Réunion publique sur la circulation et le stationnement le mercredi 4 avril 19 heures, Salle Espace Jeunes / Pierre Bonnard

La mairie de Fontenay a fait appel au cabinet ITER, de conseil en mobilités pour faire un diagnostic et un bilan du stationnement et de la circulation à Fontenay.

On peut télécharger sur le site de la ville, la présentation qui a été faite le 12 Septembre : https://www.fontenay-aux-roses.fr/190/voirie-et-travaux.htm

A la suite de cela, un groupe de travail a été constitué, le Comité Thématique sur la Circulation et le Stationnement à Fontenay, constitué de représentants de chacun des cinq quartiers de Fontenay et de citoyens volontaires qui se sont manifestés auprès de leur  Comité d’Habitants.

Vous pouvez télécharger ce document : Bilan travaux Comité thématique circulation stationnement VF

Pour connaitre les principaux éléments du diagnostic pour la circulation et les résultats du groupe de travail, voir l’article précédent.

A la suite de ce diagnostic, des scénarios et un plan d’actions ont été préparés par la ville et vont être présentés lors de la réunion publique.

Lieu : Salle Espace Jeunes / Pierre Bonnard, 5, rue de l’avenir

Baromètre vélo: le score de Fontenay-aux-Roses

1.500 voitures viendront probablement s’ajouter à notre ville d’ici à 2030 suite à la densification. On se demande où elles vont se garer. Peut-être que certains trajets en voiture pourront être évités en prenant le vélo (électrique). Mais pour donner envie aux Fontenaisiens d’essayer le vélo, notre Mairie a du travail en perspective. Car Fontenay-aux-Roses vient d’être classée « défavorable » en matière de vélo, c’est l’opinion des Français qui ont répondu à l’enquête nationale « baromètre des villes cyclables ».

Pour en savoir plus, FARàVélo a épluché tous les commentaires et en a produit une synthèse, que vous pourrez lire ici:

http://www.faravelo.com/2018/03/barometre-velo-quels-enseignements-pour.html

L’objectif de FARàVélo est maintenant d’accompagner la Mairie dans ses efforts d’améliorer la sécurité des cyclistes. C’est possible car Sceaux, une ville qui nous touche, est devenue la premier ville cyclable de France dans sa catégorie. Pourquoi pas nous, maintenant que le vélo électrique a évacué le problème du relief?

On va commencer par les itinéraires cyclables (pictogrammes, bandes et pistes cyclables) qui verront le jour prochainement dans la rue des Pierrelais, la rue d’Estienne d’Orves et la rue de l’Abbé Grandjean. C’est important et urgent, car bientôt plus de 100 vélos en libre service (Vélib’) vont circuler dans nos rues. On va retrouver le plaisir très ancien de se déplacer librement, rapidement, économiquement et proprement sous le nom surprenant de « nouvelles mobilités »!

J’en profite pour vous inviter pour un évènement exceptionnel: l’Assemblée Générale Constitutive de FARàVélo, le mardi 3 avril à 20h30 dans la salle du Parc (4/6 avenue du Parc à côté de l’Eglise dans la rue Boucicaut, pas loin de la Salle de l’Eglise). Merci d’apporter votre verre et quelque chose à boire/grignoter.

Renseignements: faravelo@outlook.fr.

Stein van Oosteren

A Sceaux, la partie piétonne va être agrandie, et la rue Houdan prolongée

Après un peu plus d’un an de concertation, la ville a présenté mardi soir en réunion publique les contours du projet qui doit bouleverser le paysage autour de la place du Général-de-Gaulle, d’ici quatre à cinq ans.

Le château de l’Amiral sera transformé en école d’art culinaire.

Des travaux seront bientôt engagés pour réhabiliter le site, lui offrir un parvis et le transformer, car il accueillera également un restaurant d’application – où les habitants pourront déguster les petits plats des élèves – un café et des ateliers.

La rue piétonne sera prolongée jusqu’à l’emplacement actuel de La Poste.

Le parking du Général-de-Gaulle, en surface, sera supprimé et remplacé par un immeuble  de logements, avec des commerces  et un parking public sous-terrain de 150 places, au lieu de 80 places actuellement.

Beaucoup d’habitants se sont également dits inquiets de voir le stationnement saturé ces prochaines années.

Moins de place pour les voitures

Mais pour que les habitants puissent profiter au mieux du futur centre-ville, le projet prévoit également de « redonner une juste place à la voiture », ont expliqué les équipes d’urbanistes. Autrement dit : en lui offrant moins de place. En transformant le rond-point Charles-de-Gaulle en carrefour à feux. « Il faut sécuriser les cheminements piétons, en faisant ralentir les voitures », ont-ils expliqué, rappelant que le rond-point actuel était « surdimensionné en faveur pour la voiture ».

Là encore, certains habitants ont voulu alerter sur le risque de voir le secteur devenir « plus embouteillé ». Les porteurs du projet ont alors assuré que leurs calculs prévoyaient une augmentation de flux « de 30 voitures supplémentaires » par heure le matin et d’une « quarantaine de véhicules en plus », le soir.

Un trafic largement « absorbable », assurent-ils. D’après des capteurs disposés ces derniers mois sur le site, le flux s’élevant aujourd’hui à… 14 000 véhicules par jour.

Source : Le Parisien du 14 Mars 2018

Fontenay, classée très défavorable aux vélos, Sceaux, en-tête des villes de moins de 20 000 habitants

La FUB, Fédération française des usagers de la bicyclette, a dévoilé son palmarès des villes les plus cyclables en France. Ce classement est national.

Dans la catégorie des grandes villes, Strasbourg a décroché la première place.

Dans les villes de moins de 20 000 habitants, c’est Sceaux qui arrive en tête à égalité avec La Flèche (Sarthe).

Sceaux, qui limite depuis 2003 l’ensemble des voies communales à 30 km/h pour forcer les véhicules à ralentir, a également été pionnière concernant les contresens cyclables, et la possibilité donnée aux cyclistes de tourner à droite ou d’aller tout droit, quand le feu est rouge pour les voitures.

La ville, qui fait passer un « permis cycliste » à tous ses élèves de CM2, organise aussi chaque année une « fête du vélo » et un atelier de réparation est mis en place un dimanche sur deux, face au jardin de la Ménagerie.

Concernant le palmarès en région parisienne, Malakoff est arrivé en troisième place, derrière Sceaux et Versailles (Yvelines).

Classement des villes de la petite couronne : Fontenay , très défavorable, Chatenay, très défavorable, Chatillon, très défavorable, Clamart , moyennement favorable.

Source : Le Parisien du 16 Mars 2018

L’intervention des Fontenaisiens du projet alternatif pour la place De Gaulle lors de la réunion du 14 Mars

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus,

Vous avez la chance d’être élus dans une ville où les habitants se sentent concernés par l’avenir de leur cité. Les Fontenaisiens veulent participer, et les 16 registres de requêtes lors de l’enquête publique sur le PLU vous l’ont bien montré !

Monsieur le Maire, dans le cadre de l’évolution de notre ville, comme vous l’aviez vous-même conseillé le 18 octobre à la réunion de lancement de la concertation « Place du Général de Gaulle – Parc Laboissière », nous vous avons écrit pour vous présenter un projet alternatif à la construction de l’immeuble de fond de place.

Notre projet consiste à édifier sur la place un Centre Culturel multi fonctionnel pour remplacer l’actuel Théâtre-Cinéma vieillissant, qui ne répond plus aux normes modernes. Nous proposons de construire à son emplacement l’immeuble d’habitation que vous envisagez pour la place du Général de Gaulle.

Monsieur le Maire, à de nombreuses reprises nous vous avons demandé pourquoi votre projet d’immeuble de fond de place ne faisait pas partie de la consultation qui s’est achevée le 31 décembre,  alors qu’il sera un marqueur extrêmement fort de l’identité de notre futur cœur de ville. Nous n’avons pas eu de réponse de votre part.

A maintes reprises, verbalement, par écrit et dans nos deux réunions en mairie, nous vous avons demandé de clarifier les propos que vous-même et plusieurs membres de votre équipe tenaient pour déconsidérer notre projet auprès des Fontenaisiens. Là encore nous n’avons pas obtenu de réponse.

Le 29 juin l’Association La Boissière a lancé une pétition s’opposant à la construction d’un bâtiment et à la réalisation d’un parking de surface sur le parvis devant l’entrée du Conservatoire.  Cette pétition vous a été adressée le 2 octobre, en recommandé avec accusé de réception. Elle comptabilisait 572 signatures et 121 commentaires. Cette pétition étant restée ouverte, 642 Fontenaisiens l’ont aujourd’hui signée. Nous vous remettons publiquement ce soir la liste actualisée des signataires de cette pétition.

Le 14 janvier notre groupe de Fontenaisiens a lancé une seconde pétition pour refuser la construction d’un immeuble d’habitation de 6 niveaux en fond de place, qui la fermerait sur son quatrième côté, et pour proposer de soumettre au vote de vos administrés le choix entre votre projet, le projet alternatif que nous présentions, ou tout autre projet qui serait soumis au vote.     A ce jour cette pétition a été signée par 590 Fontenaisiens. Nous vous remettons aussi ce soir la liste des signataires de cette pétition.

Vous verrez, Monsieur le Maire que  les listes de  signataires ne sont pas les mêmes pour les deux pétitions.

Monsieur le Maire, puisque vous considérez que les 451 Fontenaisiens qui ont voté pour l’installation du « pavillon folie » vous permettent d’affirmer que c’est le vœu des Fontenaisiens, alors vous ne pouvez pas ne pas prendre en considération les avis des 642 et 590 personnes qui refusent l’édification de la halle de type Baltard et la construction d’un immeuble d’habitation de 6 niveaux en fond de place.

Monsieur le Maire, ceux qui proposent et soutiennent une alternative à votre projet ne sont pas moins légitimes que ceux qui se sont exprimés dans votre consultation.

Les Fontenaisiens, vos administrés, ont donc exprimé nettement :

  • un refus qu’on construise un « pavillon folie » sur le parvis du Conservatoire et un nouvel immeuble d’habitation de hauteur R+5 au fond de la place du Général de Gaulle ;
  • une demande de soumettre à leur vote une alternative qui peut être le projet de Centre Culturel multifonctionnel, mais aussi tout autre projet qui serait proposé.

En conclusion Monsieur le Maire, étant donné le nombre important de Fontenaisiens qui ont manifesté leur opposition au projet de construction prévu actuellement nous vous demandons de ne rien entreprendre d’irrévocable d’ici les prochaines municipales. Car il s’agit d’une décision majeure qui va impacter de façon importante le cadre de vie des Fontenaisiens, et cela pour de très nombreuses années.

Peut-être faut-il prendre le temps de la réflexion, car même si notre projet citoyen pourrait être un peu plus coûteux (Cela n’a toujours pas été démontré) et sans doute plus long à mettre en œuvre, il paraît opportun de suspendre les études, et de reprendre la consultation populaire que vous avez commencée !

L’avenir de la place du Général de Gaulle, notre cœur de ville, mérite un débat transparent et approfondi et une validation démocratique indiscutable.

Si les Fontenaisiens valident votre projet, vous aurez  le temps de préparer sa mise en œuvre rapide (avec recours purgés, relogements sécurisés).

S’ils ne le valident pas, vous n’aurez pas engagé d’actions irréversibles qui entraîneraient immanquablement un gaspillage de temps et d’argent public, pour votre équipe ou celle qui vous succéderait.

Signé par :

Le groupe de Fontenaisiens auteur du projet alternatif pour la place du Général de Gaulle :

Fabrice Beckers, Hervé Levifve, Sylvie Lours-Gatabin, Daniel Marteau, Francis Rondelez, Antoine Thill, Bernard Welter, Christine Ziegler et Alain Delahaye

Fontenay-aux-Roses révoque la piétonisation des Voies sur Berges

Notre santé, nos poumons, devraient être une priorité au lieu d’un enjeu électoral. Pourtant une liste impressionnante de Maires de droite de l’Ile-de-France, y compris de Fontenay-aux-Roses, vient de demander l’annulation de la piétonisation des Voies sur Berges. La Seine vient tout juste de se retirer, et voilà que la droite souhaite inonder de nouveau les Voies sur Berges avec des voitures polluantes. Personne n’est dupe. C’est une opération purement électorale pour soutenir Valérie Pécresse, la Présidente de la Région d’Ile-de-France, dans son combat contre Anne Hidalgo, la Maire de Paris. Au prix de notre droit de respirer.

L’argument de fond évoqué est la pollution et les embouteillages. Mais que voulez-vous ? Il est toujours dur de changer ses habitudes, y compris celle de prendre sa voiture pour faire les 1 à 2 kilomètres qui nous séparent de Sceaux, de Bagneux ou de Châtillon. C’est normal que dans un premier temps la pollution et les embouteillages augmentent par-ci par-là. Il faut laisser le temps aux gens de changer leurs habitudes.  

Il y a urgence. En juillet 2017, la France a été condamnée par le Conseil d’Etat car notre air est systématiquement trop toxique. Maintenant la Commission Européenne menace de déférer la France devant la Cour de Justice de l’Union Européenne pour la même raison. Et cette pollution n’est pas une invention de l’esprit. Le 18 février encore j’ai cru suffoquer en ouvrant mes fenêtres le matin, tellement l’odeur toxique était insupportable. Ça sentait l’œuf pourri.

Bref : nous respirons du poison et il faut agir. Et ce ne sont pas la densification et les milliers de voitures en plus qui vont régler le problème. Arrêtons donc de demander où toutes ces voitures doivent aller. Demandons-nous plutôt pourquoi il y a autant de voitures. Réponse : depuis les années 60 nos villes ont été inondées d’autoroutes urbaines. C’est devenu la normalité : Paris est même traversée par une autoroute de 6 voies de large ! Je vous assure que si vous ajoutez 2 voies supplémentaires, elles seront bouchées deux semaines plus tard. C’est comme les placards : plus on en a, plus on les remplit. Donc la réouverture des 2 Voies sur Berges aux voitures n’est pas une solution.

La solution consiste à accepter qu’il faut rééquilibrer nos façons de nous déplacer. Lorsque vous voulez planter un clou, allez-vous chez Kiloutou pour louer un gros marteau pneumatique? Alors pourquoi prendre un véhicule d’une tonne pour faire 2 km ? Juste parce qu’il se trouve dans votre garage ?

Tentez d’aller au métro Châtillon-Montrouge à pied de temps en temps. Essayez le bus, le RER ou le petit Fontenaisien. Soyez audacieux. Dans quelques semaines, osez prendre un vélib’ pour aller à Paris en 30 minutes sans perdre du temps pour se garer. Osez Fontenay-aux-Roses au lieu de Pekin-aux-Roses.

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Le jugement du Tribunal Administratif où Fontenay-aux-Roses est requérant : http://paris.tribunal-administratif.fr/content/download/127740/1293381/version/1/file/1619463%201620386%201620420%201620619%201622047.pdf

Ce qui aurait pu être proposé comme scénario pour la rue de l’Abbé Grandjean : le stationnement alterné ou en chicane

Ce qui a  été proposé à la consultation, pour la rue de l’Abbé Grandjean, avant de faire des travaux (voir article précédent) :

Scénario 1 : sans bande cyclable sur la chaussée

Places projetées matérialisées, côté existant (côte numéros pairs) : 17 places

Scénario 2 : avec bande cyclable

Le côté de stationnement a été basculé de l’autre côté, afin d’augmenter la sécurité des vélos roulant à contresens.
Places projetées matérialisées (côte numéros impairs) : 15 places

Ce qui n’a pas été proposé, c’est un scénario 3  avec un stationnement alterné ou en chicane, comme cela existe dans les rues de Sceaux. Ce stationnement alterné permet de servir de refuge pour les vélos en contre-sens.

Voici l’exemple d’une vidéo tournée à Sceaux qui montre la circulation d’un vélo dans les rues de Sceaux : https://youtu.be/qYK8aFSde3Y

 

Quid du stationnement et de la circulation (voitures, vélos) à Fontenay ?

C’est la loi MAPTAM ( loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles)  qui a fait que le stationnement sur la voie publique est depuis le 1er Janvier 2018 désormais géré par les mairies. Celles-ci devaient définir si elles optaient pour un stationnement payant ou si elle gardaient le stationnement gratuit.

La mairie de Fontenay a fait appel à un cabinet ITER, de conseil en mobilités pour faire un diagnostic et un bilan du stationnement et de la circulation à Fontenay.

On peut télécharger sur le site de la ville, la présentation qui a été faite le 12 Septembre : https://www.fontenay-aux-roses.fr/190/voirie-et-travaux.htm

A la suite de cela, un groupe de travail a été constitué, le Comité Thématique sur la Circulation et le Stationnement à Fontenay (CTCSF), constitué de représentants de chacun des cinq quartiers de Fontenay et de citoyens volontaires qui se sont manifestés auprès de leur  Comité d’Habitants.

Ce groupe de travail s’est réuni du 3 au 31 Octobre 2017. Il a étudié le bilan, a fait des propositions de scénarios, surtout pour le stationnement à Fontenay. Le rapport final a été transmis à la Mairie début Novembre 2017.

Vous pouvez télécharger ce document : Bilan travaux Comité thématique circulation stationnement VF

Il était prévu qu’une autre réunion devait avoir lieu avant la fin 2017, pour présenter les propositions d’action et de scénarios, avec le cabinet ITER et la Mairie. Cette réunion n’a pas eu lieu et la décision de maintenir le stationnement gratuit sur la ville a été annoncée dans le Fontenay Mag de Février (page 13) :

« Fontenay- aux-Roses a fait le choix de la gratuité, mais le temps de stationnement reste limité dans le temps dans certains secteurs. En centre-ville, les zones bleues sont ainsi limitées à 1h30, et au niveau de la gare, de la rue Jean-Jaurès et du stade du Panorama (zones vertes), elles sont limitées à une demi-journée. Attention, les contraventions pour les infractions relatives au stationnement ne changent pas. Et en cas de stationnement gênant ou de dépassement de durée sur une zone réglementée, vous risquez désormais une amende pénale de 35 € (montant fixé par l’État) »

 Quels ont été les principaux éléments du diagnostic pour la circulation ?

De nombreux déplacements en voiture :

Un taux d’équipement des ménages en véhicule élevé (76%) supérieur à la moyenne régionale (71%) et départementale (73%)

  • 22 378 habitants
  • 10 109 ménages
  • Environ 9 600 voitures (EGT : nombre moyen de véhicules par ménage : 0,95)

• 3,27 déplacements par jour et par personne,
• L’importance de la marche dans les déplacements internes,
• La part prépondérante de la voiture dans les échanges avec l’extérieur

Répartition des modes de déplacements internes

Répartition des modes de déplacements externes

Un déséquilibre emploi / habitat
Une commune majoritairement résidentielle avec une structure des flux déséquilibrée entre flux entrants (5 844, environ 2 900 véhicules) et flux sortants (8 710, environ 4 350 véhicules), soit un différentiel d’environ 1450 véhicules entre la période d’activité (9h-18h) et la nuit,
Des flux domicile – travail internes à la commune conséquents (1 786, environ 450 véhicules),

Des axes chargés, mais pas congestionnés

  • Deux axes de transit internes à la commune : la D63 [Jean Moulin – Dolivet] (12 000 veh/j) et, dans une moindre mesure, l’axe D67-D74-D128 [Lombart - Dormoy] (11 000 veh/j dans la partie sud)
  • La D906 [Verdun], avec 27 000 véhicules / jour à la tangente de Fontenay est l’axe supportant l’essentiel du trafic
  • Le carrefour d’accès au centre-ville est très sollicité (2 200 véhicules) et déterminant dans la gestion des différents flux à différentes échelles 

Remarques du groupe de travail 

-  Le niveau du flux de véhicules qui emprunte le carrefour de la Cavée n’est pas mentionné dans le diagnostic, alors que ce carrefour  est très encombré et fait l’objet d’un grand projet de réaménagement.

-  Le diagnostic ne donne pas le nombre de véhicules qui sont simplement en transit dans la rue Boucicaut.  Même si cette mesure est difficile, ce serait pourtant  une donnée très instructive pour l’analyse quantitative du trafic.

Des gabarits de chaussée réduits

  • Des chaussées au gabarit réduit pour la majorité d’entre elles, qui interroge sur leur vocation et le partage de l’espace public,
  • Des gabarits globalement cohérents avec la politique de limitation de la vitesse à 30km/h,

Le plan de circulation actuel

  • Un plan de circulation peu lisible, d’autant plus que le déploiement d’une nouvelle signalétique n’est pas achevé
  • La justification et la pertinence de certaines boucles générées par ce plan de circulation se pose (gabarit des voies ? pacification des quartiers résidentiels ?),
  • Des accès ouest au centre-ville compliqués, en lien avec la zone du Panorama et le T6 (1km, environ 15mn à pied)
  • Des traversées nord – sud lisibles et directes, hormis pour la D128 (Marx Dormoy), avec une boucle au centre ville,
  • Des traversées est-ouest plus ou moins directes en bordure du territoire,
  • Une liaison est-ouest par le centre-ville compliquée, avec des itinéraires différents entre l’aller et le retour. Ne facilite pas l’attractivité de la commune par ce mode de transport mais permet de limiter les phénomènes de transit est-ouest,
  • Des flux est-ouest et nord-sud se superposent au centre-ville, en faisant un point névralgique,
  • Un franchissement de la Coulée Verte qui conditionne les flux est-ouest et marque l’entrée est du centre ville,

Remarques du groupe de travail

- Dans son rapport, ITER a identifié des boucles qui lui apparaissaient peu pertinentes. Pourtant, la plupart de ces boucles ont été mises en place suite à des demandes formulées par les habitants des quartiers concernés. Elles sont principalement justifiées  par le gabarit des voies, par la topographie du terrain, par un besoin de pacifier la circulation dans certains quartiers (par exemple voisinage d’une école ou d’une crèche, limitation de circulations abusives  qui évitent des  feux rouges). Avant de procéder à des modifications, il conviendra donc d’avoir une concertation approfondie  avec les habitants des quartiers concernés.

- Dans les enjeux de circulation, ITER mentionne l’accès au Centre ville. Il serait plus logique de parler d’accès aux parkings  du Centre ville, les véhicules en transit pouvant normalement éviter le centre ville.

Pour le vélo

  • Une ville à 30km/h, réglementation facilitant le partage de l’espace public entre modes,
  • Un maillage cyclable en cours de réalisation progressive,
  • La coulée verte du sud francilien, un itinéraire majeur de liaison avec Paris
  • Peu de stationnement vélo, notamment en gare [intermodalité] et en centre ville [commerces],
  • Peu de service vélo, mais l’arrivée prochaine du Vélib

Synthèse circulation

  • Une commune traversée, ce qui est cohérent avec la fonction majoritairement résidentielle de la commune
  • Des flux conséquents, mais pas de difficultés majeures de circulation
  • Une desserte des quartiers résidentiels par des voiries aux gabarits réduits
  • Un plan de circulation peu lisible
  • Des traversées nord-sud aisées, à l’inverse des franchissements est-ouest (axe du centre-ville)
  • Un plan de jalonnement en cours de déploiement pour une meilleure visibilité des polarités locales,
  • Peu d’accidents, pour la troisième année consécutive, Fontenay est la ville la plus sûre des Hauts de Seine ( bilan CD 92 et DRIEA)

Propositions du groupe de travail pour la circulation

Elaborer un plan d’action vélo, visant à réaliser des itinéraires cyclables continus sur l’ensemble de Fontenay, raccordés avec les aménagements cyclables des villes voisines, et avec des parkings à vélo sécurisés  bien répartis sur toute la ville.

Réduire autant que possible la circulation automobile en centre-ville
Notre centre ville est  en relief, avec des petites rues étroites et sinueuses qui y rendent effectivement la circulation difficile. Cette difficulté inévitable (les routes ne s’élargiront pas) s’amplifiera dans les années à venir du fait de l’arrivée de 3.000 Fontenaisiens avec leurs automobiles d’ici à 2030.

Il faut donc réduire au maximum les circulations de transit dans le centre ville. Cela est possible en renvoyant la circulation vers des itinéraires de contournement de l’axe Boucicaut qui existent (par exemple : rue Isidore (vers RER) / rue Robert Marchand /bld de la République /rue Jean Lavaud   ou   avenue Dolivet/rue des Pierrelais/rue Blanchard).

Concernant la rue Boucicaut, tout aménagement doit se faire dans une perspective de  piétonisation partielle ou totale  de cet axe à moyen terme. Il  faut aussi dès à présent rechercher toutes les solutions de parking, ayant un accès non pas dans, mais autour de Boucicaut-centre-ville.

Réduire  les circulations au carrefour de la Cavée
Ce carrefour  va faire l’objet d’un réaménagement majeur,  il est compliqué à gérer. En effet, c’est un carrefour à 7 voies, avec une part importante de véhicules tournant à gauche. La solution actuelle consiste à ne donner accès au carrefour qu’à une seule voie à la fois, d’où des feux rouges très longs. Ceci se dégradera encore quand se rajouteront à ce trafic les véhicules entrant ou sortant des parkings souterrains à venir.

Il faut donc tout faire pour réduire les flux de voitures sur ce carrefour : réduire le trafic de transit par la rue Boucicaut, éviter aussi autant que possible d’y faire passer le trafic Ouest Est (il existe des solutions alternatives depuis le rond-point de la Division Leclerc, par  l’avenue de la Division Leclerc à Chatillon, la rue D’Estienne D’Orves à Chatillon puis la rue des Pierrelais jusqu’à l’avenue Dolivet et le bas de  la rue Boucicaut).

Améliorer l’accès et l’utilisation des  parkings :
Pour les accès aux divers parkings, il faut séparer nettement les voies d’entrée des voies de sortie, et séparer aussi  les accès aux parkings publics des accès aux parkings privés. L’expérience malheureuse des accès au parking sous le marché montre que la saturation du parking public entraine des gênes inacceptables pour les utilisateurs du parking privé. Par ailleurs, les accès  au parking perturbent  forcément la voie sur lesquelles ils débouchent (le virage à gauche pour entrer ou sortir bloque le flux principal).  Il parait donc souhaitable d’étaler  ces  perturbations  sur  une plus grande longueur de voie.

Maintenir  en « zone 30 » la totalité de la ville de Fontenay :
Bien que cette limitation ne soit pas toujours respectée, il ressort néanmoins que cela contribue à une circulation plus apaisée dans notre ville et que c’est un acquis à conserver et même à conforter, notamment par la mise en places de radars pédagogiques.

Quels ont été les principaux éléments du diagnostic pour le stationnement ?

438 places en parcs ouverts au public,
2650 places environ sur voirie

Des zones réglementées peu lisibles, dans l’espace public (superposition de marquage au sol) et dans la réglementation (zone bleue, stationnement très courte durée avec deux plages horaires différentes et des dispositifs de contrôle disparates).

Une absence de réglementation dans les quartiers pavillonnaires, ce qui se traduit par une forte occupation de la voirie ou des trottoirs par le stationnement et génère des conflits dans le partage de la voirie / l’espace public, d’autant plus lorsque le gabarit et la réglementation de la voirie ne permettent pas cette mixité d’usages(double sens de circulation et gabarit chaussée inférieur à 4m)

Une offre toujours disponible au centre ville en journée

  • Un taux d’occupation moyen inférieur à 75% et un pic atteint à 11h (86%), synonyme de places disponibles sur l’ensemble du secteur (toutes zones confondues),
  • Un parking du marché peu utilisé (occupation moyenne : 34%, occupation maximale : 46%). Le quart des places occupées (soit 60% en équivalent place/heure) l’était par des véhicules qui n’ont pas bougé lors de l’enquête,
  • Peu de stationnement illicite,
  • Sur l’ensemble du périmètre, une forte consommation de places par les résidents (dynamiques ou ventouses)

Une réglementation en zone bleue inadaptée à l’usage constaté

  • La zone bleue n’est globalement pas saturée, exceptée à certaines périodes, (fin de matinée et/ou fin d’après midi)
  • Un usage courte durée (2h) compris entre 43% et 59% du total de ces usages, alors que la zone bleue a vocation a recueillir 100% d’usage inférieur ou égal à 1h30,
  • Un usage résidentiel (ventouse ou mobile) important, fortement consommateur de stationnement, au détriment des visiteurs. Selon les secteurs, les résidents monopolisent 50 à 60% de l’offre horaire,
  • Les usagers en règle sur la zone bleue ne sont jamais majoritaires.
  • On peut estimer qu’ils correspondent au profil de visiteurs / consommateurs pour lesquels cette réglementation a été créée.

Une inadéquation entre la taille du périmètre en zone bleue et les moyens alloués à son contrôle

Synthèse stationnement

  • Une offre sur voirie peu lisible dans l’espace (marquage, jalonnement) et la réglementation (multiplication des réglementations aux objectifs similaires),
  • De l’offre disponible en permanence au parking du marché, ce qui pose la question de la vocation de ce parking,
  • Une zone bleue dont les usages (majoritairement résidentiels) ne sont pas en adéquation avec sa vocation (visiteurs de courte durée),
  • Une zone très courte durée (stationnement limité à 15 ou 30mn) adaptée aux usages visiteurs mais sous-utilisée,
  • Une mixité d’usages au centre-ville potentiellement concurrentiels (pendulaires vs riverains ventouses)

Remarques du groupe de travail sur le bilan du stationnement

- Le diagnostic montre très clairement  que le centre ville n’est généralement pas saturé (sauf le samedi matin) et que des places pourraient être libérées plus rapidement si les contrôles de police étaient renforcés.

- Le diagnostic n’a pas cherché à identifier, en dehors du centre ville,  les autres « points noirs » où se posent des problèmes de stationnement : Ces points noirs sont en  particulier aux limites des communes environnantes (Sceaux-Avenue Paul Langevin, Chatillon-Pierrelais-Blanchard-résidence du Moulin Vert, Bagneux – Avenue Gabriel Péri-rue du Moulin Blanchard) mais aussi au voisinage des ateliers de réparation auto (entreposage des véhicules clients) et autour de la gare RER

- On peut regretter qu’ITER n’ait pas pu approfondir son analyse sur le stationnement au vu des expériences menées par des villes similaires dans la petite couronne parisienne.

- ITER n’a pas  essayé d’envisager les évolutions à moyen et long terme, qui pourraient influer sur les aménagements à prévoir à court terme.

Propositions du groupe de travail pour le stationnement des automobiles

Tout d’abord,  un préalable  impératif quel que soit le scénario retenu
Il faut procéder à la matérialisation (marquage au sol) des places de stationnement autorisées sur l’ensemble du territoire de Fontenay.
Le comité recommande très fortement que les habitants des différents quartiers soient associés à cette opération avec les services techniques municipaux,  car ils sont les plus à même de connaître le détail des problématiques de leur rue. Il faudra que les comités d’habitants se mobilisent et mobilisent les Fontenaisiens.
Stationnement sur le trottoir : la matérialisation des places risque de supprimer des emplacements tolérés quoique non officiels, en particulier au bord/à cheval sur les trottoirs. La ville peut décider d’autoriser le stationnement qui empiète sur le trottoir à condition que la zone restant libre pour les piétons soit d’au moins 1,30 m de large. Ces emplacements devront être matérialisés par des marquages au sol.

Places de livraisons : Fontenay compte peu de places de livraison, ce qui entraîne des problèmes de circulation lorsque les livreurs déchargent leur camion. Le marquage des places de stationnement pourrait être l’occasion de redéfinir des places de livraison. Dans le projet initial de la Cavée il semble n’y avoir qu’une seule place de livraison sur la maquette. Qu’en est-il réellement ? Afin de limiter les problèmes, une solution pourrait être de doter la commune d’un règlement de livraison, comme à Paris, afin de limiter celles-ci à certaines heures de la journée.

Places PMR : Fontenay manque d’environ 25 stationnements PMR, qui devront être définies lors de la matérialisation des places, si possible au niveau des points d’intérêt : commerces, bâtiments publics, cabinets médicaux…

Eviter le stationnement payant

Le Comité Thématique constate qu’une majorité de Fontenaisiens reste très hostile au stationnement payant  sur  les espaces publics.

En conséquence, le comité thématique a identifié deux scénarios qui  pourraient être soumis à une  consultation  des Fontenaisiens.
Il pourrait être aussi possible d’expérimenter le scénario 1 sur deux ou trois ans, puis d’expérimenter le scenario 2, si le scénario 1 n’était pas satisfaisant

Scénario  1, parking libre et gratuit

Amélioration du statu quo actuel par matérialisation des emplacements de stationnement autorisés et  résorption des incohérences actuelles au niveau des emplacements réglementés.

En centre-ville, les zones très tendues doivent continuer à être gérées en « bornes minutes ». Les zones bleues et vertes sont maintenues mais pourront être ajustées en concertation avec les habitants du quartier et en  fonction des contraintes, tant au niveau des besoins que des possibilités.

L’utilisation du parking sous le marché (aujourd’hui vide à 66% pendant 93% du temps) permettrait de diminuer le stationnement sur la place du Général de Gaulle et de la rendre plus attractive.  Pour cela, il suffirait de modifier les modalités de stationnement au parking du marché en le transformant en  zone bleue gratuite.

En dehors des zones bleues ou vertes, les stationnements matérialisés seront libres mais tout stationnement en dehors du marquage, ou dépassant 7 jours (voitures ventouses)  devront être verbalisés.

La réussite de l’application de ce scénario est liée au respect de la réglementation et donc à une verbalisation accrue de son non-respect, avec notamment une attention particulière pour les véhicules en stationnement abusif longue durée.

Par ailleurs, il faudrait aussi recenser toutes les possibilités de parking à Fontenay qui sont sous- utilisées, par exemple les places existantes dans les parkings privés des bailleurs sociaux ou des magasins  Carrefour et  A deux pas (8 places louées au parking du marché qui ne sont jamais utilisées). Comment les rendre accessibles et attractives ?

Il pourrait aussi être envisagé des incitations à utiliser son garage privé plutôt que la voie publique, à moins utiliser sa voiture, à se passer de voiture.  Des systèmes de covoiturages, de partage de voitures, de partage de parking privés pourraient aussi contribuer à désengorger les voies publiques. Par exemple, des fontenaisiens qui se rendent à leur travail en voiture laissent vide leur parking privé en journée. Celui-ci pourrait ainsi accueillir  des visiteurs en journée.

Il faudra cependant admettre que ce scénario 1 ne résoudra pas tous les problèmes mais comprendre que c’est la contrepartie du maintien du stationnement libre et gratuit.

Scénario 2, avec cartes de résidents

Le scénario 2 reprend les dispositions du scénario  1 mais propose la mise en place d’un stationnement résidentiel hors zones bleues et vertes.

Ce stationnement résidentiel s’appliquerait en priorité dans les zones « points noirs »,  pour permettre aux résidents de ne pas être en concurrence avec les habitants des villes environnantes qui  apprécient la gratuité du stationnement à Fontenay.

Nous proposons donc de créer des zones de stationnement résidentiel délimitées (zones blanches) en conservant des zones de stationnement libres sur le reste de la commune.
Dans ces zones blanches, les emplacements matérialisés devraient faire l’objet d’un marquage spécifique (par exemple la lettre R au centre de l’emplacement) Dans ces mêmes zones, une proportion d’emplacements (10% par exemple) seraient réservées aux visiteurs et n’auraient pas le marquage spécifique. Le tracé de ces zones blanches devra faire l’objet de concertation avec les habitants du quartier.

Quels critères pour distribuer les cartes de résident ?
-  une par véhicule, en  tenant compte des places privées dont disposent les résidents, en propriété ou en location.
- Nous n’avons pas trouvé de critères pratiques et acceptables pour limiter le nombre de cartes de résidents dans une zone.

Une carte de résident s’obtiendra en faisant une  demande de carte de résident (remplir un questionnaire), renouvelée annuellement pour que le système soit dynamique. (Il ne doit pas s’agir d’un simple renouvellement automatique).
Nous préconisons la gratuité pour les cartes de résident
Toutefois, si il était constaté que la gratuité entrainait une trop  grande distribution de cartes de résidents, il pourrait être envisagé de rendre ces cartes payantes.

Propositions pour le stationnement des deux roues

Les deux-roues (motorisés et non motorisés) doivent bénéficier d’arceaux bien répartis et bien visualisés (panneau) dans toutes les rues y compris résidentielles.  Ces emplacements peuvent être mixtes (moto/vélo), mais avec une zone d’arceaux adaptée aux motos.
Le Plan des Déplacements Urbains en Ile-de-France prévoit qu’un emplacement de voiture sur 50 doit être pour deux-roues. Une solution pragmatique consiste à créer ces emplacements à l’endroit interdit au stationnement automobile : à moins de 5 m. en amont d’un passage piéton. Les deux-roues peuvent s’y garer sans bloquer la visibilité du piéton.

Pourquoi le choix le moins sécurisé pour les cyclistes a-t-il été choisi sur la rue de l’Abbé Grandjean ?

La réfection totale de la chaussée et des segments de trottoir de la rue de l’Abbé Grandjean prévue, dans le Plan Pluriannuel d’Investissement, est programmée au premier trimestre 2018.

La loi Laure (Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie) de 1996 a prévu dans son article 20 : «  A l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu’il existe. »

La ville a prévu au cours du 4 ème trimestre 2017, une consultation, des riverains et des Fontenaisiens, pour prévoir la circulation des cyclistes, en contre-sens dans cette rue à sens unique depuis la rue Estienne d’Orves à la rue La Fontaine :

Scénario 1 : sans bande cyclable sur la chaussée

Places projetées matérialisées, côté existant (côte numéros pairs) : 17 places

Scénario 2 : avec bande cyclable

La bande cyclable est sur la chaussée à contre sens de la circulation signalée par des logos «vélos» sans ligne de séparation matérialisée au sol. Le côté de stationnement a été basculé de l’autre côté afin d’augmenter la sécurité des vélos roulant à contresens.
Places projetées matérialisées (côte numéros impairs) : 15 places

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Le premier scénario a été choisi en priorité par les riverains et le second scénario plébiscité par les votants sur le site de la ville (ouvert à tous les Fontenaisiens) (Fontenay Mag de Février 2018, page 21)

Résultats de la consultation

Scenario 1 (sans bande cyclable sur la chaussée) : 54 %

Scenario 2 (avec bande cyclable) : 46 %

C’est le scénario le moins sécurisé pour les cyclistes qui sera mis en oeuvre, à partir de Février. Il y aura un marquage au sol par des pictogrammes.

Lors du passage d’une voiture ou d’un camion, qui du fait de la ligne droite vont accélérer, les cyclistes seront obligés se réfugier dans les bateaux des entrées de pavillon ou de rouler sur le trottoir.

=> Il aurait fallu prévoir un troisième scénario : un stationnement en chicane pour les voitures de façon à réduire la vitesse des voitures et avoir pour les vélos des parcours plus longs pour circuler .

Comment partager la Coulée Verte entre piétons, joggers et cyclistes?

Le 17 décembre dernier, des associations cyclistes organisaient  un « inventaire de la Coulée Verte pour identifier ses défauts et proposer des solutions concrètes pour améliorer le confort des usagers ».

On peut craindre que les usagers en question  ne soient que les seuls cyclistes. En effet, un compte rendu de cette manifestation précise que  « c’est bien-là le sujet de ces adeptes du « vélo boulot » : faire de la coulée verte une vraie piste cyclable, adaptée à leur trajet quotidien, et plus seulement un lieu où les cyclistes doivent adapter leur attitude aux voitures ou aux piétons ».

Rappelons que la coulée verte est d’abord un espace vert, ouvert à tous les publics, avec des espaces de jeux, des sentiers piétons, des bandes cyclables et  des itinéraires mixtes piétons vélos. Elle a été obtenue de haute lutte, par tous ses riverains,  pour y éviter l’implantation d’une autoroute puis d’une voie ferrée en tranchée ouverte.
Or plusieurs fontenaisiens, riverains de la coulée verte,  se plaignent aujourd’hui de ne plus oser s’y promener librement avec leurs enfants de crainte de voir débouler à toute allure des cyclistes exigeant la priorité.

Rappelons aussi que certains aménagements de cette coulée verte (chicanes, ralentisseurs, …), ressentis comme des obstacles insupportables par certains cyclistes, ont été installés pour éviter que ces cheminements ne puissent être fréquentés par des deux roues motorisés trop rapides ou trop bruyants et polluants pour un tel environnement.

Il faudra donc trouver des compromis pour que cet espace vert remarquable ne soit pas dénaturé et puisse être utilisé agréablement par tous.
La solution préconisée lors de cet inventaire semble être  la ségrégation piétons-cyclistes, en supprimant tous les itinéraires mixtes et en créant des bandes purement cyclables, dument signalées, tout le long de la coulée verte. Cela est probablement impossible et pas vraiment souhaitable. Ne serait-il pas plus simple de faire preuve de tolérance et de modération  et que cette Coulée Verte reste une vraie zone de rencontre ?
Une autre solution est que nos amis cyclistes « Vélo-Boulot » se mobilisent pour obtenir des bandes cyclables continues sur la voirie existante, ce qui serait mieux adapté  à des trajets rapides et sans obstacles piétons.

Amis piétons, faites entendre votre voix dans l’inventaire de la coulée verte.