Les préadolescents de Fontenay se mobilisent pour la planète !

Un groupe de préjeunes (11-15 ans) de Fontenay a réalisé une vidéo pour sensibiliser aux bons gestes du quotidien pour prendre soin de l’environnement.

La vidéo a été réalisé dans le cadre du programme des groupes de préjeunes, qui se base sur la conviction que les 11-15 ans possèdent un esprit de service désintéressé aux autres, un sens aigu de la justice, une soif de comprendre l’univers et un désir de contribuer à la construction d’un monde meilleur.

Le but du programme est d’offrir aux préjeunes les outils nécessaires faire de bons choix et et pour travailler au bien commun, à travers des ateliers de discussion, des activités artistiques et ludiques et des projets de service.

Vidéo de présentation



Pour plus d’informations : 06 82 36 33 55

Repair café à la médiathèque de Fontenay, samedi 12 Septembre de 14 H à 18 H

Le Covid-19 n’aura pas eu raison de notre Repair café !
L’association Fontenay Environnement et Transition vous signale la tenue de son prochain Repair café le samedi 12 septembre.

Ce premier atelier de réparation collaborative de la rentrée se tient dans la grande salle de la médiathèque.
Le nombre de personnes sera limité mais les réparations d’objets et de vêtements auront bien lieu.

Le but est toujours de prolonger la durée de vie des objets pour réduire nos déchets, le tout dans une ambiance conviviale et collaborative.
Sans oublier le goûter participatif !

Plus d’info : contact.fet@yahoo.com

Christophe Guyon

La Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) doit finaliser ses 150 propositions ce week-end

La Convention Citoyenne pour le Climat, expérience démocratique inédite en France, a pour vocation de donner la parole aux citoyens et citoyennes pour accélérer la lutte contre le changement climatique.

Elle a pour mandat de définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale.

Les 150 membres de la Convention Citoyenne pour le climat ont été tirés au sort.

Ils doivent remettre leurs propositions – soumises à un ultime vote, pour une adoption formelle – lors de la session conclusive des 19, 20 et 21 juin au Conseil économique, social et environnemental. Les propositions retenues seront présentées au gouvernement dimanche. Les membres de la Convention détermineront également les propositions qui pourront faire l’objet d’un référendum.

Le Président de la République s’est engagé à ce que ces propositions législatives et réglementaires soient soumises “sans filtre” soit à référendum, soit au vote du parlement, soit à application réglementaire directe.

Site officiel de la Convention : https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/

Les 150 propositions formulées par la Convention, et réparties en six grands thèmes :

  • Modifications de la Constitution et des institutions
  • Se loger

  • Se nourrir

  • Consommer

  • Se déplacer

  • Produire et travailler

Les 150 propositions présentées ce jeudi : https://www.franceinter.fr/environnement/les-150-propositions-de-la-convention-citoyenne-sur-le-climat

Une initiative unique de démocratie participative. 

Proposition d’un documentaire « Portrait des participants à la Convention Citoyenne » par Yann Arthus Bertrand. 

Dans la lignée de sa collection de films de témoignages commencée en 2004 par 6 milliards d’Autres, Yann Arthus-Bertrand, accompagné de Cyril Dion et de Mathilde Imer, ira à la rencontre de ces 150 français.e.s lors de la 7ème et dernière session de la CCC puis en septembre pour entendre leurs histoires et en dessiner un portrait unique et sensible.

Contribuez à ce projet, non seulement pour qu’il existe, mais aussi pour en faire un témoin d’un engagement qui – on peut l’espérer – marquera l’histoire de notre pays et du combat climatique.

Pour que ce documentaire puisse avoir lieu, participez avec Ulule : https://fr.ulule.com/les150/?utm_campaign=presale_108763&utm_source=newsletter_ulule-monthly-20200617&utm_medium=email

Budget participatif : comment a-t-il été mis en œuvre et a-t-il fait participer les citoyens ?

Sources :

- Budget participatif par Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_participatif#:~:text=Le%20budget%20participatif%20est%20un,diffus%C3%A9e%20%C3%A0%20travers%20le%20monde.

- Le budget participatif des communes de Hauts de Seine : https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-le-budget-participatif-chouchou-des-villes-et-des-habitants-07-11-2018-7937613.php

- Budget participatif de la ville de Fontenay aux Roses (site de la ville)  : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1616/budget-participatif.htm

Comment ce budget a été mis en place ?

Le budget participatif résulte du groupe de travail sur la Démocratie Participative présenté à la réunion du 7 Avril 2018

La Ville a organisé son premier budget participatif en 2018. L’enveloppe du budget a été définie au moment du vote du budget à hauteur de 20 000€ à titre expérimental. Le montant représente moins de 1 € par habitant

  • A titre de comparaison, à Antony, il est de 6.5 € / habitant, à Bagneux, 6.25 € / habitant, à Bourg La Reine de 5 € / habitant, à Montrouge de 12 € / habitant,

Source : https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-le-budget-participatif-chouchou-des-villes-et-des-habitants-07-11-2018-7937613.php

Ouverte à tous, cette initiative de démocratie participative, décidée après un travail commun entre la municipalité et les comités d’habitants, permet de financer des projets d’investissement.

  • 28 projets ont été proposés par les Fontenaisiens

Chaque projet a fait l’objet d’une évaluation technique et de budget par les services techniques de la ville.

Les projets recevables ont été présentés le 10 novembre 2018 devant un jury composé de représentants des comités d’habitants.

  • 13 projets ont été recevables

Du 3 au 23 décembre 2018, les projets ont été soumis aux votes des Fontenaisiens. 243 votes ont été comptabilisés

Un jury composé d’élus, de Fontenaisiens, membres de comités d’habitants, s’est réuni le 21 janvier 2019 et a entériné les résultats des votes et défini les projets pris en charge par le budget participatif ou par d’autres lignes budgétaires de la ville.

Ci-joint le CR de cette réunion : CR-réunion jury du 21 janvier 2019

Lors de cette réunion :

Décisions arrêtées : Le jury et les porteurs de projets seront impliqués dans le Suivi de la réalisation des projets

Prochaine réunion : Fin février 2019. Invités : Jury, porteurs de projets, services techniques. Objet : échéancier et modalité de réalisation des projets

=> En fait ces réunions n’ont jamais eu lieu et les porteurs de projets n’ont pratiquement pas été recontacté, pas même au moment de la réalisation de leur projet

Quels étaient les 5 projets retenus et leur réalisation

Source : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1676/resultats-et-realisation-des-projets.htm

Compostage collectif dans la ville proposé par Céline Frugnac et Bénédicte Mazoyer

But du projet : Proposer une solution de compostage collectif permettrait à chaque habitant d’intervenir pour préserver l’environnement. Tout le monde produit des déchets organiques. Ils seraient ainsi réutilisés plutôt que d’être mélangés aux déchets ménagers.

Interview de Céline Frugnac : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1665/compostage-collectif-dans-la-ville.htm

  • Ce compostage collectif a été à l’étude sur deux sites de la ville.
  • Ces compostages devaient être rattachés à des logements sociaux et surtout liés à des personnes ou associations susceptibles de s’en occuper
  • Ce projet n’a pour le moment pas été réalisé.

Art de rue sur les armoires électriques par Pauline Le Fur

But du projet : L’idée est de laisser, après accord des exploitants, à disposition de jeunes des armoires de rue (électriques, téléphoniques, …) afin qu’ils réalisent des projets de street art. Ils seront encadrés par des artistes locaux. Ce projet propose de créer un espace d’expression dédié aux jeunes et favorise le lien social

Interview de Pauline Le Fur : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1658/art-de-rue-sur-les-armoires-electriques.htm

  • Ce projet n’a pas été réalisé pour le moment
  • Pour cela, il fallait négocier avec les propriétaires des armoires de rue
  • La ville a négocié avec Orange et GRDF. L’accord serait maintenant obtenu.

Aménagement d’un coin malin rue d’Estienne d’Orves par Yann Roberge

But du projet : Aménager et valoriser l’espace inutilisé en face du collège permettrait de créer un usage commun. L’idée est d’exploiter ce site pour le rendre vivant et accessible à tous en installant : bancs, table de jeu d’échec, hôtel à insectes, boîte à livres, plantes, etc

Interview de Yann Roberge : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1660/amenagement-d-un-coin-malin-rue-d-estienne-d-orves.htm

Projet proposé par Yann Roberge

En février 2020, le projet a été réalisé partiellement.

  • Pour le projet, le porteur n’a pas été recontacté
  • Il y eu un manque de communication évident avec les riverains et les collégiens

Créer des mini-vergers « pommes et noisettes » par Zoé Sol-Mochkovitch

But du projet : Des mini-vergers mis en place dans les quartiers avec des pommiers et des noisetiers permettraient de se rapprocher de la nature. Ils seraient accompagnés de panneaux explicatifs et accessibles aux habitants pour en assurer l’entretien et pour la consommation

Interview de Zoé Sol-Mochkovitch : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1666/creer-des-mini-vergers-pommes-et-noisettes.htm

Le 28 novembre 2019, dans le square des Anciens Combattants, l’équipe des Espaces verts a planté les mini-vergers « pommes et noisettes » avec 3 pommiers, 2 cerisiers, 2 poiriers, 5 noisetiers

  • L’implantation de ce verger qui utilise une bonne partie du square des Anciens Combattants a été faite sans panneaux explicatifs et surtout sans avoir contacté le comité des habitants du quartier qui aurait pu servir de relai aux habitants pour en assurer l’entretien et pour la consommation.
  • Cette implantation aurait pu se faire dans la partie du verger conservatoire et qui est devenue la roseraie, car elle supprime une bonne partie du square pour le jeu des enfants du quartier
  • D’autre part, les rangées des groseillers situés dans la partie de la roseraie a té transférée à coté du verger et elle s’est faite sans demander leur avis au comité d’habitant

Réalisation d’un « jardin de pluie » par Dominique Dupuis

But du projet : Récupérer les eaux de pluie avec un dérivatif pour créer un « jardin de pluie ». Ce dispositif, constitué de végétaux pouvant survivre à des variations hydriques importantes, favoriserait le développement de la nature en ville et participerait au traitement des eaux pluviales.

Un « jardin de pluie » est un espace décaissé, de quelques m2, dans lequel sont installés des végétaux pouvant supporter d’être alternativement en milieu humide ou sec selon la météo. Les eaux de pluie sont dirigées vers cet espace, un trop plein leur permettant de rejoindre le circuit général. Les eaux sont alors dépolluées par les plantes et rejoignent le sol au bénéfice des arbres et autres plantations environnantes.

Interview de Dominique Dupuis : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1664/realisation-d-un-jardin-de-pluie.htm

En février 2020, un jardin de pluie a été créé à l’angle de la rue Rémy Laurent et de l’avenue Gabriel Péri

Voilà à quoi il ressemble actuellement

  • Il y a différentes plantes, comme des iris d’eau, des fougères, de la prêle…
  • On ne sait pas si les végétaux peuvent supporter d’être alternativement en milieu humide ou sec selon la météo. L’arrosage hebdomadaire évoqué par un voisin nous font penser que ce n’est pas le cas et que le jardin n’est pas autonome
  • Ce jardin est bien situé dans une rue en pente, avec une saignée pour capter l’eau qui ruisselle, mais il n’est pas décaissé, avec un bac où l’eau peut s’écouler lentement et avec des plantes sur un lit de terre au fond du bac qui vont dépolluer l’eau
  • Il semble que le jardin proposé est en place au-dessus d’un bac de stockage, alimenté par l’eau de pluie. Si cela est le cas, l’idée est intéressante pour limiter l’eau d’arrosage des espaces verts de la ville mais ne correspond pas au projet qui a été déposé.
  • La porteur du projet n’a pas été impliquée dans la réalisation
  • Il n’y a aucune explication autre que le nom « jardin de pluie »

Conclusions pour les projets retenus

  • Il était prévu, lors de la réunion du 21 Janvier 2019 que le jury et les porteurs de projets soient impliqués dans le Suivi de la réalisation des projets
  • Il devait y avoir des réunions entre les porteurs de projets et les services techniques pour la réalisation
  • En fait ces réunions n’ont jamais eu lieu et les porteurs de projets n’ont pratiquement pas été recontacté, pas même au moment de la réalisation de leur projet
  • Il a fallu plus d’un an pour la réalisation de 3 projets sur 5
  • Le bon exemple est la ville de Bagneux qui a un site dédié au budget participatif avec un suivi des projets : https://budgetparticipatif.bagneux92.fr/suivi-projets/

Conseil Municipal du 23 Avril 2020 : quelles nouvelles ?

La séance du conseil municipal du jeudi 23 avril 2020 a été organisée par voie dématérialisée. Elle a été transmise en direct sur Facebook et Youtube.

Pour le visualiser (avancer jusqu’à 28’43 « ) : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1786/conseil-municipal-du-23-avril-2020.htm

Ce conseil a duré 2 H 30. Le Maire et les élus de sa majorité, ont parlé pendant 2 H, les élus de l’opposition ont pu poser quelques questions pendant 30 min.

En préambule, le Maire a remercié toutes les personnes qui lui ont adressé des messages de soutien et donné des informations rassurantes sur la santé de son premier adjoint, Roger Lhoste, qui est sorti de la réanimation, ansi que le mari de la conseillère municipale, Claudie Antonnucci.

Il a proposé de réunir tous les 10 jours les responsables des groupes politiques du conseil municipal.

Informations municipales à propos du coronavirus

 Le Maire a dit que contrairement à certaines rumeurs, Fontenay n’était pas un « Cluster » pour le coronavirus. Il n’y a pas eu en Mars une sur-mortalité par rapport à l’an dernier (10 décès au lieu de 8 en 2019).
Il n’y a pas eu de décès à la maison de retraite du Parc, mais plusieurs cas et un décès à la clinique Alliance de suites de soins.
Il a dit qu’une cellule de COVID a été mise en place à la Mairie en Février. Cette cellule a fait appel à des médecins, infirmières, kinés, personnel soignant.
Il y a eu la création d’un conseil scientifique local avec un infectiologue et un hygiéniste pour des avis sur les solutions à mettre en oeuvre.
Il y a eu des tests du personnel communal.
Il y a actuellement une cellule de veille et une cellule pour l’approvisionnement. Il y a un point COVID journalier qui est effectué.
Il y a des permanences à l’accueil de la Mairie, au CCAS. Il y a 80/90 personnels municipaux en télétravail.
La cuisine centrale continue de fonctionner (150 repas / jour), car elle distribue les repas pour les enseignants et le personnel des accueils de jour pour les enfants des soignants.

Respect du Confinement

Le respect du confinement par les Fontenaisiens est bon . La police municipale a effectué 1250 contrôles, 25 Procès Verbaux à 135 € soit 2%  ( moyenne nationale environ 5%)

Masques pour les Fontenaisiens

La ville a commandé 70 000 masques dont 40 000 en papier et 30 000 en tissu. Le territoire en a commandé 60 000 pour la ville. Une association Franco Vietnamienne en a donné 2 000 fabriqués au Vietnam.

Le but est que chaque Fontenaisien bénéficie d’un masque en tissu pour le déconfinement.

Propreté, désinfection du mobilier urbain

La ville a fait appel à un prestataire pour désinfecter les mobilier urbains situés près des arrêts de bus et des commerces, 51 points 3 fois par semaine.

Le nettoyage des rues fonctionnerait normalement.

=> Commentaire : En fait c’est le nettoyage avec le mobile « Gluton » en centre-ville qui fonctionne. Les autres rues ne sont pas nettoyées par le Territoire.

La collecte des déchets fonctionne normalement, sauf pour le retrait des encombrants à la demande par le Territoire.

Communication de la ville concernant le COVID

Sur la page d’accueil du site de la ville apparaissent des menus spécifiques :

  • Informations COVID
  • Maintien des services municipaux
  • Commerces et livraisons
  • Flash info COVID-19, mis à jour tous les jours à 14 H 30
Des FAR Mag spécial COVID sont parus, le 2 et le 9 Avril. Ce dernier a été distribué dans les boites aux lettres. Il y aura un FAR Mag spécial COVID qui paraîtra le 11 Mai .
La maison de quartier des Paradis émet un journal pour les Blagis.

Culture, activités

La Médiathèque : sur les 20 agents, 17 sont restés mobilisés. Ils effectuent du rangement.

Tous les Fontenaisiens peuvent s’inscrire à la Médiathèque et bénéficier d’un accès au site NOSCO qui est une Médiathèque numérique , des cours en ligne, de la musique par la Philharmonie de Paris, et accès à 6 films / mois. Pour s’inscrire ou accéder : https://www.mediatheque-fontenay.fr/

Au Conservatoire de la Musique, les élèves peuvent bénéficier d’un enseignement à distance. 53% des élèves sont au rendez-vous et les efforts se poursuivent pour encourager le plus grand nombre à maintenir une pratique adaptée aux circonstances.

Le CCJL maintient ses activités de soutien scolaire en primaire et au lycée par téléphone ou par l’application Zoom, sur une initiative de bénévoles. Pour certaines activités (piano, guitare, chant, danse afro ou orientale, sophrologie, méditation…), les professeurs proposent également des cours via Zoom, Skype ou Whatsapp. Pour les activités plus difficiles à assurer à distance, les animateurs gardent le lien avec les élèves avec des conseils ou un suivi pédagogique.
Pour joindre le CCJL : ccjl@fontenay-aux-roses.fr et www.ccjl92.com

 Santé, Centre Municipal de Santé, CCAS, Solidarité

Durant le confinement, le CMS propose des consultations téléphoniques avec des médecins et infirmières mais aussi avec une psychologue, une sage-femme, le Centre de planification et d’éducation familiale (infirmière, médecin, conseillère conjugale), le Lieu d’écoute et d’accueil pour les jeunes de 12 à 25 ans (infirmière) ou encore de tabacologie et d’alcoologie.

Pour Gilles Mergy, le CMS se contente pourtant de fonctionner a minima avec des horaires réduits. Voir propositions : http://www.ateliersfontenaisiens.fr/mettre-le-centre-municipal-de-sante-au-coeur-du-plan-daction-contre-le-covid-19/

Le CCAS fait du portage de repas à domicile, 69 en semaine et 144 le week-end. 180 personnes bénéficie d’une aide à domicile. Il y aussi des demandes de transport pour aller chez le médecin.

En partenariat avec le CCAS et le service de la Vie associative, la Croix-Rouge Française de Fontenay-aux-Roses livre les courses et médicaments au domicile des plus fragiles. Un numéro non surtaxé (09 70 28 30 00) fonctionne 7 jours sur 7, de 8h à 20h. Denrées alimentaires, produits d’hygiène ou médicaments sur ordonnance, ces produits restent à votre charge et sont livrés par les bénévoles de la Croix-Rouge française.

Espace public, espaces verts

Le service fonctionne avec 80 % des effectifs.

Commerces

  • Commerces d’alimentation : 14 ouverts sur 16. 10 en livraison à domicile
  • Commerçants du marché : sur les 31 commerçants, 13 font de la livraison à domicile.
    => Commentaires  : Il n’y a aucun boucher, ni de producteurs locaux.
    • refus de rouvrir le marché alimentaire en dépit de la demande formulée par le Ministre de l’agriculture à tous les Maires de France;
    • interdiction explicite d’organiser un sytème de type “drive” pour permettre aux commerçants du marché d’écouler leurs produits frais (dans le respect des règles sanitaires)
    • Pourtant de nombreux Fontenaisiens ont demandé à ce que le marché soit réouvert
  • Commerces de service : 47 sont ouvert sur 124
  • Banques, toutes fermées
  • Salon de coiffure, soins du corps : 19 fermés
  • Garages ouverts : 2 ouverts sur 8
Il est envisagé avec le Territoire, un remboursement d’un mois de loyer des commerçants et des reports de paiement.

Impact financier pour la Ville

Les ventes immobilières sont au point mort. L’adjoint aux finances estime qu’il y aura un manque de recettes du aux ventes immobilières, de l’ordre de 1.2 M€. Il y aura aussi une baisse de facturation des services. La perte de recettes sera au mois de 2 M€.

De plus, le Territoire et le Département ont des recettes qui dépendent de l’activité économique. Il y aura des conséquences économiques qui s’étaleront sur 2021.

Les écoles

L’adjoint aux écoles, a indiqué que 25 enfants étaient accueillis et que beaucoup de choses étaient mises en place en terme de soutien scolaire.

Il pense que le 11 mai, la capacité d’accueil sera de 25% pour respecter les règles de distanciation sociale. Il sera très difficile de mettre en oeuvre le déconfinement, en particulier pour les classes de maternelles.

Soutien pour les locataires en logement social

Le Maire a adressé le 17 avril dernier un courrier à tous les bailleurs de la ville. Il appelle à la plus grande bienveillance pour accompagner au mieux chaque locataire (particuliers, commerçants, artisans) afin qu’une solution adaptée soit trouvée en cas de difficulté de paiement de loyer.

=> Commentaire : Dans une lettre commune, l’ensemble des candidats de l’opposition au premier tour des élections municipales de Fontenay-aux-Roses a demandé aux bailleurs sociaux présents sur la ville d’appliquer un moratoire sur le paiement des loyers des personnes en grande difficulté : http://www.ateliersfontenaisiens.fr/lopposition-unie-appelle-a-un-moratoire-sur-les-loyers-des-personnes-en-grande-difficulte/

Travaux sur le bâtiment de l’ancien Conservatoire

La question est posée  par Elias Abou Mansour sur les travaux menés depuis quelques jours dans l’ancien conservatoire.

Le Maire a répondu qu’il ne s’agissait pas de travaux fait par la municipalité mais par le locataire et qu’en conséquence la municipalité n’avait donc rien à dire. Il a ajouté qu’il s’agissait de changer les châssis des fenêtres d’une partie du bâtiment.

Pour l’association Conservatoire-Soubise, cette réponse est tout à fait insuffisante, car le bail de location fait état de travaux dus par la ville et de travaux à charge du locataire.

« Pour ce qui est des travaux effectués dans le conservatoire à la charge du locataire selon l’article 7 de la convention, ils  sont bien plus vastes que ce qu’indique le maire puisque si ils portent bien sur le changement des châssis fenêtres d’une partie du bâtiment ils portent aussi sur le pavillon dans lequel les cloisons sont abattues pour en modifier l’intérieur. Il ne peut pas ne pas le savoir. Il aurait donc dû le signaler.

Sachant d’une part l’opposition de tous les autres candidats et d’autre part qu’il existe un recours sur le bail de location, accepter malgré cela que ces travaux soient effectués traduit la volonté manifeste de passer en force et de mettre tous les Fontenaisiens élus ou non devant le fait accompli. »

Voir article : http://www.osez-fontenay.fr/au-conseil-municipal-davril-la-reponse-inappropriee-de-l-vastel-sue-les-travaux-dans-lancien-conservatoire/

 Interventions des élus de l’opposition

Pascal Buchet s’est déclaré surpris par l’état d’esprit de la réunion qui donne l’impression qu’à FAR, tout va bien sans pour autant apporter de réelles précisions sur la réalité de la situation, la continuité des services publics, les aides apportées aux agents et aux Fontenaisiens notamment ceux en grande difficulté sociale. Concernant les écoles/crèches/accueils de loisirs, il lui parait déraisonnable d’envisager une réouverture complète le 11/05 et il a plaidé pour accueillir en priorité les enfants qui en ont le plus besoin : ceux qui n’ont pas d’accompagnement familial ou de support informatique.

Gilles Mergy a rappelé qu’il était à l’initiative de cette réunion et qu’elle avait été relayée par toute l’opposition. Il a regretté que toutes ses propositions (drive, aide aux enfants en décrochage scolaire, aux personnes en difficulté ne pouvant payer leur loyer…) n’avaient suscité aucune réaction de la part de la municipalité. En ce qui concerne le plan de déconfinement, il est revenu sur la question des écoles en posant plusieurs questions : quels ont été les échanges avec l’Education nationale ? Qu’est-il prévu en terme de mesures sanitaires  (désinfection du mobilier, respect des gestes barrières).

Mme Bourdet est intervenue sur les difficultés rencontrées par les enfants qui sont très différentes d’une famille à l’autre. Quand il y a trop d’enfants dans un appartement avec une concentration devant un écran c’est un facteur de priorité pour l’accueil dans les écoles. Idem quand les parents sont dans une grande précarité, sans la cantine pour les enfants. Il convient de ne pas regarder que l’aspect sanitaire mais aussi la dimension psychologique. Voir l’article sur son intervention : http://www.pourfontenay.fr/blog/conseil-municipal-du-23-avril-2020-intervention-de-suzanne-bourdet-pour-les-enfants

Mme Bordenave a comparé la situation dans les lycées où des mesures ont été prises très tôt et la situation des écoles. Elle a demandé au Maire s’il allait désormais informer les élus d’opposition (puisqu’il ne l’avait pas fait jusqu’à présent) et comment il entendait associer les parents d’élèves (sous-entendu les parents élus) à la réflexion sur le déconfinement.

F. Zinger a proposé que, en l’absence de possibilité pour les enfants les plus démunis de bénéficier d’un repas à la cantine actuellement, soit faite la liste des personnes dont le quotient familiale est bas et qu’un contact soit pris ensuite par les services sociaux pour leur apporter des repas.

Le Maire  s’est montré ouvert si la possibilité de croiser les fichiers informatiques est permise.

 Ci-joint des autres Compte-rendus : 

Elections du 15 et 22 Mars : vous allez voter pour les municipales, mais aussi pour les élus au Conseil Communautaire du Grand Paris

Dans le bulletin de vote, il y aura le nom de 2 conseillers communautaire du Grand Paris  Vous les choisirez en même temps que les élus à la commune. En général, il y a le Maire et un adjoint, même quelques fois le premier adjoint.

Création de la métropole du Grand Paris et du Territoire Vallée Sud Grand Paris (VSDP)

Le Grand Paris est un projet visant à transformer l’agglomération parisienne en une grande métropole mondiale du xxi ème  siècle, afin d’améliorer le cadre de vie des habitants, de corriger les inégalités territoriales et de construire une ville durable.

Ce projet, imaginé et promu par le président de la République Nicolas Sarkozy dès 2008, prévoit la création de la grappe industrielle technologique Paris-Saclay dans la région du plateau de Saclay, à vingt kilomètres au sud de Paris.

Le projet est aussi institutionnel. Il s’agit de créer une structure de gouvernance entre Paris et son agglomération dense, la métropole du Grand Paris.

La métropole du Grand Paris, qui regroupe, aux termes du projet de loi de «modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles» adopté par le parlement en décembre 2013, les communes de Paris, des départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne et certaines communes des départements de la grande couronne parisienne.

La création de cette métropole à statut particulier a lieu le 1er janvier 2016, date à laquelle sont remplacées l’ensemble des communautés de communes et communautés d’agglomération concernant ces communes par des établissements publics territoriaux.

La métropole du Grand Paris est composée de 12 territoires de 400 000 habitants environ.

Fontenay-aux-Roses se trouve au centre du territoire « Vallée Sud Grand Paris » qui compte au total 11 communes : Malakoff, Montrouge, Clamart, Châtillon, Bagneux, Fontenay-aux-Roses, Bourg-la-Reine, Le Plessis Robinson, Sceaux, Châtenay-Malabry et Antony.

Site internet du Territoire Vallée Sud Grand Paris : https://www.valleesud.fr/fr/accueil

Quelles sont les compétences de Vallée Sud – Grand Paris ?

Les territoires ont le statut d’établissements publics territoriaux (EPT) et auront progressivement les compétences suivantes :

  • La politique en faveur de l’emploi
  • Le développement économique, l’aménagement et la politique locale de l’habitat pour la partie non déclarée d’intérêt métropolitain
  • La politique de la ville
  • Les transports
  • Le logement étudiant
  • La gestion des déchets ménagers et assimilés
  • L’eau
  • L’assainissement
  • L’éclairage public, la signalisation lumineuse tricolore, la pose et la dépose des motifs d’illumination de fin d’année
  • Le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal
  • La Défense Extérieure Contre l’Incendie (DECI)
  • La gestion des équipements sportifs aquatiques (piscines)
  • La gestion des équipements culturels : conservatoires, médiathèques et bibliothèques, théâtres et cinémas
  • L’organisation et le financement d’évènements culturels à rayonnement territorial
  • Le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET)
  • L’action sociale au travers du Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique

=> Toutes ces compétences ne sont pas automatiquement mises en œuvre. Elles le sont à la demande de chaque commune.

Qui sera élu au Territoire ?

Auparavant, depuis 2005, Fontenay aux Roses faisait partie de l’agglomération des communes : agglo Sud de Seine, avec les communes Bagneux, Clamart et Malakoff.

Lors des élections municipales, on élisait également les représentants à l’agglomération, sur un bulletin séparé, ce qui permettait de faire des choix différents.

Pour le Territoire, il n’y a pas d’élection au suffrage direct, mais les 4 élus sont désignés par un vote du Conseil Municipal. Chaque maire est vice-président du Territoire. Pour les autres élus ne sont pas forcément des élus de la majorité. 

En décembre 2015, à Fontenay, le maire, Laurent Vastel, après un vote, a obtenu que   les élus soient tous de la majorité.

Le bureau territorial, quant à lui, se compose de 12 élus incluant le Président et plusieurs Vice-présidents, chaque élu délégué ayant une thématique particulière.

Quels sont les services et les équipements de Fontenay qui ont été transférés au Territoire ?

  • La collecte des déchets et des encombrants (depuis 2005)
  • La lutte contre les pollutions, l’assainissement (depuis 2005)
  • L’éclairage public (depuis 2010)
  • L’emploi et l’insertion (depuis 2010)
  • Le Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique (CLIC)
  • Le Théâtre des Sources et le cinéma Scarron (depuis 2007)
  • La Maison de la Musique et de la Danse (depuis 2007)
  • La piscine (depuis 2007)
  • Voirie d’une vingtaine de rues (2019)

=> Le personnel affecté à ces équipements sont transférés au Territoire. Leurs salaires sont reversé par les communes.

Par contre, les travaux et les investissements sont à la charge de la commune, mais peuvent être financés en partie par le Département, le Territoire et d’autres comme la région.

Régime fiscal et budget du Territoire

Le Territoire perçoit la cotisation foncière des entreprises (CFE), l’une des composantes de la fiscalité économique des entreprises. Cette cotisation a remplacé la taxe professionnelle.

Entre les communes, il y a un Fonds de Compensation pour les communes moins riches.

Complication, dévitalisation du pouvoir municipal, déni de démocratie

=> La plupart des citoyens ne sont pas au courant de ce subtil partage des compétences et tiennent toujours le maire pour responsable

Les élus municipaux considèrent souvent l’intercommunalité comme une strate administrative et bureaucratique d’autant plus irritante que sa mécanique est opaque : la plupart ignorent ce que font les intercommunalités, qui sont les personnes qui les gèrent.

=> Il n’y a pas de programme intercommunal ni de réelle campagne, alors que beaucoup de choses dépendent maintenant de cet échelon.

Quel citoyen connaît le président de son intercommunalité, ou les conseillers communautaires représentant sa commune ?

Malgré ces imperfections, la tendance de fond reste à la dévitalisation du pouvoir municipal et à la montée de l’intercommunalité, car il y a soi-disant des économies d’échelle.

=> C’est sans compter sur le besoin de politique de proximité qui s’est fait entendre ces derniers mois, notamment avec la crise des « gilets jaunes ». Le maire et ses conseillers municipaux tiennent par excellence un mandat d’écoute.

Par exemple :

-        Chargée du ramassage des ordures, l’agglomération a changé de mode de collecte. Les vieux bacs de ramassage ont été retirés, mais les nouveaux ont mis 10 jours à arriver. Résultat : les gens laissaient leurs poubelles sur les trottoirs, la ville était répugnante. Furieux, ils traitaient le maire de bon à rien. Ils étaient indifférents au fait que l’agglomération était responsable

-        Demandes de travail ou de logement, la plupart des doléances des citoyens dépassent largement leurs pouvoirs. Mais qu’importe, en cas de problème, les gens ont besoin d’un interlocuteur humain, pas de la hot line d’une intercommunalité.

=> A l’élu local de passer ensuite le message à l’échelon compétent intercommunalité,   département ou région.

=> La future loi « Engagement et proximité » assouplit la loi « Notre » : rééquilibrage du rôle des maires dans les intercommunalités, renforcement de leur pouvoir de police…

Municipales 2020 : Réponses des candidats de Fontenay-aux-Roses à notre sollicitation sur le plan climat-air-énergie pour notre territoire (PCAET)

Mi-février, 27 associations du territoire Vallée Sud – Grand Paris ont signé une lettre ouverte sur l’urgence d’un plan climat-air-énergie pour notre territoire (lien vers le post Nouvelles de Fontenay). Cette lettre a été envoyée à tous les candidats des villes du territoire.

Quatre des cinq listes sur Fontenay ont répondu à notre sollicitation avec des documents relativement détaillés de 3 à 5 pages. Pour télécharger les réponses cliquez sur le lien
-        Liste POUR FONTENAY, menée par Suzanne BOURDET : Réponse Fontenay S Bourdet Asso citoyens
-        Liste FONTENAY EN COMMUN, menée par Corine Bénétreau Schäfer et Mahamadou Traoré : Réponse Fontenay en commun
-        Liste UN TEMPS D’AVANCE POUR FONTENAY, menée par Gilles Mergy : Réponse Fontenay – Un temps d’avance Gilles Mergy PRG EELV
-        Liste FONTENAY AVEC VOUS, menée par Pascal Buchet : Réponse Fontenay avec vous P Buchet
-        La liste FONTENAY DEMAIN, menée par Laurent Vastel ne nous a pas encore répondu, nous publierons sa réponse lorsqu’elle nous parviendra
-        Nous avons eu connaissance trop tardivement de la liste PENSER FONTENAY menée par Céline Alvaro pour l’associer à notre démarche, nous lui envoyons la lettre ouverte et publierons sa réponse à réception.

Toutes les réponses présentent les objectifs écologiques comme prioritaires. Les propositions sont nombreuses, de la suppression des pesticides à la plantation d’arbres ou la mise en place d’un réseau séparatif des eaux usées et même la municipalisation de la gestion de l’eau, comme cela s’est fait à Paris et proposé ici par FONTENAY EN COMMUN. Nous nous réjouissons que les candidats présentent dans leur réponse des objectifs clairs d’une gestion plus écologique de la ville. Les municipalités ont en effet un rôle majeur à jouer pour initier la transition écologique dans la ville. Elles disposent de leviers importants du fait de leurs compétences : La place accordée aux voitures, aux piétons, aux vélos dans l’espace public, la désimperméabilisation des sols, ou encore le choix de produits plus responsables dans la restauration collective etc. sont de leur ressort. Via la commande publique et des soutiens financiers et techniques, elles peuvent protéger les milieux naturels, la biodiversité, et les populations humaines qui en dépendent. Vous pouvez lire ces propositions dans les documents en lien ci-dessus.

Rappelons que les objectifs du plan-climat-air-énergie pour Vallée Sud -Grand Paris doivent exprimer notre contribution aux objectifs du plan climat-air-énergie de la métropole Grand Paris (PCAEM) et par-delà  aux objectifs de l’agenda 2030 de la France.

Le PCAEM s’articule autour d’objectifs stratégiques et opérationnels ambitieux pour atteindre la neutralité carbone et le facteur 4 (diviser par 4 nos émissions de Gaz à Effet de Serre – GES) à l’horizon 2050accroitre la résilience du territoire face aux effets du changement climatique et réduire les concentrations en polluants. Pour cela, il est nécessaire de réduire massivement les consommations énergétiques et de travailler pour obtenir un mix énergétique diversifié et décarboné.  Rappelons aussi que les émissions de GES concernent aussi celles qui sont émises hors de notre territoire, pour fabriquer ou cultiver, et transporter, les produits que nous consommons. Le PCAEM et par extension le PCAET ne concerne donc pas que la bonne gestion des villes.

Tous les acteurs doivent s’impliquer dans la construction et la mise en œuvre du plan climat-air énergie parce que nous sommes tous concernés par ces enjeux.

Si les candidats souhaitent l’implication des associations et des citoyens pour l’élaboration et la mise en place du plan climat-air-énergie, leur rôle comme acteurs, réelles parties prenantes, est moins évoqué.

De même pour les acteurs économiques. Citons tout de même :
-        Le souhait de la liste POUR FONTENAY d’associer les associations au travail de démocratie participative et sa conviction qu’il est capital de faire un effort d’information, dès le plus jeune âge
-        FONTENAY EN COMMUN propose de solliciter les associations mobilisées sur des sujets qui peuvent contribuer à la transition souhaitée : les associations mobilisées sur le jardinage urbain pour développer des actions (…); les équipes éducatives des établissements d’enseignement, avec le concours et le soutien des associations représentatives. Plus largement FONTENAY EN COMMUN précise que « Mobiliser chaque habitant suppose une volonté politique et éducative sans faille » et qu’il convient « Informer et former les habitants sur tous les sujets qui relèvent de l’urgence climatique »
-        UN TEMPS D’AVANCE POUR FONTENAY propose d’intégrer la compétence territoriale « Emploi et développement économique » dans la construction du plan climat-air-énergie
-        FONTENAY AVEC VOUS prévoit de « poursuivre avec les associations le travail « d’adoption » de ces modes de transports (sensibilisation, ateliers réparation…) ».

Quelques propositions de la part des candidats concernent la promotion ou l’incitation à l’adoption de nouvelles pratiques plus écologiques comme privilégier les transports en commun mais sans que les moyens d’une réelle avancée soient précisés. En tant qu’associations signataires de la lettre ouverte, nous insistons sur la nécessité d’aller plus loin dans ce domaine mais surtout l’importance et l’intérêt de mobiliser les associations et les acteurs économiques comme des partenaires ressources pour la construction et la mise en œuvre de réponses collectives à la hauteur des enjeux. Des ressources peuvent être également mobilisées par le territoire, notamment dans le domaine de l’énergie avec les Agences locales de l’énergie et du climat (ALEC) et les Espaces info énergie (EIE) qui sont actifs depuis plusieurs années sur beaucoup de Territoires comme Grand Paris Seine Ouest Energie.  Ce qui n’est pas le cas sur le territoire Vallée Sud – Grand Paris.

Concernant les objectifs opérationnels inscrits dans le PCAEM auxquels nous devons contribuer, tous ne sont pas évoqués par les candidats dans leur réponse concernant le PCAET. Un travail important devra être fait après les élections pour initier la construction d’un plan-climat-énergie qui couvre tous les domaines. Il s’agit notamment des objectifs où la dimension territoriale est essentielle. Si le territoire vallée Sud – Grand Paris s’illustre aujourd’hui par une charte qui nuit à un travail collectif, le plan climat-air-énergie et les objectifs de transition pour les années à venir imposent de faire évoluer la situation. Citons notamment ces éléments copiés du PCAEM :
-        L’objectif métropolitain d’une autonomie à hauteur de 20% pour les fruits et légumes en 2030
-        Renforcer la trame verte et bleue : des zones végétalisées et des plans d’eau qui doivent présenter une continuité et dont le déploiement doit donc être organisés de manière globale
-        La création de centaines d’hectares végétalisés et ombragés d’ici 2024
-        Maîtriser la croissance des déplacements et développer les mobilités actives (marche, vélo…) pour qu’elles représentent la moitié des déplacements en 2050 ; tripler la part du vélo d’ici à 2030.
-        Remplacer 100 % des équipements de chauffage les plus polluants d’ici à 2030
-        Réduire le poids de déchets de 90kg par habitant d’ici à 2030 (soit environ 20%) et valoriser 50% des biodéchets d’ici à 2024 (chaque métropolitain devra alors disposer d’une solution de tri à la source pour ses déchets alimentaires)
-        …

Nous invitons les Fontenaisiens à solliciter les candidats pour savoir s’ils inscrivent leur programme dans ces objectifs et s’ils sont prêts à relever le défi de la mobilisation des citoyens, associations et acteurs économique dans cette perspective.

Associations de Fontenay FET, FAR@Vélo et FARigoule 

Végétaliser la ville, ce n’est pas qu’une histoire d’arbres

La question des arbres est importante mais il est temps de dépasser leur comptage pour s’intéresser, plus largement, au sujet de la nature en ville. Les enjeux sont « techniques » : climatisation, gestion des eaux pluviales, absorption du carbone… mais ils sont aussi culturels, éducatifs, nourriciers… La ville est un écosystème vivant qui détermine nos conditions de vie. Un écosystème qui nécessite toute notre attention, dans toutes ses dimensions.  

En effet, le dérèglement climatique entraine des épisodes de canicule et de forte pluie qui vont être plus fréquents et plus intenses dans les années à venir. Nous devons nous y préparer en modifiant les règles actuellement en vigueur pour construire la ville. Un premier chantier est donc de réduire la température qui est de plusieurs degrés supérieure dans une zone bétonnée comparée à un parc arboré. Pour cela, il convient de planter des arbres mais il est également intéressant de végétaliser les toitures par exemple et de choisir des revêtements de couleur pâle pour les rues.  Un second chantier tout aussi important est de limiter les impacts des épisodes de forte pluie, en désimperméabilisant les sols et en installant des noues ou des jardins de pluie pour permettre à l’eau de s’infiltrer dans le sol et réduire ainsi le ruissellement et l’arrivée massive d’eau de pluie dans les stations de traitement. Un troisième chantier est de permettre à la biodiversité de se redresser, en organisant notamment des trames vertes (espaces végétalisés) et bleues (cours d’eau et zones humides) et noires (sans lumière).

La végétalisation de la ville suppose donc de repenser l’espace public qui a été construit ces dernières années pour les voitures, quasi exclusivement.

La rue en bas de chez moi a été refaite il y a quelques mois. Elle a été parfaitement bétonnée au profit des voitures… alors que, pourtant, peu de voitures passent dans cette rue :
-        Une chaussée bien plane avec des places de stationnement tout du long,
-        De nombreuses sorties de garage qui rendent le trottoir tout à fait inconfortable, tout en creux et bosses,
-        Pas une goutte d’eau ne peut traverser le béton et la pluie est captée dans le même réseau que les eaux usées domestiques, de même que pour l’eau de l’avenue toute proche qui se déverse à gros flux dans cette rue,
-        Pas un brin d’herbe ne peut pousser, pas d’arbre non plus,
-        Un goudron bien noir qui chauffera au soleil du prochain été.

En conséquence, les passants empruntent la chaussée lorsqu’ils parcourent la rue et se garent entre deux voitures stationnées si besoin. Mais la promenade n’est pas agréable et le sera encore moins l’été prochain. Aucun des objectifs évoqués plus haut n’a été pensé pour la « rénovation » de cette rue.

Nous avons besoin de repenser l’espace public, son usage, son organisation pour l’adapter au dérèglement climatique, y rendre possible et agréable la marche et le vélo, mais aussi permettre l’ouverture d’un jardin partagé ou de haies nourricières, d’un espace pour des repas de quartier, d’un sentier piéton, etc. Bref, il nous faut nous réapproprier l’espace public aujourd’hui réservé aux voitures pour préserver et améliorer nos conditions de vie dans la ville.

Lors d’une réunion publique, le maire actuel de Fontenay-Aux-Roses a évoqué sa fierté d’avoir défini un modèle de rue qui s’applique à toute la ville. Pour ma part j’appelle de mes vœux la possibilité d’avoir des rues qui marquent l’identité de chaque quartier et dont la diversité permette d’imaginer et d’expérimenter des usages au plus près des souhaits des habitants. Cela suppose de permettre aux habitants et aux services techniques de travailler ensemble, pour partager nos contraintes et souhaits réciproques, découvrir ensemble ce qui se fait ailleurs et dont on pourra s’inspirer, se saisir des enjeux liés au dérèglement climatique mais aussi de nos envies de faire société différemment… Et sans doute sera-t-on amenés à planter des arbres ! Tellement qu’il ne sera plus nécessaire de les compter.

Dominique Dupuis

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Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas !

Poursuivre un objectif zéro déchet suppose de mettre en œuvre les 5R[1], Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler et Rendre à la terre. Se contenter comme aujourd’hui d’améliorer le traitement des déchets existants ne permet pas de répondre aux enjeux de pollutions liées aux déchets[2]ni à ceux de surexploitation des ressources[3]. La situation actuelle est une opportunité, tout autant qu’une nécessité, pour revoir entièrement notre manière de produire et de consommer. Pour cela, il nous faut élire des candidats qui sont prêts à impulser une politique ambitieuse, en rupture avec ce qui se fait actuellement.

La question des déchets est essentielle. Nous sommes aujourd’hui dans un système linéaire qui extrait des ressources de la terre, renouvelables ou non, les transforme et les disperse dans des produits, bâtiments, etc. qui finiront en déchets.

Le recyclage, même si on fait du mieux possible restera très insuffisant. Tous les matériaux ne sont pas recyclables et, par exemple, les composants des smartphones sont tellement petits et dispersés, qu’il est impossible de récupérer tous les métaux qui ont servis à sa fabrication. Par ailleurs, le recyclage détériore la qualité du produit et le nombre de cycles successifs est limité ; 7 à 10 fois pour le papier par exemple. Beaucoup de produits ne peuvent pas être recyclés pour le même usage. C’est le cas des bouteilles en plastique qui seront transformées en revêtements pour le sol, tuyaux, fibres textiles… Enfin le recyclage demande de l’énergie, pour transporter les déchets, parfois loin, et les traiter (faire fondre le verre par exemple).

Nous surexploitons les ressources naturelles renouvelables qui n’ont pas le temps de se renouveler et nous polluons ou détruisons de plus en plus rapidement les écosystèmes qui permettent leur régénération : plastique dans les rivières et les océans[4], artificialisation galopante des sols….

Ainsi, de plus en plus de métaux et matières premières diverses risquent de nous manquer dans les prochaines décennies. Notre planète ne nous permet pas de continuer à vivre comme nous le faisons aujourd’hui.

Vous l’avez compris, travailler la question des déchets ne doit pas se limiter au traitement des ordures ménagères comme le fait aujourd’hui le territoire Vallée Sud – Grand Paris. D’autres scénarios sont possibles pour créer une dynamique vers une économie circulaire en s’intéressant également à l’offre des acteurs économiques et à nos modes de consommation. Le rôle des collectivités est alors de créer les conditions de mobilisation des acteurs, entreprises, commerçants, associations, citoyens, pour construire une nouvelle trajectoire de développement du territoire.

Dans les programmes des candidats aux élections municipales de Fontenay, on trouve des propositions de repair café, de réduction de l’usage du plastique dans les cantines ou la promotion du réemploi. Pour avoir des effets réels, ces premiers pas doivent s’inscrire dans un projet plus large mais, sauf pour la liste « Un temps d‘avance pour Fontenay » qui affiche clairement un objectif de « gestion sobre de l’ensemble des ressources et biens consommés dans notre commune », je peine à les identifier au-delà des têtes de chapitre, Environnement, Ecologie, Développement Durable.

Si on veut savoir si les candidats ont une réelle ambition d’impulser une transition écologique pour notre ville, il est pourtant important de connaître d’une part quels objectifs soutiennent cette ambition et d’autre part, si et comment ils envisagent de mobiliser les acteurs pour co-construire des projets :
-        Vers un monde sobre, décarboné et respectueux du vivant.
-        Qui s’appuient sur de nouveaux modes de production, de consommation et de faire société et non pas sur des technologies magiques[5]
-        Qui ne se limitent pas à la gestion des services municipaux mais s’appuient sur eux pour impulser une politique ambitieuse,
-        Qui devront être coordonnés au niveau du Territoire Vallée Sud-Grand Paris notamment parce que les flux ne s’arrêtent pas aux limites des villes et que la mutualisation des investissements élargit notre pouvoir d’agir.

A propos des technologies, aucune donnée aujourd’hui ne montre une capacité d’un découplage de la production de richesse (le fameux PIB) de la consommation de ressources et d’énergie. Pire, l’empreinte écologique des technologies numériques augmente très rapidement[6]. Soutenir la croissance économique telle qu’elle se construit aujourd’hui est donc en complète contradiction avec l’objectif de réduire notre empreinte carbone de moitié d’ici à 2030 (et de 80% d’ici 2050). Nous n’avons pas d’autres choix que d’innover pour développer de nouveaux modes de production et de consommation.

A propos de Vallée Sud – Grand Paris, le conseil territorial a, sur la mandature qui s’achève, signé une charte[7] qui est un obstacle à une politique coordonnée sur le territoire. Celle-ci prévoit en effet un principe du chacun chez soi, tout à fait préjudiciable à un fonctionnement utile et démocratique de cette institution[8]. S’il n’est pas question de souhaiter la mainmise du territoire sur les municipalités, considérer qu’une politique zéro déchet peut être menée sans débat au niveau du territoire ni coordination entre les communes alors que les compétences déchets, développement durable et développement économique sont détenues par le Territoire est une illusion complète. C’est aussi ce que disent les 27 associations de Vallée Sud – Grand Paris qui ont signé la lettre ouverte aux candidats pour demander la construction concertée d’un plan climat-air-énergie pour le territoire[9].

La question des déchets m’a emmenée loin de la gestion des ordures ménagères… parce que c’est un enjeu central et parce que les enjeux écologiques mais aussi sociaux, économiques et démocratiques sont reliés les uns aux autres dans un système qu’il nous faut transformer dans son ensemble.    

Dominique Dupuis

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[5] Voir cette illustration de l’humoriste Suisse, Thomas Wiesel, qui dit à la fin de ce spectacle : https://youtu.be/izuzy2phn_g, « on a l’impression que le monde de l’économie nous dit : hé, on vient de développer une 7e vitesse, c’est génial, on a une bonne nouvelle, maintenant le mur est connecté et on sait exactement à quel endroit on va le percuter »

[7] Charte de l’établissement public territorial T2

[8] Lors du dernier conseil territorial qui s’est tenu le 24 février il a été dit à propos des ateliers organisés début 2019 dans le cadre de la préparation du plan climat-air-énergie que « les habitants y ont été invités » via les associations dont les coordonnées ont été fournies par les maires des communes. Dans les faits, une seule association parmi les 27 signataires de la lettre ouverte a été invitée, au dernier atelier et via un courrier transmis juste avant sa tenue. Quel bel exemple de la volonté des maires actuels d’impliquer leurs concitoyens !