Municipales 2020 : 2eme tour, quels résultats à Fontenay aux Roses ?

RESULTATS (38.32  % des suffrages exprimés) 

Liste « Fontenay Demain » avec Laurent Vastel :  52,89 % => 27 élus

Liste « Un temps d’avance pour Fontenay » avec Gilles Mergy :  47,11% => 8 élus

Nombre de votants et d’abstention (2 éme tour)

Inscrits                                    15244 

Abstention, Blanc et nul           9402   soit 61, 68 % des inscrits

Suffrages exprimés                   5842 soit 38.32 % des inscrits

Laurent Vastel                           3090   soit 20,27 %   des inscrits

Gilles Mergy                             2752   soit 18, 05 %   des inscrits

Les suffrages nuls et blancs : 163 soit 1.07 % des inscrits

Comparaison avec les résultats du 1er Tour 

Les suffrages nuls et blancs : 151 soit 0.99 % des inscrits

=> Il n’y a pas beaucoup plus de votes blancs ou nuls, mais l’abstention a beaucoup augmenté, comme au niveau national, sans doute à cause du coronavirus

Résultats complets par bureau de vote (2 ème tour): Resultats_2nd_tour_elections_municipales_2020_Fontenay-aux-Roses

Résultats complets par bureau de vote (1er  tour): Resultats_FAR_-_1erTour_-_Municipales_2020

Prenons l’exemple du quartier des Blagis (cliquez sur l’image pour agrandir, puis faites retour)

Le nombre de suffrages exprimés au 1 er Tour étaient de 331, soit 34.7 % (au lieu de 43.15 % sur ‘ensemble de la ville) et au 2 ème tour de 266, soit 27. 7 % (au lieu de 38.32 + sur l’ensemble de la ville.

=> L’abstention a encore plus augmentée qu’au 1 er tour (+ 7 %) et plus que sur l’ensemble de la ville

Le vote pour Vastel est passé de 79 (23.87 %) à 111 (41.73 %)

Pour Gilles Mergy le vote est passé de 38 (11.48%) à 155 (58.27 %)

S’il y avait eu un report des voix des autres listes sur celle de Gilles Mergy, le score aurait du être : 18+38+150+23 +23= 252,

=> Les voix des autres listes se sont réparties sur Gilles Mergy et Laurent Vastel et l’abstention

 Evolution de l’abstention par rapport à 2014 (2 ème tour)

Inscrits                                   15629

Abstention, Blanc et nul       6509   soit 41,65 %

Laurent Vastel                         4826    soit 30,88 %   des inscrits

Pascal Buchet                          4294     soit 27,47 % des inscrits

 

Mécontentement des fédération/association des parents d’élèves FCPE et FARENTS suite à leur éviction de la commission dérogation.

 Envoi d’un courrier commun FCPE – FARENTS concernant l’organisation de la commission Dérogations sans les parents d’élèves à Monsieur Lafon, Maire adjoint chargé de l’Enfance, du Jumelage et de l’innovation

Texte complet : Commission-Derogation-FARENTS_FCPE

 Extraits :

«  Faisant suite à nos échanges avec vos services, nous maintenons nos interrogations face à l’éviction des représentants de parents d’élèves de la
commission des demandes de dérogation.
Sur le fond, vous indiquez en réponse que « la décision d’accorder ou non
une dérogation est de la compétence exclusive du Maire ». Bien que cette
commission ne soit pas obligatoire comme vous le précisez, nous tenions à
vous rappeler que son existence est mentionnée en page 6 du guide des
écoliers et des Parents 2019/2020 de Fontenay-aux-Roses dont Monsieur le
Maire est le directeur de la publication.
……

Même si les textes ne précisent pas que les parents doivent être consultés
en la matière, l’usage depuis des années est que des représentants élus des
parents d’élèves sont conviés à cette commission, cette présence est
d’ailleurs précisée sur le site internet de la ville : « toute demande de
dérogation devra être adressée au service Enfance dans des délais fixés
pour les inscriptions scolaires et sera soumise à l’avis d’une commission
composée des directeurs d’école, de l’Inspection de l’Education
Nationale, de parents d’élèves et de représentants de la ville ».

Par ailleurs, la présence des représentants de parents d’élèves à cette
commission a le double avantage de permettre d’assurer une proximité
avec les familles. Ainsi chaque année nous apportons des éléments
d’informations nouveaux qui permettent de faire avancer favorablement
certains dossiers qui ne l’étaient pas, mais surtout d’apporter de la
transparence. Notre rôle est également d’informer les parents quand ils
nous interrogent sur l’application des critères de validité de leurs demandes
mais aussi d’assurer une vigilance sur l’égalité de traitement des dossiers
des familles, ce qui n’a pu être le cas. Nous ne pouvons donc que constater
un réel recul sur ce dernier point. »

Second tour des élections municipales 2020 : mode d’emploi

Ouverture des bureaux de vote ; de 8 H à 20 H

Les résultats des élections en direct à partir de 20h

La diffusion des résultats du second tour pourra être suivie en direct le dimanche 28 juin à partir de 20h sur elections.fontenay-aux-roses.fr. Elle sera également retransmise en direct à partir de 20h30 au Théâtre des Sources.

Les résultats finaux seront communiqués également sur Facebook et Twitter et affichés dans les bureaux de vote et en mairie. Ils seront par ailleurs disponibles sur notre page Elections.

Coronavirus COVID-19 : que prévoit la Ville dans les bureaux de vote ?

Des mesures sanitaires seront prises dans tous les bureaux de vote :
⇒ le port du masque sera fortement recommandé pour voter. Les membres du bureau porteront tous un masque ainsi qu’une visière pour les scrutateurs.
⇒ la mise à disposition de gel hydroalcoolique à l’entrée et à la sortie des bureaux de vote
⇒ l’installation de parois en plexiglass pour les tables de décharge et de votes
⇒ une désinfection exceptionnelle avant, pendant et après le scrutin et un nettoyage des bureaux et du mobilier toute la journée (tables, urnes, isoloirs, poignées de portes…) ;
⇒ Equipement des bureaux en produits sanitaires : gel hydroalcoolique, gants, spray, chiffons et lingettes ;
⇒ plusieurs stylos pour émarger (changement ou désinfection après chaque utilisation)
⇒ un marquage au sol afin de respecter les distances.

Coronavirus COVID-19 : quels sont les bons gestes à adopter pour voter ?

⇒ Lavez-vous les mains avant et après le vote grâce au gel hydroalcoolique disponible à l’entrée et à la sortie du bureau de vote ;
⇒ Restez à distance raisonnable des autres électeurs ;
Vous pouvez apporter votre stylo (encre bleue ou noire indélébile).

Localiser son bureau de vote

Vous pouvez localiser votre bureau de vote sur le plan interactif de la ville.

Municipales 2020 : Message de l’association CIVIFAR sur la campagne électorale

A mesure que la date des élections municipales se rapproche, des tracts de plus en virulents apparaissent dans l’espace public et sur les blogs des 2 candidats en lice.

L’association CIVIFAR déplore cette situation et demande aux candidats et à leurs équipes de revenir à des comportements plus équilibrés.

Une des demandes fondamentales de notre association est que les politiques donnent aux citoyens des informations véridiques et honnêtes afin que les citoyens puissent ensuite agir ou réagir en toute connaissance de cause.

Pour l’équipe VASTEL

Il n’est pas normal que le tract intitulé « Stationnement» annonce, comme une INFORMATION la réduction de 30 à 50 % des places de stationnement si l’équipe adverse était élue. Cette mesure ne figure pas dans le programme de la liste «Un temps d’avance pour Fontenay»

Il n’est pas correct de chercher à stimuler des sentiments de peur chez les électeurs en utilisant des formules choc comme « stationnement payant dissuasif » et « vidéo-verbalisation systématique ».

Pour l’équipe MERGY

Il n’est pas normal que le tract « Deux approches de la gestion de crise » s’attaque directement à des personnes : il montre côte à côte Gilles Mergy avec un masque, et Laurent Vastel sans masque. Ces instantanés ne prouvent pas que Gilles Mergy porte toujours un masque, et que Laurent Vastel ne le porte jamais.

Pour les 2 équipes : «Fontenay Demain» et «Un temps d’avance pour Fontenay»

Il n’est pas normal de critiquer sur des suppositions d’intention en l’absence de documents écrits et probants.

Il n’est pas normal de coller des bandeaux ironiques sur les affiches électorales du candidat adverse.

Devant cette cacophonie et ces outrances, le citoyen se fait l’idée que la politique, c’est nécessairement sale et synonyme de coups bas. Il est amené à se replier sur son environnement immédiat, familial, et à se détourner de l’action publique.

L’association CIVIFAR milite pour une pratique politique apaisée, dans laquelle élus et citoyens de tous bords travaillent ensemble pour une ville agréable à vivre (et attractive) pour tous.

Municipales 2020: liste « Un temps d’avance pour Fontenay » : Facebook Live le jeudi 25 Juin à 19 heures

Jeudi 25 Juin 2020 à 19h00 : retrouvez-nous en direct par un Facebook LiveGilles Mergy, Amy Coly, Léa Poggi, Hervé Levifve et Hakim Smail vous présenteront les enjeux du second tour des élections municipales et répondront à vos questions.

Pascal Buchet maire honoraire y participera pour témoigner de son soutien

Vous n’êtes pas sur Facebook ? Vous pouvez quand même y assister :

https://www.facebook.com/untempsdavancepourFontenay/live

Municipales 2020 : demande de précisions sur les propositions d’agir pour nos quartiers – Scarron-Sorrières

Dans votre dernier tract distribué dans les boîtes aux lettres hier, M. MERGY, vous ciblez particulièrement la gestion des quartiers.

Même si nous devons nous féliciter, enfin, de cette attention, vous employez dans vos propositions le futur, je vous cite « Nous nous opposerons à la densification prévue par la municipalité sortante et nous soutiendrons les locataires dans leurs demandes d’entretien et de ravalement des immeubles, à réaliser de manière urgente ».

Les questions que nous nous posons. N’est-il pas un peu tard ? N’êtes-vous pas aujourd’hui dans l’opposition à la majorité de M. VASTEL ? Pouvez-vous nous dire comment vous comptez vous y prendre pour porter assistance aux locataires sachant que 3 des 5 permis de construire déposés concernant Scarron-Sorrières ont été accordés ? Des recours gracieux ont été déposés par des associations dont vous ne faites pas partie. Comment allez-vous faire pour vous opposer à ce qui est déjà en cours de réalisation ?

Pour notre lisibilité, habitants de Scarron-Sorrières, nous souhaitons connaître, de façon explicite et détaillée, les actions que vous allez entreprendre pour endiguer concrètement cette sur-densification imposée aux locataires et propriétaires présents. Actuellement, 189 logements sont validés à la construction sans qu’aucune opposition, or associative, n’ait été exprimée lors des dépôts de permis de construire. Comment allez-vous contraindre le bailleur de ravaler les façades, ravalement promis depuis de nombreuses années ?

Merci de vos précisions concernant le terme « requalification » évoqué pour le pôle Scarron. Nous attendons avec impatience les précisions que vous allez apporter à vos propositions d’amélioration de ce quartier.

De la part de la municipalité sortante, nous avons les réponses devant nous et ne pouvons adhérer à de telles aberrations de gestion du territoire et de ses administrés.

Merci de votre retour. Je reste à votre disposition. Cordialement,

Marc SOUKUP, Mail : mailto:marc.soukup@dbmail.com

Municipales 2020 : Sémiologie de l’image et communication politique de Messieurs Laurent Vastel et Gilles Mergy

Je me permets ce billet dans le cadre de l’actuel second tour des municipales, en réaction à une image apparemment anodine qui a pourtant réussi à hérisser très fortement le particulier que je suis. Elle peut être le point de départ d’une réflexion de chacune et chacun sur le poids pas si anecdotique que peut malheureusement avoir une image dans ses propres intentions de vote, que cela soit pour ou contre quelqu’un, et de la place que nous accordons – ou non – aux chimères de toute communication politique, personnelles ou socialement construites.

Je précise en préambule que, même si j’ai une sensibilité portée sur l’éducatif et le social, je n’appartiens à aucun parti et ai fait objectivement l’effort de m’intéresser à tous les candidats. Cependant, récemment installé à Fontenay qui a conquis mon cœur, je me sens incapable de discerner le vrai du faux dans les affirmations et programmes des uns ou des autres, même si je dois confesser une certaine méfiance épidermique, instinctive, irraisonnée pour M. Vastel, pour l’avoir croisé et observé à plusieurs reprises durant ses prises de contact en campagne électorale. Pas très rationnel donc. Je me préparais malheureusement à m’abstenir ou voter blanc.

Or donc, c’est une photo, une simple photo, une unique photo qui a changé la donne. La photo qui orne justement, en haut et à droite, le tract de second tour de M. Vastel.

Pour argumenter mon propos, je déploierai si vous le voulez bien une technique d’analyse développée par le philosophe et logicien pragmatique Charles Peirce, puis une autre développée par le sémiologue Roland Barthes dans ses « Mythologies ». Outils utilisés quand j’étais doctorant en com’ et qui parfois ressurgissent violemment, par réflexe d’autodéfense.

Abordons d’abord la « priméité » de l’image, son iconicité, ce qu’elle présente plastiquement et le sentiment qu’elle peut inspirer de manière immédiate.

Nous y voyons un homme qu’on peut qualifier de « bonhomme » : il est assis sur un banc à l’assise et au dossier de bois, silhouette et visage un peu forts affichant un sourire discret encadré par une barbe bouc et des lunettes. Il nous regarde droit dans les yeux mais n’est pas appuyé sur le dossier : il est bassin en avant, les coudes appuyés sur les genoux de son pantalon bleu. Le col de sa chemise ciel est ouvert. Sa veste bleue, sur laquelle est accroché un ruban rouge, a les manches légèrement retroussées, révélant une montre à aiguilles. Ses deux mains sont jointes, la paume de l’une appuyée sur le dos de l’autre, tenant pendu probablement par les élastiques un masque facial blanc d’allure chirurgical. A l’arrière-plan, on distingue un fond composé de lierres et de branches de résineux accrochés sur un mur de briques brunâtres, clôturant cet espace en un sentiment d’intimité oxygénante. Quelques rayons de soleil s’y reflètent, passant entre des branches d’arbre hors champs. En bref, cet homme tranquille semble apprécier de prendre l’air dans son petit coin de jardin en notre compagnie.

Passons ensuite à la « tiercéité » de l’image : en quoi elle révèle des habitudes, des codes sociaux mais aussi ce qu’elle peut révéler d’arbitraire par rapport à ses conditions de production et d’énonciation.

Or un élément arbitraire s’est effectivement inséré dans le processus technique de production de l’image : le nom manuscrit. Il n’a pas été capturé par l’appareil photo mais sciemment surimposé en blanc à l’image. Cet usage du nom manuscrit sur la photo évoque volontiers la pratique sociale initiale de la dédicace : une personne de grande notoriété personnalise davantage encore sa propre image, à la demande et au bénéfice de fans. Il ne s’agit pas tant d’identifier la personne autographiée (on sait qui elle est, puisqu’elle est déjà largement publicisée) que de signifier une rencontre proximale et privilégiée, pour ne pas dire exclusive. Un sens qui tend à perdurer même s’il s’est, ici, industrialisé.

Le vert domine la surface, indubitablement associé à la nature, au végétal et conventionnellement à l’écologie. Nombre de candidats ont usé de ce fond de verdure, suite à l’augmentation si ce n’est de leurs propres préoccupations environnementales, du moins des scores écologistes. Le bleu marine suit, majoritaire sur la personne imagée. Partie intégrante du drapeau tricolore, le marine est historiquement associé aux partis de la droite républicaine avant d’avoir été repris par l’extrême droite pour attirer ce même électorat. Ceci participe à renforcer l’orientation politique de son porteur auprès des habitués et supporters. Quant au rouge du fin bandeau de la veste, s’il est historiquement associé aux partis de gauche, il est ici un code qui signale que son porteur est membre d’un ordre honorifique sur lequel nous reviendrons sous peu. Le blanc se manifestant par le masque, on retrouve discrètement les couleurs de notre drapeau national.

Nous avons en outre l’habitude de rencontrer la posture présentée : c’est l’une de celles que nous prenons quand nous sommes assis et intéressés par une conversation. En termes plus savants, nous avons là une traduction kinesthésique (en gestes) de la fonction phatique (mise en relation communicationnelle). Par ailleurs, le col de chemise ouvert est habituellement associé à la décontraction (nous reviendrons sur ce col un peu plus tard), en opposition à la montre, associée aux impératifs sociaux de la ponctualité.

Le masque naso-buccal est quant à lui devenu un signe quotidien : on le voit partout, en raison de la récente pandémie. Il a fait et continue de faire l’objet de polémiques, qu’il s’agisse de l’absence de stocks pour les personnels soignants, de l’efficacité ou non des masques tissus ou non tissés… mais il reste conventionnellement associé à la protection. Du porteur et/ou de son entourage.

Passons enfin à la « secondéité » de l’image : en quoi chaque signe qui s’y manifeste témoigne de ce qui ne se trouve pas explicitement dans l’image, de quoi il est l’indice singulier, la trace, la conséquence hors de l’image.

Le col de chemise ouvert est ici conjugué avec un costume 2 pièces, signalant en contrepoint une absente : la cravate, pendant du traditionnel costume/cravate, évoquant l’usage social (tiercéité) de la libération, du relâchement.

L’image est une photographie. Elle témoigne déjà de la présence du photographe dont on ne sait rien (pas de crédit photo). Qui est-il ? Quel est son statut ? Un(e) professionnel(le) ? Un(e) sympathisant(e) ? Un(e) proche ? Le doute s’installe : l’attitude de décontraction serait-elle alors prise sur le vif ou artificiellement travaillée ? Dans un contexte d’élection, le côté travaillé et opérationnalisé du cliché peut légitimement prédominer l’interprétation, d’autant que le regard du photographié fixe l’appareil photo : du photographe hors-cadre, l’image bascule en vision subjective des spectateurs que nous sommes, hors-champ.

Le ruban rouge témoigne spécifiquement de l’appartenance de son porteur au grade de Chevalier de la Légion d’honneur, tentant ainsi de faire la preuve de 20 années minimum de « mérites éminents au service de la Nation », attestés par une institution prestigieuse qui lui a donc décerné ce ruban suivant des modalités dont le commun des mortels ne sait pourtant rien, et dont les descriptifs sommaires restent flous pour qui entreprend malgré tout de s’informer : décerné par le Ministère de la Santé pour 22 ans de services civils et d’activités sociales (M. Mergy, adversaire de M. Vastel, étant lui aussi décoré pour 22 ans de services dans la fonction publique). Ce ruban témoigne aussi de l’attachement du porteur aux signes ostentatoires de l’honneur. Car on peut avoir été honoré sans vouloir montrer qu’on l’a été. Un ruban apparent dont le dramaturge Georges Feydeau singeait déjà la superficialité risible, il y a un siècle, dans l’une de ses meilleures pièces.

Enfin le masque. Signe-trace qui rappelle la maladie contractée par son porteur et la médiatisation non négligeable consécutive au statut particulier du malade, politique ET médecin, croisement qui en fait selon les usages du milieu journalistique un « bon client » pour une « bonne histoire » dans un contexte de controverse politico-médical. Signe-trace qui rappelle aussi les masques « gratuitement » et abondamment distribués aux concitoyens en son nom. Signe-trace qui peut enfin mobiliser dans la bouche de ses opposants l’argument légitime – ou non – du « comportement contradictoire du Maire » face à la contamination.

A présent, rentrons dans le registre des récits implicites que peut produire la combinaison de l’ensemble de ces signes, ce que Barthes appelle « système de signification second » ou « connotation ».

Avec cette image, nous n’avons plus vraiment affaire avec un candidat. Nous faisons face à une figure amicale, voire paternelle, déjà méritante avant la pandémie, mais qui, durement touchée par la maladie, s’en est vaillamment sortie et a choisi de protéger ses administrés. La crise est toujours là, comme le rappelle le masque, mais ledit héros, déconfiné, reste apaisé dans une posture d’écoute, accessible et intéressé par les besoins de ses concitoyens dont il a su partager le destin et la souffrance. Sa montre suggérant peut-être, à qui surinterprète en imaginant le tictac, qu’il est à présent temps de voter pour lui…

Le dispositif sémiotique est, reconnaissons-le, très ingénieux. Peut-être ce storytelling est-il le fruit accidentel d’un moment de relâchement capturé, même si la densité sémiotique du cliché pourrait laisser à croire qu’il a été en partie travaillé. Cliché que le candidat lui-même a trouvé en tout cas assez séduisant pour le diffuser dans chaque foyer.

Et c’est bien là qu’est le problème.

En effet, dans la grande majorité des traditions éthiques ou morales, le « vertueux » n’exhibe jamais les signes de sa vertu. Car toute ostentation est ennemie de l’humilité et de la compassion. Elle n’est que mise en scène de ses propres démons, afin d’exercer une fascination, susciter la foi ou l’effroi. D’ailleurs dans le christianisme, dont la philosophie exerce toujours une influence – même profane – sur nombre de représentations contemporaines, seuls le Christ et ses saints révèlent leurs stigmates, signes de son sacrifice et de leur transfiguration dans et par la souffrance. Cette image autographe virant à l’image pieuse devient alors très embarrassante…

Bien sûr, je pourrais écrire sur la communication picturale du candidat Mergy, qui n’est pas moins artificielle mais reste dans les « canons » bien balisés de l’iconographie électorale, telle qu’elle s’est instituée depuis un demi-siècle. À l’exception peut-être de ces surprenants et risibles « santons » au dos du tract de second tour, M. Mergy tenant son téléphone comme un fétiche, debout jambes écartées, en costume lui-aussi relâché, seconde de liste sur une marche à ses côtés dans une pose – qu’on me pardonne l’expression – de « catalogue prêt-à-porter », et autres colistiers improbablement disséminés dans des postures figées, regards épars, certains tenant du bout des doigts… l’incontournable masque ! D’ailleurs, à titre personnel, je dois reconnaître n’être pas sûr que M. Mergy soit politiquement plus fiable que M. Vastel. Si l’image qu’il propose avait des qualités prophétiques, on pourrait ainsi s’inquiéter d’un immobilisme à venir, dû au manque de leadership et/ou de vision commune avec son équipe (critique qu’on lui a porté et dont il a cherché à se défaire).

Ce propos peut paraître superficiel, face aux nombreux arguments de terrain que peuvent déployer les uns et les autres. Mais dans le flou de toute campagne, je ne peux personnellement et malheureusement juger que sur ce que je connais. Et l’usage éthique de la communication est un de ces domaines.

Or donc, si à Fontenay comme ailleurs, des élus de droite comme de gauche se servent pareillement du masque comme plus-value politique, si à Fontenay comme ailleurs, les candidats et leurs supporters se balancent sans vergogne des noms d’oiseaux, pour moi, l’image de campagne de M. Vastel à Fontenay-aux-Roses, c’est le masque de trop, le stigmate indécent d’une communication politique sans pudeur, instrumentalisée à la limite de la démagogie.

Guillaume Laigle

PS : de manière sans doute présomptueuse, j’invite la lectrice, le lecteur, à suivre et étudier la circulation de ce billet et comment il est réapproprié. Car à n’en pas douter, par la sélection partielle et partiale, les ajouts et suppressions, la recontextualisation, le commentaire, bref toutes les transformations dont il fera peut-être l’objet (ce que le chercheur en sciences de l’information et de la communication Yves Jeanneret appelle « trivialité »),  il révélera en cette fin de campagne la créativité, l’intelligence mais aussi l’opportunisme et la mauvaise foi de tout électorat. Bonnes élections à toutes et tous.

Déconfinement à Fontenay aux Roses : nouvelles au 22Juin 2020

Le CMS vous accueille le samedi

Depuis le 20 juin, le CMS Simone Veil est de nouveau ouvert le samedi de 9h à 12h (sauf le samedi 11 juillet). Pour prendre rendez-vous : 01 46 61 12 86

Le CMS est ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 18h sauf vendredi 17h. Accueil uniquement sur rendez-vous au 01 46 61 12 86 ou par Doctolib pour certaines consultations

Retrouvez la liste des médecins généralistes de la ville sur la page du Centre municipal de santé

Collecte des déchets

La collecte des déchets est maintenue. Le service de ramassage des encombrants à la demande est de nouveau disponible.
La déchèterie mobile est également ouverte tous les mardis et les 2e et 4e samedis de chaque mois de 14h à 18h30. Voir les conditions d’accès sur le site du Syctom.

En cas de question ou réclamation, vous pouvez contacter Vallée Sud – Grand Paris par mail : infodechets@valleesud.fr

Attention : les dépôts sauvages de masques, gants et lingettes sont passibles d’une amende de 135 €

Piscine : réouverture à partir du 22 juin

Réouverture à partir du lundi 22 juin avec un protocole sanitaire strict.

Pour se rendre de nouveau dans les piscines du territoire, il faut réserver et bloquer un créneau horaire en ligne sur le site de Vallée Sud – Grand Paris afin d’éviter toute affluence dans les équipements sportifs. Une évacuation sera faite toutes les heures et la capacité d’accueil sera limitée à un quart de la fréquentation habituelle.

Médiathèque : réouverture à partir du 23 juin

Plus d’infos sur le site de la médiathèque : https://www.mediatheque-fontenay.fr/

Cinéma Le Scarron : réouverture à partir du 24 juin jusqu’au 28 juillet

Toutes les mesures de sécurité nécessaires seront mises en place pour vous accueillir :

✅ une salle nettoyée et aérée entre chaque séance
✅ des lieux de passage désinfectés régulièrement

Pour le programme : https://www.facebook.com/CinemaleScarron/photos/a.100938228031079/189213392536895/?type=3&theater

Plus d’infos sur le site du cinéma 

Centre Culturel Jeunesse et Loisirs (CCJL)

L’accueil du CCJL reste fermé au public jusqu’à fin août.

À partir du 15 juin, une permanence téléphonique sera ouverte de 10h à 12h et de 16h à 18h. Tél : Tel : 01 46 30 20 90 

Mais nous vous donnons rendez-vous sur www.ccjl92.com pour découvrir dès la mi-juin notre plaquette 2020-2021.

Rappel des dates de réinscriptions 

Du 22 au 26 juin : activités musique
A partir du 29 juin : ateliers collectifs

Par mail : ccjl@fontenay-aux-roses.fr

Nouvelles inscriptions à partir du 15 juillet

La Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) doit finaliser ses 150 propositions ce week-end

La Convention Citoyenne pour le Climat, expérience démocratique inédite en France, a pour vocation de donner la parole aux citoyens et citoyennes pour accélérer la lutte contre le changement climatique.

Elle a pour mandat de définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale.

Les 150 membres de la Convention Citoyenne pour le climat ont été tirés au sort.

Ils doivent remettre leurs propositions – soumises à un ultime vote, pour une adoption formelle – lors de la session conclusive des 19, 20 et 21 juin au Conseil économique, social et environnemental. Les propositions retenues seront présentées au gouvernement dimanche. Les membres de la Convention détermineront également les propositions qui pourront faire l’objet d’un référendum.

Le Président de la République s’est engagé à ce que ces propositions législatives et réglementaires soient soumises “sans filtre” soit à référendum, soit au vote du parlement, soit à application réglementaire directe.

Site officiel de la Convention : https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/

Les 150 propositions formulées par la Convention, et réparties en six grands thèmes :

  • Modifications de la Constitution et des institutions
  • Se loger

  • Se nourrir

  • Consommer

  • Se déplacer

  • Produire et travailler

Les 150 propositions présentées ce jeudi : https://www.franceinter.fr/environnement/les-150-propositions-de-la-convention-citoyenne-sur-le-climat

Une initiative unique de démocratie participative. 

Proposition d’un documentaire « Portrait des participants à la Convention Citoyenne » par Yann Arthus Bertrand. 

Dans la lignée de sa collection de films de témoignages commencée en 2004 par 6 milliards d’Autres, Yann Arthus-Bertrand, accompagné de Cyril Dion et de Mathilde Imer, ira à la rencontre de ces 150 français.e.s lors de la 7ème et dernière session de la CCC puis en septembre pour entendre leurs histoires et en dessiner un portrait unique et sensible.

Contribuez à ce projet, non seulement pour qu’il existe, mais aussi pour en faire un témoin d’un engagement qui – on peut l’espérer – marquera l’histoire de notre pays et du combat climatique.

Pour que ce documentaire puisse avoir lieu, participez avec Ulule : https://fr.ulule.com/les150/?utm_campaign=presale_108763&utm_source=newsletter_ulule-monthly-20200617&utm_medium=email