Gros succès de la réunion d’information sur le projet citoyen de la Place de Gaulle, le mercredi 12 décembre

Environ 150 personnes étaient présentes hier soir pour écouter et débattre de la proposition des 9 Fontenaisiens d’aménagement d’un équipement multiculturel sur la Place du Général de Gaulle.

Rappel sur la façon dont la Mairie a mené la concertation

• Le projet d’immeuble sur la place ne figurait pas dans le programme de Laurent Vastel
• Aucun programme de la liste regroupée élue en 2014 n’a été publié malgré les demandes de l’association CIVIFAR.
• L’élection de 2014 ne permet pas de justifier un soutien à ce projet.
• Un vote des Fontenaisiens a été organisé à partir d’Octobre 2017, avec 3 scénarios en plus de l’immeuble de fond de place qui est obligatoire

-  Scenario 1 : Un petit bâtiment de commerces et de logements sur le parvis
- Scenario 2 : Un « pavillon-folie » transparent : lieu d’animation sur le parvis
- Scenario 3 : Le parvis libre de tout édifice

=> Mais, l’immeuble de fond de place était exclu du vote des Fontenaisiens

L’association CIVIFAR a écrit au maire le 10 Novembre 2017 pour :
1. que le vote commence après la restitution des ateliers
2. un vote transparent avec contrôle des votants et dépouillement publique
3. l’inclusion du bâtiment de fond de place dans la concertation

=> Tout cela a été refusé 

Le projet de la mairie (https://www.fontenay-aux-roses.fr/1519/projet-de-renovation-de-la-place-du-general-de-gaulle.htm)

 LA REFLEXION CITOYENNE EST BASEE SUR :

LA COHERENCE AVEC LE CHATEAU, LE MARCHE,    LA MAIRIE, L’ESPLANADE

LA DYNAMISATION DE LA PLACE 7/7 JOURS   ET   DE   8 H   A    + de 22 H

L’ ANIMATION DES COMMERCES VOISINS PAR LA VENUE DES FONTENAISIENS SUR LEUR PLACE

LA PROXIMITÉ DU PARKING DU MARCHÉ

LES EVOLUTIONS DES CIRCULATIONS (PIETONS,VOITURES, VELOS…)

UN PROJET COHERENT AVEC L’ESPRIT DE LA VILLE

PERMUTER L’IMMEUBLE D’HABITATION ET L’ESPACE CULTUREL A L’OCCASION DE LA NECESSAIRE ET COUTEUSE REMISE AUX NORMES DU CINEMA/THEATRE

NOTRE PROJET ÉQUILIBRE DANS LE BON SENS LA SURDENSIFICATION PRÉVUE PAR LA MUNICIPALITÉ

L’OPINION DU MAIRE SUR NOTRE PROJET

  • Le projet n’est pas à la portée des finances de la Ville.
  • Sa réalisation va durer des années.
  • L’immeuble Vinci est un projet privé.
  • Déplacer le théâtre d’une centaine de mètres n’a pas d’intérêt,
  • et serait politiquement indéfendable.
  • On n’aura aucune subvention.
  • La vie culturelle ne créera pas une animation suffisante sur la place.
  • Le nouveau théâtre sera plus petit que l’actuel Théâtre des Sources.
  • Le projet est déjà trop avancé. Il n’est plus temps de le modifier.
  • Le préfet n’acceptera pas qu’on détruise 16 logements sociaux de plus.
  • L’immeuble de fond de place était sur le programme de Fontenay Avenir
  • Aucun groupe politique ne soutient le projet.

Interventions de Fontenaisiens auprès des autorités locales

  • Laurent Vastel, Maire de Fontenay : réunions le 4 Janvier et le 16 Octobre 2018 : Il souhaite avancer vite et considère que consulter les Fontenaisiens à ce stade serait tout reprendre à zéro
  • Patrick Devedjian, Président du Conseil Départemental des Hauts-de-SeinePour lui le Département n’a pas compétence pour intervenir
  • Jean-Didier Berger, Président du Territoire Vallée Sud Grand Paris : Réunion le 10 avril 2018 :  Il juge notre projet intéressant. Pour lui il vient tard, trop tard pour arrêter la 1ère tranche de travaux du théâtre
  • Jean-Louis Bourlanges, Député de la douzième circonscription des Hauts-de-Seine : Réunion le 18 Juin 2018 : Il juge notre projet intéressant, et le projet municipal pas très bon. Il trouve que notre projet arrive tard
  • Françoise Weets, Architecte des Monuments de France: réunions le 3 Octobre et 21 Novembre 2018 : Le style versaillais de l’immeuble lui convient. Elle juge la façade trop monolithique et voudrait plus de fluidité au RdC. Elle déplore qu’il n’y ait pas eu de réflexion d’ensemble sur l’architecture de la place. Elle rencontrera Laurent Vastel en décembre

Contacts avec les responsables politiques

•Michel Faye, pour l’UAF
•Annie Sommier et Gilles Mergy, pour le Groupe Mouvement Radical
•Pascal Buchet, pour le Groupe Socialiste
•Jean-Jacques Fredouille et Maxime Messier, pour le Groupe EELV
•Françoise Zinger et Claudine Marazano, pour le Groupe Communiste
•Michel Bayet, pour le MODEM

Leur accueil favorable nous incite à poursuivre notre action.Tous souhaitent consulter les Fontenaisiens avant de prendre une décision. En fonction des résultats de la consultation, c’est notre projet ou un autre qui sera réalisé.

LES REACTIONS DES FONTENAISIENS SUR L’AVANCEMENT DES PROJETS DU MAIRE

  • Recours contentieux contre le déclassement de l’EBC de la Place du GdG, suite à l’approbation par le Territoire du PLU entré en application depuis le 07/04/17 et permettant de construire un bâtiment et d’abattre des arbres sans obligation d’en replanter, déposé en octobre regroupé à 5 autres recours sur le PLU : en attente de jugement.
  • Pétition lancée le 28/06/2017 par l’association La Boissière contre toute construction sur l’esplanade du château : 613 signatures
  • Réunion de présentation d’un projet alternatif 18/12/2017 : 130 participants
  • Pétition lancée fin décembre 2017 par le groupe des 9 pour recueillir l’avis des Fontenaisiens sur le projet alternatif : 643 signatures
  • Interventions lors des réunions de présentation par le maire de ses projets, pour demander une consultation des Fontenaisiens sur les projets immobiliers prévus sur la place
  • 1 recours contentieux déposé le 28/11/18 contre la délibération du Conseil Municipal du 28/05/18 autorisant l’acquisition par la municipalité d’une parcelle appartenant à la SA HLM Coopération et Famille (Résidence Saint Prix) pour la revendre :
    - à la société ADIM (Vinci) pour y construire la folie et le parking enterré devant l’entrée du château La Boissière alors qu’une convention permettait d’occuper cet espace public jusqu’en 2032,
    - à un prix largement sous évalué (415.000 €) par rapport au marché tel que défini par les Domaines.
  •  2 recours gracieux contre le permis de construire de l’opération de 46 logements privés (immeubles 2a & 2b) sur le côté est de la place délivré le 10/10/18 :
    - 1 recours déposé le 08/12/2018 par le syndicat des copropriétaires du 56, rue Boucicaut
    - 1 recours déposé le 08/12/2018 par des Fontenaisiens + de 100 signataires

Lors du débat, plusieurs points ont été ainsi abordés :

- Faut-il forcément construire un équipement culturel dans l’hypercentre ?
- Comment les logements impactés à la Résidence St Prix seront ils reconstruits à proximité immédiate ?
- Quel impact sur l’animation du cœur de ville ?
- Quelle soutenabilité financière du projet ?
- Caractère ou pas suspensif des recours ?
- Comment faire en sorte que rien d’irrémédiable ne soit fait avant les échéances de 2020 ?
- Peut on organiser une « votation citoyenne » ?

Le projet municipal est loin d’être la seule possibilité pour redynamiser la place du général de Gaulle 

Pour cela, voir notre article précédent 

Si vous avez des remarques et des suggestions mail :  projetcitoyenplacedegaulle@gmail.com

Lettre adressée aux Adjoints et Conseillers municipaux par l’Association Conservatoire Soubise

L’association Conservatoire Soubise a fait parvenir un courrier électronique qu’elle a transmis aux Adjoints et Conseillers municipaux qui ont soutenu son action.

Vous en trouverez le texte ci dessous en italique.

Mesdames Gagnard, Galante-Guilleminot,
Messieurs Chambon, Durand, Lafon, Ribatto, 

A vous 6 qui tous qui avez été membres de l’association Conservatoire Soubise dès sa création ou ardents défenseurs de l’idée de conserver le bâtiment de l’ex Conservatoire de la rue du Docteur Soubise dans les actifs de la ville, à vous 6 qui tous, une fois le nouveau maire élu, avez dit en écho à l’évolution tout aussi surprenante que radicale de ses propos et ses écrits, que la ville n’avait pas 1 million d’euros pour remettre aux normes l’ensemble du bâtiment de 1150 m2 de surface utile couverte (chiffrage de mise aux normes émanant de vos propres services), nous vous demandons :

  • comment pouvez vous aujourd’hui accepter de laisser dépenser la même somme de 1 million d’euros pour ne remettre en état qu’une salle de 192 m2 et soustraire les 950 m2 restants aux besoins avérés des Fontenaisiens. 
  • comment justifier une telle somme pour seulement 192 m2 utiles aux Fontenaisiens?
  • comment pouvez vous cautionner les propos tenus dans les réunions publiques par le maire et d’autres adjoints prétendant que ce projet est un projet d’excellence qui convient bien à la ville alors que l’on va dépenser une somme de 1 million d’euros pour ne maintenir que moins de 200 m2 de surface utile pour les Fontenaisiens et perdre de belles surfaces que beaucoup d’associations réclament pour leurs activités? 
  • comment acceptez vous de dépenser 5000 €/m2 pour ne laisser qu’une salle à disposition des Fontenaisiens quand il y a quelques mois vous estimiez que 850 €/m2 étaient trop onéreux pour conserver 2 grandes et belles salles, danse et auditorium, et d’autres plus petites adaptées à des besoins divers, qui répondraient d’une part aux besoins déjà actuels des Fontenaisiens et d’autre part à leurs besoins futurs conséquents aux immeubles que vous avez décidé de faire construire dans la ville pour augmenter la population de l’ordre 1500 à 2000 personnes dans les toutes prochaines années?

Nous comprendrions mal que le coût d’entretien du bâtiment soit de nouveau l’argument principal de votre réponse car la croissance de la population dans les proportions que vous avez décidées, oblige à prévoir les besoins municipaux pour les accueillir, avec bien entendu leur coût d’entretien afférents, besoins qui manquent déjà vous le savez bien, à moins de vouloir transformer la ville en ville dortoir.

Nous vous remercions, vous 6 qui chacun dans son rôle avait dans le passé beaucoup œuvré pour préserver l’ensemble du bâtiment pour un usage municipal, de bien vouloir  éclairer les 30 membres de l’Association Conservatoire Soubise, leurs nombreux sympathisants mais aussi tous les Fontenaisiens de toute obédience qui ont beaucoup de mal à comprendre votre étonnant changement de position et les dépenses conséquentes.

Cordialement,

Pour le bureau de l’Association Conservatoire Soubise,
Elias Abou Mansour, Thierry Fernandes, Adeline Henry, Daniel Marteau, Olivier Rabouille, Didier Seyler

Copie Monsieur le Maire Laurent Vastel
Copie les Conseillers Municipaux d’opposition

Pour voir des commentaires : http://www.osez-fontenay.fr/lettre-adressee-par-lassociation-conservatoire-soubise-aux-adjoints-et-conseillers-municipaux/

Réunion d’information sur le projet citoyen de la Place de Gaulle, le mercredi 12 décembre, à 20 H 30, salle de l’Eglise

L’ordre du jour proposé est le suivant:

  • Présentation actualisé du projet d’un espace culturel multifonctionnel sur la place du Général de Gaulle (exposé du projet, chiffrage, etc…)
  • L’opinion de la mairie sur notre projet
  • Nos interventions auprès des diverses autorités locales
  • Nos rencontres avec les responsables politiques locaux

Enfin un débat avec les Fontenaisiens conclura la réunion.

Visualisez le projet citoyen sur : https://youtu.be/tk2RLGbJE64

Une pétition de soutien a été mise en ligne http://chn.ge/2DinM3x

Pourquoi la création d’un bassin d’agrément sur le parvis de la Mairie et quel sera son coût d’entretien ?

Dans le cadre des travaux de la place du Général de Gaulle, il est prévu  l’aménagement du parvis de la mairie (novembre 2018-février 2019)

  • Travaux de terrassement
  • Remplacement des réseaux
  • Création d’un bassin d’agrément
  • Dallage du parvis

Pour quoi la création d’un bassin d’agrément, alors qu’actuellement, il y a un magnifique massif de fleurs et d’arbustes ?

Les travaux ont effectivement commencés.

Le coût des travaux pour ce bassin d’agrément est d’environ 200 000 € et on sait que le coût d’entretien d’un bassin est très élevé et peut atteindre 20 % du coût de l’installation, alors qu’auparavant le massif était entretenu par le service des Espaces Verts.

Association CIVIFAR : Place de Gaulle : quelle a été la concertation et comparatif des différents projets

Résumé :

La municipalité prévoit la construction d’un immeuble au fond de la place du général de Gaulle. Il s’agit d’un projet qui impactera fortement à la fois l’esthétique et l’usage de la place centrale de notre ville. Pourtant, les Fontenaisiens n’ont pas eu l’opportunité de débattre de cette question. La concertation a uniquement concerné les aménagements annexes. Le cœur du projet étant exclu sous le prétexte du caractère privé de l’affaire. CIVIFAR a consulté pour vous d’autres porteurs de projet pour la place du général de Gaulle. Ces projets sont présentés dans ce document. Vous constaterez qu’il n’y a pas qu’un seul avenir possible pour notre centre-ville et que les différents projets conduisent à des destins bien différents. Dans ce contexte, l’absence de débat sur ce point n’est pas acceptable.

Depuis plus de dix ans l’association CIVIFAR regroupe les habitants de Fontenay-aux-Roses qui s’intéressent à leur ville et souhaitent participer activement à son évolution vers un cadre de vie agréable et convivial. Nos adhérents et sympathisants n’entendent pas limiter leur participation à la vie municipale au fait de déposer un bulletin dans l’urne tous les six ans. Pour beaucoup, ils s’investissent dans les instances participatives, assistent aux réunions de quartier, sont actifs dans les associations de la ville. En retour , ils attendent de la municipalité de la transparence dans les plans municipaux et du débat au moment des choix décisifs.

L’équipe municipale a choisi de moderniser la place centrale de notre ville. Il s’agit bien d’un moment important pour tous les Fontenaisiens et notre association s’y est investie naturellement.

L’équipe municipale a lancé une concertation sur les aménagements envisagés. Il y a un an, elle a organisé trois ateliers (usages, déplacements, traitement des paysages). Un sondage devait départager trois scénarios pour d’éventuelles constructions sur le parvis du château. Dans le texte du Fontenay Magazine, les Fontenaisiens apprenaient au détour d’une phrase que « Le promoteur Adim prévoit la construction d’un immeuble d’une cinquantaine de logements en fond de place et d’un parking souterrain. ». L’immeuble en question faisait partie des trois scenarii soumis au vote. Donc pas le choix.

Quelles ont été les actions de CIVIFAR ?

Lors de l’annonce de la concertation, l’association a demandé s’il y aurait la possibilité de proposer des scénarios alternatifs et si possible de demander l’aide des cabinets mandatés par la mairie pour en examiner la faisabilité technique et financière.

Lorsque l’organisation de la concertation a été publiée dans le Fontenay Magazine de Novembre 2017, l’association a écrit au maire pour lui faire des propositions (http://www.nouvellesdefontenay.fr/association-civifar-lettre-a-mr-le-maire-concernant-la-concertation-de-la-place-de-gaulle/) :

1)     - que le vote ne commence qu’après la restitution des ateliers.
2)     - que l’organisation du vote soit telle qu’elle ne puisse prêter à aucune contestation
3)     - que la concertation porte sur toutes les modifications de la place par rapport à la situation actuelle.

Aucune de ces propositions n’a été entendue. Aujourd’hui la procédure de vote et le résultat ont fait l’objet de polémiques. On peut se demander qu’elle aurait été l’impact sur le vote de la restitution des ateliers. En effet un fort attachement à la polyvalence de la place est ressorti des ateliers. Cette polyvalence ne semble pas forcement compatible avec la construction de la « folie ». Et plus que tout, le refus de faire entrer dans la concertation le projet de construction d’un immeuble au fond de la place est un sujet de crispation important.

Quelles explications donne la municipalité pour la non-concertation sur l’immeuble ? 

L’équipe municipale utilise un argument définitif quand on lui reproche de ne pas consulter les citoyens sur cette affaire : c’est une affaire privée. Elle ne peut donc pas être incluse dans la concertation.

Pour plus d’explications sur le fait qu’on ne peut pas considérer que cette construction soit une affaire privée classique, voir l’article paru sur le site de CIVIFAR : http://www.civifar.fr/project-updates/placedegaullequelleaetelaconcertationetcomparatifdesdifferentsprojets

Pour l’évolution de la place, la proposition de l’équipe municipale est-elle la seule possible ?

Pour répondre à cette question, l’association CIVIFAR a préparé un questionnaire qui porte à la fois sur l’immeuble et sur le cadre dans lequel il va s’insérer.

Nous avons soumis ce questionnaire au maire et à 4 groupes qui avaient déjà fait connaître des idées sur le sujet :  EELV, l’UAF, le Modem et le Groupe de 9 Fontenaisiens à l’origine du projet de centre culturel multifonction sur la place. Vous verrez qu’il y a plusieurs choix possibles et que ceux-ci conduisent à des évolutions très différentes. En tant que citoyens, il nous est donc d’autant plus frustrant de nous voir confisquer ce débat.

Vous trouverez ci-après les réponses des différents groupes au sujet de l’avenir de la place. Vous verrez qu’il y a matière à débattre. Le projet de la municipalité est peut-être le meilleur, mais encore faut-il prendre le temps d’en convaincre les Fontenaisiens.

Parmi les points soulevés nous en avons relevé plusieurs, qui nous semblent importants.

Faut-il faire de la place de Gaulle un espace commercial ?

Ça n’a jamais été vraiment le cas jusqu’à présent.

La place comporte une boulangerie, et récemment un magasin salon de thé, une pizzeria et une brasserie. Il va s’ouvrir une librairie et au fond de la place se trouve le conservatoire et le marché.

L’UAF et EELV font remarquer qu’avec l’importance prise par les grandes surfaces et la montée en puissance du commerce électronique le besoin de petits commerces pourrait décroître. Or Fontenay dispose d’une zone commerciale déjà étendue avec la très longue rue Boucicaut, et le mail Boucicaut devrait faire l’objet depuis longtemps d’une restructuration. De nouveaux commerces vont aussi s’ajouter à la Cavée.

A-t-on vraiment besoin d’espaces commerciaux supplémentaires sur la place de Gaulle ?

Faut-il au contraire border la place de grands bâtiments d’habitation ?

C’est ce que souhaite le Modem.

Il est à craindre que cela pose des problèmes de circulation.

Car la place de Gaulle n’est accessible que par la rue Boucicaut, souvent bien encombrée, par la rue de Verdun, et par l’étroite rue La Boissière.

En outre un accroissement de la circulation automobile sur la place n’est pas compatible avec une piétonnisation souhaitée par le Groupe des 9 et l’UAF.

Pourquoi ne pas poursuivre le regroupement des bâtiments culturels sur la place ?

Tout le monde reconnaît que le transfert de la Maison de la Musique et de la Danse sur la place, avec la création d’un auditorium, a été une réussite.

Pourquoi ne pas continuer dans ce sens ?

Le cinéma Le Scarron et le Théâtre des Sources sont mal placés le long de l’artère la plus fréquentée de Fontenay. Devant leur entrée, il manquera toujours un espace convivial pour se rencontrer, avec une brasserie, et un grand parking à proximité.

Lorsqu’on sait que de coûteux travaux de restructuration vont s’imposer dans le théâtre l’idée du groupe de 9 de transférer théâtre et cinéma sur la place de Gaulle, libérant l’espace pour un immeuble d’habitation, parait séduisante.

Plusieurs communes voisines ont ainsi placé un espace culturel sur leur place centrale : Montrouge, Le Plessis-Robinson…

Le maire oppose principalement à cette idée un coût qui serait hors de portée de la ville. Le groupe des citoyens a fait des estimations très différentes et n’a pas pu obtenir une collaboration des services techniques pour consolider ces estimations.

L’actualité récente montre que la ville peut engager des dépenses importantes. Simplement elles sont différentes. Il ne s’agit donc pas d’un problème de faisabilité financière mais bien d’un choix politique.

Ne serait-il pas judicieux d’imposer des règles d’architecture pour la place de Gaulle ?

Le PLU n’est pas bavard en la matière.

Or il n’y a pas lieu d’espérer une harmonie générale si on accumule des immeubles conçus indépendamment les uns des autres, en cherchant pour chacun la rentabilité maximale.

Notons qu’on peut obtenir une telle harmonie avec des immeubles de styles très différents. Par exemple à Paris la pyramide de Pei ne dépare pas le Louvre, et un immeuble moderne à façade en verre va s’insérer sans problème entre les immeubles haussmanniens de la rue de Rivoli.

EELV et le Modem souhaitent qu’on confie une étude sur le sujet à un cabinet d’architectes urbanistes. Le Groupe des 9 va jusqu’à proposer des règles.

Il faudra que le résultat de l’étude soit incorporé au PLU.

Si ce travail n’est pas fait tout reposera sur le goût et la clairvoyance des maires, qui devront statuer à chaque demande de permis de construire, et il est à craindre que les immeubles prochainement construits servent de référence, bien qu’on n’en ait jamais parlé.

Ne pourrait-on pas faire un peu de recherche architecturale ?

Notre place de la mairie est un peu l’image de marque de Fontenay.

Si on construit un immeuble en fond de place, il faut qu’il contribue à l’embellissement de la ville dans un style qui lui est propre.

Or la maquette vue au Fontenay Scope présentait un immeuble de « style versaillais » banal, monolithique et disproportionné par rapport aux immeubles voisins.

Et pour l’instant Fontenay-aux-Roses n’est pas Versailles.

Le groupe des 9 propose qu’on organise un concours d’architecture pour l’immeuble de fond de place. Ça ne coûterait pas très cher,  et c’est important car l’immeuble qu’on construira sera là pour des siècles.

Ces exemples de réponses, parmi d’autres, montrent que les Fontenaisiens ont beaucoup d’idées intéressantes pour le fond de la place de Gaulle et qu’il y a matière à débat.

Il serait très regrettable que ces idées ne soient pas examinées. Il faudrait pour cela que le maire organise une vraie consultation des citoyens dont le résultat ne serait pas obligatoirement la validation du projet municipal.

Vous pouvez agir en interpellant les élus sur cette question. Vous allez également pouvoir vous informer sur les autres projets. Le groupe de citoyens porteur d’un projet alternatif présentera les évolutions de celui-ci le 12 décembre 2018. L’UAF fait régulièrement des réunions. Vous pouvez discuter avec les responsables MODEM et EELV sur le marché à ce sujet.

La démocratie ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas. L’avenir de notre centre-ville nous appartient. 

La construction d’un immeuble d’habitation au fond de la place est peut-être soutenue par une majorité de Fontenaisiens. Il faut s’en assurer.

Présentation des différents projets

ATTENTION : les images ne représente pas la réalité de chaque projet. C’est un schéma qui permet d’en comprendre les grandes lignes. Renseignez-vous directement auprès de ses auteurs.

Le projet municipal

Un immeuble et des commerces au fond de la place. La folie sur le parvis du château La Boissière avec des animations type café-concert.

Pour les réponses  au questionnaire téléchargez le fichier : Vision de la Municipalité

Le projet du groupe des 9 Fontenaisiens

Un complexe culturel au fond de la place (l’immeuble à la place du cinéma/théâtre actuel). Vers une piétonisation de la place

Pour les réponses  au questionnaire téléchargez le fichier :  Vision du Groupe des 9

Le Projet de l’UAF

Pas de construction au fond de la place. Un petit théâtre privé pour une animation culturelle
Moins de stationnement de surface (vers la piétonisation)

Pour les réponses  au questionnaire téléchargez le fichier : Vision de l’UAF

Le Projet d’EELV

Pas de construction au fond de la place
Suppression du stationnement de surface (piétonisation).
Végétalisation du parvis du Château Laboissière

Pour les réponses  au questionnaire téléchargez le fichier : Vision de EELV

Le projet du Modem

Planification homogène des constructions autour de la place gérée par la SPLA

Des commerces en rez-de-chaussée et des parkings souterrains.

Attention: orientation inversée par rapport aux autres.

Pour les réponses  au questionnaire téléchargez le fichier : Vision du Modem

Réponse du collectif des riverains de l’îlot des Potiers à la réponse de Monsieur Vastel, maire de Fontenay à l’article sur l’abattage des arbres du 26 rue des Potiers

Article en question : http://www.nouvellesdefontenay.fr/reponse-de-mr-vastel-maire-de-fontenay-a-larticle-sur-labattage-des-arbres-du-26-rue-des-potiers/

La réponse de Monsieur le Maire du 9 novembre comporte plusieurs contre-vérités qu’il convient de rectifier :

Monsieur le Maire dit : « Les riverains ont d’ailleurs été reçus en septembre dernier par le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat à ma demande, pour évoquer ce projet »

Ceci est faux : le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat n’a pas reçu les riverains, en dépit de la promesse qu’il leur avait faite en juin 2018 et de la lettre de relance que les riverains lui ont adressée. Ceci montre que l’on ne peut pas parler de réelle concertation, et ceci est également attesté par le point suivant qui est encore plus important sur le fond:

Monsieur le Maire dit : « Mieux, les riverains ont été reçus à deux reprises par la mairie, par les élus concernés dont je fais partie, en présence des services »

Cet argument ne tient pas car le projet qui avait été présenté lors de ces réunions était très différent du projet actuel. Il avait été jugé satisfaisant par la quasi-totalité des riverains, et en particulier il ne comprenait pas l’abattage de tous les arbres bordant la rue des Potiers. Or le nouveau projet est très différent et très gênant pour un grand nombre de fontenaysiens, car il comporte non seulement l’abattage de tous les arbres bordant la rue des Potiers, mais aussi une réduction du nombre de places de parking publiques, et un empiétement sur le trottoir, ce qui est une première pour Fontenay aux Roses. Tout ceci alors que le quartier va connaitre une forte augmentation du nombre d’habitants. Il est clair que ce dernier projet ne gêne pas seulement deux ménages, comme l’indique Monsieur le Maire, mais de très nombreux fontenaysiens qui empruntent quotidiennement la rue des Potiers (en raison de la proximité des écoles ; du gymnase des Potiers, de la gare RER). Ceci est confirmé par plus de 300 fontenaisiens ayant signé la pétition contre l’abattage de ces arbres.

Une autre contre-vérité de Monsieur le Maire : « De nombreux riverains se seraient mobilisés pour les arbres. Pourtant, lors des deux réunions de concertation ils n’ont pas soulevé ce point comme prioritaire. »

Ceci est faux : Tout d’abord lors de la première réunion publique, il n’était pas question de supprimer ces arbres. Lors de la dernière réunion, nous avons demandé que le projet respecte la bordure verte de 4 mètres par rapport au trottoir le long de la rue des Potiers, or cette bordure contient la plupart des arbres concernés. Nous tenons à votre disposition un enregistrement audio effectué lors de la réunion attestant ce point.

Monsieur le Maire avance enfin un argument spécieux : « Les arbres trentenaires ici concernés ne faisaient l’objet d’aucune protection particulière. Et ce bien que le PLU instauré par notre équipe ait fait le choix de protéger largement les arbres qui sont partie intégrante de notre patrimoine. 106 arbres remarquables sont désormais protégés, alors que seuls 9 arbres faisaient l’objet d’une protection dans le cadre du POS. »

Il serait absurde de ne protéger que les arbres classés remarquables et permettre l’abattage de tous les autres sans limite ni concertation, surtout dans une ville en déficit d’espaces verts comme la nôtre.

Revenons à l’îlot des Potiers : Monsieur le Maire avait affirmé publiquement que l’espace boisé classé situé dans cet îlot serait déplacé à superficie égale, or celui-ci a été amputé de plus de 20% ! Et comme nous l’avons montré, il n’y a pas eu de véritable concertation mais un simulacre de concertation où l’on présente d’abord un projet sympathique pour ensuite le retirer et imposer un projet fâcheux, le démarrer en abattant presque tous les arbres alors même que le permis de construire n’a pas été déposé, et refuser la réunion de concertation prévue sans même répondre au courrier des riverains.

Lors de la dernière réunion publique de présentation du projet, Monsieur le Maire a affirmé: « dans ce projet, tout le monde doit y trouver son compte ».  Aussi sommes-nous étonnés de l’absence de soutien de la Mairie à nos demandes qui d’une part sont appuyées par de très nombreux fontenaysiens, et d’autre part ne conduisent qu’à des modifications très mineures du grand projet de 92 Habitat (au grand maximum 3 logements seraient impactés par rapport aux 600 nouveaux logements prévus, dont 39  dans l’îlot des Potiers). Pourquoi un tel soutien de notre Maire au projet de 92 Habitat qui abaisse considérablement le cadre de vie d’un quartier ?  Et pourquoi toutes ces contre-vérités et ce défaut flagrant de concertation ? Nous sommes pour un dialogue constructif  visant à ce que ce grand projet s’intègre bien dans notre ville.

Paul Bruma : paul.bruma@yahoo.fr

Réponse de Mr Vastel, maire de Fontenay à l’article sur l’abattage des arbres du 26 rue des Potiers

Je lis votre article intitulé « pourquoi l’abattage des arbres du 26 rue des Potiers a-t-il été fait sans concertation avec les riverains ? ». Il me parait très illustratif des symptômes récurrents de la démocratie locale auxquels sont confrontés les élus locaux et c’est pourquoi je prends la liberté de vous répondre.

Tout d’abord un rappel de la loi : l’abattage d’arbres ne constitue pas un événement de nature à organiser une concertation ou à demander une autorisation de la mairie, sauf arbre considéré comme remarquable et protégé dans le cadre du PLU, qui ne peut être réalisé sans raisons motivées et sans l’autorisation de la mairie.

Les arbres trentenaires ici concernés ne faisaient l’objet d’aucune protection particulière. Et ce bien que le PLU instauré par notre équipe ait fait le choix de protéger largement les arbres qui sont partie intégrante de notre patrimoine. 106 arbres remarquables sont désormais protégés, alors que seuls 9 arbres faisaient l’objet d’une protection dans le cadre du POS.

Vous affirmez que le projet de construction n’est pas connu. Pourtant il a été évoqué, en tant que partie intégrante du projet de rénovation des Paradis, lors de chaque réunion publique organisée à la maison de quartier, et le plus souvent en présence des riverains. 

(https://media.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/Quartiers/Quartier_des_Paradis__le_renouveau/Presentation_reunion_publique_du_23_mai_2018.pdf)

Mieux, les riverains ont été reçus à deux reprises par la mairie, par les élus concernés dont je fais partie, en présence des services. Le cahier des charges ayant servi à l’appel d’offres pour sélectionner un cabinet d’architectes leur a été communiqué, et sur notre demande insistante, le bailleur a tenu le plus grand compte de leurs préoccupations. Notamment en termes de hauteur du bâtiment projeté sur la rue des Potiers, qui sera R+1 afin de permettre une transition douce vers les pavillons, alors même que le PLU et les bâtiments qui lui font face auraient autorisé une bien plus grande hauteur. Le traitement de façade leur a été soumis et est en cours de modification à la suite de la dernière réunion.

De nombreux riverains se seraient mobilisés pour les arbres. Pourtant, lors des deux réunions de concertation ils n’ont pas soulevé ce point comme prioritaire. (https://media.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/Quartiers/Quartier_des_Paradis__le_renouveau/Presentation_reunion_publique_du_23_mai_2018.pdf ) Seuls deux d’entre eux, qui sont à l’origine de la pétition qui a rassemblé 300 signatures sur la base d’un intitulé particulièrement inductif ont fait de ce point un point de blocage, leur demande étant en fait de réduire de trois appartements supplémentaires la construction (déjà volontairement limitée) de logements sociaux par Hauts-de- Seine Habitat.

Les riverains ont d’ailleurs été reçus en septembre dernier par le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat à ma demande, pour évoquer ce projet. Le bailleur leur a, à cette occasion, indiqué qu’il ne pouvait aller plus loin en termes de concessions aux riverains. La suppression de ces trois appartements étant justifiée par les deux riverains au motif qu’ils considéraient comme inacceptables que ces trois arbres ne soient plus visibles de leurs fenêtres.

Ce projet a d’ailleurs été évoqué il y a quelques jours encore lors de la réunion du conseil de quartier, en présence des riverains, et a fait l’objet d’échanges assez vifs avec les habitants du quartier des Paradis présents, excédés par les propos tenus en réunion.

Je crains donc que votre article ne se fasse que l’écho d’un nombre réduit de personnes et soit fortement incomplet.

Il est cependant très illustratif des problèmes systématiquement rencontrés désormais par l’action municipale. Le fait que quelques personnes tiennent volontairement des propos sans rapport avec la réalité des faits, et considèrent comme insupportable tout accord négocié qui ne soit pas à 100% leurs positions initiales est un problème difficilement soluble. Par nature, toute négociation arrive à un compromis qui ne peut satisfaire complètement aucune des deux parties. Car la démocratie ne peut fonctionner sur la base du consensus qui est un but inaccessible mais ne peut avancer que par le compromis, seul gage de réalisme.

Le relai complaisant (ce qui n’est pas le cas de votre blog, et qui explique ma réponse aujourd’hui) et parfois non dénué d’arrières pensées politiques de certains blogs qui ont pour seul objectif de dépeindre l’action municipale et le maire en particulier sous un jour le plus déplaisant possible est un poison pour la démocratie. Car pour vivre et débattre, la démocratie a besoin de respect et d’une bienveillance minimale. Elle a besoin que nous considérions l’autre (y compris son adversaire politique) avant tout comme quelqu’un qui a le souhait d’œuvrer positivement, même lorsque ses opinions ou ses projets diffèrent des nôtres. La démocratie s’accommode mal des sarcasmes méprisants, des affirmations péremptoires et des sous-entendus injurieux qui peuplent certains blogs. Faut-il rappeler que l’équipe municipale n’est que le rassemblement de citoyens fontenaisiens ayant décidé de consacrer de leur temps et de leurs loisirs et de leur énergie à leur ville et à leurs concitoyens ?

La chose est rendue plus complexe encore par la montée d’une sorte de prééminence de la légitimité individuelle par rapport à la légitimité collective. C’est d’ailleurs ce travers que pointe le philosophe Marcel Gauchet comme un des plus impactant dans la crise de confiance que traverse notre démocratie. Car ici, est-il besoin de rappeler que l’objectif de cette construction est de faciliter le relogement de 833 familles qui vivent dans des immeubles vétustes, inconfortables, et dont la présence d’amiante rend toute rénovation partielle extrêmement difficile.

Faut-il attendre l’effondrement d’un immeuble des Blagis pour considérer ce dossier comme prioritaire par rapport aux intérêts personnels de quelque uns ?

Ne doit-on pas considérer ici comme indécentes, les préoccupations de deux personnes alors même que des arbres seront replantés et que le jardin public sera agrandi par ce projet, longeant la rue des Potiers pour l’agrément de tous mais aussi des propriétaires qui, pour certains, font ici la fine bouche alors que la rénovation du quartier confortera la valeur de leur patrimoine ?

Je livre ces réflexions en réponse à votre texte. Je voudrais rappeler à certains qui exigent une démocratie instantanée permanente qui ne peut exister que dans l’hyper proximité, les dangers qui pèsent aujourd’hui sur l’échelon communal dans le cadre de la réforme territoriale qui recentralise notre pays comme jamais.

La perte chaque année de compétences supplémentaires pour nos villes se traduit inéluctablement par un éloignement décisionnel qui ne pourra que multiplier des situations, cette fois-ci bien réelles d’absence de toute concertation. Tout le contraire de la démarche de proximité entreprise par notre équipe depuis 5 ans, de la co-élaboration réalisée aux Blagis, des votes sur les options du centre-ville, ou de la concertation que j’annoncerai dans quelques jours au conseil municipal.

Bien à vous,

Laurent Vastel
Maire de Fontenay-aux-Roses
Conseiller départemental des Hauts-de-Seine

Pourquoi l’abattage des arbres du terrain du 26, rue des Potiers a-t-il été fait sans concertation avec les riverains ?

Le terrain du 26, rue des Potiers doit faire l’objet de la première étape du renouvellement urbain des Paradis, avec la démolition du bâtiment actuel et de la construction d’un bâtiment de 38 logements par Hauts de Seine Habitat.

Le projet de construction n’est actuellement pas connu. Beaucoup de riverains se sont mobilisés pour conserver les arbres. Ils ont fait circuler une pétition qui a recueilli plus de 300 signatures, bien au delà des habitants du quartier. Ils ont aussi posé une question au Conseil Municipal du 24 Septembre 2018. La réponse à cette question n’a pas fait l’objet d’une diffusion en vidéo sur le site de la ville. Ceux qui ont signé la pétition n’ont pas pu y avoir accès.

Pourquoi une réunion publique pour présenter le projet avec le bailleur social n’a pas pu être organisée avant l’abattage des arbres ? 

Il est écrit dans le Fontenay Mag de Novembre (page 19)  : « Démolition du 26, rue des Potiers.  Une large concertation et des lettres d’information ont tenu informé les habitants des évolutions prévues aux Paradis. Première étape : la démolition du bâtiment vide situé au 26, rue des Potiers par Hauts-de-Seine Habitat en vue de la reconstruction des 38 logements sociaux sur ce terrain. Les clôtures de chantier sont en cours d’installation et des panneaux seront disposés côté Potiers et Chénier pour informer sur le projet. Une phase travaux de démolition à l’intérieur est nécessaire avant que le bâtiment soit déconstruit entièrement, la démolition totale ne devrait donc être achevée que début janvier. »

Ce terrain disposait de magnifiques arbres, devant et derrière l’immeuble actuel.

Sur le terrain où il doit y avoir la construction, un seul arbre a été conservé. Les autres ont été abattus.

Actuellement, il n’y a aucun panneau explicatif sur le projet, comme l’indique le Fontenay Mag.

Projets pour la Place de Gaulle : où en-est on ?

Le projet de la municipalité a été présenté le 14 mars 2018 et est détaillé dans le Fontenay Mag d’Avril, sauf la partie construction d’immeubles qui n’étaient pas encore finalisé. Il est prévu en fond de place, ce qui n’a pas fait l’objet de la concertation, un immeuble perpendiculaire à l’immeuble Saint Prix d’environ 42 logements.

Depuis l’automne 2017, un groupe de Fontenaisiens a fait une proposition alternative qui prévoyait en lieu et place de l’immeuble de fond de place un Théâtre Cinéma. Ce projet a été présenté lors d’une réunion publique du 18 décembre 2017.

Il y a eu d’autres propositions faites pour la place par Les Verts, le MODEM, Michel Faye.

L’association CIVIFAR s’est occupé de faire le point des différentes propositions, avec un questionnaire, y compris avec le Maire.

Le rendez-vous avec le Maire a eu lieu le 16 Octobre. Le Maire maintient ses positions et son projet.

Un comparatif est en train d’être établi par l’association CIVIFAR qui le diffusera les résultats avec les idées qui ont émergées prochainement.

Parallèlement, le groupe des Fontenaisiens a beaucoup avancé en validant ses chiffres, rencontrant divers acteurs de la vie politique, associative, culturelle à et hors Fontenay.

Ils présenteront  le projet alternatif, finalisé lors d’une réunion publique qui aura lieu  le mercredi 12 décembre de 20:30 à 22:30, salle de l’église, 3 avenue du parc.

Pourquoi les propriétaires de pavillons à Fontenay sont-ils la cible d’agences ou de promoteurs immobiliers ?

Cela se produit depuis que le Plan local d’urbanisme (PLU) a été adopté, il y a un peu plus d’un an (7 mars 2017)

Cela se traduit par des lettres répétitives, des démarchages à domicile, des propositions d’achat.

Quelles sont les nouvelles règles du PLU qui permettraient la construction d’un immeuble ?

 Ci-joint la carte des différentes zones du PLU 

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Quelles sont les définitions de ces différentes zones :
-        Zone UE : zone d’habitat à dominante résidentielle sous forme majoritairement individuel, de type pavillonnaire
-        Zone UD : zone à dominante d’habitat de type individuel et qui comporte également quelques bâtiments de type collectifs
-        Zone UC : zone à caractère d’habitat collectif semi-dense où des bâtiments sont relativement hauts
-        Zone UB : zone mixte d’entrées de ville
-        Zone UA : zone correspondant au centre-ville animé se déployant principalement le long de la rue Boucicaut

Les pavillons à Fontenay sont présents dans différentes zones : UE, UD et UC ou même en zone UB

Qu’est ce qui a changé par rapport au Plan d’Occupation des Sols (POS) ?L’appellation des zones a changé :

Avec le POS
-        Zone UE : zone à dominante d’habitat de type individuel et qui comporte également quelques petits bâtiments de type collectif
-        Zone UD : zone d’habitat peu dense de petit parcellaire de constructions individuelles réalisées en ordre discontinu

Avec le PLU
 
-        Zone UE : zone d’habitat à dominante résidentielle sous forme majoritairement individuel, de type pavillonnaire
-        Zone UD : zone à dominante d’habitat de type individuel et qui comporte également quelques bâtiments de type collectifs

=> Ces changements d’appellation ne vont pas dans le sens de la densification ni de la construction d’immeubles en zone UE et UD

La répartition géographique des zones n’a pratiquement pas changé, sauf par exemple la rue du Capitaine Paoli qui est passé de la zone UB en zone UC

Qu’est-ce qui a dû être pris en compte pour le PLU ?

La loi ALUR, promulguée en mars 2014, prévoyait que les POS non transformés en PLU au 31 décembre 2015 deviendraient caducs sans remise en vigueur du document antérieur et avec application du règlement national d’urbanisme. C’est ainsi que Fontenay a entamé le processus de passage en PLU, en 2015 pour une mise en œuvre qui s’est effectuée à partir de Mars 2017.

Ce PLU devait prendre en compte le SDRIF qui prévoit de densifier autour des gares, comme celle du RER et des arrêts du Tram T6. Le nombre de logements doit augmenter sur 90 % du territoire de Fontenay de 15% en 2030, soit environ 1500 logements en plus, soit environ 100 logements en plus par an.

Le PLU a dû prendre en compte la loi ALUR (qui a supprimé le Coefficient d’Occupation des Sols (COS) et la taille minimale des terrains pour construire.

Le COS donnait la surface de plancher autorisée à construire sur le terrain. Il y avait d’autres règles qui limitaient la surface à construire (% de l’emprise au sol, hauteur des bâtiments, recul par rapport au trottoir)

Avec le POS
Dans la zone UE, le COS était de 0.4, sur UD de 0.7 et sur la zone UC et UB de 0.7 à 1.0
Pour toutes ces zones, l’emprise au sol est de 40 % du terrain (50 % en zone UB)

Les hauteurs autorisées étaient de :

-        En zone UE : 9 mètres à l’acrotère pour les terrains <1 600m 2, soit 3 étages
-        En zone UD : 3 étages pour les pavillons et 15 m pour les petits collectifs, soit 5 étages
-        En zone UC : 15 m, soit 5 étages
-        En zone UB : 15 m, soit 5 étages

Avec le PLU

Le COS est supprimé, et il n’y a pas de modification sur les mêmes règles (% de l’emprise au sol, hauteur des bâtiments, recul par rapport au trottoir), sauf pour la hauteur :

Dans la zone UE et UD :
-        Dans une bande de 25 mètres à partir de l’alignement : 9m à l’acrotère en cas de toiture Terrasse, 8m à l’égout du toit, 10 m au faîtage, soit 3 étages de toute façon

Dans la zone UC :
-         Hauteur 15 mètres + 1 étage sur 40% de la toiture si épannelage/qualité architecturale

Dans la zone UB :
-         Hauteur 18 mètres + 1 étage sur 40% de la toiture si épannelage/qualité architecturale

On peut ainsi évaluer un maximum de constructibilité, mais cette valeur sera réduite du fait des autres contraintes, comme le recul par rapport au trottoir, et surtout les dimensions du terrain.

=> Plus le terrain sera petit, plus la surface constructible sera réduite

Prenons l’exemple d’un terrain d’une surface de 500 m² :

Avec le POS
Compte-tenu du COS, on peut construire une surface max de plancher de :
-        200 m2 en zone UE sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        280 m2 en zone UD sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        500 m2 en zone UC sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        280 m2 (logement) à 500 m2 (bureau) en zone UB sur une emprise max de 250 m2 au sol

Avec le PLU :
Sans le COS, on peut construire une surface max de plancher de :
-        600 m2 en zone UE sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        1000 m2 en zone UD avec un petit collectif sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        1080 m2 en zone UC sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        1600 m2 en zone UB sur une emprise max de 250 m2 au sol

On voit que la surface à construire est multipliée par 3 en zone UE et en zone UD, par 2 en zone UC et par 5 en zone UB

Quand il s’agit de pavillons, la surface de plancher moyenne sera de 120 m2 et on pourra construire au maximum :
-        5 pavillons en zone UE
-        8 pavillons en zone UD

En prenant une surface moyenne de 60 m2 par logement, ou peut construire au maximum :
-        10 logements en zone UE
-        16 logements en zone UD
-        18 logements en zone UC
-        26 logements en zone UB

Si on ne réalise que des studios pour 2 personnes, de 30 m2, on peut construire au maximum :
-        20 studios en zone UE
-        33 studios en zone UD
-        34 studios en zone UC
-        48 studios en zone UB

Prenons l’exemple de la construction en cours, au 24-26 avenue Lombart, après le passage au dessus du RER

La parcelle concernée est en zone UE et a une surface de 1066 m2.

Il y avait une construction en cours d’un 2 ème pavillon qui a été arrêté. Il était fait du temps du POS. C’était possible de construire un deuxième pavillon puisque le terrain fait 1066 m2, on avait droit jusqu’à 426 m2 de surface de plancher.

En Octobre 2017, un promoteur a déposé un permis de construire pour 5 pavillons sur le même terrain.

Il y aura donc 5 pavillons d’une surface variant de 120 à 170 m2.

C’est autorisé par le PLU, puisque la surface totale des 5 pavillons sera de 520.6 m2 et la hauteur maximale de 9.77 m pour le pavillon du fond. Celle-ci correspond à la hauteur du faitage du pavillon du fond et aussi à l’acrotère de la toiture terrasse qui jouxte ce pavillon.

On voit qu’avec le PLU, compte-tenu de la loi ALUR, on a pu passer de 2 pavillons à 5 pavillons.

Ce qui a surtout changé, c’est que tous les pavillons qui ont été rajoutés ont tous une toiture terrasse. Ils ressemblent à des parallélépipèdes et ils n’ont plus du tout le charme des pavillons avec une toiture pentue avec des tuiles de couleur. Il y a un manque d’harmonie dans les constructions.

Prenons le cas d’une maison située, 126 rue Boucicaut, en zone UB

Ce pavillon va être démoli pour construire un immeuble de 27 logements en R+4 +combles.

La surface du terrain est de 959 m2. La hauteur de l’immeuble sera de 18 m.

La surface de plancher sera de 1750 m2, alors qu’avec le POS la surface de plancher aurait été limitée à 671 m2, c’est-à-dire que l’on va construire 2.6 fois la surface autorisée avec le POS.

Pourquoi certaines communes ont été obligées de durcir les règles d’urbanisme des zones pavillonnaires ?

Cela a été le cas pour la commune de Clamart. Le PLU est effectif depuis le 1er janvier 2016.

En zone UE, la hauteur maximale était fixée à 11 mètres.

Cela permettait de construire sur quatre niveaux (rez-de-chaussée, deux étages et combles), au lieu des trois habituels.

Le nouveau PLU entend donc désormais limiter les constructions sur une hauteur de dix mètres et trois niveaux (R + 1 + combles), ce qui revient à la même règle que sur Fontenay.

Voir article précédent : http://www.nouvellesdefontenay.fr/clamart-modifie-son-plu-plan-local-durbanisme-pour-proteger-la-zone-pavillonnaire-de-toute-densification

Pour le harcelement par les promoteurs, voir aussi : 

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/fontenay-aux-roses-harceles-par-les-promoteurs-05-06-2018-7755036.php#xtor=EREC-1481423605-[NL92]—${_id_connect_hash}@1