Que va devenir l’ancienne salle de danse de l’ancien bâtiment du Conservatoire ?

L’ancien bâtiment du Conservatoire de Musique et de la Danse est situé entre la rue du Dr Soubise et l’avenue Jean Moulin, avec un petit parking coté Dr Soubise et un grand parking coté avenue Jean Moulin. Ce bâtiment est fermé depuis Septembre 2016.

La municipalité actuelle a décidé de garder l’ancienne salle de danse, qui a un accès coté avenue Jean Moulin.

(crédit photo : Google Map en 2018)

L’ancienne salle de danse va devenir une salle polyvalente :

-        Salle d’exposition
-        Salle pour les gymnastiques douces et le yoga

Cette salle a une surface de 167 m2.

Ce projet a été connu au Conseil municipal du 12 Novembre.

Voir le débat : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1648/conseil-municipal-du-12-novembre-2018.htm

Il a été présenté également lors de la réunion publique du quartier Ormeaux-Renards du 21 Novembre.

Est-ce qu’il y a eu une concertation avec les Fontenaisiens ?

Ce projet concerne toute la ville. Il a fait l’objet d’aucune concertation avec les Fontenaisiens, ni avec les habitants du quartier, ni avec le Comité d’Habitant du quartier Ormeaux-Renards.

Depuis l’annonce du départ des activités de Musique et de Danse au Château La Boissière, il existe une association du Conservatoire Soubise qui a fait des propositions pour l’utilisation de ce bâtiment.

Ci-joint le site de l’association : https://conservatoire-soubise.blog4ever.com/
Celle-ci n’a pas été contactée à ce sujet.

Qu’est-ce qui justifie ce projet ?

Salle d’exposition :

La ville possède déjà deux salles d’expositions permanentes :

-        A la médiathèque
-        Au hall administratif de la mairie

La salle de la médiathèque sert parfois pour des conférences. Pour celles-ci, il y a aussi maintenant la salle du Château Sainte Barbe qui est tout à fait adaptée.

Le hall administratif n’est ouvert qu’aux heures d’ouvertures de la mairie.

Il était prévu sur la place de Gaulle, une salle d’exposition avec le batiment « folie ». Ce n’est plus d’actualité, mais cela aurait pu être une salle bien placée. Il n’y aura qu’une brasserie.

Créer une salle d’exposition, même si elle peut être justifiée, nécessitera du personnel. De plus elle sera assez excentrée, sans parking à proximité comme nous le verrons plus loin.

Salle pour les gymnastiques douces et le yoga

Celle-ci est tout à fait justifiée, car il y a une demande très importante sur la ville. Cela a été confirmé, lors des Assises du Sport et annoncé par le Maire (voir article précédent : http://www.nouvellesdefontenay.fr/retour-sur-les-assises-du-sport-a-fontenay-du-13-octobre-2018/)

L’utilisation du parquet de l’ancienne salle de danse était tout à fait justifiée. Nous verrons plus loin qu’il a été mis à la poubelle.

Quels seront les problèmes de fonctionnement ?

Les gymnastiques douces (méditation, shiatsu, pilâtes, yoga…) nécessitent un sol propre et bien isolé du fait des exercices au sol. Les cours commencent en général vers 18 H 30.

Il faudra que les expositions ferment à 18 heures.

Pour les gymnastiques douces et le yoga, il y a souvent des ateliers qui sont organisés le samedi matin et après-midi. Cela veut dire que la salle d’exposition ne pourra pas être utilisée à ce moment là.

Quel est le détail du projet ?

▪         Aménagement paysagé de la cour
▪         Mise en accessibilité depuis la voirie (rampe)
▪         Remplacement des menuiseries extérieures
▪         Réfection totale de la toiture
▪         Aménagement en salle polyvalente du demi-niveau bas (167m²) avec mise aux normes PMR
▪         Aménagement du demi-niveau haut (une cuisine (14,7m²) + une salle de réunion (26m²) + 1 local ménage (2m²) + Sanitaires (22m²)
▪         Un couloir dégageant sur la cour anglaise côté rue Soubise pour l’évacuation (sécurité incendie, 35m²)

Qu’en est-il du parquet de la salle de danse ?

Ce parquet aurait très bien pu convenir pour les gymnastiques douces et le yoga.

De même pour les expositions puisque la salle de la Médiathèque où ont lieu actuellement des expositions est aussi un parquet.

Ce parquet a été mis à la poubelle, sans avoir envisagé une autre utilisation. (voir photo)

Pourquoi le parking de la cour sera supprimé ?

La cour possédait des arbres et un parking (voir photo du début). Avec l’aménagement paysager prévu, le parking sera supprimé.

L’avenue Jean Moulin, vient d’être refaite. Il y a très peu de places de parking le long de l’avenue et elles sont entièrement utilisées.

Pour les activités envisagées (exposition, gymnastique douce et yoga), il n’y aura pas de places de parking et c’est très difficile de se garer à proximité. Le Maire a évoqué, lors du Conseil Municipal du 12 Novembre le parking du RER.

Celui-ci est assez éloigné et il est toujours plein. En effet, maintenant de nombreux de non-Fontenaisiens viennent s’y garer pour le RER, du fait de sa gratuité. En effet, par rapport aux communes voisines, Fontenay est la seule à avoir maintenu la gratuite du stationnement sur l’ensemble de la commune.

De plus, il n’y a aucune place de stationnement PMR prévue

L’élévateur est-il justifié ?

Cet élévateur, situé sur le côté gauche a une hauteur et un volume important qui va gêner, la vue des pavillons situé à coté (voir photo du début).

Apparemment, il comporte un ascenseur qui va occasionner des frais d’entretien.

L’accès PMR aurait pu être fait plus simplement, comme par exemple pour le Centre Municipal de Santé. Il n’y a pas besoin d’un bâtiment fermé pour cela.

Quel sera le cout de ce projet ?

Le coût annoncé lors du Conseil Municipal du 12 Novembre 2018 est de 1 M€.

Le cout annoncé par le Maire, lors du Conseil Municipal du 7 juin 2017 était  de 120 k€.

L’aménagement paysager, la création d’un élévateur ont beaucoup augmenté le budget.

Le coût total représente environ 10 % du montant des impôts locaux d’une année.

Pourquoi la création d’un bassin d’agrément sur le parvis de la Mairie et quel sera son coût d’entretien ?

Dans le cadre des travaux de la place du Général de Gaulle, il est prévu  l’aménagement du parvis de la mairie (novembre 2018-février 2019)

  • Travaux de terrassement
  • Remplacement des réseaux
  • Création d’un bassin d’agrément
  • Dallage du parvis

Pour quoi la création d’un bassin d’agrément, alors qu’actuellement, il y a un magnifique massif de fleurs et d’arbustes ?

Les travaux ont effectivement commencés.

Le coût des travaux pour ce bassin d’agrément est d’environ 200 000 € et on sait que le coût d’entretien d’un bassin est très élevé et peut atteindre 20 % du coût de l’installation, alors qu’auparavant le massif était entretenu par le service des Espaces Verts.

Réponse du collectif des riverains de l’îlot des Potiers à la réponse de Monsieur Vastel, maire de Fontenay à l’article sur l’abattage des arbres du 26 rue des Potiers

Article en question : http://www.nouvellesdefontenay.fr/reponse-de-mr-vastel-maire-de-fontenay-a-larticle-sur-labattage-des-arbres-du-26-rue-des-potiers/

La réponse de Monsieur le Maire du 9 novembre comporte plusieurs contre-vérités qu’il convient de rectifier :

Monsieur le Maire dit : « Les riverains ont d’ailleurs été reçus en septembre dernier par le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat à ma demande, pour évoquer ce projet »

Ceci est faux : le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat n’a pas reçu les riverains, en dépit de la promesse qu’il leur avait faite en juin 2018 et de la lettre de relance que les riverains lui ont adressée. Ceci montre que l’on ne peut pas parler de réelle concertation, et ceci est également attesté par le point suivant qui est encore plus important sur le fond:

Monsieur le Maire dit : « Mieux, les riverains ont été reçus à deux reprises par la mairie, par les élus concernés dont je fais partie, en présence des services »

Cet argument ne tient pas car le projet qui avait été présenté lors de ces réunions était très différent du projet actuel. Il avait été jugé satisfaisant par la quasi-totalité des riverains, et en particulier il ne comprenait pas l’abattage de tous les arbres bordant la rue des Potiers. Or le nouveau projet est très différent et très gênant pour un grand nombre de fontenaysiens, car il comporte non seulement l’abattage de tous les arbres bordant la rue des Potiers, mais aussi une réduction du nombre de places de parking publiques, et un empiétement sur le trottoir, ce qui est une première pour Fontenay aux Roses. Tout ceci alors que le quartier va connaitre une forte augmentation du nombre d’habitants. Il est clair que ce dernier projet ne gêne pas seulement deux ménages, comme l’indique Monsieur le Maire, mais de très nombreux fontenaysiens qui empruntent quotidiennement la rue des Potiers (en raison de la proximité des écoles ; du gymnase des Potiers, de la gare RER). Ceci est confirmé par plus de 300 fontenaisiens ayant signé la pétition contre l’abattage de ces arbres.

Une autre contre-vérité de Monsieur le Maire : « De nombreux riverains se seraient mobilisés pour les arbres. Pourtant, lors des deux réunions de concertation ils n’ont pas soulevé ce point comme prioritaire. »

Ceci est faux : Tout d’abord lors de la première réunion publique, il n’était pas question de supprimer ces arbres. Lors de la dernière réunion, nous avons demandé que le projet respecte la bordure verte de 4 mètres par rapport au trottoir le long de la rue des Potiers, or cette bordure contient la plupart des arbres concernés. Nous tenons à votre disposition un enregistrement audio effectué lors de la réunion attestant ce point.

Monsieur le Maire avance enfin un argument spécieux : « Les arbres trentenaires ici concernés ne faisaient l’objet d’aucune protection particulière. Et ce bien que le PLU instauré par notre équipe ait fait le choix de protéger largement les arbres qui sont partie intégrante de notre patrimoine. 106 arbres remarquables sont désormais protégés, alors que seuls 9 arbres faisaient l’objet d’une protection dans le cadre du POS. »

Il serait absurde de ne protéger que les arbres classés remarquables et permettre l’abattage de tous les autres sans limite ni concertation, surtout dans une ville en déficit d’espaces verts comme la nôtre.

Revenons à l’îlot des Potiers : Monsieur le Maire avait affirmé publiquement que l’espace boisé classé situé dans cet îlot serait déplacé à superficie égale, or celui-ci a été amputé de plus de 20% ! Et comme nous l’avons montré, il n’y a pas eu de véritable concertation mais un simulacre de concertation où l’on présente d’abord un projet sympathique pour ensuite le retirer et imposer un projet fâcheux, le démarrer en abattant presque tous les arbres alors même que le permis de construire n’a pas été déposé, et refuser la réunion de concertation prévue sans même répondre au courrier des riverains.

Lors de la dernière réunion publique de présentation du projet, Monsieur le Maire a affirmé: « dans ce projet, tout le monde doit y trouver son compte ».  Aussi sommes-nous étonnés de l’absence de soutien de la Mairie à nos demandes qui d’une part sont appuyées par de très nombreux fontenaysiens, et d’autre part ne conduisent qu’à des modifications très mineures du grand projet de 92 Habitat (au grand maximum 3 logements seraient impactés par rapport aux 600 nouveaux logements prévus, dont 39  dans l’îlot des Potiers). Pourquoi un tel soutien de notre Maire au projet de 92 Habitat qui abaisse considérablement le cadre de vie d’un quartier ?  Et pourquoi toutes ces contre-vérités et ce défaut flagrant de concertation ? Nous sommes pour un dialogue constructif  visant à ce que ce grand projet s’intègre bien dans notre ville.

Paul Bruma : paul.bruma@yahoo.fr

Réponse de Mr Vastel, maire de Fontenay à l’article sur l’abattage des arbres du 26 rue des Potiers

Je lis votre article intitulé « pourquoi l’abattage des arbres du 26 rue des Potiers a-t-il été fait sans concertation avec les riverains ? ». Il me parait très illustratif des symptômes récurrents de la démocratie locale auxquels sont confrontés les élus locaux et c’est pourquoi je prends la liberté de vous répondre.

Tout d’abord un rappel de la loi : l’abattage d’arbres ne constitue pas un événement de nature à organiser une concertation ou à demander une autorisation de la mairie, sauf arbre considéré comme remarquable et protégé dans le cadre du PLU, qui ne peut être réalisé sans raisons motivées et sans l’autorisation de la mairie.

Les arbres trentenaires ici concernés ne faisaient l’objet d’aucune protection particulière. Et ce bien que le PLU instauré par notre équipe ait fait le choix de protéger largement les arbres qui sont partie intégrante de notre patrimoine. 106 arbres remarquables sont désormais protégés, alors que seuls 9 arbres faisaient l’objet d’une protection dans le cadre du POS.

Vous affirmez que le projet de construction n’est pas connu. Pourtant il a été évoqué, en tant que partie intégrante du projet de rénovation des Paradis, lors de chaque réunion publique organisée à la maison de quartier, et le plus souvent en présence des riverains. 

(https://media.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/Quartiers/Quartier_des_Paradis__le_renouveau/Presentation_reunion_publique_du_23_mai_2018.pdf)

Mieux, les riverains ont été reçus à deux reprises par la mairie, par les élus concernés dont je fais partie, en présence des services. Le cahier des charges ayant servi à l’appel d’offres pour sélectionner un cabinet d’architectes leur a été communiqué, et sur notre demande insistante, le bailleur a tenu le plus grand compte de leurs préoccupations. Notamment en termes de hauteur du bâtiment projeté sur la rue des Potiers, qui sera R+1 afin de permettre une transition douce vers les pavillons, alors même que le PLU et les bâtiments qui lui font face auraient autorisé une bien plus grande hauteur. Le traitement de façade leur a été soumis et est en cours de modification à la suite de la dernière réunion.

De nombreux riverains se seraient mobilisés pour les arbres. Pourtant, lors des deux réunions de concertation ils n’ont pas soulevé ce point comme prioritaire. (https://media.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/Quartiers/Quartier_des_Paradis__le_renouveau/Presentation_reunion_publique_du_23_mai_2018.pdf ) Seuls deux d’entre eux, qui sont à l’origine de la pétition qui a rassemblé 300 signatures sur la base d’un intitulé particulièrement inductif ont fait de ce point un point de blocage, leur demande étant en fait de réduire de trois appartements supplémentaires la construction (déjà volontairement limitée) de logements sociaux par Hauts-de- Seine Habitat.

Les riverains ont d’ailleurs été reçus en septembre dernier par le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat à ma demande, pour évoquer ce projet. Le bailleur leur a, à cette occasion, indiqué qu’il ne pouvait aller plus loin en termes de concessions aux riverains. La suppression de ces trois appartements étant justifiée par les deux riverains au motif qu’ils considéraient comme inacceptables que ces trois arbres ne soient plus visibles de leurs fenêtres.

Ce projet a d’ailleurs été évoqué il y a quelques jours encore lors de la réunion du conseil de quartier, en présence des riverains, et a fait l’objet d’échanges assez vifs avec les habitants du quartier des Paradis présents, excédés par les propos tenus en réunion.

Je crains donc que votre article ne se fasse que l’écho d’un nombre réduit de personnes et soit fortement incomplet.

Il est cependant très illustratif des problèmes systématiquement rencontrés désormais par l’action municipale. Le fait que quelques personnes tiennent volontairement des propos sans rapport avec la réalité des faits, et considèrent comme insupportable tout accord négocié qui ne soit pas à 100% leurs positions initiales est un problème difficilement soluble. Par nature, toute négociation arrive à un compromis qui ne peut satisfaire complètement aucune des deux parties. Car la démocratie ne peut fonctionner sur la base du consensus qui est un but inaccessible mais ne peut avancer que par le compromis, seul gage de réalisme.

Le relai complaisant (ce qui n’est pas le cas de votre blog, et qui explique ma réponse aujourd’hui) et parfois non dénué d’arrières pensées politiques de certains blogs qui ont pour seul objectif de dépeindre l’action municipale et le maire en particulier sous un jour le plus déplaisant possible est un poison pour la démocratie. Car pour vivre et débattre, la démocratie a besoin de respect et d’une bienveillance minimale. Elle a besoin que nous considérions l’autre (y compris son adversaire politique) avant tout comme quelqu’un qui a le souhait d’œuvrer positivement, même lorsque ses opinions ou ses projets diffèrent des nôtres. La démocratie s’accommode mal des sarcasmes méprisants, des affirmations péremptoires et des sous-entendus injurieux qui peuplent certains blogs. Faut-il rappeler que l’équipe municipale n’est que le rassemblement de citoyens fontenaisiens ayant décidé de consacrer de leur temps et de leurs loisirs et de leur énergie à leur ville et à leurs concitoyens ?

La chose est rendue plus complexe encore par la montée d’une sorte de prééminence de la légitimité individuelle par rapport à la légitimité collective. C’est d’ailleurs ce travers que pointe le philosophe Marcel Gauchet comme un des plus impactant dans la crise de confiance que traverse notre démocratie. Car ici, est-il besoin de rappeler que l’objectif de cette construction est de faciliter le relogement de 833 familles qui vivent dans des immeubles vétustes, inconfortables, et dont la présence d’amiante rend toute rénovation partielle extrêmement difficile.

Faut-il attendre l’effondrement d’un immeuble des Blagis pour considérer ce dossier comme prioritaire par rapport aux intérêts personnels de quelque uns ?

Ne doit-on pas considérer ici comme indécentes, les préoccupations de deux personnes alors même que des arbres seront replantés et que le jardin public sera agrandi par ce projet, longeant la rue des Potiers pour l’agrément de tous mais aussi des propriétaires qui, pour certains, font ici la fine bouche alors que la rénovation du quartier confortera la valeur de leur patrimoine ?

Je livre ces réflexions en réponse à votre texte. Je voudrais rappeler à certains qui exigent une démocratie instantanée permanente qui ne peut exister que dans l’hyper proximité, les dangers qui pèsent aujourd’hui sur l’échelon communal dans le cadre de la réforme territoriale qui recentralise notre pays comme jamais.

La perte chaque année de compétences supplémentaires pour nos villes se traduit inéluctablement par un éloignement décisionnel qui ne pourra que multiplier des situations, cette fois-ci bien réelles d’absence de toute concertation. Tout le contraire de la démarche de proximité entreprise par notre équipe depuis 5 ans, de la co-élaboration réalisée aux Blagis, des votes sur les options du centre-ville, ou de la concertation que j’annoncerai dans quelques jours au conseil municipal.

Bien à vous,

Laurent Vastel
Maire de Fontenay-aux-Roses
Conseiller départemental des Hauts-de-Seine

Pourquoi l’abattage des arbres du terrain du 26, rue des Potiers a-t-il été fait sans concertation avec les riverains ?

Le terrain du 26, rue des Potiers doit faire l’objet de la première étape du renouvellement urbain des Paradis, avec la démolition du bâtiment actuel et de la construction d’un bâtiment de 38 logements par Hauts de Seine Habitat.

Le projet de construction n’est actuellement pas connu. Beaucoup de riverains se sont mobilisés pour conserver les arbres. Ils ont fait circuler une pétition qui a recueilli plus de 300 signatures, bien au delà des habitants du quartier. Ils ont aussi posé une question au Conseil Municipal du 24 Septembre 2018. La réponse à cette question n’a pas fait l’objet d’une diffusion en vidéo sur le site de la ville. Ceux qui ont signé la pétition n’ont pas pu y avoir accès.

Pourquoi une réunion publique pour présenter le projet avec le bailleur social n’a pas pu être organisée avant l’abattage des arbres ? 

Il est écrit dans le Fontenay Mag de Novembre (page 19)  : « Démolition du 26, rue des Potiers.  Une large concertation et des lettres d’information ont tenu informé les habitants des évolutions prévues aux Paradis. Première étape : la démolition du bâtiment vide situé au 26, rue des Potiers par Hauts-de-Seine Habitat en vue de la reconstruction des 38 logements sociaux sur ce terrain. Les clôtures de chantier sont en cours d’installation et des panneaux seront disposés côté Potiers et Chénier pour informer sur le projet. Une phase travaux de démolition à l’intérieur est nécessaire avant que le bâtiment soit déconstruit entièrement, la démolition totale ne devrait donc être achevée que début janvier. »

Ce terrain disposait de magnifiques arbres, devant et derrière l’immeuble actuel.

Sur le terrain où il doit y avoir la construction, un seul arbre a été conservé. Les autres ont été abattus.

Actuellement, il n’y a aucun panneau explicatif sur le projet, comme l’indique le Fontenay Mag.

Les plantes toxiques de la place de l’Eglise ont (enfin) été enlevées !

Suite à 2 articles précédents : http://www.nouvellesdefontenay.fr/les-fleurs-toxiques-de-plants-dans-les-jardinieres-de-la-place-de-leglise-suite/

http://www.nouvellesdefontenay.fr/pourquoi-les-plantes-toxiques-de-la-place-de-leglise-nont-pas-ete-enlevees/

Elles ont été remplacées par des arbustes

Pourquoi les plantes toxiques de la place de l’Eglise n’ont pas été enlevées?

Malgré 2 articles précédents, les plantes toxiques de la place de l’Eglise n’ont pas été enlevées :

-        Pourquoi des fleurs toxiques ont été mises dans les jardinières de la place de l’Eglise ?

-        Les plantes toxiques dans les jardinières de la place de l’Eglise (suite)

S’agit-il de plantes Datura ou de Brugmansia ?

Notre premier article disait qu’il s’agissait de Brugmansia.

A la lettre de Mr Sassot, le Maire a répondu :

« Je vous informe que les plantes qui fleurissent désormais la place de l’Eglise et le parvis de la Mairie ne sont pas des Brugmansia mais des Datura. Bien que proches, il ne s’agit pas des mêmes plantes.

Les Datura ont un caractère également faiblement toxique, mais aucun accident n’a été constaté en France dernièrement. »

Mr Sassot a fait une réponse expliquant, avec l’aide de références incontestables, que les Datura, comme les Brugmansia sont des plantes très toxiques :

Les plantes toxiques dans les jardinières de la place de l’Eglise (suite)

Mr Sassot n’a pas reçu de réponse de la Mairie à cette lettre.

Voilà, ce qui était dit sur un site spécialisé : https://jardinage.ooreka.fr/plante/voir/328/brugmansia

Attention : très attirantes par leurs magnifiques fleurs, toutes les variétés de brugmansias sont toxiques par ingestion. Elles contiennent surtout deux alcaloïdes, la hyoscyamine et la scopolamine qui entraînent par ingestion un syndrome atropinoïdien. Après contact prolongé de la sève, des tiges, des feuilles, des fleurs ou des fruits, lavez-vous les mains. Tenez-en éloignés les enfants

Un autre site spécialisé explique comment distinguer le Datura du Brugmansia :

https://jardinage.lemonde.fr/dossier-594-datura-spp-fleurs-trompettes-toxiques.html

« La différence entre le Datura et le Brugmansia est relativement ténue mais ce dernier a des fleurs pendantes alors que le Datura a des fleurs dressées. Par ailleurs, le Brugmansia est une plante arbustive vivace aux tiges ligneuses tandis que le Datura est une plante herbacée généralement annuelle. »

Leurs fruits ne se ressemblent pas : les capsules épineuses du Datura contrastent avec les baies sans épines du Brugmansia. Les fruits sont des baies charnues et lisses renfermant des graines. »

Comme, maintenant des fleurs sont devenues des fruits, on peut aller voir sur place à quoi ressemble les fruits

On aperçoit bien les fruits sous forme de baies charnues et lisses renfermant des graines.

Les fruits d’un Datura sont comme ceci, ce qui n’est pas le cas pour les plantes de la place de l’Eglise  :

Dans les deux cas, il s’agit de plantes toxiques.

Toutes les parties de la plante peuvent provoquer des troubles digestifs, cardiaques, respiratoires et visuels, accompagnés de délire et d’hallucinations intenses et durables qui sont fatales en général.

Maintenant, ce sont les feuilles des ces plantes qui tombent sur le sol et peuvent être ramassées facilement par des enfants

Même si la Mairie s’est trompée sur la nature des plantes, il est irresponsable de leur part de ne pas les avoir enlevées, depuis que cette erreur a été signalée.

Les plantes toxiques dans les jardinières de la place de l’Eglise (suite)

Suite de l’article du 3 juillet :

Pourquoi des fleurs toxiques ont été mises dans les jardinières de la place de l’Eglise ?

Il y a eu 2 commentaires que nous avons repris dans l’article, dont celui de Mr Olivier SASSOT, Docteur vétérinaire.

Celui-ci nous a fait part de son intervention directe auprès de la municipalité en vue de l’arrachage des plants concernés, effectivement toxiques, 

16 juillet – par courrier, le Maire écarte tout arrachage et dit sa préférence à « ces plantes très esthétiques » dont « le risque n’est absolument pas élevé ».

18 juillet –  Mr Olivier SASSOT, Docteur vétérinaire se voit contraint de relancer la municipalité une dernière fois et nous transmet simultanément la teneur de son courrier, pour l’information nécessaire des administrés.

Réponse de Mr Le Maire :

« Monsieur,

J’ai bien pris connaissance de votre courrier en date du 04 juillet dernier concernant les plants récents de plantes décoratives sur notre commune.

Je vous informe que les plantes qui fleurissent désormais la place de l’Eglise et le parvis de la Mairie ne sont pas des Brugmansia mais des Datura. Bien que proches, il ne s’agit pas des mêmes plantes.

Les Datura ont un caractère également faiblement toxique, mais aucun accident n’a été constaté en France dernièrement. Par ailleurs, une large majorité de communes sur notre territoire possède des Datura dans leur massif. Le risque que vous mentionnez n’est absolument pas élevé et ne mérite aucun retrait de ces plantes très esthétiques.

Naturellement, vous comprendrez que nous restons particulièrement vigilants sur les plantations de ce genre.

Le Service des Espaces Verts de la ville de Fontenay-aux-Roses reste à votre disposition pour toute question complémentaire.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sincères salutations.

Laurent VASTEL« 

Réponse de  Mr Olivier SASSOT :

« Monsieur le Maire

Vous avez bien voulu répondre à mon courrier du 04 courant concernant la présence de plantes toxiques signalées par les administrés dans les jardinières de la ville, notamment place de l’Eglise, et je vous en remercie.

Vous souhaitez distinguer Brugmansia et Datura qui présentent pourtant la même toxicité, au point que les publications universitaires de référence les réunissent systématiquement. Tel est le cas de la thèse de doctorat en médecine (119 pages, 65 réf) du docteur Jean-Marc BARAN :

http://docnum.univ-lorraine.fr/public/SCDMED_T_2000_BARAN_JEAN_MARC.pdf) et bien d’autres sources (*) consultables aisément.

Vous y trouverez rappelés les critères de diagnose entre Brugmansia et Datura, bien que cela présente un intérêt pour les seuls botanistes mais aucun intérêt médical tant les propriétés toxiques de ces deux solanacées sont superposables. Pour l’anecdote seulement, vous y apprendrez que les dénominations sont fluctuantes, selon les utilisateurs qui ne sont pas tous botanistes mais parfois pépiniéristes ou simples fournisseurs. Notez en particulier qu’en raison des fleurs tombantes qui les ornent, les grands plants de Daturas qu’on vous a fournis sont plus vraisemblablement des Brugmansias, souvent faussement appelés datura suaveolens (page 92), rigoureusement de même toxicité (page 59).

Plus intéressante, la revue faite par notre confrère des intoxications recensées (page 67) tant individuelles que collectives, involontaires ou volontaires, récréatives (page 69) ou criminelles (page 48) dont je vous ai précédemment rappelé la liste. Actuellement, l’hospitalisation au service des soins intensifs est la règle (page 64).

La conclusion revient à l’ANSM (Commission Nationale des Stupéfiants et des Psychotropes, 15/12/2009, http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/782c00f81619946fdb54bad8ee73b745.pdf) qui rappelle: « Le Datura (stramoine) et ses préparations sont classés sur la liste I des substances vénéneuses.

L’article L.5132-8 du Code de la Santé Publique précise que « la production, la fabrication, le transport, l’importation, l’exportation, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition et l’emploi de plantes, de substances ou de préparations classées comme vénéneuses sont soumises à des conditions définies par décrets en Conseil d’Etat ». L’article L.5432-1 du Code de la Santé Publique punit de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de ne pas respecter les dispositions réglementaires de l’article L.5132-8, »

La commission conclut notamment: « Compte tenu de ces différentes données, le rapporteur propose de sensibiliser les partenaires institutionnels concernés (Ministère de l’agriculture, Préfectures, etc) sur les dangers liés à la consommation du datura à des fins récréatives afin que ces derniers puissent engager au niveau local, des mesures préventives telles que la non plantation du datura dans les jardins publics ou dans des zones sensibles [sites accessibles aux jeunes enfants et adolescents (crèches, écoles, collèges et lycées)]. »

Pour ma part, l’avertissement me parait suffisant et je considère avoir rempli mon rôle de conseil professionnel éclairé, vous laissant le soin d’adopter -ou pas- les mesures utiles.

Pour mémoire, à titre de précaution, je recommande à nouveau d’arracher les plants concernés aussi décoratifs soient-ils.

Cordialement.

Dr Vét Olivier SASSOT »

 (*) Autres sources :

https://www.ata-journal.org/articles/ata/pdf/2004/01/ata20041p22.pdf

https://www.ata-journal.org/articles/ata/pdf/2010/04/ata100023.pdf

http://www.centres-antipoison.net/cctv/rapport_cctv_datura_stramonium_v6_2010.pdf

http://portail-documentaire.univ-nc.nc/files/public/bu/theses_unc/TheseYannBarguil2011.pdf

http://medecinetropicale.free.fr/cours/intoxplante.pdf

http://pepite-depot.univ-lille2.fr/nuxeo/site/esupversions/74c5552e-900c-44f0-ac63-4a6b3c71a0d1

Commentaire NDF :

Nous pensons qu’en cas de doute, il vaut mieux enlever les plantes.

Installez dans votre quartier des petits jardins partagés

En mai 2017, le Comité d’Habitants « Pervenches Val Content » proposait l’installation dans leur quartier des petits jardins partagés pour planter et entretenir des plantes aromatiques sur la voie publique.

Le but était de favoriser le développement de la biodiversité en ville, mais surtout de créer du lien social et de favoriser les échanges entre voisins.

Pour pouvoir mettre en œuvre cette solution, il fallait l’accord et l’aide de la municipalité.

Comme ces petits jardins utilisent une partie de l’espace public, la ville a défini une convention d’utilisation temporaire de l’espace public et une charte de végétalisation.

Cette charte engage les jardiniers au respect de l’environnement et à l’entretien du dispositif.

Les services techniques de la Ville, ont posé des bacs place Jean Monnet et rue Auguste Ernoult. Une petite parcelle a aussi été aménagée place Jean Monnet.

Les plantes de ces « jardins partagés » :

  • Menthe verte
  • Potimarron
  • Graines de Cerfeuil et de Thym
  • Fraisier Mara des bois
  • Tomates cerises
  • Graines de Moutarde blanche
  • Fraisier
  • Basilic
  • Menthe
  • Persil et Romarin

Christiane Vilain, habitante du quartier a écrit un poème pour présenter ces petits jardins partagés :

Chers voisins et amis ;
Ce nouveau Bac est destiné
à l’usage partagé
de plantes aimables
et consommables,
pour le quartier.
Servez-vous raisonnablement ;
Entretenez-le en enlevant
les mauvaises herbes, mais pas trop ;
En arrosant de temps en temps,
Surtout par temps chaud.

Si vous êtes intéressé, repérer des endroits et contacter votre comité d’habitants à la rubrique « Votre Quartier » du site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/6/votre-quartier.htm

Pourquoi des fleurs toxiques ont été mises dans les jardinières de la place de l’Eglise ?

Dans les jardinières, des  plantes décoratives ont été mises avec des fleurs très caractéristiques.

Il s’agit de Brugmansia. Voici ses caratéristiques :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Brugmansia

Or les fleurs de ces plantes sont considérées comme très toxiques par ingestion.

Voilà ce qui est dit sur un site spécialisé https://jardinage.ooreka.fr/plante/voir/328/brugmansia

Attention : très attirantes par leurs magnifiques fleurs, toutes les variétés de brugmansias sont toxiques par ingestion. Elles contiennent surtout deux alcaloïdes, la hyoscyamine et la scopolamine qui entraînent par ingestion un syndrome atropinoïdien. Après contact prolongé de la sève, des tiges, des feuilles, des fleurs ou des fruits, lavez-vous les mains. Tenez-en éloignés les enfants

Or lorsque les fleurs fanées 

de cette plante tombent par terre, elles sont à portée de main des enfants
Il faudrait au moins que cela soit signalé ! 
Commentaires de Mr Francis Vollmer :
  • Les espaces verts et les jardinières comportent tous un certain nombre de plantes toxiques (feuilles, fleurs ou/et baies, …).
  • L’ingestion par les enfants de ces organes de plantes (peu attractifs sur le plan gustatif) est tout de même très rare. Pour preuve aucun avertissement n’est visible dans aucun des nombreux parcs que j’ai pu traverser.

=> Le Brugmensia proche du Datura est très fréquent dans les parcs municipaux et les fleurs fanées n’ont à mon avis que très peu d’attrait .

Commentaires de Mr Olivier SASSOT, Docteur vétérinaire:

Merci d’avoir attiré l’attention sur la présence de Brugmansia dans les jardinières du centre-ville: toutes les parties de la plante sont effectivement toxiques, même par simple effleurement. Le diagnostic est d’autant plus difficile et retardé que la plante est faussement considérée comme seulement décorative et que le contact parait anodin. Sans détailler ici les symptômes, je vous confirme être intervenu directement auprès de la municipalité dès la publication de l’article pour demander la suppression des plants entiers et pas seulement celle des fleurs.

=> Non, l’absence d’avertissement dans les jardineries et les espaces publics ne signifie pas absence de toxicité. Merci de votre vigilance.