Le point sur les salles de réunions et d’activités corporelles municipales à Fontenay

Lors de la réunion publique du 14 Septembre sur le devenir du bâtiment de l’ex Conservatoire, situé rue du Dr Soubise, a été évoqué dans le débat le manque de salles municipales et d’activités à Fontenay.

Les salles municipales actuelles pour des réunions

Elles sont à la disposition des associations Fontenaisiennes (gratuitement une fois/mois) ou aux particuliers, moyennant un tarif de location et de respect du règlement intérieur.

Ces salles actuelles sont :

-        Salle Daniel Mayer : 40 m2, 40 personnes
-        Salle du Parc : 40 m2, 40 personnes
-        Salle de l’Eglise : 80 m2, 80 personnes
-        Salle du Château Sainte-Barbe : 98 m2, 80 personnes
-        Salle Espace Jeunes – Pierre Bonnard : 160 m2, 160 personnes

Délai pour les demandes de réservation

Pour l’organisation d’une réunion : Toute demande de réservation de salle doit être formulée au plus tard 1 mois avant la date de location souhaitée.

Pour l’organisation d’une manifestation : Toute demande de réservation de salle doit être formulée au plus tard 2 mois avant la date de location souhaitée.

Pour réserver une salle, il faut remplir sur le site de la ville, un formulaire de pré-réservation, en indiquant plusieurs choix :

http://www.fontenay-aux-roses.fr/demarches-services-de-la-mairie/location-de-salles-municipales/formulaire-de-pre-reservation-pour-les-associations-fontenaisiennes.htm

Combien y-a-t’il d’associations sur la ville et quel est le délai pour avoir une salle ?

D’après l’annuaire des associations du site internet de la ville, il y a 125 associations enregistrées. Au Forum des associations, il y a eu 71 associations qui ont eu un stand.

Le délai pour avoir une salle est au moins de 1 mois et souvent, on n’obtient pas la salle demandée (pas la bonne dimension, pas le jour demandé)

Qu’est-ce qui était prévu par l’ancienne municipalité pour les associations ?

Il était prévu une Maison des Associations, dans l’aile gauche du Château Sainte Barbe, avec des salles de réunion, au Rez-de-Chaussée et au 2 ème étage. Le 1er étage étant occupé par le CCJL.

Au Rez-de-Chaussée, il avait 2 grandes salles de réunion prévues d’environ 40 M2 chacune. Ces salles sont maintenant occupées par la Police Municipale, avec le Centre de Supervison. L’accueil du Service Vie Associative (pour l’attribution des salles) sera maintenant situé en bas, le Service Vie Associative occupera une salle de 25 m2 au 2ème étage.

Au 2 ème étage, il était prévu, un bureau réservé pour les élus de l’opposition : il sert actuellement de stockage, un bureau réservé aux organisations d’anciens combattants (24 m2), un bureau réservé au CUF de 40 m2 : ces 2 bureaux sont occupés. Il reste 3 bureaux de 25 m2 chacun de surface. Ils ne sont pas encore affectés.

Maintenant, l’activité Musique du CCJL qui occupait ces salles ont maintenant basculées au Château La Boissière à La Maison de la Musique et de la Danse.

Par rapport à ce qui était prévu dans le projet de Maison des Associations, il ne reste plus que 4 bureaux de 25 m2 environ. Dans le projet initial, il y avait en plus 2 bureaux de 25 m2 et 2 salles de 40 m2, soit environ 130 m2.

Quels sont les besoins des associations ?

Chaque association a un Conseil d’Administration (CA). Ce CA a environ 10 membres et ne nécessite pas une grande salle de réunion. Des salles de 15 m2 suffisent. Ce CA se réunit environ une fois / trimestre, soit environ 400 réunions/an.

Les 4 bureaux du 2 éme étage du Château Sainte Barbe de 25 m2 pourront servir pour cela, mais cela est largement insuffisant.

Le Maire a reconnu qu’il manquait des salles de petites tailles sur Fontenay.

Chaque association fait 2 réunions plénières/an, dont l’AG, soit au total 200 réunions. Ces réunions plénières nécessitent une grande salle. Pour cela, les salles qui conviennent le mieux sont les salles de l’Eglise et la salle du Château Sainte Barbe.

La salle de l’Eglise est occupée le mardi soir par les cours de Yoga de l’ASF et le vendredi soir par la distribution des paniers de l’AMAP La Farigoule.

Est-ce qu’il y a d’autres demandes ?

Celles-ci correspondent par exemple, aux réunions des Comités d’Habitants (CDH). Il y a 5 CDH qui se réunissent environ une fois / mois. Ils comportent 20 personnes et nécessitent des salles comme la salle du Parc et  la salle Daniel Mayer.

Il y a aussi des demandes privées, correspondant surtout à des anniversaires.

Est-ce que certaines salles sont occupées en permanence ou de façon régulière par des associations ?

Oui, des associations ou groupes occupent en permanence des locaux, soit parce qu’on le leur a affecté : groupes de musique, comme FreeStyle, l’association La Chanterelle, le club de Bridge… Pour certaines cela est justifié, car elles ont du matériel. Pour d’autres, le bureau pourrait être partagé.

Le Maire, lors de la réunion publique du 14 Septembre, a dit qu’un inventaire était en cours pour cela.

Quelles sont les salles actuelles utilisées pour des activités corporelles et à qui servent-elles ?

  • Gymnase Jean Fournier : une salle de danse, une salle de gymnastique, et 2 salle DOJO pour le Judo, l’aïkido, le karaté.
  • Gymnase des Pervenches : Une salle multisports pour la pratique de la culture physique,
    de la danse et de la gymnastique rythmique.
  • Gymnase de la Roue : Une salle multisports pour la pratique de la culture physique,
    de la danse, du karaté et du Tae kwon do…
  • Club des anciens : une salle de gymnastique
  • Maison de la Musique et de la Danse : une salle de danse
  • Immeuble du Parc : une salle de danse, une salle d’activité corporelle.

Quels sont les besoins des associations sportives (ASF, CCJL) ?

ASF (Association Sportive Fontenaisienne)

Elle a plus de 4000 adhérents, avec des grosses sections, comme la Danse-Gym (400 adhérents), la Culture Physique et Fitness, la Gymnastique Rythmique, la Gymnastique Artistique, le Judo-Jujitsu (200 adhérents) , le Karaté, le Tae Kwon Do, le Yoga.

Le CCJL (Centre Culturel Jeunesse Loisirs)

Elle a environ 1000 adhérents. Les activités corporelles sont : Danses africaines, Modern Jazz, Orientales, Salsa, Fitness, expression corporelles, Yoga, Pilates, Relaxation, Shiatsu, Sophrologie, Stretching.

Quels sont les besoins qui ne sont pas ou très mal couverts ?

Beaucoup d’activités n’ont pas de salles ou n’utilisent pas des salles adaptées.

Par exemple, la Danse Country, à l’ASF n’ont pas encore de salle et l’activité n’a pas pu redémarrer.

L’activité Stretching du CCJL utilise la salle de réunion du Parc, normalement prévue pour des associations, ce qui nécessite de repousser les tables / chaises et bloque la salle tous les lundi soir.

L’activité Yoga de l’ASF utilise la salle de l’Eglise. Ceci nécessite de s’assurer que le ménage a été fait, que les tables / chaises ont été rangées et que le chauffage par des radiateurs électriques a été mis dans la journée. Cette activité a besoin d’une grande salle, comme une salle de danse. Elle est en plein développement et voudrait ouvrir de nouveaux cours. Elle n’arrive pas à trouver une salle adaptée à ses activités.

Le CCJL avait une salle de danse, dans le bâtiment annexe du Château La Boissière qui servait aussi pour le Yoga du CCJL. Elle a été supprimée dans la nouvelle Maison de la Musique et de la Danse. Celle-ci a une salle de Danse qui sert au Conservatoire. Le Yoga s’effectue maintenant au Club des Anciens et dans une nouvelle salle située dans l’immeuble du Parc.

Pourquoi, la municipalité actuelle dit qu’il ne manque pas de salle de réunions ?

Elle dit que des salles vont être disponibles :

-        Une salle de 100 m2 dans un des immeubles de Saint Prix : il s’agit d’un accord d’utilisation avec le bailleur social propriétaire de l’immeuble
-        Une salle sera disponible Panorama : s’agit-t’il de la salle de réunion du stade du Panorama ? Elle est utilisée comme Club-House
-        Des salles seront disponibles dans le bâtiment de la Croix-Rouge, situé avenue Leclerc : La Croix Rouge devrait déménager au Centre Commercial Scarron pour créer une Vesti-boutique. Par contre ce bâtiment est dans un état très vétuste et nécessiterait d’être mis aux normes pour être utilisé par du public. D’autre part, il existait un projet de démolir cet immeuble pour mettre à la place un immeuble de logements, avec en RdC un Club House pour le Club de Tennis
-        Le centre de tri de la Poste qui doit déménager d’ici 18 mois. Le bâtiment appartient à la ville. Pour une utilisation en salles de réunions, cela nécessiterait des travaux très importants. De plus l’accès au public est difficile, car il se fait par la rue Ledru-Rollin. Le projet de l’ancienne municipalité était d’en faire un parking public, situé pas très loin du centre-ville.

Comme l’a reconnu le Maire, le besoin actuel de salles de réunion de petite taille (15 m2) n’est pas couvert.

Qu’est ce qui est prévu par la nouvelle municipalité comme salles pour les activités corporelles ?

La municipalité a prévu d’utiliser la salle de danse du bâtiment de l’ex Conservatoire situé rue Dr Soubise. Cette salle a un inconvénient, c’est qu’elle a des poteaux de soutien au milieu de la salle, ce qui gêne pour une utilisation pour de la danse.

Elle servira en utilisation polyvalente, sans doute pour des activités corporelles.

Quelques impressions après la réunion publique du 14 septembre sur le devenir du bâtiment du Conservatoire rue du Docteur Soubise

  1. Monsieur Vastel défend les intérêts de la ville ?

Le montage élaboré par la ville pour le devenir de l’ex-conservatoire est d’une grande complexité, qui mélange sous le même toit un propriétaire public (la ville) et un propriétaire privé (une société informatique). Selon son inventeur, cette solution rend le statu quo quasiment irréversible, puisque toute évolution devrait obtenir l’accord formel de tous les copropriétaires.

J’ai encore dans l’oreille un maire – l’actuel – pestant contre les montages public-privés, et la difficulté de traiter les problèmes dans ce cadre. Il cite en particulier la copropriété du mail Boucicaut.

Est-ce défendre les intérêts de la Ville – et de tous ses citoyens – que de laisser en quittant son poste un imbroglio ingérable ? N’est-ce pas un prix disproportionné à payer pour satisfaire des intérêts certes légitimes, mais qui ne concernent directement qu’un petit nombre de Fontenaisiens ? M. Vastel ne céderait-il pas à un petit groupe corporatiste

2 – L’ambiance de la réunion

La réunion était certes d’entrée sous haute tension en raison d’un contentieux lourd entre la Ville et l’association Soubise. Trois membres de cette association se sont certes montrés particulièrement agressifs, allant jusqu’à formuler une demande carrément abusive (l’association veut rencontrer la société informatique intéressée par le rachat partiel du bâtiment). Mais la réunion a été difficile pour M. Vastel :

-        Bien que sachant que l’ambiance serait tendue, il monte immédiatement en première ligne. Alors que c’est le 1er adjoint qui était jusque-là en charge du dossier, et qui discutait avec l’association Soubise. Le 1er adjoint aurait très bien pu mener le débat, calmement, et M. Vastel aurait pu prendre du recul, et intervenir en soutien ou complément de son 1er collaborateur. M. Vastel n’a-t-il donc aucune confiance en son équipe ? ou veut-il montrer que c’est lui le patron ?

-        Dans son discours, M. Vastel triche avec la réalité, à propos du timing entre sa lettre aux riverains et la pétition de ces mêmes riverains. Il se fait interpeler de façon virulente par l’association, et se confond alors en excuses lamentables… C’en était gênant de voir le premier magistrat d’une ville française de 25 000 habitants se comporter de la sorte. M. Hollande par ses reculades multiples sur pleins de sujets, petits et grands, a fortement désacralisé la fonction de chef d’état. Est-on sur la même pente dans notre ville ?

-        On a entendu au cours de la réunion M. Vastel reprocher en public à un éminent membre de l’association Soubise, qu’il figurait sur la liste de soutien à M. Buchet aux dernières municipales….

3 – Deux perles

A la fin de la réunion, M. Vastel demande à la salle, ‘juste pour sa gouverne personnelle’ de se prononcer à main levée sur la solution qu’il avait présentée. Consultation étrange, quand on a vu que pas moins de cinq adjoints étaient présents, et que l’on sait que les ‘amis’ avaient été relancés par mail pour venir à cette réunion ! Il vaut mieux en effet amener sa claque…

Alors que l’on parlait chiffres, M. Vastel déclare tranquillement devant 100 personnes, qu’en arrivant à la tête de la municipalité, il n’avait aucune idée de l’état des finances de la Ville ! Cela ne l’a pas empêché de promettre, par écrit, qu’il n’augmenterait pas les impôts pendant la campagne électorale…

Michel Bayet

Précisions et commentaires de l’association « Conservatoire-Soubise » sur l’article « Affaire Soubise: il faut améliorer le dispositif ‘Comité des Habitants’ »

a/ Le chiffre de 1,5 M€ cité par le Maire pour la mise aux normes du bâtiment est trés exagéré. Il provient du chiffre donné par l’ancienne équipe municipale qui avait « chargé la barque » pour justifier, elle aussi, son désir de se séparer du bâtiment. On peut chiffrer n’importe quoi pour une mise aux normes. Mais: quelles normes? pour quel usage? quel niveau? quel calendrier? etc..  Le coût réaliste de la mise aux normes exigible de tout le bâtiment est beaucoup plus proche du chiffre cité par Monsieur Bigret lors de la réunion, environ 1 M€.

Comme je l’ai expliqué pour répondre à une question pendant la réunion, notre proposition, consistant à  garder pour le besoin de la ville 50% des surfaces, la mise aux normes couterait environ 500000 €.  Le reste, comme la loi nous l’autorise, sera à payer par le loueur. (Notre obligation avant de louer serait de réparer la vétusté pour que le loueur puisse ensuite mettre aux normes sur une base saine. Or il n’y a aucune partie vétuste dans ce bâtiment). Ce chiffre de 500000 € serait couvert par la location sur 4 années. Vous trouverez toutes ces précisions dans la proposition que l’Association Conservatoire Soubise a établie et proposée au Maire.

Vous voyez donc que l’ on est bien loin du chiffre ahurissant de 1,5 M€ qui est là pour faire peur à tout le monde.

b/ La vente n’arrête pas plus vite l’éventuelle dégradation que la location. Comment justifiez vous cet argument? C’est peut être même le contraire car on peut très vite occuper la partie que nous garderions. Des associations ne demandent que ça. Et si le Maire avait accepté comme nous le lui avions proposé fin 2014 de rencontrer l’entreprise du tertiaire qui s’intéressait fortement à la location du bâtiment, nous serions prêts aujourd’hui à en louer une partie.

c/ Il n’y a aucun écart en termes de création d’emploi entre vente et location. Comment justifiez vous cet argument? (A cette occasion, faisons attention aussi à ne pas confondre « transfert « d’emploi et « création » d’emploi! Déménager une entreprise d’une rue de Fontenay à une autre rue de Fontenay n’est pas obligatoirement une création d’emploi. Mais si il y a une vraie création, en vendant ou en louant, nous nous en féliciterons tous) d/ Nombre de salles: c’est effectivement un désaccord que nous avons avec l’équipe municipale. Plutôt qu’un long débat, il suffit d’aller discuter avec les associations. C’est très instructif sur ce point. La journée des associations à Fontenay était fort intéressante sur ce point.

e/ Vous citez parmi les locaux qui vont se libérer, l’immeuble de la poste pour 1000 m2. Allez le visiter. Il ne faut pas être un expert pour constater que ce pourrait être un espace de bureau mais certainement pas pour accueillir du public d’association.

f/ Vous citez le Maire qui a qualifié de « maladresse » le fait de ne pas associer à la réflexion les Fontenaisiens, les associations et en particulier la notre contrairement aux promesses faites à de nombreuses reprises. Si ca pouvait n’être qu’une maladresse exceptionnelle…!

« Mais je suis bien d’accord sur le fond avec vous, c’est bien le manque total d’échange avec les habitants c.à.d le manque total de vraie démocratie participative (et non pas par exemple des comités d’habitants vidés de leurs sens) qui entraîne cette tension croissante. »

Daniel Marteau, secrétaire Association Conservatoire-Soubise

Affaire Soubise: il faut améliorer le dispositif ‘Comité des Habitants’

Le 14 septembre 2016 j’ai assisté à une réunion publique au Conservatoire rue du Docteur Soubise qui avait pour but de présenter le projet de la vente partielle de ce bâtiment. L’association du Conservatoire Soubise s’était opposée à cette vente partielle car elle préfère garder le bâtiment disponible pour les Fontenaisiens dans son intégralité.

Les ‘pour’ et les ‘contre’

Bien que j’aie beaucoup de sympathie pour le désir de ne pas abandonner une partie de notre patrimoine, je penche néanmoins pour le projet proposé par la Mairie. Car en pesant les ‘pour’ et les ‘contre’, j’arrive à la conclusion que les ‘pour’ pèsent plus lourd dans la balance. Mais aidez-moi si je me trompe :

CONTRE (la vente partielle) : On garde un dispositif public disponible (à condition que l’on trouve 1,5 millions d’euros pour le mettre aux normes) ; \On peut louer ce dispositif à des sociétés au bénéfice de notre trésorerie et créer ainsi des emplois.

POUR (la vente partielle) : \On garde la partie du dispositif public dont les Fontenaisiens ont besoin (en plus du nouveau conservatoire qui vient de s’ouvrir) et on pourra la mettre aux normes avec le produit de la vente de l’autre partie ; \On arrête tout de suite la dégradation de l’immeuble par l’usure et par le risque de dégradations volontaires par des squatteurs en l’absence de gardien ; \On crée des emplois avec les 3 sociétés qui sont prêtes à s’y installer et qui ne représentent pas de nuisances sonores ou autre.

‘Il y aura assez de salles’

Le Maire a exclu une pénurie de salles avec les deux arguments suivants :

1/ D’autres salles vont se libérer bientôt : un espace en cours d’aménagement dans l’immeuble Saint Prix, un autre au Panorama et, enfin, les vastes locaux du centre de tri de La Poste qui vont se libérer prochainement ;

2/ La disponibilité des salles existantes va probablement s’améliorer suite à une étude qui sera menée bientôt concernant l’utilisation des salles. Le Maire a dit que certains utilisateurs ne rendent pas la clé pendant un mois, empêchant ainsi d’autres utilisateurs d’utiliser la même salle.

La racine du problème

Le but de ce blog n’est pas de faire une analyse parfaite de toutes les raisons qui me font croire que le projet de la Mairie est plutôt raisonnable. Car cela impliquerait un débat plus vaste : le mandat de la Mairie consiste-t-il à louer des bâtiments ? La Mairie doit-elle attendre le résultat de l’étude concernant l’utilisation des salles ? Aurait-elle dû dépenser les 1,5 millions d’euros pour la place de l’Eglise plutôt pour rénover le Conservatoire Soubise ? Etc.

Le but de cet article est plutôt de pointer la racine du problème, qui revient sans cesse dans les discussions que j’entends sur les rapports entre la Mairie et les citoyens. Cette racine, ce n’est pas tant la vente en elle-même je crois, mais l’exclusion des citoyens dans la prise de décision. La colère et le mal sont si vifs car le nerf de la démocratie est touché : la confiance. 

Explication : selon l’Association Soubise, la Mairie avait promis que si elle changeait d’avis et décidait de vendre contre une promesse faite précédemment, elle impliquerait l’association dans sa réflexion. Cela n’a pas été le cas, et cela fait très mal et à très juste titre. Heureusement que le Maire a exprimé plusieurs fois ses excuses pour ce qu’il a qualifié de ‘maladresses’, et je pense que cela a contribué malgré tout à un certain apaisement. Les blogs qui succéderont le mien le confirmeront ou l’infirmeront…..

Conclusion

Il faut d’urgence renforcer l’infrastructure démocratique des Comités des Habitants pour éviter qu’une telle rupture de confiance, de dialogue et de démocratie ne puisse se reproduire. Une réflexion est en cours à ce sujet. Il faudra qu’elle soit sérieuse et qu’elle précise entre autres : \combien de fois et dans quelles circonstances le CdH et la Mairie doivent se rencontrer ; \quels citoyens et associations peuvent devenir membre ; \comment les échanges seront communiqués aux Fontenaisiens et pris en compte dans la décision finale.

Oui, tous ces échanges avec les Fontenaisiens ralentissent sans doute la machine, certes. Mais ils sont le seul moyen d’arriver à un développement de notre Ville qui soit inclusif, franchement légitime et, ne l’oublions pas, encore mieux adapté et de qualité. Car si les excuses sont gratuites, elles ne sont pas indéfiniment multipliables pour autant.

@Oosterenvan

A lire aussi: http://oosterenvan.blogspot.fr/2016/04/mairie-et-citoyens-dessinent-lavenir-de.html

 

Pourquoi les panneaux d’affichage de la ville sont-ils en train d’être changés ?

En se promenant dans la ville, on peut apercevoir que les panneaux d’affichage de la ville sont en train d’être changés. Qu’est-ce qui a justifié ces changements puisque les panneaux n’étaient pas en mauvais état .

Avoir plus de place d’affichage ? Non, puisque les nouveaux panneaux ont à peu près la même taille.

En principe, il y a cote à cote un panneau réservé à la ville et un panneau réservé aux associations. Cela n’existe pas partout.

Pourquoi, là où il y a la place de mettre le panneau des associations, ne l’a-t-on pas mis, comme par exemple sur la place Carnot (voir photo).

Réunion publique sur le devenir du bâtiment du Conservatoire rue du Docteur Soubise, le mercredi 14 septembre à 20 H

Une réunion publique ouverte à tous est organisée le 14 septembre à 20 h au Conservatoire de la rue du Docteur Soubise par le maire pour présenter son projet quant au devenir du bâtiment.

L’ Association Conservatoire Soubise sera présente pour participer au débat et exposer son projet pour garder le conservatoire dans les actifs de la ville.

Lieu :  Ancien Conservatoire, 3 bis rue du Docteur Soubise

Groupe de parole – France Alzheimer 92 : programme de Septembre

France Alzheimer 92 organise régulièrement des groupes de parole à Fontenay-aux-Roses et les environs pour les aidants familiaux des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Ces groupes de parole organisés par France Alzheimer 92 accueillent les aidants familiaux pour un échange très libre et une mise en commun des expériences.

Lieux :

- le 2 septembre à 9h30 dans la salle n° 2 de l’ancienne mairie, 68 rue Houdan à Sceaux

- le 3 septembre à 9h45 à la Résidence Korian Saint Charles, 99 rue Houdan à Sceaux

- le 10 septembre à 9h30 au 40, rue d’Estienne d’Orves à Fontenay

- le 23 septembre à 14h, Place Firmin Gémier, salle François Molé à Antony

Renseignements : 01 47 02 79 38 ou FA92.sud@orange.fr

COLLECTIF DES ASSOCIATIONS RIVERAINES DU RER B ROBINSON : LA SAGA DES BUS A FONTENAY

La mairie a dévié pour la 3e fois le bus 394 (Bourg-la-Reine RER-Issy val de Seine-RER), le seul qui traverse la commune entre le carrefour des Blagis et la Division Leclerc (zone d’activités du Panorama), c’est-à dire entre le point le plus bas de la commune et le point le plus haut, en passant par le centre-ville.

Faute d’information en amont et de concertation, la ville s’est heurtée aux riverains de la rue Georges Bailly qui refusaient le sens unique et les bus, au nom de « l’intérêt général ». Le service clientèle de la RATP ignorait même certaines de ces déviations successives.

Lorsque le site de la mairie et le Fontenay Mag ont publié, au dernier moment, l’annonce de la 3e déviation, le collectif a envoyé à la mairie le message suivant, (resté sans réponse) avec copie au STIF et à la RATP :

« Collectif des associations riveraines du RER B Robinson  

Déviation de la ligne du bus 394

Indiquer ce qui est impraticable ne suffit pas !!!

Arrêts non desservis

- l’arrêt « République » est l’arrêt « Boulevard de la République » du bus 294, la direction devant être précisée ;

-La dénomination des lignes de bus par origine/destination est de règle ;

-L’indication des arrêts non desservis aussi.

L’information aux arrêts du bus 394 est défaillante depuis le début des déviations successives de ce bus par la mairie de Fontenay-aux-roses.

Le collectif constate l’absence systématique de concertation avec les usagers des transports.

Copie de ce message : STIF, RATP »

Suite au message du Collectif, la RATP a veillé à l’information aux arrêts des bus.

Le collectif a relayé auprès du   STIF, autorité organisatrice, les messages et courriers postaux reçus, au sujet de ces perturbations incessantes et des arrêts de bus non desservis.

Vous pouvez envoyer au collectif toutes vos observations et propositions concernant vos déplacements.

Le collectif sera présent au forum des associations de Fontenay et du Plessis Robinson en septembre

CARRO : carrrob@free.fr,  8 bIs rue Mordillat  92260  Fontenay-aux-roses

COLLECTIF DES ASSOCIATIONS RIVERAINES DU RER B ROBINSON : la 3ème voie du RER B à Robinson

Le RER B est un sujet majeur de préoccupations a des échelles diverses dont l’échelle majeure pour les voyageurs est celle de la ligne sud entière.

Concernant l’allongement de la voie de garage  à Robinson, la RATP a fluctué de  2013 à aujourd’hui. Ces fluctuations sont liées à la politique du matériel roulant. En 2014-mi 2015, la récupération des rames du RER A dites MI84 pour utilisation sur le RER B , était à l‘ordre du jour.Il fallait donc des positions  de garage à tous les terminus,St Rémy comme Robinson..

Cette politique est aujourd’hui dépassée,à St Rémy comme à Robinson. On est revenu au projet 2013 lors de l’adoption du Schéma directeur du RER B sud par le conseil du STIF: la voie de garage dépasserait de peu le pont-rail de l’avenue Langevin et impacterait donc les éventuelles constructions sur l’avenue.

Le Collectif a rendez-vous avec le directeur de la ligne RER B  jeudi 30 Juin a Denfert et  le 29 Juin au STIF pour le matériel roulant.

Le souci du bruit ferroviaire est aussi présent,en particulier pour les associations de France Nature Environnement à Fontenay,association RER Lombart Potiers ).

CARRO : carrrob@free.fr,  8 bIs rue Mordillat  92260  Fontenay-aux-roses

Association CIVIFAR : DP : Démocratie « Participative » ou Démocratie « Protestataire »

Depuis la dernière élection, force est de constater que la nouvelle municipalité a une volonté de mouvement fortement affichée. Une multitude de projets est annoncée surtout en termes d’urbanisme. Certains commencent à voir le jour comme la rénovation de la place de l’église.

Cette volonté de mouvement s’accompagne d’un vrai effort de communication et de transparence. Le Fontenay scope présente certains projets, des réunions publiques ont été organisées. Il y a donc de l’information. Mais force est de constater aussi qu’aucun de ces projets n’a fait l’objet d’une concertation avec les citoyens. Les projets ne rentrent pas dans le cadre d’une démarche de démocratie participative telle qu’on pourrait l’attendre si on s’en tient à l’esprit de la charte qui devrait régir cet aspect dans notre commune.

Une telle démarche impliquerait en effet des calendriers et des procédures très différents. Il faudrait présenter aux citoyens non pas le projet fini mais le contexte et les raisons du lancement d’un projet très tôt. Avant que les techniciens et les entreprises soient sollicités afin de laisser du temps à la réflexion collective, à la proposition d’alternatives et à la co-elaboration avec les experts d’usage que sont les citoyens en lien étroit avec les experts techniques et juridiques de la municipalité. Une fois le projet consolidé, on peut alors se lancer dans la réalisation et le suivi et mettre en place la communication.

Nous constatons que la méthode actuelle ne suit pas un tel calendrier et n’adopte pas une telle méthodologie. On peut penser à deux types de raisons qui font renoncer à la démocratie participative. La première vient de la volonté d’aller vite afin de pouvoir mettre en œuvre rapidement les projets qui tiennent à cœur à l’équipe municipale. Les propos du maire dans son éditorial du mois de mai 2016 semblent en effet associer la démocratie participative à un blocage :

« La mise en œuvre d’une démocratie participative se heurte à ce type de difficultés, entre dérives partisanes politiciennes et fantasme de consensus, dont le principal risque est la paralysie de toute action municipale. » (source Fontenay Magazine, mois de Mai, Edito du Maire page 3)

La deuxième raison vient du sentiment de perte de contrôle. En effet, engager une démarche précoce et sincère de concertation conduit parfois à la genèse d’un projet sensiblement différent de l’idée initiale.

Sur le premier point, nous pensons que c’est une erreur de croire que l’économie d’une démarche de réelle concertation sera gage de vitesse de réalisation du projet. On constate même empiriquement que ce n’est pas le cas. En effet, si les citoyens ne sont pas inclus dans le processus dès le départ, on prend le risque d’une opposition au projet. C’est alors un climat de rapport de force qui s’instaure. Le projet de la rue des potiers illustre bien ce processus. La municipalité à la volonté de rénover le quartier des Blagis et a inclus ce secteur dans un Opération Programmée du nouveau PLU. Dans ce cadre, elle a souhaité rénover un premier bâtiment, rue des Potiers, qui était présenté comme nécessaire pour des opérations de relogement pendant les périodes de rénovation. Le projet présenté aux riverains a soulevé de fortes protestations. Des recours puis des actions en justice ont été engagés. La municipalité a alors instauré des discussions avec les riverains et un nouveau projet est en cours de co-elaboration. Quelle perte de temps ! Mais aussi quelle perte d’énergie et d’argent. En effet, des cabinets d’étude et des architectes ont travaillé sur un projet voué à l’échec car construit sans impliquer les experts d’usages. Espérons que le nouveau projet est réellement discuté avec tous les acteurs et qu’il verra le jour rapidement et dans un climat plus serein.

On voit bien que la municipalité veut continuer sur ce mode de DP (démocratie « protestataire ») puisqu’un festival de nouveaux projets complètement inédits ont été présentés à l’occasion de la réunion publique sur le PLU sans que soit annoncé en même temps la volonté de les inscrire dans une démarche de concertation. Alors même que les détails ne sont pas connus, la seule présentation à déjà soulevé des crispations dans la salle. Le sentiment d’exclusion de la construction des projets s’accompagne d’un sentiment de méfiance. Le même processus est en train de se mettre en place avec l’ancien conservatoire de la rue Soubise. En effet, alors qu’une association dédiée au devenir de ce bâtiment existe depuis plusieurs années et qu’il y avait beaucoup de temps disponible pour la mise en place d’une discussion sereine sur le devenir du bâtiment avec tous les acteurs (associations, CEMUA, comités d’habitants, fontenaisiens…), l’annonce récente de possibles décisions imminentes montre que tous le travail sur le devenir du bâtiment a été fait de façon complètement opaque sans doute toujours dans une volonté d’efficacité supposée et de contrôle. Une pétition est lancée…

Sur les inquiétudes exprimées sur certains projets annoncés dans le cadre du PLU, la réponse du maire est pour l’instant de dire que ce n’est pas parce qu’un projet est possible qu’il va se faire et que si cela ne convient pas, le PLU laisse de la place pour faire des recours !

Nous sommes donc à Fontenay-aux-Roses, dans une ville qui assume la DP : la démocratie « protestataire ». Cela lui échappe en partie pour les opérations privées, mais la municipalité a le choix pour de nombreuses opérations sur le domaine public de procéder autrement.

Une objection fréquente à la Démocratie Participative tient au fait qu’elle ne serait pas garante de l’intérêt général. Seul les élus auraient cette vertu de prendre des décisions dans le sens de l’intérêt général ; les associations, les citoyens non élus et tous autres groupes ne défendraient quant à eux que des intérêts personnels ou partisans.

Mais que constate-t-on dans la Démocratie « protestataire », les décisions sont modifiées par les groupes qui protestent avec le plus de véhémence. Sans engager la polémique sur la tendance à aller dans le sens de tel ou tel groupe perçu comme un électorat en vue des prochaines échéances. Est-ce une meilleure garantie de l’intérêt général ?

Notre association, militante de longue date pour la démocratie participative, soutient qu’une telle démarche est nécessaire afin de ne pas perdre de temps et d’argent et afin de maintenir un climat serein dans la ville. Nous pensons qu’il n’est pas trop tard pour réellement repartir dans la construction de projets soutenus par les citoyens. Oui, la démarche est exigeante afin de garantir l’implication de tous les acteurs pertinents pour l’intérêt général, mais celle-ci nécessite une implication forte et volontariste des équipes municipales. Ce sera le gage d’un climat plus serein et d’une ville plus adaptée à nos besoins.

Antoine Thill,  Président de CIVIFAR