A Fontenay aux Roses, comme ailleurs en région parisienne, la pression immobilière rase les pavillons : comment résister ?

A Fontenay aux Roses

Extrait de l’article du blog Citoyen Pour Fontenay du 23 Novembre 2020 Danger. 69 rue Boris Vildé, 24 rue Pasteur, demande d’un permis pour construire un immeuble en pleine zone pavillonnaire. Auteurs :Suzanne Bourdet , Michel Faye 

« 17 novembre 2020 : affichage en mairie d’une demande de permis de construire, pour un immeuble de 15 logements, à 3 niveaux, à l’angle des rue Boris Vildé et Pasteur, soit au 69 rue Boris Vildé et au 24 rue Pasteur, en pleine zone pavillonnaire UE.

Le demandeur est la société « SCCV Fontenay Vildé », sise 63 boulevard Maréchal Joffre 92340 Bourg-la-Reine

La référence de cette demande de permis de construire est 092 032 20 020

Cette demande concerne un immeuble qui serait construit en pleine zone pavillonnaire UE du PLU

Or la zone UE est « une zone d’habitat à dominante résidentielle sous forme majoritairement individuel, de type pavillonnaire ». C’est la définition donnée par le PLU.

Il est aussi précisé, article 4.1. Caractéristiques architecturales et paysagère : « Les bâtiments et ouvrages à édifier ou à modifier ne devront pas porter atteinte au caractère des lieux avoisinants »

Cette demande de permis de construire va à l’encontre de la définition de la zone pavillonnaire UE : un immeuble de 15 logements n’est pas un habitat individuel et c’est encore moins un bâtiment de type pavillonnaire.

De plus situé en pleine zone pavillonnaire il porterait atteinte au caractère des lieux avoisinants.

En conséquence serait-t-il vraiment judicieux d’accorder le permis de construire pour cet immeuble ?

Un refus de cette demande de permis de construire serait logique.

Accorder ce permis de construire créerait un dangereux précédent.

Nul doute que si ce permis de construire était accordé, les propriétaires de pavillons en zone pavillonnaire UE seraient assaillis par les promoteurs. La zone pavillonnaire UE représente près du tiers de la superficie de la Ville »

La pression immobilière des promoteurs pour racheter les pavillons en Ile-de-France

Source : Le Parisien du 21 Novembre 2020 : les prix fous des promoteurs pour racheter les pavillons en Ile-de-France

Source : Le Parisien du 21 Novembre 2020 : En Ile-de-France, la pression immobilière rase les pavillons

Ce sont des montants sur lesquels les vendeurs et promoteurs ne s’épanchent que très peu. Combien vend-on un pavillon à un promoteur qui va le détruire puis reconstruire dessus plusieurs logements?

Par exemple à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne)

Au numéro 79 de l’avenue Foch, à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), repose un long immeuble de trois étages. Mais il y a encore quelques années, on y trouvait trois maisons. Toutes ont été rasées après avoir été rachetées en mars 2018. La plus grande – 195 m2 sur 470 m2 de terrain – a été vendue 1,45 million d’euros. Une deuxième – 97 m2 sur 721 m2 – a été vendue un million d’euros. La dernière – 113 m2 sur 714 m2 – s’est négociée à 770 000 euros. Des prix démentiels – de 6800 euros à 10 300 euros le m2 de surface habitable – pour une commune où, selon le site Meilleursagents.com, le m2 se négociait à cette époque autour de 5700 euros.

« Le promoteur achète un droit à construire, pas des m2 », rappelle Alexis Thomasson. C’est-à-dire qu’il se projette : s’il prévoit de construire 30 logements sur telle parcelle, il n’achètera pas cette parcelle au même prix s’il peut finalement n’en construire que 20. « On profite d’un effet d’aubaine car on achète au vendeur son bien bien au-delà du prix du marché classique », avoue un promoteur. Chez Neoparcel, on estime à au moins 25% la somme gagnée quand on vend à un promoteur plutôt qu’à un acquéreur classique.

Qu’est-ce qui pourrait être fait par la ville pour mettre un coup d’arrêt à la spéculation immobilière ? Exemple d’Antony

Source Le Parisien du 20 Octobre :  Antony veut préserver ses 10 000 jardins privés

A Antony, il y a actuellement une révision du PLU qui a été soumis à une enquête publique du 21 septembre au 21 octobre 2020

Les documents de cette enquête publique sont disponibles.

Traversée par des coulées vertes et située à l’orée du parc de Sceaux, la ville limitrophe avec la grande couronne bénéficie surtout d’îlots de fraîcheur grâce aux 10 000 jardins privés des pavillons qui couvrent pas moins des deux tiers de la commune. Ce sont donc ces précieux écrins de verdure que la ville souhaite préserver par la modification de son plan local d’urbanisme (PLU), soumis à enquête publique.

« Si vous prenez une vue satellite d’Antony, il n’y a que des espaces verts avec des pointillés rouges pour les toits. Le problème, c’est que nous nous sommes aperçus que ces espaces verts disparaissaient progressivement et à une vitesse accélérée en raison de la multiplication des projets de division de parcelles, devenus une pratique courante à Antony comme ailleurs », remarque le maire (LR), Jean-Yves Sénant. Et ce dernier de citer les villes de Sceaux, Clamart et Bourg-la-Reine qui ont fait évoluer leur PLU de la même manière.

Pour mettre un coup d’arrêt à la spéculation immobilière, la commune entend donc, par cette modification du PLU, interdire notamment toute construction à plus de 20 mètres des trottoirs dans la zone pavillonnaire. En cas de division de terrain, l’emprise au sol sera limitée à 20 %.

Dans son avis disponible dans le dossier d’enquête publique, le préfet des Hauts-de-Seine s’est montré toutefois inquiet face à ces mesures visant à réduire la constructibilité de plus de la moitié des espaces urbanisés. « Elles risquent de compromettre les obligations de la ville en matière de densification et de production de logements : avec une densité des espaces d’habitat de 52,6 logements par hectare en 2013, la ville est en effet soumise aux objectifs d’intensification fixés par le schéma directeur de la région Ile-de-France de 10 à 15 % des tissus urbains », écrit le préfet Laurent Hottiaux.

« Ce ne sont pas les quelques logements en zone pavillonnaire, qui ne pourront pas être construits, qui vont nous empêcher d’atteindre notre objectif de 29 800 logements en 2030 », balaye Jean-Yves Sénant. En 2013, la ville comptait 25 900 logements, elle en dispose aujourd’hui de 27 500.

Urbanisme : exemple de Bagneux : Charte avec les promoteurs, concertation avec les habitants sur la place Lucie-Aubrac et sur tous les projets de plus de 30 logements

Source :  Le Parisien du 6 Juillet 2016 Bagneux impose des prix plafonnés aux promoteurs 

Source : Le Parisien du 10 novembre 2020 : Bagneux : avant l’arrivée des lignes 4 et 15, les logements s’arrachent à prix galopants

Source :  Site de la ville de Bagneux : Concertation autour de la future place Lucie-Aubrac

Charte avec les promoteurs 

Pour éviter la fuite des Balnéolais et la flambée des prix, la municipalité a mis en place, dès 2016, la charte de la construction et de la promotion. Elle fixe notamment un plafond pour l’accession à la propriété en secteur de développement ne pouvant dépasser les 4710 euros/m 2. Une trentaine de promoteurs et grands opérateurs de l’immobilier francilien ont signé mardi sa nouvelle charte de la construction et de la promotion.

Des prix plafonnés. Dans le neuf, ils ne devront pas excéder, selon les secteurs, 4 150 € à 4 300€ le m², parking compris. Et pour toute opération de plus de 30 logements, 10 % de l’offre, en accession maîtrisée, devra être commercialisée à 3 400 € du m² maximum.

Par ailleurs, la charte prévoit aussi que pour favoriser les habitants, la commercialisation commence auprès des ménages prioritaires identifiés par la ville avant d’aller vers un public plus large.

La convention va être renouvelée en 2021, avec davantage d’objectifs en matière d’environnement. La commercialisation des nouveaux logements est d’abord destinée aux habitants de Bagneux pendant un mois et demi.

La maire (PCF) Marie-Hélène Amiable travaille aussi avec des parlementaires pour essayer de créer un outil plus contraignant au niveau de la métropole du Grand Paris et les villes ayant une obligation de densification.

Un droit de regard des citoyens sur les projets.

Toute opération de plus de 30 logements devra faire l’objet d’une consultation de trois maîtrises d’œuvre.

La ville prévoit une grille d’analyse pour juger des projets selon différents critères autour de la qualité urbaine, architecturale, l’habitabilité et le développement durable. Ils seront notés, et le projet défendu par la ville sera celui qui aura obtenu la meilleure note au global. Bagneux souhaite également que les nouveaux aménagements aident à implanter projets culturels ou œuvres d’art dans l’espace public.

Concertation autour de la future place Lucie-Aubrac

Il faut essayer d’imaginer Bagneux en 2030. La place des métros 4 et 15 — baptisée Lucie-Aubrac, du nom du terminus de la première ligne — sera alors devenue le cœur d’un quartier nord modernisé avec la rénovation de la cité de la Pierre-Plate et l’ écoquartier Victor-Hugo.

Au cœur du quartier Nord, un nouvel espace public va donc voir le jour avec l’arrivée des métros : la place Lucie-Aubrac. À quoi ressemblera-t-elle ? Pour le savoir, la Municipalité invite les habitants à participer à une grande concertation pour imaginer, ensemble, ce lieu de vie de demain.

L’arrivée des lignes de métros 4 et 15, la rénovation de la Pierre Plate, l’ÉcoQuartier Victor-Hugo, les nouveaux équipements publics ainsi que les commerces et les espaces verts généreux feront du nord de la ville un quartier moderne et aménagé pour tou.te.s les Balnéolais.e.s.

Point central du quartier nord, la place Lucie-Aubrac accueillera les premiers passagers empruntant le prolongement de la ligne 4, fin 2021. Par la suite, trois ensembles immobiliers comprenant des logements, des commerces de proximité, des équipements publics ainsi que la seconde gare dédiée à la ligne 15 sortiront de terre.

A terme, c’est une place publique de 13 000 mètres carrés qui sera réaménagée pour accueillir des espaces verts, de détente, de loisirs ou encore un marché alimentaire.

  • Comment la vie des habitant.e.s va t’elle s’organiser autour de la place Lucie-Aubrac ?
  • Comment les habitant.e.s pourront-ils l’investir ?
  • Comment faire de ce point de passage un lieu de vie à part entière ?

Pour répondre à ces questions, la Municipalité organise une grande concertation auprès des Balnéolais.e.s sur l’aménagement de la future place des métros. L’objectif est simple : adapter au mieux cette nouvelle place aux besoins de ses usagers et des habitant.e.s.

Les prix dans l’ancien augmentent entre 15 et 20 % par an, eu égard à l’arrivée prochaine des métros 

La commune est aujourd’hui classée dans le top 10 des villes où il faut investir. Les acquéreurs l’ont semble-t-il vite compris. L’agent immobilier n’a même plus besoin de passer des annonces pour les studios et les deux pièces, ils partent comme des petits pains, « premier arrivé, premier servi ».

«90 % des gens qui s’installent à Bagneux sont des Parisiens»

« Les biens proches des futurs métros partent à toute vitesse. Les biens au prix du marché, en 24 ou 48 heures. Ceux au-dessus du prix prennent un peu plus de temps mais ils partent », confirme un autre agent immobilier exerçant en autoentrepreneur.

Opérations immobilières dans le quartier Scarron-Sorrières

Projets en cours

Projet Majestic – Nexity/ Faubourg Immobilier 63/71 rue Marx DORMOY 121 logements et 180 places de parking.

Permis de construire n° 92032 18 00251 délivré le 26/09/2018.

Cet immeuble est situé à l’angle de la rue Marx Dormoy et de la rue du Moulin Blanchard.

Il y a environ 1.5 places de parking par logement, ce qui correspond à la norme pour des résidences privées.

Les appartements vont du studio au 5 pièces de 110 m2 en RdC avec un jardin de 62 m2.

Les prix vont de 167 k€ pour un studio de 28 m2 avec un parking, 247 k€ pour un F2 de 40 m2 avec un parking, 338 k€ pour un F3 de 64 m2 avec un parking, 411 k€ pour un F4 de 77 m2 avec 2 parkings. Pour le promoteur Faubourg Immobilier  pour lequel il reste 5 logements à vendre, 87 à 133m2 de 622k€ à 897k€.

Pour plus d’informations : https://www.residence-majestic.fr/
Ce projet est en cours de construction. Le terrain où est construit cet immeuble était assez dégagé. Il a fallu dépolluer le terrain qui était occupé par un atelier de peinture.

Il y avait 3 pavillons qui ont été démolis.

Par contre, 3 marronniers bicentenaires situés dans le fond du terrain, ainsi que de magnifiques platanes situés sur la rue ont été abattus pour la construction et la vue.

La construction a commencé en début 2020. Actuellement les terrassements et le sous-sol sont actuellement réalisés.

Les livraisons sont prévues pour le 3 ème trimestre 2022.

Projet SEFRI-CIME – 41-43 rue Marx DORMOY – 47 logements et 79 places de parking. Permis de construire n° 92032 19 00284 délivré le 17/01/2020.

Il y aura des locaux commerciaux au Rez-de-Chaussée.

Il y a environ 1.5 places de parking par logement, ce qui correspond à la norme pour des résidences privées.

Cet immeuble est situé à l’angle de la rue Marx Dormoy et de l’allée des Lilas.

Il est situé à la place de la chaufferie centrale du quartier des Sorrières.

Il y aura la suppression d’un parking d’environ 25 places qui est occupé par des habitants des immeubles des Sorrières.

Ce projet n’est pas encore en commercialisation. Recours contentieux en cours.

Pour plus d’informations : http://atelierjfa.com/fontenay-aux-roses-2-11-2/

Projet Toit et Joie – 46, rue Marx DORMOY – 25 logements et 25 places de parking.

Permis de construire modificatif n° 92032 18 00260 M01 délivré le 19/02/2020
Ce projet est un projet d’accession à la propriété de logements sociaux.

Le nombre de garages correspond à la norme pour un logement social.

Toit et Joie a lancé un appel d’offre pour la construction de cet immeuble.

Cet immeuble sera construit sur pilotis, car il y a une grande différence de niveaux entre la rue Marx Dormoy et le parking situé en dessous qui sera supprimé.

De nombreux arbres seront supprimés

Projet Sénioriales Groupe  DUVAL  situé à l’angle de la rue Blanchard et de la rue du Moulin-Blanchard – 73 logements et 26 places de parking.

Permis de construire n° 92032 19 00299 délivré le 14/09/2020
Ce bâtiment correspond à une résidence Sénioriales pour personnes âgées. Les places de parking serviront pour le personnel et les visiteurs. Recours gracieux en cours.

Pour le moment le projet est uniquement annoncé sur le site de Duval : https://www.groupeduval.com/patrimoine/listings/les-senioriales-a-fontenay-aux-roses-92/

Cet immeuble sera construit à l’angle de la rue Blanchard et de la rue du Moulin-Blanchard.

Il faudra abattre les arbres qui sont situés à l’angle des 2 rues, pas très loin de la Coulée Verte.

Le terrain est actuellement très en pente.

Projets à venir dans le quartier Scarron – Sorrières

Projet Nexity, Rue du Moulin Blanchard – 47 logements.  Permis demandé en septembre 2019
Plusieurs pavillons seront supprimés. Il restera peut-être un pavillon, mais qui jouxtera un immeuble qui fera 18 m de haut (Zone UB)

Projet OSICA Rue du Moulin Blanchard 30 logements (projet à l’étude pour 2021)

Cet immeuble sera situé le long de la rue du Moulin Blanchard, sur un terrain en pente, au-dessus des résidences de l’allée des Glycines.

Projets à proximité du quartier

Projet Vinci Immobilier de France = 32 logements / 53-55 rue des Bénards, immeubles de 7 étages (PC 092 032 20 0018 déposé en mairie le 30/09/2020)

Projet CFD Immobilier = 45 logements sur 4 niveaux – 16, 18, et 20 av. FOCH – (PC 092 032 20 0019 déposé en mairie le 03/11/2020)

Densité de population de Fontenay et des communes du Territoire Vallée Sud Grand Paris

Evolution de la taille des ménages sur Fontenay

On est passé de plus de 3 personnes par logement en 1968 à 2.25 personnes par logement en 2009 et environ 2.2 actuellement, car il y a eu très peu de construction depuis 1990 et la population a vieilli.

Les immeubles qui seront construits vont apporter plus de personne par logement, car ce sont des appartements neufs qui vont du studio au F5, par exemple pour l’immeuble Majestic. On peut penser que les studios auront 1 personne, les F2 2 personnes, les F3 3 personnes, les F4 personnes et les F5 5 ou 6 personnes.

On peut donc avoir dans les nouveaux immeubles, au moins 2.5 personnes.

Densité de population du quartier

Source : Blog Citoyen POUR FONTENAY

Le quartier des Sorrières a une superficie de 11, 8 ha (0,118 km²)

Il y a actuellement 955 logements : avec une densité avec 2,25 habitants/logement : on a déjà 2148 habitants, soit une densité de 18 200 hab/ km²

Compte-tenu de ce qui est en cours, avec les immeubles, on rajouterait 266 logements avec 2.25 personnes/ logements soit 598 habitants supplémentaires. On arriverait ainsi à 2746 habitants, soit une densité de 23 300 habitants /km2

Si on prend en compte les immeubles en attente, on arriverait à 343 logements, donc 771 habitants supplémentaires. On arriverait ainsi à 2920 habitants, soit une densité pour le quartier de 24 750 habitants au km2.

On atteindrait ainsi la même densité que Montrouge, et 2.5 fois la densité moyenne de Fontenay et du Territoire. La densité moyenne de Paris est de 21 067 habitants par km2

Problèmes de stationnement du quartier

Il y a déjà des problèmes de stationnement dans le quartier. En effet les habitants des immeubles des Sorrières ne sont pas obligés de louer un parking. L’immeuble SEFRI-CIME supprimera 25 places de parking. Il n’y a que 5 places de parking devant le magasin Leader Price.

De plus, s’il y a des locaux commerciaux, au RDC de l’immeuble SEFRI-CIME, il faudra des places de parking supplémentaires.

Proximité des commerces

Pour les commerces, il faudra réactiver le centre commercial de Scarron qui a actuellement :

Une boucherie, une alimentation, une boulangerie, un salon de coiffure, une agence postale. Il y a des locaux vides.

Depuis ce quartier, on peut aller aussi à la place Dampierre à Bagneux, qui a en plus un magasin de presse, un marchand de fruits et légumes. Il y aussi un marché extérieur.

Possibilités de transport

La rue Marx Dormoy est située sur le trajet du bus 128 qui va à la Porte d’Orléans. L’accès au RER demande une marche de 15 minutes. Il y a dans la rue des Fauvettes, une station Vélib.

Accès aux écoles maternelles

Les écoles sont situées dans le quartier des Sorrières.

Il y a actuellement 2 classes par niveau. Les effectifs actuels en maternelle sont de 38 pour les petites sections, 40 pour les moyennes sections, 60 pour les grandes sections. Donc 30 enfants par classe pour la grande section,alors que le gouvernement recommande 24 élèves.

L’académie voulait fermer une classe en Juin 2020, ce qui aurait porté l’effectif des classes de petites et moyennes sections autour de 30 enfants. Une pétition des parents d’élèves a pu éviter la fermeture de cette classe.

Compte-tenu du nombre d’enfants qui arriveront, il faudra ouvrir des nouvelles classes, si c’est possible, car les demandes ne pourront pas se reporter sur les écoles maternelles de La Roue et Jean Macé déjà surchargées.

Espaces paysagers, boisés et publics

Un très grand nombre de grands arbres ont disparu et vont encore disparaître. Des espaces de verdure également.

Les parcs à destination des enfants grandement utilisés par des habitants de Bagneux, juxtaposition de la rue du Moulin-Blanchard, sont en nombre insuffisant.

Le projet Sénioriales, rue Blanchard et Moulin-Blanchard, va voir disparaitre un espace paysager, avec de grands arbres, nécessaire à une qualité de vie acceptable.

Risques géologiques et de salubrité

Dans tout le quartier, il y a des sous-sol argileux et d’anciennes carrières qui nécessiteront des implantations renforcées pour les immeubles. Certains sont aussi  situés sur des terrains en pente, comme les Sénioriales, l’immeuble Toit et Joie, et le futur OSICA.

Par exemple, les garages des riverains du projet Majestic, 55 rue Marx DORMOY ont été inondés par deux fois, une première en vingt ans d’existence.

De plus, des colonies de rats, chassés des anciennes carrières ont atterri dans les résidences des allées des Glycines riveraines du Moulin-Blanchard et des Sorrières.

Un mauvais exemple de projet immobilier : Le Jardin des Artistes 76/78 avenue Gabriel Péri à Fontenay aux Roses

Voilà ce qui est annoncé sur la brochure : https://www.lesnouveauxconstructeurs.fr/immobilier-neuf/hauts-de-seine-92/fontenay-aux-roses/le-jardin-des-artistes/

« Le programme immobilier neuf Le Jardin des Artistes s’inscrit dans un quartier proposant qualité de vie nouvelle et attractivité durable : équipements publics, résidences neuves à dimension humaine, espaces verts, bassins et fontaines, terrains de sport, etc. Ici, la mobilité est aisée : lignes de bus, RER B, accès rapide à l’A86. Ce programme RT 2012 accueille 59 appartements sur 2 résidences neuves

Métamorphosé par un ambitieux programme de rénovation urbaine, le quartier du Paradis est en plein renouveau. Ses habitants bénéficient des essentielles ressources à distance piétonne : écoles, commerces, services, équipements sportifs et culturels, espaces verts, offre multimodale de transports en commun… »

Situation présentée sur la brochure

On croit réver !

Qu’en est-il exactement ?

Cet immeuble est très proche du quartier des Blagis, mais son renouveau prendra des années, peut-être 20 ans, avec toutes les nuisances des périodes de travaux

Il reste des appartements à vendre :

2 pièces de 38.96 m2 à 46.11  m2 219 000  €
3 pièces de 60.7 m2 à 66.55  m2 355 000  €
4 pièces de 79 m2 à 91.07  m2 415 000  €

Le coût des appartements sont de l’ordre de 5 000 à 6 000 € du m2

Certains appartement en étage ont des balcons ou des terrasses .

Pour quelles raisons le pavillon a-t-il été gardé ?

Ce pavillon une villa classée de rang 1. Il n’est pas inscrit à l’inventaire Mérimée.

Il ne peut pas être détruit sauf si péril. Vouloir le détruire aurait fragilisée l’ opération immobilière.

=> De ce fait ce projet se heurte aux règles d’urbanisme par non respect de l’harmonie urbaine.

Voilà comment il apparaissait en Mai 2019

On ne sait pas si ce pavillon a été vendu actuellement, mais en tout cas, il va se retrouver entouré de l’immeuble avec des balcons et des terrasses sur son jardin. 

Voilà comment il apparaît maintenant que les travaux vont commencer. Même le garage doit être conservé tel quel.

La Résidence Saint-Prix en devenir ???

« Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent» lançait jadis Charles Pasqua.

L’équipe « Fontenay demain » a bien compris la leçon et a donc inscrit au point 18 de son programme du 2ème tour : « Le classement des façades du côté de la boulangerie de la place de Gaulle ». Ca ne mange pas de pain et ça peut rapporter quelques voix…

Cette équipe a aussi compris qu’il ne fallait pas annoncer toutes ses intentions aux électeurs pour ne pas risquer de perdre des voix…

Et donc, 4 mois après le résultat du 2ème tour, le bruit de couloir est confirmé dans l’article sur « les résidences sociales vieillissantes » paru dans le FAR Mag de novembre 2020 : « A l’instar des Blagis, … en novembre, la ville donnera un mandat d’études à la SPLA pour l’étude d’une rénovation complète de la résidence Saint-Prix.». Editorial du Maire.

En clair, puisque les bâtiments de cette résidence ont fait l’objet récemment d’un ravalement avec une isolation thermique rapportée sur ses façades et le remplacement des fenêtres, j’en déduits que cette « rénovation complète » portera sur une opération lourde de démolition-reconstruction de tous les bâtiments, comme celle dont la démolition d’un premier bâtiment vient de s’achever aux Blagis…

A la Résidence Saint-Prix, ce ne sont pas les dalles thermoplastiques amiantées qui justifient cette « rénovation complète », mais la présence de cafards…

Extrait du Fontenay Mag de Novembre 2020, page 16 :

« En 2013, des travaux ont été effectués sur la performance énergétique avec la rénovation de la chaufferie ou encore le ravalement avec isolation thermique par  l’extérieur. Une partie des locataires se trouvent cependant confrontée à des difficultés au niveau des logements (vétusté, réseaux, nuisibles en sous-sol…). »

Quand je pense :

° que lors de la 2ème réunion de présentation d’une pré-étude d’implantation d’un centre multiculturel en fond de la place du Général de Gaulle, le 12/12/18,

-        Cécile Collet, devenue Conseillère municipale en charge de la cause animale, avait apostrophé violemment les présentateurs, en leur reprochant de vouloir démolir la barre basse de la Résidence Saint-Prix et donc de déloger 40 familles,

-        Muriel Gallante-Guilleminot, reconduite en qualité d’Adjointe au maire en charge de l’esthétique urbaine et de la culture, avait trouvé le projet du « groupe des 9 » intéressant mais irréaliste et avait précisé que notre présentation était mensongère sans donner d’explication ni de justification,

° que Dominique Lafon et Christian Bigret, lors d’une réunion assez houleuse en mairie le 16/02/18, avait radicalement rejeté notre proposition en avançant le fait que la municipalité n’avait pas d’argent, que la démolition sans reconstruction de logements sociaux est interdite, que la Résidence Saint-Prix est une affaire privée sur laquelle la municipalité n’a pas de pouvoir pour intervenir.

On croit rêver…

Ceci étant rappelé, cette étude confiée à la SPLA signifierait-elle que l’arrêté municipal accordé à la société immobilière Vinci pour construire un immeuble en fond de place, une « folie » et des places de stationnement sous le parvis du château la Boissière serait annulé ?

Si tel était le cas, ce serait une très bonne nouvelle pour les nombreux fontenaisiens hostiles à ce projet et déterminés à signer une pétition en vue de contrer un démarrage des travaux devenu désormais hypothétique.

Il faut espérer que cette étude permette de corriger les erreurs commises par les anciens locataires de la Mairie ayant autorisé la construction de bâtiments qui ont défigurés le magnifique parc du château La Boissière, en y associant dès le départ les habitants de la Résidence Saint-Prix, les riverains et tous les Fontenaisiens concernés par cette recomposition urbaine du centre ville.

Sinon, cette étude deviendra l’enjeu d’un rapport de force conflictuel avec un rejet du projet par les habitants, comme cela s’est déjà plusieurs fois passé à Fontenay aux roses.

Et pourquoi ne pas profiter de cette étude pour réfléchir sans aucun a priori à l’implantation d’un projet de centre multiculturel en fond de la place du Général de Gaulle, associé à la construction d’un immeuble d’habitation en lieu et place de l’actuel théâtre des sources permettant également de réorganiser l’entrée de l’école maternelle du Parc ?

Puisque cette idée avait enthousiasmé de nombreux Fontenaisiens…

Bernard Welter

Point sur les projets immobiliers du quartier Champarts, Île, Boucicaut

Ce quartier situé de part et d’autre du nord de la rue Boucicaut, entre la place de la Cavée et la limite avec la commune de Chatillon, présente aujourd’hui un ensemble équilibré entre maisons avec jardins, et petits immeubles collectifs entourés d’espaces verts.

Le PLU approuvé en 2017, avec une zone UB « d’entrée de ville » qui coupe en deux l’espace pavillonnaire classé en zone UE, permet le long de cette partie de la rue Boucicaut des constructions dont l’emprise au sol peut atteindre 50 % de la superficie et d’une hauteur de 18/21m, ce qui est plus haut que ceux de la place de la Cavée.

Sur les 200 m de cette partie nord de la rue Boucicaut, on dénombre en septembre 2020 au moins 4 projets immobiliers en cours à différents stades.

A-126 rue Boucicaut (surface de 959 m2)

Promoteur Les Nouveaux Constructeurs

Permis accordé en avril 2018 puis Permis modificatif accordé en février 2019.

Immeuble de 27 logements et 41 places de parking.

R+4+Comble d’une hauteur de 18m, plus haut que la maison de retraite située à côté.

Nécessite la démolition d’une maison d’habitation rénovée.

Une bande d’environ 6m pour une surface de 105m2 côté rue est rétrocédée pour l’élargissement du trottoir.

Le futur bâtiment s’aligne sur celui de la maison de retraite et n’intègre aucun aménagement paysagé coté rue.

                       Le projet est en cours de travaux.

La maison a été détruite au cours de la 2ème quinzaine de septembre 2020, la végétation existante a été arrachée, seuls 3 arbres en fond de parcelle semblent conservés suite à la démolition, alors que le dossier de permis de construire prévoyait la conservation de 4 arbres.

B-129-131 rue Boucicaut (regroupement de 3 parcelles – surface de 2098 m2)

Promoteur SCI Résidences Franco-Suisse

Permis accordé en novembre 2017 puis Permis modificatif accordé en avril 2018

Immeuble de 61 logements et 102 places de parking

R+4+Comble d’une hauteur de 18 m

L’immeuble projeté, en forme de T, s’aligne coté rue Boucicaut sur les habitations situées de part et d’autre.

Ce projet se situe pour partie sur une friche artisanale (129 rue Boucicaut, parcelle mixte habitation/activité endommagée par un incendie) mais va entraîner la démolition de maisons sur deux parcelles pavillonnaires jointes au projet (131 rue Boucicaut et 4 Ruelle des Champarts). Aucune plantation existante n’est maintenue dans le cadre de l’opération.

Le permis de construire fait l’objet d’un recours depuis mai 2018 qui est en attente du jugement du Tribunal Administratif.

C-136-136bis rue Boucicaut (regroupement de 2 parcelles surface d’env 1500m2)

Promoteur SCI Résidences Franco-Suisse

Permis en cours d’instruction depuis le 27 juillet 2020

Immeuble de logements dont le nombre devrait tourner autour d’une quarantaine.

Environ 200 m2 de terrain coté rue devrait être rétrocédé pour élargissement du trottoir, selon la carte du PLU repérant les emplacements réservés.

Cette opération nécessitera la destruction de 2 maisons de caractère typique du bâti pavillonnaire à protéger.

Voir aussi l’article du Blog Citoyen – Pour Fontenay

http://www.pourfontenay.fr/blog/demande-de-permis-de-construire-dun-immeuble-de-6-niveaux-aux-136-et-136-bis-rue-boucicaut

D-133ter-135-137-139 rue Boucicaut (regroupement de 4 parcelles  – surface d’env 1220m2)

Promesses de vente en cours, projet probablement à l’étude pour un dépôt de Permis de construire.

Le regroupement de ces parcelles permettrait de construire autour de 30/35 logements après la démolition de 4 maisons dont la maison de caractère en angle du n°139 rue Boucicaut à la limite avec Châtillon.

Les opérations en cours ou potentielles sur ce tronçon de la rue Boucicaut amèneraient la création estimée de 130 à 160 logements collectifs, avec probablement plus de 200 places de parking. Mais cela au prix de la démolition de 10 maisons individuelles, dont certaines à l’architecture remarquable qui aurait mérité d’être préservée, de la diminution de la superficie d’espaces verts et de l’abattage d’un nombre significatif d’arbres de haute tige dont le remplacement plus ou moins partiel dans les projets nécessitera des années avant de reconstituer des espaces verts de même intérêt.

 Association Champarts-Île-Boucicaut (Chilbo) – Régine Ligonie, Anna Malcoëffe, Hélène Chabanas-Maguin

Point sur les projets immobiliers à Fontenay aux Roses (#1)

Cet article fait suite à l’article : Point sur l’urbanisme à Fontenay aux Roses

Que se passe-t-il entre un projet d’un promoteur et sa réalisation ?

Un projet immobilier doit se faire sur un terrain disponible ou sur terrain qui nécessite la destruction d’un ou plusieurs pavillons.

Le terrain doit être vendu ou avoir fait l’objet d’une promesse de vente.

Dans certains cas, la ville peut servir d’intermédiaire. Elle rachète un pavillon, même en bon état pour le revendre ensuite à un promoteur. Par exemple, au N° 14 de l’avenue Lombart, il y a une magnifique maison en pierre meulière qui a été préemptée par la mairie pour un montant de 1.1 M€ (décision du Conseil municipal du 14 Novembre 2019)

Le promoteur fait appel au Service d’Urbanisme de la ville pour connaitre les obligations et recommandations du PLU (Plan Local d’Urbanisme)

Une fois le projet mis au point, le promoteur fait une demande de Permis de Construire.

Cette demande est ensuite en instruction par le Service d’Urbanisme, en particulier pour la faisabilité du projet.

Puis cette demande passe en commission des Permis de Construire.

Cette commission est composée de 3 élus de la majorité et de 2 élus de l’opposition.

Elle est présidée par le Maire qui décide en dernier ressort.

Ensuite, une fois le permis accepté, il doit y avoir l’affichage (extrait de l’acte) en mairie, qui est effectué sur les panneaux de publication dans les 8 jours suivant l’acceptation du permis de construire et ce pendant une durée minimum de 2 mois.

Sur le chantier, l’affichage doit être effectué dès la réception de l’autorisation et ce jusqu’à la fin des travaux.

La liste des permis accordés était aussi accessible sur le site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1056/autorisations-d-urbanisme.htm

Elle n’a pas été mise à jour depuis de 15 Mars 2020

Délai supplémentaire dû à des recours des tiers

En matière d’urbanisme et de droit à construire, il existe une formalité qui permet de porter à la connaissance des services instructeurs une ou plusieurs irrégularités sur un projet de construction par rapport aux réglementations en vigueur.

Il s’agit d’un droit de recours appelé le recours des tiers. Celui-ci peut porter aussi bien sur un permis de construire, un permis d’aménager, un permis de démolir ou une déclaration préalable.

Le recours des tiers peut être déposé par toute personne qui estime que la future construction lui porte préjudice. Le déposant doit donc se trouver en prise directe avec le projet de construction.

En général, le recours des tiers repose sur des cas précis de non-conformité relevés entre un projet de construction et la réglementation d’urbanisme en vigueur dans la commune : PLU ou POS, code de l’urbanisme ou code civil par exemple.

Pour être valide, le recours doit donc comporter des explications précises sur ses motivations et lister les éléments litigieux au regard de la réglementation en s’appuyant sur les articles de loi concernés, cela pour permettre à l’autorité en charge de son analyse de vérifier le bien-fondé de la demande.

Le délai pendant lequel un tiers peut déposer un recours contre un permis de construire est de deux mois.

Ce délai est compté à partir du premier jour de l’affichage sur le terrain de l’autorisation de construire.

Dans un premier temps, le tiers interpelle le maire par un recours gracieux.

Ce recours gracieux aura pour effet d’interrompre le délai de recours des tiers. Le tiers et le titulaire du permis peuvent alors entamer les négociations à l’amiable.

Si une négociation à l’amiable avec le titulaire du permis de construire n’est pas trouvé, le tiers peut poursuivre son recours. Le tribunal administratif peut être saisi via un recours contentieux accompagné des pièces justificatives.

Suite à cela, le juge administratif prendra l’une des trois décisions suivantes :

  • Le permis est annulé
  • Les travaux, s’ils ont commencé, sont suspendus
  • Un délai est fixé dans lequel le titulaire du permis aura la possibilité de demander un permis modificatif

==> Depuis la loi ELAN votée en 2018, les procédures de recours sont beaucoup plus difficiles

Au total, au bout de combien de temps, un projet d’immeuble peut-il être commercialisé ? Lire la suite

Point sur l’urbanisme à Fontenay aux Roses

Contexte actuel

Les textes principaux qui régissent l’urbanisme :

Le SDRIF voté par la Région Ile de France en 2013 : Il impose aux villes une densification minimale de 15% à l’horizon 2030

  • A Fontenay, il faut construire en net 1500 logements en 15 ans
  • A Fontenay le PLU a été voté en Février 2017 et mis en œuvre à partir de cette date
  • De ce fait là, il y a possibilité de construire au moins 2 fois plus de m2 de logement qu’avec un POS
  • Des règles complémentaires sur les emprises au sol des bâtiments, de la hauteur maximale des constructions, de l’Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives, des surfaces des espaces verts permettent de réduire la densification

La Loi ALUR votée en 2014 : Elle impose aux villes de casser les POS (Plan d’Occupation des Sols), supprime les COS (Coefficient d’Occupation des Sols) et supprime les surfaces minimales pour construire. Il faut passer en PLU (Plan Local d’Urbanisme)

La Loi ELAN votée en 2018 : elle rend beaucoup plus difficile les recours contre les permis de construire.

La loi NOTRe votée en 2015 : nouvelle organisation territoriale de la République : La compétence en matière de Plan Local d’Urbanisme – auparavant communale – a été transférée au 1er janvier 2016 au territoire

Les lois actuelles permettent une densification bien plus importante que celle demandée par le SDRIF

Plan Local d’Urbanisme (PLU)

Le Plan Local d’Urbanisme a été approuvé d’abord à Fontenay, le 15 Février 2017, puis le 7 mars 2017 par le conseil de Territoire Vallée Sud – Grand Paris et des mises à jour par arrêté le 25 janvier 2018 et du 16 décembre 2019.

Les règles du PLU s’appliquent pour tout projet de construction ou travaux d’aménagement sur Fontenay-aux-Roses.

On peut le consulter sur le site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1290/plan-local-d-urbanisme-plu-de-fontenay-aux-roses.htm

Ce Plan Local d’Urbanisme (PLU) deviendra un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) et devra être modifié pour être cohérent avec les autres communes du Territoire Vallée Sud Grand Paris (VSGP)

Quelles sont les zones du PLU présentes sur Fontenay ?

Cette carte donne la répartition des zones en fonction de leur densité acceptée (UA, UB, jusqu’à UE et N).

Source : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1368/4-reglement.htm

Il y a également des zones OAP sectorielles (orientations d’aménagement et de programmation) pour les zones :

  • Le centre-ville
  • L’Ilot Scarron
  • Les Blagis
  • Le Panorama

Comment se fait le processus pour un projet immobilier sur la ville ?

Un projet immobilier doit se faire d’abord par une demande au Service d’Urbanisme de la ville qui l’examine.

Ensuite, il passe en commission des Permis de Construire.

Cette commission est composée de 3 élus de la majorité et de 2 élus de l’opposition.

Elle est présidée par le Maire qui décide en dernier ressort.

Ensuite, une fois le permis accepté, il doit y avoir un affichage sur-place dès l’acceptation du permis et tout habitant doit pouvoir consulter le permis accepté aux Services Techniques et prendre des photos des plans.

Auparavant, depuis 2014, suite à une proposition de Michel Faye, maire-adjoint à l’urbanisme, une rubrique « Urbanisme-Permis de construire » dans le magazine municipal avait été créée.

Cette rubrique donnait la liste des permis de construire nouveaux ou modifiés, demandés, accordés ou refusés, lors du mois précédent la parution du magazine municipal.

Elle a été supprimée dans le Fontenay Mag de juillet-août 2020 et de Septembre 2020.

Voilà par exemple, ce qui apparaissait dans le Fontenay Mag de Février 2019, avec des demandes de permis de construire, comme celle d’un batiment de 33 logements situé 2-4 rue Auguste Lemaire.

Il y a aussi par exemple, le permis modificatif accepté de l’immeuble de la Cavé, en construction actuellement, le long de la rue Blanchard. Ce permis a été modifié suite à un recours déposé par les riverains.

La liste des permis accordés était aussi accessible sur le site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1056/autorisations-d-urbanisme.htm

Elle n’a pas été mise à jour depuis de 15 Mars 2020

Comment peut se faire un recours pour un permis de construire ?

Le recours des tiers peut être déposé par toute personne qui estime que la future construction lui porte préjudice. Le déposant doit donc se trouver en prise directe avec le projet de construction.

Le délai pendant lequel un tiers peut déposer un recours contre un permis de construire est de deux mois.

Ce délai est compté à partir du premier jour de l’affichage sur le terrain de l’autorisation de construire.

Dans un premier temps, le tiers interpelle le maire par un recours gracieux.

Ce recours gracieux aura pour effet d’interrompre le délai de recours des tiers. Le tiers et le titulaire du permis peuvent alors entamer les négociations à l’amiable.

Si une négociation à l’amiable avec le titulaire du permis de construire n’est pas trouvé, le tiers peut poursuivre son recours. Le tribunal administratif peut être saisi via un recours contentieux accompagné des pièces justificatives.

Suite à cela, le juge administratif prendra l’une des trois décisions suivantes :

-        Le permis est annulé
-        Les travaux, s’ils ont commencé, sont suspendus
-        Un délai est fixé dans lequel le titulaire du permis aura la possibilité de demander un permis modificatif

Quelle est l’importance de connaitre les permis déposés avant qu’ils soient accordés ?

Cela permet aux tiers de prévoir un examen du permis de construire, dès qu’il sera accordé, en particulier, pour vérifier s’il respecte la réglementation d’urbanisme en vigueur dans la commune : PLU ou POS, code de l’urbanisme ou code civil par exemple.

Quelles sont les structures qui peuvent faire participer les citoyens aux choix d’urbanisme de la ville ?

Le Fontenay Scope a été créé en 2015, suite à la présentation du PLU

Des expositions ont été proposées au sein du Fontenay Scope sur les projets de la ville.
Ce Fontenay Scope a fonctionné pour la concertation pour les travaux de la place de Gaulle. Il a été fermé depuis.

CEMUA (Commission Extra-Municipale d’Urbanisme et d’Aménagement)

Cette commission a été créée en 2014, suite aux municipales. Elle est composée :

-        Du Maire et des élus concernés
-        Du directeur et des membres des Services Techniques
-        De Fontenaisiens
-        De représentants des Comités d’Habitants
-        De représentants d’associations concernées

Les objectifs de cette commission sont d’être un outil de travail pour une concertation optimale.

Il s’agit d’une assemblée consultative

Cette commission étudie les projets d’urbanisme, de circulation, d’aménagement

Cette commission a fonctionné pour l’aménagement de la place de Gaulle et du quartier Scarron, en 2015, mais ensuite elle n’a pas fonctionné pour son rôle initial.

Cette commission a quand même fonctionné pour un suivi du PLU.

Cette commission devrait être réactivée, lors de la révision du PLU

Conseil Participatif

Le Conseil Participatif réunit des représentants de chaque Comité d’Habitant.

Son rôle est de permettre 3 fois par an une concertation prospective avec le maire

  • passer en revue les projets que la municipalité va entreprendre dans les mois à venir
  • pour chaque projet
    • informer le conseil sur les objectifs poursuivis
    • indiquer le planning prévu et les différentes phases
    • convenir des modalités d’implication des habitants dans le déroulement du projet (information, consultation, concertation ou co-élaboration)
    • affecter chaque projet à une instance représentative des habitants (comité d’habitants, comité thématique permanent, groupe de travail ad hoc)

Cette instance a été réunie une seule fois en 2018

Quelles étaient les propositions des listes candidates pour faire participer les citoyens pour l’urbanisme ?

Lors du 2 ème Tour :

Question N°7 : Pensez-vous proposer à des citoyens de participer à toutes les commissions municipales ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Nous souhaitons impliquer les citoyens dans tous les projets significatifs de la municipalité. Un calendrier précis permettra à chacun de connaître les grandes étapes. L’information sera diffusée à temps à tous et les associations pourront être accompagnées si elles souhaitent, s’investir dans la réflexion suivant des modalités permettant également de préserver le travail et la réflexion nécessaire de l’équipe municipale.
    Les citoyens seront associés à l’évaluation a posteriori et pas seulement lors des prochaines élections.

Question N°8 : Pensez-vous proposer à des citoyens de participer à la commission des permis de construire, sans voix décisionnaire ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Le pouvoir personnel du maire paraît trop fort dans ce domaine. En effet, on constate que le style architectural d’une ville peut changer du tout au tout à l’occasion d’une élection. Nous ouvrirons la commission des permis de construire (c’est déjà le cas) à des citoyens ayant des compétences dans le domaine de l’urbanisme avec un engagement de respect de la confidentialité des débats et des propositions. Nous maintiendrons également de la transparence dans les processus de dépôt et d’examen et nous faciliterons la consultation des dossiers par les citoyens.

Question N°9 : Comment pensez-vous réactiver la Commission Extra-Municipale d’Urbanisme et d’Aménagement (CEMUA), assemblée consultative et de concertation avec pour membres des élus, des services techniques, des représentants des comités d’habitants, des associations de quartier et de locataires, et quel rôle lui donner ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : La CEMUA s’est très peu réunie. Alors qu’elle a été mise en place par l’équipe sortante, elle n’a pas été mise au cœur de l’action municipale dans le domaine de l’urbanisme. Quand nous serons élus, la CEMUA sera réunie chaque trimestre. Elle jouera un rôle de contrôle de la construction à Fontenay (quantité, qualité et notamment qualité environnementale). Elle suivra également les actions de réhabilitation urbaine et environnementale.

De plus lors du 1 er Tour des municipales, un certain nombre de questions ont été posées aux candidats pour les thématiques : Urbanisme et densification, Aménagement et cadre de vie, Urbanisme et mobilités, Déplacements et mobilités,

Elles ont été reportées dans notre article : http://www.nouvellesdefontenay.fr/municipales-2020-reponses-des-listes-candidates-aux-questions-du-collectif-des-associations-2-thematiques-urbanisme-et-densification-amenagement-et-cadre-de-vie-urbanisme-et-mobilites-depl/?fbclid=IwAR0Dz_sCD6BfQawqRLx3Wtq75HTVEu-NzD7Xv8Dj6BocoT5xvs-Jn9Aj7g8

Conclusions

Pour que les projets immobiliers soient bien acceptés par la population, il faut que dès le début, il y ait de la transparence dans le processus.

De ce point de vue, le mauvais exemple a été le bâtiment du fond de la place de Gaulle.

Ce projet n’a pas fait partie de la concertation avec la population en 2017. Il était exclu du vote qui a eu lieu, puisque le vote ne comprenait que la présence ou non d’un petit batiment ou d’une « folie » sur le parvis du Château La Boissière : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1576/bilan-de-la-concertation.htm

Cet immeuble de 5 étages avec 47 logements et 2 commerces entre le marché et la château La Boissière, a fait l’objet d’un recours de la part de 150 Fontenaisiens, avec maintenant le soutien de plus de 500 Fontenaisiens.

Pour éviter le maximum de recours, il faut que :

-        La mairie présente les projets dès qu’ils sont connus
-        Réunisse les structures de concertation qui existent (CEMUA, Conseil Participatif)
-        Vérifie qu’il corresponde bien au règlement du PLU et aux recommandations du PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durables)
-        La mairie s’implique et serve de médiateur entre les habitants et les promoteurs.

Quartier des Paradis : démolition du premier immeuble de la phase 1

Crédit Photo : C.VOISIN

La démolition de l’immeuble situé au 18 rue Alfred de Musset est une première étape dans l’élaboration du projet de Renouveau des Paradis.  Elle va permettre d’ouvrir le quartier et de prolonger la rue Paul Verlaine jusqu’à l’avenue Jean Perrin.

À la place de cet immeuble et d’une partie de la barre rue des Paradis (du n° 15 au n° 21) sont prévus :

- 75 logements sociaux
- 90 logements privés qui seront construits
- une promenade arborée conservant le bois des platanes et d’autres espaces publics déterminés en concertation avec les habitants.

 Plus d’informations sur le projet : Renouveau des Paradis

Démolition du 1er batiment du quartier des Paradis, rue Alfred de Musset

Bien que commencée depuis plusieurs semaines, avec le démantèlement intérieur des appartements, la démolition du bâtiment au 18 Alfred de Musset entre dans sa phase officielle ce vendredi 4 septembre à 14h avec le premier « coup de pelleteuse » vers 14h15 après les discours de Laurent Vastel, maire de Fontenay aux Roses et Damien Vanoverschelde, directeur général de Hauts de Seine Habitat (bailleur).

A ce jour, jeudi 3 septembre cette « cérémonie » n’a pas été encore annoncée sur le site de la ville, page Facebook ou Twitter, et n’est pas mentionnée dans le Fontenay Mag de Septembre.

Vraisemblablement ce bâtiment ne semble pas concerné par la présence d’amiante, tant mise en avant  comme argument pour cette démolition. En effet, le chantier ne présente pas de mesure spéciale destinée à empêcher la dispersion de particules,comme le bâchage du bâtiment . Un simple clôturage est mis en place.

Les travaux d’infrastructures notamment des fluides (chauffage, eau…) ont également démarrés.

L’accès à la maison de quartier par les escaliers rue Paradis est condamné.

Autres travaux dans le quartier

Dans le quartier, sur la rue Gabriel Péri, le chantier du promoteur LNC – Jardin des artiste (59 logements) a débuté au printemps. Les pavillons ont été démolis, sauf celui classé remarquable et inclus dans le projet.

Avec en plus celui de la  rue des Potiers, les habitants du quartier Paradis commencent à être encerclés de chantiers.

Il y a aussi une grosse opération d’élagage des platanes et autres arbres sur les espaces verts;

Iris Chanaud