Contribution de l’association CIVIFAR au Grand Débat National

Question N°3 : Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?

En démocratie le pouvoir appartient aux citoyens.

En démocratie représentative les citoyens choisissent des représentants lors des élections et leur délèguent leurs pouvoirs.
Ces élus sont censés agir en fonction de la volonté générale.

Deux difficultés apparaissent souvent

  • Les élus sont choisis par application d’un système électoral.

Ils sont les meilleurs parmi les candidats proposés aux votes. Mais il est fréquent qu’ils ne satisfassent pas vraiment leurs électeurs. Cela se traduit par des participations électorales décroissantes, et une défiance croissante vis-à-vis du monde politique.

  • Après les élections certains élus coupent le dialogue avec leur électorat et exercent le pouvoir sans s’assurer qu’ils restent en ligne avec l’attente des citoyens.

Au niveau local ces points peuvent être corrigés par la pratique de la démocratie participative.

A Fontenay-aux-Roses l’association CIVIFAR a défini pour cela une organisation et des procédures qui sont décrites ci-dessous. Elles font l’objet d’une charte de la démocratie participative adoptée en 2012. Elle a été complétée en 2018 grâce à une étude menée conjointement par la municipalité et un groupe de citoyens.

La démocratie participative ne met pas en cause le pouvoir de décision des élus.

Elle instaure un dialogue continu entre les citoyens et les élus permettant

  • une bonne compréhension des attentes des citoyens par les élus,
  • la prise en compte d’idées intéressantes émanant de la base,
  • une meilleure compréhension des décisions municipales par les citoyens.

Les élus n’ont aucune obligation à mettre en œuvre la démocratie participative, mais ils ont tout à y gagner.

Ce que nous proposons peut s’appliquer au niveau d’une commune, mais pourrait s’appliquer à tous les échelons de décision : communauté d’agglomération, territoire, métropole, département, région…

Question N° 8. Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?

La baisse de la participation des citoyens aux élections est un danger pour la démocratie.

Les électeurs ont le sentiment que les hommes politiques sont trop éloignés de leurs préoccupations. Le monde politique doit se rapprocher des citoyens. La démocratie participative est un des moyens d’y parvenir.

Question N°11. Que faudrait-il faire aujourd’hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?

Notre association préconise d’appliquer les mesures suivantes au niveau local.

Certaines sont mises en œuvre dans la commune de Fontenay-aux-Roses.

Leur mise en œuvre effective suppose l’adhésion de la municipalité en place, condition « sine qua non » pour que cela fonctionne.

  • Désigner un conseiller municipal chargé d’animer la démocratie participative dans la commune

A Fontenay un des conseillers municipaux est délégué à la Démocratie Participative.

Il est assisté par un second conseiller municipal.

  • Constituer un corps de citoyens représentatif des habitants

A Fontenay on a constitué 5 comités d’habitants, à raison d’un par quartier.

Afin de concilier diversité, motivation et compétences, on a recruté pour chaque comité 3 collèges de 7 membres :

- collège de citoyens tirés au sort sur les listes électorales,
- collège associations, commerçants, artisans, amicales de locataires,
- collège d’habitants volontaires.

  • Animer des Comités d’Habitants par quartier

Dans chaque quartier le comité d’habitants se réunit périodiquement pour évoquer les projets et problèmes du quartier (immobilier, espaces verts, voirie, stationnement, propreté, incivilités…).

Les conseillers municipaux en charge de la démocratie participative et des élus « référents » habitant le quartier assistent aux réunions.

L’ordre du jour est établi en commun par les citoyens et les élus.

Chaque réunion commence par un bulletin d’information des élus concernant les projets prévus et en cours dans le quartier et dans la ville.  Cette présentation fait l’objet d’un dialogue avec le comité.

Chaque comité prend en compte les demandes des habitants. Il établit un tableau de suivi de ces demandes et d’autres concernant le quartier.

Il travaille avec le responsable de la « Gestion Urbaine de Proximité » et le responsable des services techniques sur l’espace public et la voirie.

Le compte-rendu de chaque réunion est publié sur le site internet de la ville.

Les réunions des comités d’habitants sont ouvertes aux habitants du quartier

  • Comité de Liaison des Comités d’Habitants ou Comité Inter-quartiers

Il est apparu à l’usage que les comités d’habitants ont besoin de se rencontrer :

  • pour enrichir leurs réflexions, en échangeant sur leurs expériences respectives
  • pour coordonner certaines de leurs actions en commun : par exemple la présence au Forum des Associations ou à la Fête de la Ville, la mise en place de moyens de communication communs, l’organisation de formations, etc.
  • pour définir qui les représentera globalement dans diverses instances ou manifestations.

Chaque comité d’habitant y est représenté par 2 titulaires et 2 suppléants

  • Créer des Comités Thématiques

Pour les sujets qui affectent toute la commune (finances, vie scolaire, environnement, vie culturelle, urbanisme, vie scolaire, sports, santé…), il faut des comités « ad hoc » permettant de travailler efficacement et de façon approfondie avec les conseillers municipaux. Nous les appelons des comités thématiques.

Ces comités sont créés en fonction des besoins à la demande du maire ou à celle des citoyens. N’importe quel sujet peut faire l’objet d’un comité thématique.

Un comité thématique est composé :

  • du conseiller municipal en charge du sujet,
  • d’habitants volontaires issus ou non des comités d’habitants,
  • d‘experts compétents sur le sujet abordé.

Les réunions peuvent être publiques.

  • Ouvrir le dialogue avec les habitants dès le début d’un projet

Si les habitants ne sont pas impliqués au début des projets la présentation de projets finalisés provoque des réactions négatives (comités de défense, recours…).

Ces réactions sont prises comme des critiques, alors qu’elles auraient été prises comme des contributions constructives si les habitants avaient été consultés dès le départ. 

  • Instaurer un Conseil Participatif :

Ce Conseil a pour but d’organiser la démocratie participative en fonction des projets à venir. Il se compose :

  • du maire,
  • des conseillers municipaux chargés de la démocratie participative,
  • de représentants de chaque comité d’habitants

Il a pour fonction

  • d’assurer un suivi de la mise en œuvre de la démocratie participative
  • de passer en revue les projets que la municipalité va entreprendre dans les mois à venir,
  • de convenir des modalités d’implication des habitants dans ces projets
  • de les affecter à une instance représentative des habitants (comité d’habitants, ou comité thématique)
  • Créer un budget participatif

A l’instar d’autres villes, Fontenay affecte annuellement une somme au budget participatif :

  • Les habitants sont invités à proposer des projets d’investissement pour améliorer leur cadre de vie
  • La mairie valide la faisabilité de ces projets et procède à leur chiffrage
  • Le choix final des projets est enfin soumis au choix des habitants.
  • Un comité de suivi, comme le Comité Inter-quartier suit la réalisation des projets choisis.

Fontenay-aux-Roses a fait une première expérience de ce type en 2018-2019

  • Organisation dans chaque quartier d’un « Café Citoyen »

Les habitants peuvent y rencontrer les élus référents du quartier et les membres des comités d’habitants.

La Mairie communique sur ces rencontres par des affiches et par d’autres moyens, et y offre le café. Les demandes des habitants sont consignées sur des fiches navettes.

  • Réunions publiques de quartier

Lors de ces réunions le maire et le conseil municipal dialoguent directement avec les habitants. Elles ont lieu une fois par an par quartier.

L’ordre du jour d’une réunion de quartier est préparé avec le comité d’habitants concerné, en particulier pour la répartition du temps de parole entre élus et les membres du comité.

Chaque réunion est précédée d’un diagnostic en marchant dont le circuit est défini avec le comité d’habitant.

Question N°12. Faut -il avoir davantage recours au référendum au niveau local ?

Démocratie directe et démocratie participative peuvent être antinomiques.

La consultation des habitants par voie de sondage ou d’enquête publique, doit se faire sur des projets qui ont été définis avec les Comité d’Habitants, en particulier lors du Conseil Participatif

Question N°14. Faut-il tirer au sort des citoyens non élus pour les associer à la décision publique ?

C’est une des modalités de recrutement de nos comités d’habitants.

A noter que les personnes tirées au sort ne sont pas toujours volontaires pour travailler avec la mairie, en général parce qu’elles n’en ont pas le temps, ou parce qu’elles préfèrent s’en remettre aux élus.

Question N°34. Y a-t-il d’autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

  • Les Conseils Municipaux

Ils sont enregistrés en vidéo et mis ensuite sur le site de la ville, pour que tout habitant puisse suivre les débats et les décisions

  • Commissions Extra-municipales : Exemple à Fontenay de la Commission sur l’Urbanisme :
    Celle-ci est composée de représentants des comités d’habitants, d’associations de quartier, de l’association des commerçants, des professionnels de l’immobilier, du Maire et des élus (Urbanisme, élus référents de quartier, Espace public et voirie), Services Municipaux (Direction Pole proximité – Direction urbanisme). Cette commission est un outil de travail pour une concertation optimale. Il s’agit d’une assemblée consultative. Des intervenant extérieurs viennent exposer leurs idées et projets. Elle devait s’occuper, en particulier des projets immobiliers prévus, du passage en PLU et surtout du suivi de la mise en œuvre du PLU.
    => Sur Fontenay, cette commission, mise en place au début de la mandature a fonctionné au début pour la présentation des projets immobiliers sur la place de Gaulle, centrale sur la ville. En fait il n’y a eu qu’une seule réunion sur ce projet. Ensuite, le Maire a préféré la démocratie directe par un sondage, où l’objet essentiel, la construction d’un immeuble n’a pas fait partie du sondage.
  • Mise à disposition des documents d’un Conseil Municipal
    Ceux-ci sont connus plusieurs jours avant le Conseil Municipal. Ils pourraient être mis en « open data » sur le site de la ville.
  • Ouvrir les commissions municipales aux habitants
    Celles-ci discutent de tous les points et délibération du Conseil. Ces réunions pourraient être publiques. Les avis des habitants pourraient être entendus, même s’ils ne seront pas décisionnaires.
  • Le Fontenay Magazine est l’outil principal de « Communication ». Réduisons sa taille et le nombre de photos du Maire. Donner plus d’espace aux groupes des élus d’opposition et aux associations pour s’exprimer – pas forcément de façon régulière puisque cela conduit parfois à des interventions soit hors sujet (en dehors des compétences de la ville) soit inutiles – sur les sujets importants.
  • La concertation : l’histoire de la Place de Gaulle est le contre-exemple parfait. L’association CIVIFAR en a parfaitement décrit les vices. Mais ceci suppose que le Maire – ou l’adjoint compétent – ait le courage de faire face à une assemblée de citoyens qui ne sont pas forcément tous d’accord avec lui…
  • Le referendum citoyen, : oui, mais après un exposé des vrais enjeux, un débat contradictoire, et un vote dans les formes de la République.
  • Des réunions périodiques (une fois par mois ?) auxquelles sont invités tous les citoyens, et animées par le Maire ou un Adjoint, avec ou sans thème particulier. Mendès France faisait des causeries à la radio… Un groupe municipal d’opposition fait ce type de réunion où l’information est donnée
  • Au niveau de la commune, revoir la loi électoraleLa loi qui régit les élections municipales, pour les communes de plus de 1000 habitants, donne à la liste arrivée en tête une majorité telle que les autres listes sont réduites à la portion congrue et que le maire peut pratiquement imposer toutes ses décisions sans problèmes. Il n’a donc pas besoin d’utiliser la concertation avec les citoyens pour améliorer ou faire approuver des décisions importantes qui mériteraient un vrai débat. Il est donc souvent tenté de prendre les décisions en cercle très restreint, et de les imposer au Conseil Municipal qui n’est plus qu’une chambre d’enregistrement.
    Une modification de la répartition des élus au moment des élections municipales permettrait de donner plus de poids aux élus municipaux et moins de pouvoir au Maire. Un vrai débat pourrait alors s’engager au Conseil Municipal, et dans des assemblées citoyennes.
  • Pour tous les organes délibérants des collectivités intermédiaires (communauté d’agglos, territoires, métropoles, etc…), éviter les élections indirectes et y faire fonctionner la Démocratie Participative.-        Du fait de l’élection indirecte au Conseil de Territoire ou à la Métropole du Grand Paris, les citoyens ne savent généralement pas qui les y représente.

    -        De même, les élus dans ces organes se sentent peu responsables devant les électeurs et ne font jamais de compte-rendu de mandats aux citoyens, alors que ces collectivités intermédiaires reprennent progressivement de nombreuses compétences des communes.

    -        Les élus communaux en profitent pour de défausser de leurs responsabilités sur ces organes souvent inaccessibles aux citoyens.

    -        Enfin l’élection indirecte a permis d’éviter la présence de certaines oppositions municipale dans ces conseils.

    -        Les réunions du conseil de territoire semblent confidentielles, sans présence du public. Aucun compte-rendu de ces réunions ne semble disponible au public.

    Sur le site de la Métropole du Grand Paris, impossible de savoir qui est l’organe délibérant de cette collectivité et qui en fait partie

Association CIVIFAR : http://www.civifar.fr/

Grand Débat National (GDN) : comment y participer au niveau national et sur la ville ?

Le grand débat national (GDN) se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

Il y a actuellement un site internet qui donne les thématiques, les questions, les règles de fonctionnement : https://granddebat.fr/

Pour chaque thématique, vous pouvez télécharger le document qui donne l’état des lieux, les enjeux du débat, les questions auxquelles vous pouvez répondre si vous faites une contribution. Vous pouvez en plus rajouter vos questions et vos propositions.

- Organisation de l’État et des services publics : https://granddebat.fr/pages/organisation-de-letat-et-des-services-publics

- Fiscalité et dépenses publiques : https://granddebat.fr/media/default/0001/01/9f274af973308f59a2048947cc2811c14a7ebdab.pdf

Transition écologique : https://granddebat.fr/pages/transition-ecologique

Démocratie et citoyenneté : https://granddebat.fr/pages/democratie-et-citoyennete

Comment apporter sa contribution sur le site du GDN ?

Il faut s’inscrire avec une adresse mail valide et un mot de passe (en haut à gauche)

Vous pouvez sans vous inscrire prendre connaissance des contributions des autres participants, sur une thématique donnée : https://granddebat.fr/pages/bienvenue-sur-lespace-de-contributions

Vous pouvez connaitre les contributions, en fonction des contributeurs (citoyen, élu, organisation)

Vous pouvez aussi répondre aux questions rapides sur chaque thème : https://granddebat.fr/pages/repondre-aux-questions-rapides-du-grand-debat

Qui peut organiser un débat et lequels sont organisés  ?

Citoyens, élus et institutions, organisations à but lucratif ou non lucratif, peuvent organiser un débat. Vous devez inscrire en ligne votre réunion d’initiative locale :

https://granddebat.fr/project/referencer-son-debat/questionnaire/faites-referencer-votre-evenement-1

Les éléments à remplir sont les suivants : vos coordonnées et votre identité, le lieu, la date, l’heure, le ou les thème(s) du débat que vous souhaitez organiser.
Il faudra également indiquer si votre réunion sera ouverte à tout public ou si elle sera à
caractère réservé (exemple : réservée aux membres d’une association, d’un syndicat, d’une entreprise, etc.).

Si des élus ou des décideurs publics participent à votre événement, ils doivent adopter une posture d’écoute vis-à-vis des propos tenus. L’organisateur doit, si possible, les en avertir en amont.
Un compte-rendu doit obligatoirement être rédigé et envoyé. Votre compte-rendu doit être fidèle au débat et rendre compte de la tonalité des discussions.

Ainsi, les prises de position, les propositions, les arguments majoritaires comme minoritaires doivent apparaître.

La Ville de Fontenay-aux-Roses organise une réunion publique le samedi 16 Février à 16h dans la salle de l’Eglise (3, Place de l’Eglise)

La ville a fait appel à un cabinet extérieur. Tous les thèmes seront traités : la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté et l’organisation de l’Etat et des services publics.

Les places sont limitées. Il faut s’ inscrire en ligne pour la bonne organisation de la réunion. Vous recevrez ensuite le compte-rendu de la réunion par mail.

A noter qu’un cahier de doléances reste disponible à l’accueil de la mairie.

Est-il possible de connaitre et de participer aux réunions organisées dans des communes voisines ?

Sur le site du GDN, vous pouvez connaitre les débats qui sont organisés dans les communes, en tapant le code postal dans le moteur de recherche de la page suivante :

https://granddebat.fr/events

Le Parisien a fait un inventaire des réunions organisées dans les communes des Hauts de Seine : http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-grand-debat-national-ce-qui-se-passe-pres-de-chez-vous-29-01-2019-7999755.php

Par exemple :

Bagneux organisée jeudi 7 février, à 19 heures, à l’espace Léo-Ferré, 15, rue Charles-Michels.

- Chatillon : samedi 9 Février de 10 H à 16 H et dimanche 17 Février de 10 H à 13 H, salle Gabriel Péri, 25 rue Gabriel Péri

Bourg-la-Reine organise les samedis 9 et 16 février des ateliers citoyens à la Villa Saint-Cyr, 25, boulevard Carnot, de 14 à 16 heures et de 16 à 18 heures.

Malakoff fera la synthèse des cahiers de doléances lors d’un débat le 21 février à 19 heures à la salle des fêtes Jean-Jaurès

Antony organise un débat sous forme de tables rondes thématiques, animées par des modérateurs indépendants. Mardi 19 février de 20 à 23 heures, à l’espace Vasarely, place des Anciens combattants d’Afrique du Nord.

Pourquoi la ville de Fontenay va être pénalisée pour la création des micro-crèches ?

Le Parisien 92 nous apprend que la Caisse d’Allocation Familiale a mis en place de nouvelles règles nationales concernant les aides qui accompagnent la création de « micro crèche » de moins de dix berceaux et que la ville de Fontenay aux Roses déjà déficitaire allait être pénalisée.

L’article du Parisien : http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-les-micro-creches-tirent-un-trait-sur-les-subventions-de-la-caf-27-01-2019-7998132.php

En effet de nouvelles règles du neuvième « plan crèche » pénalisent les communes du département Hauts de Seine. Dorénavant, les projets de création de micro-crèches éligibles aux 110 000 € de subvention de la Caf sont réservés aux territoires dont le taux de couverture moyen en mode d’accueil est inférieur à 58%. Les chiffres pris en comptes sont ceux du département, et les Hauts-de-Seine ont un taux de 64,2%.

Vous pouvez retrouver les taux de couvertures de toutes les communes de France sur le site de la CAF ici :

http://data.caf.fr/dataset/taux-de-couverture-global/resource/e30861ce-caaa-4b0a-8864-266c2cf89c9e?view_id=db98ea1e-30f3-4963-91fe-9e168d6a4eda

A noter que les chiffres de la CAF disponibles en open data et sur lesquels le Parisien s’est appuyé ne sont accessibles que jusqu’à 2016. Il nous manque donc les chiffres 2017 et 2018.

D’après ce tableau, le taux de couverture de Fontenay aux Roses, était de 52.9 % en 2013, 54.2 % en 2014, 60.6 % en 2015 et 56.3 % en 2016.

La baisse actuelle depuis 2015 correspond à la fermeture de la crèche Fleurie (60 berceaux). Cela  posera un problème si la population de Fontenay augmente.

Que faut-il pour assurer la sécurité des vélos dans les rues ?

Source : Le Parisien du 15 Aout 2018 : http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/antony-leurs-propositions-pour-etre-en-securite-a-velo-19-08-2018-7857531.php

Rouler à vélo dans les rues n’est pas toujours un long fleuve tranquille.

C’est le constat fait par Philippe Declerq, installé à Antony depuis dix-sept ans et grand amateur de la petite reine. Il y a quelques mois, il a donc lancé une pétition en ligne pour réclamer plus d’aménagements cyclistes. Celle-ci a obtenu plus de 500 signatures.

« J’ai trois enfants et je ne les laisse pas prendre le vélo seuls à Antony. C’est trop dangereux, confie ce père de famille. Je ne suis pas le seul dans le cas. Les jeunes aimeraient avoir plus d’autonomie pour aller dans les lieux qui les intéressent : centres sportifs, écoles, médiathèque… »

Son initiative lui a permis d’obtenir un rendez-vous mi-juillet avec la mairie et de faire le point sur les aménagements en cours. « La difficulté, c’est qu’on travaille dans un environnement très contraint : les rues ne sont pas très larges. Et il faut essayer de contenter tout le monde, aussi les piétons et les automobilistes, avec nos moyens », explique Perrine Precetti, maire adjointe chargée de la mobilité urbaine.

Les mesures qui peuvent être prises par une commune 

Généralisation du double sens cyclable en zone 30

Un double-sens cyclable (DSC) est une voie de circulation à sens unique pour les véhicules motorisés, mais à double sens pour les cyclistes. L’objectif est de renforcer la sécurité routière : lorsqu’un automobiliste et un cycliste se rencontrent frontalement, ils ralentissent. Les études montrent que ce type d’aménagement cyclable est le plus sûr qui existe, même plus sûr que les pistes cyclables protégées !

Cette disposition du code de la route est obligatoire dans les rues en sens unique en zone 30 km/h depuis le décret du 30 juillet 2008.

Ces double-sens cyclables doivent être signalés par des panonceaux

Fontenay est entièrement en « zone 30 »

Du temps de l’ancienne municipalité, un groupe de travail avait défini avec la Mairie, des rues en sens unique où le double-sens cyclable a été marqué au sol et par les panneaux ci-dessus. Actuellement ce marquage manque encore dans un certain nombre de rues à sens unique à FAR.

Conséquence : les automobilistes sont surpris et pensent à tort que les cyclistes font erreur, notamment dans la rue Boucicaut. Il est donc urgent de communiquer davantage sur ce sujet, comme l’ont fait les villes voisines (exemple à Clamart en 2010: http://www.faravelo.com/2018/01/clamart-pourquoi-jai-generalise-le.html).

Limitation de la vitesse dans les rues à 30 km/h

Fontenay aux Roses a été la première ville de France à passer entièrement à 30 km/h dans toutes les rues, en 2003, y compris les voies départementales.

Les communes voisines, comme Sceaux, maintiennent une vitesse de 50 km/h sur les voies départementales.

Pour rendre effective cette vitesse, les panneaux ne suffisent pas. Pourtant seulement quelques plateaux traversants dignes de ce nom ont été installés, par exemple dans la rue Jean Jaurès en centre-ville. Mais juste à côté, dans la rue Boucicaut, aucun plateau ne ralentit les automobilistes.

La conséquence : il arrive souvent que le trafic accélère dans cette rue pour passer au feu vert, sans respecter la limite de vitesse de 30 km/h.

Ne parlons même pas du respect de la limite de 20 km/h en vigueur sur la place du Général de Gaule (Zone de Rencontre), qui devrait pourtant être une zone commerciale et sociale très apaisée et attractif.

Sur les départementales la situation est encore plus préoccupante : même l’avenue Jean Moulin tout récemment rénovée ne compte aucun dispositif de ralentissement du type plateau ou chicane, et aucun aménagement cyclable d’un côté (voir article précédent : http://www.nouvellesdefontenay.fr/lamenagement-de-lavenue-jean-moulin-rd63-un-bilan/).

De plus aucun radar pédagogique qui ont montré leur efficacité n’a été installé dans les zones critiques, comme l’avenue Jean Moulin ou l’avenue Lombart.

Il en résulte qu’il y a très peu de circulation de vélos sur ces voies départementales, alors que dans une lettre récente (http://www.nouvellesdefontenay.fr/reponse-du-departement-sur-larticle-que-fait-le-departement-des-hauts-de-seine-pour-la-circulation-des-velos-a-fontenay/ le Conseil Département du 92 indique « traiter » les départementales pour les déplacements à vélo.

Panneaux autorisant les vélos à ne pas marquer le stop au feu rouge

Un décret du ministère des Transports, intégré au code de la route, permettait déjà depuis 2012 aux cyclistes de passer au feu rouge après avoir donné la priorité aux autres usagers bénéficiant du feu vert. L’objectif est d’augmenter la sécurité des cyclistes, qui peuvent ainsi échapper à l’angle mort des voitures (dangereux pour eux) et éviter de démarrer au milieu du flux motorisé. C’est aussi une mesure qui encourage les cyclistes, qui peuvent désormais poursuivre leur élan sur une pente et qui n’ont plus besoin d’attendre derrière les pots d’échappement des voitures.

Une signalétique spéciale a été créée : des triangles avec des flèches jaunes montrant les directions dans lesquelles le cycliste peut poursuivre son chemin au feu rouge.

Cette mesure a été mise en œuvre à Sceaux en 2016 et à Antony en 2017 sans qu’aucun accident n’ait été signalé.

=> Lors des Assises du Sport, le 13 Octobre 2018, Mr Vastel, maire de Fontenay a annoncé que cette mesure sera mise en place à Fontenay. Les panneaux n’ont pas encore été posés.

Des bandes cyclables parfois trop étroites

La largeur d’une bande est de 1.50m. Exceptionnellement elle ne doit pas descendre en dessous du strict minimum de 1m. En présence de stationnement longitudinal, une surlargeur d’environ 50cm est recommandée pour éviter le choc avec une portière qui s’ouvre (zone d’emportiérage).

Des bandes cyclables ont parfois une largeur inférieure à 1 m ou sont placées trop proches du stationnement des voitures.

A l’endroit sur la photo (Antony), une montée où le cycliste roule moins vite que les voitures, les cyclistes sont souvent frôlés par des voitures ou des bus.

=> Une solution aurait été de privilégier la sécurité du nombre croissant de cyclistes en remplaçant une file de stationnement par une piste cyclable.

La discontinuité de pistes et de bandes cyclables

Souvent, le cycliste n’est pas pris au sérieux comme un usager à part entière, mais comme une variable d’ajustement. La photo illustre le problème : le cycliste n’a pas une ligne droite comme les piétons et les voitures, mais est balancé entre le trottoir (souvent entre les piétons) et la chaussée (à proximité immédiate des voitures roulant à 50 km/h).

Une autre illustration en vidéo sur la RD920 : https://twitter.com/marcd33/status/985247476096688129  .Cette configuration n’encourage pas l’utilisation du vélo comme moyen de déplacement.

=> Cette situation peut être évitée en allouant la largeur disponible de façon démocratique entre piétons, cyclistes et automobilistes.

Que fait le Département des Hauts de Seine pour les cyclistes (suite)

Le conseil départemental a installé des bornes de comptage de cyclistes en plusieurs endroits.

Source : Le Parisien du 10 Janvier : http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-roulez-cyclistes-vous-etes-comptes-10-01-2019-7985457.php#xtor=EREC-1481423605-[NL92]—${_id_connect_hash}@1

Trois panneaux verts, installés par le conseil départemental sur la D 922 à Courbevoie, la D 7 à Meudon et la D 920 à Sceaux, tous à proximité d’une piste cyclable. Car ces totems vélos affichent en temps réel deux fréquentations cyclables : depuis le début de chaque journée et depuis la date d’installation de chaque dispositif.

A Sceaux par exemple, ce jour-là, le totem indique que 10 355 amateurs de vélo ont roulé sur la piste voisine depuis le début de l’année. « Si ça peut faire avancer les choses, c’est toujours ça de pris, observe, assis sur son vélo, Christian, en jetant un coup d’œil au totem. Mais il y a encore beaucoup de travail pour améliorer la circulation à vélo dans le département. C’est encore trop dangereux… »

« Ce type d’outil est très utile car il donne des données qui rendent les cyclistes visibles et il motive les cyclistes », complète Stein Van Oosteren, président de l’association Fontenay-aux-Roses (FAR@vélo), adepte du vélo en ville.

Ce dispositif va permettre au département de pouvoir analyser les périodes de pic de fréquentation des pistes cyclables, les villes dans lesquels il y a le plus de cyclistes, et ainsi de répondre aux besoins des amoureux de la petite reine. Des résultats sont déjà disponibles.

Avec actuellement 149 km de voies aménagées pour les vélos dans les Hauts-de-Seine, sur 350 km de routes départementales, l’institution compte encore développer ses services aux deux roues. « Nous allons aussi continuer à installer des compteurs et totems, souligne Thierry Dussautoir,  chef du service Offres de mobilités au département, et également bientôt proposer une page sur notre site sur laquelle les cyclistes pourront consulter en temps et en heure les fréquentations de toutes les bornes du territoire. »

Objectif : savoir pour mieux décider mais aussi sensibiliser les autres usagers de la route à la présence des deux-roues.

Plusieurs associations œuvrent  pour la prise en compte des cyclistes sur les voies départementales et communales :

- Association MDB (Mieux se Dépacer à Bicyclette) : https://mdb-idf.org/

- Fontenay aux Roses : FAR@Vélo : http://www.faravelo.com/

- Antony : Antony à Vélo : http://antonyavelo.canalblog.com/

- Clamart : Les Dérailleurs de Clamart : http://derailleursdeclamart.fr/

Réponse du Département sur l’article : « Que fait le département des Hauts de Seine pour la circulation des vélos, à Fontenay ? »

Il s’agit de l’article : Que fait le département des Hauts de Seine pour la circulation des vélos, à Fontenay ?

Vous avez publié, sur le blog « Les nouvelles de Fontenay », un article sur la circulation des vélos sur la promenade des vallons de la Bièvre et nous souhaitons apporter quelques précisions.

Tout d’abord, les allée secondaires fréquentées régulièrement par les piétons ont été refaites en béton désactivé (aspect gravillon) et les marches ont été supprimées afin d’anticiper la fermeture de la passerelle.

Le Conseil départemental entretient la promenade des vallons de la Bièvre depuis 2003 et a assuré une continuité paysagère, incluant une dominante écologique en créant des prairies de façon à en faire un corridor écologique. C’est un espace de détente, de loisirs et de promenade. Les vélos sont autorisés à l’emprunter à condition de respecter les autres usagers. Les trajets domicile travail sont traités par le Département dans le cadre des routes départementales et permettent aux cyclistes plus pressés de rouler à une vitesse supérieure que sur la promenade des vallons de la Bièvre.

Toutes les allées de la promenade sont mixtes, il n’y a pas d’allées piétonnes ou d’allées cyclables, quand bien même il reste encore quelques panneaux qui sont en voie d’être retirés dans le cadre d’une refonte de la signalétique. Il est important de le préciser afin de pacifier les différents usages, les réclamations de promeneurs à l’encontre du comportement de certains cyclistes étant en augmentation.

Cette mixité des usages a été décidée suite au constat de l’usage mixte de toutes les allées, anciennes allées piétonnes et cyclables étant finalement utilisées par tous, mais également suite à un accident mortel entre cyclistes roulant trop vite sur une ancienne allée cyclable. Aussi, des chicanes ou des ralentisseurs ont depuis été installés à chaque traversée de voirie afin de protéger les cyclistes qui réduisent ainsi leur vitesse.

Le principe de prudence du plus fort (le cycliste, trottinettes électriques…) par rapport au plus faible (le piéton) doit de fait être respecté. Cette évolution des usages est aussi l’occasion d’améliorer la prise en compte des personnes en situation de handicap (accès PMR, bandes podotactiles,…).

Nous vous remercions par avance de bien vouloir prendre en compte ces informations.

La Direction des Parcs, des Paysages et de l’Environnement

NDLR : Vous dites : « Les vélos sont autorisés à l’emprunter à condition de respecter les autres usagers. Les trajets domicile travail sont traités par le Département dans le cadre des routes départementales et permettent aux cyclistes plus pressés de rouler à une vitesse supérieure que sur la promenade des vallons de la Bièvre. »

Malheureusement, ce n’est pas ce que l’on observe actuellement, la promenade des piétons n’est plus du tout sécurisée, car il y a beaucoup de vélos, même électriques qui l’empruntent actuellement ne préviennent pas de leur passage. Ces vélos là devraient emprunter les voies départementales, mais il ne le font pas car il n’y a pas de continuité entre les communes traversées et des zones où il n’y a pas de piste cyclable ou de bande cyclable, comme sur l’avenue Jean Moulin, dans le sens vers le Sud, entre Fontenay et la gare de Robinson. Pourtant, elle vient d’être refaite en 2018.

C’est là que le département devrait agir.

Voir aussi l’article sur l’avenue Jean Moulin : http://www.nouvellesdefontenay.fr/lamenagement-de-lavenue-jean-moulin-rd63-un-bilan/

Que fait le département des Hauts de Seine pour la circulation des vélos, à Fontenay ?

Sur la Coulée Verte du Sud-Parisien 

La coulée verte du Sud-Parisien est un parc linéaire situé au-dessus ou à côté des voies du TGV atlantique entre le boulevard périphérique de Paris et Massy.

En dehors de Paris, les neuf communes traversées sont : Malakoff, Châtillon, Bagneux, Fontenay-aux-Roses, Sceaux, Châtenay-Malabry, Antony, Verrières-le-Buisson, et Massy.

Dans les Hauts-de-Seine, la coulée verte est devenue la « promenade des Vallons-de-la-Bièvre » à la suite de l’approbation du « Schéma départemental des parcours buissonniers », le 11 avril 2008. Elle est entretenue depuis 2003 par le conseil général des Hauts-de-Seine, sur la partie située dans ce département, de Malakoff à Antony.

Cet espace aménagé est prévu comme un lieu de promenade et par endroits des cheminements piétons sont séparés d’une piste prévue pour les vélos.

Malheureusement, ces deux pistes séparées n’existent que sur une petite partie et n’est pas respectée par les piétons ou les vélos.

La plupart du trajet est mixte, comme indiqué sur la photo suivante.

Voilà par exemple, ce qui se passe sur Fontenay, sur la piste qui est normalement prévue pour les cyclistes. On observe en même temps des cyclistes et des joggers.

(Crédit photo : Pline)

De plus avec le développement très important des cyclistes pour aller à leur travail, la circulation des vélos se fait de plus en plus sur la coulée verte qui devient une autoroute à vélos.

Il y a beaucoup de zones piste cyclable qui étaient prévues dès le début qui pourraient être séparée de la piste pour piéton, même sur Fontenay.

(Crédit photo : Subichan)

Mais quels travaux fait le Département sur la Coulée Verte de Fontenay ?

Il refait la piste piétonne qui était déjà bétonnée pour la mettre avec un revêtement en gravier.

Les morceaux de ciment enlevés de la piste piétonne entre la rue Boucicaut et la rue Robert Marchand.

Après les travaux. Comme la signalisation n’a pas changée, les vélos empruntent maintenant aussi la piste piétonne

Pourquoi la rénovation de l’avenue Jean Moulin ne fonctionne pas pour les cyclistes entre Fontenay et le carrefour des Mouilleboeufs ?

Celle-ci aurait pu être une alternative à la Coulée Verte pour les cyclistes.

Qu’est-ce qui a été prévu pour l’avenue Jean Moulin ?

Au lieu de prévoir, une vrai piste cyclable d’un coté (1.5 m de large) et rien de l’autre coté, avec une largeur de trottoir de 2.75 m, on aurait pu prévoir deux bandes cyclables sur la chaussée, en gardant une largeur de trottoir de 1.4 m, ce qui permet à deux poussettes de se croiser, quitte à réduire un peu la largeur de la voirie.

Le Département n’a pas respecté la Loi LAURE qui oblige les collectivités à aménager un itinéraire cyclable dans les deux sens lors d’un réaménagement de la route, et surtout pour les rues à forte fréquentation (https://www.fub.fr/droit).

Actuellement, les vélos venant de Fontenay vers Robinson, sont obligés d’emprunter la route où des vitesses de voitures et de bus ont été enregistré à plus de 50 km/h.

-        Seulement 15 % des véhicules roulent à une vitesse inférieure à 30 km/h.
-        50 % des véhicules roulent entre 30 et 40 km/h
-        95 % des véhicules roulent à une vitesse inférieure à 50 km/

L’avenue Jean Moulin dépend du Département est sur le territoire de la commune de Fontenay qui est entièrement en zone 30 km/h. C’est donc une voie de transit à 30 km/h, mais qui est à 50 km/h dans les autres communes qu’elle traverse, comme Chatillon et Sceaux.

Que faudrait-il pour permettre la circulation des vélos en transit sur cette avenue ?

Le département a mis plusieurs panneaux 30 km/h, mais pour le moment cela n’a pas beaucoup d’effet.

Il faudrait plutôt prévoir des radars pédagogiques qui ont prouvé leur efficacité.

2 feux qui n’existaient pas ont été installés près de 2 carrefours. Ils sont à déclenchement par les piétons qui veulent traverser l’avenue :

-         Après le croisement de la rue Augustin Claude
-         Après le croisement de la rue François-Joseph Bouille

Pour le moment, ils ne fonctionnent pas encore. De toute façon, il y a très peu de piétons sur cette avenue.

Pour qu’ils aient une influence sur la vitesse de circulation, il faudrait qu’ils soient synchronisés à une vitesse de 30 km/h.

Il faudrait aussi qu’il y ait une continuité du marquage des pistes cyclables, dans les deux sens, à travers les communes de Chatillon, Fontenay, Sceaux, Chatenay, Antony.

Réponse du collectif des riverains de l’îlot des Potiers à la réponse de Monsieur Vastel, maire de Fontenay à l’article sur l’abattage des arbres du 26 rue des Potiers

Article en question : http://www.nouvellesdefontenay.fr/reponse-de-mr-vastel-maire-de-fontenay-a-larticle-sur-labattage-des-arbres-du-26-rue-des-potiers/

La réponse de Monsieur le Maire du 9 novembre comporte plusieurs contre-vérités qu’il convient de rectifier :

Monsieur le Maire dit : « Les riverains ont d’ailleurs été reçus en septembre dernier par le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat à ma demande, pour évoquer ce projet »

Ceci est faux : le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat n’a pas reçu les riverains, en dépit de la promesse qu’il leur avait faite en juin 2018 et de la lettre de relance que les riverains lui ont adressée. Ceci montre que l’on ne peut pas parler de réelle concertation, et ceci est également attesté par le point suivant qui est encore plus important sur le fond:

Monsieur le Maire dit : « Mieux, les riverains ont été reçus à deux reprises par la mairie, par les élus concernés dont je fais partie, en présence des services »

Cet argument ne tient pas car le projet qui avait été présenté lors de ces réunions était très différent du projet actuel. Il avait été jugé satisfaisant par la quasi-totalité des riverains, et en particulier il ne comprenait pas l’abattage de tous les arbres bordant la rue des Potiers. Or le nouveau projet est très différent et très gênant pour un grand nombre de fontenaysiens, car il comporte non seulement l’abattage de tous les arbres bordant la rue des Potiers, mais aussi une réduction du nombre de places de parking publiques, et un empiétement sur le trottoir, ce qui est une première pour Fontenay aux Roses. Tout ceci alors que le quartier va connaitre une forte augmentation du nombre d’habitants. Il est clair que ce dernier projet ne gêne pas seulement deux ménages, comme l’indique Monsieur le Maire, mais de très nombreux fontenaysiens qui empruntent quotidiennement la rue des Potiers (en raison de la proximité des écoles ; du gymnase des Potiers, de la gare RER). Ceci est confirmé par plus de 300 fontenaisiens ayant signé la pétition contre l’abattage de ces arbres.

Une autre contre-vérité de Monsieur le Maire : « De nombreux riverains se seraient mobilisés pour les arbres. Pourtant, lors des deux réunions de concertation ils n’ont pas soulevé ce point comme prioritaire. »

Ceci est faux : Tout d’abord lors de la première réunion publique, il n’était pas question de supprimer ces arbres. Lors de la dernière réunion, nous avons demandé que le projet respecte la bordure verte de 4 mètres par rapport au trottoir le long de la rue des Potiers, or cette bordure contient la plupart des arbres concernés. Nous tenons à votre disposition un enregistrement audio effectué lors de la réunion attestant ce point.

Monsieur le Maire avance enfin un argument spécieux : « Les arbres trentenaires ici concernés ne faisaient l’objet d’aucune protection particulière. Et ce bien que le PLU instauré par notre équipe ait fait le choix de protéger largement les arbres qui sont partie intégrante de notre patrimoine. 106 arbres remarquables sont désormais protégés, alors que seuls 9 arbres faisaient l’objet d’une protection dans le cadre du POS. »

Il serait absurde de ne protéger que les arbres classés remarquables et permettre l’abattage de tous les autres sans limite ni concertation, surtout dans une ville en déficit d’espaces verts comme la nôtre.

Revenons à l’îlot des Potiers : Monsieur le Maire avait affirmé publiquement que l’espace boisé classé situé dans cet îlot serait déplacé à superficie égale, or celui-ci a été amputé de plus de 20% ! Et comme nous l’avons montré, il n’y a pas eu de véritable concertation mais un simulacre de concertation où l’on présente d’abord un projet sympathique pour ensuite le retirer et imposer un projet fâcheux, le démarrer en abattant presque tous les arbres alors même que le permis de construire n’a pas été déposé, et refuser la réunion de concertation prévue sans même répondre au courrier des riverains.

Lors de la dernière réunion publique de présentation du projet, Monsieur le Maire a affirmé: « dans ce projet, tout le monde doit y trouver son compte ».  Aussi sommes-nous étonnés de l’absence de soutien de la Mairie à nos demandes qui d’une part sont appuyées par de très nombreux fontenaysiens, et d’autre part ne conduisent qu’à des modifications très mineures du grand projet de 92 Habitat (au grand maximum 3 logements seraient impactés par rapport aux 600 nouveaux logements prévus, dont 39  dans l’îlot des Potiers). Pourquoi un tel soutien de notre Maire au projet de 92 Habitat qui abaisse considérablement le cadre de vie d’un quartier ?  Et pourquoi toutes ces contre-vérités et ce défaut flagrant de concertation ? Nous sommes pour un dialogue constructif  visant à ce que ce grand projet s’intègre bien dans notre ville.

Paul Bruma : paul.bruma@yahoo.fr

L’aménagement de l’Avenue Jean Moulin (RD63) : un bilan

L’avenue Jean Moulin est une route Départementale qui relie le Sud du Département au centre-ville de Fontenay-aux-Roses et à Paris.
C’est une liaison directe vers l’A86, avec plus de 11 000 véhicules / jour.
Elle traverse une zone essentiellement pavillonnaire.

Situation avant les travaux

La RD avait besoin d’être refaite, car la voirie était dégradée (cause de vibrations).
Les trottoirs étaient dégradés et les arbres peu mis en valeur et abîmés.
La partie située entre la rue du Dr Soubise et les Mouilleboeufs avait déjà été refaite, il y a 5 ans.

Vitesse des véhicules

La RD est sur le territoire de la commune de Fontenay qui est entièrement en zone 30 km/h. C’est donc une voie de transit à 30 km/h, mais qui est à 50 km/h dans les autres communes qu’elle traverse, comme Chatillon et Sceaux. L’avenue ne dessert aucune école directement.

Les mesures réalisées en 2016/2017 sur 512 092 véhicules par le Département montrent :

-        Seulement 15 % des véhicules roulent à une vitesse inférieure à 30 km/h.
-        50 % des véhicules roulent entre 30 et 40 km/h
-        95 % des véhicules roulent à une vitesse inférieure à 50 km/h.

Ces mesures ont été effectuées avec un radar pédagogique installé

Nous avons fait des observations qui ont fait l’objet d’un article précédent :

http://www.nouvellesdefontenay.fr/quelle-est-la-politique-de-la-mairie-concernant-la-limitation-de-vitesse-sur-lavenue-jean-moulin/

  • Même les bus ne respectaient pas la limitation de vitesse.
  • 85 % des véhicules ont une vitesse supérieure à 30 km/h.

Quel était le principe de l’aménagement ?

Coupe du projet de la voirie pour la circulation venant du carrefour des Mouilleboeufs.

Plan de l’avenue au niveau de la rue Augustin Claude

Plan de l’avenue au niveau de la rue Joseph Bouille

Ce qui était annoncé :

-        Des espaces piétons plus confortables
-        Un caractère moins routier
-        Un itinéraire cyclable sécurisé vers le centre-ville
-        Une mise aux normes des quais bus aux personnes à mobilité réduite (PMR)
-        Des places de stationnement rationalisées

Qu’en est-il pour le stationnement des voitures ?

-         6 places en moins par rapport à la situation actuelle : 32 places existantes ; 26 places dans le projet + 1 place PMR
-         Diagnostic des places de stationnement : 17 places occupées en journée et 21 en soirée (diagnostic effectué en 2016)

Comme cela a été signalé, presque toute l’avenue n’est bordée que de pavillons. Ceux-ci doivent normalement garer leur(s) voiture(s) à l’intérieur de leur propriété. D’après le diagnostic, il ne manque pas de places de stationnement, même en soirée. Beaucoup des voitures qui sont garées appartiennent à des riverains.

Qu’en est-il pour les piétons ?

2 feux qui n’existaient pas ont été installés près de 2 carrefours. Ils sont à déclenchement par les piétons qui veulent traverser l’avenue :

-        Après le croisement de la rue Augustin Claude 
-        Après le croisement de la rue François-Joseph Bouille

Les deux passages sont distants d’environ 100 m. On peut regretter qu’un passage piéton supplémentaire, même sans feu, n’ait pas été tracé entre les deux.

Déjà les trottoirs étaient assez larges, mais cette fois par endroits, la largeur atteint presque 3 m comme le montre la photo et le plan en coupe (largeur stationnement 2.0 m, largeur trottoir 2.75 m)

Circulation et arrêts de bus

Pourquoi les arrêts de bus n’ont pas été fait en décrochement, comme il y avait largement la place de le faire ?

De plus lorsque les bus s’arrêteront, cela bloquera complètement la circulation des voitures et des vélos. Cela permet quand même l’installation d’un abri bus sans rétrécir le passage des piétons (surtout ceux avec des poussettes ou en fauteuil roulant).

Un caractère moins routier ?

Par rapport à l’ancienne situation, la bande de roulement a été entièrement refaite. Elle a l’avantage d’être beaucoup moins bruyante.

Mais le trajet rectiligne incite plutôt à la vitesse et dans les 2 sens. Le garage Renault a observé des véhicules à près de 100 km/h (!) et des bus à 60 km/h.

Qu’en est-il pour les cyclistes ?

Il y a effectivement une bande cyclable qui existe depuis le carrefour des Mouilleboeufs jusqu’à la rue du Stand. Par contre, dans l’autre sens, aucun espace n’a été aménagé pour les cyclistes. Cela pose plusieurs problèmes :

  • Problème juridique : la Loi LAURE oblige les collectivités à aménager un itinéraire cyclable dans les deux sens lors d’un réaménagement de la route, et surtout pour les rues à forte fréquentation (https://www.fub.fr/droit).
  • Problème de sécurité et de cohabitation : soit les automobilistes sont bloqués derrière les cyclistes et s’impatientent facilement, soit les automobilistes doivent doubler les cyclistes en empiétant largement sur la voie opposée. « Largement » car (i) le cycliste doit rouler à 1 m. environ des voitures garées sur le côté pour ne pas se prendre une portière, et en plus (ii) les automobilistes doivent respecter 1 m. de distance de sécurité réglementaire pour ne pas mettre le cycliste en danger.

Cette situation est d’autant plus dangereuse :

  • que les véhicules circulent à une vitesse bien supérieure à 30 km/h
  • que rien ne sensibilise les automobilistes à la présence de cyclistes sur cette voie

Le seul point positif est d’avoir mis à chaque carrefour un « sas » vélo, où les cyclistes peuvent se mettre devant les voitures ou les camions. Cela sécurise les cyclistes, qui peuvent démarrer de façon bien visible et qui peuvent aussi se ranger à gauche pour tourner à gauche au lieu de devoir attendre le flux des voitures allant tout droit. Cela évite aussi aux cyclistes d’attendre dans les gaz d’échappement. Malheureusement ces sas, prévus dans le Code de la Route depuis 1998, sont trop rarement respectés.

Un « sas » vélo à chaque carrefour

Quelles sont déjà les mauvaises utilisations ?

Une voiture garée devant son bateau, à cheval sur la piste cyclable. Il est interdit de se garer sur un bateau, mais pourtant cela se produit également sur le bateau d’accès au garage Renault. Ce sont souvent des véhicules qui se garent pour téléphoner.

La présence de potelets, destinés à empêcher le stationnement sur le trottoir, a en fait pour effet secondaire de favoriser l’arrêt sur la piste cyclable des véhicules qui ont à décharger des objets encombrants.

Que peut-on faire pour ralentir la circulation ?

-        Remettre un radar pédagogique, qui a prouvé son efficacité lors des mesures en 2016-2017
-        Mettre en place des feux « pédagogiques » qui se déclenchent quand les voitures dépassent le 30 km/h, comme sur l’avenue Raymond Croland, mais avec des panneaux d’explication bien visibles

Comment faire pour les cyclistes ?

Le circuit marqué en rouge correspond aux pistes cyclables existantes.

Venant des Mouilleboeufs, il  existe une bande cyclable, très étroite, des Mouilleboeufs à la rue Briant, (voir photo) :

Puis, il y a une bande cyclable, qui est bien matérialisée, sur l’avenue jusqu’à la sortie de la rue Briant. Elément positif : elle est bien séparée des piétons. Par contre, on peut se demander pourquoi la piste cyclable est quasiment au niveau de la route. Une piste cyclable davantage surélevée est plus visible, mieux séparée et décourage les automobilistes de rouler sur la bande cyclable.

La piste cyclable surélevée pose deux autres problèmes. D’abord elle n’est pas continue au niveau de la couleur mais découpée en plusieurs tronçons jaunes séparés de tronçons noirs, ce qui la rend moins lisible. Ensuite, à chaque nouveau tronçon elle présente des ressauts qui secouent le cycliste et son matériel inutilement :

Dans l’autre sens aucun espace n’a été aménagé pour les cyclistes. Les cyclistes sont par conséquent mélangés avec les voitures dans une voie étroite alors qu’il n’y a pas assez de place pour assurer leur sécurité sur cette route de transit à forte fréquentation.

Il serait peut-être possible de mettre une bande cyclable sur le trottoir, compte-tenu de la largeur du trottoir, qui peut atteindre 3 m (2.75 m sur le plan). Une bande cyclable de 1.25 m de large pourrait être envisageable. Il reste au moins 1.50 m pour les piétons, ce qui permet la circulation des PMR et respecte les normes en vigueur (1.40m minimum).

Auteur : Jean François Bresse. Contributeurs : Caroline Kervarc, Stein Van Oosteren, David Chabbal, Hélène Chabanas

Participez à l’observatoire sur les perruches, espèce d’oiseau exotique envahissante

L’introduction de la perruche à collier s’est produite de manière accidentelle en Ile de France, à la suite de l’ouverture d’un container rempli de cet oiseau, vendu comme oiseau de cage. Apparemment, ces perruches se sont bien acclimatées en Ile de France.

Depuis les premières observations de perruches à collier en 1974, en Ile de France, les données concernant cet oiseau dans la région (observation, site de reproduction et dortoir) se sont multipliées. Les premières reproductions sont observées en 1990.
L’aire prospectée par les perruches atteint environ 2000 km² en juin 2014 ; il n’y a pas eu déplacement des oiseaux mais augmentation de la zone définie en 2009.
Les concentrations des observations correspondent bien aux concentrations en densité de perruche : sud 92 et nord 93.

Nous avions déjà relaté le fait que la perruche a été déjà observée à Fontenay, dans un article précédent.

L’estimation des effectifs de perruche à collier en Île-de-France était de 1050 perruches en 2008 et 2700 perruches en 2012. Le comptage de l’hiver 2014-2015 donne pour le seul dortoir de Massy (91) plus de 3500 perruches et l’estimation pour l’hiver 2013-14 est supérieure à 5000 individus pour l’Île-de-France.

Les reproductions sont observées sur une surface d’environ 800 Km² jusqu’en 2009 et sur environ 1900 km² actuellement, soit largement plus du double de surface occupée par des oiseaux installés. Les perruches ne se reproduisent que depuis quelques années dans les Yvelines et la Seine-et-Marne. On note qu’à chaque période, des oiseaux sont vus ponctuellement assez loin de cette aire de reproduction.

Nuisances générées par les perruches

  • La première nuisance rapportée est le bruit généré par les cris des perruches. Pour écouter ce cri, cliquez sur le lien suivant :

XC143088 – Perruche à collier – Psittacula krameri

  • La seconde nuisance est liée aux fientes des oiseaux au moment de leur regroupement vespéraux puis nocturnes.
  • Impact sur l’accès aux cavités (nidification) : La perruche à collier est un oiseau cavernicole, qui recherche des cavités pour y nicher et se reproduire. Le plus souvent elles trouvent ces cavités dans les grands arbres des parcs, avec une préférence marquée pour les hauts platanes. C’est une espèce qui s’installe précocement (dès fin janvier) dans les cavités, avant de nombreuses autres espèces ; elle est même capable d’expulser les premiers « propriétaires » (pics). les perruches à collier ont un impact évident sur les disponibilités en cavité et donc sur les reproductions d’autres espèces cavernicoles.
  • Agressivité sur certaines espèces : Sur ses sites de nidification, les perruches sont peu tolérantes envers certaines espèces, capables de prédation sur les jeunes ou les œufs, ou simplement concurrentes pour les cavités. L’écureuil roux en particulier est chassé et quelques exemples de poursuites et mises à mort ont été notées.
  • Impact sur l’accès à la nourriture : rapporté à leur présence beaucoup plus importante que les autres grosses espèces dans tous les jardins, les perruches apparaissent comme l’espèce la plus gênante quant à l’accès à la mangeoire pour les petits oiseaux.
  • Impacts sur les productions agricoles et horticoles : En Ile-de-France, des dégâts sont surtout notables sur les fruitiers des jardins privés (cerisiers, pruniers, pommiers…). Pour l’instant il n’y a pas de plainte de la part de producteurs de fruits. L’autre impact plus visible est l’ébourgeonnage des arbres (marronniers, cèdres, ifs notamment),
  • Impacts sur le bâti et les infrastructures : certains dommages ont été observés sur l’isolation extérieure de bâtiments. Les perruches creusent des ouvertures dans la première couche (enduit gratté ou bois) et s’installent dans l’isolation en laine de roche ou polystyrène.

La mise en place d’un observatoire des perruches en Ile de France

A l’initiative du Département des Hauts de Seine, et de la participation de 7 autres administrations (  Muséum national d’histoire naturelle, FREDON – fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles, Office nationale de la Chasse et de la faune sauvage, Ville de Châtenay-Malabry, Ville d’Antony, Ville de Sceaux,  LPO- ligue de protection des oiseaux) , un site internet d’information et de participation a été mis en place : http://perruche-a-collier.fr/

En plus d’informations et de documents, un observatoire a été mis en place.

Vous pouvez participer par l’intermédiaire d’un formulaire, pour signaler la présence de perruches, de nids, de dortoirs, de dégats : http://perruche-a-collier.fr/participez/formulaire

Vos observations seront ainsi reportées sur une carte interactive, mise à jour toutes les semaines.

Atelier participatif le dimanche 28 Janvier au Parc de Sceaux à 15 Heures

Rendez-vous à la grille d’honneur, gratuit sans inscription, à 15 Heures.

Les participants qui visiteront le Parc pourront alimenter la site d’observation.

 Pour plus d’informations : http://perruche-a-collier.fr/

 https://ile-de-france.lpo.fr/