qui permettra, notamment, la disparition des places de stationnement parce que d’autres modes de mobilité auront pu être développés.

A mon sens cela suppose plusieurs fondamentaux et notamment des élus convaincus que le XXe siècle est du passé, que les croyances qui en viennent doivent être remises en cause. Il faudrait aussi qu’ils sachent qu’ils ne savent pas ce qu’il convient de faire mais au contraire qu’ils soient convaincus que les réponses doivent être construites en impliquant les citoyens, les associations, les entreprises, les institutions…  bref, en développant une large coopération dans la ville mais également au-delà.

En effet, une ville ne dispose pas de tous les leviers. Les regroupements de communes, Vallée-Sud Grand-Paris pour nous, ont par exemple la responsabilité de construire et de mener un Plan Climat-Air-Energie pour le Territoire qui doit faire l’objet d’une coopération entre les villes. Par ailleurs, nous n’avons pas d’agriculture sur notre commune ; une réflexion sur le sujet de l’alimentation et notamment le développement de circuits courts doit nous ouvrir à travailler avec les zones agricoles des départements voisins.

Je ne crois pas que nous ayons de candidat qui soit réellement convaincu de tous ces éléments. Cela ferait-il de lui un « Vert extrémiste » ? Extrémiste, vraiment ?

Les records de chaleur se succèdent, 38° en Sibérie cette semaine, on sent, on sait que nous sommes au pied du mur ou pas loin et que nous devons agir sans délai maintenant. Chiche qu’on réduit le nombre de places de stationnement de voitures au cours de la prochaine mandature ? Personnellement, je vote pour !


[1] C’est ce qui ressort de la lecture du site de Fontenay Demain

[2] C’est, après les produits numériques et technologiques, la famille de produits de consommation dont l’empreinte carbone est la plus forte, plus que l’industrie aéronautique

[3] Y compris la culture, la solidarité, l’éducation, la sécurité… qui doivent être repensées dans un monde post-carbone

Mise en place d’une solution respectueuse du confinement pour compenser la fermeture du marché

Suite à la fermeture des marchés, décidée par le gouvernement semaine dernière, de nombreuses personnes ont manifesté leur incompréhension et leur souhait qu’une solution alternative soit trouvée.
Cette recherche de solutions est importante pour soutenir l’activité des producteurs qui approvisionnent notre marché. Par ailleurs, de nombreuses personnes soulignent que les produits livrés en circuit court sont manipulés par un beaucoup plus petit nombre de personnes, que ce soit dans le circuit ou sur l’espace de vente. Le marché apparait ainsi plus sûr d’un point de vue sanitaire.

Dans ce contexte, plusieurs associations se sont concertées et ont décidé de soutenir une initiative en cours pour la mise en place d’un service “Drive” le jeudi et le samedi matin sur la place De Gaulle, avec une poignée de producteurs.A cet effet, un courrier a été envoyé à la mairie par plusieurs associations. Vous trouverez ci-dessous celui qui a été envoyé par l’association Fontenay Environnement et Transition.  

Si vous souhaitez soutenir cette demande, vous pouvez appeler la mairie au 01 41 13 20 00 ou envoyer un mail à mairie@fontenay-aux-roses.fr pour le faire savoir.

Nous ne manquerons pas de participer à la communication des modalités du Drive dès qu’elles auront été arrêtées.

Fontenay Environnement et Transition 

Courrier envoyé par FET à Mr Laurent, Directeur des Services: 

Monsieur,

Je m’adresse à vous en tant que représentant de l’association Fontenay Environnement et Transition.

Tout d’abord, permettez-moi, au nom de l’association, d’adresser tous mes vœux de bon rétablissement à M. Vastel ainsi qu’à son premier adjoint.

Dans le cadre de la transition écologique, notre association prône les circuits courts. Avec la fermeture du marché, liée à la crise sanitaire du Covid 19, la plupart de ces circuits courts sont en péril. De plus, depuis la fermeture de notre marché, nous recevons beaucoup de messages d’incompréhension de nos adhérents et sympathisants.

Aussi, partageant cette incompréhension, nous souhaitons votre soutient pour obtenir la réouverture du marché dans un cadre sanitaire bien réglementé. Notre marché, en intérieur, permet un contrôle d’accès à double sens et ses larges allés permettent, sans difficulté, la mise en place des distances barrières, offrant des conditions sanitaires meilleures que dans certains de nos supermarchés.

La préfecture ayant refusé la semaine dernière la demande de dérogation pour le marché de Fontenay,  nous avons pris contact avec certains producteurs pour rechercher une solution avec eux. Aussi, nous souhaitons vous faire part  de notre engagement et soutien à l’initiative de mise en place – en lien avec les commerçants de notre marché – d’un service “Drive” le jeudi et le samedi matin sur la place De Gaulle, du fait de la fermeture temporaire du marché.

En effet, ces commerçants représentent pour les fontenaisiens une offre alternative et complémentaire aux commerces sédentaires, souvent de qualité, parfois en circuits courts. Cette initiative a le mérite de répondre à deux besoins complémentaires :

– besoin des fontenaisiens de retrouver leurs commerçants et une partie de leur qualité de vie habituelle, tout en respectant les attendus du confinement et les mesures barrières

– besoins des commerçants de maintenir un chiffre d’affaires minimum pour couvrir a minima leurs charges fixes et tenter d’éviter ainsi pour certains une situation financière périlleuse.

Suite à l’accord donné par la préfecture ce mardi 31 mars à cette initiative, ainsi qu’à l’intérêt d’ores et déjà manifesté par des commerçants et de nombreux fontenaisiens, nous sollicitons votre soutien et votre appui pour la mise en place de ce système de “Drive” pour les commerçants ambulants dès ce samedi matin et jusqu’à la reprise du marché.

Cette dernière option est en effet relancée par la publication d’un protocole sanitaire qui définit les conditions à respecter pour pouvoir rouvrir le marché, avec moins de commerçants mais dans un format beaucoup moins contraint. 

Nous comptons donc, M. Laurent, sur votre soutien et votre appui pour la mise en place de ce système et le redémarrage du marché.

Dans l’attente d’une décision favorable de votre part, nous vous remercions vivement pour l’attention que vous porterez à notre requête,

Bien cordialement,

Christophe Guyon pour le CA de FET :

Nicole Allafort, co-présidente
Lætitia Chanas, co-présidente
Dominique Dupuis, co-présidente
Christophe Guyon, co-président

Végétaliser la ville, ce n’est pas qu’une histoire d’arbres

La question des arbres est importante mais il est temps de dépasser leur comptage pour s’intéresser, plus largement, au sujet de la nature en ville. Les enjeux sont « techniques » : climatisation, gestion des eaux pluviales, absorption du carbone… mais ils sont aussi culturels, éducatifs, nourriciers… La ville est un écosystème vivant qui détermine nos conditions de vie. Un écosystème qui nécessite toute notre attention, dans toutes ses dimensions.  

En effet, le dérèglement climatique entraine des épisodes de canicule et de forte pluie qui vont être plus fréquents et plus intenses dans les années à venir. Nous devons nous y préparer en modifiant les règles actuellement en vigueur pour construire la ville. Un premier chantier est donc de réduire la température qui est de plusieurs degrés supérieure dans une zone bétonnée comparée à un parc arboré. Pour cela, il convient de planter des arbres mais il est également intéressant de végétaliser les toitures par exemple et de choisir des revêtements de couleur pâle pour les rues.  Un second chantier tout aussi important est de limiter les impacts des épisodes de forte pluie, en désimperméabilisant les sols et en installant des noues ou des jardins de pluie pour permettre à l’eau de s’infiltrer dans le sol et réduire ainsi le ruissellement et l’arrivée massive d’eau de pluie dans les stations de traitement. Un troisième chantier est de permettre à la biodiversité de se redresser, en organisant notamment des trames vertes (espaces végétalisés) et bleues (cours d’eau et zones humides) et noires (sans lumière).

La végétalisation de la ville suppose donc de repenser l’espace public qui a été construit ces dernières années pour les voitures, quasi exclusivement.

La rue en bas de chez moi a été refaite il y a quelques mois. Elle a été parfaitement bétonnée au profit des voitures… alors que, pourtant, peu de voitures passent dans cette rue :
–        Une chaussée bien plane avec des places de stationnement tout du long,
–        De nombreuses sorties de garage qui rendent le trottoir tout à fait inconfortable, tout en creux et bosses,
–        Pas une goutte d’eau ne peut traverser le béton et la pluie est captée dans le même réseau que les eaux usées domestiques, de même que pour l’eau de l’avenue toute proche qui se déverse à gros flux dans cette rue,
–        Pas un brin d’herbe ne peut pousser, pas d’arbre non plus,
–        Un goudron bien noir qui chauffera au soleil du prochain été.

En conséquence, les passants empruntent la chaussée lorsqu’ils parcourent la rue et se garent entre deux voitures stationnées si besoin. Mais la promenade n’est pas agréable et le sera encore moins l’été prochain. Aucun des objectifs évoqués plus haut n’a été pensé pour la « rénovation » de cette rue.

Nous avons besoin de repenser l’espace public, son usage, son organisation pour l’adapter au dérèglement climatique, y rendre possible et agréable la marche et le vélo, mais aussi permettre l’ouverture d’un jardin partagé ou de haies nourricières, d’un espace pour des repas de quartier, d’un sentier piéton, etc. Bref, il nous faut nous réapproprier l’espace public aujourd’hui réservé aux voitures pour préserver et améliorer nos conditions de vie dans la ville.

Lors d’une réunion publique, le maire actuel de Fontenay-Aux-Roses a évoqué sa fierté d’avoir défini un modèle de rue qui s’applique à toute la ville. Pour ma part j’appelle de mes vœux la possibilité d’avoir des rues qui marquent l’identité de chaque quartier et dont la diversité permette d’imaginer et d’expérimenter des usages au plus près des souhaits des habitants. Cela suppose de permettre aux habitants et aux services techniques de travailler ensemble, pour partager nos contraintes et souhaits réciproques, découvrir ensemble ce qui se fait ailleurs et dont on pourra s’inspirer, se saisir des enjeux liés au dérèglement climatique mais aussi de nos envies de faire société différemment… Et sans doute sera-t-on amenés à planter des arbres ! Tellement qu’il ne sera plus nécessaire de les compter.

Dominique Dupuis

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Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas !

Poursuivre un objectif zéro déchet suppose de mettre en œuvre les 5R[1], Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler et Rendre à la terre. Se contenter comme aujourd’hui d’améliorer le traitement des déchets existants ne permet pas de répondre aux enjeux de pollutions liées aux déchets[2]ni à ceux de surexploitation des ressources[3]. La situation actuelle est une opportunité, tout autant qu’une nécessité, pour revoir entièrement notre manière de produire et de consommer. Pour cela, il nous faut élire des candidats qui sont prêts à impulser une politique ambitieuse, en rupture avec ce qui se fait actuellement.

La question des déchets est essentielle. Nous sommes aujourd’hui dans un système linéaire qui extrait des ressources de la terre, renouvelables ou non, les transforme et les disperse dans des produits, bâtiments, etc. qui finiront en déchets.

Le recyclage, même si on fait du mieux possible restera très insuffisant. Tous les matériaux ne sont pas recyclables et, par exemple, les composants des smartphones sont tellement petits et dispersés, qu’il est impossible de récupérer tous les métaux qui ont servis à sa fabrication. Par ailleurs, le recyclage détériore la qualité du produit et le nombre de cycles successifs est limité ; 7 à 10 fois pour le papier par exemple. Beaucoup de produits ne peuvent pas être recyclés pour le même usage. C’est le cas des bouteilles en plastique qui seront transformées en revêtements pour le sol, tuyaux, fibres textiles… Enfin le recyclage demande de l’énergie, pour transporter les déchets, parfois loin, et les traiter (faire fondre le verre par exemple).

Nous surexploitons les ressources naturelles renouvelables qui n’ont pas le temps de se renouveler et nous polluons ou détruisons de plus en plus rapidement les écosystèmes qui permettent leur régénération : plastique dans les rivières et les océans[4], artificialisation galopante des sols….

Ainsi, de plus en plus de métaux et matières premières diverses risquent de nous manquer dans les prochaines décennies. Notre planète ne nous permet pas de continuer à vivre comme nous le faisons aujourd’hui.

Vous l’avez compris, travailler la question des déchets ne doit pas se limiter au traitement des ordures ménagères comme le fait aujourd’hui le territoire Vallée Sud – Grand Paris. D’autres scénarios sont possibles pour créer une dynamique vers une économie circulaire en s’intéressant également à l’offre des acteurs économiques et à nos modes de consommation. Le rôle des collectivités est alors de créer les conditions de mobilisation des acteurs, entreprises, commerçants, associations, citoyens, pour construire une nouvelle trajectoire de développement du territoire.

Dans les programmes des candidats aux élections municipales de Fontenay, on trouve des propositions de repair café, de réduction de l’usage du plastique dans les cantines ou la promotion du réemploi. Pour avoir des effets réels, ces premiers pas doivent s’inscrire dans un projet plus large mais, sauf pour la liste « Un temps d‘avance pour Fontenay » qui affiche clairement un objectif de « gestion sobre de l’ensemble des ressources et biens consommés dans notre commune », je peine à les identifier au-delà des têtes de chapitre, Environnement, Ecologie, Développement Durable.

Si on veut savoir si les candidats ont une réelle ambition d’impulser une transition écologique pour notre ville, il est pourtant important de connaître d’une part quels objectifs soutiennent cette ambition et d’autre part, si et comment ils envisagent de mobiliser les acteurs pour co-construire des projets :
–        Vers un monde sobre, décarboné et respectueux du vivant.
–        Qui s’appuient sur de nouveaux modes de production, de consommation et de faire société et non pas sur des technologies magiques[5]
–        Qui ne se limitent pas à la gestion des services municipaux mais s’appuient sur eux pour impulser une politique ambitieuse,
–        Qui devront être coordonnés au niveau du Territoire Vallée Sud-Grand Paris notamment parce que les flux ne s’arrêtent pas aux limites des villes et que la mutualisation des investissements élargit notre pouvoir d’agir.

A propos des technologies, aucune donnée aujourd’hui ne montre une capacité d’un découplage de la production de richesse (le fameux PIB) de la consommation de ressources et d’énergie. Pire, l’empreinte écologique des technologies numériques augmente très rapidement[6]. Soutenir la croissance économique telle qu’elle se construit aujourd’hui est donc en complète contradiction avec l’objectif de réduire notre empreinte carbone de moitié d’ici à 2030 (et de 80% d’ici 2050). Nous n’avons pas d’autres choix que d’innover pour développer de nouveaux modes de production et de consommation.

A propos de Vallée Sud – Grand Paris, le conseil territorial a, sur la mandature qui s’achève, signé une charte[7] qui est un obstacle à une politique coordonnée sur le territoire. Celle-ci prévoit en effet un principe du chacun chez soi, tout à fait préjudiciable à un fonctionnement utile et démocratique de cette institution[8]. S’il n’est pas question de souhaiter la mainmise du territoire sur les municipalités, considérer qu’une politique zéro déchet peut être menée sans débat au niveau du territoire ni coordination entre les communes alors que les compétences déchets, développement durable et développement économique sont détenues par le Territoire est une illusion complète. C’est aussi ce que disent les 27 associations de Vallée Sud – Grand Paris qui ont signé la lettre ouverte aux candidats pour demander la construction concertée d’un plan climat-air-énergie pour le territoire[9].

La question des déchets m’a emmenée loin de la gestion des ordures ménagères… parce que c’est un enjeu central et parce que les enjeux écologiques mais aussi sociaux, économiques et démocratiques sont reliés les uns aux autres dans un système qu’il nous faut transformer dans son ensemble.    

Dominique Dupuis

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[5] Voir cette illustration de l’humoriste Suisse, Thomas Wiesel, qui dit à la fin de ce spectacle : https://youtu.be/izuzy2phn_g, « on a l’impression que le monde de l’économie nous dit : hé, on vient de développer une 7e vitesse, c’est génial, on a une bonne nouvelle, maintenant le mur est connecté et on sait exactement à quel endroit on va le percuter »

[7] Charte de l’établissement public territorial T2

[8] Lors du dernier conseil territorial qui s’est tenu le 24 février il a été dit à propos des ateliers organisés début 2019 dans le cadre de la préparation du plan climat-air-énergie que « les habitants y ont été invités » via les associations dont les coordonnées ont été fournies par les maires des communes. Dans les faits, une seule association parmi les 27 signataires de la lettre ouverte a été invitée, au dernier atelier et via un courrier transmis juste avant sa tenue. Quel bel exemple de la volonté des maires actuels d’impliquer leurs concitoyens !

Des “Tiers-Lieux” pour soutenir des projets de Fontenaisiens ?

En lisant les programmes on se plait à rêver de Fontenay dans quelques années avec des lieux dynamiques et actifs permettant des rencontres, y compris intergénérationnelles, des espaces où se développent des coopérations inter-entreprises, où sont proposés des Repair’cafés et bien d’autres activités… Mais quelles seront les modalités de mise en place et de gestion de ces « Tiers Lieux » ?

Le vocabulaire utilisé par les candidats nous oriente en effet vers cette idée de Tiers Lieux, mot chapeau qui permet de rassembler sous une même et grande famille les espaces de co-working, les FabLab, les Repair’Cafés, les jardins partagés et autres habitats partagés ou entreprises ouvertes. La définition reprise ici indique également que le “Tiers Lieux” (écrit avec des majuscules) permet l’émergence de projets collectifs permettant de co-créer et conserver de la valeur sur les territoires[1].

Cette idée de projet collectif me parait centrale dans la proposition de lieux propices au développement de lien social et de dynamique associative, entrepreneuriale, économique, artistique… Prenons l’exemple du co-working. Il a toujours été possible de louer un bureau dans un espace partagé. On a alors un propriétaire qui met des espaces à disposition, avec un tarif au m2. Un Tiers-Lieux repose quant à lui sur un projet collectif et donc sur une « communauté » de personnes qui s’engage dans une aventure qui dépasse la seule location de m2. Et les projets sont différents d’un lieu à l’autre. Voyez sur le site de Sceaux Smart ou bien celui de CASACO, situé à Malakoff, on y parle de tribu, d’animation, d’événements, etc. A La Tréso, qui ouvrira en avril prochain à Malakoff, le projet est que des particuliers et des enfants croisent des artisans dans un lieu qui permet de fabriquer un objet, réaliser une recette de cuisine, participer à un atelier, boire un verre ou déjeuner, travailler, apprendre et échanger avec d’autres personnes. Les projets sont collectifs mais aussi multidimensionnels.

Sceaux Smart est une association, CASACO et La Tréso sont des coopératives. Elles travaillent en partenariat avec leur municipalité respective qui les soutient parce que, par leur projet, elles participent à la vie de la ville, à sa dynamique économique mais aussi associative ou sociale … Ces entreprises ont un modèle économique qui leur permet d’assurer leur pérennité. Les locaux sont ouverts sur un large espace horaire pour y accueillir des publics et des activités différentes selon les jours et les créneaux. Cela ne ressemble à rien de ce que nous avons aujourd’hui à Fontenay !

Je crois personnellement que les Tiers-Lieux répondent à des vrais besoins dans les villes et notamment des besoins de transition écologique, économique et sociale. Ils pourront se développer dans notre ville si les élus sont convaincus de leur intérêt et sont prêts à soutenir voire à solliciter des projets collectifs locaux. Cela suppose que des lieux soient disponibles et que des budgets soient prévus pour, selon les cas, investir dans l’aménagement des locaux, du matériel qui sera mutualisé ou encore pour accompagner l’amorçage du projet.

Un café associatif ? Une maison zéro déchet ? Un Fablab sur le modèle de La Tréso de Malakoff ? Une autre forme de lieu de coopération artistique et culturelle ? Un Tiers-Lieux de développement économique local pour la transition écologique (voir ce projet à Champigny) ?

Les candidats qui se présentent à nos suffrages sont-ils réellement prêts à soutenir des projets proposés par des Fontenaisiens ?

Dominique Dupuis

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NB : A propos des Repair’cafés, que certains souhaitent initier à Fontenay, l’association Fontenay Environnement et Transition en organise déjà un, un mois sur deux à la maison de quartier des Paradis. Un 2e lieu est envisagé et la fréquence sera augmentée si l’association a suffisamment de bénévoles pour le faire.


[1] https://movilab.org/wiki/D%C3%A9finition_des_Tiers_Lieux