L’aménagement de l’Avenue Jean Moulin (RD63) : un bilan

L’avenue Jean Moulin est une route Départementale qui relie le Sud du Département au centre-ville de Fontenay-aux-Roses et à Paris.
C’est une liaison directe vers l’A86, avec plus de 11 000 véhicules / jour.
Elle traverse une zone essentiellement pavillonnaire.

Situation avant les travaux

La RD avait besoin d’être refaite, car la voirie était dégradée (cause de vibrations).
Les trottoirs étaient dégradés et les arbres peu mis en valeur et abîmés.
La partie située entre la rue du Dr Soubise et les Mouilleboeufs avait déjà été refaite, il y a 5 ans.

Vitesse des véhicules

La RD est sur le territoire de la commune de Fontenay qui est entièrement en zone 30 km/h. C’est donc une voie de transit à 30 km/h, mais qui est à 50 km/h dans les autres communes qu’elle traverse, comme Chatillon et Sceaux. L’avenue ne dessert aucune école directement.

Les mesures réalisées en 2016/2017 sur 512 092 véhicules par le Département montrent :

-        Seulement 15 % des véhicules roulent à une vitesse inférieure à 30 km/h.
-        50 % des véhicules roulent entre 30 et 40 km/h
-        95 % des véhicules roulent à une vitesse inférieure à 50 km/h.

Ces mesures ont été effectuées avec un radar pédagogique installé

Nous avons fait des observations qui ont fait l’objet d’un article précédent :

http://www.nouvellesdefontenay.fr/quelle-est-la-politique-de-la-mairie-concernant-la-limitation-de-vitesse-sur-lavenue-jean-moulin/

  • Même les bus ne respectaient pas la limitation de vitesse.
  • 85 % des véhicules ont une vitesse supérieure à 30 km/h.

Quel était le principe de l’aménagement ?

Coupe du projet de la voirie pour la circulation venant du carrefour des Mouilleboeufs.

Plan de l’avenue au niveau de la rue Augustin Claude

Plan de l’avenue au niveau de la rue Joseph Bouille

Ce qui était annoncé :

-        Des espaces piétons plus confortables
-        Un caractère moins routier
-        Un itinéraire cyclable sécurisé vers le centre-ville
-        Une mise aux normes des quais bus aux personnes à mobilité réduite (PMR)
-        Des places de stationnement rationalisées

Qu’en est-il pour le stationnement des voitures ?

-         6 places en moins par rapport à la situation actuelle : 32 places existantes ; 26 places dans le projet + 1 place PMR
-         Diagnostic des places de stationnement : 17 places occupées en journée et 21 en soirée (diagnostic effectué en 2016)

Comme cela a été signalé, presque toute l’avenue n’est bordée que de pavillons. Ceux-ci doivent normalement garer leur(s) voiture(s) à l’intérieur de leur propriété. D’après le diagnostic, il ne manque pas de places de stationnement, même en soirée. Beaucoup des voitures qui sont garées appartiennent à des riverains.

Qu’en est-il pour les piétons ?

2 feux qui n’existaient pas ont été installés près de 2 carrefours. Ils sont à déclenchement par les piétons qui veulent traverser l’avenue :

-        Après le croisement de la rue Augustin Claude 
-        Après le croisement de la rue François-Joseph Bouille

Les deux passages sont distants d’environ 100 m. On peut regretter qu’un passage piéton supplémentaire, même sans feu, n’ait pas été tracé entre les deux.

Déjà les trottoirs étaient assez larges, mais cette fois par endroits, la largeur atteint presque 3 m comme le montre la photo et le plan en coupe (largeur stationnement 2.0 m, largeur trottoir 2.75 m)

Circulation et arrêts de bus

Pourquoi les arrêts de bus n’ont pas été fait en décrochement, comme il y avait largement la place de le faire ?

De plus lorsque les bus s’arrêteront, cela bloquera complètement la circulation des voitures et des vélos. Cela permet quand même l’installation d’un abri bus sans rétrécir le passage des piétons (surtout ceux avec des poussettes ou en fauteuil roulant).

Un caractère moins routier ?

Par rapport à l’ancienne situation, la bande de roulement a été entièrement refaite. Elle a l’avantage d’être beaucoup moins bruyante.

Mais le trajet rectiligne incite plutôt à la vitesse et dans les 2 sens. Le garage Renault a observé des véhicules à près de 100 km/h (!) et des bus à 60 km/h.

Qu’en est-il pour les cyclistes ?

Il y a effectivement une bande cyclable qui existe depuis le carrefour des Mouilleboeufs jusqu’à la rue du Stand. Par contre, dans l’autre sens, aucun espace n’a été aménagé pour les cyclistes. Cela pose plusieurs problèmes :

  • Problème juridique : la Loi LAURE oblige les collectivités à aménager un itinéraire cyclable dans les deux sens lors d’un réaménagement de la route, et surtout pour les rues à forte fréquentation (https://www.fub.fr/droit).
  • Problème de sécurité et de cohabitation : soit les automobilistes sont bloqués derrière les cyclistes et s’impatientent facilement, soit les automobilistes doivent doubler les cyclistes en empiétant largement sur la voie opposée. « Largement » car (i) le cycliste doit rouler à 1 m. environ des voitures garées sur le côté pour ne pas se prendre une portière, et en plus (ii) les automobilistes doivent respecter 1 m. de distance de sécurité réglementaire pour ne pas mettre le cycliste en danger.

Cette situation est d’autant plus dangereuse :

  • que les véhicules circulent à une vitesse bien supérieure à 30 km/h
  • que rien ne sensibilise les automobilistes à la présence de cyclistes sur cette voie

Le seul point positif est d’avoir mis à chaque carrefour un « sas » vélo, où les cyclistes peuvent se mettre devant les voitures ou les camions. Cela sécurise les cyclistes, qui peuvent démarrer de façon bien visible et qui peuvent aussi se ranger à gauche pour tourner à gauche au lieu de devoir attendre le flux des voitures allant tout droit. Cela évite aussi aux cyclistes d’attendre dans les gaz d’échappement. Malheureusement ces sas, prévus dans le Code de la Route depuis 1998, sont trop rarement respectés.

Un « sas » vélo à chaque carrefour

Quelles sont déjà les mauvaises utilisations ?

Une voiture garée devant son bateau, à cheval sur la piste cyclable. Il est interdit de se garer sur un bateau, mais pourtant cela se produit également sur le bateau d’accès au garage Renault. Ce sont souvent des véhicules qui se garent pour téléphoner.

La présence de potelets, destinés à empêcher le stationnement sur le trottoir, a en fait pour effet secondaire de favoriser l’arrêt sur la piste cyclable des véhicules qui ont à décharger des objets encombrants.

Que peut-on faire pour ralentir la circulation ?

-        Remettre un radar pédagogique, qui a prouvé son efficacité lors des mesures en 2016-2017
-        Mettre en place des feux « pédagogiques » qui se déclenchent quand les voitures dépassent le 30 km/h, comme sur l’avenue Raymond Croland, mais avec des panneaux d’explication bien visibles

Comment faire pour les cyclistes ?

Le circuit marqué en rouge correspond aux pistes cyclables existantes.

Venant des Mouilleboeufs, il  existe une bande cyclable, très étroite, des Mouilleboeufs à la rue Briant, (voir photo) :

Puis, il y a une bande cyclable, qui est bien matérialisée, sur l’avenue jusqu’à la sortie de la rue Briant. Elément positif : elle est bien séparée des piétons. Par contre, on peut se demander pourquoi la piste cyclable est quasiment au niveau de la route. Une piste cyclable davantage surélevée est plus visible, mieux séparée et décourage les automobilistes de rouler sur la bande cyclable.

La piste cyclable surélevée pose deux autres problèmes. D’abord elle n’est pas continue au niveau de la couleur mais découpée en plusieurs tronçons jaunes séparés de tronçons noirs, ce qui la rend moins lisible. Ensuite, à chaque nouveau tronçon elle présente des ressauts qui secouent le cycliste et son matériel inutilement :

Dans l’autre sens aucun espace n’a été aménagé pour les cyclistes. Les cyclistes sont par conséquent mélangés avec les voitures dans une voie étroite alors qu’il n’y a pas assez de place pour assurer leur sécurité sur cette route de transit à forte fréquentation.

Il serait peut-être possible de mettre une bande cyclable sur le trottoir, compte-tenu de la largeur du trottoir, qui peut atteindre 3 m (2.75 m sur le plan). Une bande cyclable de 1.25 m de large pourrait être envisageable. Il reste au moins 1.50 m pour les piétons, ce qui permet la circulation des PMR et respecte les normes en vigueur (1.40m minimum).

Auteur : Jean François Bresse. Contributeurs : Caroline Kervarc, Stein Van Oosteren, David Chabbal, Hélène Chabanas

Quel sera le stationnement et la circulation à Fontenay, suite à la réunion du 4 Avril 2018 ?

La mairie de Fontenay a fait appel au cabinet ITER, de conseil en mobilités pour faire un diagnostic et un bilan du stationnement et de la circulation à Fontenay.

On peut télécharger sur le site de la ville, la présentation qui a été faite le 12 Septembre : https://www.fontenay-aux-roses.fr/190/voirie-et-travaux.htm

A la suite de cela, un groupe de travail a été constitué, le Comité Thématique sur la Circulation et le Stationnement à Fontenay, constitué de représentants de chacun des cinq quartiers de Fontenay et de citoyens volontaires qui se sont manifestés auprès de leur Comité d’Habitants. Le rapport a été fourni à la date demandée par la Mairie, fin Octobre 2017

Vous pouvez télécharger ce document : Bilan travaux Comité thématique circulation stationnement VF

Pour connaitre les principaux éléments du diagnostic pour la circulation et les résultats du groupe de travail, voir l’article précédent.

Un plan d’actions a été préparé par la ville.  Il a été présenté lors de la réunion publique du 4 avril 2018. Le groupe de travail n’a pas été recontacté avant cette réunion comme une réunion de restitution. Certaines des propositions ont été prises en compte, mentionnées, ci-dessous par « Groupe de Travail »

Objectifs et principes

  • Gratuité du stationnement : maintien du système actuel (« Groupe de Travail »)
  • Innovation : développement de solutions de stationnement intelligent
    • Expérimentation et concertation : les habitants seront invités à tester les évolutions proposées avant de les valider (« Groupe de Travail »)
    • Lisibilité : clarification des périmètres et réglementation de stationnement, amélioration de la signalétique
    • Continuité : des améliorations ponctuelles pour optimiser la circulation et le stationnement

Suppression de la zone verte en centre-ville

  • Objectifs : une réglementation plus cohérente avec l’usage, plus de places pour les résidents
  • Action :
    • Suppression de la zone verte (demi-journée) en centre-ville et rue Jean Jaurès  (60 places) et avenue Lombart (23 places) par des places de stationnement non réglementé
      => Commentaire :
      - Rue Jean Jaurès, la zone verte est bien respectée. Si les places deviennent non réglementées, il y aura beaucoup de voitures ventouses.
      - avenue Lombart, il y a bien 23 places en zone verte mais elles ne sont pas respectées. 
    • Maintien de la zone verte (demi-journée) rue Pécaut, près de la gare (20 places)

Restreindre le périmètre de la zone bleue

  • Objectifs :
    • une réglementation plus cohérente avec l’usage
    • plus de places pour les résidents
    • inciter les pendulaires à ne pas venir en véhicule individuel
      => Commentaire : Il n’est pas évident que la réduction de la zone bleue  va inciter à ne pas venir en voiture
  • Action : Suppression de 60 places en zone bleue

Homogénéiser la réglementation et les dispositifs d’information pour le stationnement de courte durée

  • Action :
    • En concertation avec les commerçants, uniformiser la réglementation des places en dépose minute en les faisant évoluer soit en zone bleue soit en borne limitée à 30 minutes
      => Commentaire : voir par exemple, avenue Lombart
    • Conserver le fonctionnement en dépose-minute, aux horaires d’entrée/sortie des écoles, comme pour l’école et la crèche des Pervenches

Maintenir le contrôle du stationnement

  • Objectif :  améliorer la rotation du stationnement en centre-ville
  • Action :
    • Maintenir le poste d’ASVP (Agent de Surveillance de la Voie Publique) à temps plein (« Groupe de Travail »)
    • Varier les circuits de rotation (heure de passage, sens du circuit),
    • Durant le premier mois de mise en service, informer les usagers en infraction, puis verbaliser

Limiter l’impact des voitures ventouses

  • Objectif :  Eviter que le stationnement sur la voirie ne se transforme en garage personnel
  • Action :
    • Publier un arrêté pour limiter le stationnement sur la même place à 24 ou 48 heures (du lundi au vendredi) sur les zones suivantes :
      - Centre ville
      - proximité Université de Sceaux (avenue Paul Langevin, rue augustin Claude)
    • Communication ciblée et verbalisation progressive

Neutraliser les places de stationnement en amont des traversées piétonnes (décret du 5 Juillet 2015)

  • Objectifs : 
    • Améliorer les conditions de déplacement des piétons (plus de sécurité)
    • Densifier l’offre de stationnement vélo
    • Action : (« Groupe de Travail »)
      • Généraliser la neutralisation d’une place de stationnement en amont d’un passage piéton
        => Commentaire : L’argument visibilité piétons ne se justifie que dans les zones très piétonnières
      • Consulter les associations locales de cyclistes et les Comités d’Habitants pour définir les besoins

Aménager une consigne à vélos sécurisée à la gare

  • Objectif :  Favoriser le report modal Vélo – RER
  • Action :
    • Implantation d’une consigne sécurisée près de la gare (emplacement à définir)

Marquer au sol les places de stationnement sur toutes les voies

  • Objectifs :
    •  Clarifier la réglementation du stationnement en centre-ville
    • Améliorer la lisibilité de l’offre de stationnement dans les quartiers résidentiels
    • Action (« Groupe de Travail »):
      • Refaire le marquage du stationnement de la rue Boucicaut
      • Poursuivre le marquage dans les quartiers résidentiels, commencé en 2017, en lien avec les riverains et les Comités d’habitants
      • Ce marquage peut avoir comme conséquence de limiter les possibilités de croisement. Il sera alors nécessaire de définir un sens prioritaire (concertation avec les riverains)

Modifier le stationnement du parking du marché

  • Objectifs :
    • Améliorer la fréquentation du parking
    • Limiter les couts de fonctionnement pour la ville
    • Action (« Groupe de Travail »):
      • La tarification horaire du niveau -1 est supprimée. Ce niveau devient gratuit en zone bleue
      • La gestion de la limite entre le niveau -1 et le niveau -2 est à étudier. Ce peut être une barrière ou une grille déclenchée par télécommande manuelle
        => Commentaire : il n’est pas évident que le niveau -1 soit beaucoup plus utilisé en semaine, car les utilsateurs qui vont faire leur course dans les super-marché, comme Carrefour Market et Auchan voudraient se garer beaucoup plus près.

 Définir les modalités d’accès et de fonctionnement du futur parking public de la Cavée

  • Objectif :  définir un fonctionnement cohérent avec la politique de stationnement de la ville
  • Action : Accompagnement de la ville pour définir les accès et le mode d’exploitation

Expérimenter des solutions de stationnement connecté

  • Objectif :  optimiser la recherche de places de stationnement via des applications
  • Action : 2 Start-up et la société Orange ont été contacté pour des solutions de stationnement intelligent

Politique de stationnement et publics ciblés

  • Optimiser le stationnement des visiteurs en centre-ville
  • Améliorer les conditions de stationnement et de report modal pour la gare du RER
  • Les autres actions ciblent soit les résidents, soit l’ensemble des usagers

Rue Estienne d’Orves

  • 3 scénarios sont étudiés par un cabinet et un groupe de travail (riverains, comité d’habitant)
  • Scénario privilégié : mise en sens unique de la rue en sens montant, depuis l’allée Fleurie à la place Carnot, sauf pour les bus => Mais pas de décision prise actuellement

Rue Boris Vildé

  • Mise en sens unique descendant depuis le croisement avec la rue Philippot jusqu’à la rue Guérard

Rue de la Roue

  • Mise en sens unique depuis l’avenue Foch jusqu’à l’avenue Gabriel Péri
  • Maintien du stationnement
  • Implantation de chicanes pour limiter la vitesse
    => Commentaire : Il faudrait aussi élargir le trottoir sud de la rue de la Roue en supprimant quelques places de stationnement

Débat avec les habitants

Question : Le parking du RER est souvent plein, et surtout environ 25 % des places sont occupés par des voitures qui ne sont pas de Fontenay, quelle solution pourrait être envisagée ?
Réponse : la solution serait la mise en place d’une carte résidentielle. Celle-ci ne peut pas être gratuite, mais son prix pourrait aller jusqu’à 80 € /an. Cela obligerait à créer un service spécifique à la mairie.
Commentaire : le groupe de travail avait proposé de créer des zones de stationnement résidentiel délimitées correspondant aux zones « points noirs ». Il y aurait dans ces zones 10 % de places réservées aux visiteurs. Ils proposaient des cartes payantes qui serait une bonne incitation à réduire le parc automobile. Par contre le montant proposé était beaucoup plus raisonnable (50 €/an) pour ne pas discriminer par l’argent.

Question : la ville de Bagneux a fait le choix mettre le stationnement payant, à cause de la nouvelle gare du Métro ligne 4 et de la ligne 15. Par contre, des voitures de Bagneux viennent se garer dans la rue des Bénards. Que compte-vous faire ?
Réponse : s’il s’agit de voitures ventouses, elles seront verbalisées comme les autres.

Question : Pour les vélos, comptez-vous mettre en place, le tourne à droite aux feux rouges ?
Réponse : ceci sera à étudier, pour différents croisements.

Question : pensez-vous généraliser les Double Sens Cyclable (DSC) ou vélo en contre-sens dans les rues en sens unique ?
Réponse : nous mettrons en place cette mesure dans certaines rues, en discutant avec la groupe Vélo et les riverains

Question : Est-il possible d’envisager une expérience d’une journée sans parking dans la rue Boucicaut ?
Réponse : la rue Boucicaut est une rue commerçante très fragilisée. S’il n’y a pas de possibilité de parking devant les commerçants, en particulier de bouche, ils perdent environ 20 % de leur chiffre d’affaires. Cela a été le cas, par exemple pour la boulangerie en face de la place de l’Eglise, pendant les travaux.
Commentaire : les travaux de la place de l’Eglise ont concerné beaucoup les trottoirs et ont duré 9 mois. La rue Houdan à Sceaux est une rue piétonne sans parking et cela n’empêche pas les commerces de fonctionner. Ce qu’il faut, ce sont des parking dissuasifs à proximité, comme ce sera le cas avec le parking du marché.

Question : Est-ce que l’on peut envisager qu’il n’y ait pas de circulation sur la place de Gaulle ?
Réponse : en dehors des commerçants qui ont besoin de parkings, la Maison de la Musique et de la Danse a besoin de déposes-minutes.

Ont été évoqués aussi les problèmes de circulation rue François Moreau, rue des Pierrelais, rue André Salel et le stationnement près de l’école et la crèche des Pervenches.

Quel sera le montant des Contraventions (PV) en cas d’infraction ?

Au 1er janvier 2018, la réforme de la décentralisation du stationnement payant est entrée en vigueur, avec une tarification du forfait post-stationnement (FPS) désormais fixée par les villes. Le FPS n’est pas une amende pénale et ne concerne pas Fontenay-aux-Roses où le stationnement est gratuit.

En revanche, les PV liés aux zones réglementées (notamment en centre-ville), sont passés de 17 € à 35 € depuis le 1er janvier. Il s’agit là d’une décision gouvernementale et non municipale, comme la mesure qui a fait passer les contraventions de 4e classe (stationnement sur une place handicapée, un passage piéton…) de 35 € à 135 € en 2015. En cas de stationnement gênant, d’absence de disque ou de dépassement de durée sur les zones vertes et bleues, vous risquez donc une amende pénale de 35 € minimum, appliquée par les agents de la Police municipale qui contrôlent les infractions.

Est-ce que l’on peut avoir le plan de la ville avec les différentes zones ?

Oui, 157 voies à Fontenay-aux-Roses (avenues, rues, chemins, places…) sont à retrouver sur le plan de la ville actualisé, où figurent également les différents équipements de la ville.

Ce Plan 2018 est disponible dans les équipements publics.

Gare Châtillon – Montrouge : fermeture du carrefour à la circulation à partir du 4 avril jusqu’à la fin 2019

Afin de permettre la construction de la future gare Châtillon – Montrouge qui sera ituée à 30 mètres de profondeur, et desservie par la ligne 15 Sud, le carrefour situé entre les avenues de la République, Marx Dormoy et Jean Jaurès sera fermé à partir du 4 avril et ce jusqu’à fin 2019.

=> Des itinéraires de substitution seront mis en place. Voir le lien : https://www.societedugrandparis.fr/gpe/actualite/gare-chatillon-montrouge-fermeture-du-carrefour-la-circulation-jusqua-la-fin-2019-1703

Quid du stationnement et de la circulation (voitures, vélos) à Fontenay ?

C’est la loi MAPTAM ( loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles)  qui a fait que le stationnement sur la voie publique est depuis le 1er Janvier 2018 désormais géré par les mairies. Celles-ci devaient définir si elles optaient pour un stationnement payant ou si elle gardaient le stationnement gratuit.

La mairie de Fontenay a fait appel à un cabinet ITER, de conseil en mobilités pour faire un diagnostic et un bilan du stationnement et de la circulation à Fontenay.

On peut télécharger sur le site de la ville, la présentation qui a été faite le 12 Septembre : https://www.fontenay-aux-roses.fr/190/voirie-et-travaux.htm

A la suite de cela, un groupe de travail a été constitué, le Comité Thématique sur la Circulation et le Stationnement à Fontenay (CTCSF), constitué de représentants de chacun des cinq quartiers de Fontenay et de citoyens volontaires qui se sont manifestés auprès de leur  Comité d’Habitants.

Ce groupe de travail s’est réuni du 3 au 31 Octobre 2017. Il a étudié le bilan, a fait des propositions de scénarios, surtout pour le stationnement à Fontenay. Le rapport final a été transmis à la Mairie début Novembre 2017.

Vous pouvez télécharger ce document : Bilan travaux Comité thématique circulation stationnement VF

Il était prévu qu’une autre réunion devait avoir lieu avant la fin 2017, pour présenter les propositions d’action et de scénarios, avec le cabinet ITER et la Mairie. Cette réunion n’a pas eu lieu et la décision de maintenir le stationnement gratuit sur la ville a été annoncée dans le Fontenay Mag de Février (page 13) :

« Fontenay- aux-Roses a fait le choix de la gratuité, mais le temps de stationnement reste limité dans le temps dans certains secteurs. En centre-ville, les zones bleues sont ainsi limitées à 1h30, et au niveau de la gare, de la rue Jean-Jaurès et du stade du Panorama (zones vertes), elles sont limitées à une demi-journée. Attention, les contraventions pour les infractions relatives au stationnement ne changent pas. Et en cas de stationnement gênant ou de dépassement de durée sur une zone réglementée, vous risquez désormais une amende pénale de 35 € (montant fixé par l’État) »

 Quels ont été les principaux éléments du diagnostic pour la circulation ?

De nombreux déplacements en voiture :

Un taux d’équipement des ménages en véhicule élevé (76%) supérieur à la moyenne régionale (71%) et départementale (73%)

  • 22 378 habitants
  • 10 109 ménages
  • Environ 9 600 voitures (EGT : nombre moyen de véhicules par ménage : 0,95)

• 3,27 déplacements par jour et par personne,
• L’importance de la marche dans les déplacements internes,
• La part prépondérante de la voiture dans les échanges avec l’extérieur

Répartition des modes de déplacements internes

Répartition des modes de déplacements externes

Un déséquilibre emploi / habitat
Une commune majoritairement résidentielle avec une structure des flux déséquilibrée entre flux entrants (5 844, environ 2 900 véhicules) et flux sortants (8 710, environ 4 350 véhicules), soit un différentiel d’environ 1450 véhicules entre la période d’activité (9h-18h) et la nuit,
Des flux domicile – travail internes à la commune conséquents (1 786, environ 450 véhicules),

Des axes chargés, mais pas congestionnés

  • Deux axes de transit internes à la commune : la D63 [Jean Moulin – Dolivet] (12 000 veh/j) et, dans une moindre mesure, l’axe D67-D74-D128 [Lombart - Dormoy] (11 000 veh/j dans la partie sud)
  • La D906 [Verdun], avec 27 000 véhicules / jour à la tangente de Fontenay est l’axe supportant l’essentiel du trafic
  • Le carrefour d’accès au centre-ville est très sollicité (2 200 véhicules) et déterminant dans la gestion des différents flux à différentes échelles 

Remarques du groupe de travail 

-  Le niveau du flux de véhicules qui emprunte le carrefour de la Cavée n’est pas mentionné dans le diagnostic, alors que ce carrefour  est très encombré et fait l’objet d’un grand projet de réaménagement.

-  Le diagnostic ne donne pas le nombre de véhicules qui sont simplement en transit dans la rue Boucicaut.  Même si cette mesure est difficile, ce serait pourtant  une donnée très instructive pour l’analyse quantitative du trafic.

Des gabarits de chaussée réduits

  • Des chaussées au gabarit réduit pour la majorité d’entre elles, qui interroge sur leur vocation et le partage de l’espace public,
  • Des gabarits globalement cohérents avec la politique de limitation de la vitesse à 30km/h,

Le plan de circulation actuel

  • Un plan de circulation peu lisible, d’autant plus que le déploiement d’une nouvelle signalétique n’est pas achevé
  • La justification et la pertinence de certaines boucles générées par ce plan de circulation se pose (gabarit des voies ? pacification des quartiers résidentiels ?),
  • Des accès ouest au centre-ville compliqués, en lien avec la zone du Panorama et le T6 (1km, environ 15mn à pied)
  • Des traversées nord – sud lisibles et directes, hormis pour la D128 (Marx Dormoy), avec une boucle au centre ville,
  • Des traversées est-ouest plus ou moins directes en bordure du territoire,
  • Une liaison est-ouest par le centre-ville compliquée, avec des itinéraires différents entre l’aller et le retour. Ne facilite pas l’attractivité de la commune par ce mode de transport mais permet de limiter les phénomènes de transit est-ouest,
  • Des flux est-ouest et nord-sud se superposent au centre-ville, en faisant un point névralgique,
  • Un franchissement de la Coulée Verte qui conditionne les flux est-ouest et marque l’entrée est du centre ville,

Remarques du groupe de travail

- Dans son rapport, ITER a identifié des boucles qui lui apparaissaient peu pertinentes. Pourtant, la plupart de ces boucles ont été mises en place suite à des demandes formulées par les habitants des quartiers concernés. Elles sont principalement justifiées  par le gabarit des voies, par la topographie du terrain, par un besoin de pacifier la circulation dans certains quartiers (par exemple voisinage d’une école ou d’une crèche, limitation de circulations abusives  qui évitent des  feux rouges). Avant de procéder à des modifications, il conviendra donc d’avoir une concertation approfondie  avec les habitants des quartiers concernés.

- Dans les enjeux de circulation, ITER mentionne l’accès au Centre ville. Il serait plus logique de parler d’accès aux parkings  du Centre ville, les véhicules en transit pouvant normalement éviter le centre ville.

Pour le vélo

  • Une ville à 30km/h, réglementation facilitant le partage de l’espace public entre modes,
  • Un maillage cyclable en cours de réalisation progressive,
  • La coulée verte du sud francilien, un itinéraire majeur de liaison avec Paris
  • Peu de stationnement vélo, notamment en gare [intermodalité] et en centre ville [commerces],
  • Peu de service vélo, mais l’arrivée prochaine du Vélib

Synthèse circulation

  • Une commune traversée, ce qui est cohérent avec la fonction majoritairement résidentielle de la commune
  • Des flux conséquents, mais pas de difficultés majeures de circulation
  • Une desserte des quartiers résidentiels par des voiries aux gabarits réduits
  • Un plan de circulation peu lisible
  • Des traversées nord-sud aisées, à l’inverse des franchissements est-ouest (axe du centre-ville)
  • Un plan de jalonnement en cours de déploiement pour une meilleure visibilité des polarités locales,
  • Peu d’accidents, pour la troisième année consécutive, Fontenay est la ville la plus sûre des Hauts de Seine ( bilan CD 92 et DRIEA)

Propositions du groupe de travail pour la circulation

Elaborer un plan d’action vélo, visant à réaliser des itinéraires cyclables continus sur l’ensemble de Fontenay, raccordés avec les aménagements cyclables des villes voisines, et avec des parkings à vélo sécurisés  bien répartis sur toute la ville.

Réduire autant que possible la circulation automobile en centre-ville
Notre centre ville est  en relief, avec des petites rues étroites et sinueuses qui y rendent effectivement la circulation difficile. Cette difficulté inévitable (les routes ne s’élargiront pas) s’amplifiera dans les années à venir du fait de l’arrivée de 3.000 Fontenaisiens avec leurs automobiles d’ici à 2030.

Il faut donc réduire au maximum les circulations de transit dans le centre ville. Cela est possible en renvoyant la circulation vers des itinéraires de contournement de l’axe Boucicaut qui existent (par exemple : rue Isidore (vers RER) / rue Robert Marchand /bld de la République /rue Jean Lavaud   ou   avenue Dolivet/rue des Pierrelais/rue Blanchard).

Concernant la rue Boucicaut, tout aménagement doit se faire dans une perspective de  piétonisation partielle ou totale  de cet axe à moyen terme. Il  faut aussi dès à présent rechercher toutes les solutions de parking, ayant un accès non pas dans, mais autour de Boucicaut-centre-ville.

Réduire  les circulations au carrefour de la Cavée
Ce carrefour  va faire l’objet d’un réaménagement majeur,  il est compliqué à gérer. En effet, c’est un carrefour à 7 voies, avec une part importante de véhicules tournant à gauche. La solution actuelle consiste à ne donner accès au carrefour qu’à une seule voie à la fois, d’où des feux rouges très longs. Ceci se dégradera encore quand se rajouteront à ce trafic les véhicules entrant ou sortant des parkings souterrains à venir.

Il faut donc tout faire pour réduire les flux de voitures sur ce carrefour : réduire le trafic de transit par la rue Boucicaut, éviter aussi autant que possible d’y faire passer le trafic Ouest Est (il existe des solutions alternatives depuis le rond-point de la Division Leclerc, par  l’avenue de la Division Leclerc à Chatillon, la rue D’Estienne D’Orves à Chatillon puis la rue des Pierrelais jusqu’à l’avenue Dolivet et le bas de  la rue Boucicaut).

Améliorer l’accès et l’utilisation des  parkings :
Pour les accès aux divers parkings, il faut séparer nettement les voies d’entrée des voies de sortie, et séparer aussi  les accès aux parkings publics des accès aux parkings privés. L’expérience malheureuse des accès au parking sous le marché montre que la saturation du parking public entraine des gênes inacceptables pour les utilisateurs du parking privé. Par ailleurs, les accès  au parking perturbent  forcément la voie sur lesquelles ils débouchent (le virage à gauche pour entrer ou sortir bloque le flux principal).  Il parait donc souhaitable d’étaler  ces  perturbations  sur  une plus grande longueur de voie.

Maintenir  en « zone 30 » la totalité de la ville de Fontenay :
Bien que cette limitation ne soit pas toujours respectée, il ressort néanmoins que cela contribue à une circulation plus apaisée dans notre ville et que c’est un acquis à conserver et même à conforter, notamment par la mise en places de radars pédagogiques.

Quels ont été les principaux éléments du diagnostic pour le stationnement ?

438 places en parcs ouverts au public,
2650 places environ sur voirie

Des zones réglementées peu lisibles, dans l’espace public (superposition de marquage au sol) et dans la réglementation (zone bleue, stationnement très courte durée avec deux plages horaires différentes et des dispositifs de contrôle disparates).

Une absence de réglementation dans les quartiers pavillonnaires, ce qui se traduit par une forte occupation de la voirie ou des trottoirs par le stationnement et génère des conflits dans le partage de la voirie / l’espace public, d’autant plus lorsque le gabarit et la réglementation de la voirie ne permettent pas cette mixité d’usages(double sens de circulation et gabarit chaussée inférieur à 4m)

Une offre toujours disponible au centre ville en journée

  • Un taux d’occupation moyen inférieur à 75% et un pic atteint à 11h (86%), synonyme de places disponibles sur l’ensemble du secteur (toutes zones confondues),
  • Un parking du marché peu utilisé (occupation moyenne : 34%, occupation maximale : 46%). Le quart des places occupées (soit 60% en équivalent place/heure) l’était par des véhicules qui n’ont pas bougé lors de l’enquête,
  • Peu de stationnement illicite,
  • Sur l’ensemble du périmètre, une forte consommation de places par les résidents (dynamiques ou ventouses)

Une réglementation en zone bleue inadaptée à l’usage constaté

  • La zone bleue n’est globalement pas saturée, exceptée à certaines périodes, (fin de matinée et/ou fin d’après midi)
  • Un usage courte durée (2h) compris entre 43% et 59% du total de ces usages, alors que la zone bleue a vocation a recueillir 100% d’usage inférieur ou égal à 1h30,
  • Un usage résidentiel (ventouse ou mobile) important, fortement consommateur de stationnement, au détriment des visiteurs. Selon les secteurs, les résidents monopolisent 50 à 60% de l’offre horaire,
  • Les usagers en règle sur la zone bleue ne sont jamais majoritaires.
  • On peut estimer qu’ils correspondent au profil de visiteurs / consommateurs pour lesquels cette réglementation a été créée.

Une inadéquation entre la taille du périmètre en zone bleue et les moyens alloués à son contrôle

Synthèse stationnement

  • Une offre sur voirie peu lisible dans l’espace (marquage, jalonnement) et la réglementation (multiplication des réglementations aux objectifs similaires),
  • De l’offre disponible en permanence au parking du marché, ce qui pose la question de la vocation de ce parking,
  • Une zone bleue dont les usages (majoritairement résidentiels) ne sont pas en adéquation avec sa vocation (visiteurs de courte durée),
  • Une zone très courte durée (stationnement limité à 15 ou 30mn) adaptée aux usages visiteurs mais sous-utilisée,
  • Une mixité d’usages au centre-ville potentiellement concurrentiels (pendulaires vs riverains ventouses)

Remarques du groupe de travail sur le bilan du stationnement

- Le diagnostic montre très clairement  que le centre ville n’est généralement pas saturé (sauf le samedi matin) et que des places pourraient être libérées plus rapidement si les contrôles de police étaient renforcés.

- Le diagnostic n’a pas cherché à identifier, en dehors du centre ville,  les autres « points noirs » où se posent des problèmes de stationnement : Ces points noirs sont en  particulier aux limites des communes environnantes (Sceaux-Avenue Paul Langevin, Chatillon-Pierrelais-Blanchard-résidence du Moulin Vert, Bagneux – Avenue Gabriel Péri-rue du Moulin Blanchard) mais aussi au voisinage des ateliers de réparation auto (entreposage des véhicules clients) et autour de la gare RER

- On peut regretter qu’ITER n’ait pas pu approfondir son analyse sur le stationnement au vu des expériences menées par des villes similaires dans la petite couronne parisienne.

- ITER n’a pas  essayé d’envisager les évolutions à moyen et long terme, qui pourraient influer sur les aménagements à prévoir à court terme.

Propositions du groupe de travail pour le stationnement des automobiles

Tout d’abord,  un préalable  impératif quel que soit le scénario retenu
Il faut procéder à la matérialisation (marquage au sol) des places de stationnement autorisées sur l’ensemble du territoire de Fontenay.
Le comité recommande très fortement que les habitants des différents quartiers soient associés à cette opération avec les services techniques municipaux,  car ils sont les plus à même de connaître le détail des problématiques de leur rue. Il faudra que les comités d’habitants se mobilisent et mobilisent les Fontenaisiens.
Stationnement sur le trottoir : la matérialisation des places risque de supprimer des emplacements tolérés quoique non officiels, en particulier au bord/à cheval sur les trottoirs. La ville peut décider d’autoriser le stationnement qui empiète sur le trottoir à condition que la zone restant libre pour les piétons soit d’au moins 1,30 m de large. Ces emplacements devront être matérialisés par des marquages au sol.

Places de livraisons : Fontenay compte peu de places de livraison, ce qui entraîne des problèmes de circulation lorsque les livreurs déchargent leur camion. Le marquage des places de stationnement pourrait être l’occasion de redéfinir des places de livraison. Dans le projet initial de la Cavée il semble n’y avoir qu’une seule place de livraison sur la maquette. Qu’en est-il réellement ? Afin de limiter les problèmes, une solution pourrait être de doter la commune d’un règlement de livraison, comme à Paris, afin de limiter celles-ci à certaines heures de la journée.

Places PMR : Fontenay manque d’environ 25 stationnements PMR, qui devront être définies lors de la matérialisation des places, si possible au niveau des points d’intérêt : commerces, bâtiments publics, cabinets médicaux…

Eviter le stationnement payant

Le Comité Thématique constate qu’une majorité de Fontenaisiens reste très hostile au stationnement payant  sur  les espaces publics.

En conséquence, le comité thématique a identifié deux scénarios qui  pourraient être soumis à une  consultation  des Fontenaisiens.
Il pourrait être aussi possible d’expérimenter le scénario 1 sur deux ou trois ans, puis d’expérimenter le scenario 2, si le scénario 1 n’était pas satisfaisant

Scénario  1, parking libre et gratuit

Amélioration du statu quo actuel par matérialisation des emplacements de stationnement autorisés et  résorption des incohérences actuelles au niveau des emplacements réglementés.

En centre-ville, les zones très tendues doivent continuer à être gérées en « bornes minutes ». Les zones bleues et vertes sont maintenues mais pourront être ajustées en concertation avec les habitants du quartier et en  fonction des contraintes, tant au niveau des besoins que des possibilités.

L’utilisation du parking sous le marché (aujourd’hui vide à 66% pendant 93% du temps) permettrait de diminuer le stationnement sur la place du Général de Gaulle et de la rendre plus attractive.  Pour cela, il suffirait de modifier les modalités de stationnement au parking du marché en le transformant en  zone bleue gratuite.

En dehors des zones bleues ou vertes, les stationnements matérialisés seront libres mais tout stationnement en dehors du marquage, ou dépassant 7 jours (voitures ventouses)  devront être verbalisés.

La réussite de l’application de ce scénario est liée au respect de la réglementation et donc à une verbalisation accrue de son non-respect, avec notamment une attention particulière pour les véhicules en stationnement abusif longue durée.

Par ailleurs, il faudrait aussi recenser toutes les possibilités de parking à Fontenay qui sont sous- utilisées, par exemple les places existantes dans les parkings privés des bailleurs sociaux ou des magasins  Carrefour et  A deux pas (8 places louées au parking du marché qui ne sont jamais utilisées). Comment les rendre accessibles et attractives ?

Il pourrait aussi être envisagé des incitations à utiliser son garage privé plutôt que la voie publique, à moins utiliser sa voiture, à se passer de voiture.  Des systèmes de covoiturages, de partage de voitures, de partage de parking privés pourraient aussi contribuer à désengorger les voies publiques. Par exemple, des fontenaisiens qui se rendent à leur travail en voiture laissent vide leur parking privé en journée. Celui-ci pourrait ainsi accueillir  des visiteurs en journée.

Il faudra cependant admettre que ce scénario 1 ne résoudra pas tous les problèmes mais comprendre que c’est la contrepartie du maintien du stationnement libre et gratuit.

Scénario 2, avec cartes de résidents

Le scénario 2 reprend les dispositions du scénario  1 mais propose la mise en place d’un stationnement résidentiel hors zones bleues et vertes.

Ce stationnement résidentiel s’appliquerait en priorité dans les zones « points noirs »,  pour permettre aux résidents de ne pas être en concurrence avec les habitants des villes environnantes qui  apprécient la gratuité du stationnement à Fontenay.

Nous proposons donc de créer des zones de stationnement résidentiel délimitées (zones blanches) en conservant des zones de stationnement libres sur le reste de la commune.
Dans ces zones blanches, les emplacements matérialisés devraient faire l’objet d’un marquage spécifique (par exemple la lettre R au centre de l’emplacement) Dans ces mêmes zones, une proportion d’emplacements (10% par exemple) seraient réservées aux visiteurs et n’auraient pas le marquage spécifique. Le tracé de ces zones blanches devra faire l’objet de concertation avec les habitants du quartier.

Quels critères pour distribuer les cartes de résident ?
-  une par véhicule, en  tenant compte des places privées dont disposent les résidents, en propriété ou en location.
- Nous n’avons pas trouvé de critères pratiques et acceptables pour limiter le nombre de cartes de résidents dans une zone.

Une carte de résident s’obtiendra en faisant une  demande de carte de résident (remplir un questionnaire), renouvelée annuellement pour que le système soit dynamique. (Il ne doit pas s’agir d’un simple renouvellement automatique).
Nous préconisons la gratuité pour les cartes de résident
Toutefois, si il était constaté que la gratuité entrainait une trop  grande distribution de cartes de résidents, il pourrait être envisagé de rendre ces cartes payantes.

Propositions pour le stationnement des deux roues

Les deux-roues (motorisés et non motorisés) doivent bénéficier d’arceaux bien répartis et bien visualisés (panneau) dans toutes les rues y compris résidentielles.  Ces emplacements peuvent être mixtes (moto/vélo), mais avec une zone d’arceaux adaptée aux motos.
Le Plan des Déplacements Urbains en Ile-de-France prévoit qu’un emplacement de voiture sur 50 doit être pour deux-roues. Une solution pragmatique consiste à créer ces emplacements à l’endroit interdit au stationnement automobile : à moins de 5 m. en amont d’un passage piéton. Les deux-roues peuvent s’y garer sans bloquer la visibilité du piéton.

Ligne de bus 394 : une bonne nouvelle !

A partir de lundi 11 décembre, le service de la ligne de bus 394 va être nettement amélioré.

Jusqu’à maintenant le service n’avait lieu que du lundi au samedi et cessait à 20h30.

A partir de lundi 11 décembre les bus de la ligne 394 circuleront aussi  les dimanches et jours fériés ainsi que tous les soirs jusqu’à 0h 30

La ligne 394 qui va de Bourg-La-Reine ( gare ) à Issy les Moulineaux (gare) traverse Fontenay d’Est en Ouest ( et réciproquement) où elle dessert notamment les quartiers des Blagis, de la gare, La Mairie, La Cavée, le stade du Panorama et la station du tramway T 6 « Division Leclerc ».

C’est l’une des lignes de bus les plus importantes qui desservent Fontenay

Merci à tous ceux qui ont travaillé  à cette amélioration et en particulier Michel Faye, maire-adjoint  qui a porté, au nom de la ville , depuis 3 ans ce projet.

Compte-rendu de l’atelier du 20 Novembre de la concertation sur la Place de Gaulle : autour des déplacements doux et motorisés

Le thème de l’atelier du lundi 20 novembre : Atelier autour des déplacements doux et motorisés

Il a duré de 19 heures jusqu’à 22 heures. Il y avait 30 inscrits et 21 présents. Parmi les présents, des Fontenaisiens, des habitants de la place, un commerçant de la place, ayant une terrasse.

Il y avait 2 animatrices, dont une avec une formation d’architecte. Elles ont dit qu’elles rédigeraient une synthèse de chaque atelier. Nous avons demandé que ces synthèses soient mises sur le site de la ville.

Il y aura une réunion publique de restitution en janvier.

Il a été regretté que ceux qui élaborent les scénarios ne soient pas là, cela nous aurait permis de mieux mesurer la pertinence de nos choix.

Cette fois-ci, les animatrices n’ont pas fait beaucoup d’effort pour dégager une vision majoritaire. Il faut dire que la circulation et le stationnement sont des sujets sensibles.

Comment s’est effectué le travail de l’atelier ?

Les animatrices se sont appuyées sur la vidéo, disponible sur le site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1538/les-3-scenarii-d-amenagement.htm

Elles se sont arrêtées sur différents points :

-        Circulation du bus sur la rue Boucicaut
-        Circulation des voitures
-        Circulation piétonne
-        Stationnement des voitures
-        Circulation / Stationnement des deux-roues (vélos et deux-roues motorisés)

Pour chaque point traité :

-        il s’agissait de mettre sur un post-it quelle idée on avait et laisser les présents s’exprimer pour dégager une idée majoritaire
-        Sur des grands plans du quartier, positionner les usages que l’on souhaite : il y avait 4 plans. Il fallait qu’il y ait un certain accord entre les participants

=> Les plans étaient limités à la place et aux immeubles alentour, alors que pour la circulation, il aurait fallu avoir une carte plus large, en particulier pour étudier la possibilité de détourner du centre ville la circulation de transit et celle de certains bus. Lire la suite

Participez au comité thématique inter quartiers sur le stationnement et la circulation

En application de la loi NOTRe, la Mairie a fait appel à un cabinet d’étude ITER pour définir la politique du stationnement sur la ville à partir du 1 er Janvier 2018.

La Commission Extra Municipale d’Urbanisme et d’Aménagement  (C.E.M.U.A.) s’est réuni le 12 septembre, sur le diagnostic de l’étude de circulation et de stationnement à Fontenay.

Vous pouvez trouver ci-joint le compte rendu de la réunion, rédigé par moi-même, membre de la CEMUA : CR reunion CEMUA 12 09 17 circulationV5

La présentation faite lors de cette réunion par la société ITER est disponible sur le site internet de mairie, onglet « Ville Active » puis « Les projets de la ville » puis « plan de circulation et de stationnement » ou
https://www.fontenay-aux-roses.fr/190/voirie-et-travaux.htm

Suite à cette réunion, les représentants des Comités d’habitants ont souhaité constituer un comité thématique inter-quartier pour contribuer à cette étude, en apportant des remarques sur le diagnostic proprement dit et en  faisant  à nos élus des propositions d’actions sur les enjeux identifiés au diagnostic.

Les délais pour apporter nos contributions sont très courts et les propositions sur ces questions doivent être faites avant la fin octobre 2017.

Le Comité thématique serait constitué  de représentants de chacun des Comités d’habitants et d’élus en charge de ces domaines, mais il est souhaité que ce comité soit  aussi ouvert à tous les Fontenaisiens motivés sur ces sujets et disponibles pour participer à ces débats. Pour cela, vous pouvez  demander à  en faire partie en prenant contact auprès de votre Comité d’Habitants sur le site internet  de la Mairie, onglet « Ville active » puis « Votre quartier » cliquez sur votre quartier et « contactez votre Comité d’habitants » : https://www.fontenay-aux-roses.fr/6/votre-quartier.htm

Vous pouvez aussi individuellement faire part de vos observations via le « formulaire contact » de la mairie (www.fontenay-aux-roses.fr/129/contacter-la-mairie.htm).

RUPTURE DE LA CORRESPONDANCE BUS-METRO LIGNE 13 A CHATILLON-MONTROUGE

COLLECTIF DES  ASSOCIATIONS RIVERAINES DU RER B ROBINSON

Au printemps 2016, le CARRRO était informé par ses associations adhérentes de la rupture des correspondances entre les bus 195 (Robinson RER- Chatillon Montrouge métro ) et 294(Chatillon Montrouge métro – Igny RER) avec la station de métro ligne 13 à Chatillon Montrouge, ceci sans aucune concertation avec les associations d’usagers.

Il a demandé rendez-vous à la Vice- présidente concernée du Territoire « Vallée Sud » parce que la station Chatillon- Montrouge compte plus de 6 millions de voyageurs entrant (https://data.ratp.fr) dont l’écrasante majorité utilise un bus en pré-acheminement. La question dépasse donc largement le cadre communal de Chatillon.

Le Territoire « Vallée sud » était en création et sa réponse est arrivée quelques 6 mois plus tard. Du moins est-elle arrivée et le CARRRO a été reçu par Marie-Hélène Amiable, chargée des déplacements. Elle a accepté de créer, comme il en existait un dans l’ex Communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre, un Comité local des transports, qui permettra aux usagers de faire entendre leur voix.

Les usagers des bus 195 et 294 perdent désormais, et pour une prévision de 6 ans, une demi-heure par jour pour gagner la station de métro ou en revenir.

Le silence assourdissant des élus (Chatenay-Malabry, Fontenay-aux- Roses, Le Plessis- Robinson , Sceaux) dont les usagers sont les électeurs , a conduit le CARRRO à demander l’intervention du député de la 12 ème circonscription des Hauts de Seine, Jean-Marc Germain.

Le CARRRO ne manquera pas de vous informer des améliorations que les utilisateurs des transports collectifs attendent.

Vos témoignages sont bienvenus : carrrob@free.fr

 

Retour sur la réunion publique sur le PLU du Mardi 6 Décembre

Cette réunion est à l’initiative du Commissaire-Enquêteur, Mr Lafitte, Il s’est aperçu que dans les requêtes faites par les habitants, il y avait beaucoup de demandes concernant les « Emplacements Réservés », en particulier ceux concernant la rue d’Estienne d’Orves. C’est pour cela qu’il a organisé cette réunion publique d’abord d’information, puis de débat avec les habitants concernés. Les autres sujets abordés pendant la réunion étaient ce qui concerne la propriété privée, pour les espaces verts, les arbres et  maisons classées. D’ autres sujets qui concernent le PLU, comme la densification, le non-respect du PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable), les zones de transition, les CINASPIC n’ont pas été abordés, malgré le fait qu’il n’y ait eu aucune réunion d’information sur le règlement du PLU qui a été voté au territoire le 12 Juillet 2016.

A cette réunion étaient présents le Maire, M.Faye, maire adjoint à l’urbanisme, Mr Nury-Torras,  Mme Meunier, du service de l’urbanisme, et Mr Duez, directeur des services Techniques. Le Territoire n’était pas représenté.

Environ 250 personnes (200 assis, 50 debout) ont assisté à cette réunion. Parmi eux beaucoup des habitants de la rue d’Estienne d’Orves. Ils sont maintenant regroupés en une association, » Ormeaux Plus ». de plus de 60 adhérents, de 65 propriétaires. Ils arboraient tous un badge avec un slogan : « Non à l’élargissement de la rue d’Estienne d’Orves à 16 m ». Ils ont fait circuler une pétition qui a recueilli 200 signatures. 

 Le problème de la rue d’Estienne d’Orves

Les  emplacements réservés correspondent à des réserves foncières, inscrites sur le PLU de façon à pouvoir à l’avenir élargir la rue d’Estienne d’Orves à 16 m, alors qu’actuellement, elle ne dépasse pas 8 m à certains endroits. Ces emplacements réservés sont maintenant essentiellement situés sur le coté des N° pairs de la rue depuis la place Carnot, puis sur les 2 cotés après la rue Guérard et sur les N° impairs après. Une quinzaine de maisons seraient impactées par cet élargissement.

Depuis longtemps, cette voie qui était Départementale jusqu’en 2009, puis devenue Communale était frappée d’alignement pour en faire une voie de transit.

M.Faye, maire adjoint à l’urbanisme explique que sur cette voie circulent des bus (N° 194) dans les 2 sens avec 3 arrêts dans cette rue. Il faut au minimum 6 m pour les 2 voies de circulation. Dans cette rue, il y a des endroits où les trottoirs ne sont pas assez larges, réduit à 70 cm. Les bus doivent normalement passer à 1 m des piétons et par endroits, ils passent à 30 cm. d’où la nécessité des barrières.  De plus dans cette rue, il y a la sortie piétonne du Collège des Ormeaux. Pour les trottoirs, la norme minimale est de 1.40 m de large. Pour la circulation des PMR , des poussettes, il est nécessaire d’avoir des trottoirs de 2 m de large, de même pour les collégiens qui les prennent avec une classe entière. Avec cela, il suffirait de 10 m de large pour la rue. Il n’y a que 2 endroits où l’on atteint pas les 10 m de large. Aucune maison serait alors impactée. Par contre, si on prévoit un coté de stationnement, il faudra aller jusqu’à 12 m de large. En basculant l’alignement au début de la rue sur le coté des N° impairs, seul les N° 3-5 seraient impactés.

Mr Nury-Torras explique que la largeur de 16 m a été prévue pour mettre 8 m pour les voies de circulation, 4 m pour les trottoirs, 4 m pour les stationnements sur les 2 cotés ou le stationnement sur un coté et des bandes cyclables dans les 2 sens.

Il explique aussi que à la différence des alignements qui existaient avant, le PLU doit définir des emplacements réservés qui sont des servitudes avec un droit de délaissement : il n’y a pas d’expropriation, mais lors d’une vente, si le propriétaire est d’accord, la ville peut acheter, s’il n’est pas d’accord, il peut vendre son bien, mais la réserve reste inscrite, sauf si le nouveau propriétaire fait construire un nouveau pavillon.

Dans tous, les cas, expliquent les habitants la valeur du bien sera impactée.

Après tous ces échanges avec les habitants, qui ont duré près de 2 heures, le Maire s’est engagé à faire des réunions avec les habitants, pour trouver une solution, après le dépôt du rapport de l’enquête publique, c’est dire vers la mi-Janvier 2017.

Les Espaces Boisés Classés (EBC), les corridors écologique (pas japonais), les arbres remarquables, les alignements d’arbres

Le classement en Espaces Boisés Classés (EBC) interdit les changements d’affectation ou les modes d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. Cela empêche la construction en dur.

Dans le PLU, il y a maintenant des EBC sur des terrains privés de façon à faciliter les couloirs écologiques. Au total, il y a une augmentation de 7 % des EBC  dans le PLU par rapport au POS.

L’abattage des arbres ne peut pas se faire sans autorisation de la ville qui les acceptera que si les arbres sont malades et qu’ils soient remplacés par des nouveaux.

Il y a aussi des arbres remarquables dans des propriétés privées : il y en avait 11 dans le POS, il y en a maintenant 130 au PLU. De la même façon, les arbres remarquables ne peuvent pas être abattus sans l’accord de la Mairie.

Certaines rues ou Boulevard ont des alignements d’arbres qui ont été répertoriés.

Il existe une carte des EBC publics et privés. Normalement tous les habitants qui possèdent un EBC privé ou un arbre remarquable ont été prévenus.

Bâtiments remarquables

3 niveaux de protection :

- Rang 1 : ils correspondent à des bâtiments historiques : ne peuvent pas être détruits
- Rang 2 : on peut faire une démolition partielle, mais pas une extension qui dénature
- Rang 3 : ils correspondent à une ambiance urbaine, comme le cas de la rue Guérard

Il existe dans le règlement une carte de ces bâtiments avec les différents classements, mais pas de liste exhaustive, comme pour les arbres.

Qu’est-ce qui prime : cohérence, jurisprudence, loi ?

Le Commissaire dit que toutes les règles doivent être respectées.

Intervention des habitants de la rue d’Estienne d’Orves

Dans ce cas, la rue d’Estienne d’Orves cumule différentes obligations : maison remarquable, celle de Pierre Bonnard, un corridor écologique : entre le val de Bièvres et le Panorama.

Fin de l’enquête publique et suite des événements

Le commissaire enquêteur a refusé une réunion d’information d’ici la fin de l’enquête (13 Décembre) sur les points qui n’ont pas été évoqués pendant dette réunion, comme cela a été demandé par de nombreux habitants et associations.

Le  commissaire enquêteur a 1 mois pour répondre à toutes les requêtes qui ont été faites et pour rédiger son rapport. Dans son rapport, il peut donner un avis favorable/ défavorable avec 2 sortes de commentaires : des réserves qui doivent être prises en compte par la commune, sous peine d’annulation, des recommandations, pas forcément prises en compte par la commune. 

Le Maire s’est engagé à étudier toutes les demandes, à faire une réunion publique de restitution des décisions prises par la commune. Le Conseil Municipal du 27 Février 2017 donnera un avis sans vote. Puis il y aura un vote au niveau du Territoire. Ensuite, le préfet aura 1 mois pour valider le projet de PLU qui sera normalement effectif à partir de la fin Mars 2017.

Urbanisme, PLU : Le problème de la rue Boucicaut

La fixation des droits à construire n’est qu’un des aspects de l’urbanisme.
Tous les Fontenaisiens savent que le principal problème d’urbanisme de leur ville est la rue Boucicaut.

Cette rue était autrefois la rue centrale du village.
Elle va de la Coulée Verte à la Cavée sur une longueur de près de 700 m.
Au cours des temps elle a été élargie dans sa  partie basse, de la Coulée Verte à la Mairie.
Elle est très étroite dans sa partie haute, de la Mairie à la Cavée. 
C’est cette partie étroite qui pose problème, et dont il est question ci-dessous.

Destination actuelle de la rue
Cette portion de la rue Boucicaut est à la fois
  • · une rue commerçante (C’est la principale rue commerçante de Fontenay),
  • · un axe de circulation,
  • · une rue à usage d’habitation.
Tout cela est difficilement compatible, et crée des difficultés au quotidien.

Une rue commerçante
On y trouve le supermarché Carrefour-Market, mais surtout beaucoup de petits commerces séparés par des maisons d’habitation.
Le commerce reposant de plus en plus sur les grandes surfaces, ces commerces sont peu fréquentés.
Beaucoup ont fait faillite. D’autres vivotent.
Globalement ils ne constituent pas une rue commerçante attractive, d’autant que la circulation est intense dans la rue, que le  stationnement y est aléatoire, et que l’esthétique urbaine laisse à désirer.
L’idée de conserver le caractère de rue de village est bonne, mais il faudrait définir ce que cela veut dire, et en inscrire les conséquences dans le PLU.
Beaucoup de Fontenaisiens préfèrent donc faire leurs courses en dehors de la commune, à Sceaux, à Paris ou ailleurs.

Un axe de circulation
C’est un axe de circulation est-ouest.
On l’emprunte pour aller à Châtillon depuis Sceaux, Bagneux, Bourg-la-Reine … 
Le stationnement est autorisé sur un des côtés de la rue.
Il reste donc une voie pour la circulation, souvent obstruée par des véhicules qui se garent, ou pour des livraisons. 
Cette voie est empruntée avec difficulté par des autobus (194, 394, Petit Fontenaisien).
  
Une rue à usage d’habitation
Des maisons anciennes, vestiges de la rue de village, séparent les commerces.
Il y a aussi de grands immeubles construits dans les années 60.

Que faire ?

Plusieurs orientations sont possibles.

1. On peut laisser à la rue son orientation commerciale. 
Une belle rue bordée de beaux magasins serait un lieu de rencontre et de convivialité pour les Fontenaisiens. Beaucoup pensent à la rue Houdan de Sceaux, et se demandent pourquoi on ne va pas dans ce sens. Cela supposerait qu’on limite la circulation automobile, qu’on interdise le stationnement, qu’on construise des parkings importants à chaque extrémité, qu’on déplace certaines activités (ex : garages).
A terme la rue pourrait devenir piétonnière. 

2. On peut renoncer à y faire du commerce et réorienter peu à peu cette rue vers un statut de rue d’habitation.  
Il est probable que le bas de la rue, de la place Charles de Gaulle à la Cavée suffirait aux commerces dont Fontenay à besoin.

 3. On peut élargir la rue.

Il y a certainement encore bien d’autres solutions.

Le  PLU était une bonne opportunité pour mener une réflexion sur cette rue et définir une cible avec le concours des habitants et des urbanistes. Si on ne le fait pas de nouvelles constructions vont apparaître, qui feront obstacles à ce qu’il faudrait faire. 

Ce que propose le PLU pour la rue Boucicaut

La réflexion souhaitable n’a pas été menée.
Aucune orientation ne ressort du document.

Les Comités d’Habitants Scarron-Sorrières, Blagis-Gare, Pervenches-Val Content et Ormeaux-Renard ont proposé que le sujet soit étudié dans le cadre d’une commission de la CEMUA. Cette proposition a hélas été rejetée par la Mairie.

On semble supposer que les choses vont s’améliorer spontanément.
Le projet de la Cavée ne comporte pas de parking à grande capacité.
On ne pourra donc pas interdire le stationnement dans la rue, et l’accès aux commerces restera problématique. 
L’implantation de nouveaux commerces à la Cavée confirme l’idée qu’on souhaite toujours une immense rue commerciale de la Cavée à la Coulée Verte.

Le PLU va déterminer l’avenir de notre ville pour 10 à 15 ans. 
Dans l’intérêt des  Fontenaisiens les choses ne peuvent rester en l’état.

Alain Delahaye