Réponse de Suzanne Bourdet et Michel Faye, à un article de MM Chambon et Lhoste

Article : Emmanuel CHAMBON, Maire adjoint, Espace public, Voirie et Roger LHOSTE, Bâtiments communaux, Travaux en régie : Il est bon de rétablir quelques vérités face à de fausses affirmations !

Un fontenaisien a fait remarquer dans le blog  « Osez Fontenay » que la rue Maurice Phillipot était en piteux état. Il signalait  que pour les personnes devant utiliser des cannes ou des béquilles, les trottoirs étaient impraticables.

Nous avons parcouru les rues de la ville durant l’été, rues restant à la ville et rues transférées au Territoire. MM Chambon et Lhoste ont fait remarquer que la rue Maurice Philippot n’a pas été transférée au Territoire. Exact,  mais  les 2 rues situées à chaque extrémité de cette rue dans le prolongement de cette dernière - la rue de Bellevue vers le Nord et la rue de la Fosse Bazin vers le Sud – ont été transférées au Territoire !  Pourquoi ces choix discontinus?

M. Vastel et sa majorité réduite ont choisi de privilégier les travaux en centre-ville plutôt que la remise en état des rues des quartiers périphériques. La rue Maurice Philippot sera-t-elle remise en état avant la fin de cette mandature ?

Les élections approchent, les propos s’exacerbent, les bilans aussi. Ainsi, dans un tract de campagne du maire sortant, on lit: « un bilan doit toujours reposer sur des faits … action n° 8  : Installation de 4 stations Vélib’ : Réalisée »  /  Mensonge grossier, comme diraient MM Chambon et Lhoste, ou bilan surfait ?  

En effet,  3 stations Vélib sont réalisées, mais pas la 4ème, qui devait être installée près de la gare RER. Au Conseil Municipal du 26 septembre 2019, la majorité réduite de M.Vastel a voté contre – « politique oblige ? » – contre un vœu du groupe Associatif et Citoyen demandant l’installation de cette 4ème station  avant la fin 2019.

Urbanisme, Voirie et Transports sont des facteurs clés du développement de la Ville. Vu l’ampleur de la tâche, il faut qu’un élu de la Ville s’y consacre, en interlocuteur principal du Territoire, qui gère désormais l’essentiel de ces domaines. En clair, sans cumul avec d’autres fonctions. Rendez-vous en mars 2020 !

Suzanne BOURDET et Michel FAYE, Conseillers municipaux, Groupe Associatif et Citoyen

Réunion publique Scarron-Sorrières (20 H) et diagnostic en marchant (16 H), le mardi 1er octobre

L’après-midi, un diagnostic en marchant est organisé avec les élus et les services techniques afin de relever sur le terrain les problèmes rencontrés.

Le départ de la balade aura lieu à 16h devant la coque des médecins, au Centre commercial Scarron

La réunion publique se déroulera à 20h à l’école maternelle Scarron, Allée des Lilas

Réponse de Gilles Mergy, conseiller municipal à l’article de MM Chambon et Lhoste

Sur le coût du bassin situé devant la Mairie, tous les chiffres ont été donnés par la majorité municipale depuis plusieurs mois : 200k€, 100k€ et désormais 45k€.

Je prends donc bonne note du dernier chiffre en date que les élus concernés ne démontrent toutefois pas plus que les précédents.

Il n’en demeure pas moins que ce bassin est inutile, anti-écologique et que sa maintenance et son entretien seront très coûteux (traitement des fuites, nettoyage quasi quotidien du bassin…).

En ce qui concerne l’hyper-concentration des travaux dans le centre-ville, je voudrai apporter les précisions suivantes.

Que 83% des rues rénovées par la ville depuis 2014 soient en dehors du centre-ville est possible en nombre de rues (même si les élus concernés n’en apportent pas la preuve).

Mais, mon observation portait sur la répartition des montants investis par la commune sur l’espace public.

Comme tous les Fontenaisiens ont pu le constater, la quasi-totalité des travaux et donc des investissements de la ville se sont bien concentrés sur l’hyper centre-ville (place de Gaulle, place de l’Eglise et place de la Cavée).

Les rues des quartiers périphériques ont, à l’exception de quelques-unes d’entre elles, été laissées à l’abandon ou simplement « rafistolées ».

Gilles Mergy

Emmanuel CHAMBON, Maire adjoint, Espace public, Voirie et Roger LHOSTE, Bâtiments communaux, Travaux en régie : Il est bon de rétablir quelques vérités face à de fausses affirmations !

Une campagne électorale n’a de sens que si les débats se déroulent dans le respect des autres et en se basant sur un minimum de vérité.

Les élections municipales sont l’occasion d’un bilan de l’action de l’équipe sortante et d’un débat contradictoire autour de ce bilan. C’est normal. Que ce débat soit sans concession est tout aussi normal. Mais que le débat se résume à des affirmations péremptoires et fausses, voire des mensonges grossiers n’a aucun sens.

Maire-adjoints de l’équipe sortante en charge des travaux et de la voirie, nous suivons de très près l’ensemble des travaux mis en œuvre par notre équipe dans la ville depuis 6 ans. Depuis plusieurs mois, sur les réseaux sociaux comme sur certains blogs de la commune, des contre-vérités sont ainsi répandues qui témoignent soit d’un manque de connaissance  des dossiers du conseil municipal (étonnante pour des personnes élues souvent depuis plusieurs décennies), soit d’une volonté délibérée de créer de la confusion. Chacun jugera :

Monsieur Mergy affirme sur Twitter que le bassin d’agrément du parvis de l’hôtel de ville aurait coûté 200.000 euros…. Faux ! Il s’agit de moins de 45.000 euros pour être précis, ce qui est un prix habituel pour ce type d’équipement qui, au passage, a été financé par la région et le département à 60% comme le reste des travaux de la place !

Le même monsieur Mergy affirme sur Osez Fontenay que la ville « hyper-concentre » ses travaux sur le centre-ville, à l’occasion d’une remarque d’un riverain de la rue Philippot. En réalité, sur les 30 rues dont les trottoirs et/ou la chaussée qui ont été refaites par la ville pendant cette mandature, plus de 83% des rues concernées se situent dans les quartiers et ne sont donc pas en centre-ville !

Madame Bourdet explique doctement, toujours sur le même blog, que la rue Philippot serait délaissée car elle a été transférée au territoire et nous explique que cette décision est mauvaise, sauf que la rue en question ne fait pas partie des rues transférées et que des travaux sont planifiés dans le cadre du plan pluriannuel d’investissement !

Monsieur Buchet clame sur Facebook que la rénovation du gymnase du parc ne s’imposait pas et qu’il s’agit d’un gaspillage d’argent public. Il faut tout de même rappeler que l’expertise des bâtiments, consultable en ligne sur le site de la mairie, souligne non seulement la vétusté du gymnase, mais aussi sa dangerosité en cas de tempête.

Le même monsieur Buchet affirme que ce gymnase ne répondra pas aux attentes des sportifs, alors que plus d’un an de travail et de concertation avec les sections de l’ASF ont permis de définir les besoins exacts des sportifs. Ainsi, l’augmentation de la surface de jeu permettra des compétitions de niveau supérieur. De même, une salle de musculation servira à la préparation physique spécifique de certains sports et n’a rien  à voir avec la salle privée de gym, comme le prétend monsieur Buchet !

Quant à EELV qui dénonce la « minéralité » de la place de Gaulle et, selon eux, la création d’un  « îlot de chaleur ». Leur mémoire semble défaillir, car tout le monde se souvient que le sol était en bitume foncé (qui ramollissait parfois lors des grandes chaleurs de l’été) et qu’il s’agissait d’un ancien parking jamais refait. Il y a aujourd’hui plus d’arbres qu’avant les travaux et les arbres replantés sont à peine moins grands que ceux qui ont été conservés côté Verdun, comme chacun peut le constater. Enfin, 30% de la place a été perméabilisée sous la forme d’une promenade sous les vieux marronniers du côté librairie, tous conservés de ce côté, en pleine terre et non plus emprisonnés dans le bitume.

La polémique est souvent au rendez vous des campagnes électorales, et chacun peut défendre d’autres choix que ceux qui ont été faits. Pratiquer un tel niveau de désinformation fausse le débat, ne nous paraît ni sérieux ni crédible et ne grandit pas l’expression démocratique.

Cordialement

Roger Lhoste et Emmanuel Chambon

Lettre du Président du Département des Hauts de Seine (département Mobilités92) et notre réponse

Le 17 Novembre 2018, a été publié un article intitulé : « Que fait le Département des Hauts-de-Seine pour la circulation des vélos, à Fontenay ? », où a été évoquée la circulation des piétons et des vélos sur la Coulée Verte et aussi sur l’avenue Jean Moulin :

http://www.nouvellesdefontenay.fr/que-fait-le-departement-des-hauts-de-seine-pour-la-circulation-des-velos-a-fontenay/

Nous avions déjà eu une réponse de la Direction des Parcs, des Paysages et de l’Environnement que nous avons publié sur notre blog le 1 er Janvier 2019 : http://www.nouvellesdefontenay.fr/reponse-du-departement-sur-larticle-que-fait-le-departement-des-hauts-de-seine-pour-la-circulation-des-velos-a-fontenay/

Voilà le texte de la réponse du Président du Département (préparée par le service MOBILITES CD92) que vous pouvez télécharger : Réponse_Département_Mobilités_CD92 à M. Bresse

Voici le texte de notre réponse, associé avec FAR@vélo, et le CSTA (comité thématique sur la Circulation, le Stationnement, et les Transports Actifs)

Pour la Coulée Verte :

Vous dites dans votre lettre :
« Comme vous l’ont déjà indiqué mes services dans leur réponse à cet article, toutes les allées de la Promenade sont mixtes. Bien qu’il reste encore quelques panneaux dont l’enlèvement est prévu dans le cadre d’une refonte de la signalétique, il n’existe plus d’allées piétonnes ni d’allées cyclables.

Ce choix a été décidé suite au constat de la fréquentation mixte des anciennes allées piétonnes et cyclables, mais également après un accident, mortel entre deux cyclistes roulant trop vite sur une ancienne allée cyclable. Pour prévenir ce type de sinistre, des chicanes ou des ralentisseurs ont depuis été installés à chaque traversée de voirie afin de protéger les cyclistes qui réduisent ainsi leur vitesse.

Cette démarche a pour but de pacifier les différents usages sur la Promenade des Vallons de la Bièvre, les réclamations de promeneurs à l’encontre du comportement inadapté de certains cyclistes étant en nette augmentation. »

  •  Ce que l’on peut constater tous les jours, c’est que la circulation des piétons, vélos, électriques ou pas, n’est pas du tout pacifiée actuellement. Vu que le nombre de cyclistes est en forte augmentation, ce problème va s’accentuer dans les mois à venir.
  • Pour que la Coulée Verte redevienne un véritable lieu de promenade, il faut que la circulation des cyclistes domicile-travail ne passe plus par la Coulée Verte, mais emprunte les voies départementales,
  • Les cyclistes ne le font pas car il n’y a pas de piste cyclable sécurisée et continue entre les communes traversées. Il y a des zones où il n’y a pas de piste cyclable ou de bande cyclable, comme sur l’avenue Jean Moulin pourtant récemment aménagée, dans le sens vers le Sud, entre Fontenay et la gare de Robinson. Plus au nord, la D63 manque même toute forme de prise en compte du déplacement à vélo, même sur la rue Perrotin récemment rénovée. Aucun carrefour n’est sécurisé pour le déplacement à vélo comme ici, aux Pays-Bas : https://www.youtube.com/watch?v=FlApbxLz6pA. La personne à vélo est littéralement livrée au trafic motorisé, ce qui empêche la majorité des automobilistes de se mettre en selle.

Avenue Jean Moulin

Vous dites dans votre lettre :
« L’article du 17 novembre 2018 évoque aussi l’avenue Jean Moulin qui pourrait constituer une alternative à la Promenade des Vallons de la Bièvre pour les cyclistes. Vous regrettez que la récente requalification de cette voie ait permis la création d’une piste cyclable uniquement d’un côté et n’ait pas prévu l’insertion de bandes cyclables bilatérales.

Comme sur la plupart des voiries départementales, l’aménagement de bandes cyclables bilatérales sur l’avenue Jean Moulin aurait nécessité de renoncer à l’unique file de stationnement prévue dans le cadre de ce projet, dans un contexte où plusieurs bâtiments bordant la voirie ne disposent pas de parking en· sous-sol.

J’attire votre attention sur le fait que le Département n’est pas le seul décisionnaire du choix   d’aménagement dans   ce   type de projet, n’étant   pas  gestionnaire  du stationnement, et qu’une  concertation  est  systématiquement menée  avec les Maires  en tant qu’ils détiennent à la fois la police de stationnement et celle de la circulation. »

Nous avions fait un article complet pour faire le bilan après les travaux de l’avenue Jean Moulin : http://www.nouvellesdefontenay.fr/lamenagement-de-lavenue-jean-moulin-rd63-un-bilan/

  • Une réunion publique a bien eu lieu le 31 Mai 2017, avant les travaux. Le sujet du manque d’une piste ou bande cyclable côté pair a bien été évoquée, mais la réponse donnée à l’époque était de dire que compte-tenu de la présence des places de stationnement, il n’y avait plus la largeur suffisante pour mettre une piste ou une bande cyclable dans le sens Fontenay – gare de Robinson
  • Pourtant la coupe de l’avenue montre que compte-tenu de la largeur des trottoirs cela aurait été possible ou au moins une bande cyclable dans chaque sens. Car avec une largeur de 16m, si on déduit les trottoirs (2*1.40m min.), les voies (2*3m min.) et le stationnement (2m) il reste de la place pour deux pistes cyclables à grande capacité de 2.60m chacune.

 

 

 

 

 

 

 

Sur cette coupe, le coté pair, Fontenay vers gare de Robinson est à gauche.

  • Le fait de dire que sur cette avenue, plusieurs bâtiments bordant la voirie ne disposent pas de parking en· sous-sol, n’est pas suffisant, puisque justement sur cette avenue, il n’y a que des pavillons. Et pour les visiteurs, il y a de la place dans les rues avoisinantes.

Au vu de ces éléments, je me permets de vous demander pourquoi vous n’avez pas créé deux pistes cyclables sur un axe structurant si stratégique, et comment vous justifiez cette décision sachant qu’elle est illégale au regard de la loi LAURE (https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&idArticle=LEGIARTI000006833430&dateTexte=20090518)?

Limitation de la vitesse sur l’avenue Jean Moulin

Vous dites dans votre lettre :
« Néanmoins, la Ville de Fontenay-aux-Roses, a fait le choix de limiter la vitesse à 30 km/h, y compris sur les voies départementales, ce qui devrait permettre en principe une cohabitation pacifiée entre les différents usagers de la chaussée. Aussi, je partage pleinement votre point de vue concernant les moyens à mettre en œuvre pour que cette limitation de vitesse soit respectée (radars pédagogiques, synchronisation des feux).

Je vous invite donc à vous rapprocher de Monsieur le Maire pour lui faire part de vos propositions et le solliciter au titre de son pouvoir de police, pour leur mise en œuvre. »

Les mesures faites par les Département, en 2016/2017, avec un radar pédagogique, avant les travaux, ont montré que plus de la moitié des automobilistes dépassent la limite de vitesse (30-40km/h) et que même plus d’un quart des automobilistes roulent à 40-50km/h.

Les travaux effectués, compte-tenu d’une bande de roulement en très bon état et sans vibration, sans aucun aménagement ralentisseur, les voitures roulent encore plus vite qu’avant.

D’autre part, des feux tricolores ont été installés sur le trajet, mais ils sont actuellement toujours au vert et ne passent au rouge que sur appel piéton. Or il y a très peu de piétons qui traversent l’avenue, du fait que c’est une zone pavillonnaire.

De plus, la cohabitation entre véhicules motorisés et vélos ne peut se concevoir en sécurité sur la même chaussée que si la vitesse est limitée ET le trafic faible (voir CEREMA http://voiriepourtous.cerema.fr/IMG/pdf/ch3-les_differents_concepts_types_d_amenagement_cle2b4761.pdf) , ce qui n’est pas le cas de la RD63 qui est un axe de transit (12000 véhicules/jour selon l’étude ITER)

Aussi, nos propositions sont-elles les suivantes :

- première priorité : se mettre en conformité avec la Loi LAURE en créant une piste cyclable côté ouest afin de permettre aux cyclistes d’emprunter cet axe structurant en sécurité, sachant que leur sécurité n’est actuellement pas assurée. Cet aménagement permettra surtout aux non cyclistes de se mettre en selle. Nous proposons la largeur disponible de 2.20m pour anticiper l’augmentation forte de transport à vélo, car aujourd’hui les cyclistes ne peuvent pas se dépasser.

- Remettre un ou des radars pédagogiques, qui ont prouvé son efficacité lors des mesures en 2016-2017

- Mettre en place des feux « pédagogiques » qui passent au rouge quand les voitures dépassent le 30 km/h, comme sur l’avenue Raymond Croland, mais avec des panneaux d’explication bien visibles ou au moins synchroniser les feux existants à une vitesse de 30 km/h

- Créer des plateaux traversants aux croisements pour inciter les automobilistes à ralentir.

Vos Conclusions

« Enfin, plus généralement, dans votre courriel, vous  indiquez  qu’aucune sécurisation  n’est prévue sur les RD 63 avenue Jeanne et Maurice Dolivet à Fontenay-aux-Roses et RD 63A avenue de la République à Châtillon où rien ne protège les cyclistes, et que tout incite les automobilistes à accélérer. Le Département peut tout à fait envisager des études d’aménagements cyclables sur ces axes mais cela nécessitera de supprimer des places de stationnement.

Je vous informe donc que je transmets une copie du présent courrier à Messieurs les Maires de ces deux Communes pour les sensibiliser à votre demande. »

Nous nous félicitons du fait que le Département peut tout à fait envisager des études d’aménagements cyclables et qu’il transmet une copie du présent courrier à Messieurs les Maires de ces deux Communes pour les sensibiliser à notre demande. Il faut en effet une coordination entre les Maires des différentes communes pour arriver à une continuité pour la circulation des cyclistes.

A Fontenay aux Roses, il existe un comité thématique sur la Circulation, le Stationnement, et les Transports Actifs (CSTA) : c’est son rôle avec l’adjoint au Maire, Mr Chambon,  responsable de la voirie et de l’espace public de prendre en charge le dossier.

Pour discuter de nos propositions et pour préparer une réunion avec les Mairies concernées, nous vous proposons un rendez-vous avec le CSTA et la Mairie de Fontenay-aux-Roses. Nous proposons d’inviter également le Collectif Vélo Île-de-France, qui travaille actuellement sur un Réseau Vélo Régional dont fera partie cet axe structurant et stratégique.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments distingués.

Jean François BRESSE Animateur du Comité d’Habitants Ormeaux-Renards

Stein VAN OOSTEREN Animateur du comité thématique sur la Circulation, le Stationnement, et les Transports Actifs (CSTA), Président de l’association FAR@vélo

Hélène Chabanas-Maguin, Membre du CSTA

Où en est-on du projet d’aménagement de la place de La Cavée ?

Comment ce projet a été présenté par la Mairie ?

Il a été présenté lors d’une réunion de la Commission Extra-Municipale de l’Urbanisme (CEMUA) du 1er Avril 2015.

Ci-joint le CR de la réunion : CR_CEMUA_1_Avril_2015_La Cavée

Contraintes et cahier des charges du projet (présentation du Maire)

- Créer une place d’entrée de ville, dont l’aménagement serait financé par l’opération immobilière
- Remplacer les bâtiments vétustes
- Faciliter la circulation dans ce carrefour où aboutissent 7 rues dont 4 très passantes.
- Embellir le quartier
- Assurer une continuité avec le voisinage
- Conserver la maison située au n°1 de la rue La Boissière (la plus ancienne maison et de fait remarquable)
- Conserver le restaurant « Par Faim d’Aromes »
- Conserver le Cèdre situé sur le terrain de la maison du n°1 de la rue La Boissière
- Créer des logements privés, avec leurs parkings privés souterrains
- Créer des surfaces commerciales en rez-de-chaussée des immeubles
- Créer 40 places de parking public souterrain financées par l’opération immobilière

Quelle était la situation avant les aménagements ?

Ci-joint le plan du quartier avec le nom des rues

3 promoteurs sont venus présenter leur projet : Kaufmann & Broad, Bouygues Immobilier, Nexity, Cogedim & Demathieu Bard.

Chaque promoteur a présenté son projet d’aménagement, ses orientations architecturales, l’usage des constructions, le traitement des déplacements (auto, piétons) et le phasage du projet.

Eléments commun à tous les promoteurs

Compte tenu des contraintes imposées et en particulier de la nécessité de rentabiliser l’opération, les projets proposés se ressemblent étrangement : Construction de 100 à 120 logements répartis en 3 immeubles R+3 + Attique (combles) avec parkings privés souterrains.

Les 3 immeubles sont construits sur les 3 espaces censés disponibles à terme :

-        Un immeuble (N°1) Coté nord rue Blanchard jusqu’à la rue Boucicaut,
-        Un immeuble (N°2) sur l’emplacement de la maison verte du 118 rue Boucicaut en incluant plus le terrain public voisin (rue Blanchard) et la maison au n°6 de la rue Blanchard (appartenant au département),
-        Un immeuble (N°3) sur l’emplacement de la laverie et du café Fontaine aux Roses et des maisons murées rue du Général Leclerc.
-        Réalisation de 900 à 1250 m² de surfaces commerciales.
-        Réalisation de 40 places supplémentaires de parking publics en sous-sol, le parking de surface actuel disparait (14 places)
-        Transformation du carrefour en faisant circuler les voitures et les bus autour d’un espace central (simple rond-point, ou longue place bien marquée, ou « zone de rencontre »).

Les 4 intervenants ont souligné les difficultés d’aménager agréablement un carrefour aussi fréquenté par les voitures et les autobus.

A l’époque, la « maison verte » n’était pas à vendre et suivant les promoteurs le cèdre bleu de la place était conservé ou pas.

Finalement c’est Cogedim & Demathieu Bard qui a été choisi.

Comment ce carrefour peut-il devenir une place ?

Comment se fera la circulation ?

Une consultation des Fontenaisiens a eu lieu. Elle a choisi une place avec un axe central traversant.

Quel est le projet actuel ?

Vous pouvez avoir des infos sur le site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1398/projet-de-renovation-de-la-place-de-la-cavee.htm

Ce plan montre la position des immeubles, ainsi que l’aménagement de la place avec aucune place de stationnement, même minute et les arrêts des bus.

Qu’est-ce qui posera un problème pour la circulation ?

L’arrêt des bus (N° 194) n’a pas de décrochement, dans le sens de Fontenay vers Chatillon et les deux arrêts de bus sont pratiquement en face.

Cela veut dire que lorsqu’un bus sera arrêté, cela bloquera la circulation dans un carrefour qui est assez fréquenté.

Où sont prévus les parkings publics ?

Ils sont prévus sous l’immeuble N° 2, avec une entrée par la rue Blanchard.

La création de 47 places de parking public souterrain, sous l’immeuble N° 2 situé 118 rue Boucicaut

Qu’est-ce qui a été acté au Conseil Municipal du 28 Mai 2018 (modifié le 24 septembre 2018) ?

-        L’acquisition de 53 puis 50 places de parking (47 places de stationnement « ordinaires, 2 places de stationnement réservées aux personnes à mobilité réduite, 4 places de stationnement de classe B.
-        Acquisition au prix de 931 000 € H.T., majoré de la TVA au taux de 20 % actuellement en vigueur, soit au prix de 1.117.200,00 TTC, soit environ 1.2 M€ avec les frais de notaires
-        Il faut rajouter les frais d’installation de ce parking livré brut de décoffrage

Le permis de construire de l’immeuble de 50 logements indique qu’il y aura 88 places de parkings, ce qui respecte le PLU (1 place de stationnement par logement de moins de 60 m2, 2 places de stationnement par logement de surface comprise entre 60 et 120 m2)
Les places de parking sont normalement prévues pour un usage privé des habitants de l’immeuble.
Le promoteur vend à la Ville 53 places de parking sur les 88 places affectées aux logements de cet immeuble. Avec 35 places de stationnement seulement pour les 50 logements de l’immeuble, le règlement du PLU n’est plus respecté.

=> Nombre de véhicules des propriétaires seraient renvoyés en stationnement extérieur. Dans le quartier de la Cavée déjà saturé en stationnement automobile en surface, les problèmes de stationnement seraient aggravés :
- On amplifierait les difficultés de circulation avec des voitures tournant dans le quartier à la recherche de places de stationnement, ce qui n’est bon ni pour la qualité de l’air, ni pour le commerce.
- On augmenterait le nombre de voitures ventouses, bref le contraire des objectifs affichés.

Des élus de l’opposition (les 5 élus du groupe Associatif et Citoyen : Michel Faye, Suzanne Bourdet, Véronique Fontaine Bordenave, Céline Alvaro et Jean Marie Gasselin) avaient proposé une solution alternative, avec une société comme Zenpark qui gère les places inoccupées dans des parkings privés, que ce soit des places disponibles à l’année, ou pour des durées limitées dans la journée, la semaine, le mois.

Le compte-rendu du Conseil municipal peut être téléchargé sur le site de la ville : https://media.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/vie_citoyenne/conseil_municipal/comptes-rendus/Compte-rendu_CM_du_28_mai_18.pdf

Dans les contraintes et cahier des charges du projet : Qu’est-ce qui aurait dû être financé par les promoteurs ?
-        L’aménagement de la place
-        La création des 50 places de parking public souterrain

A combien est estimé le coût des travaux ?

Le document disponible sur le site de la ville donne le cout des travaux qui ont été soumis à un appel d’offre : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1251/budget-et-fiscalite.htm

- Coût de l’opération : (travaux, études, maîtrise d’oeuvre, travaux annexes de dévoiement de réseaux …)

• 1 945 000 euros HT hors tranche optionnelle (qui correspond aux abords de l’ilot C qui seront faits après 2020) Coût de la tranche optionnelle : 70 273 euros HT

On arrive ainsi à un cout d’aménagement pour la place d’environ 2.5 M€

Le montant total à financer (avec le parking) sera de l’ordre de 3.7 M€

Comment cela sera-t ’il financé :
-        Taxe d’aménagement 
-        Subventions
-        Financement de la commune

Que peut rapporter la Taxe d’aménagement (TAM) ?

La ville a fixé la taxe d’aménagement à 5 % au lieu de 20 % pour toutes les communes environnantes (Bagneux, Clamart) (9% pour La Cavée)

Elle s’applique à toute surface construite (Hauteur > à 1.80 m) qu’elles soient destinées ou pas à l’habitation. Exemple : une véranda close est taxable à l’inverse d’une terrasse. Exonérations : les logements sociaux financés par un PLAI.
Certains aménagements peuvent bénéficier d’une exonération facultative décidée par les collectivités locales concernées, notamment :
• les logements sociaux soumis au taux réduit de TVA
• les logements financés par un PTZ sous certaines conditions

Montant de la taxe d’aménagement

En Ile de France, en 2019, ce montant est égal à taux x surface x 854 €

Source : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/51229-taxe-d-amenagement-2019-montant-et-calcul

Sur la surface construite de 120 logements, d’une surface moyenne de 50 m2, soit 6000 m2 :

-        avec un taux de 9 %, la TAM est de  0.09 x 6000 x 854 soit 461 k€
-        avec un taux de 20 %, la TAM est de  0.2 x 6000 x 854 soit 1.025 M€

La différence de financement sera de 564 k€

Autres financements :
-        Contrat de développement département/ville 2016-2018 : 322 k€
-        Contrat d’aménagement régional : 350 k€
-        VSGP (remboursement travaux éclairage public fonctionnel) : 235 k€

Avec la TAM à 9%, le financement sera de 1.55 M€

Le reste à financer par la ville sera d’environ 2.15 M€, alors qu’il aurait pu être de 1.6 M€ avec une taxe TAM à 20 %

De toutes façons, l’opération ne sera pas financée par les promoteurs, comme demandé dans le cahier des charges initial.

Où en sont les travaux ?

L’immeuble N° 1 situé à l’angle de la rue Blanchard et de la rue Boucicaut (Cavée Nord Est) de 30 logements est en cours de construction. L’achèvement est prévu en 2020.

Les 2 Immeubles (N°2) situés à l’angle de la place et le long de la rue Blanchard (La Cavée Nord-Ouest). Le permis est accordé et il est purgé de tout recours début mars a priori. Il y a un bureau de vente. La construction se fera car la « maison verte » a été démoli. Le cèdre devrait être conservé.

Immeuble La Cavée Ouest (N°3) à l’angle de la place et de l’avenue du Gal Leclerc. Il est à l’étude, il y aurait 47 logements.

(Crédit photo : C.Voisin)

Budget Participatif : les projets retenus pour cette année 2019

L’ensemble des projets présentés est sur le site de la ville, avec pour chaque projet, des explications et un interview du porteur du projet : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1616/budget-participatif.htm

Les résultats du vote : 243 votes retenus, listés par adresse IP. Les doubles votes ont été éliminés (si plusieurs fois le même nom sur la même adresse IP).

Il y a 5 Projets retenus :

N° 1 :  Compostage collectif dans la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1665/compostage-collectif-dans-la-ville.htm

N° 2 :  Art de rue sur les armoires électriques : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1658/art-de-rue-sur-les-armoires-electriques.htm

N° 3 :  Aménagement d’un coin malin rue d’Estienne d’Orves : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1660/amenagement-d-un-coin-malin-rue-d-estienne-d-orves.htm

N° 4 : Créer des mini-vergers « pommes et noisettes » : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1666/creer-des-mini-vergers-pommes-et-noisettes.htm

N° 5 : Réalisation d’un « jardin de pluie » : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1664/realisation-d-un-jardin-de-pluie.htm

Projets en attente ou pris en charge par un autre budget 

Atelier menuiserie pour tous : il  est toujours en cours d’instruction car les contraintes de sa réalisation, en particulier le lieu de son installation, ne sont pas encore arrêtées. 

-  Collecteurs de vêtements : Mmes Mercadier et Gagnard mènent une réflexion sur cette question dans le cadre associatif Fontenaisien

Pompes et stations à vélos : Voir avec FAR à vélo

-  Un parking à vélos pour l’école de la Roue : pris en charge par le budget  scolaire

-  Reprise de la fresque La Fontaine : pris en charge par le budget Espace public

Installation d’un radar pédagogique, rue Antoine Petit :  voir avec les services techniques

-  Installation de bacs à fleurs avenue du Général Leclerc : pris en charge par le budget Espace public

-  Adoucir les dos d’âne du quartier Pervenches : Déjà programmé par la Mairie à la demande de la RATP

Pour la suite :  réunion du Jury, des porteurs de projets, des services techniques. Objet : échéancier et modalité de réalisation des projets.

Pourquoi les trottoirs de certaines rues de Fontenay ne sont elles pas déneigées ?

Un riverain, habitant dans le sud de la ville s’insurge :

« Juste pour vous alerter sur un problème très récurent à Fontenay en période de neige, je dirai même systématique. Les trottoirs de la ville sont complètement gelés, au points que les passants sont souvent victimes de blessures graves, nécessitant l’interventions des pompiers. Après plusieurs appels passés au service technique de la mairie ce matin, la seule réponse donnée est que le déneigement des trottoirs est de la responsabilité des habitants. Franchement c’est inadmissible comme réponse !!!!! la ville se déchargent complément de ce sujet !!! en mettant la responsabilité sur « l’incivilité des riverains » (dixit la responsable technique), qu’en est-il des seniors isolés, je me pose la question si la personne est à même à aller accomplir cette tâche toute seule, et puis quoi encore !!! il n’y a pas de maison ou immeuble à chaque trottoirs !!!! quand la mairie va-t-elle faire son travail de déneigement ! tous les ans c’est le même bazar !!!! malgré les alertes de la météo !! le service technique de la ville ne fait pas son travail !!! 

NEJJARI Nisrine, « 

ExplicationsEn cas d’épisode neigeux, la Ville de Fontenay-aux-Roses met en action son plan neige  : https://www.fontenay-aux-roses.fr/15-570/fiche/fontenay-aux-roses-active-son-plan-neige.htm

Des bacs à sel et à sable sont mis à la disposition des Fontenaisiens aux principaux carrefours. Le civisme des riverains reste indispensable pour dégager les trottoirs devant leur habitation et les voies privées (consultez l’arrêté portant obligation de déneigement des trottoirs en période hivernale). Les propriétaires ou locataires principaux doivent dégager un passage pour les piétons avec une largeur minimale d’un mètre sur le trottoir. 

Le plan neige a pour vocation d’assurer, par ordre de priorité :

- la sécurisation des voies principales ainsi que, par ordre de priorité, les autres voies ;
- le traitement des accès piétons aux abords des écoles et autres bâtiments recevant du public.

En cas d’épisode neigeux, la Municipalité sollicite tous les moyens matériels et humains pour effectuer, dans la mesure du possible, un salage préventif et pour mettre en application son plan neige.

Pour cela, la Ville de Fontenay-aux-Roses est équipée de deux saleuses pour le salage des voiries. Ce matériel peut être amené à circuler jour et nuit. Des équipes à pied, réparties sur sept secteurs distincts, effectuent, en journée et par priorité, le salage des trottoirs aux abords des équipements publics.

=> Il faut croire que l’esprit civique des Fontenaisiens ne suffit pas. Certaines rues ont les trottoirs bien nettoyés par les riverains, en particulier, là où il y a des immeubles, mais dans les quartiers de zones pavillonnaires, cela n’est pas suffisamment effectué.

Pourquoi le nouvel emplacement de l’arrêt des bus 194/394/594 Mairie de Fontenay crée des embouteillages supplémentaires sur la rue Boucicaut ?

Voilà ce qui est prévu pour l’aménagement de la place de Gaulle : une continuité entre le parvis de la mairie et le reste de la place de Gaulle pour pouvoir circuler à pied entre les deux.

L’arrêt des bus devait être déplacé pour être mis avant la place.

Encore faut-il que ce nouvel emplacement respecte les normes pour le bus qui vont marquer l’arrêt Mairie de Fontenay et qu’il ne crée pas des embouteillages supplémentaires sur la rue Boucicaut, alors qu’auparavant l’arrêt des bus ne gênait pas la circulation des voitures.

Pour cela, un trottoir d’une largeur supplémentaire pour mettre un abri bus a été rajouté pour s’aligner avec la largeur des places de stationnement des voitures.

Ceci fait que toute la circulation est arrêtée, lorsque qu’un bus s’arrête. Cela vient en supplément des camions de livraison ou des poubelles qui bloquent également la circulation.

L’arrêt des bus n’est pas aux normes, en particulier PMR

Source : http://www.hauts-de-seine.fr/fileadmin/PDF/Cadredevie/Transports/Fiche_pratique_releve_accessibilite_PMR_arrets_de_bus.pdf

  • 18 cm de bordure de quai
  • Une aire de rotation de 150 cm
  • Longueur L : 15 à 18 m au lieu de 12 m actuellement

Que faut-il pour assurer la sécurité des vélos dans les rues ?

Source : Le Parisien du 15 Aout 2018 : http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/antony-leurs-propositions-pour-etre-en-securite-a-velo-19-08-2018-7857531.php

Rouler à vélo dans les rues n’est pas toujours un long fleuve tranquille.

C’est le constat fait par Philippe Declerq, installé à Antony depuis dix-sept ans et grand amateur de la petite reine. Il y a quelques mois, il a donc lancé une pétition en ligne pour réclamer plus d’aménagements cyclistes. Celle-ci a obtenu plus de 500 signatures.

« J’ai trois enfants et je ne les laisse pas prendre le vélo seuls à Antony. C’est trop dangereux, confie ce père de famille. Je ne suis pas le seul dans le cas. Les jeunes aimeraient avoir plus d’autonomie pour aller dans les lieux qui les intéressent : centres sportifs, écoles, médiathèque… »

Son initiative lui a permis d’obtenir un rendez-vous mi-juillet avec la mairie et de faire le point sur les aménagements en cours. « La difficulté, c’est qu’on travaille dans un environnement très contraint : les rues ne sont pas très larges. Et il faut essayer de contenter tout le monde, aussi les piétons et les automobilistes, avec nos moyens », explique Perrine Precetti, maire adjointe chargée de la mobilité urbaine.

Les mesures qui peuvent être prises par une commune 

Généralisation du double sens cyclable en zone 30

Un double-sens cyclable (DSC) est une voie de circulation à sens unique pour les véhicules motorisés, mais à double sens pour les cyclistes. L’objectif est de renforcer la sécurité routière : lorsqu’un automobiliste et un cycliste se rencontrent frontalement, ils ralentissent. Les études montrent que ce type d’aménagement cyclable est le plus sûr qui existe, même plus sûr que les pistes cyclables protégées !

Cette disposition du code de la route est obligatoire dans les rues en sens unique en zone 30 km/h depuis le décret du 30 juillet 2008.

Ces double-sens cyclables doivent être signalés par des panonceaux

Fontenay est entièrement en « zone 30 »

Du temps de l’ancienne municipalité, un groupe de travail avait défini avec la Mairie, des rues en sens unique où le double-sens cyclable a été marqué au sol et par les panneaux ci-dessus. Actuellement ce marquage manque encore dans un certain nombre de rues à sens unique à FAR.

Conséquence : les automobilistes sont surpris et pensent à tort que les cyclistes font erreur, notamment dans la rue Boucicaut. Il est donc urgent de communiquer davantage sur ce sujet, comme l’ont fait les villes voisines (exemple à Clamart en 2010: http://www.faravelo.com/2018/01/clamart-pourquoi-jai-generalise-le.html).

Limitation de la vitesse dans les rues à 30 km/h

Fontenay aux Roses a été la première ville de France à passer entièrement à 30 km/h dans toutes les rues, en 2003, y compris les voies départementales.

Les communes voisines, comme Sceaux, maintiennent une vitesse de 50 km/h sur les voies départementales.

Pour rendre effective cette vitesse, les panneaux ne suffisent pas. Pourtant seulement quelques plateaux traversants dignes de ce nom ont été installés, par exemple dans la rue Jean Jaurès en centre-ville. Mais juste à côté, dans la rue Boucicaut, aucun plateau ne ralentit les automobilistes.

La conséquence : il arrive souvent que le trafic accélère dans cette rue pour passer au feu vert, sans respecter la limite de vitesse de 30 km/h.

Ne parlons même pas du respect de la limite de 20 km/h en vigueur sur la place du Général de Gaule (Zone de Rencontre), qui devrait pourtant être une zone commerciale et sociale très apaisée et attractif.

Sur les départementales la situation est encore plus préoccupante : même l’avenue Jean Moulin tout récemment rénovée ne compte aucun dispositif de ralentissement du type plateau ou chicane, et aucun aménagement cyclable d’un côté (voir article précédent : http://www.nouvellesdefontenay.fr/lamenagement-de-lavenue-jean-moulin-rd63-un-bilan/).

De plus aucun radar pédagogique qui ont montré leur efficacité n’a été installé dans les zones critiques, comme l’avenue Jean Moulin ou l’avenue Lombart.

Il en résulte qu’il y a très peu de circulation de vélos sur ces voies départementales, alors que dans une lettre récente (http://www.nouvellesdefontenay.fr/reponse-du-departement-sur-larticle-que-fait-le-departement-des-hauts-de-seine-pour-la-circulation-des-velos-a-fontenay/ le Conseil Département du 92 indique « traiter » les départementales pour les déplacements à vélo.

Panneaux autorisant les vélos à ne pas marquer le stop au feu rouge

Un décret du ministère des Transports, intégré au code de la route, permettait déjà depuis 2012 aux cyclistes de passer au feu rouge après avoir donné la priorité aux autres usagers bénéficiant du feu vert. L’objectif est d’augmenter la sécurité des cyclistes, qui peuvent ainsi échapper à l’angle mort des voitures (dangereux pour eux) et éviter de démarrer au milieu du flux motorisé. C’est aussi une mesure qui encourage les cyclistes, qui peuvent désormais poursuivre leur élan sur une pente et qui n’ont plus besoin d’attendre derrière les pots d’échappement des voitures.

Une signalétique spéciale a été créée : des triangles avec des flèches jaunes montrant les directions dans lesquelles le cycliste peut poursuivre son chemin au feu rouge.

Cette mesure a été mise en œuvre à Sceaux en 2016 et à Antony en 2017 sans qu’aucun accident n’ait été signalé.

=> Lors des Assises du Sport, le 13 Octobre 2018, Mr Vastel, maire de Fontenay a annoncé que cette mesure sera mise en place à Fontenay. Les panneaux n’ont pas encore été posés.

Des bandes cyclables parfois trop étroites

La largeur d’une bande est de 1.50m. Exceptionnellement elle ne doit pas descendre en dessous du strict minimum de 1m. En présence de stationnement longitudinal, une surlargeur d’environ 50cm est recommandée pour éviter le choc avec une portière qui s’ouvre (zone d’emportiérage).

Des bandes cyclables ont parfois une largeur inférieure à 1 m ou sont placées trop proches du stationnement des voitures.

A l’endroit sur la photo (Antony), une montée où le cycliste roule moins vite que les voitures, les cyclistes sont souvent frôlés par des voitures ou des bus.

=> Une solution aurait été de privilégier la sécurité du nombre croissant de cyclistes en remplaçant une file de stationnement par une piste cyclable.

La discontinuité de pistes et de bandes cyclables

Souvent, le cycliste n’est pas pris au sérieux comme un usager à part entière, mais comme une variable d’ajustement. La photo illustre le problème : le cycliste n’a pas une ligne droite comme les piétons et les voitures, mais est balancé entre le trottoir (souvent entre les piétons) et la chaussée (à proximité immédiate des voitures roulant à 50 km/h).

Une autre illustration en vidéo sur la RD920 : https://twitter.com/marcd33/status/985247476096688129  .Cette configuration n’encourage pas l’utilisation du vélo comme moyen de déplacement.

=> Cette situation peut être évitée en allouant la largeur disponible de façon démocratique entre piétons, cyclistes et automobilistes.