Réponse de Mr Vastel, maire de Fontenay à l’article sur l’abattage des arbres du 26 rue des Potiers

Je lis votre article intitulé « pourquoi l’abattage des arbres du 26 rue des Potiers a-t-il été fait sans concertation avec les riverains ? ». Il me parait très illustratif des symptômes récurrents de la démocratie locale auxquels sont confrontés les élus locaux et c’est pourquoi je prends la liberté de vous répondre.

Tout d’abord un rappel de la loi : l’abattage d’arbres ne constitue pas un événement de nature à organiser une concertation ou à demander une autorisation de la mairie, sauf arbre considéré comme remarquable et protégé dans le cadre du PLU, qui ne peut être réalisé sans raisons motivées et sans l’autorisation de la mairie.

Les arbres trentenaires ici concernés ne faisaient l’objet d’aucune protection particulière. Et ce bien que le PLU instauré par notre équipe ait fait le choix de protéger largement les arbres qui sont partie intégrante de notre patrimoine. 106 arbres remarquables sont désormais protégés, alors que seuls 9 arbres faisaient l’objet d’une protection dans le cadre du POS.

Vous affirmez que le projet de construction n’est pas connu. Pourtant il a été évoqué, en tant que partie intégrante du projet de rénovation des Paradis, lors de chaque réunion publique organisée à la maison de quartier, et le plus souvent en présence des riverains. 

(https://media.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/Quartiers/Quartier_des_Paradis__le_renouveau/Presentation_reunion_publique_du_23_mai_2018.pdf)

Mieux, les riverains ont été reçus à deux reprises par la mairie, par les élus concernés dont je fais partie, en présence des services. Le cahier des charges ayant servi à l’appel d’offres pour sélectionner un cabinet d’architectes leur a été communiqué, et sur notre demande insistante, le bailleur a tenu le plus grand compte de leurs préoccupations. Notamment en termes de hauteur du bâtiment projeté sur la rue des Potiers, qui sera R+1 afin de permettre une transition douce vers les pavillons, alors même que le PLU et les bâtiments qui lui font face auraient autorisé une bien plus grande hauteur. Le traitement de façade leur a été soumis et est en cours de modification à la suite de la dernière réunion.

De nombreux riverains se seraient mobilisés pour les arbres. Pourtant, lors des deux réunions de concertation ils n’ont pas soulevé ce point comme prioritaire. (https://media.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/Quartiers/Quartier_des_Paradis__le_renouveau/Presentation_reunion_publique_du_23_mai_2018.pdf ) Seuls deux d’entre eux, qui sont à l’origine de la pétition qui a rassemblé 300 signatures sur la base d’un intitulé particulièrement inductif ont fait de ce point un point de blocage, leur demande étant en fait de réduire de trois appartements supplémentaires la construction (déjà volontairement limitée) de logements sociaux par Hauts-de- Seine Habitat.

Les riverains ont d’ailleurs été reçus en septembre dernier par le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat à ma demande, pour évoquer ce projet. Le bailleur leur a, à cette occasion, indiqué qu’il ne pouvait aller plus loin en termes de concessions aux riverains. La suppression de ces trois appartements étant justifiée par les deux riverains au motif qu’ils considéraient comme inacceptables que ces trois arbres ne soient plus visibles de leurs fenêtres.

Ce projet a d’ailleurs été évoqué il y a quelques jours encore lors de la réunion du conseil de quartier, en présence des riverains, et a fait l’objet d’échanges assez vifs avec les habitants du quartier des Paradis présents, excédés par les propos tenus en réunion.

Je crains donc que votre article ne se fasse que l’écho d’un nombre réduit de personnes et soit fortement incomplet.

Il est cependant très illustratif des problèmes systématiquement rencontrés désormais par l’action municipale. Le fait que quelques personnes tiennent volontairement des propos sans rapport avec la réalité des faits, et considèrent comme insupportable tout accord négocié qui ne soit pas à 100% leurs positions initiales est un problème difficilement soluble. Par nature, toute négociation arrive à un compromis qui ne peut satisfaire complètement aucune des deux parties. Car la démocratie ne peut fonctionner sur la base du consensus qui est un but inaccessible mais ne peut avancer que par le compromis, seul gage de réalisme.

Le relai complaisant (ce qui n’est pas le cas de votre blog, et qui explique ma réponse aujourd’hui) et parfois non dénué d’arrières pensées politiques de certains blogs qui ont pour seul objectif de dépeindre l’action municipale et le maire en particulier sous un jour le plus déplaisant possible est un poison pour la démocratie. Car pour vivre et débattre, la démocratie a besoin de respect et d’une bienveillance minimale. Elle a besoin que nous considérions l’autre (y compris son adversaire politique) avant tout comme quelqu’un qui a le souhait d’œuvrer positivement, même lorsque ses opinions ou ses projets diffèrent des nôtres. La démocratie s’accommode mal des sarcasmes méprisants, des affirmations péremptoires et des sous-entendus injurieux qui peuplent certains blogs. Faut-il rappeler que l’équipe municipale n’est que le rassemblement de citoyens fontenaisiens ayant décidé de consacrer de leur temps et de leurs loisirs et de leur énergie à leur ville et à leurs concitoyens ?

La chose est rendue plus complexe encore par la montée d’une sorte de prééminence de la légitimité individuelle par rapport à la légitimité collective. C’est d’ailleurs ce travers que pointe le philosophe Marcel Gauchet comme un des plus impactant dans la crise de confiance que traverse notre démocratie. Car ici, est-il besoin de rappeler que l’objectif de cette construction est de faciliter le relogement de 833 familles qui vivent dans des immeubles vétustes, inconfortables, et dont la présence d’amiante rend toute rénovation partielle extrêmement difficile.

Faut-il attendre l’effondrement d’un immeuble des Blagis pour considérer ce dossier comme prioritaire par rapport aux intérêts personnels de quelque uns ?

Ne doit-on pas considérer ici comme indécentes, les préoccupations de deux personnes alors même que des arbres seront replantés et que le jardin public sera agrandi par ce projet, longeant la rue des Potiers pour l’agrément de tous mais aussi des propriétaires qui, pour certains, font ici la fine bouche alors que la rénovation du quartier confortera la valeur de leur patrimoine ?

Je livre ces réflexions en réponse à votre texte. Je voudrais rappeler à certains qui exigent une démocratie instantanée permanente qui ne peut exister que dans l’hyper proximité, les dangers qui pèsent aujourd’hui sur l’échelon communal dans le cadre de la réforme territoriale qui recentralise notre pays comme jamais.

La perte chaque année de compétences supplémentaires pour nos villes se traduit inéluctablement par un éloignement décisionnel qui ne pourra que multiplier des situations, cette fois-ci bien réelles d’absence de toute concertation. Tout le contraire de la démarche de proximité entreprise par notre équipe depuis 5 ans, de la co-élaboration réalisée aux Blagis, des votes sur les options du centre-ville, ou de la concertation que j’annoncerai dans quelques jours au conseil municipal.

Bien à vous,

Laurent Vastel
Maire de Fontenay-aux-Roses
Conseiller départemental des Hauts-de-Seine

Pourquoi l’abattage des arbres du terrain du 26, rue des Potiers a-t-il été fait sans concertation avec les riverains ?

Le terrain du 26, rue des Potiers doit faire l’objet de la première étape du renouvellement urbain des Paradis, avec la démolition du bâtiment actuel et de la construction d’un bâtiment de 38 logements par Hauts de Seine Habitat.

Le projet de construction n’est actuellement pas connu. Beaucoup de riverains se sont mobilisés pour conserver les arbres. Ils ont fait circuler une pétition qui a recueilli plus de 300 signatures, bien au delà des habitants du quartier. Ils ont aussi posé une question au Conseil Municipal du 24 Septembre 2018. La réponse à cette question n’a pas fait l’objet d’une diffusion en vidéo sur le site de la ville. Ceux qui ont signé la pétition n’ont pas pu y avoir accès.

Pourquoi une réunion publique pour présenter le projet avec le bailleur social n’a pas pu être organisée avant l’abattage des arbres ? 

Il est écrit dans le Fontenay Mag de Novembre (page 19)  : « Démolition du 26, rue des Potiers.  Une large concertation et des lettres d’information ont tenu informé les habitants des évolutions prévues aux Paradis. Première étape : la démolition du bâtiment vide situé au 26, rue des Potiers par Hauts-de-Seine Habitat en vue de la reconstruction des 38 logements sociaux sur ce terrain. Les clôtures de chantier sont en cours d’installation et des panneaux seront disposés côté Potiers et Chénier pour informer sur le projet. Une phase travaux de démolition à l’intérieur est nécessaire avant que le bâtiment soit déconstruit entièrement, la démolition totale ne devrait donc être achevée que début janvier. »

Ce terrain disposait de magnifiques arbres, devant et derrière l’immeuble actuel.

Sur le terrain où il doit y avoir la construction, un seul arbre a été conservé. Les autres ont été abattus.

Actuellement, il n’y a aucun panneau explicatif sur le projet, comme l’indique le Fontenay Mag.

Pourquoi les propriétaires de pavillons à Fontenay sont-ils la cible d’agences ou de promoteurs immobiliers ?

Cela se produit depuis que le Plan local d’urbanisme (PLU) a été adopté, il y a un peu plus d’un an (7 mars 2017)

Cela se traduit par des lettres répétitives, des démarchages à domicile, des propositions d’achat.

Quelles sont les nouvelles règles du PLU qui permettraient la construction d’un immeuble ?

 Ci-joint la carte des différentes zones du PLU 

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Quelles sont les définitions de ces différentes zones :
-        Zone UE : zone d’habitat à dominante résidentielle sous forme majoritairement individuel, de type pavillonnaire
-        Zone UD : zone à dominante d’habitat de type individuel et qui comporte également quelques bâtiments de type collectifs
-        Zone UC : zone à caractère d’habitat collectif semi-dense où des bâtiments sont relativement hauts
-        Zone UB : zone mixte d’entrées de ville
-        Zone UA : zone correspondant au centre-ville animé se déployant principalement le long de la rue Boucicaut

Les pavillons à Fontenay sont présents dans différentes zones : UE, UD et UC ou même en zone UB

Qu’est ce qui a changé par rapport au Plan d’Occupation des Sols (POS) ?L’appellation des zones a changé :

Avec le POS
-        Zone UE : zone à dominante d’habitat de type individuel et qui comporte également quelques petits bâtiments de type collectif
-        Zone UD : zone d’habitat peu dense de petit parcellaire de constructions individuelles réalisées en ordre discontinu

Avec le PLU
 
-        Zone UE : zone d’habitat à dominante résidentielle sous forme majoritairement individuel, de type pavillonnaire
-        Zone UD : zone à dominante d’habitat de type individuel et qui comporte également quelques bâtiments de type collectifs

=> Ces changements d’appellation ne vont pas dans le sens de la densification ni de la construction d’immeubles en zone UE et UD

La répartition géographique des zones n’a pratiquement pas changé, sauf par exemple la rue du Capitaine Paoli qui est passé de la zone UB en zone UC

Qu’est-ce qui a dû être pris en compte pour le PLU ?

La loi ALUR, promulguée en mars 2014, prévoyait que les POS non transformés en PLU au 31 décembre 2015 deviendraient caducs sans remise en vigueur du document antérieur et avec application du règlement national d’urbanisme. C’est ainsi que Fontenay a entamé le processus de passage en PLU, en 2015 pour une mise en œuvre qui s’est effectuée à partir de Mars 2017.

Ce PLU devait prendre en compte le SDRIF qui prévoit de densifier autour des gares, comme celle du RER et des arrêts du Tram T6. Le nombre de logements doit augmenter sur 90 % du territoire de Fontenay de 15% en 2030, soit environ 1500 logements en plus, soit environ 100 logements en plus par an.

Le PLU a dû prendre en compte la loi ALUR (qui a supprimé le Coefficient d’Occupation des Sols (COS) et la taille minimale des terrains pour construire.

Le COS donnait la surface de plancher autorisée à construire sur le terrain. Il y avait d’autres règles qui limitaient la surface à construire (% de l’emprise au sol, hauteur des bâtiments, recul par rapport au trottoir)

Avec le POS
Dans la zone UE, le COS était de 0.4, sur UD de 0.7 et sur la zone UC et UB de 0.7 à 1.0
Pour toutes ces zones, l’emprise au sol est de 40 % du terrain (50 % en zone UB)

Les hauteurs autorisées étaient de :

-        En zone UE : 9 mètres à l’acrotère pour les terrains <1 600m 2, soit 3 étages
-        En zone UD : 3 étages pour les pavillons et 15 m pour les petits collectifs, soit 5 étages
-        En zone UC : 15 m, soit 5 étages
-        En zone UB : 15 m, soit 5 étages

Avec le PLU

Le COS est supprimé, et il n’y a pas de modification sur les mêmes règles (% de l’emprise au sol, hauteur des bâtiments, recul par rapport au trottoir), sauf pour la hauteur :

Dans la zone UE et UD :
-        Dans une bande de 25 mètres à partir de l’alignement : 9m à l’acrotère en cas de toiture Terrasse, 8m à l’égout du toit, 10 m au faîtage, soit 3 étages de toute façon

Dans la zone UC :
-         Hauteur 15 mètres + 1 étage sur 40% de la toiture si épannelage/qualité architecturale

Dans la zone UB :
-         Hauteur 18 mètres + 1 étage sur 40% de la toiture si épannelage/qualité architecturale

On peut ainsi évaluer un maximum de constructibilité, mais cette valeur sera réduite du fait des autres contraintes, comme le recul par rapport au trottoir, et surtout les dimensions du terrain.

=> Plus le terrain sera petit, plus la surface constructible sera réduite

Prenons l’exemple d’un terrain d’une surface de 500 m² :

Avec le POS
Compte-tenu du COS, on peut construire une surface max de plancher de :
-        200 m2 en zone UE sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        280 m2 en zone UD sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        500 m2 en zone UC sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        280 m2 (logement) à 500 m2 (bureau) en zone UB sur une emprise max de 250 m2 au sol

Avec le PLU :
Sans le COS, on peut construire une surface max de plancher de :
-        600 m2 en zone UE sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        1000 m2 en zone UD avec un petit collectif sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        1080 m2 en zone UC sur une emprise max de 200 m2 au sol
-        1600 m2 en zone UB sur une emprise max de 250 m2 au sol

On voit que la surface à construire est multipliée par 3 en zone UE et en zone UD, par 2 en zone UC et par 5 en zone UB

Quand il s’agit de pavillons, la surface de plancher moyenne sera de 120 m2 et on pourra construire au maximum :
-        5 pavillons en zone UE
-        8 pavillons en zone UD

En prenant une surface moyenne de 60 m2 par logement, ou peut construire au maximum :
-        10 logements en zone UE
-        16 logements en zone UD
-        18 logements en zone UC
-        26 logements en zone UB

Si on ne réalise que des studios pour 2 personnes, de 30 m2, on peut construire au maximum :
-        20 studios en zone UE
-        33 studios en zone UD
-        34 studios en zone UC
-        48 studios en zone UB

Prenons l’exemple de la construction en cours, au 24-26 avenue Lombart, après le passage au dessus du RER

La parcelle concernée est en zone UE et a une surface de 1066 m2.

Il y avait une construction en cours d’un 2 ème pavillon qui a été arrêté. Il était fait du temps du POS. C’était possible de construire un deuxième pavillon puisque le terrain fait 1066 m2, on avait droit jusqu’à 426 m2 de surface de plancher.

En Octobre 2017, un promoteur a déposé un permis de construire pour 5 pavillons sur le même terrain.

Il y aura donc 5 pavillons d’une surface variant de 120 à 170 m2.

C’est autorisé par le PLU, puisque la surface totale des 5 pavillons sera de 520.6 m2 et la hauteur maximale de 9.77 m pour le pavillon du fond. Celle-ci correspond à la hauteur du faitage du pavillon du fond et aussi à l’acrotère de la toiture terrasse qui jouxte ce pavillon.

On voit qu’avec le PLU, compte-tenu de la loi ALUR, on a pu passer de 2 pavillons à 5 pavillons.

Ce qui a surtout changé, c’est que tous les pavillons qui ont été rajoutés ont tous une toiture terrasse. Ils ressemblent à des parallélépipèdes et ils n’ont plus du tout le charme des pavillons avec une toiture pentue avec des tuiles de couleur. Il y a un manque d’harmonie dans les constructions.

Prenons le cas d’une maison située, 126 rue Boucicaut, en zone UB

Ce pavillon va être démoli pour construire un immeuble de 27 logements en R+4 +combles.

La surface du terrain est de 959 m2. La hauteur de l’immeuble sera de 18 m.

La surface de plancher sera de 1750 m2, alors qu’avec le POS la surface de plancher aurait été limitée à 671 m2, c’est-à-dire que l’on va construire 2.6 fois la surface autorisée avec le POS.

Pourquoi certaines communes ont été obligées de durcir les règles d’urbanisme des zones pavillonnaires ?

Cela a été le cas pour la commune de Clamart. Le PLU est effectif depuis le 1er janvier 2016.

En zone UE, la hauteur maximale était fixée à 11 mètres.

Cela permettait de construire sur quatre niveaux (rez-de-chaussée, deux étages et combles), au lieu des trois habituels.

Le nouveau PLU entend donc désormais limiter les constructions sur une hauteur de dix mètres et trois niveaux (R + 1 + combles), ce qui revient à la même règle que sur Fontenay.

Voir article précédent : http://www.nouvellesdefontenay.fr/clamart-modifie-son-plu-plan-local-durbanisme-pour-proteger-la-zone-pavillonnaire-de-toute-densification

Pour le harcelement par les promoteurs, voir aussi : 

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/fontenay-aux-roses-harceles-par-les-promoteurs-05-06-2018-7755036.php#xtor=EREC-1481423605-[NL92]—${_id_connect_hash}@1

Pourquoi ces vérifications de la société Suez dans les logements à Fontenay ?

Faut-il dire oui à l’avis de passage de la société Suez que certains Fontenaisiens ont reçu ? Pourquoi cette vérification de votre réseau d’assainissement ?

Pour vous faire un avis, voici ce que les agents de Suez m’ont expliqué lors de leur visite chez nous le 9 mars 2018.

A/ Pourquoi c’est la société Suez qui passe ?

Nous trouvions suspect que Suez souhaite venir nous voir, puisque nous n’avons pas de contrat chez eux (notre facture d’eau vient de Véolia). Explication : Véolia soustraite ses différentes activités à des sous-traitants, et l’assainissement (traitement des eaux usées) est sous-traité à Suez. A mon avis, Suez aurait dû préciser cela dans son courrier pour éviter nos craintes légitimes.

B/ Est-ce que c’est une arnaque ?

Non. Il s’agit d’une mission officielle donnée à Suez par le territoire Vallée Sud Grand Paris (VSGP), la couche administrative au-dessus de notre municipalité qui regroupe 11 villes. La visite est gratuite.

C/ Ce se passe comment la visite ?

Nous avons reçu deux techniciens compétents de Suez qui nous très bien expliqué pourquoi ils venaient et comment ils allaient procéder. Ils ont regardé toutes les installations d’eaux usées (lavabos, éviers, WC, etc.). Un technicien a mis de l’eau colorée dans un évier, pendant que l’autre technicien attendait dans la rue pour vérifier que l’eau colorée arrive bien dans l’égout. Le résultat était positif. Le reste de la visite a été visuel, car tous les tuyaux sont apparents chez nous. La visite a duré 40 min (sachant que j’ai posé beaucoup de questions).

D/ Est-elle nécessaire cette vérification ?  

Si nous voulons éviter des problèmes et des dépenses inutiles, oui. Elle peut par exemple expliquer certains phénomènes d’humidité ou des odeurs malsaines. Exemple : un jour lors de travaux, nous avons découvert qu’une partie des eaux pluviales dans notre copropriété n’était pas branchée sur le réseau mais passait directement dans le sol. Cette vérification aurait découvert cela, et aurait pu régler le problème d’humidité plus rapidement. Elle peut révéler aussi qu’une partie de vos eaux usées part dans vos murs ou dans votre sol au lieu de partir dans l’égout. La vérification est d’ailleurs préconisée par le Code de la Santé Publique car elle peut éviter des maladies.

E/ Comment cette vérification peut-elle nous faire économiser de l’argent ?

Dans notre cas, sur la place du Général de Gaulle, il s’est avéré que toutes nos eaux pluviales (propres) partent dans l’égout avec nos eaux usées (WC + eaux ménagères). Ce système dit « unitaire » est très courant pour les constructions anciennes. Ce système est aussi très cher car l’énorme quantité d’eaux pluviales sera traitée par une station d’épuration, ce qui est à la fois très cher et parfaitement inutile. En plus, comme les eaux pluviales sont peu prévisibles, il faut aussi construire et maintenir des stocks d’eau, ce qui coûte très cher aussi. Ce serait bien d’enlever ces frais de nos factures d’eau.

F/ Que faire alors ?

Comme la place du Général de Gaulle sera réaménagée bientôt, le territoire Vallée Sud Grand Paris pourrait profiter de cette opération pour ajouter un conduit d’eaux pluviales. Car si on attend, cela n’arrivera jamais et nous continuerons à dépenser beaucoup d’argent pour purifier de l’eau déjà pure.

G/ Et si vous refusez la visite ?

Votre facture d’eau montera. Car vous refusez de participer à une opération d’intérêt général qui permet d’économiser beaucoup d’argent à la ville et d’éviter des problèmes sanitaires également.

H/ Qui puis-je contacter pour avoir plus de renseignements ?

Monsieur Aymeric VIEL, chargé d’opération du service Maîtrise d’Ouvrage Assainissement de Vallée Sud Grand Paris, tél. 01 55 95 84 00, e-mail : aymeric.viel@valleesud.fr. Ces coordonnées figurent dans l’avis de passage que nous avions reçu.

I/ Conclusions

J’espère trois choses :
1/ que ces informations vous décideront à ouvrir vos portes à Suez
2/ que vous partagerez éventuellement des informations pour compléter cette analyse
3) que vous proposerez des démarches à suivre pour que les eaux pluviales ne passent plus par un traitement et un stockage coûteux.

Car ce serait dommage que notre municipalité (qui est sur le point de refaire la place de Gaule) et le territoire VSGP (qui gère nos eaux usées) se renvoient la balle et que nous continuions à dépenser de l’argent inutilement pour toujours.

Pourquoi l’immeuble prévu aux Mouilleboeufs aura-t-il 62 logements (dont 20 sociaux) au lieu de 50 logements ?

Vue du futur immeuble, coté avenue Paul Langevin

La vente des logements a commencé il y a un an, début Février 2017. Il était constitué de logements allant du studio au 4 et 5 pièces. Actuellement, des 4 et 5 pièces n’ont pas été vendus et il n’y a pas suffisamment de promesses de vente pour lancer la construction.

=> Cet immeuble est entaché d’un handicap du fait de sa situation, entre l’avenue Jean Moulin et l’avenue Paul Langevin avec pour les logements qui donne avenue Paul Langevin, la vue sur la voie du RER B. De plus, il était prévu par la RATP, un doublement de la ligne du RER depuis la gare de Robinson, comme voie de garage, avec toutes les nuisances sonores occasionnées.

Le promoteur Bouygues Immobilier a déposé un permis modificatif (accordé le 11/12/2018) pour modifier la typologie des logements, sans des 4 et 5 pièces et ainsi de créer 62 logements au lieu de 50. Sur ces 62 logements, il y aura 20 logements sociaux. Est-ce qu’il seront en accession à la propriété ou est-ce qu’ils seront repris par un bailleur social et qui sera chargé de l’attribution des logements ?

Compte-rendu de la réunion de restitution de la concertation sur l’aménagement de la place du Général de Gaulle, le 17 Janvier

Cette réunion a accueilli autant de participants que la réunion de présentation du 18 Octobre, environ 120 personnes.

Des ateliers thématiques et une balade urbaine ont été organisés en novembre et décembre 2017. Au Fontenay Scope, les Fontenaisiens ont pu voir une exposition, une vidéo, une maquette 3D et une visite virtuelle à 360° avec la possibilité de visualiser les 3 scenarii sur la place et le parc. Le choix était à faire entre 3 scénarii différents qui correspondent au fait qu’il y ait sur le parvis du Chateau La Boissière, un immeuble, une folie ou la place libre (voir article précédent). La présence de l’immeuble du fond ne faisait pas partie de la concertation. Cela a été regretté par de nombreux Fontenaisiens, car un projet alternatif, a été présenté le 18 décembre et fait l’objet actuellement d’une pétition

Les ateliers ont eu au total 85 participants, les pages web du site 1600 vues, l’exposition au FontenayScope 400 visites.

Pour le vote, il y a eu 746 participants, soit 7 % des ménages Fontenaisiens. Ce sondage s’adressait à tous les Fontenaisiens. Si on fait le calcul, Fontenay a environ 23 000 habitants, le pourcentage des votants est donc de 3.2 %. D’après les organisateurs de la concertation, le Cabinet Média Conseil, les résultats d’une concertation sont bons si le nombre de participants est >  à 5 %.

Les résultats montrent c’est le scénario 2 qui a été choisi à 60 %. Il y a seulement 4 % des voix pour le scénario 1 et 36 % pour le scénario 3.

La surface de la folie annoncée est de 250 m2 et elle occupe presque la moitié du parvis du Chateau.

Pour la concertation par les ateliers, les mots qui sont revenus le plus souvent :

Ainsi que les autres qualificatifs des participants .

5 grandes demandes ont émergé des débats

2 .Maintien de la végétation

  • Renouvellement des arbres malades et nouvelles plantations
  • Végétation au sol, coté Est (Biodiversité et rafraîchissement)
  • Bacs mobiles sur la Place du Chateau
  • Continuité « verte » vers la Parc La Boissière

3. Développement de l’animation et des commerces

  • Ouverture de la ruelle de la Demi-Lune sur le Parc dans sa partie basse
  • Ouverture permanente du Parc La Boissière
  • Installation artistiques, expositions ponctuelles et en relation avec la Maison de la Musique et de la Danse (MMD)
  • Commerces liés à la restauration, à la culture et les commerces de bouche
  • Animations polyvalentes avec des structures temporaires sur la place et dans le Parc
  • Terrasses pour les commerces et les stands extérieurs du marché
NDLR :  la présence de la Folie qui ne permettra pas la circulation telle qu’elle est indiquée sur le plan. D’autre part, la présence de la Folie, du bâtiment du fond, du parvis de la Mairie, de l’arrêt du bus qui devra se faire avant la Place, pour avoir un plateau traversant entre la Mairie et la Place, supprimera 70 places de stationnement qu’il faudra trouver ailleurs.
=> Pour le stationnement et le cheminement piéton, il faudra un marquage au sol très lisible.

5. Respect de l’identité et du patrimoine

  • Préservation de la qualité architecturale et du patrimoine du Château et de la Place
  • Aménagements favorisant la convivialité et la rencontre (bancs…)
  • Accueil des habitants du voisinage et de l’ensemble des Fontenaisiens

Comment seront prises en compte les remarques et propositions des habitants ?

  • Guider les élus pour les prises de décision
  • Orienter le travail des concepteurs pour dessiner le projet
  • Poursuite du dialogue avec la population : dossier dans Fontenay Mag, expo au FontenayScope, réunion publique de présentation de l’avant-projet
Acteurs des travaux : 
  • Paysagiste : Folléa-Gautier
  • Plantations : Agence de l’Arbre
  • Ingénierie de projet : Artelia
  • Lumières : agence 8′ 18″ »

Calendrier prévisionnel de l’aménagement de l’espace public

  • 14 Mars 2018 : réunion publique de présentation de l’avant-projet
  • Octobre 2018 : début du chantier des travaux du parvis de la Mairie, du parc La Boissière, de la Place du Gal de Gaulle : 16 mois de travaux hors phase 2 et 3 du renouvellement des arbres
  • Novembre 2019 : travaux du parvis du Château (durée 8 mois)
DEBAT
Possibilité de mettre des commerces ? 
Mr Bigret, maire adjoint aux commerces dit que des enquêtes ont été faites (Chambre de Commerce, sondage BVA). Ce qu’il manque à Fontenay : librairie, salon de thé, brasserie, traiteur, vêtements, chaussures, poissonnerie.
Il annonce qu’un libraire va s’installer sur 250 m2 dans l’ancien immeuble du Trésor Public en Novembre 2018 et qu’un salon de thé va s’installer à la place des Pompes Funèbres sur la place, en Mars 2018.
Coût des travaux et financement
Mr Durand, adjoint aux finances : Les travaux couteront environ 2 M€. Le contrat tri-annuel avec le Département 2015-2018 prendra en charge 1 M€. Le reste, soit environ 1 M€, sera pris en charge par le budget d’investissement de la ville. Cela se fera par un prêt en 20 ans qui coutera environ 50 000 € / an. Or un nouvel habitant qui paye des impots rapportera environ 1000 € / an. Les 42 nouveaux logements, situés en fond de place, en accession à la propriété suffiront largement à payer le remboursement.
Relogement des familles situées dans l’immeuble Saint Prix
Cet immeuble contient des logements passerelles, dont 8 familles actuellement. Elle sont suivies par le CCAS de la ville et seront relogées.
Présence d’un immeuble R + 5 étages en fond de place
Mr le Maire : Les paysagistes ont tous dit qu’il fallait fermer la place pour faire le pendant de la Mairie. Dans le cas du projet alternatif, avec un théâtre en fond de place, il y a aussi un immeuble.
Quel sera le style du batiment en fond de place ?
Mr le Maire : les Batiments de France ont défini un style Art-Déco pour l’immeuble situé sur le coté Est de la place. Pour l’immeuble du fond, comme il n’y a pas de style défini sur la place, ils ont préconisé un style néo-classique qui est devenu Versaillais.
A quoi servira la Folie ?
Mr Bigret : Il faudra définir un cahier des charges, mais on peut très bien prévoir un lieu d’expositions en plus de la brasserie.
Quid du projet alternatif des Fontenaisiens ?
Mr le Maire : J’ai reçu les initiateurs de ce projet d’échange du théatre actuel pour le mettre en fond de place et à l’inverse construire un immeuble à la place du théatre actuel. Même si cette idée peut paraître séduisante, il y a plusieurs problèmes :
- le théatre qui est prévu a 400 places et le théatre actuel en a 700 et il sert aussi de salle des fêtes pour des grosses manifestations, comme des galas associatifs
- il faudra reloger plus de familles, car au moins 26 logements seront supprimés
- surtout le montage financier n’est absolument pas envisageable dans l’état actuel des finances de la ville. Le cout d’un tel théatre est d’environ 15 M€ et si il y a 10 ou 20 ans, on pouvait se faire financer, au moins en partie, un tel équipement culturel par l’Etat ou le Département, ce n’est plus possible actuellement.
- il faudra quand même faire des travaux de rénovation du théatre, mais ce n’est as du tout le même montant.
- il y a aussi d’autres équipement à financer, comme le gymnase du Parc (3 M €), le stade du Panorama, des travaux d’isolation de batiments….
=> Le bilan de la concertation est aussi présente sur le site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1576/bilan-de-la-concertation.htm

Un espace culturel plutôt qu’un immeuble au fond de la place du général de Gaulle

Environ une centaine de personne se sont réunies lundi soir salle  de l’église pour écouter et débattre de la présentation d’un projet alternatif citoyen pour la rénovation de la place du général de Gaulle. Plusieurs personnes ayant participé à la construction du projet ont pris successivement la parole. Les points de convergence avec les projets de la mairie ont été soulignés ainsi que les points de divergence.

Le temps de débat avec la salle a ensuite permis de discuter des différents aspects du projet. La question du relogement des habitants de la barre Saint Prix se pose pour le projet citoyen comme pour le projet municipal. En l’état, il serait toutefois nécessaire de reloger plus de familles dans le cas du projet citoyen qui propose la démolition du bâtiment jusqu’à un joint de dilatation. Cette démolition est nécessaire pour que l’implantation du futur complexe culturel n’empiète pas sur le parvis du château. Elle semble d’autre part techniquement plus simple que la coupure du bâtiment. En l’occurrence, les conditions techniques de la démolition ou de l’intégration du bout de la barre Saint-Prix dans le bâtiment proposé par la municipalité n’ont jamais était présentées et seraient intéressantes à connaître. En réponse à cette question, il semble que la quantité de logements nécessaire ne soit pas insurmontable. Une solution a été évoquée : ce serait de prévoir un bâtiment mixte social/privé dans l’emplacement dit ‘OSICA’ qui permettrait de reloger les familles à proximité.

Le volet financier, principale critique de l’équipe municipale à l’égard du projet, a suscité également des questions. Mais il a été souligné par les citoyens à l’origine de la proposition qu’il ne suffit pas de dire ‘c’est trop cher pour la ville’. Il faudrait présenter des arguments chiffrés pour contredire les prévisions du projet citoyen. Dans ces conditions, les estimations divergentes des différentes parties pourraient être confrontées en transparence. Cela devrait permettre d’aboutir à une  estimation consolidée et consensuelle en évitant de part et d’autre toutes tentatives de manipulation. D’autres questions concernant par exemple l’impact sur le stationnement, la trop grande concentration géographique des centres d’intérêt ou les ajustements nécessaires du fait de la baisse de capacité de la salle de théâtre ont été évoquées et discutées. 

Le projet semble recevoir un bon accueil. Mais est ce que l’enthousiasme de nombreux Fontenaisiens pour des projets alternatifs est suffisant pour que la municipalité accepte de les considérer ?

Vous pouvez télécharger la présentation : PDG_Projet-Alternatif_Fontenaysiens-DIFFUSION_L

Le groupe de Fontenaisiens propose aux habitants qui apprécieraient de voir naitre un espace culturel sur la place du coeur de ville au lieu d’un immeuble de 42 logements et des commerces de le faire savoir en apportant  leur soutien par mail à l’adresse suivante :  projetcitoyenplacedegaulle@gmail.com (cliquez sur le lien)

Le groupe s’engage a garder confidentiel le nom et  l’adresse mail des personnes qui enverront leur soutien à cette adresse

Le Maire Laurent Vastel a retiré à Michel Faye, Maire-adjoint issu de la liste Associative et Citoyenne la plupart de ses délégations

Vendredi 29 septembre 2017, le Maire Laurent Vastel a retiré au Maire-adjoint issu de la liste Associative et Citoyenne Michel Faye la plupart de ses délégations, soit l’Urbanisme, les transports et les bâtiments communaux. Il ne lui reste que que l’écologie urbaine et la lutte contre les nuisances et les pollutions.

L’Urbanisme est un domaine très sensible, il n’y a qu’à voir le nombre de Fontenaisiens qui ont reçu et reçoivent actuellement des propositions de la part des promoteurs immobiliers.

Le Maire reprend personnellement l’Urbanisme. Il est à craindre qu’avec cette mesure brutale,  pouvant discuter seul et directement avec les promoteurs, le maire ait les mains complètement libres pour densifier notre ville.

Nous souhaitons, comme les nombreux Fontenaisiens qui connaissent l’engagement de Michel Faye pour la lutte pour la qualité de vie, que le Maire lui rende toutes ses délégations y compris l’Urbanisme

La version officielle de la Mairie de ce qui est à l’origine de ce retrait : des « comportements très problématiques avec les agents », explique-t-on au cabinet du maire.

Toutes ses délégations sont retirées jusqu’au 29/11/2017

Ci-joint une copie des arrêtés enlevant les délégations et laissant celle de l’écologie urbaine et la lutte contre les nuisances et les pollutions.

Arreté 17-209

Arreté 17-210

Ci-joint aussi l’article du Parisien paru le 4 Octobre :

http://www.leparisien.fr/fontenay-aux-roses-92260/fontenay-aux-roses-le-maire-coupe-l-herbe-sous-le-pied-d-un-de-ses-adjoints-03-10-2017-7306050.php#xtor=EREC-1481423605-[NL92]—${_id_connect_hash}@1

Quel est le projet immobilier pour le 19 rue Marx Dormoy ?

Cliquez sur l’image pour agrandir 

Ce pavillon est situé en zone UC. Dans cette zone, on peut construire un immeuble de 15 m de haut, soit R+4. 

Ce pavillon est situé entre d’autres pavillons, mais il y a aussi des immeubles R+3.

Il semblerait que ce pavillon a été vendu par la société immobilière Guy Hoquet, et que c’est Guy Hoquet qui assure la maîtrise d’oeuvre des travaux.

Mais pourquoi ces travaux ont-ils nécessité d’abattre un arbre de la rue ?

Pourquoi un arbre remarquable et d’autres arbres ont-t-il été abattus au 126 rue Boucicaut ?

Au 126 rue Boucicaut, il existe un pavillon sur un terrain d’environ 20 m x 40 m, soit 800 m2, avec plusieurs cèdres qui avait été retenus pour figurer sur la liste des arbres remarquables du futur PLU qui sera voté le 7 Mars au Territoire Vallée Sud de Seine. Le propriétaire de ces arbres remarquables a été prévenu par courrier par les Services Techniques de la ville, avant le début de l’enquête publique que le grand cèdre situé dans son jardin bénéficierait d’une protection comme arbre remarquable dans le futur PLU.

Lors de l’enquête publique le propriétaire n’a fait aucune remarque. La protection de cet arbre a été confirmée.

Ce pavillon ancien R+ 2 est situé à côté de la maison de retraite « Arcade de Fontenay ».

Le cèdre situé à gauche du pavillon, en limite de la maison de retraite n’a pas été coupé, mais le cèdre et d’autres arbres situés à droite et derrière le pavillon ont été coupés, en ne laissant que quelques arbres au fond du terrain. Cet abattage a eu lieu vendredi 3 mars, 4 jours avant le vote du PLU qui a eu lieu mardi 7 mars.

Ce pavillon est situé en zone UB du futur PLU. C’est-à-dire que l’on peut construire à la place un immeuble R+5, soit 18 m de hauteur. Le futur immeuble peut occuper 50 % de la surface du terrain.il pourra y avoir environ 2000 m2 de logements, soit environ 40 logements.

Est-ce que c’est l’argent qui a poussé le propriétaire à faire abattre un arbre remarquable ? Est-ce un promoteur qui lui a suggéré cet acte pour pouvoir faire un immeuble plus massif qu’il n’aurait pu le faire à cause de cet arbre remarquable ?

 Entre protéger le cadre de vie, dont font partie prenante les arbres remarquables, et la surdensification, l’appât du gain a tranché !

Avant l’abattage

Après l’abattage

plan  du quartier sur Google Maps