Message des parents d’élèves FCPE à l’équipe du Collège des Ormeaux

Message adressé le premier novembre 2020 à l’équipe du Collège des Ormeaux :

En cette veille de rentrée difficile, nous tenons à vous apporter tout notre soutien à vous, enseignants, assistants d’éducation, personnels administratifs et techniques, infirmière, médiatrice, et tous les autres qui assurent l’éducation de nos enfants au collège, dans ces conditions difficiles.

Un de vos collègues a été assassiné pour avoir expliqué et défendu la liberté d’expression. Nous saluons sa mémoire et le courage de ce héros ordinaire. Comme vous, nous sommes choqués et révoltés par ce crime abject et tout ce qui a pu l’encourager. Nous imaginons que peut-être, certains de vos collègues pourront avoir peur. Vous avez tout notre soutien et toute notre admiration.

Notre responsabilité d’adulte, de militant, de parent, est de remettre en avant les valeurs collectives, de dire pourquoi la société est telle qu’elle est, que rien n’est figé, que la société sera ce que collectivement nous en ferons. La jeunesse, dans l’histoire, a souvent été à la pointe des combats pour un monde plus juste. Elle a de l’énergie, de l’enthousiasme. Le meilleur hommage que nous pouvons faire au professeur d’histoire assassiné est d’ouvrir les livres, pour comprendre notre monde, de regarder comment certains se sont mobilisés pour le changer ou tenter de le changer en mieux. Et d’en discuter avec tous les jeunes que nous côtoyons.

Il faut pouvoir dépasser l’individualisme qui désagrège notre société et aller vers des actes collectifs. Qu’il s’agisse de la lutte contre le changement climatique, des pandémies comme du terrorisme, la société française ne peut qu’avancer en faisant bloc autour de ses valeurs humanistes.

Suite à cet assassinat, certaines communautés, certains groupes ont pu être stigmatisés. La liberté est commune à tous. La laïcité que nous défendons permet, au contraire, à chacun de pouvoir exister librement avec ses propres convictions, ses propres idées, ses propres pratiques, ses propres croyances, sans chercher à les imposer aux autres. Elle ne rejette personne, bien au contraire.

La liberté que nous défendons fait que certains peuvent se sentir offensés par des propos ou des dessins. Certains collégiens l’ont été. Sans jamais renoncer en rien à la liberté d’expression, il est vital d’entendre leur malaise, de leur permettre de s’exprimer, pacifiquement, de les écouter. Refouler ces réactions, refuser d’entendre que, parfois, la liberté de certains peut blesser d’autres concitoyens est dangereux car à étouffer un espace de dialogue, le ressenti peut alors s’exprimer par la violence. Si celle-ci n’est jamais légitime, mieux vaut travailler à la prévenir par cette écoute, ce dialogue, en expliquant que c’est justement la laïcité et la liberté qui permettent ce dialogue et cette vie en paix entre concitoyens qui partagent un même idéal de liberté malgré des croyances diverses. L’exercice n’est pas simple. Il est d’autant plus difficile avec des adolescents en plein bouleversement émotionnel, dans une société où la haine est trop souvent attisée.

Il est encore plus difficile dans cette société où il est parfois compliqué de trouver sa place, dans cette période où la pandémie impose des barrières qui affaiblissent le lien social. Il est d’autant plus difficile que vous ne vous sentez pas toujours respectés dans votre travail difficile par une tutelle qui vous impose ordres et contre-ordres à la dernière minute, qui ne vous donne pas les moyens nécessaires, qui ne vous laisse pas le temps de préparer les changements et préfère annoncer ces changements à la presse au lieu de vous en informer directement. Nous voulons saluer ici le dévouement des uns et des autres, mais on ne peut plus simplement compter sur ce dévouement. L’école a besoin de davantage de moyens pour préparer nos enfants à être les citoyens de demain. Vous avez toute notre admiration pour le travail que vous faites déjà dans ce sens et pouvez compter sur tout notre soutien.

Les parents d’élèves FCPE.

Mécontentement des fédération/association des parents d’élèves FCPE et FARENTS suite à leur éviction de la commission dérogation.

 Envoi d’un courrier commun FCPE – FARENTS concernant l’organisation de la commission Dérogations sans les parents d’élèves à Monsieur Lafon, Maire adjoint chargé de l’Enfance, du Jumelage et de l’innovation

Texte complet : Commission-Derogation-FARENTS_FCPE

 Extraits :

«  Faisant suite à nos échanges avec vos services, nous maintenons nos interrogations face à l’éviction des représentants de parents d’élèves de la
commission des demandes de dérogation.
Sur le fond, vous indiquez en réponse que « la décision d’accorder ou non
une dérogation est de la compétence exclusive du Maire ». Bien que cette
commission ne soit pas obligatoire comme vous le précisez, nous tenions à
vous rappeler que son existence est mentionnée en page 6 du guide des
écoliers et des Parents 2019/2020 de Fontenay-aux-Roses dont Monsieur le
Maire est le directeur de la publication.
……

Même si les textes ne précisent pas que les parents doivent être consultés
en la matière, l’usage depuis des années est que des représentants élus des
parents d’élèves sont conviés à cette commission, cette présence est
d’ailleurs précisée sur le site internet de la ville : « toute demande de
dérogation devra être adressée au service Enfance dans des délais fixés
pour les inscriptions scolaires et sera soumise à l’avis d’une commission
composée des directeurs d’école, de l’Inspection de l’Education
Nationale, de parents d’élèves et de représentants de la ville ».

Par ailleurs, la présence des représentants de parents d’élèves à cette
commission a le double avantage de permettre d’assurer une proximité
avec les familles. Ainsi chaque année nous apportons des éléments
d’informations nouveaux qui permettent de faire avancer favorablement
certains dossiers qui ne l’étaient pas, mais surtout d’apporter de la
transparence. Notre rôle est également d’informer les parents quand ils
nous interrogent sur l’application des critères de validité de leurs demandes
mais aussi d’assurer une vigilance sur l’égalité de traitement des dossiers
des familles, ce qui n’a pu être le cas. Nous ne pouvons donc que constater
un réel recul sur ce dernier point. »