Après le Grand Débat National, le GDLV (Grand Débat Laurent Vastel)

Après avoir participé mollement au Grand Débat National, et l’avoir finalement saboté, Laurent Vastel lance son GDLV …

A la fin décembre, les Maires ont été invités par le Président de la République à organiser des débats, pour connaître le sentiment des citoyens dans le contexte des manifestations des Gilets jaunes. Bien sûr, cette demande n’avait aucun caractère obligatoire. Et les élus LR du 92 n’ont pas souhaité y répondre positivement : « oui, aux cahiers de doléances dans toutes les villes LR, non à l’organisation de débats par les municipalités »[1]. A la demande d’un élu qui souhaitait que « des cahiers soient ouverts en mairie », Laurent Vastel répondait : « les personnes qui n’ont pas internet peuvent tout à fait venir à l’hôtel de ville et utiliser les ordinateurs de la mairie »[2]. J’ai moi-même effectué cette démarche, et je me suis trouvé en face d’une personne de l’accueil de la ville, toute gênée de m’inviter à passer dans la pièce voisine pour utiliser un ordinateur de la ville…

Quant au débat, après avoir déclaré qu’il n’en organiserait pas, il s’est senti obligé lors de la conférence de notre député (21 janvier, à Fontenay) de changer d’avis. Mais en précisant bien que ce ne serait pas lui qui animerait la réunion. La réunion a donc eu lieu le samedi 16 février, animée par un professionnel, qui promettait de faire parvenir le compte-rendu aux personnes inscrites. Suite à une relance dans Les nouvelles de Fontenay du 19 mars[3], le compte-rendu a été finalement diffusé. Mais il n’a jamais été transmis aux autorités : « Le compte-rendu de la réunion du Débat National organisé par la Mairie vient d’être publié, mais n’apparaît pas sur le site du Débat National : pourquoi ? » titraient le 25 mars Les Nouvelles de Fontenay. Les cent personnes qui se sont déplacées le 6 février sont-elles ravies que  leur travail soit aussi cavalièrement jeté à la poubelle… Est-ce là la conception de la démocratie participative de Laurent Vastel ?

Depuis la semaine du 1er avril, on nous distribue un tract (Tract Vastel (questionnaire) intitulé Ensemble, continuons à imaginer Fontenay Demain, (dans lequel Laurent Vastel nous invite à une « consultation sur [nos] attentes, [notre] vision et [nos] propositions pour les élections municipales de 2020. Ce tract comporte une liste de question – assez pauvres du reste – et invite à une réunion le 19 juin pour la restitution du Grand Débat Laurent Vastel. Laurent Vastel aurait-il, entre le 16 février et le 1er avril, changé d’avis sur les vertus du débat[4] ? Ou bien s’agit-il d’un pur exercice de comm ? Comme d’habitude ! Venez-donc nombreux le 19 juin pour avoir la réponse !

D’un point de vue civique, on peut s’étonner qu’à la veille des élections européennes – cruciales pour le pays – Laurent Vastel ne s’intéresse qu’à sa – modeste – réélection, qui n’aura lieu – peut-être – que dans un an.

Michel BAYET


[1] Le Parisien du 14 janvier

[2] Le Parisien du 10 janvier

[3] Pourquoi n’y a-t-il pas eu de compte-rendu de la réunion du Débat National organisé par la Mairie le 16 février ?

[4] N’oublions pas le ‘débat’ sur l’aménagement de la Place de Gaulle…

Une tribune sur l’urbanisme de l’ancien maire Pascal Buchet

L’urbanisme est un sujet d’actualité à Fontenay. En effet, la mairie lance une consultation sur le futur PLU. Dans le même temps, une enquête publique est ouverte jusqu’au 1er Juillet à l’occasion du projet de modification du POS.

Pascal Buchet vient d’ajouter sa pierre au débat en publiant un article sur le blog « Osez Fontenay ». À lire ici

Droit de réponse de Mr Vastel, maire de Fontenay à la tribune de Mr Buchet sur la politique de la ville

Laurent Vastel, maire de Fontenay-aux-Roses (crédit www.fontenay-aux-roses.fr)

Monsieur Buchet, ancien maire de Fontenay, tient sur votre Blog « les nouvelles de Fontenay » des propos inadmissibles sur le déclassement de la ville des Zones Urbaines Sensibles (ZUS), par le gouvernement actuel. Selon lui, ce serait grâce à ses contacts personnels fréquents avec la ministre de la ville que ce dispositif aurait été maintenu ces dernières années « à titre exceptionnel » pour Fontenay.

Ce maintien aurait ainsi été le fruit d’un passe droit liée à sa position ainsi qu’à celle de monsieur Germain. Nous apprécierons l’image donnée de la gouvernance socialiste. De même, le déclassement ne serait que le fruit d’un manque d’intérêt de mon équipe pour le dossier, ce qui est absurde, le processus de déclassement étant en discussion depuis un an et aucune réunion n’ayant eu lieu depuis l’élection. Je constate, si monsieur Germain ou monsieur Buchet avaient la possibilité de plaider la cause de Fontenay, qu’ils ont préféré cette fois ci ne rien faire, alors que leurs mandats de député et de conseiller général leurs donnaient toute légitimité pour une telle action….

Ces propos sont mensongers et quasiment diffamatoires.

Monsieur Buchet est un récidiviste, ce texte survient quelques jours à peine après l’affaire de l’Amiante aux Blagis. L’ancien Maire, qui prétend ne jamais avoir été au courant de la présence d’amiante dans le quartier, laisse entendre que cette information serait un coup monté pour justifier la destruction du quartier !! Cette ignorance est bien sur impensable !

Ce mensonge fait aussi suite à différents bruits répandus pendant et après la campagne, par tract ou par rumeur, qui ont pour principal point commun leur absence de toute connexion à la réalité : expulsion de 4000 familles, destruction de tous les pavillons autour de la gare, fermeture de la maison de quartier des Paradis, du CCJL, suppression de la musique à l’école…

Ces propos sont irresponsables, car ils blessent et déstabilisent les plus fragiles qui se sentent les plus exposés aux aléas de la vie. En témoignent à chaque nouvelle rumeur les mails et lettres remplies d’angoisse de nos concitoyens que nous devons rassurer. Ce manque de respect me choque particulièrement.

Laurent Vastel,

maire de Fontenay-aux-Roses

Fontenay-aux-Roses perd la Politique de la Ville pour le quartier des Blagis et notamment des Paradis faute du soutien prioritaire de la nouvelle municipalité de droite

Le Gouvernement a engagé une réforme de la Politique de la Ville afin de concentrer des moyens supplémentaires pour les quartiers qui en ont le plus besoin et ce en lien étroit avec les municipalités.

C’était le cas du quartier des Blagis et notamment de la résidence des Paradis à Fontenay-aux-Roses pour lequel je me suis tant battu depuis 20 ans. Dans le cadre de cette réforme, j’étais à nouveau intervenu avec Jean-Marc Germain, Député, auprès du Ministre de la Ville et nous avions obtenu à titre exceptionnel de pérenniser ce dispositif sur ce quartier (dont les caractéristiques étaient à la limite de l’éligibilité) en engageant la municipalité sortante sur la nécessaire réhabilitation du quartier et des actions menées notamment au sein de la Maison de Quartier. J’avais d’ailleurs obtenu également dès 2013 du Préfet une première participation de l’Etat pour engager la réhabilitation des immeubles appartenant à Hauts-de-Seine Habitat pour un premier montant de 900.000 €.

Faute de la poursuite de cet engagement et de l’indispensable soutien prioritaire par la nouvelle municipalité de droite, je suis au regret de constater que ce quartier ne bénéficiera plus des moyens de la Politique de la Ville.

Après l’annulation de la baisse des impôts locaux que nous avions prévue dès 2014 rendue possible suite  à ma victoire obtenant 9,5 M€ du CEA, la suppression des dispositifs pour l’égalité des chances des enfants (réussite éducative, contrat éducatif local, musique à l’école…), c’est un nouveau mauvais coups porté par la nouvelle municipalité de droite en direction des Fontenaisiens et en particulier de ceux qui en ont le plus besoin. Nous avions fait de ce quartier une priorité municipale. Ce n’est manifestement pas le choix de la Droite locale.

Les habitants des Blagis pourront cependant continuer à compter sur mon total engagement pour les soutenir et les défendre face à une municipalité qui n’agit plus pour eux et qui envisage même de démolir tout ou partie de ce quartier au détriment des habitants actuels.

Monsieur Pascal BUCHET

Conseiller général de Fontenay-aux-Roses