Point sur les projets immobiliers du quartier Champarts, Île, Boucicaut

Ce quartier situé de part et d’autre du nord de la rue Boucicaut, entre la place de la Cavée et la limite avec la commune de Chatillon, présente aujourd’hui un ensemble équilibré entre maisons avec jardins, et petits immeubles collectifs entourés d’espaces verts.

Le PLU approuvé en 2017, avec une zone UB « d’entrée de ville » qui coupe en deux l’espace pavillonnaire classé en zone UE, permet le long de cette partie de la rue Boucicaut des constructions dont l’emprise au sol peut atteindre 50 % de la superficie et d’une hauteur de 18/21m, ce qui est plus haut que ceux de la place de la Cavée.

Sur les 200 m de cette partie nord de la rue Boucicaut, on dénombre en septembre 2020 au moins 4 projets immobiliers en cours à différents stades.

A-126 rue Boucicaut (surface de 959 m2)

Promoteur Les Nouveaux Constructeurs

Permis accordé en avril 2018 puis Permis modificatif accordé en février 2019.

Immeuble de 27 logements et 41 places de parking.

R+4+Comble d’une hauteur de 18m, plus haut que la maison de retraite située à côté.

Nécessite la démolition d’une maison d’habitation rénovée.

Une bande d’environ 6m pour une surface de 105m2 côté rue est rétrocédée pour l’élargissement du trottoir.

Le futur bâtiment s’aligne sur celui de la maison de retraite et n’intègre aucun aménagement paysagé coté rue.

                       Le projet est en cours de travaux.

La maison a été détruite au cours de la 2ème quinzaine de septembre 2020, la végétation existante a été arrachée, seuls 3 arbres en fond de parcelle semblent conservés suite à la démolition, alors que le dossier de permis de construire prévoyait la conservation de 4 arbres.

B-129-131 rue Boucicaut (regroupement de 3 parcelles – surface de 2098 m2)

Promoteur SCI Résidences Franco-Suisse

Permis accordé en novembre 2017 puis Permis modificatif accordé en avril 2018

Immeuble de 61 logements et 102 places de parking

R+4+Comble d’une hauteur de 18 m

L’immeuble projeté, en forme de T, s’aligne coté rue Boucicaut sur les habitations situées de part et d’autre.

Ce projet se situe pour partie sur une friche artisanale (129 rue Boucicaut, parcelle mixte habitation/activité endommagée par un incendie) mais va entraîner la démolition de maisons sur deux parcelles pavillonnaires jointes au projet (131 rue Boucicaut et 4 Ruelle des Champarts). Aucune plantation existante n’est maintenue dans le cadre de l’opération.

Le permis de construire fait l’objet d’un recours depuis mai 2018 qui est en attente du jugement du Tribunal Administratif.

C-136-136bis rue Boucicaut (regroupement de 2 parcelles surface d’env 1500m2)

Promoteur SCI Résidences Franco-Suisse

Permis en cours d’instruction depuis le 27 juillet 2020

Immeuble de logements dont le nombre devrait tourner autour d’une quarantaine.

Environ 200 m2 de terrain coté rue devrait être rétrocédé pour élargissement du trottoir, selon la carte du PLU repérant les emplacements réservés.

Cette opération nécessitera la destruction de 2 maisons de caractère typique du bâti pavillonnaire à protéger.

Voir aussi l’article du Blog Citoyen – Pour Fontenay

http://www.pourfontenay.fr/blog/demande-de-permis-de-construire-dun-immeuble-de-6-niveaux-aux-136-et-136-bis-rue-boucicaut

D-133ter-135-137-139 rue Boucicaut (regroupement de 4 parcelles  – surface d’env 1220m2)

Promesses de vente en cours, projet probablement à l’étude pour un dépôt de Permis de construire.

Le regroupement de ces parcelles permettrait de construire autour de 30/35 logements après la démolition de 4 maisons dont la maison de caractère en angle du n°139 rue Boucicaut à la limite avec Châtillon.

Les opérations en cours ou potentielles sur ce tronçon de la rue Boucicaut amèneraient la création estimée de 130 à 160 logements collectifs, avec probablement plus de 200 places de parking. Mais cela au prix de la démolition de 10 maisons individuelles, dont certaines à l’architecture remarquable qui aurait mérité d’être préservée, de la diminution de la superficie d’espaces verts et de l’abattage d’un nombre significatif d’arbres de haute tige dont le remplacement plus ou moins partiel dans les projets nécessitera des années avant de reconstituer des espaces verts de même intérêt.

 Association Champarts-Île-Boucicaut (Chilbo) – Régine Ligonie, Anna Malcoëffe, Hélène Chabanas-Maguin

Point sur les projets immobiliers à Fontenay aux Roses (#1)

Cet article fait suite à l’article : Point sur l’urbanisme à Fontenay aux Roses

Que se passe-t-il entre un projet d’un promoteur et sa réalisation ?

Un projet immobilier doit se faire sur un terrain disponible ou sur terrain qui nécessite la destruction d’un ou plusieurs pavillons.

Le terrain doit être vendu ou avoir fait l’objet d’une promesse de vente.

Dans certains cas, la ville peut servir d’intermédiaire. Elle rachète un pavillon, même en bon état pour le revendre ensuite à un promoteur. Par exemple, au N° 14 de l’avenue Lombart, il y a une magnifique maison en pierre meulière qui a été préemptée par la mairie pour un montant de 1.1 M€ (décision du Conseil municipal du 14 Novembre 2019)

Le promoteur fait appel au Service d’Urbanisme de la ville pour connaitre les obligations et recommandations du PLU (Plan Local d’Urbanisme)

Une fois le projet mis au point, le promoteur fait une demande de Permis de Construire.

Cette demande est ensuite en instruction par le Service d’Urbanisme, en particulier pour la faisabilité du projet.

Puis cette demande passe en commission des Permis de Construire.

Cette commission est composée de 3 élus de la majorité et de 2 élus de l’opposition.

Elle est présidée par le Maire qui décide en dernier ressort.

Ensuite, une fois le permis accepté, il doit y avoir l’affichage (extrait de l’acte) en mairie, qui est effectué sur les panneaux de publication dans les 8 jours suivant l’acceptation du permis de construire et ce pendant une durée minimum de 2 mois.

Sur le chantier, l’affichage doit être effectué dès la réception de l’autorisation et ce jusqu’à la fin des travaux.

La liste des permis accordés était aussi accessible sur le site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1056/autorisations-d-urbanisme.htm

Elle n’a pas été mise à jour depuis de 15 Mars 2020

Délai supplémentaire dû à des recours des tiers

En matière d’urbanisme et de droit à construire, il existe une formalité qui permet de porter à la connaissance des services instructeurs une ou plusieurs irrégularités sur un projet de construction par rapport aux réglementations en vigueur.

Il s’agit d’un droit de recours appelé le recours des tiers. Celui-ci peut porter aussi bien sur un permis de construire, un permis d’aménager, un permis de démolir ou une déclaration préalable.

Le recours des tiers peut être déposé par toute personne qui estime que la future construction lui porte préjudice. Le déposant doit donc se trouver en prise directe avec le projet de construction.

En général, le recours des tiers repose sur des cas précis de non-conformité relevés entre un projet de construction et la réglementation d’urbanisme en vigueur dans la commune : PLU ou POS, code de l’urbanisme ou code civil par exemple.

Pour être valide, le recours doit donc comporter des explications précises sur ses motivations et lister les éléments litigieux au regard de la réglementation en s’appuyant sur les articles de loi concernés, cela pour permettre à l’autorité en charge de son analyse de vérifier le bien-fondé de la demande.

Le délai pendant lequel un tiers peut déposer un recours contre un permis de construire est de deux mois.

Ce délai est compté à partir du premier jour de l’affichage sur le terrain de l’autorisation de construire.

Dans un premier temps, le tiers interpelle le maire par un recours gracieux.

Ce recours gracieux aura pour effet d’interrompre le délai de recours des tiers. Le tiers et le titulaire du permis peuvent alors entamer les négociations à l’amiable.

Si une négociation à l’amiable avec le titulaire du permis de construire n’est pas trouvé, le tiers peut poursuivre son recours. Le tribunal administratif peut être saisi via un recours contentieux accompagné des pièces justificatives.

Suite à cela, le juge administratif prendra l’une des trois décisions suivantes :

  • Le permis est annulé
  • Les travaux, s’ils ont commencé, sont suspendus
  • Un délai est fixé dans lequel le titulaire du permis aura la possibilité de demander un permis modificatif

==> Depuis la loi ELAN votée en 2018, les procédures de recours sont beaucoup plus difficiles

Au total, au bout de combien de temps, un projet d’immeuble peut-il être commercialisé ? Lire la suite

Pourquoi les jeux du Parc Sainte Barbe qui ont été remplacés ne conviennent plus aux enfants de plus de 6 ans ?

Au parc Ste Barbe, il y a 2 ensembles de jeux qui convenaient aux plus petits et à ceux de plus de 6 ans

Ceux de plus de 6 ans ont été remplacés par des jeux pour des moins de 6 ans.

Fontenay Mag de Septembre, page 19 :

« En août, un nouveau module a été installé en remplacement
de l’existant au parc Sainte-Barbe. Sur cette aire de jeu aux allures
de château fort, différents parcours et deux toboggans présagent de folles aventures pour les plus jeunes. Le sol souple a également été remplacé »

Il y a beaucoup de commentaires sur Google Mapshttps://www.google.fr/maps/place/Parc+Sainte+Barbe/@48.7922897,2.2891582,17z/data=!4m5!3m4!1s0x0:0xacc9802b76e218bd!8m2!3d48.7922895!4d2.2913468

Par exemple : celui de  Erwann MAGIS

« Parc de la ville très sympathique pour laisser jouer les enfants et voir les habitants de la ville. En ce moment il y a des travaux juste a côté pour reconstruire le gymnase et je regrette que l’air de jeux ait été modifiée pour ne laisser que des jeux pour les tout petit qui ne convient plus aux enfants de 6/7 ans alors qu’avant il y avait deux aires de jeux distinctes. »

Est-ce que les écoles voisines (primaires et maternelles) ont été contactées ?

Quartier des Paradis : démolition du premier immeuble de la phase 1

Crédit Photo : C.VOISIN

La démolition de l’immeuble situé au 18 rue Alfred de Musset est une première étape dans l’élaboration du projet de Renouveau des Paradis.  Elle va permettre d’ouvrir le quartier et de prolonger la rue Paul Verlaine jusqu’à l’avenue Jean Perrin.

À la place de cet immeuble et d’une partie de la barre rue des Paradis (du n° 15 au n° 21) sont prévus :

- 75 logements sociaux
- 90 logements privés qui seront construits
- une promenade arborée conservant le bois des platanes et d’autres espaces publics déterminés en concertation avec les habitants.

 Plus d’informations sur le projet : Renouveau des Paradis

Les préadolescents de Fontenay se mobilisent pour la planète !

Un groupe de préjeunes (11-15 ans) de Fontenay a réalisé une vidéo pour sensibiliser aux bons gestes du quotidien pour prendre soin de l’environnement.

La vidéo a été réalisé dans le cadre du programme des groupes de préjeunes, qui se base sur la conviction que les 11-15 ans possèdent un esprit de service désintéressé aux autres, un sens aigu de la justice, une soif de comprendre l’univers et un désir de contribuer à la construction d’un monde meilleur.

Le but du programme est d’offrir aux préjeunes les outils nécessaires faire de bons choix et et pour travailler au bien commun, à travers des ateliers de discussion, des activités artistiques et ludiques et des projets de service.

Vidéo de présentation



Pour plus d’informations : 06 82 36 33 55

Démolition du 1er batiment du quartier des Paradis, rue Alfred de Musset

Bien que commencée depuis plusieurs semaines, avec le démantèlement intérieur des appartements, la démolition du bâtiment au 18 Alfred de Musset entre dans sa phase officielle ce vendredi 4 septembre à 14h avec le premier « coup de pelleteuse » vers 14h15 après les discours de Laurent Vastel, maire de Fontenay aux Roses et Damien Vanoverschelde, directeur général de Hauts de Seine Habitat (bailleur).

A ce jour, jeudi 3 septembre cette « cérémonie » n’a pas été encore annoncée sur le site de la ville, page Facebook ou Twitter, et n’est pas mentionnée dans le Fontenay Mag de Septembre.

Vraisemblablement ce bâtiment ne semble pas concerné par la présence d’amiante, tant mise en avant  comme argument pour cette démolition. En effet, le chantier ne présente pas de mesure spéciale destinée à empêcher la dispersion de particules,comme le bâchage du bâtiment . Un simple clôturage est mis en place.

Les travaux d’infrastructures notamment des fluides (chauffage, eau…) ont également démarrés.

L’accès à la maison de quartier par les escaliers rue Paradis est condamné.

Autres travaux dans le quartier

Dans le quartier, sur la rue Gabriel Péri, le chantier du promoteur LNC – Jardin des artiste (59 logements) a débuté au printemps. Les pavillons ont été démolis, sauf celui classé remarquable et inclus dans le projet.

Avec en plus celui de la  rue des Potiers, les habitants du quartier Paradis commencent à être encerclés de chantiers.

Il y a aussi une grosse opération d’élagage des platanes et autres arbres sur les espaces verts;

Iris Chanaud

Municipales 2020 : demande de précisions sur les propositions d’agir pour nos quartiers – Scarron-Sorrières

Dans votre dernier tract distribué dans les boîtes aux lettres hier, M. MERGY, vous ciblez particulièrement la gestion des quartiers.

Même si nous devons nous féliciter, enfin, de cette attention, vous employez dans vos propositions le futur, je vous cite « Nous nous opposerons à la densification prévue par la municipalité sortante et nous soutiendrons les locataires dans leurs demandes d’entretien et de ravalement des immeubles, à réaliser de manière urgente ».

Les questions que nous nous posons. N’est-il pas un peu tard ? N’êtes-vous pas aujourd’hui dans l’opposition à la majorité de M. VASTEL ? Pouvez-vous nous dire comment vous comptez vous y prendre pour porter assistance aux locataires sachant que 3 des 5 permis de construire déposés concernant Scarron-Sorrières ont été accordés ? Des recours gracieux ont été déposés par des associations dont vous ne faites pas partie. Comment allez-vous faire pour vous opposer à ce qui est déjà en cours de réalisation ?

Pour notre lisibilité, habitants de Scarron-Sorrières, nous souhaitons connaître, de façon explicite et détaillée, les actions que vous allez entreprendre pour endiguer concrètement cette sur-densification imposée aux locataires et propriétaires présents. Actuellement, 189 logements sont validés à la construction sans qu’aucune opposition, or associative, n’ait été exprimée lors des dépôts de permis de construire. Comment allez-vous contraindre le bailleur de ravaler les façades, ravalement promis depuis de nombreuses années ?

Merci de vos précisions concernant le terme « requalification » évoqué pour le pôle Scarron. Nous attendons avec impatience les précisions que vous allez apporter à vos propositions d’amélioration de ce quartier.

De la part de la municipalité sortante, nous avons les réponses devant nous et ne pouvons adhérer à de telles aberrations de gestion du territoire et de ses administrés.

Merci de votre retour. Je reste à votre disposition. Cordialement,

Marc SOUKUP, Mail : mailto:marc.soukup@dbmail.com

Appel un soutien pour un recours contentieux contre des projets immobiliers sur la place du Général de Gaule

Monsieur le Maire a accordé un permis de construire à Vinci pour construire au fond de la place de Gaulle :

  • un immeuble de 5 étages avec 47 logements et 2 commerces entre le marché et la château La Boissière,
  • une halle de type Baltard, baptisée « folie »,
  • un parking privé enterré de 67 places sous le parvis du Château.

Pour réaliser ce projet, les 9 arbres du parvis devront être abattus et l’extrémité de la barre basse de la résidence Saint-Prix démolie.

Aucune concertation sur ce projet de construction n’a été entreprise avec les Fontenaisiens.

Nombre d’entre eux, choqués par l’impact d’une telle construction, à 10 mètres du château La Boissière abritant le Conservatoire de la Musique et de la Danse, ont exprimé leur profond désaccord.

Ce projet suscite une vive hostilité chez de nombreux Fontenaisiens, et le permis de construire comporte de nombreuses irrégularités :

  • Incohérence entre plusieurs documents du dossier sur la partie supérieure et la toiture du bâtiment
  • Notice de présentation insuffisante
  • Absence de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France
  • Absence de plan de démolition de l’extrémité de la batte basse de la Résidence Saint-Prix
  • Absence de documents présentant l’insertion du bâtiment à proximité du château La Boissière et du marché couvert
  • Dégradation du cadre de vie des habitants des 4 et 6 avenue de Verdun
  • Aggravation des problèmes de stationnement autour de la place du Général de Gaulle
  • Non remplacement des arbres abattus sur le parvis du château
  • Augmentation des surfaces imperméables et aggravation de la carence en espaces verts

150 Fontenaisiens ont adressé au maire un recours gracieux contre le projet.

Ce recours gracieux a été adressé à Laurent Vastel qui n’a pas jugé utile d’y répondre, signifiant ainsi son refus tacite de donner une suite favorable à la demande des requérants.

La suite de cette procédure qui oppose les 150 Fontenaisiens cosignataires à Monsieur le Maire Laurent Vastel consiste désormais à déposer un recours contentieux à l’encontre de ce permis de construire auprès du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise.

Toute personne habitant Fontenay-aux-Roses et n’ayant pas signé le recours gracieux peut également se joindre à ce recours contentieux au titre de requérant secondaire.

Plus nous serons nombreux à signer ce recours contentieux, :
-        plus le Maire actuel, s’il est réélu, aura du mal à donner ordre à Vinci de commencer les travaux,
-        plus le nouveau Maire élu, aura du poids pour négocier l’abandon du projet avec la Société Vinci qui détient cette autorisation de construire.

Si vous êtes contre ce projet au fond de la place du Général de Gaulle,  nous vous invitons à apposer votre signature sur ce soutien et le déposer dans la boite aux lettres de l’association FARGo : 15 place du Général de Gaulle. Nous vous recontacterons pour la signature du recours contentieux.

NB : être signataire d’un recours contentieux doit amener à participer financièrement. Plus on est nombreux, plus la participation sera moindre.

Ci-joint le texte du recours à signer : Appel à soutien du recours contentieux contre l’immeuble Stalino-versaillais

Plus d’informations, association FARGo : Mail : fargo.92260@orange.fr

Municipales 2020 : Construire autrement pour des quartiers où il fera bon vivre

Lettre ouverte de l’association Champarts-Île-Boucicaut aux candidats au 2ème tour des élections municipales 2020

La campagne pour les municipales 2020, tous courants confondus, nous a promis un urbanisme idéal pour notre ville :

  • «résister à une densification excessive en organisant une protection maximale de nos zones pavillonnaires »,
  • « choisir un urbanisme raisonné et de haute qualité environnementale »,
  • « revoir le Plan Local d’Urbanisme dans le cadre de la transition écologique ».

La crise sanitaire et le confinement que nous venons de vivre ont mis en évidence les limites de la densification urbaine et montré la nécessité d’une ville plus aérée et plus verte.

Habitants du quartier situé au nord de la Cavée en allant vers Châtillon (autour de la ruelle des Champarts, de la rue de l’Île et du nord de la rue Boucicaut), nous proposons quelques pistes pour des constructions mieux intégrées dans leur environnement. Basées sur l’analyse des projets de notre quartier, ces idées peuvent s’appliquer à toutes les constructions de la ville.

Notre quartier présente actuellement un ensemble plutôt équilibré entre maisons avec jardins, qui représentent l’essentiel des espaces verts, immeubles collectifs de taille moyenne ainsi qu’une maison de retraite et un ancien atelier à réhabiliter.

Que constatons-nous à ce jour ?

  • Comme un peu partout dans la ville, des propriétaires de maisons individuelles sans cesse sollicités, voire harcelés, par des promoteurs qui veulent acheter leurs parcelles ;
  • Une maison de belle facture et parfaitement rénovée qui est d’ores et déjà condamnée par l’opération de promotion immobilière en cours de commercialisation au 126 rue Boucicaut ; pour mémoire, c’est là qu’un cèdre remarquable avait été préventivement abattu juste avant l’adoption du PLU.

  • 9 grands arbres formant un alignement qui vont être abattus dans le cadre du permis de construire accordé aux 129 et 131 rue Boucicaut, sans que leur maintien au moins partiel ne soit pris en considération par le promoteur. Tout au plus est-il prévu de planter le minimum réglementaire de nouveaux arbres, dont certains dans à peine 70 cm de hauteur de terre au-dessus du parking souterrain !

  • Au moins 2 autres projets du même promoteur en préparation le long de cette partie de la rue Boucicaut, regroupant à chaque fois plusieurs parcelles aujourd’hui pavillonnaires, dont plusieurs maisons remarquables ; ces projets vont fort probablement se contenter de la même architecture massive, par démolition systématique du patrimoine bâti, et sans autre recherche que celle de l’occupation maximale de l’espace, comme ce qui se fait un peu partout dans les villes voisines.

Face à cette situation, la question pour notre association est de réfléchir à comment faire évoluer un quartier dans le respect de son identité, en prenant en compte les exigences de densification de la Région Ile de France, tout en préparant la ville aux défis climatiques et sanitaires plus que jamais d’actualité. Il faut replacer la qualité de vie au cœur du projet de ville et cesser la course à la construction de m² sans réelle dimension environnementale.

Les idées ne manquent pas :

  • envisager systématiquement la rénovation des maisons anciennes témoins de la richesse de notre patrimoine, et privilégier une architecture de bâti intermédiaire qui facilite l’insertion dans le tissu urbain et la préservation de la végétation existante;
  • éviter les fronts bâtis continus et uniformes comme ce qui est prévu sur la rue Boucicaut, en préservant ici et là des espaces ouverts entre bâtiments. Cela assure une circulation d’air qui sera bienvenue lors des périodes de chaleur, contribue aux continuités écologiques, et permettrait par exemple de conserver certains des arbres du numéro 131 rue Boucicaut ;
  • éviter, comme ce qui a été autorisé pour ce même projet 129/131 rue Boucicaut, l’intrusion de bâtiment collectif de grande hauteur dans le tissu pavillonnaire. Privilégier plutôt une transition de hauteurs avec des constructions à typologie mixte : bâtiment haut du côté de la rue principale et à l’arrière côté pavillonnaire, faible hauteur  et découpage imitant des petites maisons ;
  • Intégrer dans les projets de bâtiments collectifs le besoin d’accès à l’extérieur avec des espaces verts communs de taille généreuse.

Il nous paraît donc nécessaire, comme dans d’autre quartiers de la ville menacés par l’ambition des promoteurs, de revoir le Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour un aménagement urbain mieux équilibré et respectueux de l’identité de chaque quartier.

Nous invitons l’équipe qui sera élue à échanger avec nous dès que possible sur ces sujets.

Association Champarts-Île-Boucicaut (Chilbo) – Anna Malcoeffe-Hélène Chabanas-Maguin, contact : asso.champarts@laposte.net

Budget participatif : comment a-t-il été mis en œuvre et a-t-il fait participer les citoyens ?

Sources :

- Budget participatif par Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_participatif#:~:text=Le%20budget%20participatif%20est%20un,diffus%C3%A9e%20%C3%A0%20travers%20le%20monde.

- Le budget participatif des communes de Hauts de Seine : https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-le-budget-participatif-chouchou-des-villes-et-des-habitants-07-11-2018-7937613.php

- Budget participatif de la ville de Fontenay aux Roses (site de la ville)  : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1616/budget-participatif.htm

Comment ce budget a été mis en place ?

Le budget participatif résulte du groupe de travail sur la Démocratie Participative présenté à la réunion du 7 Avril 2018

La Ville a organisé son premier budget participatif en 2018. L’enveloppe du budget a été définie au moment du vote du budget à hauteur de 20 000€ à titre expérimental. Le montant représente moins de 1 € par habitant

  • A titre de comparaison, à Antony, il est de 6.5 € / habitant, à Bagneux, 6.25 € / habitant, à Bourg La Reine de 5 € / habitant, à Montrouge de 12 € / habitant,

Source : https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-le-budget-participatif-chouchou-des-villes-et-des-habitants-07-11-2018-7937613.php

Ouverte à tous, cette initiative de démocratie participative, décidée après un travail commun entre la municipalité et les comités d’habitants, permet de financer des projets d’investissement.

  • 28 projets ont été proposés par les Fontenaisiens

Chaque projet a fait l’objet d’une évaluation technique et de budget par les services techniques de la ville.

Les projets recevables ont été présentés le 10 novembre 2018 devant un jury composé de représentants des comités d’habitants.

  • 13 projets ont été recevables

Du 3 au 23 décembre 2018, les projets ont été soumis aux votes des Fontenaisiens. 243 votes ont été comptabilisés

Un jury composé d’élus, de Fontenaisiens, membres de comités d’habitants, s’est réuni le 21 janvier 2019 et a entériné les résultats des votes et défini les projets pris en charge par le budget participatif ou par d’autres lignes budgétaires de la ville.

Ci-joint le CR de cette réunion : CR-réunion jury du 21 janvier 2019

Lors de cette réunion :

Décisions arrêtées : Le jury et les porteurs de projets seront impliqués dans le Suivi de la réalisation des projets

Prochaine réunion : Fin février 2019. Invités : Jury, porteurs de projets, services techniques. Objet : échéancier et modalité de réalisation des projets

=> En fait ces réunions n’ont jamais eu lieu et les porteurs de projets n’ont pratiquement pas été recontacté, pas même au moment de la réalisation de leur projet

Quels étaient les 5 projets retenus et leur réalisation

Source : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1676/resultats-et-realisation-des-projets.htm

Compostage collectif dans la ville proposé par Céline Frugnac et Bénédicte Mazoyer

But du projet : Proposer une solution de compostage collectif permettrait à chaque habitant d’intervenir pour préserver l’environnement. Tout le monde produit des déchets organiques. Ils seraient ainsi réutilisés plutôt que d’être mélangés aux déchets ménagers.

Interview de Céline Frugnac : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1665/compostage-collectif-dans-la-ville.htm

  • Ce compostage collectif a été à l’étude sur deux sites de la ville.
  • Ces compostages devaient être rattachés à des logements sociaux et surtout liés à des personnes ou associations susceptibles de s’en occuper
  • Ce projet n’a pour le moment pas été réalisé.

Art de rue sur les armoires électriques par Pauline Le Fur

But du projet : L’idée est de laisser, après accord des exploitants, à disposition de jeunes des armoires de rue (électriques, téléphoniques, …) afin qu’ils réalisent des projets de street art. Ils seront encadrés par des artistes locaux. Ce projet propose de créer un espace d’expression dédié aux jeunes et favorise le lien social

Interview de Pauline Le Fur : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1658/art-de-rue-sur-les-armoires-electriques.htm

  • Ce projet n’a pas été réalisé pour le moment
  • Pour cela, il fallait négocier avec les propriétaires des armoires de rue
  • La ville a négocié avec Orange et GRDF. L’accord serait maintenant obtenu.

Aménagement d’un coin malin rue d’Estienne d’Orves par Yann Roberge

But du projet : Aménager et valoriser l’espace inutilisé en face du collège permettrait de créer un usage commun. L’idée est d’exploiter ce site pour le rendre vivant et accessible à tous en installant : bancs, table de jeu d’échec, hôtel à insectes, boîte à livres, plantes, etc

Interview de Yann Roberge : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1660/amenagement-d-un-coin-malin-rue-d-estienne-d-orves.htm

Projet proposé par Yann Roberge

En février 2020, le projet a été réalisé partiellement.

  • Pour le projet, le porteur n’a pas été recontacté
  • Il y eu un manque de communication évident avec les riverains et les collégiens

Créer des mini-vergers « pommes et noisettes » par Zoé Sol-Mochkovitch

But du projet : Des mini-vergers mis en place dans les quartiers avec des pommiers et des noisetiers permettraient de se rapprocher de la nature. Ils seraient accompagnés de panneaux explicatifs et accessibles aux habitants pour en assurer l’entretien et pour la consommation

Interview de Zoé Sol-Mochkovitch : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1666/creer-des-mini-vergers-pommes-et-noisettes.htm

Le 28 novembre 2019, dans le square des Anciens Combattants, l’équipe des Espaces verts a planté les mini-vergers « pommes et noisettes » avec 3 pommiers, 2 cerisiers, 2 poiriers, 5 noisetiers

  • L’implantation de ce verger qui utilise une bonne partie du square des Anciens Combattants a été faite sans panneaux explicatifs et surtout sans avoir contacté le comité des habitants du quartier qui aurait pu servir de relai aux habitants pour en assurer l’entretien et pour la consommation.
  • Cette implantation aurait pu se faire dans la partie du verger conservatoire et qui est devenue la roseraie, car elle supprime une bonne partie du square pour le jeu des enfants du quartier
  • D’autre part, les rangées des groseillers situés dans la partie de la roseraie a té transférée à coté du verger et elle s’est faite sans demander leur avis au comité d’habitant

Réalisation d’un « jardin de pluie » par Dominique Dupuis

But du projet : Récupérer les eaux de pluie avec un dérivatif pour créer un « jardin de pluie ». Ce dispositif, constitué de végétaux pouvant survivre à des variations hydriques importantes, favoriserait le développement de la nature en ville et participerait au traitement des eaux pluviales.

Un « jardin de pluie » est un espace décaissé, de quelques m2, dans lequel sont installés des végétaux pouvant supporter d’être alternativement en milieu humide ou sec selon la météo. Les eaux de pluie sont dirigées vers cet espace, un trop plein leur permettant de rejoindre le circuit général. Les eaux sont alors dépolluées par les plantes et rejoignent le sol au bénéfice des arbres et autres plantations environnantes.

Interview de Dominique Dupuis : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1664/realisation-d-un-jardin-de-pluie.htm

En février 2020, un jardin de pluie a été créé à l’angle de la rue Rémy Laurent et de l’avenue Gabriel Péri

Voilà à quoi il ressemble actuellement

  • Il y a différentes plantes, comme des iris d’eau, des fougères, de la prêle…
  • On ne sait pas si les végétaux peuvent supporter d’être alternativement en milieu humide ou sec selon la météo. L’arrosage hebdomadaire évoqué par un voisin nous font penser que ce n’est pas le cas et que le jardin n’est pas autonome
  • Ce jardin est bien situé dans une rue en pente, avec une saignée pour capter l’eau qui ruisselle, mais il n’est pas décaissé, avec un bac où l’eau peut s’écouler lentement et avec des plantes sur un lit de terre au fond du bac qui vont dépolluer l’eau
  • Il semble que le jardin proposé est en place au-dessus d’un bac de stockage, alimenté par l’eau de pluie. Si cela est le cas, l’idée est intéressante pour limiter l’eau d’arrosage des espaces verts de la ville mais ne correspond pas au projet qui a été déposé.
  • La porteur du projet n’a pas été impliquée dans la réalisation
  • Il n’y a aucune explication autre que le nom « jardin de pluie »

Conclusions pour les projets retenus

  • Il était prévu, lors de la réunion du 21 Janvier 2019 que le jury et les porteurs de projets soient impliqués dans le Suivi de la réalisation des projets
  • Il devait y avoir des réunions entre les porteurs de projets et les services techniques pour la réalisation
  • En fait ces réunions n’ont jamais eu lieu et les porteurs de projets n’ont pratiquement pas été recontacté, pas même au moment de la réalisation de leur projet
  • Il a fallu plus d’un an pour la réalisation de 3 projets sur 5
  • Le bon exemple est la ville de Bagneux qui a un site dédié au budget participatif avec un suivi des projets : https://budgetparticipatif.bagneux92.fr/suivi-projets/