COLLECTIF DES ASSOCIATIONS RIVERAINES DU RER B ROBINSON : LA SAGA DES BUS A FONTENAY

La mairie a dévié pour la 3e fois le bus 394 (Bourg-la-Reine RER-Issy val de Seine-RER), le seul qui traverse la commune entre le carrefour des Blagis et la Division Leclerc (zone d’activités du Panorama), c’est-à dire entre le point le plus bas de la commune et le point le plus haut, en passant par le centre-ville.

Faute d’information en amont et de concertation, la ville s’est heurtée aux riverains de la rue Georges Bailly qui refusaient le sens unique et les bus, au nom de « l’intérêt général ». Le service clientèle de la RATP ignorait même certaines de ces déviations successives.

Lorsque le site de la mairie et le Fontenay Mag ont publié, au dernier moment, l’annonce de la 3e déviation, le collectif a envoyé à la mairie le message suivant, (resté sans réponse) avec copie au STIF et à la RATP :

« Collectif des associations riveraines du RER B Robinson  

Déviation de la ligne du bus 394

Indiquer ce qui est impraticable ne suffit pas !!!

Arrêts non desservis

- l’arrêt « République » est l’arrêt « Boulevard de la République » du bus 294, la direction devant être précisée ;

-La dénomination des lignes de bus par origine/destination est de règle ;

-L’indication des arrêts non desservis aussi.

L’information aux arrêts du bus 394 est défaillante depuis le début des déviations successives de ce bus par la mairie de Fontenay-aux-roses.

Le collectif constate l’absence systématique de concertation avec les usagers des transports.

Copie de ce message : STIF, RATP »

Suite au message du Collectif, la RATP a veillé à l’information aux arrêts des bus.

Le collectif a relayé auprès du   STIF, autorité organisatrice, les messages et courriers postaux reçus, au sujet de ces perturbations incessantes et des arrêts de bus non desservis.

Vous pouvez envoyer au collectif toutes vos observations et propositions concernant vos déplacements.

Le collectif sera présent au forum des associations de Fontenay et du Plessis Robinson en septembre

CARRO : carrrob@free.fr,  8 bIs rue Mordillat  92260  Fontenay-aux-roses

COLLECTIF DES ASSOCIATIONS RIVERAINES DU RER B ROBINSON : la 3ème voie du RER B à Robinson

Le RER B est un sujet majeur de préoccupations a des échelles diverses dont l’échelle majeure pour les voyageurs est celle de la ligne sud entière.

Concernant l’allongement de la voie de garage  à Robinson, la RATP a fluctué de  2013 à aujourd’hui. Ces fluctuations sont liées à la politique du matériel roulant. En 2014-mi 2015, la récupération des rames du RER A dites MI84 pour utilisation sur le RER B , était à l‘ordre du jour.Il fallait donc des positions  de garage à tous les terminus,St Rémy comme Robinson..

Cette politique est aujourd’hui dépassée,à St Rémy comme à Robinson. On est revenu au projet 2013 lors de l’adoption du Schéma directeur du RER B sud par le conseil du STIF: la voie de garage dépasserait de peu le pont-rail de l’avenue Langevin et impacterait donc les éventuelles constructions sur l’avenue.

Le Collectif a rendez-vous avec le directeur de la ligne RER B  jeudi 30 Juin a Denfert et  le 29 Juin au STIF pour le matériel roulant.

Le souci du bruit ferroviaire est aussi présent,en particulier pour les associations de France Nature Environnement à Fontenay,association RER Lombart Potiers ).

CARRO : carrrob@free.fr,  8 bIs rue Mordillat  92260  Fontenay-aux-roses

DP : Démocratie « Participative » ou Démocratie « Protestataire »

Depuis la dernière élection, force est de constater que la nouvelle municipalité a une volonté de mouvement fortement affichée. Une multitude de projets est annoncée surtout en termes d’urbanisme. Certains commencent à voir le jour comme la rénovation de la place de l’église.

Cette volonté de mouvement s’accompagne d’un vrai effort de communication et de transparence. Le Fontenay scope présente certains projets, des réunions publiques ont été organisées. Il y a donc de l’information. Mais force est de constater aussi qu’aucun de ces projets n’a fait l’objet d’une concertation avec les citoyens. Les projets ne rentrent pas dans le cadre d’une démarche de démocratie participative telle qu’on pourrait l’attendre si on s’en tient à l’esprit de la charte qui devrait régir cet aspect dans notre commune.

Une telle démarche impliquerait en effet des calendriers et des procédures très différents. Il faudrait présenter aux citoyens non pas le projet fini mais le contexte et les raisons du lancement d’un projet très tôt. Avant que les techniciens et les entreprises soient sollicités afin de laisser du temps à la réflexion collective, à la proposition d’alternatives et à la co-elaboration avec les experts d’usage que sont les citoyens en lien étroit avec les experts techniques et juridiques de la municipalité. Une fois le projet consolidé, on peut alors se lancer dans la réalisation et le suivi et mettre en place la communication.

Nous constatons que la méthode actuelle ne suit pas un tel calendrier et n’adopte pas une telle méthodologie. On peut penser à deux types de raisons qui font renoncer à la démocratie participative. La première vient de la volonté d’aller vite afin de pouvoir mettre en œuvre rapidement les projets qui tiennent à cœur à l’équipe municipale. Les propos du maire dans son éditorial du mois de mai 2016 semblent en effet associer la démocratie participative à un blocage :

« La mise en œuvre d’une démocratie participative se heurte à ce type de difficultés, entre dérives partisanes politiciennes et fantasme de consensus, dont le principal risque est la paralysie de toute action municipale. » (source Fontenay Magazine, mois de Mai, Edito du Maire page 3)

La deuxième raison vient du sentiment de perte de contrôle. En effet, engager une démarche précoce et sincère de concertation conduit parfois à la genèse d’un projet sensiblement différent de l’idée initiale.

Sur le premier point, nous pensons que c’est une erreur de croire que l’économie d’une démarche de réelle concertation sera gage de vitesse de réalisation du projet. On constate même empiriquement que ce n’est pas le cas. En effet, si les citoyens ne sont pas inclus dans le processus dès le départ, on prend le risque d’une opposition au projet. C’est alors un climat de rapport de force qui s’instaure. Le projet de la rue des potiers illustre bien ce processus. La municipalité à la volonté de rénover le quartier des Blagis et a inclus ce secteur dans un Opération Programmée du nouveau PLU. Dans ce cadre, elle a souhaité rénover un premier bâtiment, rue des Potiers, qui était présenté comme nécessaire pour des opérations de relogement pendant les périodes de rénovation. Le projet présenté aux riverains a soulevé de fortes protestations. Des recours puis des actions en justice ont été engagés. La municipalité a alors instauré des discussions avec les riverains et un nouveau projet est en cours de co-elaboration. Quelle perte de temps ! Mais aussi quelle perte d’énergie et d’argent. En effet, des cabinets d’étude et des architectes ont travaillé sur un projet voué à l’échec car construit sans impliquer les experts d’usages. Espérons que le nouveau projet est réellement discuté avec tous les acteurs et qu’il verra le jour rapidement et dans un climat plus serein.

On voit bien que la municipalité veut continuer sur ce mode de DP (démocratie « protestataire ») puisqu’un festival de nouveaux projets complètement inédits ont été présentés à l’occasion de la réunion publique sur le PLU sans que soit annoncé en même temps la volonté de les inscrire dans une démarche de concertation. Alors même que les détails ne sont pas connus, la seule présentation à déjà soulevé des crispations dans la salle. Le sentiment d’exclusion de la construction des projets s’accompagne d’un sentiment de méfiance. Le même processus est en train de se mettre en place avec l’ancien conservatoire de la rue Soubise. En effet, alors qu’une association dédiée au devenir de ce bâtiment existe depuis plusieurs années et qu’il y avait beaucoup de temps disponible pour la mise en place d’une discussion sereine sur le devenir du bâtiment avec tous les acteurs (associations, CEMUA, comités d’habitants, fontenaisiens…), l’annonce récente de possibles décisions imminentes montre que tous le travail sur le devenir du bâtiment a été fait de façon complètement opaque sans doute toujours dans une volonté d’efficacité supposée et de contrôle. Une pétition est lancée…

Sur les inquiétudes exprimées sur certains projets annoncés dans le cadre du PLU, la réponse du maire est pour l’instant de dire que ce n’est pas parce qu’un projet est possible qu’il va se faire et que si cela ne convient pas, le PLU laisse de la place pour faire des recours !

Nous sommes donc à Fontenay-aux-Roses, dans une ville qui assume la DP : la démocratie « protestataire ». Cela lui échappe en partie pour les opérations privées, mais la municipalité a le choix pour de nombreuses opérations sur le domaine public de procéder autrement.

Une objection fréquente à la Démocratie Participative tient au fait qu’elle ne serait pas garante de l’intérêt général. Seul les élus auraient cette vertu de prendre des décisions dans le sens de l’intérêt général ; les associations, les citoyens non élus et tous autres groupes ne défendraient quant à eux que des intérêts personnels ou partisans.

Mais que constate-t-on dans la Démocratie « protestataire », les décisions sont modifiées par les groupes qui protestent avec le plus de véhémence. Sans engager la polémique sur la tendance à aller dans le sens de tel ou tel groupe perçu comme un électorat en vue des prochaines échéances. Est-ce une meilleure garantie de l’intérêt général ?

Notre association, militante de longue date pour la démocratie participative, soutient qu’une telle démarche est nécessaire afin de ne pas perdre de temps et d’argent et afin de maintenir un climat serein dans la ville. Nous pensons qu’il n’est pas trop tard pour réellement repartir dans la construction de projets soutenus par les citoyens. Oui, la démarche est exigeante afin de garantir l’implication de tous les acteurs pertinents pour l’intérêt général, mais celle-ci nécessite une implication forte et volontariste des équipes municipales. Ce sera le gage d’un climat plus serein et d’une ville plus adaptée à nos besoins.

Antoine Thill,  Président de CIVIFAR

Compte-Rendu de l’AG Extraordinaire de l’Association Conservatoire Soubise du 1er Juin 2016

Il est à noter que 3 élus de la majorité municipale, membres de notre association depuis sa création, étaient présents. 

Nous avons débuté notre réunion en rappelant les derniers faits, à savoir

- Premières rumeurs de vente partielle aux voeux du Maire en Janvier dernier

- Réunion du Bureau avec Mr Bigret, Premier Maire-Adjoint, nous confirmant que l’Association serait informée s’il y a un projet

- Les derniers événements qui se sont succédés : Lettre à Mr le Maire suite à la persistance des rumeurs demandant une nouvelle réunion, réponse négative, lancement de la pétition, tract de Mr le Maire, réponse de l’Association.

Nous avons ensuite donné la parole aux élus présents qui ont exposé leurs points de vue personnels, mais surtout qui ont confirmé

- Vente éventuelle de 80% de la surface à 3 entreprises du domaine informatique, sans présenter ces entreprises

- Probabilité supérieure à 50% de passer à l’action

- Finalisation potentielle en quelques semaines

Les adhérents présents ont exprimé leurs préoccupations

- Pourquoi cette vente précipitée ?

- Qui sont ces entreprises ?

- Pourquoi Mr le Maire ne présente pas ce projet aux riverains ?

- Et si les entreprises souhaitent vendre après, le droit de préemption certes est possible mais à quel prix…

Les élus présents ont manifesté une certaine écoute et ont promis de transmettre à Mr le Maire.

Nous avons ensuite remercié tous les adhérents pour leur mobilisation pour la pétition. A ce jour, nous comptons quelques centaines de signatures, et la mobilisation doit se poursuivre.

Nous avons conclu en parlant d’un travail en profondeur qui a été effectué par le Bureau avec certains adhérents compétents dans l’immobilier pour finaliser un projet alternatif.

Vous pouvez signer la pétition en cliquant le lien ci dessous:

http://www.petitions24.net/conservatoire_soubise

Le Bureau de l’Association

Association « Les Sources de Fontenay » : exposition le samedi 18 juin 2016 de 9 h à 13 h sous l’auvent du marché

A l’occasion des « Journées nationales de l’archéologie »,
l’association « Les Sources de Fontenay » organise une exposition le samedi 18 juin 2016 de 9 h à 13 h sous l’auvent du marché couvert à Fontenay-aux-Roses :
Nous vous invitons à venir nous rencontrer et découvrir notre exposition que nous pourrons vous commenter.
Nous pourrons recueillir également vos témoignages dans le cadre de l’inventaire de notre patrimoine hydraulique ancien

Nous vous informons que nous venons d’effectuer notre seconde mise à jour 2016 des actualités de notre site WEB 

Vous trouverez ici :
- sa présentation générale  :        http://www.galeriessouterrainesdefontenayauxroses.sitew.com/#Les_aqueducs.A
- les actualités de l’année 2016 : http://www.aqueducssouterrainsdefontenayauxroses.sitew.fr/#Annee_2016.E

Rétablir la vérité sur l’Association Conservatoire-Soubise

Depuis une dizaine de jours, Monsieur le Maire, par des tracts déposés dans les boites aux lettres de certaines rues de la ville et par des articles divers, attaque l’Association Conservatoire Soubise.

Devant la virulence des propos mais surtout devant les accusations totalement infondées, nous nous devons de rétablir la vérité bien malmenée.

Pour plus de rigueur nous le ferons en analysant les attaques point par point. Lire la suite

Précisions sur la pétition pour ne pas vendre le Conservatoire et le conserver au service des Fontenaisiens

Depuis quelques jours une pétition circule à Fontenay aux Roses pour protester contre la décision prise par la municipalité de vendre le Conservatoire de la rue du Docteur Soubise et réclamer que ce bâtiment reste dans le patrimoine de la ville pour servir tous les Fontenaisiens.

On peut y lire que cette décision est contraire aux engagements écrits du Maire.

Pour que tous les Fontenaisiens comprennent bien pourquoi nous affirmons cela, vous trouverez ci dessous les 4 principales prises de position du Maire sur ce sujet.

1/ Programme de L Vastel pour les municipales. Page 9. 6 ème priorité : Culture et Esthétique urbaine. Point 53:

« Créer une Maison des Arts dans l’actuel Conservatoire (de la rue du Docteur Soubise) .

Développer les interactions avec les Fontenaisiens par la mise à disposition d’Ateliers d’artistes. »

2/ Campagne municipale L Vastel : Réunion publique organisée par l’Association Civifar. Compte rendu validé par L. Vastel:

 » Question : Quel est votre projet pour le bâtiment du Conservatoire ?

Réponse : Nous ne sommes pas engagés par les choix et décisions de l’ancienne municipalité. Le choix se fera aussi en mettant en œuvre le CLU. Par contre, à Fontenay, nous n’avons pas d’outils pour faire la promotion des artistes qui sont nombreux sur la ville. Nous pourrions prévoir une Maison des Artistes, comme cela existe à Sceaux, avec des ateliers, de la formation, des expositions. Nous sommes en contact avec l’association « Art à Fontenay » qui regroupe presque tous les artistes de la ville. » Lire la suite

Signez la pétition de l’Association Conservatoire Soubise contre la vente du bâtiment du Conservatoire.

A la rentrée de Septembre 2016, les activités du Conservatoire vont partir à la Maison de la Musique et de la danse située dans le Château La Boissière. Le devenir du batiment du Conservatoire n’était défini jusqu’à présent.

Le Maire a décidé, sans en informer les Fontenaisiens et les Associations concernées de vendre, le plus rapidement possible, la quasi-totalité du Conservatoire de la rue du Docteur Soubise à plusieurs sociétés privées de service.

L’Association Conservatoire Soubise s’est mobilisée depuis au moins 4 ans pour le devenir du batiment. Elle avait jusqu’à présent maintenu le dialogue avec la municipalité actuelle et l’ancienne municipalité. Elle réagit à cette décision en lançant une pétition.

Quels sont les arguments de l’Association : Lire la suite

Mairie et citoyens dessinent l’avenir de leur Place du Général de Gaulle

But de ce texte

Informer les Fontenaisiens d’une coopération entre la Mairie et nous, un collectif de Fontenaisiens, en vue de redessiner la Place du Général de Gaulle. Aider les Fontenaisiens à se former une opinion sur l’avenir des marronniers sur la place.

Comment cette coopération a-t-elle commencé ?

Le 19 juillet 2015, une vingtaine de Fontenaisiens a écrit une lettre au Maire pour manifester son désaccord avec l’abattement prévu d’un arbre sur la place. Le 21 août 2015, la Mairie nous a répondu en expliquant que dans le cadre de la redynamisation de la place, il fallait supprimer un arbre pour permettre l’installation d’un kiosque à journaux et un kiosque à fleurs. L’arbre en question était malade et fragilisé physiquement (étude à l’appui), et posait un risque de sécurité pour la population. Dans sa réponse, la Mairie m’a invité en tant que représentant du collectif pour participer à un Comité de Réflexion sur l’avenir des arbres et de la place.

La première réunion du Comité de Réflexion

Le 29 octobre 2015, j’ai pu participer à la première réunion du Comité de Réflexion. Le comité est composé d’un responsable associatif, des responsables techniques (Patrimoine, Espaces Verts, Travaux & Bâtiments) et est présidé par le Premier Maire Adjoint. La Mairie a d’abord confirmé son souhait de préserver le caractère boisé de la partie de la Place du Général de Gaulle allant de la Mairie au Café du Marché. L’autre partie, celle devant le Château La Boissière, deviendra, selon un projet qui sera présenté bientôt, une place minérale avec une fontaine et quelques arbres.

Avant de décider de l’avenir des arbres : quel est leur état actuel?

Un responsable de l’Organisme National des Forêts (ONF) a exposé les détails d’une étude approfondie sur l’état de santé des arbres datant de 2011. Leur santé était déjà mauvaise: seulement 36% étaient alors en « bon état ». Aujourd’hui, 6 ans plus tard, cette situation s’est encore dégradée. Il y a de nombreux défauts d’origine mécanique (plaies, bois morts, etc.), d’origine physiologique (sol trop compacté, enracinement insuffisant, etc.) et d’origine pathogénique (champignons). Cette situation pose de sérieux risques de chute : des coups de vent ont en effet fait tomber déjà de grosses branches récemment (voir photo). Ce mauvais état de santé est dû en partie à l’environnement urbain, en témoignent les nombreuses blessures causées par les voitures lorsque la place était encore un parking. Leur âge joue aussi un rôle : comme les arbres les plus anciens ont à peu près 100 ans, le moment inévitable est venu de les remplacer.

Visite guidée : dans quelles conditions un arbre s’épanouit-il le mieux ?

Après la réunion, le Responsable des Espaces Verts m’a expliqué dans quelles conditions un arbre s’épanouit le mieux. D’abord il faut faire le bon choix d’essence d’arbre. Surtout qu’aujourd’hui nos connaissances en la matière sont bien meilleures qu’il y a 100 ans, lorsque les premiers marronniers ont été plantés sur la place. Ce qui contribue aussi au bon développement des arbres est de privilégier un ensemble homogène (arbres de même diamètre et hauteur) et aussi de protéger les troncs contre les chocs. Aujourd’hui par exemple les voitures ont toujours accès sur la place pour manœuvrer, ce qui continue de mettre les arbres en danger.

Le Responsable des Espaces Verts m’a montré ensuite de nombreux arbres dans le quartier, ce qui m’a permis de voir les conséquences importantes de leur emplacement sur leur développement et leur santé. Un élément essentiel est l’espacement entre les arbres. Un arbre qui pousse trop près des autres arbres – et qui pousse donc à l’ombre – a plus de mal à se développer. Il se développera moins, parfois de travers, et il vivra moins longtemps. Sur la place vous voyez des jeunes arbres qui poussent déjà de travers car ils cherchent la lumière. Par conséquent le (grand !) poids de l’arbre finira par pencher d’un côté, ce qui fragilisera l’arbre et obligera la Mairie à l’abattre plus vite pour des raisons de sécurité.

Cette visite guidée m’a progressivement fait changer d’avis. Avant la visite je pensais qu’il fallait garder absolument tous les 58 marronniers sur la place. Depuis la visite, je vois que les arbres sur la place se gênent mutuellement, c’est-à-dire qu’ils pourraient développer un feuillage plus garni s’ils avaient plus de place. Je vois aussi qu’ils pourraient vivre plus longtemps si on les espaçait un peu plus. J’ai compris, en somme, que si la commune souhaite mieux préserver son capital boisé pour les générations à venir, mieux vaut leur laisser un peu plus de place.

La réunion s’est terminée par une promesse : je communiquerais à notre collectif ces informations techniques sur les arbres afin que le collectif puisse présenter une proposition à la Mairie en bonne connaissance de cause. 

Nos consultations : compromis difficile, mais trouvé quand même

Notre collectif s’est ensuite concerté longuement. J’étais d’abord surpris de constater que même entre nous, pourtant tous « amis des arbres », nous aurions autant de mal à nous mettre d’accord sur une position commune ! Nous n’étions pas d’accord par exemple qu’il faille absolument permettre un épanouissement maximal à chaque arbre. Car certains trouvaient tout à fait acceptable qu’un arbre pousse moins bien ou de travers : pour eux cette irrégularité est au contraire une source de bien-être dans un milieu urbain froid et rectiligne.

Nous avons fini néanmoins par trouver un compromis, à commencer par le constat qu’une large majorité était favorable à l’espacement des arbres en diminuant leur nombre. Certains pour la raison évoquée plus haut : un arbre qui a de la place développera un feuillage plus généreux et vivra plus longtemps. D’autres plutôt pour avoir plus de place, plus de convivialité et plus de lumière.

Notre proposition finale était de supprimer un arbre sur deux en quinconce. Cette configuration est moins dense, mais préserve l’aspect d’un feuillage continu grâce aux rangées d’arbres les unes derrière les autres. Cette diminution des arbres était acceptée par tous à condition que les arbres restants soient préservés le plus longtemps possible et remplacés progressivement. Car si les arbres restants étaient remplacés d’un seul coup, la ville se retrouverait pendant quelques années avec un « vide sidéral » qui serait trop brutal. 

Je répète qu’il s’agit d’un compromis : non pas d’une proposition qui rend tous les participants 100% heureux (mission impossible), mais d’une proposition qui a le mérite d’être commune et de rendre tous les participants le moins malheureux possible. Une solution qui permet d’avancer surtout.

Conclusion

Le 31 mars 2016, j’ai communiqué notre proposition au Comité de Réflexion. La Mairie a apprécié notre travail et a accepté de commander une étude paysagiste pour l’avenir de la place sur cette base. Cette étude démarrera mi-2018, ce qui laisse au collectif le temps de se concerter également sur l’aménagement de l’espace autour des arbres.

Vu la qualité de nos échanges et des consultations effectuées, la Mairie souhaite les poursuivre. Elle me réserve la possibilité de communiquer avec les bureaux d’étude qui seront démarchés (une étude paysagiste et une étude relative à la circulation et au stationnement). Je me suis engagé à poursuivre les consultations. Je le ferai sous forme d’un Groupe de Travail récemment créé au sein de notre Association La Boissière, car le moment est venu de rentrer dans le détail et de dessiner. Ce groupe sera ouvert à d’autres citoyens souhaitant participer de façon active et constructive à un nouveau visage de la Place du Général de Gaulle. D’ici à mi-2018, les échanges avec la Mairie se poursuivront afin de se tenir informés mutuellement de nos réflexions.

Pour plus de renseignements ou pour communiquer vos suggestions pour la place, contactez-moi par mail au stein-van.oosteren@minbuza.nl.  Twitter : @Oosterenvan

Stein Van Oosteren

Le Collectif des associations riveraines du RER B Robinson (CARRRO) vous invite à donner votre point de vue

Le collectif CARRRO est invité par le STIF (autorité responsable des transports en Ile de France) et par la RATP à des rencontres concernant  le RER B (situation actuelle et projets). il sera par ailleurs reçu par les responsables déplacements du 92  (trams ,bus,projets dans le 92 sud ).

Souhaitant faire entendre les voix des divers usagers ,le collectif vous invite a lui adresser vos messages :constats,demandes ,propositions.

Il vous informera en retour.

Envoyez vos demandes et propositions à : carrrob@free.fr