Installez dans votre quartier des petits jardins partagés

En mai 2017, le Comité d’Habitants « Pervenches Val Content » proposait l’installation dans leur quartier des petits jardins partagés pour planter et entretenir des plantes aromatiques sur la voie publique.

Le but était de favoriser le développement de la biodiversité en ville, mais surtout de créer du lien social et de favoriser les échanges entre voisins.

Pour pouvoir mettre en œuvre cette solution, il fallait l’accord et l’aide de la municipalité.

Comme ces petits jardins utilisent une partie de l’espace public, la ville a défini une convention d’utilisation temporaire de l’espace public et une charte de végétalisation.

Cette charte engage les jardiniers au respect de l’environnement et à l’entretien du dispositif.

Les services techniques de la Ville, ont posé des bacs place Jean Monnet et rue Auguste Ernoult. Une petite parcelle a aussi été aménagée place Jean Monnet.

Les plantes de ces « jardins partagés » :

  • Menthe verte
  • Potimarron
  • Graines de Cerfeuil et de Thym
  • Fraisier Mara des bois
  • Tomates cerises
  • Graines de Moutarde blanche
  • Fraisier
  • Basilic
  • Menthe
  • Persil et Romarin

Christiane Vilain, habitante du quartier a écrit un poème pour présenter ces petits jardins partagés :

Chers voisins et amis ;
Ce nouveau Bac est destiné
à l’usage partagé
de plantes aimables
et consommables,
pour le quartier.
Servez-vous raisonnablement ;
Entretenez-le en enlevant
les mauvaises herbes, mais pas trop ;
En arrosant de temps en temps,
Surtout par temps chaud.

Si vous êtes intéressé, repérer des endroits et contacter votre comité d’habitants à la rubrique « Votre Quartier » du site de la ville : https://www.fontenay-aux-roses.fr/6/votre-quartier.htm

Ecocitoyenneté: table ronde à Bourg-la-Reine le Jeudi 7 Juin à 20 H

Les défis de nos temps sont grands et anxiogènes: pollution de l’air, dérèglement climatique, accélération de la société…. Des citoyens ont envie d’agir concrètement pour une ville plus agréable, mais comment?

Pour répondre à cette question, la Ville de Bourg-la-Reine invite trois associations pour une table ronde le 7 juin à 20 heures : FARàVélo, Colibris et la Maison Bleue. Vous aurez l’occasion d’écouter leurs projets et d’échanger avec elles sur leurs expériences. Cette rencontre, qui sera suivie d’un verre, vous permettra de faire des rencontres et vous donnera peut-être envie de participer et d’agir aussi.

C’est la journaliste spécialisée en développement durable (L’infodurable.fr, Say Yess) Marie Vabre qui animera les débats, en présence de Danyla Guy, du Mouvement Colibris, membre du cercle cœur du groupe local Valléesud92, de Clément Tremblay, citoyen engagé de la Maison Bleue et de Stein Van Oosteren, Président de l’Association FaràVélo.

Renseignements:

http://www.bourg-la-reine.fr/Agenda/Rencontres-et-echanges-l-ecocitoyennete-se-met-a-table

Lieu : CRD (Conservatoire à rayonnement départemental) 

11-13, boulevard Carnot 92340 Bourg-la-Reine

Récit et remarques sur la journée citoyenne de la Propreté le samedi 7 Avril après-midi : nettoyage participatif et ateliers pédagogiques

13h30 – 15 Heures  : grand nettoyage participatif avec les comités d’habitants

Dans chaque quartier, des membres des comités d’habitants, des élus et des Fontenaisiens ont participé à ce ramassage des déchets dans les rues. Le trajet avait été défini par les Comités d’habitants.

Voici par exemple, pour le quartier Ormeaux-Renards.

(Crédits photos : E.Infanti et C.Lannou)

Il y avait surtout des adultes, alors que la publicité avait été faite dans les écoles. Seul, le quartier « Pervenches-Val Content avait 4 enfants et leurs parents. Sans doute l’horaire n’était pas approprié pour les familles, un samedi à 13 H 30.

La récolte a été inégale suivant les quartiers : par exemple, en centre-ville peu de déchets, du fait d’un nettoyage plus fréquent. Par contre dans d’autres quartiers plus périphériques, on a découvert des mines de déchets. Des encombrants ont été repérés, comme un four micro-onde.

Les déchets ont été rassemblé au Parc Sainte Barbe. Ils n’ont pas été pesés et triés. Tous les participants ont été récompensés par les organisateurs (sacs, objets, eau de source).  

(Crédits photos : E.Infanti et C.Lannou)

A partir de 15 h  avaient lieu les ateliers pédagogiques, ludiques et animations de sensibilisation au Parc Sainte-Barbe

- Sensibilisation au tri des déchets, distribution de sacs pour les végétaux et information sur le compostage, par Vallée Sud – Grand Paris

- Atelier sur le compost par CompoStory

(Crédits photos : E.Infanti et C.Lannou)

Ce stand était animé par Mr Jacques Fasquel, pionner du compost, formateur en prévention des déchets et mise en place de dispositifs de compostage. Il est également formé à la permaculture et est apiculteur amateur.

Il vient d’éditer un livre sur « Composter en ville » disponible actuellement chez Rustica.

Pour en savoir plus :  http://compostproximite.blogspot.fr/

- Atelier d’apprentissage des bons gestes pour l’environnement (Que deviennent les déchets ? Brico récup, Buzzer c’est gagner ! et Jeu des 7 erreurs sur les encombrants et autres incivilités) par Pik Pik

- Présentation du concept de jardins partagés par l’association Nos Potagers; Cette association fait aussi de l’échange de graines. E-mail : nospotagers.92260@gmail.com

- Partage d’idées pour créer un « Repair Café » et autres projets (voir article précédent)

18 heures : Projection-débat autour du documentaire « Aux déchets, citoyens ! » dans la salle Sainte-Barbe

La projection du film n’a pas attiré la foule. Pourtant, le sujet était intéressant : il montre comment une ville comme Roubaix a accompagné des familles qui veulent réduire leurs déchets. D’autres  ont monté un atelier couture pour créer ou réparer des vêtements. il y a aussi un atelier de réparation, un « Repair Café ». Il existe aussi des jardins partagés et des familles qui ont leurs poules et échangent avec les voisins des oeufs contre de la nourriture. tout cela recrée du lien social et transgénérationnel, de la convivialité et même une raison d’exister pour des personnes isolées.

Ce documentaire est disponible à être visionné en différé sur le site de « Public Sénat »

https://www.publicsenat.fr/article/societe/playlist-replay-revoir-aux-dechets-citoyens-80799

 

Le 7 Avril, « faites » aussi Zéro Déchet sur le stand de FARWaste à partir de 15 Heures au Parc Sainte Barbe

Samedi prochain, 7 avril, la marie nous invite à venir faire de la propreté.

Un petit groupe de fontenaisiens a proposé de participer à cet événement pour parler Zéro Déchet.

Nous vous proposons de venir échanger à ce sujet sur notre stand à partir de 15h et lors de la projection/débat à 18h du film  »Aux déchets, citoyens ! » dans la salle Sainte-Barbe.

Le mouvement zéro déchet propose de réduire les déchets à la source en agissant chacun pour développer les « 4R » :
-        Refuser ce qui n’est pas vraiment utile, les emballages que l’on peut éviter, etc.
-        Réduire le gaspillage alimentaire, la fréquence d’achat des produits électroniques, etc.
-        Réutiliser en réparant ce qui peut l’être, en achetant des produits d’occasion, en louant, en donnant ou en vendant ce qui peut être utile à d’autres, etc.
-        Recycler les déchets

Auquel on peut ajouter
-        Rendre à la terre en compostant ses déchets de cuisine

La démarche est d’abord individuelle et concerne chacun d’entre nous dans son mode de consommation. Mais la démarche pour réduire ses déchets est l’occasion d’actions collectives. Le groupe permet en effet d’échanger les bonnes idées, les bonnes adresses … et ça facilite bien les choses. Et c’est aussi en groupe que l’on peut, par exemple, monter un repair café dans notre ville.

Alors sur notre stand nous avons choisi de vous présenter :
-        Un projet de repair café
(pour en savoir plus sur les repair cafés, vous pouvez consulter cet article du Monde ou le site français du mouvement international des repair cafés)
-        Un repérage à faire ensemble des adresses Zéro Déchet à Fontenay
-        Un quizz surprise

Mais vous pourrez aussi venir avec vos idées ! sur le stand ou lors du débat qui suivra la projection à 18h du film « Aux déchets, citoyens ! ».  Ce documentaire présente le défi zéro déchets qui a été organisé à Roubaix. C’est un film très intéressant qui évoque la diversité des démarches individuelles mais aussi le repair café et les ateliers qui sont nés de cette belle initiative roubaisienne.

Pour visionner la bande-annonce, c’est ici

A samedi !

Dominique Dupuis
farwaste@yahoo.com

Pourquoi ces vérifications de la société Suez dans les logements à Fontenay ?

Faut-il dire oui à l’avis de passage de la société Suez que certains Fontenaisiens ont reçu ? Pourquoi cette vérification de votre réseau d’assainissement ?

Pour vous faire un avis, voici ce que les agents de Suez m’ont expliqué lors de leur visite chez nous le 9 mars 2018.

A/ Pourquoi c’est la société Suez qui passe ?

Nous trouvions suspect que Suez souhaite venir nous voir, puisque nous n’avons pas de contrat chez eux (notre facture d’eau vient de Véolia). Explication : Véolia soustraite ses différentes activités à des sous-traitants, et l’assainissement (traitement des eaux usées) est sous-traité à Suez. A mon avis, Suez aurait dû préciser cela dans son courrier pour éviter nos craintes légitimes.

B/ Est-ce que c’est une arnaque ?

Non. Il s’agit d’une mission officielle donnée à Suez par le territoire Vallée Sud Grand Paris (VSGP), la couche administrative au-dessus de notre municipalité qui regroupe 11 villes. La visite est gratuite.

C/ Ce se passe comment la visite ?

Nous avons reçu deux techniciens compétents de Suez qui nous très bien expliqué pourquoi ils venaient et comment ils allaient procéder. Ils ont regardé toutes les installations d’eaux usées (lavabos, éviers, WC, etc.). Un technicien a mis de l’eau colorée dans un évier, pendant que l’autre technicien attendait dans la rue pour vérifier que l’eau colorée arrive bien dans l’égout. Le résultat était positif. Le reste de la visite a été visuel, car tous les tuyaux sont apparents chez nous. La visite a duré 40 min (sachant que j’ai posé beaucoup de questions).

D/ Est-elle nécessaire cette vérification ?  

Si nous voulons éviter des problèmes et des dépenses inutiles, oui. Elle peut par exemple expliquer certains phénomènes d’humidité ou des odeurs malsaines. Exemple : un jour lors de travaux, nous avons découvert qu’une partie des eaux pluviales dans notre copropriété n’était pas branchée sur le réseau mais passait directement dans le sol. Cette vérification aurait découvert cela, et aurait pu régler le problème d’humidité plus rapidement. Elle peut révéler aussi qu’une partie de vos eaux usées part dans vos murs ou dans votre sol au lieu de partir dans l’égout. La vérification est d’ailleurs préconisée par le Code de la Santé Publique car elle peut éviter des maladies.

E/ Comment cette vérification peut-elle nous faire économiser de l’argent ?

Dans notre cas, sur la place du Général de Gaulle, il s’est avéré que toutes nos eaux pluviales (propres) partent dans l’égout avec nos eaux usées (WC + eaux ménagères). Ce système dit « unitaire » est très courant pour les constructions anciennes. Ce système est aussi très cher car l’énorme quantité d’eaux pluviales sera traitée par une station d’épuration, ce qui est à la fois très cher et parfaitement inutile. En plus, comme les eaux pluviales sont peu prévisibles, il faut aussi construire et maintenir des stocks d’eau, ce qui coûte très cher aussi. Ce serait bien d’enlever ces frais de nos factures d’eau.

F/ Que faire alors ?

Comme la place du Général de Gaulle sera réaménagée bientôt, le territoire Vallée Sud Grand Paris pourrait profiter de cette opération pour ajouter un conduit d’eaux pluviales. Car si on attend, cela n’arrivera jamais et nous continuerons à dépenser beaucoup d’argent pour purifier de l’eau déjà pure.

G/ Et si vous refusez la visite ?

Votre facture d’eau montera. Car vous refusez de participer à une opération d’intérêt général qui permet d’économiser beaucoup d’argent à la ville et d’éviter des problèmes sanitaires également.

H/ Qui puis-je contacter pour avoir plus de renseignements ?

Monsieur Aymeric VIEL, chargé d’opération du service Maîtrise d’Ouvrage Assainissement de Vallée Sud Grand Paris, tél. 01 55 95 84 00, e-mail : aymeric.viel@valleesud.fr. Ces coordonnées figurent dans l’avis de passage que nous avions reçu.

I/ Conclusions

J’espère trois choses :
1/ que ces informations vous décideront à ouvrir vos portes à Suez
2/ que vous partagerez éventuellement des informations pour compléter cette analyse
3) que vous proposerez des démarches à suivre pour que les eaux pluviales ne passent plus par un traitement et un stockage coûteux.

Car ce serait dommage que notre municipalité (qui est sur le point de refaire la place de Gaule) et le territoire VSGP (qui gère nos eaux usées) se renvoient la balle et que nous continuions à dépenser de l’argent inutilement pour toujours.

Pourquoi le changement des poubelles reste une priorité pour la propreté des rues ?

Les anciennes poubelles, mises en place, il y a plus de 25 ans étaient esthétiques, mais assez peu dimensionnées pour les lieux de passage. On trouvait régulièrement des canettes et des boites à pizza mises dessus ou plutôt à coté.

L’ancienne municipalité avait commencé à changer les poubelles pour des poubelles « tulipe » déjà plus adaptées avec la possibilité de mettre des gros déchets. La nouvelle municipalité a opté pour un modèle de grande contenance (70 litres) pour plus de confort et de propreté (Fontenay Mag de Décembre 2014, page 25). 

Il s’avère que ces nouvelles poubelles sont tellement de grande contenance qu’elles seront ramassées moins souvent et cela ne contribuera pas à la propreté, du fait des déchets stagnant longtemps et qui seront soumis à la pluie !

De plus, il n’y pas de tri sélectif, comme cela existe dans certaines communes ou sur la Coulée Verte. Ce tri sélectif pourra s’effectuer après-coup par le personnel technique. Dans l’exemple ci-dessous, on trouve des bouteilles plastiques et en verre.

Par contre, ces poubelles sont adaptées à des lieux de passage, comme le Boulevard de la République, où la présence des anciennes poubelles, inutilisables dans un lieu de passage, faisait que la poubelle, c’était la rue elle-même ou le pied des arbres.

Jusqu’à présent, seulement 100 poubelles ont été changées (Fontenay Mag de Février 2018, page 20). Il faut accélérer le remplacement, compte-tenu du fait que ce n’est pas un gros investissement. 

Lorsqu’il ne s’agissait pas d’un lieu de passage, le modèle de 2010, mis en place par l’ancienne municipalité était plus adapté.

Où peux-t on consulter les dossiers de la recherche sur les OGM effectuée au CEA (Commissariat de l’Energie Atomique) de Fontenay-aux-Roses

Depuis 2005, le CEA se reconvertit dans les sciences du vivant. Le démantèlement des anciennes installations nucléaires, qui vise à détruire toute trace de radioactivité non naturelle sur le site, doit durer jusqu’en 2034. Ce démantèlement était prévu jusqu’en 2025.

Depuis 2015, la loi impose au CEA de diffuser un dossier au public sur les recherches qui sont effectuées :  recherches en milieu confiné sur des OGM, des organismes génétiquement modifiés – des virus, pas du maïs ou des plantes transgéniques.

Le dossier, que le CEA a toujours été tenu de faire valider sur le plan éthique et de la sécurité par le Haut Conseil de biotechnologie, doit désormais être résumé et diffusé aux habitants.

Depuis 2015, sept documents de ce type ont été rendus public. Le dernier en date est en ligne sur le site de la ville jusqu’à fin janvier.

Le dossier est également consultable à l’accueil du service urbanisme (direction des services techniques au Château Sainte Barbe ) jusqu’au 31 janvier 2018.

Cette consultation pourra donner lieu à d’éventuelles observations adressées par le public au Haut Conseil des Biotechnologies – 244, Boulevard Saint-Germain 75007 Paris, comme indiqué dans le document.

Le Service des Thérapies Innovantes (STI)  a contribué « à guérir trois maladies » génétiques du sang « en moins de 5 ans » : la leucémie myéloide chronique (LMC), la drépanocytose et la thalassémie. « Notre dogme, c’est chercher pour guérir », insiste le chercheur. Le tout en toute transparence.

Source : Le Parisien du 25 janvier 2018 :

http://www.leparisien.fr/fontenay-aux-roses-92260/fontenay-aux-roses-pourquoi-le-cea-paris-saclay-vous-livre-ses-secrets-25-01-2018-7522797.php#xtor=EREC-1481423605-[NL92]—${_id_connect_hash}@1

Connaissez vous le mouvement des villes et territoires en transition?

Le mouvement des villes et territoires en transition. Peut-être avez-vous retenu ce nom du film Demain dans lequel un des fondateurs de ce mouvements, Rob Hopkins était interviewé.

Le mouvement de Transition est né en Grande-Bretagne en 2006 dans la petite ville de Totnes, et il y a aujourd’hui plus de 2 000 initiatives de Transition dans le monde, en 50 pays, dont plus de 150 en France, réunies dans le réseau International de la Transition.
Il s’agit d’inciter les citoyens d’un territoire (bourg, quartier d’une ville, village…), à prendre conscience, d’une part, des profondes conséquences que vont avoir sur nos vies la convergence du pic du pétrole et du changement du climat et, d’autre part, de la nécessité de s’y préparer concrètement. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir.

Le Réseau belge de la Transition propose une formation « lancer une initiative de transition, en ligne et en français ». Elle aura lieu une fois par semaine, le jeudi soir du 1er février au 29 mars.
J’ai suivi cette formation il y un peu plus d’un an, et l’ai trouvée très bien pour découvrir en détail les valeurs et méthodes principales du Mouvement de la Transition et travailler sur les dynamiques de groupe.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le mouvement de la transition et sur cette formation, n’hésitez pas à me contacter je serai ravie d’échanger avec vous et de vous transmettre les liens pour vous inscrire à la formation.
Dominique Dupuis

Participez à l’observatoire sur les perruches, espèce d’oiseau exotique envahissante

L’introduction de la perruche à collier s’est produite de manière accidentelle en Ile de France, à la suite de l’ouverture d’un container rempli de cet oiseau, vendu comme oiseau de cage. Apparemment, ces perruches se sont bien acclimatées en Ile de France.

Depuis les premières observations de perruches à collier en 1974, en Ile de France, les données concernant cet oiseau dans la région (observation, site de reproduction et dortoir) se sont multipliées. Les premières reproductions sont observées en 1990.
L’aire prospectée par les perruches atteint environ 2000 km² en juin 2014 ; il n’y a pas eu déplacement des oiseaux mais augmentation de la zone définie en 2009.
Les concentrations des observations correspondent bien aux concentrations en densité de perruche : sud 92 et nord 93.

Nous avions déjà relaté le fait que la perruche a été déjà observée à Fontenay, dans un article précédent.

L’estimation des effectifs de perruche à collier en Île-de-France était de 1050 perruches en 2008 et 2700 perruches en 2012. Le comptage de l’hiver 2014-2015 donne pour le seul dortoir de Massy (91) plus de 3500 perruches et l’estimation pour l’hiver 2013-14 est supérieure à 5000 individus pour l’Île-de-France.

Les reproductions sont observées sur une surface d’environ 800 Km² jusqu’en 2009 et sur environ 1900 km² actuellement, soit largement plus du double de surface occupée par des oiseaux installés. Les perruches ne se reproduisent que depuis quelques années dans les Yvelines et la Seine-et-Marne. On note qu’à chaque période, des oiseaux sont vus ponctuellement assez loin de cette aire de reproduction.

Nuisances générées par les perruches

  • La première nuisance rapportée est le bruit généré par les cris des perruches. Pour écouter ce cri, cliquez sur le lien suivant :

XC143088 – Perruche à collier – Psittacula krameri

  • La seconde nuisance est liée aux fientes des oiseaux au moment de leur regroupement vespéraux puis nocturnes.
  • Impact sur l’accès aux cavités (nidification) : La perruche à collier est un oiseau cavernicole, qui recherche des cavités pour y nicher et se reproduire. Le plus souvent elles trouvent ces cavités dans les grands arbres des parcs, avec une préférence marquée pour les hauts platanes. C’est une espèce qui s’installe précocement (dès fin janvier) dans les cavités, avant de nombreuses autres espèces ; elle est même capable d’expulser les premiers « propriétaires » (pics). les perruches à collier ont un impact évident sur les disponibilités en cavité et donc sur les reproductions d’autres espèces cavernicoles.
  • Agressivité sur certaines espèces : Sur ses sites de nidification, les perruches sont peu tolérantes envers certaines espèces, capables de prédation sur les jeunes ou les œufs, ou simplement concurrentes pour les cavités. L’écureuil roux en particulier est chassé et quelques exemples de poursuites et mises à mort ont été notées.
  • Impact sur l’accès à la nourriture : rapporté à leur présence beaucoup plus importante que les autres grosses espèces dans tous les jardins, les perruches apparaissent comme l’espèce la plus gênante quant à l’accès à la mangeoire pour les petits oiseaux.
  • Impacts sur les productions agricoles et horticoles : En Ile-de-France, des dégâts sont surtout notables sur les fruitiers des jardins privés (cerisiers, pruniers, pommiers…). Pour l’instant il n’y a pas de plainte de la part de producteurs de fruits. L’autre impact plus visible est l’ébourgeonnage des arbres (marronniers, cèdres, ifs notamment),
  • Impacts sur le bâti et les infrastructures : certains dommages ont été observés sur l’isolation extérieure de bâtiments. Les perruches creusent des ouvertures dans la première couche (enduit gratté ou bois) et s’installent dans l’isolation en laine de roche ou polystyrène.

La mise en place d’un observatoire des perruches en Ile de France

A l’initiative du Département des Hauts de Seine, et de la participation de 7 autres administrations (  Muséum national d’histoire naturelle, FREDON – fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles, Office nationale de la Chasse et de la faune sauvage, Ville de Châtenay-Malabry, Ville d’Antony, Ville de Sceaux,  LPO- ligue de protection des oiseaux) , un site internet d’information et de participation a été mis en place : http://perruche-a-collier.fr/

En plus d’informations et de documents, un observatoire a été mis en place.

Vous pouvez participer par l’intermédiaire d’un formulaire, pour signaler la présence de perruches, de nids, de dortoirs, de dégats : http://perruche-a-collier.fr/participez/formulaire

Vos observations seront ainsi reportées sur une carte interactive, mise à jour toutes les semaines.

Atelier participatif le dimanche 28 Janvier au Parc de Sceaux à 15 Heures

Rendez-vous à la grille d’honneur, gratuit sans inscription, à 15 Heures.

Les participants qui visiteront le Parc pourront alimenter la site d’observation.

 Pour plus d’informations : http://perruche-a-collier.fr/

 https://ile-de-france.lpo.fr/

Association CIVIFAR : Et si on organisait un stand un samedi matin sur la réduction des déchets ?

Nous proposons à ceux qui le souhaitent de constituer un groupe de projet pour organiser un événement un samedi matin à Fontenay sur la réduction des déchets.

Si vous êtes intéressé, merci de nous le dire via ce formulaire.

Une 1ère  réunion aura lieu jeudi 26 octobre à 20 heures 

Si vous n’êtes pas disponible vous pourrez être associé pour la suite.

Dominique Dupuis

Association CIVIFAR : http://www.civifar.fr/