Concours des « Nouvelles » du Lions club de Fontenay aux Roses

Pour la première fois cette année, le Lions club de Fontenay aux Roses a lancé un concours de « Nouvelles », ouvert à tout Fontenaisien de plus de 8 ans, sur le thème :  « Dans 100 ans à Fontenay-aux-Roses... »

L’écrit devait être rédigé sur deux pages. Il était fait en individuel ou en groupe (classes ou autres groupes identifiés).

Les auteurs sont répartis en trois catégories : cadets, juniors et adultes.

L’imagination est le premier critère retenu par le jury, mais aussi la bonne maîtrise du français : orthographe, syntaxe et grammaire.

Ce concours de « Nouvelles » a eu lieu de mars à mai 2018.

Les trois premiers lauréats de chaque catégorie se sont vu remettre leur prix lors de la Fête de la Ville et la « Nouvelle » des trois vainqueurs est affichée à la médiathèque. 

La remise des prix s’est faite lors de la fête de la ville

Madeleine MARTIN, a remporté le prix des adultes, avec sa nouvelle « Après le déluge ».

Voici quelques extraits de cette nouvelle :

« Elle marche d’un pas alerte sur la rue de Paix. Seraient-ce les rayons de ce soleil d’avril qui lui donnent cette ardeur ? Il a fait jusqu’à moins vingt-quatre degrés au plus fort de l’hiver, alors elle profite de cette douceur retrouvée, car dans quelques mois les températures vont monter pour atteindre jusqu’à quarante, en plein cœur de l’été. Mais pour l’instant, il flotte dans l’air printanier de Fontenay aux Roses, quelque chose d’exaltant qui lui donne envie de bouger. Elle s’arrête un instant sur la place de la Communauté et se met à danser. Quelqu’un commence à chanter pour accompagner ses pas et tout le monde applaudit. Dès qu’il fait beau ils viennent là, s’asseoir autour des tables pour jouer au blido, au yunsha ou simplement pour se retrouver. Elle aime beaucoup cette place arborée, entourée de vieux immeubles du XXème siècle qui se marient parfaitement avec le style néoclassique de ceux du XXIème. Quant à la maison commune elle date de 1860. Jusqu’en 2026 c’était la Mairie, mais depuis Fontenay aux Roses est devenu un quartier de Paris.

Alma continue son chemin. Alma, c’est son prénom, elle est née avec le XXIIème siècle, il y a tout juste dix huit ans. Aujourd’hui elle se rend à la bibliothèque, à l’autre bout de la rue de la Paix. Beaucoup de rues ont été rebaptisées après les grandes catastrophes, c’est ainsi que La Paix a remplacé Boucicaut et la place de la Communauté occupe désormais celle du Général De Gaule. Alma a entendu dire qu’autrefois toutes ces voies étaient très encombrées, car chacun voulait posséder son véhicule individuel. Elle se demande bien à quoi cela pouvait servir, les autobus permettent de circuler tellement facilement, ils se succèdent toutes les cinq minutes dans un trafic fluide. Si on a envie de se donner un peu d’exercice, on peut prendre un vélo, il y en a partout. Il y a aussi les taxis pour se déplacer à plusieurs et les véhicules utilitaires pour transporter les objets encombrants.

Passant devant la maison des cultes, Alma se fait la réflexion que nous sommes vendredi, c’est le jour de prière pour les musulmans, demain sera le jour des juifs et dimanche celui des chrétiens, puis viendront les shintoïstes, les animistes, les hindouistes,…»

Vous pouvez télécharger la nouvelle en cliquant sur le lien : Après le déluge

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