Pourquoi les trottoirs de certaines rues de Fontenay ne sont elles pas déneigées ?

Un riverain, habitant dans le sud de la ville s’insurge :

« Juste pour vous alerter sur un problème très récurent à Fontenay en période de neige, je dirai même systématique. Les trottoirs de la ville sont complètement gelés, au points que les passants sont souvent victimes de blessures graves, nécessitant l’interventions des pompiers. Après plusieurs appels passés au service technique de la mairie ce matin, la seule réponse donnée est que le déneigement des trottoirs est de la responsabilité des habitants. Franchement c’est inadmissible comme réponse !!!!! la ville se déchargent complément de ce sujet !!! en mettant la responsabilité sur « l’incivilité des riverains » (dixit la responsable technique), qu’en est-il des seniors isolés, je me pose la question si la personne est à même à aller accomplir cette tâche toute seule, et puis quoi encore !!! il n’y a pas de maison ou immeuble à chaque trottoirs !!!! quand la mairie va-t-elle faire son travail de déneigement ! tous les ans c’est le même bazar !!!! malgré les alertes de la météo !! le service technique de la ville ne fait pas son travail !!! 

NEJJARI Nisrine, « 

ExplicationsEn cas d’épisode neigeux, la Ville de Fontenay-aux-Roses met en action son plan neige  : https://www.fontenay-aux-roses.fr/15-570/fiche/fontenay-aux-roses-active-son-plan-neige.htm

Des bacs à sel et à sable sont mis à la disposition des Fontenaisiens aux principaux carrefours. Le civisme des riverains reste indispensable pour dégager les trottoirs devant leur habitation et les voies privées (consultez l’arrêté portant obligation de déneigement des trottoirs en période hivernale). Les propriétaires ou locataires principaux doivent dégager un passage pour les piétons avec une largeur minimale d’un mètre sur le trottoir. 

Le plan neige a pour vocation d’assurer, par ordre de priorité :

- la sécurisation des voies principales ainsi que, par ordre de priorité, les autres voies ;
- le traitement des accès piétons aux abords des écoles et autres bâtiments recevant du public.

En cas d’épisode neigeux, la Municipalité sollicite tous les moyens matériels et humains pour effectuer, dans la mesure du possible, un salage préventif et pour mettre en application son plan neige.

Pour cela, la Ville de Fontenay-aux-Roses est équipée de deux saleuses pour le salage des voiries. Ce matériel peut être amené à circuler jour et nuit. Des équipes à pied, réparties sur sept secteurs distincts, effectuent, en journée et par priorité, le salage des trottoirs aux abords des équipements publics.

=> Il faut croire que l’esprit civique des Fontenaisiens ne suffit pas. Certaines rues ont les trottoirs bien nettoyés par les riverains, en particulier, là où il y a des immeubles, mais dans les quartiers de zones pavillonnaires, cela n’est pas suffisamment effectué.

Pourquoi le nouvel emplacement de l’arrêt des bus 194/394/594 Mairie de Fontenay crée des embouteillages supplémentaires sur la rue Boucicaut ?

Voilà ce qui est prévu pour l’aménagement de la place de Gaulle : une continuité entre le parvis de la mairie et le reste de la place de Gaulle pour pouvoir circuler à pied entre les deux.

L’arrêt des bus devait être déplacé pour être mis avant la place.

Encore faut-il que ce nouvel emplacement respecte les normes pour le bus qui vont marquer l’arrêt Mairie de Fontenay et qu’il ne crée pas des embouteillages supplémentaires sur la rue Boucicaut, alors qu’auparavant l’arrêt des bus ne gênait pas la circulation des voitures.

Pour cela, un trottoir d’une largeur supplémentaire pour mettre un abri bus a été rajouté pour s’aligner avec la largeur des places de stationnement des voitures.

Ceci fait que toute la circulation est arrêtée, lorsque qu’un bus s’arrête. Cela vient en supplément des camions de livraison ou des poubelles qui bloquent également la circulation.

L’arrêt des bus n’est pas aux normes, en particulier PMR

Source : http://www.hauts-de-seine.fr/fileadmin/PDF/Cadredevie/Transports/Fiche_pratique_releve_accessibilite_PMR_arrets_de_bus.pdf

  • 18 cm de bordure de quai
  • Une aire de rotation de 150 cm
  • Longueur L : 15 à 18 m au lieu de 12 m actuellement

Au 1er juillet 2019, les véhicules porteurs d’une pastille Crit’Air 5 ne devraient donc plus pouvoir circuler à l’intérieur du périmètre de l’A86

Source : http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-72-000-vehicules-polluants-concernes-par-la-zone-a-faibles-emissions-14-01-2019-7988319.php

Cette interdiction décidée par la Métropole du Grand Paris devrait entrer en vigueur au 1er juillet 2019. Toutefois, les sanctions ne devraient pas commencer avant septembre 2021.

Le 12 novembre, la Métropole du Grand Paris a étendu la zone à faibles émissions (ZFE), déjà appliquée dans la capitale, à l’intérieur du périmètre de l’A86.

Source des données de l’article : Ministère de la Transition écologique, Insee, APUR, avril 2018

Pour voir les routes débarrassées de ses plus gros pollueurs (diesels immatriculés avant 2001 et essences avant 1997), encore faut-il que les maires prennent d’ici-là un arrêté confirmant la prohibition.

A Fontenay, il y a presque 11 000 véhicules immatriculés (voitures, camionnette, camion, camping-car, motos, scooter). 461 sont classés Crit’Air 5, soit 4.2 % des véhicules.

Que faut-il pour assurer la sécurité des vélos dans les rues ?

Source : Le Parisien du 15 Aout 2018 : http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/antony-leurs-propositions-pour-etre-en-securite-a-velo-19-08-2018-7857531.php

Rouler à vélo dans les rues n’est pas toujours un long fleuve tranquille.

C’est le constat fait par Philippe Declerq, installé à Antony depuis dix-sept ans et grand amateur de la petite reine. Il y a quelques mois, il a donc lancé une pétition en ligne pour réclamer plus d’aménagements cyclistes. Celle-ci a obtenu plus de 500 signatures.

« J’ai trois enfants et je ne les laisse pas prendre le vélo seuls à Antony. C’est trop dangereux, confie ce père de famille. Je ne suis pas le seul dans le cas. Les jeunes aimeraient avoir plus d’autonomie pour aller dans les lieux qui les intéressent : centres sportifs, écoles, médiathèque… »

Son initiative lui a permis d’obtenir un rendez-vous mi-juillet avec la mairie et de faire le point sur les aménagements en cours. « La difficulté, c’est qu’on travaille dans un environnement très contraint : les rues ne sont pas très larges. Et il faut essayer de contenter tout le monde, aussi les piétons et les automobilistes, avec nos moyens », explique Perrine Precetti, maire adjointe chargée de la mobilité urbaine.

Les mesures qui peuvent être prises par une commune 

Généralisation du double sens cyclable en zone 30

Un double-sens cyclable (DSC) est une voie de circulation à sens unique pour les véhicules motorisés, mais à double sens pour les cyclistes. L’objectif est de renforcer la sécurité routière : lorsqu’un automobiliste et un cycliste se rencontrent frontalement, ils ralentissent. Les études montrent que ce type d’aménagement cyclable est le plus sûr qui existe, même plus sûr que les pistes cyclables protégées !

Cette disposition du code de la route est obligatoire dans les rues en sens unique en zone 30 km/h depuis le décret du 30 juillet 2008.

Ces double-sens cyclables doivent être signalés par des panonceaux

Fontenay est entièrement en « zone 30 »

Du temps de l’ancienne municipalité, un groupe de travail avait défini avec la Mairie, des rues en sens unique où le double-sens cyclable a été marqué au sol et par les panneaux ci-dessus. Actuellement ce marquage manque encore dans un certain nombre de rues à sens unique à FAR.

Conséquence : les automobilistes sont surpris et pensent à tort que les cyclistes font erreur, notamment dans la rue Boucicaut. Il est donc urgent de communiquer davantage sur ce sujet, comme l’ont fait les villes voisines (exemple à Clamart en 2010: http://www.faravelo.com/2018/01/clamart-pourquoi-jai-generalise-le.html).

Limitation de la vitesse dans les rues à 30 km/h

Fontenay aux Roses a été la première ville de France à passer entièrement à 30 km/h dans toutes les rues, en 2003, y compris les voies départementales.

Les communes voisines, comme Sceaux, maintiennent une vitesse de 50 km/h sur les voies départementales.

Pour rendre effective cette vitesse, les panneaux ne suffisent pas. Pourtant seulement quelques plateaux traversants dignes de ce nom ont été installés, par exemple dans la rue Jean Jaurès en centre-ville. Mais juste à côté, dans la rue Boucicaut, aucun plateau ne ralentit les automobilistes.

La conséquence : il arrive souvent que le trafic accélère dans cette rue pour passer au feu vert, sans respecter la limite de vitesse de 30 km/h.

Ne parlons même pas du respect de la limite de 20 km/h en vigueur sur la place du Général de Gaule (Zone de Rencontre), qui devrait pourtant être une zone commerciale et sociale très apaisée et attractif.

Sur les départementales la situation est encore plus préoccupante : même l’avenue Jean Moulin tout récemment rénovée ne compte aucun dispositif de ralentissement du type plateau ou chicane, et aucun aménagement cyclable d’un côté (voir article précédent : http://www.nouvellesdefontenay.fr/lamenagement-de-lavenue-jean-moulin-rd63-un-bilan/).

De plus aucun radar pédagogique qui ont montré leur efficacité n’a été installé dans les zones critiques, comme l’avenue Jean Moulin ou l’avenue Lombart.

Il en résulte qu’il y a très peu de circulation de vélos sur ces voies départementales, alors que dans une lettre récente (http://www.nouvellesdefontenay.fr/reponse-du-departement-sur-larticle-que-fait-le-departement-des-hauts-de-seine-pour-la-circulation-des-velos-a-fontenay/ le Conseil Département du 92 indique « traiter » les départementales pour les déplacements à vélo.

Panneaux autorisant les vélos à ne pas marquer le stop au feu rouge

Un décret du ministère des Transports, intégré au code de la route, permettait déjà depuis 2012 aux cyclistes de passer au feu rouge après avoir donné la priorité aux autres usagers bénéficiant du feu vert. L’objectif est d’augmenter la sécurité des cyclistes, qui peuvent ainsi échapper à l’angle mort des voitures (dangereux pour eux) et éviter de démarrer au milieu du flux motorisé. C’est aussi une mesure qui encourage les cyclistes, qui peuvent désormais poursuivre leur élan sur une pente et qui n’ont plus besoin d’attendre derrière les pots d’échappement des voitures.

Une signalétique spéciale a été créée : des triangles avec des flèches jaunes montrant les directions dans lesquelles le cycliste peut poursuivre son chemin au feu rouge.

Cette mesure a été mise en œuvre à Sceaux en 2016 et à Antony en 2017 sans qu’aucun accident n’ait été signalé.

=> Lors des Assises du Sport, le 13 Octobre 2018, Mr Vastel, maire de Fontenay a annoncé que cette mesure sera mise en place à Fontenay. Les panneaux n’ont pas encore été posés.

Des bandes cyclables parfois trop étroites

La largeur d’une bande est de 1.50m. Exceptionnellement elle ne doit pas descendre en dessous du strict minimum de 1m. En présence de stationnement longitudinal, une surlargeur d’environ 50cm est recommandée pour éviter le choc avec une portière qui s’ouvre (zone d’emportiérage).

Des bandes cyclables ont parfois une largeur inférieure à 1 m ou sont placées trop proches du stationnement des voitures.

A l’endroit sur la photo (Antony), une montée où le cycliste roule moins vite que les voitures, les cyclistes sont souvent frôlés par des voitures ou des bus.

=> Une solution aurait été de privilégier la sécurité du nombre croissant de cyclistes en remplaçant une file de stationnement par une piste cyclable.

La discontinuité de pistes et de bandes cyclables

Souvent, le cycliste n’est pas pris au sérieux comme un usager à part entière, mais comme une variable d’ajustement. La photo illustre le problème : le cycliste n’a pas une ligne droite comme les piétons et les voitures, mais est balancé entre le trottoir (souvent entre les piétons) et la chaussée (à proximité immédiate des voitures roulant à 50 km/h).

Une autre illustration en vidéo sur la RD920 : https://twitter.com/marcd33/status/985247476096688129  .Cette configuration n’encourage pas l’utilisation du vélo comme moyen de déplacement.

=> Cette situation peut être évitée en allouant la largeur disponible de façon démocratique entre piétons, cyclistes et automobilistes.

Que fait le Département des Hauts de Seine pour les cyclistes (suite)

Le conseil départemental a installé des bornes de comptage de cyclistes en plusieurs endroits.

Source : Le Parisien du 10 Janvier : http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-roulez-cyclistes-vous-etes-comptes-10-01-2019-7985457.php#xtor=EREC-1481423605-[NL92]—${_id_connect_hash}@1

Trois panneaux verts, installés par le conseil départemental sur la D 922 à Courbevoie, la D 7 à Meudon et la D 920 à Sceaux, tous à proximité d’une piste cyclable. Car ces totems vélos affichent en temps réel deux fréquentations cyclables : depuis le début de chaque journée et depuis la date d’installation de chaque dispositif.

A Sceaux par exemple, ce jour-là, le totem indique que 10 355 amateurs de vélo ont roulé sur la piste voisine depuis le début de l’année. « Si ça peut faire avancer les choses, c’est toujours ça de pris, observe, assis sur son vélo, Christian, en jetant un coup d’œil au totem. Mais il y a encore beaucoup de travail pour améliorer la circulation à vélo dans le département. C’est encore trop dangereux… »

« Ce type d’outil est très utile car il donne des données qui rendent les cyclistes visibles et il motive les cyclistes », complète Stein Van Oosteren, président de l’association Fontenay-aux-Roses (FAR@vélo), adepte du vélo en ville.

Ce dispositif va permettre au département de pouvoir analyser les périodes de pic de fréquentation des pistes cyclables, les villes dans lesquels il y a le plus de cyclistes, et ainsi de répondre aux besoins des amoureux de la petite reine. Des résultats sont déjà disponibles.

Avec actuellement 149 km de voies aménagées pour les vélos dans les Hauts-de-Seine, sur 350 km de routes départementales, l’institution compte encore développer ses services aux deux roues. « Nous allons aussi continuer à installer des compteurs et totems, souligne Thierry Dussautoir,  chef du service Offres de mobilités au département, et également bientôt proposer une page sur notre site sur laquelle les cyclistes pourront consulter en temps et en heure les fréquentations de toutes les bornes du territoire. »

Objectif : savoir pour mieux décider mais aussi sensibiliser les autres usagers de la route à la présence des deux-roues.

Plusieurs associations œuvrent  pour la prise en compte des cyclistes sur les voies départementales et communales :

- Association MDB (Mieux se Dépacer à Bicyclette) : https://mdb-idf.org/

- Fontenay aux Roses : FAR@Vélo : http://www.faravelo.com/

- Antony : Antony à Vélo : http://antonyavelo.canalblog.com/

- Clamart : Les Dérailleurs de Clamart : http://derailleursdeclamart.fr/

Réponse du Département sur l’article : « Que fait le département des Hauts de Seine pour la circulation des vélos, à Fontenay ? »

Il s’agit de l’article : Que fait le département des Hauts de Seine pour la circulation des vélos, à Fontenay ?

Vous avez publié, sur le blog « Les nouvelles de Fontenay », un article sur la circulation des vélos sur la promenade des vallons de la Bièvre et nous souhaitons apporter quelques précisions.

Tout d’abord, les allée secondaires fréquentées régulièrement par les piétons ont été refaites en béton désactivé (aspect gravillon) et les marches ont été supprimées afin d’anticiper la fermeture de la passerelle.

Le Conseil départemental entretient la promenade des vallons de la Bièvre depuis 2003 et a assuré une continuité paysagère, incluant une dominante écologique en créant des prairies de façon à en faire un corridor écologique. C’est un espace de détente, de loisirs et de promenade. Les vélos sont autorisés à l’emprunter à condition de respecter les autres usagers. Les trajets domicile travail sont traités par le Département dans le cadre des routes départementales et permettent aux cyclistes plus pressés de rouler à une vitesse supérieure que sur la promenade des vallons de la Bièvre.

Toutes les allées de la promenade sont mixtes, il n’y a pas d’allées piétonnes ou d’allées cyclables, quand bien même il reste encore quelques panneaux qui sont en voie d’être retirés dans le cadre d’une refonte de la signalétique. Il est important de le préciser afin de pacifier les différents usages, les réclamations de promeneurs à l’encontre du comportement de certains cyclistes étant en augmentation.

Cette mixité des usages a été décidée suite au constat de l’usage mixte de toutes les allées, anciennes allées piétonnes et cyclables étant finalement utilisées par tous, mais également suite à un accident mortel entre cyclistes roulant trop vite sur une ancienne allée cyclable. Aussi, des chicanes ou des ralentisseurs ont depuis été installés à chaque traversée de voirie afin de protéger les cyclistes qui réduisent ainsi leur vitesse.

Le principe de prudence du plus fort (le cycliste, trottinettes électriques…) par rapport au plus faible (le piéton) doit de fait être respecté. Cette évolution des usages est aussi l’occasion d’améliorer la prise en compte des personnes en situation de handicap (accès PMR, bandes podotactiles,…).

Nous vous remercions par avance de bien vouloir prendre en compte ces informations.

La Direction des Parcs, des Paysages et de l’Environnement

NDLR : Vous dites : « Les vélos sont autorisés à l’emprunter à condition de respecter les autres usagers. Les trajets domicile travail sont traités par le Département dans le cadre des routes départementales et permettent aux cyclistes plus pressés de rouler à une vitesse supérieure que sur la promenade des vallons de la Bièvre. »

Malheureusement, ce n’est pas ce que l’on observe actuellement, la promenade des piétons n’est plus du tout sécurisée, car il y a beaucoup de vélos, même électriques qui l’empruntent actuellement ne préviennent pas de leur passage. Ces vélos là devraient emprunter les voies départementales, mais il ne le font pas car il n’y a pas de continuité entre les communes traversées et des zones où il n’y a pas de piste cyclable ou de bande cyclable, comme sur l’avenue Jean Moulin, dans le sens vers le Sud, entre Fontenay et la gare de Robinson. Pourtant, elle vient d’être refaite en 2018.

C’est là que le département devrait agir.

Voir aussi l’article sur l’avenue Jean Moulin : http://www.nouvellesdefontenay.fr/lamenagement-de-lavenue-jean-moulin-rd63-un-bilan/

A quand l’interdiction des trottinettes électriques sur les trottoirs de Fontenay ?

Pourquoi un développement énorme des trottinettes électriques ?

En théorie, les trottinettes semblent représenter la plus simple des solutions de mobilité propre. Lorsqu’elles sont électriques, elles permettent un moyen de transport plus «doux»: les monter est un jeu d’enfant et une trottinette électrique peut vous amener n’importe où et rapidement.

Les trottinettes sont légères et prennent peu d’espace de stationnement (un problème dont se plaignent fréquemment les résidents à propos des vélos en emplacements libres), elles ne nécessitent pas d’infrastructures spécifiques et sont, semble-t-il, plus simples à entretenir que les vélos.

C’est la solution ultime au problème du dernier kilomètre

Elles peuvent être en libre-service, comme à Paris, avec la société LIME. La location coûtera un euro, puis 15 centimes par minute. Une fois arrivé à destination, il suffit de laisser la trottinette sur le trottoir.

Elles peuvent être achetées, on en trouve à partir de 150 €.

Quelle est leur autonomie et leur vitesse ?

L’autonomie peut aller jusqu’à 20 km avec une batterie de 500 W, et une vitesse maximale de 30 km/h.

Quel est le danger, si la trottinette électrique circule sur le trottoir ?

Avec 286 personnes blessées, cinq personnes tuées et une augmentation des accidents de 23% en 2017, ces engins sont rapidement devenus la bête noire des municipalités qui attendent depuis quelques mois une loi encadrant ces engins.

Indésirables sur les trottoirs où ils provoquent des accidents, les utilisateurs de trottinettes sont aussi victimes quand ils descendent sur la chaussée. Voitures et camions qui ne les voient pas les renversent et les moindres nids-de-poule sur la route leur garantissent la chute.

Quand est-ce qu’il y aura une réglementation ?

La ministre des Transports a annoncé le 23 Octobre 2018, l’interdiction de circulation des trottinettes sur les trottoirs, privilégiant ainsi pour ces engins les pistes et bandes cyclables.

En effet, elle a affirmé vouloir «adapter le Code de la route» à ces nouveaux véhicules. Ces engins de déplacement personnels électriques (e-EDP) «ne disposent pas de règles adaptées», précise le cabinet de la Ministre. «L’idée qui sera proposée dans le projet de loi d’orientation des mobilités sera de créer une nouvelle catégorie de véhicule. Ils ne seront pas assimilés aux cycles mais pourront circuler sur les pistes et bandes cyclables et les zones à 30 km/h mais pas sur les trottoirs afin de protéger les piétons. L’accès à la chaussée sera conditionné au respect de certaines règles de sécurité (éclairage, freins, etc.)».

La réglementation actuelle veut que la trottinette électrique soit tolérée à allure de marche sur les trottoirs (6km/h maximum), ou sur les pistes cyclables à 25km/h.

Il est également précisé que les maires auront «la possibilité de réglementer leur usage des voies en fonction des situations locales». Pour cela, il faudra qu’ils prennent un arrêté.

Le problème qui se posera : comment modifier l’infrastructure urbaine pour arriver à permettre à tous les modes de transport de circuler en bonne entente. Cela est vrai pour les camions, motos, vélos électriques ou non, paddle, etc.

Pour cela, il faut que la ville toute entière soit à 30 km/h, mais que cette vitesse soit effective.

Que va devenir l’ancienne salle de danse de l’ancien bâtiment du Conservatoire ?

L’ancien bâtiment du Conservatoire de Musique et de la Danse est situé entre la rue du Dr Soubise et l’avenue Jean Moulin, avec un petit parking coté Dr Soubise et un grand parking coté avenue Jean Moulin. Ce bâtiment est fermé depuis Septembre 2016.

La municipalité actuelle a décidé de garder l’ancienne salle de danse, qui a un accès coté avenue Jean Moulin.

(crédit photo : Google Map en 2018)

L’ancienne salle de danse va devenir une salle polyvalente :

-        Salle d’exposition
-        Salle pour les gymnastiques douces et le yoga

Cette salle a une surface de 167 m2.

Ce projet a été connu au Conseil municipal du 12 Novembre.

Voir le débat : https://www.fontenay-aux-roses.fr/1648/conseil-municipal-du-12-novembre-2018.htm

Il a été présenté également lors de la réunion publique du quartier Ormeaux-Renards du 21 Novembre.

Est-ce qu’il y a eu une concertation avec les Fontenaisiens ?

Ce projet concerne toute la ville. Il a fait l’objet d’aucune concertation avec les Fontenaisiens, ni avec les habitants du quartier, ni avec le Comité d’Habitant du quartier Ormeaux-Renards.

Depuis l’annonce du départ des activités de Musique et de Danse au Château La Boissière, il existe une association du Conservatoire Soubise qui a fait des propositions pour l’utilisation de ce bâtiment.

Ci-joint le site de l’association : https://conservatoire-soubise.blog4ever.com/
Celle-ci n’a pas été contactée à ce sujet.

Qu’est-ce qui justifie ce projet ?

Salle d’exposition :

La ville possède déjà deux salles d’expositions permanentes :

-        A la médiathèque
-        Au hall administratif de la mairie

La salle de la médiathèque sert parfois pour des conférences. Pour celles-ci, il y a aussi maintenant la salle du Château Sainte Barbe qui est tout à fait adaptée.

Le hall administratif n’est ouvert qu’aux heures d’ouvertures de la mairie.

Il était prévu sur la place de Gaulle, une salle d’exposition avec le batiment « folie ». Ce n’est plus d’actualité, mais cela aurait pu être une salle bien placée. Il n’y aura qu’une brasserie.

Créer une salle d’exposition, même si elle peut être justifiée, nécessitera du personnel. De plus elle sera assez excentrée, sans parking à proximité comme nous le verrons plus loin.

Salle pour les gymnastiques douces et le yoga

Celle-ci est tout à fait justifiée, car il y a une demande très importante sur la ville. Cela a été confirmé, lors des Assises du Sport et annoncé par le Maire (voir article précédent : http://www.nouvellesdefontenay.fr/retour-sur-les-assises-du-sport-a-fontenay-du-13-octobre-2018/)

L’utilisation du parquet de l’ancienne salle de danse était tout à fait justifiée. Nous verrons plus loin qu’il a été mis à la poubelle.

Quels seront les problèmes de fonctionnement ?

Les gymnastiques douces (méditation, shiatsu, pilâtes, yoga…) nécessitent un sol propre et bien isolé du fait des exercices au sol. Les cours commencent en général vers 18 H 30.

Il faudra que les expositions ferment à 18 heures.

Pour les gymnastiques douces et le yoga, il y a souvent des ateliers qui sont organisés le samedi matin et après-midi. Cela veut dire que la salle d’exposition ne pourra pas être utilisée à ce moment là.

Quel est le détail du projet ?

▪         Aménagement paysagé de la cour
▪         Mise en accessibilité depuis la voirie (rampe)
▪         Remplacement des menuiseries extérieures
▪         Réfection totale de la toiture
▪         Aménagement en salle polyvalente du demi-niveau bas (167m²) avec mise aux normes PMR
▪         Aménagement du demi-niveau haut (une cuisine (14,7m²) + une salle de réunion (26m²) + 1 local ménage (2m²) + Sanitaires (22m²)
▪         Un couloir dégageant sur la cour anglaise côté rue Soubise pour l’évacuation (sécurité incendie, 35m²)

Qu’en est-il du parquet de la salle de danse ?

Ce parquet aurait très bien pu convenir pour les gymnastiques douces et le yoga.

De même pour les expositions puisque la salle de la Médiathèque où ont lieu actuellement des expositions est aussi un parquet.

Ce parquet a été mis à la poubelle, sans avoir envisagé une autre utilisation. (voir photo)

Pourquoi le parking de la cour sera supprimé ?

La cour possédait des arbres et un parking (voir photo du début). Avec l’aménagement paysager prévu, le parking sera supprimé.

L’avenue Jean Moulin, vient d’être refaite. Il y a très peu de places de parking le long de l’avenue et elles sont entièrement utilisées.

Pour les activités envisagées (exposition, gymnastique douce et yoga), il n’y aura pas de places de parking et c’est très difficile de se garer à proximité. Le Maire a évoqué, lors du Conseil Municipal du 12 Novembre le parking du RER.

Celui-ci est assez éloigné et il est toujours plein. En effet, maintenant de nombreux de non-Fontenaisiens viennent s’y garer pour le RER, du fait de sa gratuité. En effet, par rapport aux communes voisines, Fontenay est la seule à avoir maintenu la gratuite du stationnement sur l’ensemble de la commune.

De plus, il n’y a aucune place de stationnement PMR prévue

L’élévateur est-il justifié ?

Cet élévateur, situé sur le côté gauche a une hauteur et un volume important qui va gêner, la vue des pavillons situé à coté (voir photo du début).

Apparemment, il comporte un ascenseur qui va occasionner des frais d’entretien.

L’accès PMR aurait pu être fait plus simplement, comme par exemple pour le Centre Municipal de Santé. Il n’y a pas besoin d’un bâtiment fermé pour cela.

Quel sera le cout de ce projet ?

Le coût annoncé lors du Conseil Municipal du 12 Novembre 2018 est de 1 M€.

Le cout annoncé par le Maire, lors du Conseil Municipal du 7 juin 2017 était  de 120 k€.

L’aménagement paysager, la création d’un élévateur ont beaucoup augmenté le budget.

Le coût total représente environ 10 % du montant des impôts locaux d’une année.

Coût du stationnement résidentiel des communes voisines de Fontenay : jusqu’à 50 € / mois à Montrouge

Source : http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-se-garer-en-bas-de-chez-soi-combien-ca-coute-19-11-2018-7946646.php

Les nouvelles règles du stationnement payant ont généralement fait flamber les tarifs. C’est autre chose pour le stationnement résidentiel.

L’espace public n’a pas la même valeur partout. La preuve dans les Hauts-de-Seine où les automobilistes, selon l’endroit où ils résident, déboursent entre zéro et 50 euros par mois pour stationner leur véhicule dans les zones autorisées. Des prix très disparates, souvent fixés en fonction de la densité de population et du nombre de places de stationnement disponibles en surface.

Il peut atteindre 50 € / mois à Montrouge (300 € annuel), 30 € / mois à Chatillon, 25 € / mois à Antony, 15 € /mois à Bagneux, 7.40 € / mois à Sceaux, gratuit à Bourg-La-Reine, Clamart, Chatenay Malabry, Plessis- Robinson.

Que fait le département des Hauts de Seine pour la circulation des vélos, à Fontenay ?

Sur la Coulée Verte du Sud-Parisien 

La coulée verte du Sud-Parisien est un parc linéaire situé au-dessus ou à côté des voies du TGV atlantique entre le boulevard périphérique de Paris et Massy.

En dehors de Paris, les neuf communes traversées sont : Malakoff, Châtillon, Bagneux, Fontenay-aux-Roses, Sceaux, Châtenay-Malabry, Antony, Verrières-le-Buisson, et Massy.

Dans les Hauts-de-Seine, la coulée verte est devenue la « promenade des Vallons-de-la-Bièvre » à la suite de l’approbation du « Schéma départemental des parcours buissonniers », le 11 avril 2008. Elle est entretenue depuis 2003 par le conseil général des Hauts-de-Seine, sur la partie située dans ce département, de Malakoff à Antony.

Cet espace aménagé est prévu comme un lieu de promenade et par endroits des cheminements piétons sont séparés d’une piste prévue pour les vélos.

Malheureusement, ces deux pistes séparées n’existent que sur une petite partie et n’est pas respectée par les piétons ou les vélos.

La plupart du trajet est mixte, comme indiqué sur la photo suivante.

Voilà par exemple, ce qui se passe sur Fontenay, sur la piste qui est normalement prévue pour les cyclistes. On observe en même temps des cyclistes et des joggers.

(Crédit photo : Pline)

De plus avec le développement très important des cyclistes pour aller à leur travail, la circulation des vélos se fait de plus en plus sur la coulée verte qui devient une autoroute à vélos.

Il y a beaucoup de zones piste cyclable qui étaient prévues dès le début qui pourraient être séparée de la piste pour piéton, même sur Fontenay.

(Crédit photo : Subichan)

Mais quels travaux fait le Département sur la Coulée Verte de Fontenay ?

Il refait la piste piétonne qui était déjà bétonnée pour la mettre avec un revêtement en gravier.

Les morceaux de ciment enlevés de la piste piétonne entre la rue Boucicaut et la rue Robert Marchand.

Après les travaux. Comme la signalisation n’a pas changée, les vélos empruntent maintenant aussi la piste piétonne

Pourquoi la rénovation de l’avenue Jean Moulin ne fonctionne pas pour les cyclistes entre Fontenay et le carrefour des Mouilleboeufs ?

Celle-ci aurait pu être une alternative à la Coulée Verte pour les cyclistes.

Qu’est-ce qui a été prévu pour l’avenue Jean Moulin ?

Au lieu de prévoir, une vrai piste cyclable d’un coté (1.5 m de large) et rien de l’autre coté, avec une largeur de trottoir de 2.75 m, on aurait pu prévoir deux bandes cyclables sur la chaussée, en gardant une largeur de trottoir de 1.4 m, ce qui permet à deux poussettes de se croiser, quitte à réduire un peu la largeur de la voirie.

Le Département n’a pas respecté la Loi LAURE qui oblige les collectivités à aménager un itinéraire cyclable dans les deux sens lors d’un réaménagement de la route, et surtout pour les rues à forte fréquentation (https://www.fub.fr/droit).

Actuellement, les vélos venant de Fontenay vers Robinson, sont obligés d’emprunter la route où des vitesses de voitures et de bus ont été enregistré à plus de 50 km/h.

-        Seulement 15 % des véhicules roulent à une vitesse inférieure à 30 km/h.
-        50 % des véhicules roulent entre 30 et 40 km/h
-        95 % des véhicules roulent à une vitesse inférieure à 50 km/

L’avenue Jean Moulin dépend du Département est sur le territoire de la commune de Fontenay qui est entièrement en zone 30 km/h. C’est donc une voie de transit à 30 km/h, mais qui est à 50 km/h dans les autres communes qu’elle traverse, comme Chatillon et Sceaux.

Que faudrait-il pour permettre la circulation des vélos en transit sur cette avenue ?

Le département a mis plusieurs panneaux 30 km/h, mais pour le moment cela n’a pas beaucoup d’effet.

Il faudrait plutôt prévoir des radars pédagogiques qui ont prouvé leur efficacité.

2 feux qui n’existaient pas ont été installés près de 2 carrefours. Ils sont à déclenchement par les piétons qui veulent traverser l’avenue :

-         Après le croisement de la rue Augustin Claude
-         Après le croisement de la rue François-Joseph Bouille

Pour le moment, ils ne fonctionnent pas encore. De toute façon, il y a très peu de piétons sur cette avenue.

Pour qu’ils aient une influence sur la vitesse de circulation, il faudrait qu’ils soient synchronisés à une vitesse de 30 km/h.

Il faudrait aussi qu’il y ait une continuité du marquage des pistes cyclables, dans les deux sens, à travers les communes de Chatillon, Fontenay, Sceaux, Chatenay, Antony.