Elections du 15 et 22 Mars : vous allez voter pour les municipales, mais aussi pour les élus au Conseil Communautaire du Grand Paris

Dans le bulletin de vote, il y aura le nom de 2 conseillers communautaire du Grand Paris  Vous les choisirez en même temps que les élus à la commune. En général, il y a le Maire et un adjoint, même quelques fois le premier adjoint.

Création de la métropole du Grand Paris et du Territoire Vallée Sud Grand Paris (VSDP)

Le Grand Paris est un projet visant à transformer l’agglomération parisienne en une grande métropole mondiale du xxi ème  siècle, afin d’améliorer le cadre de vie des habitants, de corriger les inégalités territoriales et de construire une ville durable.

Ce projet, imaginé et promu par le président de la République Nicolas Sarkozy dès 2008, prévoit la création de la grappe industrielle technologique Paris-Saclay dans la région du plateau de Saclay, à vingt kilomètres au sud de Paris.

Le projet est aussi institutionnel. Il s’agit de créer une structure de gouvernance entre Paris et son agglomération dense, la métropole du Grand Paris.

La métropole du Grand Paris, qui regroupe, aux termes du projet de loi de «modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles» adopté par le parlement en décembre 2013, les communes de Paris, des départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne et certaines communes des départements de la grande couronne parisienne.

La création de cette métropole à statut particulier a lieu le 1er janvier 2016, date à laquelle sont remplacées l’ensemble des communautés de communes et communautés d’agglomération concernant ces communes par des établissements publics territoriaux.

La métropole du Grand Paris est composée de 12 territoires de 400 000 habitants environ.

Fontenay-aux-Roses se trouve au centre du territoire « Vallée Sud Grand Paris » qui compte au total 11 communes : Malakoff, Montrouge, Clamart, Châtillon, Bagneux, Fontenay-aux-Roses, Bourg-la-Reine, Le Plessis Robinson, Sceaux, Châtenay-Malabry et Antony.

Site internet du Territoire Vallée Sud Grand Paris : https://www.valleesud.fr/fr/accueil

Quelles sont les compétences de Vallée Sud – Grand Paris ?

Les territoires ont le statut d’établissements publics territoriaux (EPT) et auront progressivement les compétences suivantes :

  • La politique en faveur de l’emploi
  • Le développement économique, l’aménagement et la politique locale de l’habitat pour la partie non déclarée d’intérêt métropolitain
  • La politique de la ville
  • Les transports
  • Le logement étudiant
  • La gestion des déchets ménagers et assimilés
  • L’eau
  • L’assainissement
  • L’éclairage public, la signalisation lumineuse tricolore, la pose et la dépose des motifs d’illumination de fin d’année
  • Le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal
  • La Défense Extérieure Contre l’Incendie (DECI)
  • La gestion des équipements sportifs aquatiques (piscines)
  • La gestion des équipements culturels : conservatoires, médiathèques et bibliothèques, théâtres et cinémas
  • L’organisation et le financement d’évènements culturels à rayonnement territorial
  • Le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET)
  • L’action sociale au travers du Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique

=> Toutes ces compétences ne sont pas automatiquement mises en œuvre. Elles le sont à la demande de chaque commune.

Qui sera élu au Territoire ?

Auparavant, depuis 2005, Fontenay aux Roses faisait partie de l’agglomération des communes : agglo Sud de Seine, avec les communes Bagneux, Clamart et Malakoff.

Lors des élections municipales, on élisait également les représentants à l’agglomération, sur un bulletin séparé, ce qui permettait de faire des choix différents.

Pour le Territoire, il n’y a pas d’élection au suffrage direct, mais les 4 élus sont désignés par un vote du Conseil Municipal. Chaque maire est vice-président du Territoire. Pour les autres élus ne sont pas forcément des élus de la majorité. 

En décembre 2015, à Fontenay, le maire, Laurent Vastel, après un vote, a obtenu que   les élus soient tous de la majorité.

Le bureau territorial, quant à lui, se compose de 12 élus incluant le Président et plusieurs Vice-présidents, chaque élu délégué ayant une thématique particulière.

Quels sont les services et les équipements de Fontenay qui ont été transférés au Territoire ?

  • La collecte des déchets et des encombrants (depuis 2005)
  • La lutte contre les pollutions, l’assainissement (depuis 2005)
  • L’éclairage public (depuis 2010)
  • L’emploi et l’insertion (depuis 2010)
  • Le Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique (CLIC)
  • Le Théâtre des Sources et le cinéma Scarron (depuis 2007)
  • La Maison de la Musique et de la Danse (depuis 2007)
  • La piscine (depuis 2007)
  • Voirie d’une vingtaine de rues (2019)

=> Le personnel affecté à ces équipements sont transférés au Territoire. Leurs salaires sont reversé par les communes.

Par contre, les travaux et les investissements sont à la charge de la commune, mais peuvent être financés en partie par le Département, le Territoire et d’autres comme la région.

Régime fiscal et budget du Territoire

Le Territoire perçoit la cotisation foncière des entreprises (CFE), l’une des composantes de la fiscalité économique des entreprises. Cette cotisation a remplacé la taxe professionnelle.

Entre les communes, il y a un Fonds de Compensation pour les communes moins riches.

Complication, dévitalisation du pouvoir municipal, déni de démocratie

=> La plupart des citoyens ne sont pas au courant de ce subtil partage des compétences et tiennent toujours le maire pour responsable

Les élus municipaux considèrent souvent l’intercommunalité comme une strate administrative et bureaucratique d’autant plus irritante que sa mécanique est opaque : la plupart ignorent ce que font les intercommunalités, qui sont les personnes qui les gèrent.

=> Il n’y a pas de programme intercommunal ni de réelle campagne, alors que beaucoup de choses dépendent maintenant de cet échelon.

Quel citoyen connaît le président de son intercommunalité, ou les conseillers communautaires représentant sa commune ?

Malgré ces imperfections, la tendance de fond reste à la dévitalisation du pouvoir municipal et à la montée de l’intercommunalité, car il y a soi-disant des économies d’échelle.

=> C’est sans compter sur le besoin de politique de proximité qui s’est fait entendre ces derniers mois, notamment avec la crise des « gilets jaunes ». Le maire et ses conseillers municipaux tiennent par excellence un mandat d’écoute.

Par exemple :

-        Chargée du ramassage des ordures, l’agglomération a changé de mode de collecte. Les vieux bacs de ramassage ont été retirés, mais les nouveaux ont mis 10 jours à arriver. Résultat : les gens laissaient leurs poubelles sur les trottoirs, la ville était répugnante. Furieux, ils traitaient le maire de bon à rien. Ils étaient indifférents au fait que l’agglomération était responsable

-        Demandes de travail ou de logement, la plupart des doléances des citoyens dépassent largement leurs pouvoirs. Mais qu’importe, en cas de problème, les gens ont besoin d’un interlocuteur humain, pas de la hot line d’une intercommunalité.

=> A l’élu local de passer ensuite le message à l’échelon compétent intercommunalité,   département ou région.

=> La future loi « Engagement et proximité » assouplit la loi « Notre » : rééquilibrage du rôle des maires dans les intercommunalités, renforcement de leur pouvoir de police…

Municipales 2020 : Réponses des candidats de Fontenay-aux-Roses à notre sollicitation sur le plan climat-air-énergie pour notre territoire (PCAET)

Mi-février, 27 associations du territoire Vallée Sud – Grand Paris ont signé une lettre ouverte sur l’urgence d’un plan climat-air-énergie pour notre territoire (lien vers le post Nouvelles de Fontenay). Cette lettre a été envoyée à tous les candidats des villes du territoire.

Quatre des cinq listes sur Fontenay ont répondu à notre sollicitation avec des documents relativement détaillés de 3 à 5 pages. Pour télécharger les réponses cliquez sur le lien
-        Liste POUR FONTENAY, menée par Suzanne BOURDET : Réponse Fontenay S Bourdet Asso citoyens
-        Liste FONTENAY EN COMMUN, menée par Corine Bénétreau Schäfer et Mahamadou Traoré : Réponse Fontenay en commun
-        Liste UN TEMPS D’AVANCE POUR FONTENAY, menée par Gilles Mergy : Réponse Fontenay – Un temps d’avance Gilles Mergy PRG EELV
-        Liste FONTENAY AVEC VOUS, menée par Pascal Buchet : Réponse Fontenay avec vous P Buchet
-        La liste FONTENAY DEMAIN, menée par Laurent Vastel ne nous a pas encore répondu, nous publierons sa réponse lorsqu’elle nous parviendra
-        Nous avons eu connaissance trop tardivement de la liste PENSER FONTENAY menée par Céline Alvaro pour l’associer à notre démarche, nous lui envoyons la lettre ouverte et publierons sa réponse à réception.

Toutes les réponses présentent les objectifs écologiques comme prioritaires. Les propositions sont nombreuses, de la suppression des pesticides à la plantation d’arbres ou la mise en place d’un réseau séparatif des eaux usées et même la municipalisation de la gestion de l’eau, comme cela s’est fait à Paris et proposé ici par FONTENAY EN COMMUN. Nous nous réjouissons que les candidats présentent dans leur réponse des objectifs clairs d’une gestion plus écologique de la ville. Les municipalités ont en effet un rôle majeur à jouer pour initier la transition écologique dans la ville. Elles disposent de leviers importants du fait de leurs compétences : La place accordée aux voitures, aux piétons, aux vélos dans l’espace public, la désimperméabilisation des sols, ou encore le choix de produits plus responsables dans la restauration collective etc. sont de leur ressort. Via la commande publique et des soutiens financiers et techniques, elles peuvent protéger les milieux naturels, la biodiversité, et les populations humaines qui en dépendent. Vous pouvez lire ces propositions dans les documents en lien ci-dessus.

Rappelons que les objectifs du plan-climat-air-énergie pour Vallée Sud -Grand Paris doivent exprimer notre contribution aux objectifs du plan climat-air-énergie de la métropole Grand Paris (PCAEM) et par-delà  aux objectifs de l’agenda 2030 de la France.

Le PCAEM s’articule autour d’objectifs stratégiques et opérationnels ambitieux pour atteindre la neutralité carbone et le facteur 4 (diviser par 4 nos émissions de Gaz à Effet de Serre – GES) à l’horizon 2050accroitre la résilience du territoire face aux effets du changement climatique et réduire les concentrations en polluants. Pour cela, il est nécessaire de réduire massivement les consommations énergétiques et de travailler pour obtenir un mix énergétique diversifié et décarboné.  Rappelons aussi que les émissions de GES concernent aussi celles qui sont émises hors de notre territoire, pour fabriquer ou cultiver, et transporter, les produits que nous consommons. Le PCAEM et par extension le PCAET ne concerne donc pas que la bonne gestion des villes.

Tous les acteurs doivent s’impliquer dans la construction et la mise en œuvre du plan climat-air énergie parce que nous sommes tous concernés par ces enjeux.

Si les candidats souhaitent l’implication des associations et des citoyens pour l’élaboration et la mise en place du plan climat-air-énergie, leur rôle comme acteurs, réelles parties prenantes, est moins évoqué.

De même pour les acteurs économiques. Citons tout de même :
-        Le souhait de la liste POUR FONTENAY d’associer les associations au travail de démocratie participative et sa conviction qu’il est capital de faire un effort d’information, dès le plus jeune âge
-        FONTENAY EN COMMUN propose de solliciter les associations mobilisées sur des sujets qui peuvent contribuer à la transition souhaitée : les associations mobilisées sur le jardinage urbain pour développer des actions (…); les équipes éducatives des établissements d’enseignement, avec le concours et le soutien des associations représentatives. Plus largement FONTENAY EN COMMUN précise que « Mobiliser chaque habitant suppose une volonté politique et éducative sans faille » et qu’il convient « Informer et former les habitants sur tous les sujets qui relèvent de l’urgence climatique »
-        UN TEMPS D’AVANCE POUR FONTENAY propose d’intégrer la compétence territoriale « Emploi et développement économique » dans la construction du plan climat-air-énergie
-        FONTENAY AVEC VOUS prévoit de « poursuivre avec les associations le travail « d’adoption » de ces modes de transports (sensibilisation, ateliers réparation…) ».

Quelques propositions de la part des candidats concernent la promotion ou l’incitation à l’adoption de nouvelles pratiques plus écologiques comme privilégier les transports en commun mais sans que les moyens d’une réelle avancée soient précisés. En tant qu’associations signataires de la lettre ouverte, nous insistons sur la nécessité d’aller plus loin dans ce domaine mais surtout l’importance et l’intérêt de mobiliser les associations et les acteurs économiques comme des partenaires ressources pour la construction et la mise en œuvre de réponses collectives à la hauteur des enjeux. Des ressources peuvent être également mobilisées par le territoire, notamment dans le domaine de l’énergie avec les Agences locales de l’énergie et du climat (ALEC) et les Espaces info énergie (EIE) qui sont actifs depuis plusieurs années sur beaucoup de Territoires comme Grand Paris Seine Ouest Energie.  Ce qui n’est pas le cas sur le territoire Vallée Sud – Grand Paris.

Concernant les objectifs opérationnels inscrits dans le PCAEM auxquels nous devons contribuer, tous ne sont pas évoqués par les candidats dans leur réponse concernant le PCAET. Un travail important devra être fait après les élections pour initier la construction d’un plan-climat-énergie qui couvre tous les domaines. Il s’agit notamment des objectifs où la dimension territoriale est essentielle. Si le territoire vallée Sud – Grand Paris s’illustre aujourd’hui par une charte qui nuit à un travail collectif, le plan climat-air-énergie et les objectifs de transition pour les années à venir imposent de faire évoluer la situation. Citons notamment ces éléments copiés du PCAEM :
-        L’objectif métropolitain d’une autonomie à hauteur de 20% pour les fruits et légumes en 2030
-        Renforcer la trame verte et bleue : des zones végétalisées et des plans d’eau qui doivent présenter une continuité et dont le déploiement doit donc être organisés de manière globale
-        La création de centaines d’hectares végétalisés et ombragés d’ici 2024
-        Maîtriser la croissance des déplacements et développer les mobilités actives (marche, vélo…) pour qu’elles représentent la moitié des déplacements en 2050 ; tripler la part du vélo d’ici à 2030.
-        Remplacer 100 % des équipements de chauffage les plus polluants d’ici à 2030
-        Réduire le poids de déchets de 90kg par habitant d’ici à 2030 (soit environ 20%) et valoriser 50% des biodéchets d’ici à 2024 (chaque métropolitain devra alors disposer d’une solution de tri à la source pour ses déchets alimentaires)
-        …

Nous invitons les Fontenaisiens à solliciter les candidats pour savoir s’ils inscrivent leur programme dans ces objectifs et s’ils sont prêts à relever le défi de la mobilisation des citoyens, associations et acteurs économique dans cette perspective.

Associations de Fontenay FET, FAR@Vélo et FARigoule 

Végétaliser la ville, ce n’est pas qu’une histoire d’arbres

La question des arbres est importante mais il est temps de dépasser leur comptage pour s’intéresser, plus largement, au sujet de la nature en ville. Les enjeux sont « techniques » : climatisation, gestion des eaux pluviales, absorption du carbone… mais ils sont aussi culturels, éducatifs, nourriciers… La ville est un écosystème vivant qui détermine nos conditions de vie. Un écosystème qui nécessite toute notre attention, dans toutes ses dimensions.  

En effet, le dérèglement climatique entraine des épisodes de canicule et de forte pluie qui vont être plus fréquents et plus intenses dans les années à venir. Nous devons nous y préparer en modifiant les règles actuellement en vigueur pour construire la ville. Un premier chantier est donc de réduire la température qui est de plusieurs degrés supérieure dans une zone bétonnée comparée à un parc arboré. Pour cela, il convient de planter des arbres mais il est également intéressant de végétaliser les toitures par exemple et de choisir des revêtements de couleur pâle pour les rues.  Un second chantier tout aussi important est de limiter les impacts des épisodes de forte pluie, en désimperméabilisant les sols et en installant des noues ou des jardins de pluie pour permettre à l’eau de s’infiltrer dans le sol et réduire ainsi le ruissellement et l’arrivée massive d’eau de pluie dans les stations de traitement. Un troisième chantier est de permettre à la biodiversité de se redresser, en organisant notamment des trames vertes (espaces végétalisés) et bleues (cours d’eau et zones humides) et noires (sans lumière).

La végétalisation de la ville suppose donc de repenser l’espace public qui a été construit ces dernières années pour les voitures, quasi exclusivement.

La rue en bas de chez moi a été refaite il y a quelques mois. Elle a été parfaitement bétonnée au profit des voitures… alors que, pourtant, peu de voitures passent dans cette rue :
-        Une chaussée bien plane avec des places de stationnement tout du long,
-        De nombreuses sorties de garage qui rendent le trottoir tout à fait inconfortable, tout en creux et bosses,
-        Pas une goutte d’eau ne peut traverser le béton et la pluie est captée dans le même réseau que les eaux usées domestiques, de même que pour l’eau de l’avenue toute proche qui se déverse à gros flux dans cette rue,
-        Pas un brin d’herbe ne peut pousser, pas d’arbre non plus,
-        Un goudron bien noir qui chauffera au soleil du prochain été.

En conséquence, les passants empruntent la chaussée lorsqu’ils parcourent la rue et se garent entre deux voitures stationnées si besoin. Mais la promenade n’est pas agréable et le sera encore moins l’été prochain. Aucun des objectifs évoqués plus haut n’a été pensé pour la « rénovation » de cette rue.

Nous avons besoin de repenser l’espace public, son usage, son organisation pour l’adapter au dérèglement climatique, y rendre possible et agréable la marche et le vélo, mais aussi permettre l’ouverture d’un jardin partagé ou de haies nourricières, d’un espace pour des repas de quartier, d’un sentier piéton, etc. Bref, il nous faut nous réapproprier l’espace public aujourd’hui réservé aux voitures pour préserver et améliorer nos conditions de vie dans la ville.

Lors d’une réunion publique, le maire actuel de Fontenay-Aux-Roses a évoqué sa fierté d’avoir défini un modèle de rue qui s’applique à toute la ville. Pour ma part j’appelle de mes vœux la possibilité d’avoir des rues qui marquent l’identité de chaque quartier et dont la diversité permette d’imaginer et d’expérimenter des usages au plus près des souhaits des habitants. Cela suppose de permettre aux habitants et aux services techniques de travailler ensemble, pour partager nos contraintes et souhaits réciproques, découvrir ensemble ce qui se fait ailleurs et dont on pourra s’inspirer, se saisir des enjeux liés au dérèglement climatique mais aussi de nos envies de faire société différemment… Et sans doute sera-t-on amenés à planter des arbres ! Tellement qu’il ne sera plus nécessaire de les compter.

Dominique Dupuis

Pour répondre ou réagir, je suis joignable sur Facebook ou par mail

Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas !

Poursuivre un objectif zéro déchet suppose de mettre en œuvre les 5R[1], Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler et Rendre à la terre. Se contenter comme aujourd’hui d’améliorer le traitement des déchets existants ne permet pas de répondre aux enjeux de pollutions liées aux déchets[2]ni à ceux de surexploitation des ressources[3]. La situation actuelle est une opportunité, tout autant qu’une nécessité, pour revoir entièrement notre manière de produire et de consommer. Pour cela, il nous faut élire des candidats qui sont prêts à impulser une politique ambitieuse, en rupture avec ce qui se fait actuellement.

La question des déchets est essentielle. Nous sommes aujourd’hui dans un système linéaire qui extrait des ressources de la terre, renouvelables ou non, les transforme et les disperse dans des produits, bâtiments, etc. qui finiront en déchets.

Le recyclage, même si on fait du mieux possible restera très insuffisant. Tous les matériaux ne sont pas recyclables et, par exemple, les composants des smartphones sont tellement petits et dispersés, qu’il est impossible de récupérer tous les métaux qui ont servis à sa fabrication. Par ailleurs, le recyclage détériore la qualité du produit et le nombre de cycles successifs est limité ; 7 à 10 fois pour le papier par exemple. Beaucoup de produits ne peuvent pas être recyclés pour le même usage. C’est le cas des bouteilles en plastique qui seront transformées en revêtements pour le sol, tuyaux, fibres textiles… Enfin le recyclage demande de l’énergie, pour transporter les déchets, parfois loin, et les traiter (faire fondre le verre par exemple).

Nous surexploitons les ressources naturelles renouvelables qui n’ont pas le temps de se renouveler et nous polluons ou détruisons de plus en plus rapidement les écosystèmes qui permettent leur régénération : plastique dans les rivières et les océans[4], artificialisation galopante des sols….

Ainsi, de plus en plus de métaux et matières premières diverses risquent de nous manquer dans les prochaines décennies. Notre planète ne nous permet pas de continuer à vivre comme nous le faisons aujourd’hui.

Vous l’avez compris, travailler la question des déchets ne doit pas se limiter au traitement des ordures ménagères comme le fait aujourd’hui le territoire Vallée Sud – Grand Paris. D’autres scénarios sont possibles pour créer une dynamique vers une économie circulaire en s’intéressant également à l’offre des acteurs économiques et à nos modes de consommation. Le rôle des collectivités est alors de créer les conditions de mobilisation des acteurs, entreprises, commerçants, associations, citoyens, pour construire une nouvelle trajectoire de développement du territoire.

Dans les programmes des candidats aux élections municipales de Fontenay, on trouve des propositions de repair café, de réduction de l’usage du plastique dans les cantines ou la promotion du réemploi. Pour avoir des effets réels, ces premiers pas doivent s’inscrire dans un projet plus large mais, sauf pour la liste « Un temps d‘avance pour Fontenay » qui affiche clairement un objectif de « gestion sobre de l’ensemble des ressources et biens consommés dans notre commune », je peine à les identifier au-delà des têtes de chapitre, Environnement, Ecologie, Développement Durable.

Si on veut savoir si les candidats ont une réelle ambition d’impulser une transition écologique pour notre ville, il est pourtant important de connaître d’une part quels objectifs soutiennent cette ambition et d’autre part, si et comment ils envisagent de mobiliser les acteurs pour co-construire des projets :
-        Vers un monde sobre, décarboné et respectueux du vivant.
-        Qui s’appuient sur de nouveaux modes de production, de consommation et de faire société et non pas sur des technologies magiques[5]
-        Qui ne se limitent pas à la gestion des services municipaux mais s’appuient sur eux pour impulser une politique ambitieuse,
-        Qui devront être coordonnés au niveau du Territoire Vallée Sud-Grand Paris notamment parce que les flux ne s’arrêtent pas aux limites des villes et que la mutualisation des investissements élargit notre pouvoir d’agir.

A propos des technologies, aucune donnée aujourd’hui ne montre une capacité d’un découplage de la production de richesse (le fameux PIB) de la consommation de ressources et d’énergie. Pire, l’empreinte écologique des technologies numériques augmente très rapidement[6]. Soutenir la croissance économique telle qu’elle se construit aujourd’hui est donc en complète contradiction avec l’objectif de réduire notre empreinte carbone de moitié d’ici à 2030 (et de 80% d’ici 2050). Nous n’avons pas d’autres choix que d’innover pour développer de nouveaux modes de production et de consommation.

A propos de Vallée Sud – Grand Paris, le conseil territorial a, sur la mandature qui s’achève, signé une charte[7] qui est un obstacle à une politique coordonnée sur le territoire. Celle-ci prévoit en effet un principe du chacun chez soi, tout à fait préjudiciable à un fonctionnement utile et démocratique de cette institution[8]. S’il n’est pas question de souhaiter la mainmise du territoire sur les municipalités, considérer qu’une politique zéro déchet peut être menée sans débat au niveau du territoire ni coordination entre les communes alors que les compétences déchets, développement durable et développement économique sont détenues par le Territoire est une illusion complète. C’est aussi ce que disent les 27 associations de Vallée Sud – Grand Paris qui ont signé la lettre ouverte aux candidats pour demander la construction concertée d’un plan climat-air-énergie pour le territoire[9].

La question des déchets m’a emmenée loin de la gestion des ordures ménagères… parce que c’est un enjeu central et parce que les enjeux écologiques mais aussi sociaux, économiques et démocratiques sont reliés les uns aux autres dans un système qu’il nous faut transformer dans son ensemble.    

Dominique Dupuis

Pour répondre ou réagir, je suis joignable sur Facebook ou par mail


[5] Voir cette illustration de l’humoriste Suisse, Thomas Wiesel, qui dit à la fin de ce spectacle : https://youtu.be/izuzy2phn_g, « on a l’impression que le monde de l’économie nous dit : hé, on vient de développer une 7e vitesse, c’est génial, on a une bonne nouvelle, maintenant le mur est connecté et on sait exactement à quel endroit on va le percuter »

[7] Charte de l’établissement public territorial T2

[8] Lors du dernier conseil territorial qui s’est tenu le 24 février il a été dit à propos des ateliers organisés début 2019 dans le cadre de la préparation du plan climat-air-énergie que « les habitants y ont été invités » via les associations dont les coordonnées ont été fournies par les maires des communes. Dans les faits, une seule association parmi les 27 signataires de la lettre ouverte a été invitée, au dernier atelier et via un courrier transmis juste avant sa tenue. Quel bel exemple de la volonté des maires actuels d’impliquer leurs concitoyens !

Une coordination d’associations du Territoire Vallée Sud Grand Paris envoie une lettre ouverte aux habitants et aux candidats des communes du Territoire

A Vallée Sud – Grand Paris, le 10 février 2020

Mesdames et Messieurs les candidats aux élections municipales et territoriales[1],

Mesdames et Messieurs, habitants du Territoire Vallée Sud – Grand Paris,

Chacun peut le constater, l’impact des activités humaines sur nos conditions de vie se fait sentir un peu plus chaque année. Les records de chaleur sont battus en France (on a atteint 42,6°C à Paris le 25 juillet 2019), les périodes de grosse chaleur sont plus fréquentes et difficiles à vivre, notamment pour les personnes âgées ou fragiles. L’impact de la pollution de l’air sur la santé des enfants est désormais démontré[2]. Par ailleurs, la biodiversité souffre, comme en témoigne par exemple la diminution du nombre d’oiseaux dans nos villes.

Le caractère d’urgence de cette situation appelle des transformations et des actions concrètes pour une transition écologique afin de :
-    combattre le dérèglement climatique et œuvrer pour limiter son impact,
-    réduire la pollution de l’air, de l’eau et des sols,
-    réaliser des économies d’énergie et développer les énergies renouvelables,
-    protéger la biodiversité,
-    etc.

Ces actions doivent engager non seulement les collectivités et les entreprises, mais également les associations et chaque citoyen. Les moyens d’agir sont nombreux, particulièrement au niveau de notre Territoire : favoriser les mobilités actives (vélo, marche), stopper l’artificialisation des sols et renaturer des espaces nécessaires au rétablissement de continuités écologiques, encourager et faciliter la rénovation thermique des bâtiments, accompagner les projets citoyens pour modifier nos modes d’alimentation et de consommation, ou réduire nos déchets, etc.

La loi de 2016 impose de produire un Plan climat-air- énergie sur chaque Territoire pour répondre aux enjeux énoncés.

Cette démarche attendue pour fin 2018 n’est toujours pas finalisée sur notre Territoire Vallée Sud – Grand Paris, elle se conduit sans concertation avec les associations qui œuvrent pour la protection de l’environnement.

Aussi, nous appelons, conformément à la loi, les élus à co-construire avec les associations et l’ensemble des citoyens, un projet ambitieux et concret et à relever le défi.

A l’heure où se présentent devant nous de nouveaux candidats aux élections municipales et territoriales, nous leur demandons d’expliciter leurs engagements pour un Territoire viable et vivable, et proposons à chaque citoyen de les interpeller sur ces thèmes.

Contacts :

Pierre Salmeron

Président Sud Environnement

pierre.salmeron@gmail.com

06 82 41 32 48

Dominique Dupuis

Coprésidente Fontenay Environnement et Transition

dominique.dupuis@autremail.fr

06 14 90 38 15


[1]
   Les élections de mars 2020 vont permettre l’élection des conseillers municipaux pour chaque commune. Une partie d’entre eux siègeront également au territoire VSGP

[2] En mars 2019 UNICEF France a rendu public un diagnostic sur la pollution atmosphérique de nos villes et ses effets sur les enfants. Le rapport “Pour chaque enfant, un air pur ! Les effets de la pollution de l’air en ville sur les enfants” met en évidence l’urgence d’agir pour préserver la santé des enfants.

Le bio à la cantine c’est bien, mais quel bio ?

Il ne vous a pas échappé que le bio à la cantine a la faveur des candidats aux élections municipales. Il s’agit bien sûr d’améliorer le contenu de l’assiette des enfants et c’est important. La question qui vient tout de suite à ce sujet concerne le coût que cela représente. Une question qui peut en cacher d’autres.  

Le bio étant plus cher, il faut trouver des économies pour ne pas augmenter le coût de la cantine. Rechercher des économies d’échelle est le réflexe qui vient en premier. Cela signifie que le bio à la cantine sera obtenu en soutenant le modèle industriel actuel. Ce qui ne va pas du tout dans le sens d’une transition écologique pourtant indispensable. En effet, il faudra pour obtenir ces économies d’échelle :

  • Fabriquer les repas dans une véritable usine

=> 2600 repas par jour sont préparés à Fontenay aujourd’hui, combien demain si la        cuisine sert également Montrouge, Sceaux et Bourg-la-Reine ? 10 000 repas ?              davantage ?

  • Acheter des quantités très importantes auprès de grands exploitants agricoles « pour avoir des prix ».  Des exploitants que l’on ne trouve pas en Ile de France et les mieux-disant seront même vraisemblablement hors de France.

Des alternatives existent en s’appuyant notamment sur deux pistes :

  • Réduire le gaspillage alimentaire[1]  est un levier important qui passe par des actions de sensibilisation des enfants, un moyen intéressant pour faire évoluer les pratiques aussi hors de l’école.
  • Réduire la proportion de viande au profit de protéines végétales, ce qui permet en outre de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, de libérer des terres agricoles[2] et c’est bon pour notre santé[3].

Par ailleurs, côté approvisionnement, via la commande publique, il est possible de soutenir la transition agricole locale vers une agriculture avec moins, ou pas de pesticides et plus respectueuse des équilibres naturels. Ce que font les AMAP avec beaucoup moins de moyens que les collectivités. On joue là encore sur la diminution de nos émissions de gaz à effet de serre par réduction des transports.

On voit que le sujet du bio à la cantine peut nous entrainer vers d’autres sujets et pourrait être un premier pas vers une politique de transition alimentaire. On l’a un peu oublié mais nourrir sa population a été la préoccupation des villes pendant des siècles et il est important aujourd’hui de nous réapproprier le sujet pour créer les conditions d’un accès pour tous à une alimentation de qualité. De plus en plus de collectivités l’ont compris[4] et agissent pas à pas pour, selon les contextes :

  • Augmenter l’autonomie locale,
  • Développer des circuits courts,
  • Acheter du foncier,
  • Développer des activités de transformation locale,
  • Eduquer et sensibiliser : soutenir les projets des équipes pédagogiques, organiser des repas collectifs lors d’événements festifs, (ré)apprendre à cuisiner,
  • Etc.

Développer le bio à la cantine peut être la partie visible ou initiale d’une politique ambitieuse ou être juste du bio à la cantine.

Dominique Dupuis

Je peux être contactée sur Facebook ou par mail


[2] Il faut entre 2 et 10 kg d’aliments végétaux pour produire 1 kg de viande. La France consacre ainsi 80 % de ses surfaces agricoles à l’alimentation animale. Voir scénario Afterres2050

Municipales 2020 : Réponses des listes candidates aux questions du collectif des associations (#3) : Thématiques : Services de proximité, évolution de la ville à long terme et une raison d’être optimiste

Les réponses sont publiées en fonction des thématiques et suivant l’ordre alphabétique des listes. Cet ordre fera une rotation en fonction des thématiques.

La liste « Fontenay Demain (Laurent Vastel) » a refusé de répondre aux questions. Pour leur refus et nos commentaires, voir l’article précédent.

La liste « Fontenay avec vous (Pascal Buchet) » n’a pas finalisé son programme et n’a pas répondu à toutes les questions.

Vous pouvez envoyer des commentaires en mentionnant la thématique et le N° de question à l’adresse mail : assofar2020@gmail.com

Pour que vos commentaires puissent être validés et publiés sur notre site, vous devez publiera avec vos noms, prénoms et adresse mail qui doit être valide, pour que nous puissions communiquer avec vous. Ces commentaires doivent respecter notre Charte de modération.

Thématique : Services de proximité

Question N° 21 : Comment allez-vous satisfaire les besoins des Fontenaisiens en termes de santé :
-    Médecins, généralistes et spécialistes
-    Infirmiers, infirmières
-    Laboratoires, imagerie médicale
-    Prise en compte de la dépendance
-    Etablissements du grand âge
-    Handicap, accessibilité ?

  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Médecins, services infirmiers, et services techniques médicaux : un pôle privé pourrait compléter le pôle public qu’est le CMS. Seniors dans la cité : notre programme compte 15 points, dont la création de petits cabinets d’aide à la personne, sur le modèle des cabinets d’infirmières, répondant au besoin de proximité que les grosses structures ne peuvent apporter. Handicap : le plan AD’AP sera actualisé et mené à son terme.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Notre ville dispose de professionnels de santé et d’établissements de qualité qu’il faut renforcer et écouter. Nous élargirons les spécialités proposées au Centre municipal de santé (ophtalmologie…) et nous rendrons ses tarifs accessibles au plus grand nombre. Nous favoriserons le maintien à domicile par un ensemble de mesures complémentaires : prévention, aide à domicile, dispositifs de santé, transports, soutien aux aidants, EHPAD à domicile. Nous poursuivrons le plan d’accessibilité des bâtiments publics et d’adaptation de la voirie et veillerons aux conditions d’accueil des enfants handicapés dans nos écoles.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : voir réponse question suivante
  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse

Question N° 22 : Quelles formes de solidarité envisagez-vous créer, développer, encourager pour que les habitants se sentent bien ensemble ?

  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Développer les activités solidaires, jardins partagés, éducation partagée, sports partagés, cultures partagées … Ouvrir des structures solidaires : salles de convivialités dans chaque quartier, partageables entre jeunes et seniors ; cafés intergénérationnels et solidaires ; ateliers FarLab (sur le modèle des FabLab). Ouvrir une Fabrique des Arts et des cultures du monde, c’est-à-dire un lieu de créations et de rencontres interactives.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Afin que les Fontenaisiens se rencontrent et partagent plus qu’un code postal, nous créerons des lieux polyvalents de solidarité, d’échange et de rencontre : tiers lieux, maison des arts… Nous soutiendrons l’activité associative et développerons les moments de convivialité incluant tous nos quartiers. Avec la participation citoyenne, nous permettrons à chacun d’influer ensemble sur l’avenir de Fontenay, de se sentir utile et reconnu.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : La solidarité sera au cœur de notre projet, c’est d’ailleurs pour nous la condition de la réussite de la transition écologique qui est vouée à l’échec par les tenants du libéralisme ou de l’écologie qui oublie le social. Nous vous citons deux exemples pour illustrer notre démarche :

1 ) CREER DES TIERS LIEUX

Pour redonner du sens au collectif, libérer et faciliter les initiatives, initier de nouveaux services et répondre à des attentes qui jusque-là ne trouvaient pas d’écho, nous proposons la création de tiers-lieux. Un tiers-lieu est un espace de rencontres entre des personnes et des compétences variées, qui favorise la créativité et les interactions sociales. Créés avec les Fontenaisiens, pilotés par des associations, des animateurs, des facilitateurs, ce sont des lieux flexibles et mutualisés, générateurs d’échanges et de vie sociale. Ils contribuent à développer les initiatives et les partages, jusqu’à faire naître des projets communs. Modulables, ouverts, accueillants, ils favorisent l’épanouissement individuel et collectif. Ils sont vivants car ils reposent sur l’écoute et l’imagination pour élaborer chaque projet, porteur de sens et de valeurs communes.

De l’économie sociale et solidaire à la culture, de l’artisanat à l’éducation, de l’écologie à l’innovation, les exemples sont variés : ateliers partagés (dessin, peinture, photo, cuisine, couture, jeux …), lieux de rencontres pour les jeunes, espace dédié aux recherches de stage, café musique,  espaces intergénérationnels …espace de coworking, pépinière d’entreprises,  cyber café,  Fablab cantine solidaire, boutique du partage,  espace d’accès aux droits, café des aidants maison du climat, jardins et outils partagés, repair café, recyclerie, ressourcerie…

2)    AIDER LES AIDANTS

Plus d’un-e Fontenaisien-ne sur cinq aide une personne de son entourage, soit parce que la personne est malade, handicapée ou dépendante. Ces personnes ont aussi besoin d’être aidées, ne serait-ce que pour « souffler ». Il faudra avant tout renforcer les aides à domicile et les activités en lien avec le CCAS et les associations pour les personnes âgées ou malades et les personnes handicapées. Le café des aidants sera un lieu d’écoute, d’échanges et d’informations avec un centre de ressources et d’actions (repérage des besoins, réseau d’intervenants : kiné, médecins, soins infirmiers, aides à domicile, assistante sociale) et un lieu de soutien psychologique mais aussi d’activités culturelles et de rencontres intergénérationnelles. Le développement des accueils de jour, d’autres solutions alternatives basées sur les associations et le bénévolat (après formation) seront aussi à privilégier.

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse

Question N° 23 : Comment pouvez-vous attirer / maintenir les services et commerces de base tels que :
-    Bureau de poste
-    Sécurité sociale
-    Etat civil
-    Laverie
-    Billetterie transports

  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : L’Etat Civil a toute sa place en mairie, où il doit être promu et préservé. Nous agirons pour le maintien d’une laverie en centre-ville. Dans les quartiers périphériques, et en association avec un commerce de proximité, nous créerons un (ou plusieurs) pôle(s) multi-services (antenne de mairie, qui assurera un accueil et une aide de proximité, par les administrations et par les élus, un accès internet et une écoute de chacun).
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Nous étudierons avec les Fontenaisiens leurs besoins réels. Nous maintiendrons l’accueil en mairie pour les services d’état civil, dont nous faciliterons les démarches par Internet. Nous négocierons avec les entreprises concernées (La Poste, RATP) le maintien des services de poste et de billetterie transports. La ville acquerra lorsque et où nécessaire les locaux commerciaux pour favoriser l’installation de services de base (laverie…) ou plébiscités par les Fontenaisiens.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Rien ne s’obtient sans une forte volonté politique, une mobilisation citoyenne et des dispositifs innovants pour y répondre (cf plus haut) tout en trouvant d’autres sources de financement que les impôts, taxes et tarifs quand un coût supplémentaire est nécessaire.
  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse

Thématique : Evolution de la ville à long terme

Question N° 24 : Pouvez-vous définir votre vision de Fontenay-aux-Roses à 15-20 ans ?

  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Richesse culturelle, tissu associatif créatif, diversité des quartiers sont des atouts, sources de synergies propres à Fontenay : salles de convivialité, jardins partagés, infrastructures adaptées (crèches, écoles, gymnases, lieux culturels…); Fabrique des Arts et des Cultures, FarLabs, cafés solidaires, mobilités apaisées, transition écologique réussie. Ville verte, chaleureuse, et innovante, où il fera bon vivre, et que les villes voisines nous envieront.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Dans 15 ans, Fontenay-aux-Roses sera devenue plus végétalisée ; elle bénéficiera d’un cœur de ville et de quartiers plus animés avec des commerces de qualité, grâce notamment à la piétonisation de la rue Boucicaut et la création de nouveaux équipements publics (maison des arts). La convivialité et l’entraide seront des habitudes acquises et la municipalité sera garante de la qualité de vie. Chacun s’y sentira acteur de son devenir. De nouvelles entreprises s’y seront installées et des projets innovants auront abouti grâce au financement participatif de Fontenaisiens. Le patrimoine public aura été complétement rénové, notamment pour réduire son empreinte environnementale. Les immeubles construits seront tous HQE ou THQE.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Une ville à taille et visage humains, une ville du vivre ensemble, du respect, une ville dynamique et où les habitants sont acteurs de l’évolution de leur cadre de vie et des activités. Une Ville équilibrée en préservant les équilibres actuels : urbanistiques (pavillons / collectifs), démographiques (jeunes /moins jeunes), (sociaux) logements privés / sociaux et une ville plus végétale moins minérale … une ville qui soit belle, solidaire et permette l’épanouissement de chacun
  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse

Question N° 25 : Que souhaitez-vous pour cette ville en termes de :
- population (nombre, diversité…)
- urbanisme (destination des zones, type d’habitat, densité, espaces verts…)
- mobilité et transports
- accompagnement de la transition écologique
- services à la personne
- offre culturelle

  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) :  Ne pas densifier au détriment de la qualité de vie, respecter la spécificité des zones pavillonnaires, rénover « vert » et construire « vert » ; développer les mobilités douces, les espaces verts, la biodiversité ; créer de petits cabinets de proximité pour des services à la personne efficaces et chaleureux ; assurer une offre culturelle et sportive plurielle, créative, interactive, ouverte sur le monde et sur les autres.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Nous souhaitons maintenir la population autour de 25000 habitants en préservant la mixité sociale et l’équilibre général actuel entre quartiers pavillonnaires, logements collectifs en locatif social et logements collectifs en accession à la propriété aidée ou non. Nous voulons une véritable vie de quartier et des lieux d’échange et de rencontre. Sur les autres questions, les réponses ont été apportées dans les thématiques concernées.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : pas de réponse
  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse

Question N° 26 : Pouvez-vous nous donner en une seule phrase une raison d’être optimiste si vous êtes élu(e) le 22 mars 2020 ?

  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Parce que notre liste contient toute la diversité des quartiers et des âges, des compétences de terrain et des expériences professionnelles, nous saurons faire la synthèse des multiples expressions des habitants, nous mobiliserons l’intelligence collective, nous créerons des synergies « vertes » et conviviales, POUR FONTENAY, immédiatement, conformément aux engagements contenus dans notre programme.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Grâce à l’écoute de chacun des Fontenaisiens, nous construirons une ville plus écologique, plus solidaire et plus sociale, plus dynamique, plus innovante, plus sereine, plus citoyenne et plus sobre.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Les élus ne décideront plus seuls mais avec les Fontenaisiens
  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse

Municipales 2020 : Réponses des listes candidates aux questions du collectif des associations (#2) : Thématiques : Urbanisme et densification, Aménagement et cadre de vie, Urbanisme et mobilités, Déplacements et mobilités, Végétalisation et biodiversité

Les réponses sont publiées en fonction des thématiques et suivant l’ordre alphabétique des listes. Cet ordre fera une rotation en fonction des thématiques.

La liste « Fontenay Demain (Laurent Vastel) » a refusé de répondre aux questions. Pour leur refus et nos commentaires, voir l’article précédent.

La liste « Fontenay avec vous (Pascal Buchet) » n’a pas finalisé son programme et n’a pas répondu à toutes les questions.

Vous pouvez envoyer des commentaires en mentionnant la thématique et le N° de question à l’adresse mail : assofar2020@gmail.com

Pour que vos commentaires puissent être validés et publiés sur notre site, vous devez publiera avec vos noms, prénoms et adresse mail qui doit être valide, pour que nous puissions communiquer avec vous. Ces commentaires doivent respecter notre Charte de modération.

Thématique : Urbanisme et densification

Question N°10 : Le Schéma Directeur d’Ile de France (SDRIF) impose à Fontenay-aux-Roses la construction de 1500 nouveaux logements en 15 ans. Quelle est votre position par rapport à ce chiffre ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Nous respectons la loi, sans aller au-delà. La répartition de ces nouveaux logements sera étudiée pour s’intégrer au mieux dans la Ville sans dénaturer son caractère propre. Lors de la modification du PLU nous proposerons, en s’appuyant sur la nécessaire transition écologique des mesures pouvant permettre d’obtenir une réduction de ce nombre imposé. Enfin nous privilégierons une architecture éco-responsable.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Le SDRIF impose 1500 logements, ce qui est trop pour notre ville déjà très dense (9300 hab/km2). Elle possède peu d’espaces verts publics et elle est mal desservie par les transports en commun. Nous négocierons ce chiffre à la baisse avec le Représentant de l’Etat (objectif 1300 logements). Tous les permis de construire accordés ou en instance de l’être, qui font craindre un large dépassement de l’objectif légal, feront l’objet d’une expertise technique et juridique, prenant en compte les contentieux engagés, pour s’assurer de ce qui peut être arrêté ou modifié en liaison avec les promoteurs. Par ailleurs, la taxe d’aménagement due par les promoteurs sera revue à la hausse afin de les faire participer au financement des investissements publics induits.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : L’aménagement d’une ville ne peut se résumer à des objectifs de construction. Notre démarche en la matière est celle de projets intégrés dans leur environnement. Le qualitatif doit être privilégié sur le quantitatif. Nous changerons le PLU qui a considérablement augmenté la constructibilité et autorise de densifier à outrance la commune. Nous argumenterons en soulignant la densité actuelle plus importante que celle des villes voisines, la rareté relative d’espaces à construire, le manque d’espaces verts et de pleine terre, l’insuffisance et les difficultés rencontrées en matière de transports en commun. Et il faudra aussi apporter une réponse pour des activités économiques sources d’emplois qui manquent à Fontenay-aux-Roses. Nous étions à un rythme annuel d’une cinquantaine de logements, Le raisonnable et le possible pour préserver une qualité de vie et une ville à taille humaine nécessite de diviser par au moins deux l’objectif de 200/an fixé par l’actuelle municipalité dans son PLH. Il faudra protéger les espaces verts et reclasser ceux que l’actuelle municipalité a déclassés pour permettre les projets des promoteurs immobiliers.

Question N°11 : Pensez-vous qu’une densification au-delà de ce chiffre de 1500 logements soit souhaitable pour Fontenay, et pourquoi ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Construire toujours plus de logements ne peut être une fin en soi. La qualité de vie (transports, infrastructures, liens sociaux, lutte contre les pollutions, lutte contre le réchauffement climatique protection de la biodiversité…) est capitale. Ceux qui ont imposé ce chiffre de 1500 n’avaient pas réellement pris en compte la nécessaire transition écologique.  Il ne nous paraît pas pertinent d’aller au-delà, il est au contraire souhaitable de diminuer ce chiffre !
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : voir réponse question N°10
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : NON, au contraire.

Question N°12 :  Comment allez-vous gérer les services publics pour tenir compte de l’arrivée de ces nouveaux habitants : voirie, espaces verts, équipements sportifs, écoles, crèches, services municipaux, etc

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Notre programme s’intéresse de près à tous ces sujets, en proposant des priorités concrètes, chiffrées et argumentées pour les infrastructures (crèches, gymnases, Fabrique des Arts et des Cultures …), des pôles multiservices et des salles de convivialité dans les quartiers, un travail de fond pour la voirie. Pour les crèches avant même de tenir compte de l’arrivée de nouveaux habitants, il faut recréer les places de crèche supprimées lors des deux dernières mandatures.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Cette augmentation de la population sera gérée en développant les mobilités actives (pour limiter l’usage des voitures supplémentaires en ville), en augmentant les services offerts (crèches, écoles, cantines…), en développant le pôle sportif du Panorama, en renforçant les lieux dédiés à la jeunesse (centres de loisirs, ludothèque), en favorisant le télétravail, en mettant des salles municipales à disposition de la population. Cela impliquera une réorientation majeure des dépenses d’investissements au profit des équipements publics
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : L’évolution de la population sera douce mais nous agirons pour renforcer sans attendre les services publics, car l’urgence est déjà de remettre en place les services publics, entre autres ceux que l’actuelle municipalité a laissé partir vers d’autres communes notamment Bagneux (mission locale pour l’emploi des jeunes, service de l’emploi, assistantes sociales… )

Thématique : Aménagement et cadre de vie 

Question N° 13 : Quels sont, selon vous, les avantages et inconvénients des projets actuels sur la Place du Général de Gaulle : un immeuble en fond de place, un immeuble côté Est sur l’emprise des immeubles Osica, une « Folie » en face du marché, et un immeuble dans la ruelle de la Demi-Lune ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel): pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Nous rejetons les projets actuels Place De Gaulle qui, pour nous, vont à l’encontre de la nécessaire transition écologique et ne feront qu’aggraver les conséquences des épisodes caniculaires qui vont devenir de plus en plus fréquents. De plus démolir des bâtiments à un cout humain, écologique et financier. Une rénovation sans démolition serait la meilleure solution et la plus économique.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Inconvénients : les divers projets autour de la place de Gaulle vont à l’encontre d’une place apaisée avec une augmentation certaine de la circulation automobile, de la pollution de l’air, du grignotage de l’espace public. Par ailleurs, les immeubles côté Est devront respecter le Château la Boissière. Enfin, la bétonisation prévue devant le Château, avec un parking souterrain qui impose la suppression des arbres existants, est à proscrire. Une large concertation doit être lancée avec les Fontenaisiens pour l’aménagement de cette partie de la place qui ne doit en aucun cas être une copie de ce qui a déjà été fait sur l’autre partie.
    Avantages : les avantages restent hypothétiques sur l’activité commerciale et l’animation du centre-ville.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Nous y sommes opposés.

Question N° 14 : Quelle est votre position sur la pétition lancée par l’Association La Boissière « Ni immeuble, ni parking sur le parvis du château La Boissière » qui a réuni plus de 650 signatures en juillet 2017 ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Nous sommes d’accord sur ce mot d’ordre : nous avons déposé plusieurs recours à ce propos. Nous proposons d’aménager ce fond de place en « forêt urbaine », les arbres sont nos meilleurs alliés climatiques. En même temps, nous proposons l’installation d’un petit théâtre de 80 places dans la partie Est de la place De Gaulle. Cette salle viendrait en complément de la grande salle du théâtre des Sources, et créerait une animation culturelle sur la place du Général de Gaulle.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Nous sommes en accord total avec cette pétition : pas d’autres immeubles que celui du « chantier OSICA », que tout le monde sera contraint de terminer, en concertation étroite avec les riverains, et pas de « folie » sur la place. Suppression du parking devant le Château la Boissière avec création d’un espace vert public.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Nombre d’entre nous l’on signée et nous ferons tout pour empêcher ce projet de l’actuelle municipalité..

Question N° 15 : Comment réagissez-vous au fait qu’elle n’a pas été entendue puisque le permis de construire de ces deux bâtiments a été délivré à la Société Immobilière VINCI, le 25 octobre 2019?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Ce permis fait l’objet d’un recours que Michel Faye a rédigé et qui a été signé par 3 associations et plus de 150 fontenaisiens. Le devenir de ce permis est l’un des enjeux de l’élection municipale. Pour cela il faut un-e maire qui sait défendre sereinement et fermement l’intérêt des habitants. Suzanne Bourdet s’engage à rechercher, dès son élection un accord entre les requérants et le promoteur, et à accepter ce recours, en retirant ce permis de construire en cas de non accord.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Nous nous sommes opposés aux soi-disant concertations préalables qui étaient totalement tronquées. Devant une telle opposition, la seule solution, à nos yeux, eut été de renoncer au projet tel que présenté. C’est pourquoi nous préconisons, pour tous les chantiers importants, une large concertation en amont et pendant les travaux par un comité de suivi ouvert aux fontenaisiens.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : C’est inadmissible et illustre malheureusement la démarche opaque et le mépris de l’actuelle municipalité. D’ailleurs malgré les multiples questions posées particulièrement par MM Pascal BUCHET et Françoise ZINGER au Conseil municipal, l’opacité est totale sur les engagements de la Ville, de Vinci et du bailleur de St Prix. Ce sera un point urgent à lever dès notre élection.

Question N° 16 : Depuis la mise en application du PLU, les règles définissant les droits à construire ne sont pas suffisamment protectrices dans le centre-ville. Comment comptez-vous protéger notre centre-ville pour stopper la densification et pour préserver les espaces verts, publics et privés, indispensables à la sauvegarde de la biodiversité de la ville ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : La loi ALUR (loi Duflot, ministre EELV) de 2014 a donné aux promoteurs tous les outils nécessaires pour sur-densifier Fontenay. Il faut modifier le PLU en s’appuyant en particulier sur la nécessaire transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique pour stopper la densification, pour préserver les espaces verts indispensables à la sauvegarde de la biodiversité de la ville.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Pour limiter, partout dans la ville (et pas seulement au centre-ville), la densification et protéger la biodiversité commune urbaine, il apparaît nécessaire de réviser le PLU, avant que le PLU intercommunal ne soit finalisé, en modifiant un certain nombre de règles (en particulier % de pleine terre et % d’espaces verts à augmenter). Ce sera la première priorité de la nouvelle municipalité.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : OUI, voir nos réponses précédentes

Question N° 17 : Actuellement un recours contentieux a été fait auprès du tribunal administratif sur la délibération de cession et deux autres recours gracieux sont en cours sur la convention précaire et sur le bail commercial. Que comptez-vous faire du bâtiment du Conservatoire de la rue du Docteur Soubise ? Si vous envisagez de conserver le bâtiment du Conservatoire dans le patrimoine de la ville, comment comptez-vous vous y prendre ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Nous considérons que ce bâtiment peut s’insérer dans le maillage des structures pouvant accueillir les multiples expressions culturelles et interculturelles qui font la richesse de notre ville.  Il pourrait aussi accueillir des sports «doux», des activités intergénérationnelles …L’inventaire des besoins et des disponibilités en locaux fera l’objet d’une concertation avec l’ensemble des acteurs locaux, associations et partenaires de la vie locale. Nous le garderons dans le patrimoine communal. Si Suzanne BOURDET est élue maire, elle s’engage à rechercher, dès son élection un accord entre les requérants et l’acheteur potentiel actuel, et, si nécessaire, à accepter ce recours, en retirant ce permis de construire en cas de non accord.
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Notre volonté est que ce bâtiment reste un équipement public car la ville en aura besoin compte tenu de l’augmentation de la population. Nous ferons tout pour rendre cela possible. En attendant son aménagement durable sur un projet qui sera conduit en totale concertation avec la population (par exemple le projet de maison des arts/lieu de rencontre et partage), nous le mettrons à disposition de manière temporaire à des associations ou citoyens pour tester des nouvelles activités économique, sociale ou culturelles.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Nous reprendrons les discussions qui ont cessé depuis 2014, de nouvelles idées sont apparues depuis, tous les projets seront étudiés et tranchés selon un schéma démocratique de participation citoyenne et de co-élaboration (cf plus haut) en tenant compte des besoins dans la ville. Nous en étions resté en 2014, à la possibilité d’un bail emphytéotique mais les choix budgétaires et environnementaux de la commune seront également étudiés en tenant compte de la situation juridique du dossier et tranchés selon un schéma démocratique de participation citoyenne.

Thématique : Urbanisme et mobilités

Question N° 18 : Le tracé de la rue La Boissière a été co-élaboré entre riverains, association La Boissière et la municipalité lors de son réaménagement, dans le but de réduire le trafic automobile et de sécuriser les usagers piétons et cyclistes de cette desserte locale. Dans le cadre du réaménagement de la place de la Cavée, il semble évident, compte tenu de son étroitesse et de sa configuration, que cette desserte doit s’intégrer dans un cheminement vert piéton et vélos, partant du Panorama (tramway) pour rejoindre la Coulée Verte. Quel est votre position sur cet aménagement entre la place de la Cavée et la rue Georges Bronne notamment ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : L’aménagement de toutes les rues de Fontenay, donc entre autres, celui de la rue La Boissière, sera co-étudié avec les riverains et les utilisateurs. Le réseau des cheminements verts piéton et vélo sera lui aussi, co –étudié globalement sur l’ensemble de la Ville. Bien évidemment, la proposition de l’association La Boissière a vocation à s’intégrer dans cette réflexion globale
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : La réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution de l’air doit guider nos choix en matière d’espace public. Nous défendons une politique qui donne la priorité aux piétons et aux cyclistes. La rue La Boissière a vocation à rester une rue apaisée où la circulation motorisée sera réservée à la desserte locale. Elle ne doit en aucun cas devenir une rue de transit.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Nous avons dénoncé la construction de cet immeuble qui a détruit plusieurs maisons de ville, de grandes surfaces de pleine terre et d’espaces verts alors que nous voulions y développer des maisons de ville. Comme pour la parcelle de l’ex Escale routière qui était à refaire, il aurait mieux fallu mener une opération sur la parcelle du Café-Hôtel d’en face et ce d’autant plus que le cafetier y était favorable. Nous avions fortement modéré la circulation motorisée par l’aménagement d’un petit parking à cette entrée ; il faudra donc repenser l’actuel projet en ce sens en y intégrant la volonté du développement commercial de proximité (terrasses ?) et l’intégrer comme vous le suggérez dans un schéma de circulations douces de la ville.

Thématique : Déplacements et mobilités

Question N°19 : Quelles sont les propositions du Comité thématique sur la Circulation, le Stationnement et les Transports Actifs (CSTA) que vous prendrez en compte dans un délai d’un an (fichier joint : Propositions du groupe de travail CSTA) ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Notre programme (Partie Mobilités, Transport)  fait une première synthèse des différentes propositions (CSTA, Faràvélo), au regard des actions que nous avons menées comme élus. Notre Plan Mobilités, transport, stationnement, a pour but un partage de la voirie qui soit équitable, citoyen, apaisé, avec un calendrier de faisabilité, avec les services de la ville, pour la réalisation du maximum des « petites » demandes (signalétique, stationnement …).
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : Nous prendrons en compte toutes les propositions du CSTA sauf les n° 7 et 38. Nous les initierons dès la 1ère année de mandat et certaines nécessiteront plus d’un an pour une mise en œuvre complète. Pour la n°4, nous reprendrons l’objectif de dévier le trafic de transit rue Boucicaut mais avec d’autres modalités pour y conserver le passage des bus. Enfin, nous piétonniserons la rue Boucicaut de manière progressive.
  1. Proposition 4 : nous sommes favorables au principe de la déviation du trafic de transit hors de la rue Boucicaut, pour la rendre plus apaisée, moins polluée et moins bruyante. Toutefois, nous ne souhaitons pas que les lignes de bus soient écartées du centre-ville. Nous proposerons donc une autre forme de déviation du trafic de transit, réservant la circulation motorisée à la desserte locale et aux transports en commun. Nous évaluerons la pertinence de cette solution après quelques temps d’application.
  2. Propositions 6 et 10 : nous y sommes très favorables. Elles nécessitent d’être portées par le Département des Hauts-de-Seine qui a la charge de cette voirie. Nous soutiendrons ces demandes auprès du Département dans le cadre d’un plan vélo global et d’un contrat d’investissements pluriannuels.
  3. Propositions 7 et 38 : l’aménagement proposé par la proposition n°7 doit rester exceptionnel selon les recommandations du CEREMA. Les conditions ne nous semblent pas réunies pour ce genre d’aménagement mais nous sommes ouverts à des échanges sur ce sujet. Nous partageons l’objectif de la n°38, mais créer un site internet de covoiturage municipal a souvent été un échec dans les villes qui l’ont fait ailleurs en France. En effet, les applications nationales semblent plus opportunes car elles touchent un public bien plus large, donc avec une plus grande chance de faire rencontrer la demande et l’offre de trajets.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : La plupart car elles vont dans le bon sens et correspondent à la méthode que nous développons, certaines devront être plus étudiées et tranchées selon un schéma démocratique de participation citoyenne.

 Thématique : Végétalisation et biodiversité

Question N° 20 : Fontenay est très carencé en espace verts publics, avec 6 m2 par habitant, la norme étant de 10 m2. Comment pensez-vous corriger cet écart ?

  • Fontenay Demain (Laurent Vastel) : pas de réponse
  • Pour Fontenay (Suzanne Bourdet) : Entretenir et valoriser les espaces verts existants, parc Sainte-Barbe, terrain « vide » contre la Maison de Quartier … Planter, replanter, des arbres sur les espaces publics et créer des subventions arbres (aide à 50% pour la plantation d’arbres majeurs par des particuliers à concurrence de 200 euros, 1000 arbres plantés prévus). Développer les cultures de petites surfaces, iris autour des arbres, plantes aromatiques, toits végétalisés…
  • Un temps d’avance pour Fontenay (Gilles Mergy) : La végétalisation en ville est nécessaire pour limiter le phénomène de chaleur urbaine en été et pour préserver la biodiversité. Nous modifierons le PLU pour permettre la création de nouveaux espaces verts, limiter drastiquement l’artificialisation des sols en zone pavillonnaire et encourager les terrasses et murs végétalisés. Nous proposerons un plan de plantations d’arbres (1 naissance = 1 arbre planté) et saisirons toutes les opportunités de désartificialisation des sols, dans les cours d’école ou sur la voie publique.
  • Fontenay avec vous (Pascal Buchet) : Cf plus haut. Nous reclasserons les espaces qui ont été déclassés, planterons un arbre à chaque naissance et revégétaliserons la commune dans le cadre de la participation citoyenne notamment.

Pourquoi je lis attentivement les programmes des candidats aux élections municipales ?

Même si l’effondrement actuellement à l’œuvre est encore relativement silencieux et peu visible dans notre vie quotidienne en banlieue parisienne, nous savons que le dérèglement climatique est une réalité et qu’il doit être pris au sérieux. Nous savons aussi que la pollution de l’air, de l’eau et des sols a des conséquences destructrices sur le vivant, sans lequel nous ne pouvons pas vivre. Savoir le péril ne doit pas nous paralyser mais bien nous pousser à agir. En effet, chaque année d’immobilisme a des conséquences importantes et dans 10 ans il sera trop tard pour rester dans une trajectoire soutenable. Encore faut-il savoir quoi faire et que les conditions de l’action soient réunies…

L’action municipale est essentielle pour nous engager collectivement
dans une transition écologique mais aussi sociale et démocratique.

A la lecture ou à l’écoute des candidats aux élections municipales, je cherche donc à savoir quelle perception ils ont de ces enjeux globaux et quelle est leur analyse des enjeux pour notre ville. Clairement, ils proposent tous des mesures vertes mais sont-elles les premiers pas sur un chemin qui sera long ou bien sont-elles posées là pour nous séduire ?

Le deuxième angle de lecture qui m’anime concerne la mobilisation citoyenne. Pour obtenir une mobilisation à la hauteur des défis qui sont devant nous, il faut que les élus soient convaincus qu’une véritable implication des citoyens dans la vie de la cité est essentielle. Je cherche donc les mesures proposées pour permettre et même solliciter cette implication des citoyens mais aussi des associations, des écoles, des commerçants, des entreprises…

Et puis, pour permettre une réelle transformation, on peut identifier trois conditions :

-        Au niveau des institutions : construire les conditions pour que de nouvelles pratiques puissent émerger et soient accessibles à tous

-        Au niveau des collectifs, associations ou autres qui se mobilisent sur ces sujets : concevoir et rendre disponibles de nouvelles pratiques

-        Au niveau individuel : désapprendre des pratiques et en adopter de nouvelles

Pour illustrer on peut prendre l’exemple du vélo. Au niveau institutionnel, il est nécessaire que des équipements soient déployés pour permettre la pratique du vélo en toute sécurité. Cela passe par une concertation réelle avec les riverains mais aussi de soutenir et de travailler avec une association comme FARàVélo. Cette association réalise en effet un travail formidable via des ballades, son atelier FARRépare, la préparation d’un plan vélo pour la ville, une école vélo ou encore un accompagnement vélotaf pour rendre possible le passage de la voiture au vélo. C’est l’ensemble de ces éléments, avec peut-être aussi une aide financière pour permettre à tous l’achat d’un vélo électrique, qui permet de créer les conditions d’un changement de pratiques par une large partie d’entre nous.

De nombreux sujets sont concernés : la mobilité, les loisirs, le logement, l’alimentation, la consommation, les déchets… Mon troisième angle de lecture est donc d’identifier ce que les candidats proposent pour construire les conditions d’une réelle transformation dans tous ces domaines, lorsqu’ils proposent quelque chose.

Dominique Dupuis

Je peux être contactée sur Facebook ou par mail : dominique@autremail.fr

Pour la collecte des encombrants, essayez l’enlèvement sur rendez-vous, par le Territoire

Source : https://www.fontenay-aux-roses.fr/368/tri-et-collecte-des-dechets.htm

Pour la collecte des encombrants, il faut connaitre le secteur de ramassage, les dates, et ce qui peut être accepté ou pas.

Secteur 1 : 3e lundi du mois
Secteur 2 : 3e mardi du mois

=> Pour trouver de quel secteur on dépend, il faut regarder le listing des rues qui est dans le guide de la collecte des déchets que l’on peut télécharger

=> Il serait mieux que cela apparaisse sur le plan interactif de la ville qui est divisé en 4 secteurs de couleur différentes, sans explication : https://fontenay-aux-roses.plan-interactif.com/fr/#!/home/@48.78980322591297,2.2859072685241703,15/data=eyJsYXllcnMiOlsiNTAxNiJdfQ==

Des déchets restent pendant des jours, si ce n’est des semaines sur les trottoirs.

=> On peut faire appel au N° Vert de la ville, si on voit trainer ces encombrants.

Tél : 0801 80 00 92

Pour les encombrants

Il est nécessaire de déposer les objets encombrants sur le trottoir la veille au soir après 19h. Le volume maximum de dépôt autorisé est de 2m3 pour une habitation.

Objets admis

Meubles : table, chaise, canapé, étagère
Bois / ferraille : planche de bois, plinthe (sous clous), carcasse de vélo
Literie : lit, matelas, sommier
Autres : poussette, tableau, cadres

Objets non admis

A déposer à la déchèterie mobile :

Les matériaux de construction : gravât, plâtres, briques, carrelage…
Les sanitaires : WC, évier en aluminium, baignoire
Les déchets verts : branchages, feuilles, souches
Les grands cartons : à plier et mettre dans le bac de tri sélectif
Les vêtements : à déposer dans les conteneurs spécifiques
Les produits dangereux : peinture, huile de vidange, solvants, bouteille de gaz
Les déchets automobiles : pneus, batteries, par-chocs (les rendre au magasin)
Les produits HIFI / Électroménager : gazinière, machine à laver, télévision, ordinateur…
Autres déchets : jouets, vaisselle, livres, K7 / DVD, sacs d’ordures ménagères, vitres…

Voilà pourtant ce que l’on trouve sur les trottoirs 

Et ce qui reste 

NOUVEAU : Enlèvement des encombrants sur rendez-vous

Vallée Sud – Grand Paris propose un service gratuit et à la demande d’enlèvement de vos encombrants. Celui-ci est réservé aux particuliers et permet une collecte plus souple et plus adaptée à vos besoins.

Ce service est gratuit et réservé uniquement aux particuliers. Le volume des éléments à récupérer est limité à 3 m3 par dépôt. Si votre dépôt est plus volumineux, il faudra prendre plusieurs rendez-vous. Vous pouvez demander un enlèvement, le matin à partir de 7h00 ou l’après midi à partir de 13h00, selon le calendrier proposé. Le dépôt devra être réalisé la veille du jour choisi pour son enlèvement (Au plus tard la demi-journée qui précède l’échéance).

Les objets à enlever doivent être disposés sur le trottoir ou sur un espace spécifique avec la référence associée, sans gêner la circulation, ni automobile ni piétonne, et devront rester accessibles à la collecte. Ce dispositif permet également d’élargir le type de déchets acceptés pour la collecte des encombrants.

Sont acceptés les déchets suivants :

  • Cartons
  • Mobilier et équipements d’ameublement
  • Déchets d’équipements électriques et électroniques
  • Déchets de démolition et de bricolage
  • Produits toxiques
  • Les déchets suivants ne sont pas acceptés à la collecte :
  • Textiles
  • Les végétaux de jardin
  • Déchets médicaux

Pour prendre rdv : https://www.valleesud.fr/fr/vallee-sud-recycle