D’après l’INSEE, depuis 5 ans, la population de Fontenay a plus augmenté que celle des communes voisines

Toujours plus d’habitants dans les Hauts-de-Seine. D’après les derniers chiffres de l’Insee, qui définissent la population légale au 1er janvier 2019, le département compte 1 622 143 habitants. C’est 1,35 % de plus qu’il y a cinq ans, quand les Hauts-de-Seine abritaient 1 600 568 âmes.

Source : Le Parisien du 28 décembre 2018

Ces chiffres sont ceux de la population totale, qui considère toutes les personnes qui ont une adresse dans la commune, même si elles peuvent résider ailleurs (par exemple des étudiants qui habitent Paris mais sont toujours domiciliés chez leurs parents).

=> Il faut savoir que la méthode du recensement a changé et repose sur un échantillon chaque année ce qui explique des variations en plus et en moins qui ne sont pas exactes à l’échelle de la commune mais une approximation. 

Les anciens chiffres donnaient plutôt une stagnation ou même une baisse de la population et une population qui vieillissait (téléchargez le dossier : La population de Fontenay stagne et vieillit)

Si l’on regarde l’évolution de la population de Fontenay depuis 1968 jusqu’à 2009, d’après ce que donne l’INSEE, nous avons ce type d’évolution.

La population est même tombée au 1 er Janvier 2014 à 23 610 habitants (chiffres INSEE). La population actuelle est de 24 383 habitants, soit une augmentation de population de 773 habitants sur 5 ans.

Comment expliquer que la population de Fontenay ait plus augmentée ( + 3.28 %) que dans les autres communes, comme Plessis Robinson, Chatenay Malabry, où il y a eu beaucoup de construction d’immeubles ?

Il y a environ la construction d’environ 10 nouveaux pavillons par an, ce qui fait au maximum 10 *  = 40 habitants nouveaux, soit sur 5 ans, 200 habitants.

Pour le moment, il n’y a pas eu de nouveaux immeubles habités, depuis cette date.

Les seuls nouveaux habitants correspondent aux étudiants de la résidence universitaire « Olympes de Gouge » de l’ancienne Ecole Normale Supérieure, créée en 2014.

Que demande le Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF) ?

Le SDRIF est un document d’aménagement et d’urbanisme qui donne un cadre à l’organisation de l’espace francilien, à l’horizon 2030.

Ceci se traduit pour 2030 par les actions suivantes :

  • Créer 70.000 logements/an dont 30% sociaux
  • Créer 28.000 emplois/an
  • Priorité transports collectifs versus voiture individuelle
  • Densifier +15% dans un rayon de 1000m autour des gares SNCF, RER, station de métro existantes ou à venir
  • Densifier +15% dans un rayon 500 m autour des gares deTramway existantes ou à venir
  • Densifier + 10 % dans les autres zones

Pour Fontenay, dont 90 % de la superficie est concernée par une augmentation de 15 % de la densité urbaine, du fait de la proximité de la gare du RER et de la station du Tram T6 Chatillon- Vélizy, cela revient à construire 80 logements / an et à faire passer la population de 23 610 habitants en 2014 à 27 000 habitants en 2030 avec toutes les conséquences que cela peut avoir en matière d’urbanisme, de transport, comme le RER B.

Le point de repère est la population au 1 er Janvier 2014, soit 23 610 habitants. En 2030, il faudra arriver à environ 27 000 habitants., soit + 3400 habitants. 

La densité de population au 1 er Janvier 2014 habitants / km2, était de 9400 habitants / km2, elle passerait à 10 750 habitants / km2, ce qui est beaucoup plus important que les communes voisines. 

=> Ce sera un des arguments à utiliser pour s’opposer à la densification demandée par le SDRIF, avec un manque flagrant d’espaces verts publics.

Que demande le Plan  Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement (PMHH) ?

C’est la mise en musique du SDRIF pour la métropole et les territoire, comme Vallée Sud Grand Paris, dont dépend Fontenay. Ce sont des propositions de répartition par commune.

Source : PMHH_ORIENTATIONS_1er-arrêt

- Construction neuve annuelle pour Fontenay :  156 logements

- Logements sociaux / an pour Fontenay : 40  logements

- Places de logement à l’hôtel, par an : pour Fontenay : diminution de 6 places

Ce document fixe aussi des objectifs pour des logements intermédiaires, logements pour étudiants,  places en foyer de jeunes travailleurs, d’accueil des gens du voyage.

Louis Pouey-Mounou, le fondateur Fontenaisien de la Coulée Verte vient de décéder

Monsieur Pouey-Mounou, qui était architecte et conseiller municipal à Fontenay, avait imaginé le projet de la « Coulée Verte » pour éviter le prolongement de l’autoroute A10 (!) à cet endroit.

Parmi les milliers de personnes qui empruntent quotidiennement une
partie des 13 kilomètres de la Coulée Verte, combien sont-elles au courant
de son histoire? Combien pour préciser qu’elle a remplacé un projet
d’autoroute ou que le TGV pourrait aujourd’hui y circuler en tranchée
ouverte? Combien pour savoir que cette réalisation a pour origine un
mouvement associatif déterminé et organisé durant les années 1970-1980?

Voici Monsieur Pouey-Mounou expliquant le projet:

Sa femme, Simone  Pouey Mounou,  professeur au lycée Marie Curie a écrit un livre sur leur aventure commune, dans un livre que l’on peut commander  sur internet : 

http://autobiographie.sitapa.org/nous-avons-lu-nous-avons-vu/article/simonne-pouey-mounou-eclats-de-vert-biographie

Pour M. et Mme Pouey Mounou, l’aventure commence en été 1972 quand le projet de l’A 10, vieux de plus d’une décennie, est réactivé sur l’emprise de la voie ferrée Paris-Chartres par Gallardon. Louis Pouey Mounou se propose à la tête du comité fontenaisien de la Fédération des Usagers des Transports de la région parisienne (présidée par Jean-Claude Delarue). Rapidement, il y défend des idées révolutionnaires pour l’époque: critique de la prolifération des véhicules individuels en ville et demande de développement d’un réseau moderne de transports en commun. Cet engagement va bouleverser la vie de la famille Pouey Mounou et l’auteur en détaille tous les effets : les tracasseries administratives et la raréfaction des chantiers pour Louis l’architecte, le ralliement à la cause écologique et à la candidature de Louis Dumont en 1974, la proposition d’un contre-projet de cheminement planté que Louis Pouey Mounou baptise « Coulée Verte »… Simonne Pouey Mounou décrit aussi les premières victoires : l’abandon du projet de l’A 10 en juin 1977, les 6,94% de son mari aux Législatives de 1978 à la tête du Collectif Écologie 78 ». Puis, en janvier 1979, un autre combat commence : la SNCF, propriétaire des terrains, envisage un nouveau projet, celui d’un train ou d’un TGV vers l’ouest. Officialisé un an plus tard, les associations se mobilisent de nouveau. Louis Pouey Mounou, fidèle à ses convictions premières, défend la compatibilité des 2 projets Coulée Verte-TGV avec un passage en tunnel de celui-ci… ce qui sera effectif en février 1995. A coté de ces succès, beaucoup de difficultés : Louis Pouey Mounou contraint d’arrêter son métier suite à un quasi boycott, les problèmes financiers consécutifs à l’échec des élections régionales de 1986 (2,25% alors que les remboursement des frais de campagne est fixé à 5%), l’opacité de certaines décisions relevant pourtant de l’intérêt général, le pilonnage incompréhensible par son éditeur de son ouvrage Les Transports dans notre vie (publié en 1986)… Pour toute ces raisons, ce livre, qui est aussi une chronique familiale.

Grâce à son travail associatif et politique d’envergure, des milliers de cyclistes peuvent aujourd’hui circuler en sécurité en banlieue dans un décor apaisant. 

Ses obsèques auront lieu le vendredi 6 Avril à 14 H 30 à l’Eglise Saint Pierre Saint Paul.

De nombreux témoignages arrivent pour mentionner le rôle immense qu’il a eu.

Pascal Buchet , Maire honoraire de Fontenay-aux-Roses 

« Je viens d’apprendre avec tristesse la disparition de Louis Pouey Mounou à qui nous devons le combat abouti pour que notre commune – Fontenay-aux-Roses – ne soit pas traversée par une autoroute (mais par une coulée verte). Il restera une figure emblématique de l’histoire de notre commune. Je pense à lui et adresse mes plus sincères condoléances à tous ses proches.

Suzanne BOURDET et Michel FAYE, Conseillers municipaux, liste associative et citoyenne

« Louis Pouey-Mounou, architecte, a été l’initiateur de la Coulée Verte. Sans son combat acharné de plus de 15 ans, de 1972 à 1988, Fontenay serait coupé en 2 par l’autoroute A 10 qui devait pénétrer dans Paris par la radiale Vercingétorix.

C’est un des Fontenaisiens dont l’action a le plus fortement impacté Fontenay. Il a été conseiller municipal d’opposition en tant qu’écologiste indépendant de 1989 à 1994. Symboliquement il s’était placé en dernière position de la liste Associative lors des élections municipales de 1994. 

Nous espérons que nous serons nombreux à demander qu’un hommage lui soit rendu lors du prochain Conseil Municipal et nous souhaitons que la Ville donne son nom à un des sentiers qui serpente dans la Coulée Verte à Fontenay. »

Marcelle Vernet  (CARRRO)

« Louis Pouey-Mounou n’est plus. Il avait sauvé la banlieue sud d’une autoroute et inventé la coulée verte, corridor écologique. Il se battait aussi pour les transports collectifs, et pour la voie d’eau, moins polluants. Il se battait aussi contre la destruction de la place du général de Gaulle, programméee par un maire densificateur, dans les années 199O,il y a 24 ans. C’était un associatif.

« Aimer Sceaux ensemble » (Michèle Carles) et le CARRRO lui avaient rendu hommage sur la coulée verte, lors de la parution du livre de son épouse, Simone Pouey- Mounou : « Eclats de vert » »

Le CARRRO présente ses condoléances à son épouse Simone, à ses deux filles et à leurs familles. Le CARRRO espère que nos communes honoreront sa mémoire

Fontenay est-il en manque de médecins ?

L’Agence régionale de santé vient de dévoiler la nouvelle carte des zones concernées par les aides à l’installation et au maintien des médecins.

L’Agence régionale de santé Île-de-France publie la nouvelle carte des zones concernées par les aides à l’installation et au maintien des médecins.

Ce sont désormais plus de 9,1 millions de Franciliens (soit 76% de la population et 2,5 fois plus qu’auparavant) qui résident dans des territoires éligibles aux aides à l’installation et au maintien des médecins.

L’Île-de-France fait face, depuis plusieurs années,  à une importante diminution du nombre de médecins généralistes libéraux, conséquence d’une pyramide des âges défavorable et de l’attractivité jugée « moindre » de la région pour cette spécialité médicale. L’Île-de-France est classée dans l’Atlas de la démographie médicale  du Conseil National de l’Ordre des Médecins parmi les régions les plus touchées par ce phénomène.

L’ARS classe les villes, qui ont besoin de plus de médecins en 2 catégories :

  • des « zones d’intervention prioritaire »,
  • des « zones d’action complémentaire »,

Le département des Hauts de Seine compte même onze villes classées en « zones d’intervention prioritaires » :  Villeneuve-la-Garenne, Clichy, Malakoff, Bagneux, Clamart, Le Plessis-Robinson et Châtenay-Malabry.

Fontenay est classé en « zone d’action complémentaire. » 

La zone touchée la plus étendue ? Une bande s’étendant de Malakoff à Châtenay-Malabry, en passant Clamart et Le Plessis-Robinson.

Fontenay est entouré des communes qui sont classés en « zones d’intervention prioritaires » :  Bagneux, Clamart, Le Plessis-Robinson et Châtenay-Malabry.

Au-delà des complications administratives dont se plaignent parfois les jeunes médecins, le coût de l’immobilier en région parisienne représente également un frein important.

Dans les zones classées prioritaires, ils pourront bénéficier de 50 000 €, versés en deux fois. « C’est une aide importante, mais il faut savoir que s’installer dans un 40 m², par exemple, cela peut coûter entre 160 000 € et 200 000 € ».

A Clamart, des regroupements de praticiens à l’étude

Des discussions sont actuellement engagées entre la ville et ses médecins pour construire des locaux permettant des regroupements de praticiens. « L’idée, c’est de créer deux centres de santé privés dans le haut et le bas de la ville », explique le maire (LR) Jean-Didier Berger.

A noter que le département est loin d’être le seul touché en région parisienne, puisque la zone rouge a été multipliée par cinq au niveau régional, et qu’elle concerne désormais plus de 4,4 millions d’habitants.

Et toutes spécialités confondues, les Hauts-de-Seine comptent 188 médecins libéraux pour 100 000 habitants. C’est le deuxième meilleur ratio en Ile-de-France, derrière Paris, qui en compte 351. Et toujours mieux qu’en Seine-et-Marne (128) ou pire, la Seine-Saint-Denis (124).

Sources : Site de l’ARS en IdF : https://www.iledefrance.ars.sante.fr/lars-ile-de-france-etend-significativement-les-territoires-eligibles-aux-aides-linstallation-des

Le Parisien du 19 mars 2018 : http://www.leparisien.fr/yvelines-78/hauts-de-seine-votre-ville-est-elle-en-manque-de-medecins-19-03-2018-7617969.php#xtor=EREC-1481423605-[NL92]—${_id_connect_hash}@1

A Malakoff, la démocratie participative fonctionne avec des rencontres citoyennes

Environ 250 personnes ont assisté au bilan des rencontres citoyennes d’il y a un an. Sara, une habitante, est ravie de l’avancée des propositions.

Après les idées, le bilan. Voilà plus d’un an que la mairie de Malakoff a pris 28 engagements auprès des habitants à la suite des rencontres citoyennes « Malakoff et moi ».Créer une ferme urbaine, établir une charte pour les promoteurs immobiliers, organiser des rencontres avec les entreprises de la ville… Pendant plusieurs semaines, des habitants, répartis sur trois ateliers thématiques,ont jugé l’avancement de ces propositions avec des élus et des employés des services de la mairie. Ils ont rendu leur verdict devant 250 habitants, ce samedi, au théâtre 71.

« On a vraiment l’impression d’être écoutés. Ce n’est pas du blabla, les idées se concrétisent. L’intelligence collective fonctionne », se réjouit Sara, installée à Malakoff depuis près de 15 ans. « Avant, je n’allais pas aux conseils de quartier parce que ça faisait cahier de doléances. Là, ça vise plus large, c’est plus intéressant », observe Marianne, une amie.

« On mesure tout le chemin parcouru »

Sur les 28 propositions auxquelles s’est engagée la mairie, dix ont été réalisées depuis un an, onze sont en cours de réalisation, six n’ont pas avancé et l’intitulé de la dernière manque de clarté, selon les habitants. « Au début, j’étais dubitatif sur certaines propositions. Je ne voyais pas comment la mairie pouvait les tenir. Mais j’ai été très agréablement surpris quand la charte pour la promotion immobilière a été créée », reconnaît Michel.

Viorica, mère de famille, s’enchante de la construction d’une ferme urbaine dans le square Corsico, un autre engagement de la mairie. « Mon fils est très excité », sourit cette habitante. « Tout n’a pas encore abouti. Mais c’est normal ça ne fait qu’un an. Il faut laisser le temps au temps… », veut croire Fariza, qui vit à Malakoff depuis vingt ans.

Un autre point sur l’avancée des projets est d’ores et déjà prévu l’année prochaine. « Il y a un gros travail à poursuivre. Mais on mesure tout le chemin qu’on a parcouru, s’est félicitée Jacqueline Belhomme, la maire (PCF), devant l’assemblée populaire. La démocratie participative fonctionne. »

Source : Article du Parisien du 4 décembre 2017