Municipales 2020 : Réponses des listes candidates aux questions du collectif des associations (#2) : Thématiques : Urbanisme et densification, Aménagement et cadre de vie, Urbanisme et mobilités, Déplacements et mobilités, Végétalisation et biodiversité

Les réponses sont publiées en fonction des thématiques et suivant l’ordre alphabétique des listes. Cet ordre fera une rotation en fonction des thématiques.

La liste « Fontenay Demain (Laurent Vastel) » a refusé de répondre aux questions. Pour leur refus et nos commentaires, voir l’article précédent.

La liste « Fontenay avec vous (Pascal Buchet) » n’a pas finalisé son programme et n’a pas répondu à toutes les questions.

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Thématique : Urbanisme et densification

Question N°10 : Le Schéma Directeur d’Ile de France (SDRIF) impose à Fontenay-aux-Roses la construction de 1500 nouveaux logements en 15 ans. Quelle est votre position par rapport à ce chiffre ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Nous respectons la loi, sans aller au-delà. La répartition de ces nouveaux logements sera étudiée pour s’intégrer au mieux dans la Ville sans dénaturer son caractère propre. Lors de la modification du PLU nous proposerons, en s’appuyant sur la nécessaire transition écologique des mesures pouvant permettre d’obtenir une réduction de ce nombre imposé. Enfin nous privilégierons une architecture éco-responsable.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Le SDRIF impose 1500 logements, ce qui est trop pour notre ville déjà très dense (9300 hab/km2). Elle possède peu d’espaces verts publics et elle est mal desservie par les transports en commun. Nous négocierons ce chiffre à la baisse avec le Représentant de l’Etat (objectif 1300 logements). Tous les permis de construire accordés ou en instance de l’être, qui font craindre un large dépassement de l’objectif légal, feront l’objet d’une expertise technique et juridique, prenant en compte les contentieux engagés, pour s’assurer de ce qui peut être arrêté ou modifié en liaison avec les promoteurs. Par ailleurs, la taxe d’aménagement due par les promoteurs sera revue à la hausse afin de les faire participer au financement des investissements publics induits.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : L’aménagement d’une ville ne peut se résumer à des objectifs de construction. Notre démarche en la matière est celle de projets intégrés dans leur environnement. Le qualitatif doit être privilégié sur le quantitatif. Nous changerons le PLU qui a considérablement augmenté la constructibilité et autorise de densifier à outrance la commune. Nous argumenterons en soulignant la densité actuelle plus importante que celle des villes voisines, la rareté relative d’espaces à construire, le manque d’espaces verts et de pleine terre, l’insuffisance et les difficultés rencontrées en matière de transports en commun. Et il faudra aussi apporter une réponse pour des activités économiques sources d’emplois qui manquent à Fontenay-aux-Roses. Nous étions à un rythme annuel d’une cinquantaine de logements, Le raisonnable et le possible pour préserver une qualité de vie et une ville à taille humaine nécessite de diviser par au moins deux l’objectif de 200/an fixé par l’actuelle municipalité dans son PLH. Il faudra protéger les espaces verts et reclasser ceux que l’actuelle municipalité a déclassés pour permettre les projets des promoteurs immobiliers.

Question N°11 : Pensez-vous qu’une densification au-delà de ce chiffre de 1500 logements soit souhaitable pour Fontenay, et pourquoi ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Construire toujours plus de logements ne peut être une fin en soi. La qualité de vie (transports, infrastructures, liens sociaux, lutte contre les pollutions, lutte contre le réchauffement climatique protection de la biodiversité…) est capitale. Ceux qui ont imposé ce chiffre de 1500 n’avaient pas réellement pris en compte la nécessaire transition écologique.  Il ne nous paraît pas pertinent d’aller au-delà, il est au contraire souhaitable de diminuer ce chiffre !
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : voir réponse question N°10
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : NON, au contraire.

Question N°12 :  Comment allez-vous gérer les services publics pour tenir compte de l’arrivée de ces nouveaux habitants : voirie, espaces verts, équipements sportifs, écoles, crèches, services municipaux, etc

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Notre programme s’intéresse de près à tous ces sujets, en proposant des priorités concrètes, chiffrées et argumentées pour les infrastructures (crèches, gymnases, Fabrique des Arts et des Cultures …), des pôles multiservices et des salles de convivialité dans les quartiers, un travail de fond pour la voirie. Pour les crèches avant même de tenir compte de l’arrivée de nouveaux habitants, il faut recréer les places de crèche supprimées lors des deux dernières mandatures.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Cette augmentation de la population sera gérée en développant les mobilités actives (pour limiter l’usage des voitures supplémentaires en ville), en augmentant les services offerts (crèches, écoles, cantines…), en développant le pôle sportif du Panorama, en renforçant les lieux dédiés à la jeunesse (centres de loisirs, ludothèque), en favorisant le télétravail, en mettant des salles municipales à disposition de la population. Cela impliquera une réorientation majeure des dépenses d’investissements au profit des équipements publics
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : L’évolution de la population sera douce mais nous agirons pour renforcer sans attendre les services publics, car l’urgence est déjà de remettre en place les services publics, entre autres ceux que l’actuelle municipalité a laissé partir vers d’autres communes notamment Bagneux (mission locale pour l’emploi des jeunes, service de l’emploi, assistantes sociales… )

Thématique : Aménagement et cadre de vie 

Question N° 13 : Quels sont, selon vous, les avantages et inconvénients des projets actuels sur la Place du Général de Gaulle : un immeuble en fond de place, un immeuble côté Est sur l’emprise des immeubles Osica, une « Folie » en face du marché, et un immeuble dans la ruelle de la Demi-Lune ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel): pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Nous rejetons les projets actuels Place De Gaulle qui, pour nous, vont à l’encontre de la nécessaire transition écologique et ne feront qu’aggraver les conséquences des épisodes caniculaires qui vont devenir de plus en plus fréquents. De plus démolir des bâtiments à un cout humain, écologique et financier. Une rénovation sans démolition serait la meilleure solution et la plus économique.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Inconvénients : les divers projets autour de la place de Gaulle vont à l’encontre d’une place apaisée avec une augmentation certaine de la circulation automobile, de la pollution de l’air, du grignotage de l’espace public. Par ailleurs, les immeubles côté Est devront respecter le Château la Boissière. Enfin, la bétonisation prévue devant le Château, avec un parking souterrain qui impose la suppression des arbres existants, est à proscrire. Une large concertation doit être lancée avec les Fontenaisiens pour l’aménagement de cette partie de la place qui ne doit en aucun cas être une copie de ce qui a déjà été fait sur l’autre partie.
    Avantages : les avantages restent hypothétiques sur l’activité commerciale et l’animation du centre-ville.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Nous y sommes opposés.

Question N° 14 : Quelle est votre position sur la pétition lancée par l’Association La Boissière « Ni immeuble, ni parking sur le parvis du château La Boissière » qui a réuni plus de 650 signatures en juillet 2017 ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Nous sommes d’accord sur ce mot d’ordre : nous avons déposé plusieurs recours à ce propos. Nous proposons d’aménager ce fond de place en « forêt urbaine », les arbres sont nos meilleurs alliés climatiques. En même temps, nous proposons l’installation d’un petit théâtre de 80 places dans la partie Est de la place De Gaulle. Cette salle viendrait en complément de la grande salle du théâtre des Sources, et créerait une animation culturelle sur la place du Général de Gaulle.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Nous sommes en accord total avec cette pétition : pas d’autres immeubles que celui du « chantier OSICA », que tout le monde sera contraint de terminer, en concertation étroite avec les riverains, et pas de « folie » sur la place. Suppression du parking devant le Château la Boissière avec création d’un espace vert public.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Nombre d’entre nous l’on signée et nous ferons tout pour empêcher ce projet de l’actuelle municipalité..

Question N° 15 : Comment réagissez-vous au fait qu’elle n’a pas été entendue puisque le permis de construire de ces deux bâtiments a été délivré à la Société Immobilière VINCI, le 25 octobre 2019?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Ce permis fait l’objet d’un recours que Michel Faye a rédigé et qui a été signé par 3 associations et plus de 150 fontenaisiens. Le devenir de ce permis est l’un des enjeux de l’élection municipale. Pour cela il faut un-e maire qui sait défendre sereinement et fermement l’intérêt des habitants. Suzanne Bourdet s’engage à rechercher, dès son élection un accord entre les requérants et le promoteur, et à accepter ce recours, en retirant ce permis de construire en cas de non accord.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Nous nous sommes opposés aux soi-disant concertations préalables qui étaient totalement tronquées. Devant une telle opposition, la seule solution, à nos yeux, eut été de renoncer au projet tel que présenté. C’est pourquoi nous préconisons, pour tous les chantiers importants, une large concertation en amont et pendant les travaux par un comité de suivi ouvert aux fontenaisiens.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : C’est inadmissible et illustre malheureusement la démarche opaque et le mépris de l’actuelle municipalité. D’ailleurs malgré les multiples questions posées particulièrement par MM Pascal BUCHET et Françoise ZINGER au Conseil municipal, l’opacité est totale sur les engagements de la Ville, de Vinci et du bailleur de St Prix. Ce sera un point urgent à lever dès notre élection.

Question N° 16 : Depuis la mise en application du PLU, les règles définissant les droits à construire ne sont pas suffisamment protectrices dans le centre-ville. Comment comptez-vous protéger notre centre-ville pour stopper la densification et pour préserver les espaces verts, publics et privés, indispensables à la sauvegarde de la biodiversité de la ville ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : La loi ALUR (loi Duflot, ministre EELV) de 2014 a donné aux promoteurs tous les outils nécessaires pour sur-densifier Fontenay. Il faut modifier le PLU en s’appuyant en particulier sur la nécessaire transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique pour stopper la densification, pour préserver les espaces verts indispensables à la sauvegarde de la biodiversité de la ville.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Pour limiter, partout dans la ville (et pas seulement au centre-ville), la densification et protéger la biodiversité commune urbaine, il apparaît nécessaire de réviser le PLU, avant que le PLU intercommunal ne soit finalisé, en modifiant un certain nombre de règles (en particulier % de pleine terre et % d’espaces verts à augmenter). Ce sera la première priorité de la nouvelle municipalité.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : OUI, voir nos réponses précédentes

Question N° 17 : Actuellement un recours contentieux a été fait auprès du tribunal administratif sur la délibération de cession et deux autres recours gracieux sont en cours sur la convention précaire et sur le bail commercial. Que comptez-vous faire du bâtiment du Conservatoire de la rue du Docteur Soubise ? Si vous envisagez de conserver le bâtiment du Conservatoire dans le patrimoine de la ville, comment comptez-vous vous y prendre ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Nous considérons que ce bâtiment peut s’insérer dans le maillage des structures pouvant accueillir les multiples expressions culturelles et interculturelles qui font la richesse de notre ville.  Il pourrait aussi accueillir des sports «doux», des activités intergénérationnelles …L’inventaire des besoins et des disponibilités en locaux fera l’objet d’une concertation avec l’ensemble des acteurs locaux, associations et partenaires de la vie locale. Nous le garderons dans le patrimoine communal. Si Suzanne BOURDET est élue maire, elle s’engage à rechercher, dès son élection un accord entre les requérants et l’acheteur potentiel actuel, et, si nécessaire, à accepter ce recours, en retirant ce permis de construire en cas de non accord.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Notre volonté est que ce bâtiment reste un équipement public car la ville en aura besoin compte tenu de l’augmentation de la population. Nous ferons tout pour rendre cela possible. En attendant son aménagement durable sur un projet qui sera conduit en totale concertation avec la population (par exemple le projet de maison des arts/lieu de rencontre et partage), nous le mettrons à disposition de manière temporaire à des associations ou citoyens pour tester des nouvelles activités économique, sociale ou culturelles.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Nous reprendrons les discussions qui ont cessé depuis 2014, de nouvelles idées sont apparues depuis, tous les projets seront étudiés et tranchés selon un schéma démocratique de participation citoyenne et de co-élaboration (cf plus haut) en tenant compte des besoins dans la ville. Nous en étions resté en 2014, à la possibilité d’un bail emphytéotique mais les choix budgétaires et environnementaux de la commune seront également étudiés en tenant compte de la situation juridique du dossier et tranchés selon un schéma démocratique de participation citoyenne.

Thématique : Urbanisme et mobilités

Question N° 18 : Le tracé de la rue La Boissière a été co-élaboré entre riverains, association La Boissière et la municipalité lors de son réaménagement, dans le but de réduire le trafic automobile et de sécuriser les usagers piétons et cyclistes de cette desserte locale. Dans le cadre du réaménagement de la place de la Cavée, il semble évident, compte tenu de son étroitesse et de sa configuration, que cette desserte doit s’intégrer dans un cheminement vert piéton et vélos, partant du Panorama (tramway) pour rejoindre la Coulée Verte. Quel est votre position sur cet aménagement entre la place de la Cavée et la rue Georges Bronne notamment ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : L’aménagement de toutes les rues de Fontenay, donc entre autres, celui de la rue La Boissière, sera co-étudié avec les riverains et les utilisateurs. Le réseau des cheminements verts piéton et vélo sera lui aussi, co –étudié globalement sur l’ensemble de la Ville. Bien évidemment, la proposition de l’association La Boissière a vocation à s’intégrer dans cette réflexion globale
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : La réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution de l’air doit guider nos choix en matière d’espace public. Nous défendons une politique qui donne la priorité aux piétons et aux cyclistes. La rue La Boissière a vocation à rester une rue apaisée où la circulation motorisée sera réservée à la desserte locale. Elle ne doit en aucun cas devenir une rue de transit.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Nous avons dénoncé la construction de cet immeuble qui a détruit plusieurs maisons de ville, de grandes surfaces de pleine terre et d’espaces verts alors que nous voulions y développer des maisons de ville. Comme pour la parcelle de l’ex Escale routière qui était à refaire, il aurait mieux fallu mener une opération sur la parcelle du Café-Hôtel d’en face et ce d’autant plus que le cafetier y était favorable. Nous avions fortement modéré la circulation motorisée par l’aménagement d’un petit parking à cette entrée ; il faudra donc repenser l’actuel projet en ce sens en y intégrant la volonté du développement commercial de proximité (terrasses ?) et l’intégrer comme vous le suggérez dans un schéma de circulations douces de la ville.

Thématique : Déplacements et mobilités

Question N°19 : Quelles sont les propositions du Comité thématique sur la Circulation, le Stationnement et les Transports Actifs (CSTA) que vous prendrez en compte dans un délai d’un an (fichier joint : Propositions du groupe de travail CSTA) ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Notre programme (Partie Mobilités, Transport)  fait une première synthèse des différentes propositions (CSTA, Faràvélo), au regard des actions que nous avons menées comme élus. Notre Plan Mobilités, transport, stationnement, a pour but un partage de la voirie qui soit équitable, citoyen, apaisé, avec un calendrier de faisabilité, avec les services de la ville, pour la réalisation du maximum des « petites » demandes (signalétique, stationnement …).
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Nous prendrons en compte toutes les propositions du CSTA sauf les n° 7 et 38. Nous les initierons dès la 1ère année de mandat et certaines nécessiteront plus d’un an pour une mise en œuvre complète. Pour la n°4, nous reprendrons l’objectif de dévier le trafic de transit rue Boucicaut mais avec d’autres modalités pour y conserver le passage des bus. Enfin, nous piétonniserons la rue Boucicaut de manière progressive.
  1. Proposition 4 : nous sommes favorables au principe de la déviation du trafic de transit hors de la rue Boucicaut, pour la rendre plus apaisée, moins polluée et moins bruyante. Toutefois, nous ne souhaitons pas que les lignes de bus soient écartées du centre-ville. Nous proposerons donc une autre forme de déviation du trafic de transit, réservant la circulation motorisée à la desserte locale et aux transports en commun. Nous évaluerons la pertinence de cette solution après quelques temps d’application.
  2. Propositions 6 et 10 : nous y sommes très favorables. Elles nécessitent d’être portées par le Département des Hauts-de-Seine qui a la charge de cette voirie. Nous soutiendrons ces demandes auprès du Département dans le cadre d’un plan vélo global et d’un contrat d’investissements pluriannuels.
  3. Propositions 7 et 38 : l’aménagement proposé par la proposition n°7 doit rester exceptionnel selon les recommandations du CEREMA. Les conditions ne nous semblent pas réunies pour ce genre d’aménagement mais nous sommes ouverts à des échanges sur ce sujet. Nous partageons l’objectif de la n°38, mais créer un site internet de covoiturage municipal a souvent été un échec dans les villes qui l’ont fait ailleurs en France. En effet, les applications nationales semblent plus opportunes car elles touchent un public bien plus large, donc avec une plus grande chance de faire rencontrer la demande et l’offre de trajets.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : La plupart car elles vont dans le bon sens et correspondent à la méthode que nous développons, certaines devront être plus étudiées et tranchées selon un schéma démocratique de participation citoyenne.

 Thématique : Végétalisation et biodiversité

Question N° 20 : Fontenay est très carencé en espace verts publics, avec 6 m2 par habitant, la norme étant de 10 m2. Comment pensez-vous corriger cet écart ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Entretenir et valoriser les espaces verts existants, parc Sainte-Barbe, terrain « vide » contre la Maison de Quartier … Planter, replanter, des arbres sur les espaces publics et créer des subventions arbres (aide à 50% pour la plantation d’arbres majeurs par des particuliers à concurrence de 200 euros, 1000 arbres plantés prévus). Développer les cultures de petites surfaces, iris autour des arbres, plantes aromatiques, toits végétalisés…
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : La végétalisation en ville est nécessaire pour limiter le phénomène de chaleur urbaine en été et pour préserver la biodiversité. Nous modifierons le PLU pour permettre la création de nouveaux espaces verts, limiter drastiquement l’artificialisation des sols en zone pavillonnaire et encourager les terrasses et murs végétalisés. Nous proposerons un plan de plantations d’arbres (1 naissance = 1 arbre planté) et saisirons toutes les opportunités de désartificialisation des sols, dans les cours d’école ou sur la voie publique.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Cf plus haut. Nous reclasserons les espaces qui ont été déclassés, planterons un arbre à chaque naissance et revégétaliserons la commune dans le cadre de la participation citoyenne notamment.

Une nouvelle association pour Fontenay : FARGO : Agir pour l’urbanisme à Fontenay-aux-Roses

Genèse : en 2016 la municipalité présente un projet de dynamisation du cœur de ville.

Le projet repose principalement sur la construction d’immeubles d’habitation et de commerces sur la place du Général de Gaulle, et sur la rénovation du Théâtre des Sources.

Doutant que ce projet apporte une réelle dynamique, neuf Fontenaisiens proposent rapidement un projet alternatif :

« Dynamiser le cœur de ville en profitant de la rénovation nécessaire du Théâtre des Sources pour édifier au fond de la place du Général de Gaulle un centre culturel en ligne avec les usages actuels.  Construire ensuite un immeuble d’habitation semblable au projet de la municipalité à l’emplacement de l’actuel Théâtre des Sources ».

Ce projet alternatif n’a pas retenu l’attention de nos dirigeants jusqu’à présent malgré les arguments avancés par ses défenseurs, notamment en matière de financement.

Restant convaincus de l’intérêt de leur projet les 9 Fontenaisiens organisent deux réunions publiques pour présenter leur projet, son financement, ses évolutions et les contacts qu’ils ont pris avec les acteurs politiques.

L’accueil des Fontenaisiens est favorable, les nombreuses personnes présentes faisant part de leurs questions et de leurs encouragements.

A l’issue de la seconde réunion plusieurs habitants demandent à rejoindre le groupe.

Pour répondre à cette demande le groupe des 9 a donc décidé de donner naissance à FARGO le 19 mars 2019.

Objectifs de Fargo :

1.       Permettre aux Fontenaisiens de participer à la réflexion sur l’urbanisme à Fontenay-aux-Roses

2.       Pousser à la définition d’une cible à long terme pour l’aménagement de l’espace urbain.

Cette cible doit rechercher l’harmonie générale, le maintien du caractère de la ville, l’équilibre entre zones pavillonnaires, grands immeubles et lieux publics, et la satisfaction des attentes des Fontenaisiens

3.       Faire réviser le PLU en fonction de cette cible,

4.       Veiller à ce que la densification se limite à ce qui nous est imposé, et rien de plus,

5.       Convaincre la municipalité d’impliquer les Fontenaisiens dès le début des projets immobiliers.

Fargo souhaite collaborer avec la ville sur toutes les questions d’urbanisme, et s’exprimer sur les projets immobiliers (privés ou public).

Fargo sera également à l’écoute des associations de la ville qui travaillent sur des sujets connexes comme la circulation douce et partagée, la qualité de vie dans les quartiers, la préservation de l’environnement et la transition écologique.

Pour les contacter : fargo.92260@orange.fr

Alain Delahaye, Françis Rondelez , Hervé Levifve , Bernard Welter , Sylvie Lours , Daniel Marteau, Christine Ziegler, AntoineThill, Fabrice Beckers

Renouveau du quartier des Paradis : à terme…..

Le dernier Fontenay Mag (Février 2019) consacre une fois de plus beaucoup d’espace à « l’ambitieux projet de renouveau des Paradis ». Ce quartier est décidément l’objet d’une d’attention soutenue de la part de la municipalité : de multiples réunions du quartier depuis 2015 et de très nombreux articles dans le Fontenay Mag. A noter également la création d’un Conseil de quartier, et la désignation d’un Maire Adjoint de quartier ; décisions tout à fait légales, mais qui sont une grande nouveauté à Fontenay.

Pour télécharger le Fontenay Mag de Février 2019 : https://www.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/kiosque/Fontenay_Magazine/Fontenay_Mag_n__443.pdf

Ces articles du Fontenay Mag s’adressent bien sûr à tous les Fontenaisiens. Mais les habitants du quartier seront certainement ravis de relire que « Hauts de Seine Habitat a signé une Charte[1] l’engageant à reloger aux mêmes conditions financières ». Comme le déclarait déjà le Maire en réunion du quartier le 17 mai 2016[2] : « toutes les personnes qui souhaitent être relogées sur le quartier le seront dans les mêmes conditions financières pour un niveau de confort supérieur ». Sauf que dans la Charte évoquée ci-dessus, les choses sont beaucoup moins claires : son article 6-1 stipule que « le logement offert doit être situé sur le territoire de la même commune ou d’une commune limitrophe, sans pouvoir être éloigné de plus de 5km », et son article 6.3 que « le bailleur social s’est engagé à ce que tous les ménages qui le souhaitent puissent être relogés dans des logements neufs sur le quartier à terme ». A terme…


[1] La Charte, signée par le Préfet et le Président du Département des Hauts de Seine, le Président du Territoire, le Maire, l’Office, et le Directeur de la Délégation Régionale d’Ile de France [Action Logement], est un document officiel, juridiquement engageant. Elle a été approuvée par le Conseil Municipal du 2 mai 2018.

[2] Fontenay Mag de juin 2016, page 23.

La page 32 du Fontenay Mag, qui fait de la publicité pour l’Office Hauts de Seine Habitat, pose une question de fond. Puisque l’Office est aussi puissant, pourquoi ne finance-t-il pas la rénovation sur ses fonds ? On comprend bien le souhait de vouloir moderniser des logements relativement anciens, mais l’Office aurait pu tout simplement réinvestir sur le site les loyers qu’il a perçus depuis 60 ans. Le schéma proposé[3] va avoir comme effet de quasiment doubler la densité du quartier. En injectant il est vrai 600 logements privés… pour ‘améliorer’ la mixité sociale ?


[3] Sur 15 ans, destruction et reconstruction des 833 logements sociaux existant à ce jour, plus construction de 600 logements privés.

L’article de la page 27, qui donne une vision de l’histoire du quartier est aussi très intéressant. En particulier, il inclut  une photo du quartier vers 1950, qui montre au fond l’église des Blagis, et quelques pavillons installés sur un vaste terrain. Cette photo a dû fortement influencer le dessinateur qui a réalisé la couverture du Magazine. En effet, il esquisse un quartier très dense, avec les silhouettes des maisons des années 50.

Par exemple, à côté de la Maison de quartier – qui visiblement subsiste dans le projet – on peut deviner un bâtiment qui ressemble étrangement à un des pavillons de la photo de 1950 ! Un lecteur peu attentif peut ainsi de façon subliminale rapprocher la maison des années 50 aux immeubles futurs, dont la hauteur, inconnue puisqu’aucune réponse n’a jamais été donnée à cette question, pourra aller jusqu’à R+7[4].


[4] Le Moniteur du 17 octobre 2017. Le PLU stipule une hauteur maximale de 27 m (zone URUb : secteur taillé sur mesure les Blagis).

Dans la répétition des éléments de conviction déjà connus, une seule chose nouvelle ressort: la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) qui « va permettre de concrétiser la transformation du quartier… » a été mise en place par le Territoire Vallée Sud – Grand Paris le 29 janvier. Dommage que ces huit pages ne décrivent pas le montage qui va être mis en place. En fonction des éléments connus, il va être le suivant : Hauts de Seine Habitat vend à un aménageur, choisi par la ZAC[5], un morceau du terrain sur lequel est construit le quartier existant. L’aménageur découpe le terrain en lots et les vend à des promoteurs. Ceux-ci assurent la destruction de l’existant, la construction des nouveaux bâtiments et leur commercialisation.

L’équilibre économique de « l’ambitieux projet de renouveau des Paradis » sera donc déterminé par la capacité des promoteurs à rentabiliser leurs opérations. Et pour eux, le seul paramètre d’ajustement, une fois le prix du terrain fixé par Hauts de Seine Habitat, et les prix de vente des appartements par le marché, c’est le nombre de logements à  vendre, c’est-à-dire la hauteur des bâtiments.

Ces 8 pages ne parlent pas non plus de la faisabilité de ce grand « renouveau ». En l’état actuel, il n’y a d’engagement des diverses parties prenantes que sur deux points, comme expliqué dans la Chartre :

1-     démolition et reconstruction de l’immeuble sis 26 rue des Potiers (démolition de 14 logements, et construction de 40 logements sociaux). Pas de permis de construire accordé à ce jour.

2-     Lancement de la phase 1 du projet : démolition de 13 + 33 logements, construction de 75 logements sociaux et de 90 logements privés. Pas de permis de construire non plus accordé à ce jour.

Aucun engagement de l’Office Hauts de Seine Habitat sur la suite de l’opération.

   L’équipe du Territoire issue des municipales de 2020, qui héritera de ce projet, devra rapidement le recadrer, et lui inventer une trajectoire à la fois équitable et crédible : un autre choix que doublement de la densité contre amélioration de l’habitat est certainement possible. Un vrai choix politique…


[5] Probablement Citallios, organisme publique avec lequel Fontenay a déjà travaillé (étude pour monter un campus dédié aux biotechs sur le site du Panorama) ; résultat de la fusion en 2016 des SEM de 4 départements (dont l’ex SEM92) ; présidée par Pierre BEDIER, Président du département des Yvelines.

Michel Bayet

Gros succès de la réunion d’information sur le projet citoyen de la Place de Gaulle, le mercredi 12 décembre

Environ 150 personnes étaient présentes hier soir pour écouter et débattre de la proposition des 9 Fontenaisiens d’aménagement d’un équipement multiculturel sur la Place du Général de Gaulle.

Rappel sur la façon dont la Mairie a mené la concertation

• Le projet d’immeuble sur la place ne figurait pas dans le programme de Laurent Vastel
• Aucun programme de la liste regroupée élue en 2014 n’a été publié malgré les demandes de l’association CIVIFAR.
• L’élection de 2014 ne permet pas de justifier un soutien à ce projet.
• Un vote des Fontenaisiens a été organisé à partir d’Octobre 2017, avec 3 scénarios en plus de l’immeuble de fond de place qui est obligatoire

-  Scenario 1 : Un petit bâtiment de commerces et de logements sur le parvis
- Scenario 2 : Un « pavillon-folie » transparent : lieu d’animation sur le parvis
- Scenario 3 : Le parvis libre de tout édifice

=> Mais, l’immeuble de fond de place était exclu du vote des Fontenaisiens

L’association CIVIFAR a écrit au maire le 10 Novembre 2017 pour :
1. que le vote commence après la restitution des ateliers
2. un vote transparent avec contrôle des votants et dépouillement publique
3. l’inclusion du bâtiment de fond de place dans la concertation

=> Tout cela a été refusé 

Le projet de la mairie (https://www.fontenay-aux-roses.fr/1519/projet-de-renovation-de-la-place-du-general-de-gaulle.htm)

 LA REFLEXION CITOYENNE EST BASEE SUR :

LA COHERENCE AVEC LE CHATEAU, LE MARCHE,    LA MAIRIE, L’ESPLANADE

LA DYNAMISATION DE LA PLACE 7/7 JOURS   ET   DE   8 H   A    + de 22 H

L’ ANIMATION DES COMMERCES VOISINS PAR LA VENUE DES FONTENAISIENS SUR LEUR PLACE

LA PROXIMITÉ DU PARKING DU MARCHÉ

LES EVOLUTIONS DES CIRCULATIONS (PIETONS,VOITURES, VELOS…)

UN PROJET COHERENT AVEC L’ESPRIT DE LA VILLE

PERMUTER L’IMMEUBLE D’HABITATION ET L’ESPACE CULTUREL A L’OCCASION DE LA NECESSAIRE ET COUTEUSE REMISE AUX NORMES DU CINEMA/THEATRE

NOTRE PROJET ÉQUILIBRE DANS LE BON SENS LA SURDENSIFICATION PRÉVUE PAR LA MUNICIPALITÉ

L’OPINION DU MAIRE SUR NOTRE PROJET

  • Le projet n’est pas à la portée des finances de la Ville.
  • Sa réalisation va durer des années.
  • L’immeuble Vinci est un projet privé.
  • Déplacer le théâtre d’une centaine de mètres n’a pas d’intérêt,
  • et serait politiquement indéfendable.
  • On n’aura aucune subvention.
  • La vie culturelle ne créera pas une animation suffisante sur la place.
  • Le nouveau théâtre sera plus petit que l’actuel Théâtre des Sources.
  • Le projet est déjà trop avancé. Il n’est plus temps de le modifier.
  • Le préfet n’acceptera pas qu’on détruise 16 logements sociaux de plus.
  • L’immeuble de fond de place était sur le programme de Fontenay Avenir
  • Aucun groupe politique ne soutient le projet.

Interventions de Fontenaisiens auprès des autorités locales

  • Laurent Vastel, Maire de Fontenay : réunions le 4 Janvier et le 16 Octobre 2018 : Il souhaite avancer vite et considère que consulter les Fontenaisiens à ce stade serait tout reprendre à zéro
  • Patrick Devedjian, Président du Conseil Départemental des Hauts-de-SeinePour lui le Département n’a pas compétence pour intervenir
  • Jean-Didier Berger, Président du Territoire Vallée Sud Grand Paris : Réunion le 10 avril 2018 :  Il juge notre projet intéressant. Pour lui il vient tard, trop tard pour arrêter la 1ère tranche de travaux du théâtre
  • Jean-Louis Bourlanges, Député de la douzième circonscription des Hauts-de-Seine : Réunion le 18 Juin 2018 : Il juge notre projet intéressant, et le projet municipal pas très bon. Il trouve que notre projet arrive tard
  • Françoise Weets, Architecte des Monuments de France: réunions le 3 Octobre et 21 Novembre 2018 : Le style versaillais de l’immeuble lui convient. Elle juge la façade trop monolithique et voudrait plus de fluidité au RdC. Elle déplore qu’il n’y ait pas eu de réflexion d’ensemble sur l’architecture de la place. Elle rencontrera Laurent Vastel en décembre

Contacts avec les responsables politiques

•Michel Faye, pour l’UAF
•Annie Sommier et Gilles Mergy, pour le Groupe Mouvement Radical
•Pascal Buchet, pour le Groupe Socialiste
•Jean-Jacques Fredouille et Maxime Messier, pour le Groupe EELV
•Françoise Zinger et Claudine Marazano, pour le Groupe Communiste
•Michel Bayet, pour le MODEM

Leur accueil favorable nous incite à poursuivre notre action.Tous souhaitent consulter les Fontenaisiens avant de prendre une décision. En fonction des résultats de la consultation, c’est notre projet ou un autre qui sera réalisé.

LES REACTIONS DES FONTENAISIENS SUR L’AVANCEMENT DES PROJETS DU MAIRE

  • Recours contentieux contre le déclassement de l’EBC de la Place du GdG, suite à l’approbation par le Territoire du PLU entré en application depuis le 07/04/17 et permettant de construire un bâtiment et d’abattre des arbres sans obligation d’en replanter, déposé en octobre regroupé à 5 autres recours sur le PLU : en attente de jugement.
  • Pétition lancée le 28/06/2017 par l’association La Boissière contre toute construction sur l’esplanade du château : 613 signatures
  • Réunion de présentation d’un projet alternatif 18/12/2017 : 130 participants
  • Pétition lancée fin décembre 2017 par le groupe des 9 pour recueillir l’avis des Fontenaisiens sur le projet alternatif : 643 signatures
  • Interventions lors des réunions de présentation par le maire de ses projets, pour demander une consultation des Fontenaisiens sur les projets immobiliers prévus sur la place
  • 1 recours contentieux déposé le 28/11/18 contre la délibération du Conseil Municipal du 28/05/18 autorisant l’acquisition par la municipalité d’une parcelle appartenant à la SA HLM Coopération et Famille (Résidence Saint Prix) pour la revendre :
    - à la société ADIM (Vinci) pour y construire la folie et le parking enterré devant l’entrée du château La Boissière alors qu’une convention permettait d’occuper cet espace public jusqu’en 2032,
    - à un prix largement sous évalué (415.000 €) par rapport au marché tel que défini par les Domaines.
  •  2 recours gracieux contre le permis de construire de l’opération de 46 logements privés (immeubles 2a & 2b) sur le côté est de la place délivré le 10/10/18 :
    - 1 recours déposé le 08/12/2018 par le syndicat des copropriétaires du 56, rue Boucicaut
    - 1 recours déposé le 08/12/2018 par des Fontenaisiens + de 100 signataires

Lors du débat, plusieurs points ont été ainsi abordés :

- Faut-il forcément construire un équipement culturel dans l’hypercentre ?
- Comment les logements impactés à la Résidence St Prix seront ils reconstruits à proximité immédiate ?
- Quel impact sur l’animation du cœur de ville ?
- Quelle soutenabilité financière du projet ?
- Caractère ou pas suspensif des recours ?
- Comment faire en sorte que rien d’irrémédiable ne soit fait avant les échéances de 2020 ?
- Peut on organiser une « votation citoyenne » ?

Le projet municipal est loin d’être la seule possibilité pour redynamiser la place du général de Gaulle 

Pour cela, voir notre article précédent 

Si vous avez des remarques et des suggestions mail :  projetcitoyenplacedegaulle@gmail.com

Association CIVIFAR : Place de Gaulle : quelle a été la concertation et comparatif des différents projets

Résumé :

La municipalité prévoit la construction d’un immeuble au fond de la place du général de Gaulle. Il s’agit d’un projet qui impactera fortement à la fois l’esthétique et l’usage de la place centrale de notre ville. Pourtant, les Fontenaisiens n’ont pas eu l’opportunité de débattre de cette question. La concertation a uniquement concerné les aménagements annexes. Le cœur du projet étant exclu sous le prétexte du caractère privé de l’affaire. CIVIFAR a consulté pour vous d’autres porteurs de projet pour la place du général de Gaulle. Ces projets sont présentés dans ce document. Vous constaterez qu’il n’y a pas qu’un seul avenir possible pour notre centre-ville et que les différents projets conduisent à des destins bien différents. Dans ce contexte, l’absence de débat sur ce point n’est pas acceptable.

Depuis plus de dix ans l’association CIVIFAR regroupe les habitants de Fontenay-aux-Roses qui s’intéressent à leur ville et souhaitent participer activement à son évolution vers un cadre de vie agréable et convivial. Nos adhérents et sympathisants n’entendent pas limiter leur participation à la vie municipale au fait de déposer un bulletin dans l’urne tous les six ans. Pour beaucoup, ils s’investissent dans les instances participatives, assistent aux réunions de quartier, sont actifs dans les associations de la ville. En retour , ils attendent de la municipalité de la transparence dans les plans municipaux et du débat au moment des choix décisifs.

L’équipe municipale a choisi de moderniser la place centrale de notre ville. Il s’agit bien d’un moment important pour tous les Fontenaisiens et notre association s’y est investie naturellement.

L’équipe municipale a lancé une concertation sur les aménagements envisagés. Il y a un an, elle a organisé trois ateliers (usages, déplacements, traitement des paysages). Un sondage devait départager trois scénarios pour d’éventuelles constructions sur le parvis du château. Dans le texte du Fontenay Magazine, les Fontenaisiens apprenaient au détour d’une phrase que « Le promoteur Adim prévoit la construction d’un immeuble d’une cinquantaine de logements en fond de place et d’un parking souterrain. ». L’immeuble en question faisait partie des trois scenarii soumis au vote. Donc pas le choix.

Quelles ont été les actions de CIVIFAR ?

Lors de l’annonce de la concertation, l’association a demandé s’il y aurait la possibilité de proposer des scénarios alternatifs et si possible de demander l’aide des cabinets mandatés par la mairie pour en examiner la faisabilité technique et financière.

Lorsque l’organisation de la concertation a été publiée dans le Fontenay Magazine de Novembre 2017, l’association a écrit au maire pour lui faire des propositions (http://www.nouvellesdefontenay.fr/association-civifar-lettre-a-mr-le-maire-concernant-la-concertation-de-la-place-de-gaulle/) :

1)     - que le vote ne commence qu’après la restitution des ateliers.
2)     - que l’organisation du vote soit telle qu’elle ne puisse prêter à aucune contestation
3)     - que la concertation porte sur toutes les modifications de la place par rapport à la situation actuelle.

Aucune de ces propositions n’a été entendue. Aujourd’hui la procédure de vote et le résultat ont fait l’objet de polémiques. On peut se demander qu’elle aurait été l’impact sur le vote de la restitution des ateliers. En effet un fort attachement à la polyvalence de la place est ressorti des ateliers. Cette polyvalence ne semble pas forcement compatible avec la construction de la « folie ». Et plus que tout, le refus de faire entrer dans la concertation le projet de construction d’un immeuble au fond de la place est un sujet de crispation important.

Quelles explications donne la municipalité pour la non-concertation sur l’immeuble ? 

L’équipe municipale utilise un argument définitif quand on lui reproche de ne pas consulter les citoyens sur cette affaire : c’est une affaire privée. Elle ne peut donc pas être incluse dans la concertation.

Pour plus d’explications sur le fait qu’on ne peut pas considérer que cette construction soit une affaire privée classique, voir l’article paru sur le site de CIVIFAR : http://www.civifar.fr/project-updates/placedegaullequelleaetelaconcertationetcomparatifdesdifferentsprojets

Pour l’évolution de la place, la proposition de l’équipe municipale est-elle la seule possible ?

Pour répondre à cette question, l’association CIVIFAR a préparé un questionnaire qui porte à la fois sur l’immeuble et sur le cadre dans lequel il va s’insérer.

Nous avons soumis ce questionnaire au maire et à 4 groupes qui avaient déjà fait connaître des idées sur le sujet :  EELV, l’UAF, le Modem et le Groupe de 9 Fontenaisiens à l’origine du projet de centre culturel multifonction sur la place. Vous verrez qu’il y a plusieurs choix possibles et que ceux-ci conduisent à des évolutions très différentes. En tant que citoyens, il nous est donc d’autant plus frustrant de nous voir confisquer ce débat.

Vous trouverez ci-après les réponses des différents groupes au sujet de l’avenir de la place. Vous verrez qu’il y a matière à débattre. Le projet de la municipalité est peut-être le meilleur, mais encore faut-il prendre le temps d’en convaincre les Fontenaisiens.

Parmi les points soulevés nous en avons relevé plusieurs, qui nous semblent importants.

Faut-il faire de la place de Gaulle un espace commercial ?

Ça n’a jamais été vraiment le cas jusqu’à présent.

La place comporte une boulangerie, et récemment un magasin salon de thé, une pizzeria et une brasserie. Il va s’ouvrir une librairie et au fond de la place se trouve le conservatoire et le marché.

L’UAF et EELV font remarquer qu’avec l’importance prise par les grandes surfaces et la montée en puissance du commerce électronique le besoin de petits commerces pourrait décroître. Or Fontenay dispose d’une zone commerciale déjà étendue avec la très longue rue Boucicaut, et le mail Boucicaut devrait faire l’objet depuis longtemps d’une restructuration. De nouveaux commerces vont aussi s’ajouter à la Cavée.

A-t-on vraiment besoin d’espaces commerciaux supplémentaires sur la place de Gaulle ?

Faut-il au contraire border la place de grands bâtiments d’habitation ?

C’est ce que souhaite le Modem.

Il est à craindre que cela pose des problèmes de circulation.

Car la place de Gaulle n’est accessible que par la rue Boucicaut, souvent bien encombrée, par la rue de Verdun, et par l’étroite rue La Boissière.

En outre un accroissement de la circulation automobile sur la place n’est pas compatible avec une piétonnisation souhaitée par le Groupe des 9 et l’UAF.

Pourquoi ne pas poursuivre le regroupement des bâtiments culturels sur la place ?

Tout le monde reconnaît que le transfert de la Maison de la Musique et de la Danse sur la place, avec la création d’un auditorium, a été une réussite.

Pourquoi ne pas continuer dans ce sens ?

Le cinéma Le Scarron et le Théâtre des Sources sont mal placés le long de l’artère la plus fréquentée de Fontenay. Devant leur entrée, il manquera toujours un espace convivial pour se rencontrer, avec une brasserie, et un grand parking à proximité.

Lorsqu’on sait que de coûteux travaux de restructuration vont s’imposer dans le théâtre l’idée du groupe de 9 de transférer théâtre et cinéma sur la place de Gaulle, libérant l’espace pour un immeuble d’habitation, parait séduisante.

Plusieurs communes voisines ont ainsi placé un espace culturel sur leur place centrale : Montrouge, Le Plessis-Robinson…

Le maire oppose principalement à cette idée un coût qui serait hors de portée de la ville. Le groupe des citoyens a fait des estimations très différentes et n’a pas pu obtenir une collaboration des services techniques pour consolider ces estimations.

L’actualité récente montre que la ville peut engager des dépenses importantes. Simplement elles sont différentes. Il ne s’agit donc pas d’un problème de faisabilité financière mais bien d’un choix politique.

Ne serait-il pas judicieux d’imposer des règles d’architecture pour la place de Gaulle ?

Le PLU n’est pas bavard en la matière.

Or il n’y a pas lieu d’espérer une harmonie générale si on accumule des immeubles conçus indépendamment les uns des autres, en cherchant pour chacun la rentabilité maximale.

Notons qu’on peut obtenir une telle harmonie avec des immeubles de styles très différents. Par exemple à Paris la pyramide de Pei ne dépare pas le Louvre, et un immeuble moderne à façade en verre va s’insérer sans problème entre les immeubles haussmanniens de la rue de Rivoli.

EELV et le Modem souhaitent qu’on confie une étude sur le sujet à un cabinet d’architectes urbanistes. Le Groupe des 9 va jusqu’à proposer des règles.

Il faudra que le résultat de l’étude soit incorporé au PLU.

Si ce travail n’est pas fait tout reposera sur le goût et la clairvoyance des maires, qui devront statuer à chaque demande de permis de construire, et il est à craindre que les immeubles prochainement construits servent de référence, bien qu’on n’en ait jamais parlé.

Ne pourrait-on pas faire un peu de recherche architecturale ?

Notre place de la mairie est un peu l’image de marque de Fontenay.

Si on construit un immeuble en fond de place, il faut qu’il contribue à l’embellissement de la ville dans un style qui lui est propre.

Or la maquette vue au Fontenay Scope présentait un immeuble de « style versaillais » banal, monolithique et disproportionné par rapport aux immeubles voisins.

Et pour l’instant Fontenay-aux-Roses n’est pas Versailles.

Le groupe des 9 propose qu’on organise un concours d’architecture pour l’immeuble de fond de place. Ça ne coûterait pas très cher,  et c’est important car l’immeuble qu’on construira sera là pour des siècles.

Ces exemples de réponses, parmi d’autres, montrent que les Fontenaisiens ont beaucoup d’idées intéressantes pour le fond de la place de Gaulle et qu’il y a matière à débat.

Il serait très regrettable que ces idées ne soient pas examinées. Il faudrait pour cela que le maire organise une vraie consultation des citoyens dont le résultat ne serait pas obligatoirement la validation du projet municipal.

Vous pouvez agir en interpellant les élus sur cette question. Vous allez également pouvoir vous informer sur les autres projets. Le groupe de citoyens porteur d’un projet alternatif présentera les évolutions de celui-ci le 12 décembre 2018. L’UAF fait régulièrement des réunions. Vous pouvez discuter avec les responsables MODEM et EELV sur le marché à ce sujet.

La démocratie ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas. L’avenir de notre centre-ville nous appartient. 

La construction d’un immeuble d’habitation au fond de la place est peut-être soutenue par une majorité de Fontenaisiens. Il faut s’en assurer.

Présentation des différents projets

ATTENTION : les images ne représente pas la réalité de chaque projet. C’est un schéma qui permet d’en comprendre les grandes lignes. Renseignez-vous directement auprès de ses auteurs.

Le projet municipal

Un immeuble et des commerces au fond de la place. La folie sur le parvis du château La Boissière avec des animations type café-concert.

Pour les réponses  au questionnaire téléchargez le fichier : Vision de la Municipalité

Le projet du groupe des 9 Fontenaisiens

Un complexe culturel au fond de la place (l’immeuble à la place du cinéma/théâtre actuel). Vers une piétonisation de la place

Pour les réponses  au questionnaire téléchargez le fichier :  Vision du Groupe des 9

Le Projet de l’UAF

Pas de construction au fond de la place. Un petit théâtre privé pour une animation culturelle
Moins de stationnement de surface (vers la piétonisation)

Pour les réponses  au questionnaire téléchargez le fichier : Vision de l’UAF

Le Projet d’EELV

Pas de construction au fond de la place
Suppression du stationnement de surface (piétonisation).
Végétalisation du parvis du Château Laboissière

Pour les réponses  au questionnaire téléchargez le fichier : Vision de EELV

Le projet du Modem

Planification homogène des constructions autour de la place gérée par la SPLA

Des commerces en rez-de-chaussée et des parkings souterrains.

Attention: orientation inversée par rapport aux autres.

Pour les réponses  au questionnaire téléchargez le fichier : Vision du Modem

Réponse de Mr Vastel, maire de Fontenay à l’article sur l’abattage des arbres du 26 rue des Potiers

Je lis votre article intitulé « pourquoi l’abattage des arbres du 26 rue des Potiers a-t-il été fait sans concertation avec les riverains ? ». Il me parait très illustratif des symptômes récurrents de la démocratie locale auxquels sont confrontés les élus locaux et c’est pourquoi je prends la liberté de vous répondre.

Tout d’abord un rappel de la loi : l’abattage d’arbres ne constitue pas un événement de nature à organiser une concertation ou à demander une autorisation de la mairie, sauf arbre considéré comme remarquable et protégé dans le cadre du PLU, qui ne peut être réalisé sans raisons motivées et sans l’autorisation de la mairie.

Les arbres trentenaires ici concernés ne faisaient l’objet d’aucune protection particulière. Et ce bien que le PLU instauré par notre équipe ait fait le choix de protéger largement les arbres qui sont partie intégrante de notre patrimoine. 106 arbres remarquables sont désormais protégés, alors que seuls 9 arbres faisaient l’objet d’une protection dans le cadre du POS.

Vous affirmez que le projet de construction n’est pas connu. Pourtant il a été évoqué, en tant que partie intégrante du projet de rénovation des Paradis, lors de chaque réunion publique organisée à la maison de quartier, et le plus souvent en présence des riverains. 

(https://media.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/Quartiers/Quartier_des_Paradis__le_renouveau/Presentation_reunion_publique_du_23_mai_2018.pdf)

Mieux, les riverains ont été reçus à deux reprises par la mairie, par les élus concernés dont je fais partie, en présence des services. Le cahier des charges ayant servi à l’appel d’offres pour sélectionner un cabinet d’architectes leur a été communiqué, et sur notre demande insistante, le bailleur a tenu le plus grand compte de leurs préoccupations. Notamment en termes de hauteur du bâtiment projeté sur la rue des Potiers, qui sera R+1 afin de permettre une transition douce vers les pavillons, alors même que le PLU et les bâtiments qui lui font face auraient autorisé une bien plus grande hauteur. Le traitement de façade leur a été soumis et est en cours de modification à la suite de la dernière réunion.

De nombreux riverains se seraient mobilisés pour les arbres. Pourtant, lors des deux réunions de concertation ils n’ont pas soulevé ce point comme prioritaire. (https://media.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/Quartiers/Quartier_des_Paradis__le_renouveau/Presentation_reunion_publique_du_23_mai_2018.pdf ) Seuls deux d’entre eux, qui sont à l’origine de la pétition qui a rassemblé 300 signatures sur la base d’un intitulé particulièrement inductif ont fait de ce point un point de blocage, leur demande étant en fait de réduire de trois appartements supplémentaires la construction (déjà volontairement limitée) de logements sociaux par Hauts-de- Seine Habitat.

Les riverains ont d’ailleurs été reçus en septembre dernier par le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat à ma demande, pour évoquer ce projet. Le bailleur leur a, à cette occasion, indiqué qu’il ne pouvait aller plus loin en termes de concessions aux riverains. La suppression de ces trois appartements étant justifiée par les deux riverains au motif qu’ils considéraient comme inacceptables que ces trois arbres ne soient plus visibles de leurs fenêtres.

Ce projet a d’ailleurs été évoqué il y a quelques jours encore lors de la réunion du conseil de quartier, en présence des riverains, et a fait l’objet d’échanges assez vifs avec les habitants du quartier des Paradis présents, excédés par les propos tenus en réunion.

Je crains donc que votre article ne se fasse que l’écho d’un nombre réduit de personnes et soit fortement incomplet.

Il est cependant très illustratif des problèmes systématiquement rencontrés désormais par l’action municipale. Le fait que quelques personnes tiennent volontairement des propos sans rapport avec la réalité des faits, et considèrent comme insupportable tout accord négocié qui ne soit pas à 100% leurs positions initiales est un problème difficilement soluble. Par nature, toute négociation arrive à un compromis qui ne peut satisfaire complètement aucune des deux parties. Car la démocratie ne peut fonctionner sur la base du consensus qui est un but inaccessible mais ne peut avancer que par le compromis, seul gage de réalisme.

Le relai complaisant (ce qui n’est pas le cas de votre blog, et qui explique ma réponse aujourd’hui) et parfois non dénué d’arrières pensées politiques de certains blogs qui ont pour seul objectif de dépeindre l’action municipale et le maire en particulier sous un jour le plus déplaisant possible est un poison pour la démocratie. Car pour vivre et débattre, la démocratie a besoin de respect et d’une bienveillance minimale. Elle a besoin que nous considérions l’autre (y compris son adversaire politique) avant tout comme quelqu’un qui a le souhait d’œuvrer positivement, même lorsque ses opinions ou ses projets diffèrent des nôtres. La démocratie s’accommode mal des sarcasmes méprisants, des affirmations péremptoires et des sous-entendus injurieux qui peuplent certains blogs. Faut-il rappeler que l’équipe municipale n’est que le rassemblement de citoyens fontenaisiens ayant décidé de consacrer de leur temps et de leurs loisirs et de leur énergie à leur ville et à leurs concitoyens ?

La chose est rendue plus complexe encore par la montée d’une sorte de prééminence de la légitimité individuelle par rapport à la légitimité collective. C’est d’ailleurs ce travers que pointe le philosophe Marcel Gauchet comme un des plus impactant dans la crise de confiance que traverse notre démocratie. Car ici, est-il besoin de rappeler que l’objectif de cette construction est de faciliter le relogement de 833 familles qui vivent dans des immeubles vétustes, inconfortables, et dont la présence d’amiante rend toute rénovation partielle extrêmement difficile.

Faut-il attendre l’effondrement d’un immeuble des Blagis pour considérer ce dossier comme prioritaire par rapport aux intérêts personnels de quelque uns ?

Ne doit-on pas considérer ici comme indécentes, les préoccupations de deux personnes alors même que des arbres seront replantés et que le jardin public sera agrandi par ce projet, longeant la rue des Potiers pour l’agrément de tous mais aussi des propriétaires qui, pour certains, font ici la fine bouche alors que la rénovation du quartier confortera la valeur de leur patrimoine ?

Je livre ces réflexions en réponse à votre texte. Je voudrais rappeler à certains qui exigent une démocratie instantanée permanente qui ne peut exister que dans l’hyper proximité, les dangers qui pèsent aujourd’hui sur l’échelon communal dans le cadre de la réforme territoriale qui recentralise notre pays comme jamais.

La perte chaque année de compétences supplémentaires pour nos villes se traduit inéluctablement par un éloignement décisionnel qui ne pourra que multiplier des situations, cette fois-ci bien réelles d’absence de toute concertation. Tout le contraire de la démarche de proximité entreprise par notre équipe depuis 5 ans, de la co-élaboration réalisée aux Blagis, des votes sur les options du centre-ville, ou de la concertation que j’annoncerai dans quelques jours au conseil municipal.

Bien à vous,

Laurent Vastel
Maire de Fontenay-aux-Roses
Conseiller départemental des Hauts-de-Seine

Pourquoi les propriétaires de pavillons à Fontenay sont-ils la cible d’agences ou de promoteurs immobiliers ?

Cela se produit depuis que le Plan local d’urbanisme (PLU) a été adopté, il y a un peu plus d’un an (7 mars 2017)

Cela se traduit par des lettres répétitives, des démarchages à domicile, des propositions d’achat.

Quelles sont les nouvelles règles du PLU qui permettraient la construction d’un immeuble ?

 Ci-joint la carte des différentes zones du PLU 

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Quelles sont les définitions de ces différentes zones :
-        Zone UE : zone d’habitat à dominante résidentielle sous forme majoritairement individuel, de type pavillonnaire
-        Zone UD : zone à dominante d’habitat de type individuel et qui comporte également quelques bâtiments de type collectifs
-        Zone UC : zone à caractère d’habitat collectif semi-dense où des bâtiments sont relativement hauts
-        Zone UB : zone mixte d’entrées de ville
-        Zone UA : zone correspondant au centre-ville animé se déployant principalement le long de la rue Boucicaut

Les pavillons à Fontenay sont présents dans différentes zones : UE, UD et UC ou même en zone UB

Qu’est ce qui a changé par rapport au Plan d’Occupation des Sols (POS) ?L’appellation des zones a changé :

Avec le POS
-        Zone UE : zone à dominante d’habitat de type individuel et qui comporte également quelques petits bâtiments de type collectif
-        Zone UD : zone d’habitat peu dense de petit parcellaire de constructions individuelles réalisées en ordre discontinu

Avec le PLU
 
-        Zone UE : zone d’habitat à dominante résidentielle sous forme majoritairement individuel, de type pavillonnaire
-        Zone UD : zone à dominante d’habitat de type individuel et qui comporte également quelques bâtiments de type collectifs

=> Ces changements d’appellation ne vont pas dans le sens de la densification ni de la construction d’immeubles en zone UE et UD

La répartition géographique des zones n’a pratiquement pas changé, sauf par exemple la rue du Capitaine Paoli qui est passé de la zone UB en zone UC

Qu’est-ce qui a dû être pris en compte pour le PLU ?

La loi ALUR, promulguée en mars 2014, prévoyait que les POS non transformés en PLU au 31 décembre 2015 deviendraient caducs sans remise en vigueur du document antérieur et avec application du règlement national d’urbanisme. C’est ainsi que Fontenay a entamé le processus de passage en PLU, en 2015 pour une mise en œuvre qui s’est effectuée à partir de Mars 2017.

Ce PLU devait prendre en compte le SDRIF qui prévoit de densifier autour des gares, comme celle du RER et des arrêts du Tram T6. Le nombre de logements doit augmenter sur 90 % du territoire de Fontenay de 15% en 2030, soit environ 1500 logements en plus, soit environ 100 logements en plus par an.

Le PLU a dû prendre en compte la loi ALUR (qui a supprimé le Coefficient d’Occupation des Sols (COS) et la taille minimale des terrains pour construire.

Le COS donnait la surface de plancher autorisée à construire sur le terrain. Il y avait d’autres règles qui limitaient la surface à construire (% de l’emprise au sol, hauteur des bâtiments, recul par rapport au trottoir)

Avec le POS
Dans la zone UE, le COS était de 0.4, sur UD de 0.7 et sur la zone UC et UB de 0.7 à 1.0
Pour toutes ces zones, l’emprise au sol est de 40 % du terrain (50 % en zone UB)

Les hauteurs autorisées étaient de :

-        En zone UE : 9 mètres à l’acrotère pour les terrains <1 600m 2, soit 3 étages
-        En zone UD : 3 étages pour les pavillons et 15 m pour les petits collectifs, soit 5 étages
-        En zone UC : 15 m, soit 5 étages
-        En zone UB : 15 m, soit 5 étages

Avec le PLU

Le COS est supprimé, et il n’y a pas de modification sur les mêmes règles (% de l’emprise au sol, hauteur des bâtiments, recul par rapport au trottoir), sauf pour la hauteur :

Dans la zone UE et UD :
-        Dans une bande de 25 mètres à partir de l’alignement : 9m à l’acrotère en cas de toiture Terrasse, 8m à l’égout du toit, 10 m au faîtage, soit 3 étages de toute façon

Dans la zone UC :
-         Hauteur 15 mètres + 1 étage sur 40% de la toiture si épannelage/qualité architecturale

Dans la zone UB :
-         Hauteur 18 mètres + 1 étage sur 40% de la toiture si épannelage/qualité architecturale

On peut ainsi évaluer un maximum de constructibilité, mais cette valeur sera réduite du fait des autres contraintes, comme le recul par rapport au trottoir, et surtout les dimensions du terrain.

=> Plus le terrain sera petit, plus la surface constructible sera réduite

Prenons l’exemple d’un terrain d’une surface de 500 m² :

Avec le POS
Compte-tenu du COS, on peut construire une surface max de plancher de :
-        200 m2 en zone UE sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        280 m2 en zone UD sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        500 m2 en zone UC sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        280 m2 (logement) à 500 m2 (bureau) en zone UB sur une emprise max de 250 m2 au sol

Avec le PLU :
Sans le COS, on peut construire une surface max de plancher de :
-        600 m2 en zone UE sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        1000 m2 en zone UD avec un petit collectif sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        1080 m2 en zone UC sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        1600 m2 en zone UB sur une emprise max de 250 m2 au sol

On voit que la surface à construire est multipliée par 3 en zone UE et en zone UD, par 2 en zone UC et par 5 en zone UB

Quand il s’agit de pavillons, la surface de plancher moyenne sera de 120 m2 et on pourra construire au maximum :
-        5 pavillons en zone UE
-        8 pavillons en zone UD

En prenant une surface moyenne de 60 m2 par logement, ou peut construire au maximum :
-        10 logements en zone UE
-        16 logements en zone UD
-        18 logements en zone UC
-        26 logements en zone UB

Si on ne réalise que des studios pour 2 personnes, de 30 m2, on peut construire au maximum :
-        20 studios en zone UE
-        33 studios en zone UD
-        34 studios en zone UC
-        48 studios en zone UB

Prenons l’exemple de la construction en cours, au 24-26 avenue Lombart, après le passage au dessus du RER

La parcelle concernée est en zone UE et a une surface de 1066 m2.

Il y avait une construction en cours d’un 2 ème pavillon qui a été arrêté. Il était fait du temps du POS. C’était possible de construire un deuxième pavillon puisque le terrain fait 1066 m2, on avait droit jusqu’à 426 m2 de surface de plancher.

En Octobre 2017, un promoteur a déposé un permis de construire pour 5 pavillons sur le même terrain.

Il y aura donc 5 pavillons d’une surface variant de 120 à 170 m2.

C’est autorisé par le PLU, puisque la surface totale des 5 pavillons sera de 520.6 m2 et la hauteur maximale de 9.77 m pour le pavillon du fond. Celle-ci correspond à la hauteur du faitage du pavillon du fond et aussi à l’acrotère de la toiture terrasse qui jouxte ce pavillon.

On voit qu’avec le PLU, compte-tenu de la loi ALUR, on a pu passer de 2 pavillons à 5 pavillons.

Ce qui a surtout changé, c’est que tous les pavillons qui ont été rajoutés ont tous une toiture terrasse. Ils ressemblent à des parallélépipèdes et ils n’ont plus du tout le charme des pavillons avec une toiture pentue avec des tuiles de couleur. Il y a un manque d’harmonie dans les constructions.

Prenons le cas d’une maison située, 126 rue Boucicaut, en zone UB

Ce pavillon va être démoli pour construire un immeuble de 27 logements en R+4 +combles.

La surface du terrain est de 959 m2. La hauteur de l’immeuble sera de 18 m.

La surface de plancher sera de 1750 m2, alors qu’avec le POS la surface de plancher aurait été limitée à 671 m2, c’est-à-dire que l’on va construire 2.6 fois la surface autorisée avec le POS.

Pourquoi certaines communes ont été obligées de durcir les règles d’urbanisme des zones pavillonnaires ?

Cela a été le cas pour la commune de Clamart. Le PLU est effectif depuis le 1er janvier 2016.

En zone UE, la hauteur maximale était fixée à 11 mètres.

Cela permettait de construire sur quatre niveaux (rez-de-chaussée, deux étages et combles), au lieu des trois habituels.

Le nouveau PLU entend donc désormais limiter les constructions sur une hauteur de dix mètres et trois niveaux (R + 1 + combles), ce qui revient à la même règle que sur Fontenay.

Voir article précédent : http://www.nouvellesdefontenay.fr/clamart-modifie-son-plu-plan-local-durbanisme-pour-proteger-la-zone-pavillonnaire-de-toute-densification

Pour le harcelement par les promoteurs, voir aussi : 

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/fontenay-aux-roses-harceles-par-les-promoteurs-05-06-2018-7755036.php#xtor=EREC-1481423605-[NL92]—${_id_connect_hash}@1

L’intervention des Fontenaisiens du projet alternatif pour la place De Gaulle lors de la réunion du 14 Mars

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus,

Vous avez la chance d’être élus dans une ville où les habitants se sentent concernés par l’avenir de leur cité. Les Fontenaisiens veulent participer, et les 16 registres de requêtes lors de l’enquête publique sur le PLU vous l’ont bien montré !

Monsieur le Maire, dans le cadre de l’évolution de notre ville, comme vous l’aviez vous-même conseillé le 18 octobre à la réunion de lancement de la concertation « Place du Général de Gaulle – Parc Laboissière », nous vous avons écrit pour vous présenter un projet alternatif à la construction de l’immeuble de fond de place.

Notre projet consiste à édifier sur la place un Centre Culturel multi fonctionnel pour remplacer l’actuel Théâtre-Cinéma vieillissant, qui ne répond plus aux normes modernes. Nous proposons de construire à son emplacement l’immeuble d’habitation que vous envisagez pour la place du Général de Gaulle.

Monsieur le Maire, à de nombreuses reprises nous vous avons demandé pourquoi votre projet d’immeuble de fond de place ne faisait pas partie de la consultation qui s’est achevée le 31 décembre,  alors qu’il sera un marqueur extrêmement fort de l’identité de notre futur cœur de ville. Nous n’avons pas eu de réponse de votre part.

A maintes reprises, verbalement, par écrit et dans nos deux réunions en mairie, nous vous avons demandé de clarifier les propos que vous-même et plusieurs membres de votre équipe tenaient pour déconsidérer notre projet auprès des Fontenaisiens. Là encore nous n’avons pas obtenu de réponse.

Le 29 juin l’Association La Boissière a lancé une pétition s’opposant à la construction d’un bâtiment et à la réalisation d’un parking de surface sur le parvis devant l’entrée du Conservatoire.  Cette pétition vous a été adressée le 2 octobre, en recommandé avec accusé de réception. Elle comptabilisait 572 signatures et 121 commentaires. Cette pétition étant restée ouverte, 642 Fontenaisiens l’ont aujourd’hui signée. Nous vous remettons publiquement ce soir la liste actualisée des signataires de cette pétition.

Le 14 janvier notre groupe de Fontenaisiens a lancé une seconde pétition pour refuser la construction d’un immeuble d’habitation de 6 niveaux en fond de place, qui la fermerait sur son quatrième côté, et pour proposer de soumettre au vote de vos administrés le choix entre votre projet, le projet alternatif que nous présentions, ou tout autre projet qui serait soumis au vote.     A ce jour cette pétition a été signée par 590 Fontenaisiens. Nous vous remettons aussi ce soir la liste des signataires de cette pétition.

Vous verrez, Monsieur le Maire que  les listes de  signataires ne sont pas les mêmes pour les deux pétitions.

Monsieur le Maire, puisque vous considérez que les 451 Fontenaisiens qui ont voté pour l’installation du « pavillon folie » vous permettent d’affirmer que c’est le vœu des Fontenaisiens, alors vous ne pouvez pas ne pas prendre en considération les avis des 642 et 590 personnes qui refusent l’édification de la halle de type Baltard et la construction d’un immeuble d’habitation de 6 niveaux en fond de place.

Monsieur le Maire, ceux qui proposent et soutiennent une alternative à votre projet ne sont pas moins légitimes que ceux qui se sont exprimés dans votre consultation.

Les Fontenaisiens, vos administrés, ont donc exprimé nettement :

  • un refus qu’on construise un « pavillon folie » sur le parvis du Conservatoire et un nouvel immeuble d’habitation de hauteur R+5 au fond de la place du Général de Gaulle ;
  • une demande de soumettre à leur vote une alternative qui peut être le projet de Centre Culturel multifonctionnel, mais aussi tout autre projet qui serait proposé.

En conclusion Monsieur le Maire, étant donné le nombre important de Fontenaisiens qui ont manifesté leur opposition au projet de construction prévu actuellement nous vous demandons de ne rien entreprendre d’irrévocable d’ici les prochaines municipales. Car il s’agit d’une décision majeure qui va impacter de façon importante le cadre de vie des Fontenaisiens, et cela pour de très nombreuses années.

Peut-être faut-il prendre le temps de la réflexion, car même si notre projet citoyen pourrait être un peu plus coûteux (Cela n’a toujours pas été démontré) et sans doute plus long à mettre en œuvre, il paraît opportun de suspendre les études, et de reprendre la consultation populaire que vous avez commencée !

L’avenir de la place du Général de Gaulle, notre cœur de ville, mérite un débat transparent et approfondi et une validation démocratique indiscutable.

Si les Fontenaisiens valident votre projet, vous aurez  le temps de préparer sa mise en œuvre rapide (avec recours purgés, relogements sécurisés).

S’ils ne le valident pas, vous n’aurez pas engagé d’actions irréversibles qui entraîneraient immanquablement un gaspillage de temps et d’argent public, pour votre équipe ou celle qui vous succéderait.

Signé par :

Le groupe de Fontenaisiens auteur du projet alternatif pour la place du Général de Gaulle :

Fabrice Beckers, Hervé Levifve, Sylvie Lours-Gatabin, Daniel Marteau, Francis Rondelez, Antoine Thill, Bernard Welter, Christine Ziegler et Alain Delahaye

Présentation de l’avant-projet de l’aménagement de la Place de Gaulle, le 14 Mars 218

Le projet est piloté par l’Agence paysagiste Folléa-Gautier, avec Mme Cloarec, paysagiste.

Elle a d’abord rappelé les conclusions des ateliers de concertation qui ont eu lieu en Novembre 2017.

1. La polyvalence des espaces

  • Place du château libérée et plane
  • Place du général de Gaulle revalorisée et maintien de la végétation
  • Parvis de la mairie intégré à l’ensemble de la place
  • Déplacement du monument aux morts à étudier
  • Matériaux de sol unifiés mais en travaillant la sécurité piétons/véhicules
  • Parc aménagé pour être à la fois un espace de convivialité et un axe reliant la place au théâtre

2. Le maintien de la végétalisation

  • Renouvellement des arbres malades et nouvelles plantations
  • Végétation au sol (biodiversité et rafraichissement) côté est
  • Bacs mobiles sur la place du château
  • Continuité « verte » vers le parc Laboissière

3. Le développement de l’animation et des commerces 

  • Ouverture de la ruelle de la Demi-Lune sur le parc, dans sa partie basse
  • Ouverture permanente du parc Laboissière
  • Installations artistiques, expositions ponctuelles, et en relation avec la Maison de la Musique et de la Danse
  • Commerces liés à la restauration, à la culture et commerces de bouche
  • Animations polyvalentes avec des structures temporaires sur la place et dans le parc
  • Terrasses pour les commerces et les stands extérieurs du marché

4. La clarification des accès, de la circulation et du stationnement

  • Absence totale de véhicules devant la Maison de la Musique et de la Danse
  • Affirmation de la priorité aux piétons (zone de rencontre) sur l’ensemble des espaces
  • Préservation du stationnement de courte durée à proximité pour les commerces et la Maison de la Musique et de la Danse (places PMR et livraisons)
  • Plus de places de stationnement souterrain pour libérer la voirie
  • Développer l’offre du « Petit Fontenaisien »
  • Maintien de la voie piétonne avenue de Verdun

5. Le respect de l’identité et du patrimoine

  • Préservation de la qualité architecturale et patrimoniale du château et de la place
  • Aménagements favorisant la convivialité et la rencontre
  • Accueil des habitants et de l’ensemble des Fontenaisiens

 Aménagement de la Place de Gaulle

Il y aura un plateau sur-élevé entre le parvis de la Mairie et la Place de Gaulle.

La Place de Gaulle deviendra une place jardinée. Tous les arbres seront remplacés progressivement. Ils seront plus espacés qu’actuellement. Les espèces qui remplaceront les arbres existants auront une hauteur finale de 15-20 m. Ils seront de variétés différentes pour éviter une maladie commune. Ce sera des chênes à feuilles de saule, des merisiers à fleurs blanches, des tilleuls à petites feuilles.

Coté Ouest, il y aura 2 rangées d’arbres : ils seront rapprochés des trottoirs des immeubles et ils serviront à abriter les terrasses des commerces de bouche situés de ce coté.

Coté Est, il y aura 3 rangées d’arbres. Les arbres seront entourés d’une table végétale de 1.20 m de haut avec des arbustes persistants contenant des rosiers.

Les kiosques à journaux et à fleurs seront déplacés pour être de chaque coté de l’entrée.

Voilà la vue de la place avec les 2 kiosques et la Mairie au fond.

Voilà le plan de l’ensemble jusqu’au parvis de la Mairie.

=> Le monument aux Morts est conservé à la même place : seul les anciens combattants ont été consultés. Les participants aux ateliers avait dit : « Déplacement du monument aux morts à étudier »

=> La folie a 250 m2 de surface, mais devient rectangulaire et comme elle sera privée, rien n’indique qu’il y aura des expositions à l’intérieur.

Pour les jours de marché 

Il y aura 51 stands extérieurs : évidemment il ne seront plus le long des immeubles, avenue de Verdun, mais au milieu de place entre les arbres et surtout sur le parvis du Chateau La Boissière. Au total, il y en aurait plus qu’avant.

Stationnement, parkings

Avant que la partie de l’avenue de Verdun devienne piétonne, il y avait 64 places de parkings aériens. Sans compter les 20 places de parking du parvis de la Mairie qui seront supprimées.

Dans la nouvelle situation, il y aura 46 places places de parkings en aériens. Il y aura 16 places de parking en épi sur le coté Est de la place, 9 places créées sur la rue La Boissière, 8 places derrière la Folie.

Compte-tenu des places de parking du parvis de la Mairie, il faudra trouver environ 40 places de parking

Le premier niveau de sous-sol du parking du marché (64 places) serait mis gratuit au lieu de payant (1€ pour 6 heures). Cela incitera à son utilisation.

Circulation des voitures

La circulation se ferait comme actuellement. Cependant, suite à une question, et  du fait que la zone de rencontre (zone 20) n’est pas respectée, il est envisagé de faire une expérimentation de circulation en sens inverse, en mettant un stop sur l’accès à la rue Boucicaut. Le choix du sens de circulation sera choisi après cette expérimentation.

Arrêt des bus

Du fait de la présence du plateau surélevé, il n’est plus possible que les bus s’arrêtent comme actuellement devant la Place. C’est une question de norme pour les handicapés qui ne doivent pas avoir plus de 10 cm de niveau pour descendre du bus. L’arrêt de bus sera déplacé, avant la place jusqu’à la boutique « La Vie Claire ». Cela supprimera 7 places de stationnement supplémentaires.

Parvis de la Mairie

Sur le parvis, il y aura un grand bassin, avec des bacs de plantes aquatiques. Ce bassin sera au niveau du sol sans protection. Cela posera des problèmes de sécurité pour les enfants.

Parc La Boissière

Ce sera un parc public avec une entrée/sortie, coté du parvis du Chateau et depuis la rue Dolivet. Il sera ouvert à certaines heures.

Les recommandations des ateliers  n’ont pas été respectées (sans doute pour des taisons de sécurité) :

  • Ouverture de la ruelle de la Demi-Lune sur le parc, dans sa partie basse
  • Ouverture permanente du parc Laboissière

Ce parc public arboré mettra en valeur l’ancienne entrée principale du Chateau avec sa grande terrasse.

Compte-tenu du relief, il y aura une rampe jardinée autour de la terrasse.

Au bout de la terrasse, il y aura une vue sur le Parc et au fond l’Eglise Saint Pierre Saint Paul.

Pour traverser le Parc, compte-tenu du relief, il y aura plusieurs possibilités : un chemin, sinueux, une ligne droite, en « pas japonais », un chemin de ronde, le long du mur de la ruelle de la Demi-Lune.

Le parc sera cloisonné en « Chambres Fleuries » par des haies de charmilles (non persistant) où il y aura des tables et des chaises pour pique-niquer ou jouer.

=> Cela posera quand même des problèmes de sécurité, car cela pourra être un refuge pour des trafic de drogues ou servir de dépotoir.

Il y aura des haies arborées d’arbres fruitiers en espalier.

En dehors d’un arbre qui est en mauvais état, tous les arbres seront conservés tel quels.

Le mur de la ruelle de La Demi-Lune sera percé d’ouvertures pour avoir la vue sur la parc. Il y aura une nouvelle entrée dans le parc vers le haut de la ruelle.

 Planning des travaux

Parvis de la Mairie : Septembre – Décembre 2018
Parc La Boissière : Septembre 2018 – Février 2019
Arbres Coté Ouest Place de Gaulle : Janvier – Mars 2019
Arbres Coté Est Place de Gaulle : Janvier – Avril 2019
Parkings coté Est Place de Gaulle : Juin – Septembre 2019
Partie centrale de la Place : Mars – Juin 2019
Parvis du Chateau : à partir de Septembre 2019

=> Le remplacement des arbres sur la Place se fera progressivement étalés sur 6 ans.

Clamart modifie son PLU (Plan Local d’Urbanisme) pour protéger la zone pavillonnaire de toute densification

Le Plan Local d’Urbanisme permet de planifier l’urbanisation en fixant des règles précises. Il détermine les normes de construction pour les habitants, protège certaines zones et fixe l’emplacement des équipements publics. Celui-ci est effectif depuis le 1er janvier 2016.

Préserver le patrimoine

C’est dans cet esprit que la nouvelle majorité avait révisé le PLU en 2014. A l’époque, elle faisait déjà face à une pression immobilière de plus en plus forte. Ainsi, chaque  année, l’État contraint  les communes  d’Île-de-France  à construire 70 000 logements. Par ailleurs la loi Duflot, adoptée en 2014, a supprimé le coefficient d’occupation des sols afin de favoriser la densification des centres urbains. Conséquence directe : une incitation à construire plus. Les risques de défiguration de notre paysage sont donc réels et concrets. Ce cadre pour le moins compliqué incite plus que jamais la municipalité à élaborer un PLU qui préserve l’identité clamartoise tout en renforçant l’attractivité de la Ville.

Modifier pour mieux protéger

Un an après l’adoption du nouveau PLU, un premier bilan montre que les engagements et objectifs ont été respectés, notamment la protection des secteurs qui participent au charme de la Ville et ménagent des espaces de  respiration. Il permet en particulier de préserver certains îlots très importants pour la faune et la flore de notre commune et de limiter la densification. Ainsi, la zone pavillonnaire est plus protégée qu’auparavant et a été étendue d’une superficie d’environ 4 hectares. Pour autant cela ne suffit pas. Certains  éléments doivent être précisés pour éviter les potentielles mauvaises interprétations et applications. C’est la raison pour laquelle la modification du PLU vient d’être engagée.

Regarder vers l’avenir

Avec l’arrivée en 2022 du T10 et la mise en service de la gare du Grand Paris Express, l’attractivité de la commune sera considérablement renforcée. La municipalité conduit sa réflexion sur plusieurs axes. Elle entend poursuivre les efforts pour protéger la zone pavillonnaire et maintenir ses efforts sur les aménagement situés aux entrées de ville ou le long de la 906. Afin d’y parvenir, plusieurs pistes sont à explorer : il faut réfléchir à la hauteur maximale autorisée dans les secteurs pavillonnaires (classés dans la  zone  UE), protéger ces derniers avec des zones de transition de hauteur quand les maisons jouxtent des zones d’habitat collectif, améliorer la qualité de nos paysages, etc.
Concrètement, modifier le PLU permet de continuer à maîtriser notre urbanisme, à réaliser les projets qui font évoluer la ville en cohérence avec les enjeux d’avenir tout en évitant une densification mal pensée et trop souvent subie. Parallèlement, conformément à la loi, la Ville se doit d’imaginer une offre de logements dans des lieux prochainement mieux desservis par les transports en commun, sans entrainer une saturation des réseaux. La  municipalité entend maintenir la mixité sociale à laquelle elle s’est engagée en organisant un équilibre entre les logements privés et sociaux dans les opérations de construction. Cela suppose aussi de prévoir la réalisation des équipements (routes, aires  de  jeux,  parcs…)  nécessaires aux futurs habitants tout en gardant les grands équilibres environnementaux pour maintenir la qualité de vie à Clamart.

La commune a également décidé de lutter contre les propriétaires qui tentent de construire sur quatre niveaux (rez-de-chaussée, deux étages et combles), au lieu des trois habituels. « On a réussi à bloquer des projets de petits malins qui, sur les onze mètres autorisés, voulaient construire des étages minuscules pour rentabiliser au maximum. » Le nouveau PLU entend donc désormais limiter les constructions sur une hauteur de dix mètres et trois niveaux (R + 1 + combles).

La zone pavillonnaire sera également étendue, et parfois même jusqu’aux avenues Jean-Jaurès et Victor-Hugo, pourtant promises à la densification. La ville ayant repéré des maisons à l’architecture intéressante pouvant être protégées. « En revanche, quand il y a une maison abîmée, qui ne présente que peu d’intérêt et qui forme une dent creuse entre deux immeubles où l’on voit deux murs pignons disgracieux, on est d’accord pour laisser construire », explique Jean-Didier Berger.

Une enquête publique au printemps

Reste à savoir si les habitants seront d’accord, lors de l’enquête publique qui doit débuter au printemps. A la réunion publique, le public était plutôt acquis à la cause des mesures présentées.

Les prochaines étapes

  • Exposition en début d’année 2018
  • Début de l’enquête publique au printemps 2018 avant que les modifications du PLU soient approuvées au cours de l’été prochain.

 Sources : Site de la ville de Clamart 

Le Parisien du 1 Février 2018